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Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini]

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MessageSujet: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Ven 21 Oct - 17:46



Not Tomorrow

« I MISSED YOU »

Whitechapel, 1890.

Ce fut avec une pince au cœur qu'Harry Downcry regardait le docteur repartir, après lui gentillement sous entendu qu'il ne lui avait pas présenter toute sa demeure. Il eut un petit sourire à cette réponse, et ce ne fut qu'une étrange timidité mal placé qui l'empêcha de ne pas l'y inviter. Mais après tout, il se faisait vraiment tard et notre vétérinaire préféré commençait à avoir du mal à rester éveillé, quand bien même il avait dormi toute la journée. Après l'avoir assuré que ce n'était pas trop tôt, il le regarda partir. Lui aussi, il avait du courage. Partir ainsi dans les rues de Whitechapel après la nuit tombée, surtout quand on avait le porte-feuille aussi bien rempli que ce jeune bourgeois à l'allure avenante...c'était très dangereux. Il suffisait d'une mauvaise rencontre pour que les choses tournent très mal. Si Harry avait été en meilleur possession de ses moyens, il l'aurait raccompagné, bien que cela aurait rendu toute la manœuvre vers chez lui inutile. Ou alors, il l'aurait plutôt invité à rester jusqu'au matin. Cela aurait été une bien meilleure idée. Mais il n'en avait rien fait et l'avait regarder partir avec la promesse d'un retour au petit matin. Retournant à tous ses animaux, il les nourrit, prit soin de leurs santés. Remontant à son appartement, il fut accueillit avec toute gentilesse par le demi-loup noire qui n'avait fait aucun mal à ses chaises, bien que l'une des peluches qu'il offrait à ses animaux ait un peu souffert. Mais Harry ne lui en tint aucune rigueur. Il pouvait désormais l'approcher et le nourrit une nouvelle fois avant de se nourrir à son tour d'une meilleure manière que la tambouille des hopitaux.

Ce qu'il n'avait pas prévu au lendemain suivant, c'était qu'il ne se réveilla pas à temps et que ce ne fut que les coups répétés sur sa porte qui le fit se rendre compte de sa stupidité. Son bandage fut refait correctement, et il s'excusa de ne pas avoir remis son réveil à l'heure. Toute son horloge biologique était un peu sens dessus dessous depuis son passage à l'hopital. Lui qui était tout sauf marmotte...Le revoir lui donna la sensation d'avoir un véritable ami, près de lui. Il y avait longtemps qu'il n'avait eu cette sensation, très longtemps. Cela remontait peut-être à toute son existence. Le lendemain et le sur-lendemain, il fut à l'heure. Quelques jours suivants aussi, il fut parfaitement à la seconde prêt à ouvrir sa porte pour le charmant médecin dont la présence sonnait d'un habitude confortable et agréable. Oh, ils ne parlaient pas beaucoup, et surtout que des banalités, au vu du temps qu'il restait à David pour retourner à son emploi principal. Mais cette fois, ce fut au docteur de ne pas venir à l'heure dite. Harry ne se sentit pas très bien, comme ayant une boule au ventre à cause de l'inquiétude. Il pria pour que rien ne lui soit arriver dans les ruelles de Whitechapel -première fois que pareil prière venait à son cœur. Il ne mangea rien au petit déjeuner, et ce ne fut que lorsque Snowbell lui apporta une tartine de pain nue qu'il accepta de grignoter quelque chose. Peut-être avait-il fini par se dire que la blessure du vétérinaire pouvait se résorber toute seule à présent ? Reviendrait-il seulement ? Le cœur d'Harry battit une chamade qu'il ne connaissait que trop et qui lui donna les larmes aux yeux. C'était tout à fait ridicule, il s'emballait pour rien.

Mis à part la tartine que Snowbell lui avait apporté, il n'avait rien mangé. Même au diner, alors qu'il donnait la tournée de nourriture pour tous, ainsi que pour Dahey, le demi-loup. Devant la vitrine de sa boutique donnant sur l'extérieur, il soupirait doucement tout en tournant le panneau ouvert à fermé. Ce ne fut qu'au moment de fermer qu'il vit une ombre s'approcher très rapidement de la porte. Ouvrant cette dernière sans aucune précaution ni aucune vérification, son cœur fut soudain extrêmement joyeux -autant que son sourire- quand il se rendit compte de qui se cachait sous ce ridicule chapeau haut-de-forme.

- Aaaah ! Que vous ait-il arrivé ?! Je croyais ne pas vous voir aujourd'hui...

Fit-il alors d'une petite moue embêtée.

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Informations : Est né en Écosse. • Vient d'une famille de petits bourgeois. • Son père est pasteur. • A été abusé par sa mère pendant plusieurs années. • Santé fragile. • A passé quelques semaines à l'asile à cause de son homosexualité. • A un très fort caractère. • Arrogant parfois. • Se drogue. • Fume occasionnellement. • A tenté de suicider. • En a conservé les cicatrices sur son avant-bras. • A des marques de piqûre au niveau du coude.
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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Ven 21 Oct - 19:12



Not Tomorrow.

« Right now. »

Whitechapel, 1890.

