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Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini]

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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Dim 11 Déc - 15:06



Not Tomorrow

« I missed you »

City of London, 1890.

Le repas était effectivement bon, encore heureux. Harry mettait un point d'honneur à ce que sa cuisine soit toujours parfaite. Depuis le départ de sa mère, il y a plus de vingt ans, il s'affairait à la remplacer dans tout ce qui était cuisine. Même si au départ, il le faisait avec son père, histoire d'apprendre à ne pas brûler le repas avec la maison. C'était quelque chose qu'il aimait bien faire et dont il était plutôt fier. Et il était davantage heureux quand il pouvait le partager avec quelqu'un, chose qui se faisait tristement de plus en plus rare, pour ne pas dire inexistant, depuis qu'il avait quitté la maison de son père. Par la suite, le docteur Williams était entré dans sa vie. Tout simplement. Lui souriant alors qu'il le contredisait, Harry en savait pas trop quoi dire de plus en vérité. Ils retournaient tout deux sur un schéma tortueux. Le médecin ne voulait pas parler de lui, mais quand Harry parlait de son maigre quotidien sans saveur, cela ne semblait pas du tout l'intéresser. De quoi pouvait-il bien parler ? De ses animaux ? Il pouvait remplir des pages de textes sur combien il aimait ses animaux, parlant de la douceur de leurs fourrures et de la joie dans leurs regards. Des fois où ils lui sautaient dessus jusqu'à le faire tomber pour lui lécher le visage. Il y en avait tant à dire. Mais malgré que le compliment sur sa cuisine lui ait fait grand plaisir, tout ce qu'il répondit fut :

- Merci...

Il termina son repas définitivement et rangea ses couverts en se tapotant le ventre avec joie. Au moins, il n'était pas le cliché du célibataire débraillé qui ne savait pas faire la cuisine et devait rapidement se trouver une femme pour le faire. Il pouvait très vivre sans femme, comme le prouvait sa bisexualité. Se levant pour défaire la table et mettre la nourriture restante dans un bac pour les animaux, il se retourna vers le médecin et haussa les épaules.

- Je ne sais pas trop ce que je pouvais vous dire sur moi...je n'ai rien à cacher, tout ce que vous voyez autour de vous, c'est ma vie. Les animaux, c'est tout ce dont je pourrai parler. Parfois, je me dis que je n'existe pas vraiment...mais qu'au moins, je rends heureux quelques personnes, même si ce ne sont que des chiens, des chats et autres rongeurs.

Calmement, il alla voir le demi-loup qu'il caressa tranquillement, avec beaucoup d'amour. Que pouvait-il dire de plus ? Comment pouvait-on parler de quelqu'un d'aussi vide et sans but que lui ? Ils n'étaient pas sur un foutu site de rencontre où il pouvait tout bonnement dire : « je m'appelle Harry Downcry, j'ai 30 ans et j'adore les animaux, je peux paraître froid mais en vérité je suis une grosse boule d'amour qui rêve de famille et de romantisme, je ne suis pas chiant, mais je suis athlétique -en tout cas j'essaie mais je pratique bien la course à pied ». Après avoir déposé un bisou sur le front du demi-loup, il en revint à son médecin et s'assit au canapé où il l'invita silencieusement à s'asseoir à côté de lui.

- Ah, je peux vous dire qu'entre la cuisine, les animaux et ma passion des affaires criminelles, je ne suis pas très intéressant, pardonnez-moi.

Il se laissa aller à un grand rire joyeux, même s'il avait un peu peur de ne pas être à la hauteur devant ce chirurgien de talent, certainement très émérite et ayant davantage vu dans sa vie que lui.

© plumyts 2016


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Informations : Est né en Écosse. • Vient d'une famille de petits bourgeois. • Son père est pasteur. • A été abusé par sa mère pendant plusieurs années. • Santé fragile. • A passé quelques semaines à l'asile à cause de son homosexualité. • A un très fort caractère. • Arrogant parfois. • Se drogue. • Fume occasionnellement. • A tenté de suicider. • En a conservé les cicatrices sur son avant-bras. • A des marques de piqûre au niveau du coude.
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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Ven 20 Jan - 10:38



Not Tomorrow.

« Right now. »

Whitechapel, 1890.

