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Do I Wanna Know? [PV Amy S. Adler & W. Bartholomew Collins] [Fini]

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Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: Do I Wanna Know? [PV Amy S. Adler & W. Bartholomew Collins] [Fini] Ven 6 Jan - 20:39



Do I Wanna Know?

« An Old Friend Send Me A Letter »

Lambeth, 1890.

Amy écoutait ce combat de coq d'une oreille discrète, serrant les bras contre son corps, se retenant de ne pas se manger les ongles de manière compulsive. Elle appréciait beaucoup Barth, car il restait un être gentil et rempli de bonnes manières malgré qu'elle l'ait éconduit de manière plutôt directe -bien qu'elle ait eu toutes les raisons du monde pour le faire. Ils continuaient de correspondre de manière très conventionnel et très respectable. Voir son mari ainsi décharger sa haine contre lui la rendait très nerveuse. A travers cette écran de rage, elle avait la sensation malsaine qu'il se délestait de tout ce qu'il rêvait de dire à sa femme sans avoir l'honnêteté de le faire. Ou en ayant beaucoup trop de gentillesse, les deux facettes fonctionnaient. Cette rancune intérieure qu'il portait contre Barth, alors qu'il n'avait eu que le malheur de l'aimer. Amy baissait la tête, écoutant solennellement les critiques de Felix qu'elle prenait en plein coeur. Jetant un rapide coup d'oeil à Felix, elle put voir de la véritable haine dans son regard, un peu comme le fameux soir de son départ à Bessac. Cela la terrifiait au plus profond de son coeur. Et l'attristait au plus haut point.

Toutes ces critiques sur la grandeur chevaleresque de la tromperie. Portant finalement la main à ses lèvres, la couturière n'attendit pas longtemps pour casser l'un de ses ongles, recrachant son vernis par bribes sur le sol. Elle nettoierait plus tard, ce n'était clairement pas la question. Cette horloge qui cliquetait, bien que très silencieuse, résonnait dans l'esprit d'Amy comme pour se trouver un échappatoire à cette situation. Mais s'il y avait quelque chose d'encore plus fort que l'aiguille, c'était bien la voix de Felix. Il parlait normalement, pourtant tout semblait tonitruant. Cette horreur. Tout ce ressentiment, cette haine. Il ne la méritait pas, il n'était pas celui qui devait se recevoir tous ces reproches. Elle était l'unique coupable. C'était elle, la beauté empoisonnée qui n'avait osé dire non, qui s'était laissé porter par son irresponsabilité. Les remarques de Felix, qu'elle prenait en plein cœur, lui faisaient monter les larmes aux yeux. Elle faisait de son mieux pour ne rien montrer, tête toujours baissée. Mais trop, c'était beaucoup trop. A la dernière phrase de son mari, Amy se retourna brusquement vers lui et lui assena une glorieuse gifle qui retentit dans la pièce. Le bruit de l'horloge s'apaisa dans son esprit.

- ...tais-toi...tais-toi Felix...personne ne mérite ça...ni lui...ni toi...

Après une seconde de silence où une larme s'échappa, sauvage, de son maquillage presque parfait, elle se rendit compte de l'humiliation qu'elle venait de lui faire subir. Cet affront de l'avoir gifler pour avoir fait au final ce que tout véritable homme avait le droit de faire. Lui avoir porter l'attaque ultime à sa fierté sous la présence même de l'ancien amant, son adversaire. Amy porta la main à sa bouche -main où se trouvait l'ongle brisé.

- ...pardon, pardonne-moi...je ne voulais pas... *reprends sa respiration* ...il n'est pas le seul à qui vont tes reproches...je suis toute aussi coupable...

Sa voix partait dans des aiguës idiots que l'on avait obligatoirement envie de faire taire. Même une enfant paraitrait moins choquée de son erreur sous la menace d'une punition corporelle.

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Informations : Fils du comptes de York ☞ Il à perdue sa mère alors qu'il avait 7 ans ☞ Sa sœur ainée est morte l'an passé, en mer ☞ A une jeune sœur qu'il n'arrive pas à aimé et tiens pour responsable de la mort de sa mère ☞ Fiancé de force à une bourgeoise Londonienne (Maddie), qu'il va épouser en octobre 1891 ☞ Froid, hautain, rustre d'apparence, c'est en réalité un homme au cœur d'enfant et à l'âme déchiré ☞ Il fabrique des jouets et divers autres objets, en bois principalement, pour le plaisir. Même s'il en vends parfois ☞ C'est un homme en réalité très simple et qui aime les choses les plus simple de la vie ☞ Le manoir familiale de York lui manque, ses grand champ l'entourant surtout ☞ Vit au jour le jour ☞ Il ignore même son orientation exacte. Si les hommes ou les femmes l'attire. Peut-être les deux en réalité ☞ C'est un noble, mais qui à le coeur sur la main. L'argent n'est qu'un moyen de pouvoir pour la plupart, pour lui c'est juste un moyen d'être généreux ☞ Il aime parfois aller dans les bas quartiers distribuer des jouets, gratuitement ou contre une petite pièce, par principe aux gamins des rues ☞
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MessageSujet: Re: Do I Wanna Know? [PV Amy S. Adler & W. Bartholomew Collins] [Fini] Lun 23 Jan - 15:23