David partit donc, un peu déçu qu’Harry ne le retienne pas pour rester avec lui mais c’était parfaitement compréhensible après tout. La vie reprit globalement son cours, hormis ses visites quotidiennes chez le vétérinaire. Il guérissait, c’était une excellente chose. Dans une grosse semaine, ce serait sûrement terminé pour de bon. Peut-être qu’Harry ne voudrait plus le voir après cela. Cette idée l’attrista d’ailleurs mais il ne préférait ne pas y penser et continuer de chaque visite qu’il rendait à Whitechapel. Il avait appris à connaître un peu plus le vétérinaire qui n’était pas si arrogant que cela finalement quand on ne le provoquait. C’était amusant d’ailleurs, on aurait dit lui, quelque part. Qui se ressemblent s’assemblent comme on dit. Mais ce n’était pas pour le déplaire. Cela lui rajoutait un peu de piquant à sa personnalité explosive et il devait avouer cela lui plaisait même. Il aimait presque l’excentricité d’Harry, son côté souriant et vif tout en pouvant faire preuve d’une grande tendresse. Et puis, son visage, ses joues creuses, ses cheveux rebelles, ses yeux jaunes, sa grande taille… Cet homme avait tout pour le faire craquer. Et c’était ce qu’il était en train d’arriver. Mais il devait rester calme, ne pas se leurrer trop rapidement.

David ne parvint pas à se lever ce jour-là. Il appela l’hôpital pour prévenir que sa santé ne lui permettait pas de venir, son cœur ayant décidé de n’en faire qu’à sa tête. Cela faisait longtemps qu’il ne lui avait pas montré de signe de défaillance comme ceci… Mais bon, cela lui arrivait de temps en temps, ce n’était donc guère étonnant. Il soupira et resta la journée alité, à avoir des bouffées de chaleur qui lui firent passer une super journée. Mais il songea surtout à Harry qui avait dû s’étonner de son absence de ce matin. S’il allait mieux en fin de journée, il devait absolument lui rendre visite pour ne pas qu’il s’inquiète. Il attendit donc patiemment, se reposant le plus possible. Il essaya alors de se lever. Ce n’était pas la grande forme, mais il tenait debout, c’était un début. Il s’habilla chaudement et prit même son haut-de-forme. Il se savait plus vulnérable que d’habitude quand il était fatigué ainsi alors il préférait éviter tout risque de contamination. Attraper la grippe était la dernière chose qu’il souhaitait. Il sortit alors de chez lui et se rendit à Whitechapel, voir son vétérinaire.

Il n’avait d’ailleurs pas encore frappé à la porte que celle-ci s’ouvrit brusquement, le faisait sursauter. Cet automatisme. On aurait dit qu’il avait épié la rue depuis des heures en attendant qu’il arrive. Encore une fois, il le fit penser à Felix avec cette réaction. C’était troublant. Mais que brièvement. Puisqu’il lui sourit tendrement devant la remarque inquiète d’Harry. Il n’avait pas voulu l’inquiéter mais il n’était pas nécessaire de s’en faire pour si peu. Même si cela restait relativement touchant, réchauffant un peu le cœur aigri et malade du chirurgien. Il retira son chapeau et sourit franchement.

- Ne vous inquiétez pas pour moi, Mr Downcry !

Il le regarda un instant avant de poursuivre :

- La vérité est que je ne me sentais pas très bien aujourd’hui. Je ne suis pas allé à l’hôpital non plus, pour vous dire ! Mais ce n’est rien de grave, rassurez-vous ! Je n’aime pas vous voir ainsi nerveux.

Il rit doucement tout en lui souriant. « Pas si grave » ? Ceci était un euphémisme cher David. Tu ne devrais même pas être vivant.
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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Sam 22 Oct - 10:08



Not Tomorrow

« I missed you »

City of London, 1890.

Le revoir chez lui était une aubaine pour Harry. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas eu ce genre de relation régulière, même dans la plus pure des amitiés. Bien qu'il n'était que son médecin, venu refaire ses bandages à domicile car notre vétérinaire était bien trop capricieux pour laisser ses animaux seuls pendant ne serait qu'un simple week-end. Refermant la porte derrière lui par habitude, il ne se rendit pas compte qu'il la ferma à clé comme s'il s'attendait à ne plus la rouvrir. De toute façon, il avait un plan, et ne pouvait se permettre de le laisser repartir sans l'avoir garder davantage auprès de lui. Pour l'instant, il n'était qu'un docteur. Lorsque sa main guérirait, il ne reviendrait peut-être plus. Et son beau regard bleu lui manquerait probablement à tout jamais. Une partie de lui se le refusait. Quitte à tenter le tout pour le tout, il devait s'en faire un ami. Vivre solitaire n'était plus une option. Son apparence effrayait autant qu'elle amusait les gens qu'il tentait de rencontrer, mais cela ne semblait avoir aucun effet sur le médecin. Lui souriant de tout son charme le plus naturel, il eut cependant une mine terriblement inquiète quand il lui dit qu'il était malade la même matinée. Le vétérinaire récupéra le chapeau haut-de-forme ainsi que le manteau du docteur pour les mettre sur le porte-manteau de l'entrée, avec sa main valide. Il pouvait se servir de plus en plus de la deuxième, mais il préférait rester prudent jusqu'à ce qu'il ne sente plus la moindre douleur.

- Si vous le dites...mais faites attention à vous...