David finit de manger à son tour, perdu dans ses pensées. Il se fit une réflexion plus approfondie de l’appartement dans lequel il se trouvait. Il appréciait énormément la touche vraiment personnelle que le vétérinaire avait apportée à l’endroit. Et cela le représentait bien. Du moins, pour le peu qu’il connaissait son interlocuteur. Et il devait avouer qu’un appartement décoré devait sûrement plus donner envie de se lever le matin que l’habitat austère dans lequel il vivait. Mais bon. Il n’avait jamais pris la peine de trouver meilleur logis, il était à côté de l’hôpital, et il jugeait qu’il n’avait pas suffisamment de personnalité pour décorer ses murs. Donc ces derniers étaient vierges et tout le reste n’était que gris… De toute façon, pour le temps qu’il y passait… Il n’y rentrait que pour dormir quand on ne lui demandait pas de passer la nuit à la morgue. Il soupira doucement, ayant un peu oublié ce qu’il se passait autour de lui, vu qu’il avait l’esprit complètement accaparé par faire ce point sur sa vie qui n’était peut-être pas des plus bienvenues dans un moment pareil. En effet, il était avait été invité par Harry, il avait donc l’occasion de passer une soirée avec une compagnie, plus qu’agréable qui plus est.

Harry se confia à lui, n’hésitant pas à lui avouer ce qu’il le pesait quotidiennement. David, qui s’était levé pour l’aider à débarrasser, le regarda avec attention, attentif. Le vétérinaire aussi, avait cette désagréable de n’être qu’un fantôme dans Londres, ne pas être si utile que cela après tout, même s’il sauvait des vies. Le chirurgien finit par baisser doucement les yeux, perdu de nouveau dans ses pensées et sur sa vie. Cependant, il avait trouvé Harry. Et Harry l’avait trouvé. Cela voulait-il dire qu’ils étaient destinés à trouver un but à l’existence de l’autre ? David eut un sourire timide et rougit comme un idiot à cette idée romantique débile qu’il s’empressa d’essayer d’oublier. Il espérait juste que le vétérinaire n’ait pas remarqué la rapide mais brève coloration de ses joues, ne voulant pas se retrouver un peu honteux face à lui. Déjà qu’il n’était pas des plus à l’aise d’être aussi intime avec quelqu’un. Même si, niveau intimité, on était des kilomètres de l’emploi normal de ce mot. Ils n’étaient nullement intimes en réalité mais les contacts humains ainsi étaient plus qu’excessivement rares chez David. Il n’avait donc pas l’habitude.

- Vous êtes tout pardonné, croyez-moi. J’aimerais au moins avoir autant de passions que vous.

Il sourit doucement et vint s’asseoir à côté de lui, comme le vétérinaire lui avait silencieusement proposé. Il eut un bref silence que le chirurgien se décida à percer. Après tout, Harry avait réussi à briser la glace en parlant un peu de lui, David pouvait très bien faire un effort.

- Vous savez, j’imagine très bien ce que vous ressentez… Enfin… Du moins, j’ai l’impression de ressentir à peu près la même chose que vous. N’être utile que parce que vous sauvez des vies, humaines ou pas…

Il eut un sourire amusé.

- D’ailleurs, en y repensant, je me demande si j’aurai préféré être vétérinaire plutôt que médecin.

Il reporta son attention sur son hôte.

- Les gens sont parfois très irrespectueux et absolument pas reconnaissants alors que les animaux le seront toujours. Ce n’est pas grand-chose mais au bout de quelques années, ça pèse… Mon travail me prend la grande partie de la journée, comme vous avez pu le constater, je ne suis guère social et donc mon nombre d’amis est proportionnel à ma facilité à m’ouvrir sincèrement aux gens. À part Amy, mon frère et… et vous…

Il baissa la tête, soudainement amuï par une brusque timidité qui laissa de nouveau ses traces rosés sur sa peau pâle.
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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Dim 5 Fév - 1:02



Not Tomorrow

« I missed you »

Whitechapel, 1890.

L'appartement d'Harry avait cet avantage indéniable d'avoir un canapé des plus confortables. C'était le minimum d'un homme au goût décoratif aussi prononcé. S'il ne savait très bien s'habiller, il savait par contre créer l'ambiance d'une maison pour la façonner à la perfection comme il le souhaite. Et ce qu'il souhaitait, c'était être confortable. A cette seconde, assis à côté de son médecin, il l'était. Libéré de la douleur que lui procurait sa main en train de guérir, il était plus à même de pouvoir savourer la présence de cette personna à ces côtés. Le jeu de chat et de la souris du tout début ne comptait même plus à ces yeux. C'était tellement rare de pouvoir parler avec des gens en dehors des cadres officiels qu'était la société en général. Même les visites à domiciles n'étaient que des rendez-vous médicaux. Mais à cette instant, après ce dîner des plus agréables, Harry se sentait avoir dépassé un stade dans ce qu'il avait l'habitude de faire. Jamais encore il n'avait été aussi loin dans l'apprivoisage d'un être humain depuis maintenant plusieurs années. Il en tremblerait presque s'il n'était pas en train de digérer.

