Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini]



 

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Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini]

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Joséphine E. Morel
Joséphine E. Morel

Âge : 23
Emploi : Officiellement aucun, officieusement romancière.
Informations : Fiche de présentation
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♦️♦️♦️
Eugène Morel est le pseudonyme utilisé pour signer ses romans.
❤️ Joséphine est féministe et fait de ses convictions le sujet principal de ses romans.
☂️ Habite la demeure du cousin de son père, M. Devlin Stanton, dans The Strand.
☠️ Afin de mousser son inspiration pour ses romans, Joséphine s'habille parfois en homme pour se promener incognito dans les rues de Londres.
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MessageSujet: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Icon_minitimeMar 6 Déc - 4:44



Once upon a century...

  « I wish for this night-time
To last for a lifetime »

 
Westminster, par une nuit de brouillard, 1890

  - « J’ai entendu dire qu’il y aurait eu un meurtre… »
- « Ce n’est pas ce que m’a raconté Alexander! »
- « C’est vrai! Alexander est arrivé en premier et il aurait vu une créature se sauver par les toits! »
- « Il ment! Ce serait le boulanger qui serait mort! »
- « Le boulanger? Vous en êtes certain? »
- « Mais vous n’y êtes pas du tout! C’est une femme qui est morte, j’ai entendu crier! »
- « Oh vraiment? Et vous ne lui avais pas porté secours? »
- « C’était une créature je vous dis! »

Ma curiosité me pousse à m’approcher de l’attroupement de gens qui se tiennent près d’un cordon de policiers afin de me mêler à leur conversation. Personne ne semble me remarquer; fidèle à mon habitude, je suis vêtue des vêtements du cousin de mon père, chez qui j’habite depuis près d’un mois, Monsieur Stanton. Madame McIntire, la domestique de ce dernier, a bien voulu me prendre certains de ses vieux habits et les a ajustés à ma taille. Je ne lui en serai jamais suffisamment reconnaissante. Outre le fait que ces vêtements me permettent de me déplacer dans les rues de Londres sans attirer l’attention d’hommes de peu de vertu sur ma personne, ils me font jouir d’une liberté que je ne pourrais imaginer avec un corset et un jupon! Le tissu de la chemise, collé sur ma peau nue est une sensation des plus merveilleuses et que dire de ces pantalons! Parfois j’imagine quelle serait ma vie si je décidais d’adopter la mode masculine au quotidien et je suis rapidement confronté à la réalité; s’il n’est pas accepté pour une femme d’écrire comme un homme, je doute qu’une femme s’habillant comme un homme ne le soit davantage!

Quoi qu’il en soit, je m’éloigne légèrement du groupe de pipelettes après avoir entendu tout ce qui était digne d’intérêt. Aussitôt, j’aperçois une silhouette familière; Devlin Stanton. Mon cœur manque un battement alors que je suis prise de panique : ce dernier ne doit pas me voir! Je baisse légèrement les yeux et tourne les talons lorsque je sens une truffe humide contre ma main. Surprise, je sursaute légèrement, mais je n’ai pas peur; je reconnais facilement cette marque d’affection de la part d’Athos, le chien de Monsieur Stanton. L’ignorance intentionnelle que je lui porte le fait réagir : Athos se met à couiner doucement. « Chut… ». J’essaie de me dissimuler parmi les gens qui discutent encore du meurtre lorsque j’entends un sifflement. Je jette un regard derrière moi et m’aperçois qu’Athos a rejoint son maitre. Je soupire; cette brave bête a bien failli révéler ma présence au cousin de mon père. Je n’ose imaginer ce qui aurait se passer si Monsieur Stanton s’était intéressé à ce qui attirait son chien.