Se remettant alors à un sourire aussi tendre que précautionneux, il ouvrit la porte de derrière à Snowbell qui voulait profiter du clair de lune automnial. Aussi était-il amusant de décrire les vêtements que portait notre charmant personnage. Affublé d'une chemise blanche, et d'un pantalon de toile brune tout ce qu'il y avait de plus normal, le plus marrant restait ce veston de laine à plusieurs couleurs, même s'il y dominait principalement des couleurs brunes qui faisaient « étrangement » tâche avec la cravate bleu ciel. En quoi cela était amusant au final ? Juste une fantaisie de description. La tête doucement penchée sur le côté, il revint vers David, ce petit côté timide délicieusement incrusté dans ses yeux de rapace.

- Mmh..je me disais...il est tard et il commence à faire vraiment froid dehors. Je pensais que peut-être...nous pourrions...enfin je pourrai vous inviter à manger chez moi ? Je n'ai encore jamais eu l'occasion de vous montrer mon appartement...

Redressant la tête avec un merveilleux sourire, il se tourna vers la porte dérobée qui donnait sur l'escalier. Après avoir fait un petit mouvement au docteur, suite à sa potentielle réponse, Harry monta les marches pour atteindre son petit cocon personnel. C'était la première fois depuis quelques petites années maintenant qu'il invitait quelqu'un dans son nid douillet, rempli de tapisseries et de coussins, à l'ambiance semblable à un boudoir de bourgeois. Non pas qu'il vivait au dessus de ses moyens, mais il appréciait particulièrement la lueur des bougies alors qu'il s'étalait sur son canapé. La cuisine et le salon n'étaient séparés d'aucune porte, seul la chambre et la salle de bain possédaient leurs propres intimités. Dans un ensemble d'oreiller consacré pour lui, Dahey le demi-loup roupillait, une peluche d'ours entre ses pattes. Jamais il n'avait été aussi heureux depuis qu'il avait rencontré le vétérinaire. Mais en apercevant le docteur à ses côtés, son côté protecteur se réveilla et il se dressa aussitôt sur ses pattes pour montrer des dents à David. Harry se précipita vers lui et lui caressa la tête, le câlinant avec amour.

- Chut...c'est David, un docteur pour les humains, il est là pour me soigner, d'accord ? A cause de ce que tu as fait, tu te souviens ? Tu dois être gentil avec lui...là..là...c'est bien. (se retournant vers David) Ne vous en faites pas pour lui, c'est un gentil garçon.

Lui tapotant entre les deux oreilles, il lui confia un os à mâcher. Dahey avait doucement baisser le museau avec tristesse quand Harry lui rappela sa terrible mésaventure qui coûta presque une main à son sauveur. Récupérant donc la friandise, lui qui était imposant de force et de poil se fit tout petit sur son coussin, retombant en enfance avec sa friandise et sa peluche. Harry était heureux de le voir comme ça. Même s'il n'avouera jamais pourquoi il l'avait appelé Dahey. Ce nom sonnait comme une évidence une fois qu'il fut rentré de l’hôpital. S'asseyant alors sur le canapé, il tendit sa main pour que le médecin puisse accomplir sa mission première.

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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Dim 23 Oct - 15:10



Not Tomorrow.

« Right now. »

Whitechapel, 1890.

Harry le laissa entrer et la première chose qui frappa David fut en enfin la vérification de la légende de l’excentricité vestimentaire du vétérinaire dont lui avait parlé Amy. Des couleurs vives et pas forcément assorties… cela faisait un amusant contraste entre lui et le chirurgien, qui portait certes quelques couleurs sur lui, mais beaucoup plus sobres et… harmonieuses ? Quoiqu’il en soit, il remarqua bien l’air inquiet de son prochainement ex-patient, mais il ne voulait ni l’apeurer, ni l’effrayer davantage. Alors il se contenta d’un sourire simple histoire de le rassurer. Cela aurait donc pu passer pour un simple coup de froid. C’était en tout cas ce qu’il voulait laisser croire. Mais à peine fut-il rentré qu’Harry referma la porte à clef derrière-lui et s’empressa de l’inviter à passer la nuit. Enfin, il dissimula ceci sous une simple invitation à dîner, mais dans la logique des choses, il allait rester ici cette nuit-là. C’était en tout cas les projets du vétérinaire. Et David devait avouer qu’il trouvait ceci plutôt intéressant. Il était curieux de voir s’il pouvait passer suffisamment de temps avec cet homme pour faire autre chose que lui changer son bandage, ce qu’il faisait maintenant depuis presque un mois.

Il monta alors les escaliers et eut un sourire amusé en voyant l’intérieur, bien que tout à fait son goût. Tout, absolument tout semblait confortable. Oui, même le sol et les murs. La pièce donnait envie de se jeter pour se rouler par terre en riant bêtement d’un bonheur complètement puéril et enfantin. Si tout ceci n’était pas un peu refroidi par l’imposant canidé noir qui dormait dans un coin. Vu sa taille, on aurait dit un loup. David avait toujours eu un bon rapport avec les animaux mais cela ne l’empêchait pas d’être mal à l’aise face à une créature qui pourrait lui trancher la gorge d’un coup de mâchoire. D’ailleurs, leur présence le réveilla et son regard aussi clair et sans couleur que celui de Felix Adler. Sauf que contrairement à l'horloger, les iris du loup semblaient laiteuses. L'animal était presque aveugle, il en était presque certain... Son pelage noir et parsemé de poils plus clairs lui rappelait le mari d'Amy étrangement. Tout en nuances de noir, gris et blanc. Étrange. Mais le canidé se montra d’abord méfiant avant qu’Harry ne vienne le rassurer et le calmer. Ce dernier essaya de mettre le chirurgien à l’aise en le rassurant, ce qu’il réussit plus ou moins bien mais sans trop de succès. Non pas que David était mal à l’aise, mais il avait l’impression que s’il ratait la moindre opération sur la main du vétérinaire, le chien-loup lui ferait immédiatement regretter son erreur et peut-être pas de la façon la plus douce.