- Je comprends ce que vous voulez dire, je vous...remercie beaucoup de votre confiance en moi...c'est extrêmement rare. Assez pour que je le souligne, à vrai dire.

Comme pour, tel qu'il l'eut dit, souligner ce qu'il venait d'énoncer, Harry leva la tête pour rencontrer le regard clair de son interlocuteur. Celui-ci pouvait alors voir l'éclat majestueux et terrifiant de ses iris jaunes, luminescent à la lumière des bougies. Un démon n'aurait pu avoir pareil éclat, largement accentué, comme je l'ai écrit juste au dessus, par les flammes mouvantes. A savoir si l'on pouvait en être charmé ou en être terrifié, la vie avait prouvé à Harry que l'on pouvait très bien croiser les deux cas de figures.

- Je n'aurai pas pu être médecin...ce n'est pas pour rien si j'ai abandonné ma carrière dans la police pour reprendre des études de vétérinaire, très jeune. Je n'aide mon père que par jeu, mais faire de la merde des humains mon métier, ha ! Très peu pour moi.

Il rit tout en s'étendant dans ce fameux canapé si confortable, aux coussins de toutes les couleurs un peu partout, recouvert parfois d'un par dessus de laine. Sa main fouillant parmi les coussins, il retrouva alors un vieux pull à lui, tricoté à la main. Tout sourire face à cette trouvaille, car en effet, il l'avait perdu depuis un long moment, le vétérinaire sifla à son demi-loup de venir à côté de lui. Déchirant ensuite les deux bras du pull, il fit monter les deux  pattes avant de la créature sur ses genoux par une simple tape de la paume de la main sur ceux-ci. "Je vais t'apprendre quelque chose de très amusant d'accord ? Laisse-toi faire !" Et ainsi, devant les yeux de David, il enfila le pull vert avec des fleurs roses à l'immense chien au noir pelage. C'était d'un comique à couper le souffle. Tout fier, Harry fit moult caresses à l'animal tout en l'embrassant.

- Mais oui c'est mon chouchou, mais oui c'est mon chouchou ! Oh mon bébé ! Il est pour toi ce pull désormais ! J'espère qu'il te plaira, c'est moi qui l'ait fait tout seul ! Oh oui mon bébounet d'amour, espèce de gros tas de poil !

Le grand garçon se redressa alors, tout heureux, bien que les joues rougies par la gêne. Il se gratta les cheveux, regardant David avec une pointe de pardon pour son comportement. Mais ce n'était pas vraiment un pardon. C'était plus un "désolé pour être ce que je suis mais bon, au pire c'est du pareil au même", déso pas déso. En admiration devant son chien-loup et son adorable médecin, il le regarda avec un sourire des plus tendres -le docteur, pas le chien.  Dans ses yeux se lisaient l'invitation silencieuse, la réponse ardente de sa question rhétorique.

- Franchement, comment pourrai-je être plus heureux ?

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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Mar 14 Mar - 14:38



Not Tomorrow.

« Right now. »

Whitechapel, 1890.

David regarda Harry s’allonger sur son canapé remplit de coussins, un peu en bazar, tout en l’écoutant parler. Il avoua qu’il n’aurait pas pu être médecin, ce que le chirurgien pouvait, malgré tout, allégrement comprendre. En effet, il concevait parfaitement le fait de ne pas vouloir s’embêter à régler les problèmes des autres humains et son souhait de ne pas devenir policier était donc parfaitement logique. Autant que le jeune homme fasse quelque chose qu’il lui plaise. Il repensa à Jonathan qui avait plus ou moins volontairement suivi le chemin de leur père et avait consacré sa vie à la religion, à aider spirituellement les gens. Quant à lui, il avait décidé de les aider physiquement. Cependant, le commentaire d’Harry raviva en lui une question qu’il ne s’était pas posée depuis longtemps. Pourquoi était-il devenu médecin ? Après tout, David était un individu peu social et relativement hautain et froid d’apparence. De plus, son séjour à l’asile lui avait laissé de profondes séquelles, physiques ou morales et il en était venu à avoir une haine profonde pour les gens en blouse blanche. Du coup… pourquoi en portait-il une ? Etait-ce parce qu’il était quelqu’un de brillant et qu’il avait choisi la facilité ? Après tout, il ne se portait pas lui-même dans son cœur.