- « Vous allez bien jeune homme? Vous êtes bien pâle… ».
- « J’ai bien cru que ce chien allait vous attaquer! »
- « Je suis d’accord, il avait une lueur rouge dans les yeux et de l’écume sur le bord de la gueule! »
- « Il avait la rage moi je dis! »

Je fronce les sourcils, mais n’ose rien ajouter; si ces gens sont capables de déformer ainsi la réalité, je ne veux pas savoir ce qu’ils feraient de mes paroles… Je décide donc de prendre congé de ces gens et de rentrer à la maison; je dois simplement éviter d’arriver en même temps que Monsieur Stanton! Idéalement, en supposant qu’il se dirige directement vers la maison également, si je marche d’un pas rapide en prenant quelques raccourcis que j’ai appris à connaitre, je pourrais être dans mes appartements avant son retour… Et s’il rentrait en fiacre? Je n’ai pas une minute à perdre!

Le long manteau sur mes épaules flotte derrière moi alors que je cours presque en faisant bien attention de ne pas me tromper de chemin; la nuit est sombre et un épais brouillard limite ma vision. D’une main, je retiens le chapeau sous lequel se cache ma chevelure rousse; il ne faudrait tout de même pas que je le perde… Je jette un regard par-dessus mon épaule et lorsque je tourne les yeux pour regarder devant moi, je n’ai le temps que de voir une gueule grande ouverte à quelques centimètres de mon visage alors que deux énormes pattes se posent lourdement sur ma poitrine, me faisant perdre l’équilibre. Je tombe au sol sans aucune élégance alors que la bête féroce se tient au-dessus de moi, me tenant plaqué au sol comme si j’étais un bandit qu’elle venait d’attraper, mais le chien ne m’attaque pas; Athos m’a reconnu et compte bien ne pas me laisser me sauver de lui une fois de plus. Sa langue visqueuse vient lécher ma joue, puis mon nez, puis l’autre joue… Je me débats du mieux que je peux pour ne pas subir l’amour de cette bête de 40 kilos, mais c’est peine perdue d’avance. Le doberman me donne des coups de tête puissants; croit-il réellement que je suis en position de jouer avec lui? Alors que je réussis à pousser Athos, je me tourne, ventre contre le sol, pour essayer de me relever, mais devant mes yeux, au niveau du sol, je vois une paire de chaussures et je devine rapidement qu’au-dessus de celles-ci, doivent se trouver des chevilles qui elles-mêmes, doivent être rattachés à des mollets... Et bien en haut de ces chaussures, j’imagine le visage de l’homme qui les porte fièrement. Quelques mèches de cheveux me chatouillent le bout du nez; je ne peux même pas essayer de me cacher; mes cheveux sont à découvert.  

Athos revient à la charge, me sautant dans le dos, ce qui m’empêche de lever les yeux vers l’homme qui se tient debout devant moi; pendant quelques instants, j’espérais presqu’il s’agisse d’un inconnu, mais je sais très bien qu’Athos n’aurait pas ce genre de comportement s’il ne se retrouvait pas en compagnie de sa famille. Car oui, depuis près d’un mois, ce chien est le meilleur ami qu’il ne m’a été donné d’avoir! Bien entendu, je ne laisse pas voir à son maitre que j’affectionne autant sa vilaine bête; je me fais un mot d’ordre d’exprimer en toute circonstance l’amertume que je ressens de vivre chez lui, à Londres, plutôt qu’au Canada parmi les sauvages!

Le doberman, après m’avoir bien léché derrière les oreilles, me laisse enfin respirer et va se poster à la droite de son maitre. Je ne me fais pas prier pour me remettre sur mes deux jambes, non sans maudire intérieurement cette situation que j’aurais souhaité ne jamais devoir vivre. Néanmoins, j’ai tant redouté ce moment que je me suis préparée! J’ai déjà imaginé ce que je pourrais répondre au cousin de mon père si l’envie lui prenait de me faire la morale. Je lève les yeux vers son visage que je n’arrive pas à déchiffrer, je le défie presque du regard. Content de me voir debout, Athos vient se mettre entre son maitre et moi pour être certain d’avoir toute notre attention… Ou alors, il pressent la suite des évènements et espère attirer notre attention afin de calmer le jeu… Brave bête, mais je n’ai pas peur de Monsieur Stanton! Je continue de fixer les prunelles foncées de ce dernier en me mordant l’intérieure de mes lèvres. Athos s’éloigne, mais revient rapidement avec le chapeau qu’il m’a fait perdre dans la gueule. Sans détacher mon regard meurtrier de celui de l’homme qui a eu, malgré tout, l’amabilité de m’offrir le confort de sa demeure, je prends, à bout de doigts, le chapeau de la gueule d’Athos, le secoue légèrement et viens le replacer sur le dessus de mon crâne. Je jure que s’il se met à rire de moi, je lui fais avaler sa langue!