David s’assit alors en face d’Harry, et commença à retirer le bandage, entreprenant alors la conversation :

- J’aime beaucoup chez vous. C’est fourni, mais avec élégance. Cela donne un petit côté confortable et feutré, c’est tellement adorable. Cela me change de mon appartement à moi.

Il rit doucement avant de lui sourire, continuant machinalement sa manipulation médicale.

- D’ailleurs, pourquoi avez-vous fermé à clef derrière moi ? Je pensais que c’était juste une invitation à dîner.

Il le regarda dans les yeux et lui fit un tendre sourire espiègle. Ce qu’il ne ferait pas pour ces yeux jaunes. Cela lui donnait quelque chose en plus. Les yeux sont le reflet de l’âme, comme on dit. Et si l’on se fiait à l’éclat pur, lumineux et royal des iris d’Harry, cela en disant long sur la personne qui était à l’intérieur… Et cela ne pouvait que faire rêver le petit chirurgien davantage.C’est alors qu’il finit de remettre le bandage et continua de le regarder avec un grand sourire, presque timide.

- Et voilà, je crois que j’ai terminé. Je pense d’ailleurs que c’est la dernière fois, vous êtes hors de danger. Demain, vous enlèverez le bandage pour laisser respirer un peu votre blessure afin qu’elle cicatrise correctement.

Il reposa doucement la main sur la table et posa sa paume sur le dos de celle du vétérinaire, hésitant à l’enlever. Au bout de quelques secondes, il finit par le faire, mais la posant non loin.
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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Lun 24 Oct - 13:52



Not Tomorrow

« I missed you »

Whitechapel, 1890.

La main posée là où le médecin pourrait la récupérer, Harry lui fit un agréable sourire. C'était véridique qu'il était extremement talentueux, car la blessure que l'on aurait dit impossible à soigner s'était finalement résorbé avec grand talent. Quand il le complimenta sur toute sa décoration, Harry ne put répondre qu'un large sourire heureux. Rien n'aurait pu lui faire plus plaisir que ce genre de compliment sur le lieu de vie qu'il s'était évertué à rendre le plus agréable possible pour son grand cœur froid et solitaire. Après tout, il le lui avait dit, que son intérieur était au plus douillet possible, combinant tapisseries et coussins. Oh, peut-être le lui avait-il dit sous l'emprise traître du laudanum coulant dans ses veines. Mais l'idée restait là, et la vérité indétronable. S'il était dit que tout ce qu'une personne îvre se raprochait au plus de la réalité, alors nous avions là une parfaite preuve. Il resta silencieux, appréciant la présence du médecin dans son antre. C'était comme la chantilly sur un gâteau, il semblait être le dernier bijou qu'il manquait à cet écrin pour être parfait. Cette réflexion était certainement la preuve qu'Harry était trop seul depuis bien trop longtemps. Quand alors la conversation vint sur le fait qu'il avait fermé la porte à clef derrière lui, et qu'il croyait que ce n'était qu'une invitation à dîner; ce regard presque aguicheur -en tout cas qu'Harry voyait totalement coquin, à moins que ce ne soit son corps qui le voulait coquin, rendit le vétérinaire rouge de honte et bredouillant maladroitement.

- Je...je...c'était une question d'habitude...je crois...je pense...enfin il se fait tard aussi, et je ne voulais pas que l'on entre dans ma boutique pendant...pendant que nous serions en haut...

Il décida plutôt de baisser la tête, silencieusement, se détestant pour avoir autant bégayer. Cela ne lui ressembler pas. Il n'était pas faible ni lâche. Harry était d'ordinaire reconnu pour avoir la plus grande gueule de tout Scotland Yard, et même s'il était bi, il n'avait jamais ressenti aucune honte à sa part homosexuel. Certes, les relations amoureuses avaient toujours été un peu plus compliqué pour lui que de se vanter de la capture d'un criminel. Mais le fait est que sa justification ne pouvait malheureusement pas être plus vrai. Même si, dit comme cela, il allait passer pour un homme avide de relations sexuels qui avait tout bonnement enfermé sa proie. Cette soudaine pensée fit brutalement descendre l'excitation qu'il avait ressenti en appréciant la présence de David. Si ce dernier le voyait soudainement comme un prédateur, cela n'allait pas du tout aller, quand bien même il aurait été ravi d'être une victime. Il soupira tristement en regardant les derniers gestes du docteur sur sa main. C'était la dernière fois qu'il allait le soigner. Ces mots restèrent en lui comme la promesse d'une ombre future. Il se refusait à la voir partir. Dieu merci qu'il eut proposé à temps le dîner, qu'une étrange fièvre l'ait pris au petit matin pour l'empêcher de venir...afin qu'il soit davantage disposé au soir. Cela faisait un mois qu'ils se parlaient très légèrement tous les matins, mais Harry avait besoin d'en savoir plus. Se levant donc, il sourit gentimment au médecin et partit en direction de la cuisine, d'où David pouvait le voir depuis le canapé.