Il soupira doucement, plongé dans ses pensées, n’arrivant pas à savoir ce qu’il devait faire de sa vie et pourquoi il avait ces choix. Au final, était-il heureux ? Non pas vraiment. Aurait-ce été différent s’il avait fait un métier différent ? Il avait des doutes. Quoiqu’eussent été les choses, le bonheur de David restait parfaitement utopique et inatteignable. Juste une vision idéalisée de la vie. Ses parents le lui avaient bien enseigné. Son père n’avait jamais vraiment montré l’ombre d’un sourire, même avant le suicide de sa femme et depuis cet évènement, son regard avait perdu toute vie, tout enthousiasme. Il regarda alors Harry à côté qui jouait à mettre un pull à son chien et il eut alors l’impression d’être de trop, étrangement. David avait un sentiment étrange en regardant ce vétérinaire jouer. Un sentiment de déception et d’indifférence. Une part de lui avait envie de s’accrocher à cet homme mais une autre était trop timide pour s’ouvrir complètement et lui avouer ses sentiments. Comme si une part de lui tentait de le protéger de l’attachement affectif afin d’éviter de revivre un drame comme celui de Jack. David était trop fragile émotionnellement pour affronter cela de nouveau.

Il regarda Harry revenir vers lui avec un faux sourire. Le vétérinaire, cependant, avait l’air tout content de son chien et posa une question à laquelle le chirurgien fut pris de cours. Il ne savait s’il lui disait dans un sens où il n’avait besoin de rien d’autre que son appartement, sa clinique et ses animaux, si c’était ironique, ou si c’était une invitation étrange à faire partie intégrante de sa vie. David fronça légèrement les sourcils mais lui sourit doucement, ne sachant quoi lui répondre car il penchait plus pour la première possibilité de son hypothèse. Que Harry lui indiquait clairement qu’il n’avait rien besoin d’autre pour son bonheur et cela renforça le mal-être du chirurgien, ce sentiment d’être juste un invité et d’être de trop dans cette grotte. Il eut une brève moue triste. A quoi aspirait-il de toute façon ? Son attirance pour le vétérinaire était indéniable mais voilà, son cœur semblait se fermer à cette possibilité de s’ouvrir à quelqu’un d’autre qu’Amy, Jonathan et Felix malgré lui. Il posa sa main sur son avant-bras marqué, caché par sa chemise. Il soupira et se décida à lui répondre, avec un sourire :

- Je l’ignore…

Il eut alors un regard amusé et lui sourit un peu plus, tentant presque le tout pour le tout, sans trop savoir où cela allait le mener. Il espérait juste de ne pas dire de conneries stupides et qu’il n’allait pas le regretter. De toute façon, s’il partait maintenant tout de suite, il allait le regretter. Mais, d’un certain côté, il le regrettait déjà, Harry donnant l’impression que ses animaux étaient plus importants que lui. Ce qui ne sera jamais le cas avec ses patients. Etait-ce de la jalousie mal placée ou l’envie d’être désiré par quelqu’un ? Il ne saurait le dire, exactement. Il inspira profondément et au lieu de soupirer, il lâcha :

- Mais peut-être que vous pourriez me le dire…?

Il le regarda droit dans les yeux, souriant, presque provocateur. Il ne savait pas trop ce qu’il faisait. A part vraiment tenter le tout pour le tout presque avec désespoir.
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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Sam 25 Mar - 17:53



Not Tomorrow

« I missed you »

Whitechapel, 1890.

Il n'en aura pas fallu longtemps à David pour que sa réponse fuse. Le médecin n'avait pas semblé bien amusé par les élucubrations fantaisistes du vétérinaire, et ce dernier en était bien triste. N'était-ce pas drôle à en perdre la voix que de voir un chien-loup, puissant et ténébreux, revêtir un pull ridicule et rempli de couleur acidulé ? Harry fit une petite moue et se rassit sur le canapé moelleux, attendant une autre réponse, celle-ci le peinant un peu. C'était une question rhétorique, elle n'avait pas tellement besoin de réponse autre que celle qui semblait pleine d'évidence. Le demi-canidé repartit s'allonger dans son confortable panier, entouré de coussin, et prit sa peluche dans la gueule. Déjà dormait-il d'un profond sommeil rassurant. Harry se rapprocha donc de son interlocuteur, tentant de lui sourire pour lui redonner un peu de joie. Mais si un chien en pull ne le faisait pas rire, qu'est-ce qui pourrait bien le faire ?! Il n'eut pas besoin de se poser davantage la question, car déjà son docteur personnel levait la tête en sa direction et plongeait son regard d'un splendide bleu dans ses propres yeux jaunis. La véritable réponse à la question fusa dans la même réciprocité rhétorique. Les lèvres d'Harry s'étirèrent un peu plus tandis que même un rire fusa entre ses dents. Ses yeux se firent rieurs tandis qu'il s'étira très lentement, fermant ceux-ci. Dans une parodie tellement clichée de comédie romantique, il plaça l'un de ses bras autour des épaules de David et le rapprocha de lui.