Félix, Amy & Bartholomew
Le ton montait et l'heure n'était plus à la discussion noble et calme. Félix perdait patience et cela se comprenait. Bartholomew lui, s'agaçait davantage. Non pas réellement que les mots de son interlocuteur le blessaient, non. Sir Collins était une pierre et il se fichait bien de se pouvaient penser les gens de lui, de sa condition et encore plus de ses actes. Il était-ce dont il était et ne pouvait rien changer à cela. L'insulte de l'horloger à son égard n'eut en réalité que pour effet de le faire ricaner une seconde. Ce n'était pas le premier et surement par le dernier à le traité de bâtard. Il avait entendu si souvent cette insulte dans son monde. Juste parce que'u contraire de tous ses semblables, il n'était pas intéressé par l'argent de son père et encore moins par cet héritage si précieux laisser entre ses mains dorées. Qu'importaient aux yeux de Barth. Certes, cela lui avait permis et cela lui permet encore de perdre son temps, comme aime si bien le dire son précieux père. À fabriquer des jouets et autres objets en bois. Mais cela lui permet surtout de ne pas forcément les vendre et de les offrir à qui en semble digne à ses yeux. Et ce, au plus pauvre qui n'ont pas la joie de pouvoir réellement jouir de tout ce qu'ils jouir lui.

Bartholomew Collins préféra se taire pour l'instant. Laissant l'homme abuser se défouler sur lui. Cracher son venin tel un serpent attentant à une proie. Les mains dans le dos près à s'en aller, il acceptait les mots durs comme un roc. Cela le blessait en un sens tout cela. Cette amitié entachée avec cet horloger, un des rares hommes dont il s'était senti proche ces dernières années. Un homme qui lui avait confié il y a peu avoir des soupçons à propos de la fidélité de sa femme. Wesley avait hésité à se démasquer lui-même mais il avait préféré se taire, espérant que jamais l'homme ne découvre que tout était vrai et que Barth faisait partie de ses soupçons. Mais aujourd'hui, à cet instant, il regrettait s'être tu.

« Sachez qu'il n'y a aucun secret entre ma fiancée et moi-même. Nous avons décidé de voir l'avenir et non pas le passé. »

Glissa-t-il tout de même alors que l'horloger, hors de lui, ou du moins au bord de l'explosion. S'empressa de menacer ses fiançailles. Non pas que Bartholomew y tienne particulièrement. Madelyne était bien au courant de tout cela et bien plus encore, elle lisait à Barth comme dans un livre. Mais mettre en danger son "couple" serait mettre Maddie de nouveau en danger et face à la société. Et cela, Barth s'y refusait. Il avait accepté plus ou moins l'arrangement de son père et son futur mariage avec la jeune femme pour elle. Alors il ne voulait en aucun cas mettre cela en péril. Et surtout pas pour un époux hors de lui, qui n'avait sût contenter sa charmante femme par le passé. Le visage de Bartholomew qui n'avait pas encore revêtit son chapeau haut formé, malgré sa ferme intention de quitter les lieux, se pencha alors. Les dernières paroles de l'homme le piquaient au vif. Bath allait rétorquer, mais Amy fit barrage, demandant fermement à son mari de se taire. Mais ce qui suivit brisa le cœur du pauvre Lord. Cette larme sur la joue de son Amy. Il ne pouvait l'accepter.

« C'est bien là le problème. »


Rétorqua alors Barth sur un ton faussement agréable envers Amy. Non pas qu'il lui en voulait. Mais disons qu'il ne pouvait à présent presque plus retenir les durs mots qui allaient sortir d'entre ses lèvres. Et il s'en excusait déjà auprès de cet homme qu'il appréciait pourtant.

« Monsieur Adler, qu'au contraire de certains, je ferais tout pour satisfaire au mieux ma femme. Et à votre contraire si elle décide d'aller voir ailleurs, car ma compagnie ne lui convient plus. Je l'accepterais avec courtoisie. Car monsieur, croyez-le ou non, mais pour ma part le bonheur d'une femme est le plus important que mon propre bonheur. »

Bartholomew avait soigneusement choisi ses mots. Et lors de sa dernière phrase, il avait volontairement choisi le mot "une" et non "ma" pour désigner les femmes. Afin d'inclure évidemment sa douce Amy.

« Et je t'en prie Amy, tu n'es coupable de rien. Tu as juste cherché à combler un vide. »

Sa voix fut alors des plus douce et amicale. Mais il ne laissa pas le temps à Félix de reprendre la parole.

« Félix, sachez que je suis navré d'avoir contribué à votre malheur. Mais je ne regrette pas d'avoir satisfait votre femme d'une manière ou d'une autre. Je suis juste affreusement triste que vous le preniez ainsi. »

Évidemment, Bartholomew comprenait ce pauvre Felix. Mais avant de blâmer sa femme où ce pauvre Barth, peut-être, devrait-il se regarder et se rejeter la faute. Sur ce Barth décida de s'incliner. Et de détacher la conversation de tout cela.

« J'aimerais vous remercier pour la robe de ma sœur. Je repasserais d'ici quelques semaines pour en connaitre l'avancée. Et je m'excuse auprès de vous deux pour tout cela. »

Bartholomew était sur le point de quitter la boutique, peut-être était-ce mieux ainsi au final. Plutôt que de continuer ce match au sommet, dans lequel cette pauvre Amy était le filet entre ses deux coqs se renvoyant la balle d'une faute sans réel coupable au fond.
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Informations : Souffre d'un autisme d'Asperger • Dyslexique • Est obsédé par son métier • Rêve de travailler sur l'horloge de Big Ben. • Insomniaque. • Parle peu • Se sent mal à l'aise dans une foule • A quelques bases d'Allemand et de Français • A le corps glacé et est d'une pâleur à faire peur • Origines Juives • Possède une Pamphobeteus Platyomma mâle pour animal de compagnie • Est le mari d'Amy S. Adler.
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MessageSujet: Re: Do I Wanna Know? [PV Amy S. Adler & W. Bartholomew Collins] [Fini] Lun 23 Jan - 18:14



Do I Wanna Know?