- Merci beaucoup, pour tout, vraiment...vous avez été d'un grand secours, certainement que sans vous, j'aurai pu être amputer de ma main. Une situation un peu compliqué pour mon travail, vous en conviendrez. Ah et...ne vous en faites vraiment pas pour la porte, je la rouvrirai si vous le souhaitez, après le repas...Même si...

Petit silence tandis qu'il commençait à sortir tous les ingrédients pour un merveilleux repas pleins de bonnes choses. Rien que l'odeur qui ne tarda pas à émaner de la cuisine jusqu'au nez de David ne pouvait que promettre un dîner inégable. N'était pas une herbe prétenduement aphrodisiaque qu'Harry découpait avec grâce et élégance sur son plateau de bois, avec ce long couteau très bien accéré ? Il reprit la parole, après un rapide coup d'oeil à David.

- ...Même si, par les temps qui courent, il ne vaut mieux pas sortir après la tombée de la nuit à Whitechapel. Je m'en suis voulu de vous laisser partir le premier soir. Il peut se passer tellement de choses, et malheureusement pas que Jack l'Eventreur. On en fait des caisses sur lui, mais il existe au moins une vingtaine de Jack l'Eventreur rien que dans les petites ruelles sombre de Whitechapel...c'est peut-être pour ça que j'aime autant ce quartier...

La mort pouvait venir vous trouver à tout moment.

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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Dim 6 Nov - 1:13



Not Tomorrow.

« Right now. »

Whitechapel, 1890.

David l’écouta attentivement mais fut plutôt surpris par la soudaine gêne de son interlocuteur. Celui-ci avait toujours démontré une grande confiance en lui et semblait toujours garder un calme olympien dans le contrôle de ses émotions. Enfin… C’était ce que le chirurgien avait pu percevoir de lui. À cet instant précis, il avait un homme qui semblait plutôt timide et presque mal à l’aise, voire même honteux. David ne sut trop où se mettre mais il essaya de ne rien montrer pour ne pas le faire culpabiliser. D’ailleurs, il trouvait même ça plutôt mignon, ce côté timide et ses joues rosies. Sa façon de se justifier en bafouillant, accusant l’habitude, l’était tout autant. Il aurait voulu le rassurer mais quelque chose le bloquait. Après tout, Harry restait encore un patient. Et les médecins n’avaient pas tellement le droit de s’éprendre d’un patient. Et encore quand celui-ci était du même sexe que vous, mais là était une autre histoire. Il se contenta alors d’un simple sourire en le regardant droit dans les yeux. Il se doutait que ce n’était pas la meilleure des choses à faire pour mettre quelqu’un à l’aise, mais il ne pouvait se passer de regarder cette couleur dorée dans les iris du vétérinaire.

Celui-ci, l’air triste, se leva alors et David le suivit du regard jusque dans la potentielle cuisine. Il le remercia alors de ses services, et le chirurgien eut un sourire doux comme pour dire que ce n’était rien. Ce qu’il pensait après tout. Après tout, c’était son métier de soigner les gens. Il était donc tout naturel qu’il lui ait soigné sa main endommagée. Mais encore une fois, il préféra demeurer silencieux. Peut-être que la gêne de Harry l’avait poussé à rester muet pour éviter de dire quoique ce soit qui pourrait le déranger davantage ? Et pourtant, il savait que le silence allait devenir pesant s’il continuait à ne rien dire. Il n’était décidemment pas doué avec les gens. Il avait déjà plus le constater plusieurs fois à l’hôpital, mais ce léger blanc qui s’installa entre eux ne faisait que le prouver de plus en plus. Comment ne pas vexer les gens simplement ? Ce n’était pourtant pas compliqué mais il avait l’impression que depuis quelques semaines, tout ce qu’il essayait de prendre comme décision courrait droit à la catastrophe. Mais ce fut les paroles suivantes qui le firent hausser un sourcil. Mr Downcry venait de dire qu’il aimait beaucoup le quartier de Whitechapel alors que la criminalité était plus que haute ? Il ne put s’empêcher alors de répondre :

- Vraiment ? C’est plutôt contradictoire comme raisonnement, je trouve… Comment peut-on se sentir à l’aise dans un quartier où règne l’insécurité…? Personnellement, je n’aime pas tellement cet endroit… Mais pas pour les tueurs qui y trainent, ils ne me font pas peur. Je parlais surtout de la misère humaine qui s’y trouve. Tout le monde le sait et personne ne fait rien. Ou très peu. Et donc pas suffisamment. Quel beau reflet de notre société.

Il soupira tristement et se leva pour aller se placer à côté de lui, histoire de lui tenir compagnie.

- Ne vous en faites pas pour la porte. Je peux rester dormir ici si vous le souhaitez. Personne ne m’attend chez moi et je serai raisonnable pour vous : je ne partirai pas de nuit dans les rues de Londres.

Les mains dans le dos, il lui sourit avec amusement. Il aurait bien voulu détendre l’atmosphère et chasser cette ombre triste sur le visage d’Harry, mais il n’était pas tellement doué avec l’humour. Il regarda alors autour de lui et lui sourit.

- Puis-je vous aider à mettre la table ? Cela vous ferait gagner du temps !