 
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Devlin Stanton
Devlin Stanton

Âge : 35
Emploi : Détective / Gentleman-Cambrioleur / Chasseur de créatures surnaturelles.
Informations : -1m75 (5’’74), 73 kg (167 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat et la rapière.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Icon_minitimeMer 7 Déc - 6:42



Once upon a century...

 « Certains soirs, il vaut mieux demeurer dans le brouillard! »

 
Westminster, par une nuit de brouillard, 1890

L'enquête avait été menée de bonne manière et un peu de repos ne me ferait pas de mal.
Je prends la décision de rentrer à pied: un peu de marche me fera le plus grand bien, comme si je n'avais pas assez couru pour aujourd'hui!
Justement, il me fallait décompresser!

Beaucoup de choses avaient changé, dans ma vie, ces derniers temps… et marcher me permettait de réfléchir à tête reposée: Jack l'Eventreur semblait faire sa réapparition, ou un imitateur… le meurtre de Mme Arlenwood avait été résolu, commandité par son mari, et exécuté par ce gagne-petit de Bill Flemming…. et cela ferait bientôt un mois que j'avais accepté d'héberger chez moi la fille de mon cousin…
Hum? Pourquoi je range ce fait dans la même catégorie que les précédents?

Probablement parce qu'il le faut!
Franchement, la famille… pour vous tendre des pièges, elle s'y entendait!
Joseph m'avait prévenu que sa fille faisait dans l'écriture… dans un style d'écriture peu accepté quand des femmes s'y adonnent, mais par contre, il avait complètement sous-estimé sa progéniture!
Dans le genre esprit de rébellion, elle faisait fort, derrière ses petits airs fragiles, cette enfant… ou cette jeune femme, selon!
D'accord, je veux bien rendre service, mais bon… il devrait savoir que je n'ai pas de prédispositions à supporter une femme, sinon je serais marié depuis longtemps!

Et celle-là était pire: J'étais obligé de faire à peu près bonne figure, car c'était un peu la famille, ce qui relevait de l'exploit!

Joséphine n'est pas la plus forcenée du genre que j'ai croisé, mais ça va, elle se situait en bonne position sur l'échelle de "M'épuiser" avec ses petites attitudes de gamine trop gâtée!
Et pourquoi je me mets à penser à elle?.. De toute évidence, ce problème intéresserait les psychiatres, surement m'a-t-elle traumatisé? Ou le simple fait que je rentrais chez moi? Ou alors, elle me rappelle… l'Autre?
Pourtant elles sont bien différentes! Au moins, Joséphine n'est pas une criminelle, sauf aux yeux des gardiens de la bonne éducation qui cible précisément la place des femmes dans la société! Mêmes gardiens qui me cloueraient au pilori pour d'autres raisons.

Il faut que je chasse cette mauvaise image de mon esprit… ainsi que celle de ma pupille agaçante sur le fait que le Canada aurait été mieux qu'ici et qu'elle n'a pas demandé à venir! En cela, je suis d'accord avec elle! Mais j'ai accepté d'aider Joseph et je ne reviendrai pas là dessus!
Je hume le brouillard environnant
J'aime le brouillard londonien, assurément. On le moque souvent, en France, racontant qu'on a du brouillard tout le temps, sauf quand il pleut!
Certes, ceci est faux et Londres connaît de magnifiques journées ensoleillées… de temps en temps!
Je ris légèrement à ma propre pensée, mais le brouillard est apaisant: il pose un voile de mystère agréable!