« If this feeling flows both ways. »

Lambeth, 1890.

La main d’Amy claqua fortement sur sa joue. Sa tête ayant épousée le coup, il avait le visage baissé, caché par quelques mèches de cheveux. Il sentait ses mains trembler légèrement sous la colère et la frustration d’avoir ainsi été humilié face à son plus grand rival. Lui à qui il s’était confié. Voilà qu’Amy, celle qui était au centre et à l’origine de la dispute, venait de l’obliger à baisser la tête devant lui. Les mots n’étaient pas assez nombreux pour décrire ce que ressentait Felix à cet instant présent. De la haine, beaucoup de haine. Il serrait tellement fort ses poings qu’il avait l’impression que ses ongles, même rongés, allaient rentrer dans ses paumes. Il se mordit en revanche avec force sa lèvre inférieure, essayant de garder un rythme respiratoire calme. Cependant, le sang dans ses oreilles ne cessait de marteler ses tempes, comme si sa tête allait exploser. Il ne se sentait pas bien, actuellement, pas bien du tout. Il ignorait ce qu’il avait envie de faire mais ce n’était peut-être pas une bonne chose de le savoir précisément. Il entendit Amy se lancer les reproches envers elle-même, comme à son habitude mais il ne dit rien. Il ne lui en voulait pas cependant.

Au moment, il était en train de commencer à se calmer en se disant que son épouse avait raison, il entendit la voix de Barth. Qui le prenait de haut. Encore une fois. Un frisson parcouru son échine. Il avait l’impression d’être de nouveau face à la tueuse qui lui avait mis le bras dans le plâtre. Mais cette fois-ci, c’était pire. Bien pire. Les phrases du noble avaient l’effet d’un pieu dans le cœur à chaque fois qu’il prononçait quelque chose afin de faire jouer ses nerfs. Résister devenait de plus en plus dur. Sa tête toujours basse, il poussa un puissant soupir chevrotant. Certains mots étaient beaucoup plus violents que d’autres, mais tous, absolument tous, lui donnaient l’impression de se graver eux-mêmes dans sa peau. Tout son corps fut alors entièrement secoué par la rage. Alors comme ça, il aurait dû accepter que sa femme le trompe pendant plusieurs années ? Pour qu’Amy puisse combler le vide qu’il ne pouvait pas remplir lui-même ? Et le pire, c’est que Barth vint fanfaronner en disant qu’il ne regrettait pas d’avoir été son amant ? Et qu’il était navré que Felix le prenne mal ? L’horloger savait se retenir la plupart du temps mais il y avait des moments, où le foutage de gueule était tellement intense qu’il ne pouvait pas faire autrement.

- Fils de pute.

Lui qui évitait pourtant d’être grossier. Il l’avait marmonné mais il était au moins sûr qu’Amy l’avait entendu. Ce qui traversa l’esprit de Felix lui aurait sûrement valu une dose méritée de tranquillisant. Même si l’horloger savait se montrer le plus affectueux des hommes, l’humiliation était tellement importante qu’il ne contrôlait plus rien. Ni ses gestes et son sourire dément, ni ses pensées, d’une violence inouïe. Il avait rapidement songé à le laisser partir pour ensuite prendre contact avec la tueuse à gages qui avait elle-même failli le tuer, mais il jugea que l’on n’était jamais mieux servi que par soi-même et que le voir mourir de sa main serait beaucoup plus jouissif. Il eut un rire nerveux et releva son regard presque blanc sur Barth. Ses dents claquaient, son souffle était bruyant et ses yeux étaient exorbités. Il avait complètement oublié Amy à côté de lui, aveuglé et assourdi par cette rage et cette haine qui ne faisaient que lui réclamer le sang de celui qui avait été son ami. Oui. Il ne serait satisfait que quand le cœur de Collins aura arrêté de battre.

Felix était immobile, le corps soudainement devenu raide. Ses derniers instants de lucidité essayaient vainement de faire barrage à ses pulsions violentes bien visibles sur lui. Puis Barth, au moment de sortir, prononça ce qu’il le fit complètement exploser. Des excuses. Des foutues excuses parfaitement hypocrites. Alors il était foncièrement stupide. Mais Felix n’en put plus. Il ne pouvait pas le laisser partir ainsi sans le faire payer. Malgré son bras cassé et emplâtré, il passa de l’autre côté du comptoir, prit Barth et le frappa, de toute la force de son poing, toute la force qu’il pouvait avoir, toute la force que la haine et la colère pouvait lui donner, au visage. À la tempe, plus précisément, proche de l’œil. Ou alors dans la mâchoire. À moins qu’il ne l’est déjà frappé deux fois ? Mais cela ne suffisait pas, il voulait frapper encore. Et plus fort. Il regarda autour de lui, cherchant quelque chose de plus lourd pour le frapper au visage. Ou aux côtes. Barth paierait pour tout. Il serait le bouc émissaire. Il paierait pour tous ceux qui se sont amusés à lui marcher sur les pieds depuis sa naissance, pour tous ceux qui ont baisé sa femme. Il paierait aussi pour avoir cru que Felix, malgré les apparences, ne faisait pas ça par simple jalousie possessive. Mais bien par amour pour Amy.