Il marqua un temps d’arrêt avant de regarder Harry et de lui poser une question qui aurait pu paraître innocente et drôle, même si David y vit un autre intérêt :

- Et vous, vous sortez souvent la nuit dans Whitechapel ?
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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Sam 12 Nov - 13:50



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Faire le repas du soir n'avait jamais été aussi agréable pour le vétérinaire. Il ne comprenait pas vraiment la contradiction de ses propres paroles. Et il écouta très religieusement, acceptant son point de vue et le comprenant un peu quand même. Après tout, qui n'aura pas plutôt préféré vivre dans un beau quartier sécurisant avec beaucoup de lumières et de beaux mondes dans les rues. Ou même à la campagne, où le décor est le plus beau et où la lumière fait transpirer toute la simplicité et la joie de ce maigre et stupide monde. Il l'écoutait, et se surprenait à apprécier sa voix plus que tout autre chose qu'il pourrait s'amuser à dire. Personne n'aime la misère humaine, mais ce qu'Harry détestait par dessus tout, c'était l'injustice. Tout simplement. Mais n'ayant pas le temps de penser à cela, David vint à ses côtés, le rassurant qu'il ne prendrait pas la route en ce temps sombre et dangeureux et qu'il resterait dormir ici. Cette certitude le remplit de joie, il avait le sourire. Un sourire si tendre et doux, qu'on aurait pu le croire le plus sincère depuis des siècles. Harry croyait à peine en sa chance, il voyait cet homme à ces côtés, qui le soignait tous les jours depuis un mois, et à présent il était à ses côtés, non plus comme un médecin, mais presque comme un ami. C'était quelque chose qu'il avait du mal à prendre en compte, il qui vivait si solitaire depuis des années à présent. Mais il souriait, il était heureux.

- Je veux bien, n'hésitez pas à fouiller les placards. Les couverts sont dans un tiroir à gauche du lavabo et les assiettes sont juste au dessus. Les dessous de plat sont...bon courage, et passez aussi un petit coup d'éponge sur la nappe. On ne sait jamais quel animal y a traîné les pieds ici.

Fit-il tout simplement, avec un petit rire alors qu'il faisait couler le jus du poulet sur celui-ci, n'hésitant pas à rajouter de l'herbe dans la carcasse dont résonnait déjà une merveilleuse odeur. Il regardait le jeune médecin s'agiter autour de la table. Les mots ne suffisaient pas à décrire à quel point il était mignon. Cela le changer de ses anciennes rencontres fortuites dans les bars, où il finissait par ne plus vraiment regarder le visage de la personne tant qu'il paraissait sympathique. Quand la question vint, il fut plus difficile alors à Harry de répondre. Que devait-il exactement dire Quel était les tenants et les aboutissements de cette question. Jusqu'à quel point pouvait-il se confier ? Evidemment, il ne pouvait pas tout dire. Certaines choses devaient rester secrètes. C'est alors que s'occupant des pommes de terres dans leur poêle qu'il arrosait également de jus de poulet, il sourit tristement.

- Assez oui...il y a quelques années, j'en écumais les bars. Non pas pour boire, vous avez bien vu que je tenais mal l'alcool, mais pour...sociabiliser...je ne suis pas très doué. Puis en ce moment oui, je traîne un peu dans les rues de Whitechapel la nuit...ça occupe, ça donne du frisson. Et qui sait, peut-être que je pourrais rencontrer Jack !

Rit-il doucement, avant de couper la cuisson de tout ce qui avait besoin de l'être. Il ressentait soudainement un mal être dans son ventre, comme s'il en disait trop ou qu'il ne voulait pas marcher sur ce terrain là, pas ce soir. S'il avait une chance d'être avec quelqu'un, il ne devrait pas la gaspiller à papoter des affaires de la police. Il s'exprimait assez mal comme ça, et n'avait pas besoin d’aggraver son cas en balançant des inepties que lui même se demandait s'il se comprenait.

- Mais ne parlons pas de ça...il y a tellement d'autres choses plus agréable à discuter, pendant un dîner.

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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Mer 23 Nov - 11:06



Not Tomorrow.

« Right now. »

Whitechapel, 1890.

David l’écouta donc avec attention, regardant ses faits et gestes, une certaine curiosité dans le regard. Puis son hôte accepta l’aide qu’il avait proposé auparavant et le petit chirurgien écouta ses instructions avec sérieux, même si ce n’était que pour mettre la table. Après tout, il n’était pas chez lui et il n’avait absolument pas envie de faire quelque chose de mal. Malgré sa profession, il se savait quelque peu maladroit, surtout quand il était un peu fatigué, comme c’était le cas actuellement. Fatigué mais joyeux. C’était rare. D’habitude, la fatigue agissait aussi bien physiquement que mentalement mais les petites entrevues avec Harry lui avaient chassé une partie de la lassitude constante qui lui enveloppait le cerveau. Mais avec cet homme, il pensait enfin à autre chose, retrouvait goût à la vie. D’ailleurs, il avait moins touché à ses médicaments et ses seringues cette semaine. Les marques sur son bras étaient toujours visibles mais simplement dissimulées par sa manche. Et bien évidemment, Harry ne devait jamais le savoir. Les drogués faisaient souvent fuir les gens. Tous comme les homosexuels d’ailleurs. Et les malades. Et les tueurs. Alors quand on est les quatre à la fois… Mais il ne pouvait pas se permettre de perdre Harry désormais.