Athos marche tranquillement à côté de moi lorsqu'il se met à lever le nez… Encore?!...
Ca fait 2 fois en 10 minutes!
Je m'arrête et écoute: le brouillard est une arme, en soi. S'il diminue la visibilité, ce point oblige à mieux exploiter ses autres sens, en particulier l'ouïe.
De plus, on entend mieux dans le brouillard: un scientifique a dit, un jour, que c'était dû à l'augmentation de l'humidité, donc d'oxygène, l'eau en contenant plus que l'air!

Des bruits de pas dans la rue parallèle… ca se rapproche, et vite, mais ça semble léger. Mais Athos frétille de la queue et tire la langue, signe qu'il veut jouer!
Mais enfin, avec qui? Les seuls avec lesquels il s'entend comme ça sont les McIntire!

Je veux en avoir le cœur net et je me penche vers mon chien:
-"Athos? Jouer? Jouer? Qui ça? Va!" Je lui tapote à peine le flanc en l'encourageant à rejoindre les pas! Il part comme une balle, tout joyeux que je le laisse s'amuser et je suis à distance.
Les volutes de brouillard me montre qu'un très léger vent vient de ces rues où mon chien se précipite silencieusement: il a entendu, mais aussi senti une odeur qui lui était familière, et je me demande bien laquelle…
Qui peut ainsi attirer l'attention de mon animal?

J'entends le bruit de l'impact, une personne vient de rencontrer Athos… ou plutôt l'inverse, mais le résultat doit être le même et… un cri de surprise?... féminin???!
Je presse le pas et vois une forme au sol, assaillie par les élans d'affection du Doberman.
Cette chevelure…? Non mais c'est pas croyable! C'est impossible!
Et pourtant, lorsque la "chevelure" relève la son visage vers moi, il n'y a aucun doute possible! Joséphine!!!

Bonté Gracieuse! Mais comment est-ce possible qu'elle soit dehors alors que je lui avais interdit de sortir seule le soir…? Et en plus dans une tenue…. d'homme?!
Mais cette fille est un cauchemar ambulant!

Athos la libère et elle se relève… et ose soutenir mon regard?! Elle me désobéit et me toise, maintenant, de ses petits yeux émeraude?

J'ai tout essayé pour la ramener dans le "droit chemin", mais rien n'y fait: fermeté, psychologie, sociologie, darwinisme… à peu près tout ce que j'avais dans mon arsenal. Je me dis parfois que je suis à 2 doigts de l'expédier au Canada dans une caisse avec un mot à Joseph: "Débrouille-toi!"
Là, cette idée saugrenue me parait des plus appropriées, en fait!

Mais la voilà devant moi, les cheveux mis en désordre, les vêtements tout autant, par la faute d'un chien joueur, à planter son regard dans le mien.
En fait, les seules solutions que je n'avais jamais envisagé sont le châtiment corporel… bien tentant… et le sarcasme.

Je commence à parler, avec un sourire moqueur, en Français, tandis qu'elle réajuste son chapeau rapporté par mon chien:
-"Tiens donc, mais qui voilà?
Je comprends que les femmes adorent les corsets: dès que le tissus est souple, ça n'est plus capable de s'habiller correctement!
Alors, Cendrillon, où avez-vous déniché cette superbe robe de bal?"

Je me penche légèrement avec un petit rire presque cruel:
-"Alors? Comment dois-je vous appeler? Joséphine? Joseph Jr? On s'y perd un peu, avec cette… tenue!" Avant de me redresser.



 
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Icon_minitimeLun 19 Déc - 3:57



Once upon a century...