Alors qu’il s’apprêtait à porter un nouveau coup, il s’arrêta. Essoufflé, il regarda son épouse puis son ennemi, sa proie. Il fronça les sourcils et essaya de retrouver ses esprits. La haine et l’envie de tuer étaient bien toujours là mais soudainement réfrénées. S’il faisait cela pour Amy, il ne pouvait pas le tuer sous ses yeux. Il poussa un grognement sourd de rage, sans trop savoir quoi faire. Finalement, il se saisit de Barth et le plaqua contre le mur. Il avait suffisamment de force dans son unique bras pour le faire. Il ne savait plus quoi penser, ni quoi faire. Il le regarda juste dans les yeux. Tout ça, oui, il le faisait pour Amy. Mais plonger son regard gris dans celui azur de son ennemi lui donnait la nausée. Une violente nausée accompagnée d’un fort mépris qui pouvait se lire sans problème sur son visage haineux. Ses dents ne claquaient d’ailleurs plus. C’était une rage beaucoup plus calme et contrôlée. Felix avait repris le dessus sur lui-même, même s’il maintenait toujours Barth contre le mur. Il finit par lui siffler cependant, d’une voix plus grave que d’habitude :

- Tu ne sais rien de moi, « Barth ». J’ai su pendant des années qu’Amy me trompait et je n’ai rien dit. Tes leçons, je m’en fous. Je l’aime, c’est tout. Et vu ce que tu as dit, je doute que tu connaisses le vrai amour. T’es vraiment stupide si tu penses que combler celle que tu « aimes » se résout qu’avec la bite.

Felix n’était peut-être pas le plus irréprochable des maris, mais il faisait et avait fait de gros efforts pour rendre sa femme heureuse.

- Je te hais comme je n’ai jamais haï personne. Je ne sais pas ce qu’elle a pu te dire sur nous, quand tout allait mal, mais crois-moi, tu t’es fait une vision erronée de nous et je pense que les choses sont trop compliquées pour ton petit esprit étriqué pour qu’on te les explique.

L’horloger ressentait la haine monter en lui en même temps que les larmes de rage vinrent brouiller sa vision. Il inspira profondément avant de lâcher Barth et de lui tourner le dos afin de s’essuyer rapidement les yeux et son front transpirant. Il se demanda alors pourquoi le monde semblait s’acharner sur eux, ayant l’impression de baigner dans un océan d’injustice où tout le monde se permettait de le juger de haut en lui traitant comme une raclure alors qu’au fond, il n’était qu’un homme qui vendait et réparait des montres. Il regarda brièvement Amy, calmement avant de baisser de nouveau les yeux. Il aurait volontiers continué à frapper Barth à s’en briser l’autre poing mais il inspira profondément. Il regarda de nouveau sa femme, les yeux presque implorants, espérant qu’elle rétablisse la justice.
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MessageSujet: Re: Do I Wanna Know? [PV Amy S. Adler & W. Bartholomew Collins] [Fini] Ven 27 Jan - 20:53



Do I Wanna Know?

« An Old Friend Send Me A Letter »

Lambeth, 1890.

La situation était extrêmement tendue. Amy grignotait toujours les peaux de sa main, essayant de ne pas fondre davantage en larme. Essuyant rapidement les petites gouttes qui commençaient à perler sur ses joues, elle détourna son regard de Felix -n'osant tout simplement plus faire face à ce qu'elle avait fait. Quand il était dans un pareil état, la seule chose dont elle pouvait avoir envie était de se cacher dans un placard. Quand la voix de Barth se fit entendre, adoucissant un peu les maux d'Amy, cette dernière redressa la tête. Et sans que son mari n'ait pu le voir, elle adressa au noble un sourire tendre de remerciement. Car tout était bon à prendre dans l'esprit troublé de la demoiselle. Malgré la rupture de leur relation adultère, ils étaient restés bon amis, continuant de discourir par lettres sur leurs vies respectives et les soucis de chacun. Il était un soutien important dans sa continuelle culpabilité. Elle trouvait d'ailleurs les deux hommes très semblables, que ce fut dans l'apparence que dans le comportement, ainsi que les sentiments que tous les deux développaient pour elle. Mais il y avait une raison pour laquelle Amy était restée malgré tout avec Felix, contre vent et marrés. Felix avait cette touchante fragilité que l'on ne retrouvait pas dans la noble éducation de Bartholomew.

Son sourire disparut pourtant doucement alors que les reproches tombèrent sur Felix. Si tout ce qu'il avait dit n'était pas à jeter, il y avait clairement eu des phrases en trop. Déjà Amy pouvait sentir l'électricité statique s'affoler à côté d'elle. A peine avait-elle eu le temps de dire un seul mot, de réagir et de prendre les bras de son époux pour l'empêcher de bouger durant le départ de aristocrate...que celui-ci passait déjà au dessus du comptoir, sans prendre la peine de soulager son bras blessé. Tel un loup enragé, il agrippa l'amant éconduit pour...en étant poli, mettre à mal son faciès. Il répéta les coups plusieurs fois, refusant de s'arrêter jusqu'à le plaquer contre un mur. Tout se déroula en si peu de temps qu'Amy ne put réagir. Mais les larmes qui se retenaient entre ses paupières ne purent que s'écouler sans barrière. Impuissante, elle pleurait de ce combat entre deux hommes qu'elle aimait et qu'elle avait déjà départagé...même si cela ne semblait pas suffisant. Il restait encore des blessures ouvertes qui demandaient un coupable, et Barth semblait être le meilleur pour prétendre à cet étiquette.