Il chassa ces idées obscures et fit comme le vétérinaire le lui avait dit : il chercha dans les placards pour prendre deux assiettes qu’il posa d’abord sur le plan de travail, prit deux jeux de couverts dans le tiroir à gauche de l’évier qu’il posa sur les assiettes. Ensuite, il prit une éponge qu’il humidifia préalablement pour aller la passer sur la nappe, chassant les quelques miettes de pain et poils de chat qui y traînaient. Il revint ensuite récupérer sa vaisselle et la disposa sur la table, tout content de lui. Il revint aux côtés d’Harry, alléché par l’odeur du poulet qui sentait déjà bon. Un léger sourire jovial sur le visage, il l’écouta alors parler, ou plutôt répondre à la question qu’il lui avait posée. Harry mentionna des bars, la nuit, pour tenter de parler, rencontrer des gens mais visiblement, cela n’avait jamais été fructueux. Il finit par une note qu’il voulut amusante en disant qu’il rencontrerait peut-être Jack l’Eventreur un jour. La mine de David s’assombrit d’un coup. Il y connaissait un rayon sur l’autodestruction et tentait de trouver un tueur avait tout l’air d’être une sorte de solution à la vie. Mais le chirurgien allait sûrement aller dans sa dernière remarque et ne pas aborder une nouvelle fois le sujet.

- Vous avez raison, ne parlons pas de cela.

C’était étrange que le nom du criminel le plus recherché de Londres soit ainsi tabou. Comme si son aura pesait sur les deux hommes. Comme si sa présence était dans la salle. Un frisson parcourut le dos de David et il baissa la tête, ne sachant quoi dire pour relancer la conversation. Il se mangea nerveusement les lèvres, chose qu’il ne faisait que rarement pourtant, et regarda tout autour de lui, cherchant une solution, quelque part mais rien ne vint. Il soupira doucement et le regarda à nouveau, une lueur presque triste dans le regard. Jusque-là, il était toujours parvenu à dissimuler la mélancolie certaine qui ne le quittait plus depuis des années. Mais il ne parvenait parfois pas à la cacher tout le temps. Face à Amy, notamment, et maintenant face à Harry. En revanche, il se confiait peu à son frère, il est vrai. Ne voulant pas l’inquiéter davantage, sûrement. Il soupira doucement et regarda Harry avec un sourire. Il avait juste envie que le temps s’arrête pour qu’il puisse rester avec lui… Et pourtant, il le connaissait si peu. C’était un sentiment relativement étrange de désirer rester avec une personne dont on ne savait si peu de choses. Il dit alors :

- Je n’aime pas tellement les bars et autres lieux publics dans le même genre… Ni la société en général. La plupart des individus sont méprisants et vous regarde de haut.

Il eut un sourire amusé.

- J’en suis la preuve vivante et il est vrai que je ne m’apprécie pas vraiment.

Il eut un léger rire, bien que nerveux. Son sourire se fit plus triste alors.

- Il ne faut donc pas que je m’étonne si je me sens seul parfois.

Il marqua une pause, baissant la tête, les joues rougissantes légèrement.

- Mais… c’est différent avec vous, je dois l’avouer.

Un mince sourire vint se dessiner alors sur ses lèvres. Un sourire timide, qui ne s’assumait pas vraiment. Ce n’était pas une déclaration d’amour, n’allons pas trop vite en besogne, mais c’en était pas loin néanmoins.
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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Lun 28 Nov - 12:46



Not Tomorrow

« I missed you »

Whitechapel, 1890.

Harry terminait la cuisson de son poulet, tâchant de garder l'esprit aussi léger que possible. Pourquoi se priver d'une bonne soirée en perspective par tout autant de pensées négatives qu'entre autre chose des idées lugubres. Tel que bien sur, ce fantôme sauvage qui traine dans les rues de Londres par temps glacé. Mais le vétérinaire était serein. Ici, il ne pourrait rien arriver à son petit protégé...Enfin, son médecin personnel. Terminant d'asperger et de préparer aussi bien la sauce que la chair tendre de l'animal volant s'apprêtant à servir de repas. Harry conduit celui-ci jusqu'à la table qu'il vit parfaitement préparer, c'était très agréable. Il n'avait pas l'habitude de recevoir de la visite, et encore moins de la visite aussi aimable et serviable. Le jeune homme lui offrit son plus beau sourire de remerciement et s'assit à la table. Ecoutant David parler pendant qu'il faisait le service, son sourire disparut petit à petit, laissant place à une mine inquiète et renfrognée par les sévères paroles de son nouvel ami envers lui-même. C'est quand même un peu rude, de dire de tels choses. Mais il pouvait comprendre que l'on aime pas les bars et les endroits remplis de monde. A dire la vérité, lui-même n'était pas tellement dérangé par ces rassemblements que par la mentalité à l'intérieur, cette société qui ne pouvait le comprendre et lui-même qui ne pouvait comprendre cette société. Nous voici donc bien avancer.

- Vous êtes étonnemment gentil...pour quelqu'un de méprisant qui regarde les autres de haut.