 « I wish for this night-time
To last for a lifetime »

 
Westminster, par une nuit de brouillard, 1890

Je suis furieuse que mon petit secret ne le soit pas demeuré plus longtemps et même si Monsieur Stanton n’y est, techniquement, pour rien, il me fait plaisir de le détester pour cela! Mes yeux ne se détachent pas des siens, comme si j’essayais de l’intimider, de remporter cette joute où un seul de nous pourrait s’en sortir vivant. Malheureusement pour mon orgueil, j’avais devant moi un adversaire de taille qui n’était pas prêt à abandonner si facilement… Je vois les commissures de ses lèvres s’étirer puis se soulever lentement alors que je sens la colère mettre mon estomac sens dessus dessous! Il n’osera tout de même pas sourire! Je fronce les sourcils alors qu’un sourire moqueur illumine son visage. Je déteste cet homme! Le coup fatal est porté au moment où, avec arrogance, Monsieur Stanton ose m’adresser la parole en français. Je fulmine! Je suis insultée qu’il utilise ma langue maternelle pour se moquer de moi : « Tiens donc, mais qui voilà? Je comprends que les femmes adorent les corsets: dès que le tissu est souple, ça n'est plus capable de s'habiller correctement! Alors, Cendrillon, où avez-vous déniché cette superbe robe de bal? ». Mes poings se serrent, de chaque côté de mes hanches et ma respiration se fait plus profonde. Je mordille l’intérieure de mes joues afin de retenir un flot de paroles qui ne serait que sanglant. Mon regard assassin soutient celui du cousin de mon père alors que ce dernier se penche légèrement vers moi, laissant un rire cruel s’échapper de ses lèvres. Ignorant visiblement les limites à ne pas franchir, Devlin, puisque tel est son prénom, ouvre à nouveau la bouche et dit : « Alors? Comment dois-je vous appeler? Joséphine? Joseph Jr? On s'y perd un peu, avec cette… tenue! ». C’est alors que, sans réfléchir, je lui réponds, en français, sur un ton qui m’aurait valu une sévère réprimande de la part de mon père : « Ne m’appelez pas! Ni par mon prénom ni par aucun autre nom qui pourrait vous traverser l’esprit! Je suis peut-être, légalement, sous votre autorité jusqu’à ma majorité, mais sachez, Monsieur, que… ». Je me suis approchée de Monsieur Stanton et Athos ne semble pas apprécier la tournure de cette non-conversation. Il grogne en se positionnant bien droit entre son maître et moi. Je suis déstabilisée et me recule en détachant mon regard du visage de Monsieur Stanton pour la première fois depuis de longues minutes. Je regarde maintenant Athos. Une partie de moi se sent trahie par cette loyauté envers son maître, mais je ne peux en vouloir au pauvre chien…

Devlin a gagné.

J’avale difficilement cette défaite et tourne aussitôt les talons. Dos à l’homme et à son chien, je lève les bras vers le derrière de ma tête et entreprend de cacher à nouveau ma chevelure sous le chapeau rapporté plus tôt par Athos. Dès que c’est fait, j’ajuste mes vêtements, me racle la gorge et tourne la tête par-dessus mon épaule; je croise le regard de Monsieur Stanton : « Je connais le chemin du retour, il vous est donc inutile de me suivre! ». Je regarde devant moi et me mets à marcher quelques pas avant de siffler entre mes dents : « Si vous me suivez… ». J’inspire profondément en accélérant légèrement le pas. Je n’ai aucune raison valable de détester cet homme, je le sais bien, mais c’est plus fort que moi! Je ne supporte pas de devoir vivre chez lui alors que je suis amplement capable de prendre soin de moi-même!

J’entends des pas derrière moi : « Je vous ai dit de ne pas me suivre! ». Je me tourne et instinctivement, étire les bras dans une poussée involontaire, mes paumes percutant le torse de l’homme. La surprise lui fait perdre légèrement l’équilibre et lorsqu’il lève les yeux vers mon visage, je constate avec horreur qu’il ne s’agit pas de Monsieur Stanton! L’homme étouffe un petit rire en me détaillant rapidement du regard; ses yeux bleus se posent un instant vers ma poitrine dissimulée derrière mes vêtements d’hommes puis il me sourit avant de faire un pas vers moi. Je m’aperçois que je lui ai parlé en français en croyant qu’il s’agissait du cousin de mon père. « N’approchez pas! » dis-je en anglais cette fois, en reculant d’un pas. L’homme lève les mains devant lui, ses paumes tournées vers moi, mais tente d’approcher une fois de plus dans ma direction. Je ne connais pas les intentions de cet homme, mais j’imagine déjà le pire…


 
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In restless dreams I walked alone
   Because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping. And the vision that was planted in my brain still remains, within the sound of silence.
   