Quand elle retrouva le contrôle de ses moyens, Amy contourna le comptoir, prit les épaules de Felix et l'éloigna de l'autre homme, quoiqu'un peu tremblante. Mais elle ne pouvait laisser son ami dans un état de tel désolation et de disgrâce à travers la rue. Aussi emporta-t-elle Felix jusqu'à une chaise où elle l'asseyait, espérant qu'il se laisserait faire à travers ce regard si doux et triste. La bête s'était tu, et il était redevenu le trop gentil horloger, comme à Bessac. Amy prit la main baguée de Felix et l'embrassa timidement avant de la reposer. N'ayant eu le temps ni l'esprit à essayer ses larmes, elle s'en retourna vers Mr. Collins qu'elle récupéra également par les épaules et qu'elle asseyait à son tour sur une chaise à l'opposé de Felix. Dieu merci qu'elle avait des chaises dans sa boutique qui faisaient office de "salle d'attente" pour ces demoiselles. Mais à cette seconde, elle aurait voulu ne pas les utiliser ainsi. Les laissant ensuite seuls pendant quelques instants pour aller récupérer une petite boite dans l'autre salle, Amy revint près de Bartholomew. Sortant le nécessaire pour désinfecter la plaie, elle resta plantée devant lui, tête baissée, à humidifier un morceau de coton. Silencieusement reclus comme si elle se préparait à quelques actions, ce fut finalement une nouvelle claque qui retentit dans le silence. Une à deux secondes plus tard, Amy utilisa le coton -de manière beaucoup plus douce et délicate- sur les blessures du noble. Se mordant les lèvres et cherchant les mots, elle finit par se délier la langue.

- Barth...je sais...que ça n'a pas été facile. Que...je me suis mal comportée envers vous deux. Que tu as pu avoir le sentiment d'avoir été utilisé par moi, quand je n'allais pas très bien dans mon couple...Mais tout ceci est derrière nous maintenant non ? Felix a raison, il a toujours été là pour moi pendant que je faisais mon égoïste...et toi aussi, malgré que je t'ai un peu sèchement déclaré que tout été définitivement fini...

Elle poussa un soupir de tristesse par rapport à la situation, continuant de panser les petites marques avant de ranger ses affaires et se redresser pour parler pleinement aux deux hommes. La couturière essayait de trouver ses mots avec difficulté, essayant de ne blesser personne et surtout pas son adorable mari.

- Je...je sais que je ne suis pas la mieux placée pour...dire quoique ce soit mais...je m'en veux cruellement d'avoir briser votre amitié. Je vous aime tous les deux, vous êtes très important pour moi. J'aimerai...vous voir redevenir amis...Tu sais que je t'ai choisi, Felix, tu as gagné...il n'y a plus de raisons de se battre...je t'ai choisi, et Barth en a souffert aussi car il est sincère dans ses paroles...tout autant que toi...Si nous...nous pouvions juste oublier les cinq dernières années et faire...faire comme si tout redémarrer sur des bases calmes...

Elle se faisait toute petite contre le comptoir, étant légèrement plus proche de Felix que de Barth, dans toute la logique des choses. Clairement mal à l'aise face à cette situation conflictuelle, sa voix se faisait fluette et petite, presque geignarde. Elle espérait pourtant que son message se fasse entendre et que l'eau coule sous les ponts pour le meilleur.

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MessageSujet: Re: Do I Wanna Know? [PV Amy S. Adler & W. Bartholomew Collins] [Fini] Jeu 2 Fév - 14:46


Félix, Amy & Bartholomew
Bartholomew s'apprêtait à faire volt face alors que Mister Adler telle une ombre passa au-dessus du comptoir et vin frapper son visage. Barth ne répondit pas. C'était des plus prévisibles, lui-même avait été beaucoup trop loin dans ses paroles et il le savait que trop bien. Le second coup, puis le troisième ne faisait que confirmé cela. Mais qu'importait, il y avait bel et bien une part de vérité dans ce qu'il avait dit. Et Barth n'en démordait pas. Ce n'était pas la violence de l'homme qui changerait quoique se soit, bien au contraire. Au fond Barth était heureux, heureux de voir cet homme s'énerve. Enfin, une réaction de sa part. Wesley était conscient qu'il prenait à présent pour tous ceux qui avaient comblé la femme de ce cher Adler. Et en un sens, c'était peut-être mieux ainsi. Cela faisait bien longtemps qu'on ne l'avait pas frappé. La dernière fois datait, et c'était dû à un noble qui n'avait pas apprécié son franc-parler à sa petite sauterie des plus ridicules à laquelle Barth avait été obligé d'assister à cause de son père. Son visage lui faisait mal, il saignait même à présent. Son arcade était surement sectionné, peut-être sa lèvre aussi. Il ne savait pas trop. Félix, enfin, se calma. Le plaquant contre le mur. Sagement, Barth se laissait faire depuis le départ. Préfèrent ne pas riposter, à quoi bon. Puis il n'avait jamais aimé la violence. Si ce n'était celle des mots et de la vérité. Les paroles de l'homme trompé faisaient rire intérieurement et sourire extérieurement le noble. L'amour ? Il n'y connaissait rien . Il ne savait rien de Félix. Peut-être qu'il en savait bien plus qu'il ne voulait en faire croire.