- J'ai cru que vous ne me le demanderiez jamais.

Sa tête se plaça juste contre la sienne, et il se demandait petit à petit s'il faisait bien. Peut-être était-il beaucoup trop sage ? Parfois, il valait mieux demander pardon que permission. Mais est-ce que cela se jouait-il aussi dans les relations humaines ? Harry aurait bien été incapable de le dire, lui qui n'avait jamais été très doué dans ce domaine. Alors tout ce qu'il faisait, c'était mettre tout son besoin d'amour et chaleur dans ce bras câlinant, serrant très fort ses épaules. De sa main toute juste bandée, il prit l'une des mains de David. Sauf qu'il ne la serra pas aussi fort qu'il ne l'aurait voulu, la faute à la douleur aigue que cela aurait pu engendrer dans ses nerfs. Etait-ce un coup de foudre qui les avait rapproché ou uniquement leurs solitudes conjointes ? Harry aurait bien été incapable de répondre, tout ce qu'il savait, c'était qu'à cette seule et unique seconde, il faisait ce qu'il voulait faire. Et son interlocuteur ne paraissait pas être contre, en tout cas pour le moment et à ce qu'il pouvait en voir. Cette simple incertitude déjà faisait battre son coeur de mille battements à la seconde, s'entrechoquant son sang et ses os dans un inaudible fracas. Il se décala alors un tout petit peu et dit à la suite, d'une petite voix peut-être un peu trop aigue pour être crédible:

- Ça, c'est quelque chose que je ne peux pas faire tout seul.

Harry déposa alors un tendre et timide baiser sur les lèvres du chirurgien. De l'homme extrêmement arrogant et prétentieux qu'il avait pu rencontré pour la première fois fois dans ce lit d'hopital, le vétérinaire se trouvait à présent être comme un petit adolescent qui embrassait pour la première fois. Une créature toute frêle qui prenait enfin la dimension que son corps longiline lui donnait.

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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Dim 11 Juin - 21:33



Not Tomorrow.

« Right now. »

Whitechapel, 1890.

Harry se rapprocha de lui, souriant et heureux. Cette vision était presque effrayante dans un sens et David se demanda s’il avait bien fait de laisser une telle porte ouverte pour le vétérinaire. Mais au final, il se dit qu’il fallait oser et prendre un minimum de risques dans la vie. De toute façon, que pouvait bien lui faire cet homme qui semblait si attentionné envers ses animaux et ses invités ? Il avait certes changé depuis leur première rencontre à l’hôpital. Ou alors ils avaient appris à mieux se connaître… Et pourtant, David avait quand même l’impression d’être toujours trop fidèle à lui-même ou au personnage qu’il se donnait. Le chirurgien froid et toujours sous-contrôle, gardant son calme dans toutes les circonstances. Il savait qu’il lâche un peu plus prise. Et Harry lui fit comprendre, dans un sens, que c’était ce qu’il avait attendu depuis un moment. Comme quoi, il avait raison parfois d’oser quelque chose. Cela faisait des années qu’on l’avait bridé et qu’il avait fini par se brider lui-même. Muselé, attaché, emprisonné d’une vie qu’on lui avait façonné pour lui et dont il n’était pas parvenu à sortir. Il nageait, la tête sous l’eau, à l’aveugle mais sur une ligne droite et continue.