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-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
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-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat et la rapière.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Icon_minitimeMar 20 Déc - 1:19



Once upon a century...

 « La pire des chutes est celle de ses certitudes! »

 
Westminster, par une nuit de brouillard, 1890

J'observais la jeune fille qui me tenait tête. Ses yeux dardaient encore plus de colère qu'à sa découverte. On sent d'ici qu'elle rêverait de m'écorcher vif.
Cela me fait sourire encore plus, la défiant de s'y essayer

« Ne m’appelez pas! Ni par mon prénom ni par aucun autre nom qui pourrait vous traverser l’esprit! Je suis peut-être, légalement, sous votre autorité jusqu’à ma majorité, mais sachez, Monsieur, que… »

Mais elle ose me répondre, la malpolie! Voilà là une attitude que je déplore.
Mon chien s'interpose, estimant que le ton de Joséphine à mon égard est un geste agressif. Brave bête!
Elle est désarçonnée par ce comportement tandis que je me contente de garder mon attitude droite, penchant la tête légèrement de côté, attendant l'attaque qui ne vient pas!

Elle a détaché son regard, elle a perdu, et elle le sait: soutenir l'autre est autant une affaire de volonté que de calme. Athos l'avait déconcentrée.

Pourtant, je devrais la punir pour m'avoir désobéi, pour m'avoir manqué de respect à l'instant… n'importe qui le ferait, mais ce n'est pas mon style!
On peut pas dire que je suis un tyran: elle a plutôt les mains libres, chez moi… un peu trop, de toute évidence! Mais elle a trop de fierté, trop d'orgueil… trop rebelle. Je sais ce que j'ai promis à Joseph, mais ce qu'il me demande, c'est au dessus de mes capacités! Je ne la ramènerai pas dans le "droit chemin"… et sa seconde lettre… Seigneur!
Cette gamine m'exaspère au plus haut point! Elle bouleverse mes habitudes, corrompt Mme McIntire qui était si parfaite avec ses idées subversives... un jour, je vais lui flanquer une fessée, et elle ne l'aura pas volée!

Pourtant, je ne dis rien… je sais que mon silence, mon sourire désinvolte et froid sont mes armes les plus redoutables, mais Dieu que ça me démange!

« Je connais le chemin du retour, il vous est donc inutile de me suivre! »
. Je la regarde partir avec ce semblant de fierté, presque admirable, sans sourciller ni parler, une fois de plus. Pas que je ne sache quoi répondre, mais je n'en ai juste pas envie. Cette fillette m'exaspère mais ce n'est pas le lieu pour une réprimande en coupe réglée!
« Si vous me suivez… » Siffle-t-elle, comme une vaine menace.

Je lui laisse prendre une trentaine de mètres d'avance et regarde mon chien qui l'observe et me regarde d'un air de dire: "Hey! Tu vas pas la laisser toute seule, quand même?"
Je me met à marcher d'un pas de velours, silencieux dans les brumes

Soudain, une forme se met entre nous et la suit… le genre de forme dont il ne faut rien attendre de bon.
« Je vous ai dit de ne pas me suivre! » j'entends. Elle croit que c'est moi?! Je n'aime pas cette forme, surtout par les temps qui courent.
« N’approchez pas! » Elle parle en anglais! Elle a réalisé que c'était un inconnu. Je la voit reculer, je vois l'autre tendre les bras vers elle. J'ai décelé un léger rire qui n'augure rien de bon.
Je ne pense pas qu'il s'agisse de quelqu'un de bien intentionné, ni même de neutre, car il aurait parlé, au moins pour tenter de la rassurer!
Surement un ladre qui nous a entendu, a capté le timbre féminin de Joséphine et semble avoir envie d'en profiter.