Barth était soudain tellement silencieux, non l'homme ne l'avait pas effrayé ni même rabattue son caquet. Mais que dire face à tant de haine. Qu'il était heureux qu'il prenne pour les autres, pour Amy . Oui, mais cela ne ferait que raviver la flamme de l'homme. Il regarda Amy s'avancer vers eux, si gêner si mal. Il s'en voulait de lui infliger cela. De leur infliger cela. Mais au moins ils pourraient peut-être repartir sur de bonnes bases après tout cela. Laissant Amy le trainer jusqu'à une chaise, son regard clair dans le sien. Compatissant, il l'écouta avec attention. Elle était si touchante, si noble dans ses mots, plus que les deux hommes ne l'avaient été jusque-là. Barth se releva alors, prenant soin de garder le chiffon que lui avait posé Amy sur sa blessure à l'arcade.

« Félix, Amy. Je suis sincèrement désolé de tout cela. Et Félix, je ne voulais pas en arrivée là. J'aime Amy, je l'aimerais toujours au fond. Mais elle l'a si bien dit. Tu es son mari, elle t'a choisi toi et j'en suis ravi. Tu es un homme bien, je sais que tu prendras soin d'elle. »

Félix ignorait également bien des choses à son sujet. Aimé Amy, la seule en réalité qui avait jusque-là comblé ce vide qui avait toujours été béant dans sa poitrine. Oui Félix ne pouvait imaginer ce que Barth avait ressenti alors qu'il avait entamé cette relation avec elle. Ce déchirement de faire cocu un homme surement bien. Ne le connaissant pas à ce moment-là. Mais ne pouvant à la fois se résoudre de s'éloigner de cette lueur de ce battement de coeur qui l'avait maintenue en vie si longtemps. Et qui au fond continuait à le maintenir en vie. Il regarda alors la couturière qui semblait vouloir, se cacher, accouder à son comptoir.

« Je suis vraiment désolé. Je laisserais Aurora ou même ma fiancée chercher la robe. C'est peut-être mieux ainsi. »


Barth voulut alors faire volt face, un peu trop brusquement. Sa tête manqua de tourner. Décidément, Félix n'avait pas retenu ses coups. Et même si jusque-là Barth avait tenu bon, il avouait que finalement, il avait mal. Se retenant un instant à la chaise, il s'y rassit. Son œil fermé. Il grimaça sous l'effet de la douleur et de la sensation de mal-être.
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MessageSujet: Re: Do I Wanna Know? [PV Amy S. Adler & W. Bartholomew Collins] [Fini] Jeu 2 Fév - 18:05



Do I Wanna Know?

« If this feeling flows both ways. »

Lambeth, 1890.

Immobile, statique, le regard perdu comme s’il était en état choc, Felix regarda Amy s’approcher de lui sans rien dire. Il se laissa faire mollement quand elle le saisit par les épaules. Elle le guida jusqu’à une chaise où il s’assit docilement, sans rien dire de plus, n’adressant même pas l’ombre d’un regard à Bartholomew. Il ne quittait pas son épouse du regard, tel un animal regardant désespérément son maître pour avoir de l’attention. Il eut cependant l’ombre d’un sourire quand elle embrassa sa main. Puis, elle repartit du côté de l’homme au visage tuméfié. Felix eut juste un léger soupir et regarda sa main valide qui lui faisait mal. Les jointures de ses doigts lui faisaient mal, n’étant pas habituées à frapper aussi violemment quelque chose. C’était des mains d’horloger, pas de menuisier ou de forgeron… Felix n’avait pas adressé ni un regard ni un mot à l’homme qui se trouvait en face de lui durant la brève absence d’Amy. Cependant, il la regarda revenir sans rien dire et baissa les yeux quand il la vit soigner son rival. Cependant, il ne contesta pas, il n’y avait rien à contester. Il était normal qu’elle le soigne puisqu’elle avait toujours de l’affection pour lui.

Amy partit dans un long monologue que Felix écouta attentivement, religieusement. Son épouse remplissait parfaitement le rôle de médiatrice, afin de clarifier les choses et de calmer les esprits. Elle exprima ensuite son souhait de les voir redevenir amis, chose à laquelle l’horloger eut une moue gênée. Il était peut-être encore trop tôt pour être à ce point optimiste sur l’évolution de leur relation. En tout cas, une chose était sûre : dans son orgueil, Felix n’avait aucunement envie de faire quoique ce soit pour améliorer la situation entre eux. Même si oui, il avait « gagné » comme elle le disait, les mots qu’avait prononcés Barth resteraient gravés longtemps dans sa mémoire. De plus, Felix eut le désagréable sentiment d’avoir été choisi à cause d’un autre facteur : les enfants. Même si elle les détestait, elle devait se rendre compte de la part de responsabilité qu’elle avait par rapport à eux. Et peut-être culpabilisait-elle d’imaginer une famille monoparentale pour lui, Emma et Benjamin. Il soupira et passa sa main valide sur le bas de son visage, gardant sa réflexion pour lui. Mais il n’arriverait pas à prendre Barth en pitié et n’était pas disposé à repartir sur des bases saines avec lui pour l’instant.