Le vétérinaire lui offrit son sourire le plus mutin et termina de servir le poulet, accompagné de bonnes petites pommes de terre avec la sauce qui va bien. Sans autre préambule qu'un « bon appétit » joyeux, il commença à se restaurer. Tout en regardant du coin de l'oeil son interlocuteur, espérant que celui-ci ne s'aperçoive pas de l'examen attentif et délicieux auquel le convier son hôte. Son invité était d'une beauté très mignonne, bien qu'il avait l'air très fatigué. Mais sous cet air de tristesse, Harry était persuadé que se cacher un magnifique petit chaton qui ne demandait qu'à s'épanouir et...mais pourquoi pensait-il ce genre de choses ? D'accord, il était homosexuel, mais ce n'était pas une raison pour tout de suite se dire qu'ils étaient fait l'un pour l'autre. Des homosexuels, il y en a beaucoup plus qu'il n'y paraît sous le ciel londonnien. Là, il ne s'agissait qu'une visite médicale, avec comme remerciement, un dîner, et un toit pour se protéger des dangers nocturnes. Rien de plus. Harry avait peur de passer pour dragueur à la grande gueule, enfermant sa proie et sautant dessus à cause de rentre-dedans comme on pouvait accuser les gays. Tout ce qu'il voulait, c'était remercier son médecin, rien de plus.

- Si vous vous sentez seul...vous devriez vraiment penser à prendre un animal...ou un petit copain.

Rit-il très simplement, sur le ton de la rigolade. Lui aussi, il se sentait seul, malgré les animaux. Mais il ne voulait pas l'avouer. Cela se voyait bien assez, se disait-il, à le regarder parler avec les animaux comme s'il s'agissait de ses propres enfants, de ses amis, de sa famille. Combien n'aurait-il pas donner pour redevenir un simple adolescent, à l'époque où tout semblait plus simple. Il posa sa fourchette et son couteau, s'essuyant la bouche avec une serviette non loin.

- Moi aussi, j'aime bien votre compagnie. Vous voyez au delà de ce que les autres voient, il y a en vous une part de mystère et pourtant de clairvoyance.

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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Sam 10 Déc - 8:12



Not Tomorrow.

« Right now. »

Whitechapel, 1890.

David l’aida à son tour à servir la table, prenant un pichet qu’il remplit d’eau et qu’il posa à côté de tout le reste. Harry lui dit qu’il était sympathique pour quelqu’un de méprisant, ce qui lui arracha un sourire. Il aurait voulu lui dire qu’il n’était pas tellement d’accord, que leur première rencontre avait été… tendue, mais il se retint, ne voulant tout pourrir une fois de plus avec sa négativité légendaire. Il s’assit alors docilement à table, s’en faire plus d’histoire et commença à manger, répondant au bon appétit de son hôte. Le dîner s’annonça parfaitement bon, loin de tout ce qu’il se faisait à lui-même, en tant qu’homme célibataire qui n’aimait pas du tout la cuisine et sans aucun talent pour elle. Prendre un bon repas, pour une fois, lui changer. Le poulet était tendre, les patates, fondantes, et tout était assaisonné à la perfection. Il était tellement concentré sur son repas qu’il ne fit pas attention au regard d’Harry qui s’était posé sur lui et qui l’épiait désormais. David servit alors leurs deux verres d’eau et en but une gorgée avec un sourire. Il avait bien retenu que le vétérinaire ne tenait pas l’alcool il avait préféré rester sur quelque chose de simple niveau boisson.

Harry parla alors du fait de se trouver un animal de compagnie ou un petit copain avant de rire doucement. David répondit à son sourire mais au fond, il ne riait pas tant que cela. Il repensa à Julien, le dernier amant en date avec qui tout ce qui aurait pu mal se passer, s’est mal passé. La preuve, il avait fini par le tuer. Il était donc un peu aigri par rapport aux relations intimes pour le moment. Car oui, cela n’avait pas fini de cicatriser, les blessures étaient toujours ouvertes. Peut-être plus de béantes, l’hémorragie s’étant stoppée, mais la douleur revenait, lancinante. Il retint un soupir, son sourire continuant d’essayer de dissimuler cette sombre tristesse dans ses yeux bleus. Mais Harry reprit la parole, le tirant de sa rêverie. Il voyait au-delà de ce que les autres voient ? Il avait une part de mystère et pourtant de clairvoyance ? Il fronça, les sourcils, ne sachant pas trop où voulait en venir le vétérinaire. Pour le mystère, pourquoi pas. Il avait ses secrets et ses mensonges. Mais pour le reste… Il se considérait comme tout le monde, ou du moins, comme ce qu’il devait être : un petit chirurgien prétentieux.

- Je… Je ne suis pas clairvoyant.

Il sourit tout de même, portant sa main sur son bras marqué par les aiguilles de seringue. Non il n’était pas clairvoyant. Et encore moins quand il se droguait, chose qu’il refaisait fréquemment ces temps-ci. Il se pinça les lèvres nerveusement. Cette rencontre avec Harry avait bousculé pas mal de choses et il avait comme l’impression qu’il ne parvenait pas à supporter ce stress que cela engendrait. Alors que oui, certes, c’était totalement débile de stresser pour cela. Harry était plus que sympathique, il avait un côté jovial et enthousiaste qui semblait ramener un peu de Soleil dans Londres. Il lui sourit doucement et baissa timidement la tête.

- Mais assez parlé de moi… Parlez-moi plutôt de vous. Ah au fait, c’est délicieux ce que vous avez fait. Cela faisait longtemps que je n’avais pas mangé quelque chose d’aussi bon. Mes félicitations au chef !

Il ponctua sa phrase par un léger et doux rire.
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