-"Stab!" Fais-je doucement! Athos, qui n'en attendait pas tant, se rue sur mon ordre de neutraliser celui qu'il regarde
Pour cet homme, la forme surgie du brouillard en grognant devait faire l'impression de l'apparition du Hellhound ou du Chien des Baskerville.
Peu importe pour moi: Athos se jette sur l'inconnu, le reversant et faisant montre de sa force remarquable, arrachant la veste de l'homme et le ballotant dans tous les sens tandis que je rejoint la jeune femme en marchant, regardant la scène d'un œil froid.
Un couteau tomba de sa veste dans la bousculade, je me penche et le ramasse

-"Quand je vous dis de ne pas sortir seule le soir, ce n'est pas pour faire le méchant homme, c'est pour votre propre sécurité. Athos! Stop!"
Immédiatement, mon chien lâche sa proie et me rejoint.
-"Mais nous en discuterons à la maison, si cela ne vous dérange point!"
Je tourne mon regard vers l'homme… ce serait trop beau, je doute que ce soit Lui… Ca me semble plus un voleur ou un type aux intentions mauvaises sur la vertu des femmes.
-"Qui êtes vous, cher ami? Et que vouliez-vous à cette personne avant que je ne vous interrompe? Evitez de me mentir ou je vous châtierai… et évitez, surtout, de vous enfuir, sinon mon chien vous poursuivra, vous rattrapera… et vous tuera!" fais-je, glacial, en jouant négligemment avec l'arme de ce triste sire avant de la briser d'un coup violent contre le mur derrière moi, lui faisant réaliser qu'il était dépourvu de défense si jamais Athos décidait de l'exécuter.

 
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Icon_minitimeMar 20 Déc - 13:27



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Westminster, par une nuit de brouillard, 1890

Je ne suis pas terrifié par cet homme, je tiens à le dire! J’ai plus d’un tour dans mon sac pour me protéger devant un potentiel agresseur… enfin, j’espère qu’il n’en est pas un, cela me faciliterait la tâche. Je lève une main vers l’homme pour lui imposer d’arrêter d’avancer vers moi; cela semble l’amuser, mais il n’avance pas plus. Il se contente de me sourire puis je vois les traits de son visage se détendent alors qu’il ouvre la bouche pour parler : « Je ne vous veux aucun mal… ». Je ne sais pas pourquoi, mais cette simple phrase me calme et je le crois sincère; après tout, il ne semble pas bien méchant et est plutôt joli garçon. S’il est vrai que les yeux sont le reflet de l’âme, ce dernier doit avoir la plus belle d’entre toutes! Ses iris bleus me fixent et je suis si hypnotisé par son regard que je ne vois pas l’ombre qui court vers nous et qui bondit sur l’homme.

La surprise est grande pour nous deux; l’homme vient de se faire attaquer par Athos et alors qu’il se met à crier après la bête pour qu’elle le relâche, je joins ma voix à la sienne afin d’essayer, en vain, d’arrêter le doberman. Dans le chaos, une silhouette vient se placer près de moi, dans un calme terrifiant; je n’ai pas besoin de me tourner vers cette dernière pour la reconnaître! « Quand je vous dis de ne pas sortir seule le soir, ce n'est pas pour faire le méchant homme, c'est pour votre propre sécurité. Athos! Stop! ». Le chien arrête de balloter le pauvre homme d’un côté et de l’autre et va rejoindre son terrible maître. Sans écouter les paroles moralisatrices de mon protecteur, je me jette à genoux aux côtés de l’homme qui reprend son souffle péniblement. Dans l’action, je n’ai pas remarqué le couteau qui est tombé de l’une de ses poches et je dois avouer qu’en ce moment, je suis plus inquiète pour lui que pour ma propre sécurité.