Barth prit alors la parole et Felix daigna enfin reposer ses yeux sur lui. Il le regarda attentivement, l’écoutant lui aussi silencieusement, le laissant dire ce qu’il avait à dire. Mais doucement, l’horloger eut un léger sourire sur les lèvres, un sourire fier, arrogant. Barth disait que lui aussi avait gagné et étrangement, cela lui faisait un bien fou. Peut-être un bien malsain et prétentieux de vainqueur qui humilie le perdant mais il n’avait pas honte d’arborer ce sourire qu’il ne pouvait de toute façon pas cacher. Même lui dire qu’il était un homme bien gonfla un ego qui n’en avait pourtant pas besoin dans un moment pareil. Sur le plan marital, Felix n’avait pratiquement rien à se reprocher. Il n’avait jamais connu personne d’autre qu’Amy, n’avait jamais posé les yeux sur quelqu’un d’autre qu’Amy, n’avait jamais ressenti quelque chose pour quelqu’un d’autre qu’Amy. Depuis toujours, elle avait siégé en reine sur sa vie alors qu’il n’avait que le bouffon de la cour pendant cinq ans. Pendant que le Collins le Prince, sur son cheval blanc profitait de… Il détourna le regard, son sourire ayant complètement disparu. Il n’avait pas besoin qu’on lui rabâche à quel point le pauvre Mr Collins souffrait de cette histoire ou à quel point il aimait Amy. Felix était jaloux, possessif et surtout borné. Son opinion ne changerait pas : il ne prendrait pas en pitié Barth.

Cependant, celui n’avait pas fini de parler et lâcha une dernière phrase qui tomba dans les oreilles de Felix. Celui-ci redressa doucement la tête et le regarda droit dans les yeux, fixement et parfaitement immobile. Comme si le temps s’était arrêté pour le corps de l’horloger. Sauf la colère et cette haine, désormais contrôlée, scintillaient dans ses yeux gris. Ce fut surtout le mot fiancée qui retint son attention. L’envie de sortir une ultime provocation à propos de cela était alléchante. Fortement tentante même. Il se leva juste de sa chaise tout en regardant le noble chanceler quand il voulut se relever. Felix eut un sourire presque cruel en le voyant ainsi en détresse. Relevant fièrement le menton, sa respiration se fit plus longue et insistante, comme s’il n’arrivait pas à contenir cette jouissance d’avoir finalement le dessus sur quelqu’un. Au bout de plusieurs longues années, il n’était pas celui qui partait tête baissée ni ensanglanté. Il était celui qui pouvait avoir la tête haute. Le bouffon avait fait son coup d’État et avait détrôné le Prince pour avoir ce qui lui avait toujours été destiné.

Felix avait un profond respect pour son épouse et il ne se rendait pas compte qu’il était en train de la comparer comme si elle n’était qu’un vulgaire objet. Mais au fond de lui, cette victoire représentait tellement pour lui. Premièrement parce qu’Amy était toute sa vie, quoi que la comparaison puisse en dire, mais surtout parce que cela pouvait montrer qu’il n’était pas obligé de courber l’échine devant la première personne avec un peu d’assurance venue. On l’avait souvent qualifié d’adjectifs peu valorisants mais certains oubliaient que quand il le voulait, Felix pouvait être parfaitement intransigeant et pouvait ne pas montrer la moindre once de sympathie envers quelqu’un. Surtout s’il avait apprécié ce dit quelqu’un. Il grimaça rapidement, avant que son sourire mesquin ne réapparaisse soudainement. Finalement, d’une voix claire, il dit :

- Dis surtout à ta fiancée de venir. Peut-être que je pourrais te l'emprunter aussi.

Pas besoin d’en rajouter plus, Barth avait sûrement compris le message dans cette ultime provocation. L’horloger n’était pas du genre à être implicite mais les sous-entendus de cette phrase étaient suffisamment présents qu’il pouvait se permettre de passer sous silence le sens véritable de ces quelques mots. Pour lui faire comprendre le dégoût total de savoir que sa femme coucher avec quelqu'un d'autre. Cependant, il était évidemment que Felix en mettrait jamais ses menaces à exécution. La seule femme qui ait le privilège d'avoir tout son intérêt était actuellement accoudée au comptoir. Néanmoins, il n'afficha rien sur son visage et, tel un roi triomphant, il se tint debout, droit, le menton fièrement relevé, le regard froid et implacable.
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MessageSujet: Re: Do I Wanna Know? [PV Amy S. Adler & W. Bartholomew Collins] [Fini] Dim 5 Fév - 0:03



Do I Wanna Know?

« An Old Friend Send Me A Letter »

Lambeth, 1890.

Le sang d'Amy ne fit qu'un tour à la suite du monologue dont elle s'était faite Reine. Au centre de ce combat pour sa main, un gagnant refusait jusqu'à la simple existence du perdant qui avait triché pour avoir sa part du butin. Quand bien même elle tentait de se faire violence pour ne pas fondre en larmes au milieu de la pièce, elle essayait par la même occasion, avec ce discours, refaire valoir ses droits en tant qu'être humain. Mais il fallait se rendre à l'évidence. Soyez réaliste, nous sommes en 1890 et la manière dont ses deux hommes se battaient comme des chiens pour un bout de viande était totalement réaliste. Ce qui l'était moins, c'est qu'une femme comme Amy puisse encore lever la voix et la main au milieu de ce monde patriarcal. Écoutant donc Bartholomew avec son petit silence de femme, un grand sourire heureux vint sur son visage effaçait toutes les prédispositions aux larmes. Il revenait à la raison d'une manière parfaite, et rien n'aurait pu ternir cette soudaine paix éclosant parmi eux. Amy était contentée.