C’est alors qu’Harry se rapprocha encore plus de lui, peut-être un peu trop pour un début avec David qui commençait à peine à émerger, ou à lâcher prise, tout dépend de la métaphore. Il eut l’impression alors d’entendre le cœur du vétérinaire tambouriner dans sa poitrine, à moins que ce ne fût le sien. Sûrement. Après tout, il y avait bien longtemps que David n’avait pas ressenti une telle émotion, une telle proximité avec quelqu’un. Depuis des années peut-être… Depuis qu’il avait assassiné le précédent en fait… Mais il se chassa rapidement l’idée de la tête. Hors de question de se pourrir l’esprit dans un instant pareil. Harry murmura quelque chose que David n’entendit pas, la tête concentrée sur autre chose. Puis vint ce à quoi il s’était attendu mais qu’il n’avait pas volontairement provoqué : un baiser. Un baiser sincère et tendre, bien que maladroit. Mais cette maladresse, sûrement liée à une certaine nervosité, avait quelque chose de très touchant. Mais David réfléchissait beaucoup trop. Il finit par fermer les yeux et répondre à son baiser ainsi qu’à ses sentiments partagés. Il avait réellement l’impression qu’il avait besoin d’Harry. Qu’il serait celui qui l’aiderait et le soutiendrait à jamais.

David poursuivit même le baiser. Oui, il osa le faire, voulant bien faire passer le message à Harry que oui, les hommes lui plaisaient. Que oui, il était prêt à s’ouvrir un peu plus au vétérinaire… Seulement, le passé revint trop vite. Des démons qu’il ne parvenait jamais à chasser, sa vraie nature. Les vieux fantômes qui continuaient de le hanter, que ce soit sa mère ou Julien, ce qu’il avait fini par tuer dans un accès de rage incontrôlé. Il ne voulait pas faire subir le même sort à Harry. Il ne voulait pas croire qu’Harry puisse être pareil que Julien, même si les chances étaient ridiculement minces. Il soupira, baissa la tête et recula doucement, l’air troublé. Il esquissa néanmoins un petit sourire au vétérinaire, essayant de le rassurer. À vrai dire, il ne savait pas ce qu’il faisait. Ses pensées étaient embrouillées, obstruées, dans l’incapacité à réfléchir correctement. Il regarda Harry. Il ne voulait ni fuir, ni le vexer mais encore moins précipiter les choses. Il aurait sûrement besoin de temps. Il continua de lui sourire et serra sa main, déjà dans celle d’Harry. Il murmura alors un timide :

— Merci…

Sûrement d’avoir pour l’instant la possible image de bouée de sauvetage dans sa vie trop longtemps gâchée.
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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Jeu 15 Juin - 0:06



Not Tomorrow

« I missed you »

Whitechapel, 1890.

Dans le ventre d'Harry, il y avait ces petites étincelles. Ce baiser, bien qu'il n'était pas non plus novice en la matière, et que malgré lui, il avait eu un ré-entrainement ces derniers temps, lui laissait une impression brutale fragilité et d'inexpérience. Il se sentait si petit, lui qui n'avait jamais levé la tête devant personne. En face de lui, un homme si beau, si doux. Le vétérinaire se sentait comme ailleurs, cela lui avait manqué, d'avoir une véritable relation. Qui commençait d'une rencontre, allait en apprentissage de l'autre, jusqu'à ce délicieux point culminant qu'ils venaient de franchir. Qu'il venait de lui faire franchir. Harry eut un sourire béat aux lèvres, ne sachant même plus où il devait regarder, ses lèvres ou ses splendides yeux étincelants ? Sa main serait bientôt guéri, il espérait pouvoir la réutiliser, à caresser ce visage si chou.

Enfin, s'il lui en laissait le droit, si tout ceci n'était pas inespéré, si ce n'était pas un rêve. Il n'avait pas de mal à croire qu'un homme puisse en aimer un autre, loin de là. Mais que quelqu'un puisse l'aimer lui, c'était beaucoup plus difficile qu'il n'y paraissait. A cette seconde, dans la fraicheur hivernale d'Octobre, il aurait voulu dire que tout serait à jamais fini de sa vie de célibataire endurcie. Il eut ce fol espoir. Lui qui n'avait jamais eu aucune limite dans la Loi, le jeune homme oublait trop rapidement quel était le destin normal des gens comme eux. Mais il n'y penserait pas. Surtout pas ce soir. A ce merci délicat, Harry déglutit en souriant encore plus si cela était possible. Presque timide et rougissant sur ses joues inexistantes, il baissa doucement la tête en gloussant quelque peu.

- Merci à toi...

De lui avoir laisser la chance de voir autre chose dans sa vie qu'un coeur froid réchauffé dans de l'argent pour seul compagnie dans son lit. Il y avait trop de romantismes dans le coeur d'Harry pour se contenter d'une telle chose. Et avec lui, il avait la sensation de peut-être avoir une relation normale. De ne plus penser à sa nécessité d'avoir une femme et des enfants, bien qu'il en rêve. De ne plus penser à ce Jack l'Eventreur qui hantait ses nuits aussi bien physique que mental, à cette lame perlant de sang qui défouraillait ses fantasmes les plus étranges et les plus paradoxales. Oui, avec ce simple petit chirurgien, il pourrait s'ouvrir à ce que son père songeait être une vie sociale normale. Ce serait si agréable. Avoir l'impression d'être véritablement aimé pour ce que l'on est. Avoir la sensation de se battre et de gagner une bataille sans pouvoir tout perdre en retour. Harry sourit comme un fou, et prit de sa main valide la main de David qu'il serra un peu plus, et redressa la tête en plongeant son regard doré dans le sien.

- Tu... tu souhaiterais dormir ici ce soir ...? Il ... fait nuit dehors, ce serait mieux. Enfin... si ça ne te parait pas... pas trop précipité.

Le toutout noir des Baskerville remua de la queue dans son charmant pull de toutes les couleurs, se roulant en boulent dans ses coussins après avoir bailler, parce que c'est toujours agréable de se faire remarquer par son maître. Harry sourit en le regardant et reposa son regard sur David, toujours sur David, dans ses yeux et son sourire. Comme une promesse de mont et merveilles, Harry fit d'un ton presque publicitaires, bien que très gêné:

- Tu verras, je sais plutôt bien faire des petits déjeuners !

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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Ven 16 Juin - 19:38



Not Tomorrow.

« Right now. »

Whitechapel, 1890.

David se tenait toujours prêt d’Harry, ne voulant pas le repousser. Un tel contact lui faisait du bien, même plus qu’il ne s’en doutait. De plus, pour une fois, cette affection, cet amour même, semblait être parfaitement réciproque, de la plus pure des façons, David ne voulait pas en demander plus pour l’instant. Il ne voulait pas précipiter les choses, il voulait prendre son temps. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas retrouvé un tel contact qu’il voulait savourer chaque instant en la compagnie du vétérinaire aux yeux jaunes. Ce dernier le remercia à son tour sans que David ne sache trop pourquoi. Peut-être venait-il lui aussi de lui sauver la vie des abysses de la solitude ? Peut-être se ressemblaient-ils plus qu’il ne l’avait imaginé ? Car il était indéniable que les deux hommes avaient des points communs. Mais se cachaient-ils d’autres similitudes ? Il garda sa main dans la sienne ainsi que la tête basse, tout comme lui. Il ne voulait plus penser à rien, ne plus bouger, rester ici pour l’éternité. Bon peut-être pas l’éternité, mais il n’avait pas envie que ce moment s’arrête. Pendant un instant, il eut l’espoir que sa vie puisse prendre un tout nouveau virage.

Harry brisa alors le silence pour lui demander de dormir ici, s’excusant de trouver cela précipitée comme offre. David lui sourit pour le rassurer. Il est vrai que c’était plus direct comme proposition mais il devait avouer qu’il avait raison. Il faisait nuit dehors et Jack ou pas, les rues ne restaient pas sûres. Surtout pour quelqu’un avec sa carrure qui n’avait absolument rien d’imposant. Donc oui, il dormirait ici. Mais comme il n’avait pas envie de précipiter les choses, il dormirait dans le canapé. Il était d’ailleurs un peu impressionné par ce nouveau contact, cette nouvelle proximité. Il n’était pas sûr de savoir toujours aimé et il voulait prendre son temps pour retrouver ses marques, ses repères. Il n’était plus du tout le même homme que quand il avait connu Jack, malheureusement… Il lui faudrait du temps pour qu’il puisse déterrer cet adolescent aimant et affectueux qu’il avait jadis été. Ses blessures n’avaient jamais réellement cicatrisé et il ne faisait pas grand-chose pour les effacer mais il avait cet espoir qu’Harry serait le baume pour tout oublier. Il lui sourit alors, cette pensée lui réchauffant son cœur glacé après toutes ses longues années d’une interminable solitude, à cet homme qui semblait incarner la lumière au bout du tunnel.

— Ce… Ce serait avec plaisir que de dormir ici.

Il marqua une pause, se demandant comment faire pour ne pas paraître trop brusque ou trop froid. Il voulait trouver les mots justes pour que son envie de prendre son temps soit comprise. Il voulait vraiment qu’une compréhension, qu’une complicité, qu’une confiance s’installent entre eux afin de partir sur des vraies bases pour quelque chose de durable. Bien évidemment, chacun aurait son petit jardin secret, lui le premier, il ne pouvait pas le nier. Mais sur ce genre de choses qui les concernait vraiment tous les deux, oui, il voulait prendre son temps. Il rajouta alors :

— Je ne t’embêterai pas, je dormirai sur le canapé… Reste dans ton lit… Parce que j’ai tendance à ronfler un peu, je tiens à te prévenir.