Cependant, les choses ne pouvaient en rester ainsi. Car aussitôt Bartholomew tenta de se lever qu'il retomba sur la chaise, encore assommé par les coups de Felix. Les paroles qui suivirent assombrir doucement la jeune femme, car elle n'appréciait pas ne plus revoir son ami, même très brièvement pour lui demander comme ça allait en face. Et l'idée de se retrouver avec les femmes qu'il côtoyait la dégoûtait au plus haut point. Mais elle n'eut rien à répondre, car elle n'en avait pas le droit, elle devait tout simplement se taire. Ainsi étaient les choses faites. Mais lorsque Felix rouvrit la bouche, la paix s'effaça aussitôt. Le voilà donc à nouveau, vil serpent qui déversait une nouvelle fois sa rage par ses crocs venimeux. N'y avait-il donc rien à faire ? Aucune parole d'Amy ne pouvait calmer sa haine ? Elle eut l'idée de le gifler à nouveau, puis de lui dire tout simplement de la fermer. Néanmoins, elle savait que rien ne fonctionnerait. Tout comme rien n'avait fonctionner avant. La couturière était bloquée. Dans la peine perdue où elle se trouvait. Elle se dirigea tout bonnement vers Barth, ne lançant qu'un regard rempli d'incompréhension et de pure tristesse à son mari. Prenant le bras du noble déchu, elle l'aida à se relever et à se tenir debout correctement.

- Saurez vous rentrer par vous-même ? Je crois qu'aucun phrase ne fera réagir mon mari de manière intelligente ce jour. Il est dans son droit.

Sa voix, bien qu'encore un peu aiguë à cause des larmes qu'elle cachait à nouveau dans sa gorge, était beaucoup plus posée que durant le reste de la scène. Elle était calme, pleine d'une terrible mélancolie à l'idée qu'aucun compromis ne pourrait être trouver. C'était rare de trouver une tel plenitude dans la tristesse.



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MessageSujet: Re: Do I Wanna Know? [PV Amy S. Adler & W. Bartholomew Collins] [Fini] Ven 17 Fév - 11:31


Félix, Amy & Bartholomew
Troublé, branlant, sur sa chaise. Il avait écouté l'ultime provocation de son rival du jour. Comme une gifle violente, il était resté assommé. Que dire ? Que répondre ? Bien des choses lui passaient par l'esprit. Mais sa bouche restait close. L'utilité de réponse aussi vile n'était pas. Raviver la flamme de ce feu qui avait jusque-là été incontrôlable, n'était pas nécessaire. Son regard évita même de croiser celui de l'homme, et même celui de la femme. Entendant ses pas s'approcher de lui, il baissa le visage. Penaud, ou juste respectueux de la situation. Abandonnant cette partie pour elle. Sentant le bras frêle de sa chère Amy l'empoigner, il se releva alors. Son chancellement n'étant que léger, il ne voulait pas imposer son poids à la femme. Barth posa sa main contraire au bras qu'elle tenait contre sa main. Relevant son visage vers le sien Croisant sont regard bleu au sien. Apaisant, il voulait au travers de son regard expressif la rassurer, lui dire que tout allait bien. Que tout cela n'était rien. Qu'il l'aimait au oui, il l'aimait comme un homme pur, comme le fou qu'il était. Son arcade abîme, sa trace de sang qui coulait encore légèrement sur son visage. Il s'en fichait. D'une caresse légère, il toucha comme pour la dernière fois la peau de sa chère Amy. Ses yeux embués d'un sentiment qu'il ne contrôlait pas. Il savait que c'était mieux pour lui, pour eux, pour elle surtout. Que peut-être, il ne se reverrait plus un temps. Le temps que ce cher Felix se calme un peu et comprenne que Barth n'était qu'un homme. Un homme faible, face à la beauté de sa femme et au cœur vide comme le néant qui avec Amy avait trouvé un peu de quoi remplir ce néant.

D'un simple geste de tête, il confirma qu'il pouvait se débrouiller seul. Quittant de lui-même, à contre cœur, le bras de sa ténébreuse Amy. Un léger sourire à son égard, Bartholomew se retint d'une caresse sur son visage. Que sa raison jugea de trop déplacer au vu de la situation. Il resta un instant planté face à elle, comme gravant son visage déjà encré, dans son esprit. Il dépassa son épaule alors pour un regard à Felix, qui se voulut plus mélancolique, plus triste de cette situation. Une énième excuse à son égard, était vaine. Il le savait bien. Alors Bartholomew se contenta d'une légère révérence, un peu chancelante encore. Et fit volte-face, doucement cette fois-ci. Quittant la boutique de sa tendre Amy, le cœur déjà pleurant de ne pouvoir la revoir de sitôt.

Sans se retourner alors il rentra chez lui. S'enfermant sans le moindre mot, regard et réponse à la femme, sa fiancée, qui avait demandé si c'était lui qui rentrait. Courant presque jusqu'à son atelier à l'étage. Fermant la porte derrière son passage, comme s'il tournait la page de la fin d'un chapitre d'un livre intense. Avec tristesse et désespoir, il se laissa alors glisser contre le bois clair de la porte blanche. Laissant ses larmes, silencieuses se deverser sur son visage pâle.
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Do I Wanna Know? [PV Amy S. Adler & W. Bartholomew Collins] [Fini]

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