Il rit doucement, les joues rosées, un sourire timide mais honnête et franc. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vécu une telle chose. Refusant toujours de croiser son regard par timidité, il serra cependant sa main avec force et amour dans la sienne. Il releva les yeux vers lui, son regard azuré rencontrant le sien doré. Il lui sourit alors franchement, comme l’éveil d’une nouvelle ère.
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I'm scared to get close and I hate being alone. I long for that feeling to not feel at all. The higher I get, the lower I'll sink. I can't drown my demons, they know how to swim. Can you hear the silence? Can you see the dark? Can you fix the broken? Can you feel... can you feel my heart? ©️ by Sun
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MessageSujet: Re: Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini] Dim 18 Juin - 13:46



Not Tomorrow

« I missed you »

Whitechapel, 1890.

N'avait-il pas oublié que depuis le début, il avait fermé à clé le hall de sa clinique en bas afin de justement pouvoir le maintenir ici, dans la sécurité de son appartement et la copieusité d'un repas préparé par ses soins ? A croire qu'il avait tout prévu pour que tout se passe correctement et que tout s'était en effet bien déroulé, un véritable plaisir. Il n'en croyait à peine ses yeux. Il avait si proche de lui, la joie, la bonheur, la possibilité de retrouver un véritable amour à ses côtés. Quelque chose qui n'était pas payante et qu'on ne pouvait acheté, des sentiments. Harry, aussi bien qu'en caressant la main de David d'un air romantique, caressait également l'espoir d'un avenir meilleur, oubliant toutes les interdictions liés à leurs relations, lui qui avait la divine protection paternelle de la Loi. Lui souriant avec cet air si candide qu'on pouvait rarement lui retrouver, il fut tout rouge quand son interlocuteur si mignon accepta de dormir chez lui. Son coeur battait une chamade imposante, savourant cette proximité et cette réponse positive. Le toutou sombre et terrifiant remuait la quueue avec un grand sourire, gueule posé sur le plancher. Il était tout aussi heureux pour son maître que celui-ci paraissait l'être. Il pouvait sentir sa joie, et la partager donc tout aussi bien. De la même à dire qu'il pouvaite entendre les battements de coeur de son maître si tempétueux dans ses romanesques élans... il n'y avait qu'un pas.

Coeur qui se ralentit quand le chirurgien lui précisa qu'il dormirait sur le canapé, ce qui fit hocher la tête d'Harry dans un signe d'acceptation. Il était évident que chacun devait garder un peu leur distance, surtout après ce premier baiser si tendre, griller les étapes seraient la pire des choses. Même s'il ne savait plus comment les gens passaient à l'étape supérieure sans avoir l'impression de trop en demander. Il serait sage, promis. Le vétérinaire rit également à la notion du ronflement. Il aurait aimé dire s'il ronflait à son tour ou pas, mais il n'en savait plus trop rien. Décidément, que savait-il, que pouvait-il faire ? Il paraissait tellement paumé, même en ayant trouver un semblant de point de repère. Harry se permit alors de passer sa main tout juste rebandé dans les cheveux de David pour ensuite dire avec une voix d'un adolescent en train de muer:

- Aucun problème... tu as tous les coussins du canapé pour toi, je vais te chercher une couverture et une chemise pour dormir.

Se levant alors avec enthousiasme, il partit d'un pas décidé vers la chambre, suivit de près par le gros chien noir qui sauta sur le lit pour s'y mettre en boule. L'animal ne semblait pas prêt à laisser sa place au chirurgien, remarqua Harry avec un semblant d'humour. Mais il faudra bien qu'il apprenne à partager, le petit bougre ! Prenant tout ce qu'il fallait pour un sommet de qualité, dont une chemise de nuit rayé bleu et ocre à la verticale qui était déjà bien trop grande pour lui, il revint voir David et posa le tout sur le canapé, réarrangeant même les coussins pour un confort optimal. Il tenait à ce que David se sente comme un prince. Une fois tout ceci fait, Harry se rapprocha de lui et tout timidement, lui refit un bisous sur les lèvres.

- Bonne nuit...!

Avant de partir définitivement se changer dans sa chambre pour dormir, s'installant dans le lit pour ensuite faire un câlin à son chien qui lui léchouilla à son tour le visage. Il y allait définitivement y avoir un combat de qui mériterait le plus le lit du vétérinaire.

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Not Tomorrow - Downcry/Williams [Fini]

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