« Qui êtes-vous, cher ami? Et que voulez-vous à cette personne avant que je ne vous interrompe? Évitez de me mentir ou je vous châtierai… et évitez, surtout, de vous enfuir, sinon mon chien vous poursuivra, vous rattrapera… et vous tuera! »

Je lève les yeux vers Devlin alors qu’il brise la lame du jeune homme sur le mur derrière lui. Ce petit numéro me déplait au plus haut point! Je comprends qu’avec le métier qu’il exerce, il se doit d’être imposant et intimidant, mais a-t-il toujours besoin d’en faire tout un numéro de force? Trouve-t-il un certain réconfort à se montrer impitoyable et méchant? Je suis dégoutée par les évènements et le fait qu’il m’est finalement suivi y est pour quelque chose. J’aimerais lui dire ma façon de penser, mais mes yeux parlent pour moi. L’homme tousse et lève enfin la tête vers Monsieur Stanton afin de lui répondre : « S’il vous plait! Monsieur, tenez votre chien… ». La voix de l’homme est tremblante et il tourne les yeux vers moi, toujours à genoux auprès de lui. « Je suis désolée, mademoiselle… ». Il vient de s’exprimer en français et cela m’attendrit. Je déteste encore plus Devlin pour cela alors que je sens une certaine forme d’affection naître pour ce pauvre homme. Ce dernier me sourit tristement avant de tourner les yeux vers le véritable monstre ce soir : « J’ai aperçu quelque chose tomber, derrière elle, que je croyais être un homme, et j’ai voulu le lui remettre... C’est la vérité! Je le jure sur la tête de ma défunte mère… ». Ces dernières paroles me vont droit au cœur; il est impossible de jurer sur la tête de sa mère à moins que de dire la vérité! Il n’en faut pas plus pour que je lui accorde mon entière confiance. Avec difficulté, le jeune homme dirige sa main vers l’une de ses poches et en retire une broche plutôt jolie. Il est impossible que cet objet soit à moi; j’ai peut-être marché dessus et le bruit a attiré l’attention de l’homme qui a cru que c’était à moi… Cela est plus probable! Néanmoins, je me garde bien de le dire à haute voix pour ne pas empirer la situation de l’homme; Devlin y verra là la preuve du mensonge et mettrait à exécution sa menace! Je ne peux le tolérer! Sans récupérer l’objet, je m’adresse à Monsieur Stanton, sans néanmoins le regarder : « Vous avez envoyé votre chien attaquer cet homme innocent… est-ce ainsi que vous obtenez les aveux des hommes que vous traquez? ». J’insinue que Devlin réussit à conclure ses affaires par de faux aveux sous la menace et je dois admettre que c’est ainsi que j’avais toujours imaginé les enquêtes de mon protecteur; cette fois, j’en ai simplement la preuve.

J’aide l’homme à se relever; Athos ne lui a pas fait de grâce malgré qu’il ne fût pas au maximum de sa puissance. Le jeune homme pose alors ses yeux sur la lame brisée par Devlin et je crois voir dans son regard de la tristesse. Effectivement, il baisse alors les yeux et dit, d’une voix tremblante : « C’était le couteau de mon père, le dernier souvenir que j’avais de lui… Il me l’avait offert le jour de mon dixième anniversaire de naissance pour me protéger… ». Malgré mon niveau d’anglais à perfectionner, je comprends chacun des mots du jeune homme et cela me blesse, une fois de plus. Une petite voix me dit que cet homme semble chercher à me toucher émotionnellement pour être épargné par Monsieur Stanton, mais je ne l’entends pas; la colère que j’éprouve pour Devlin est trop grande! Étant moi-même très attachée aux derniers souvenirs me restant de ma mère, je comprends la détresse de ce pauvre homme et ne peux retenir une larme silencieuse qui glisse sur ma joue et vient mourir sur mes lèvres. L’homme la remarque et me sourit tendrement en levant une main vers mon visage afin d’y essuyer la larme. Normalement, ce geste m’aurait paru fort déplacé, mais je ne dis rien; cet homme a déjà eu son lot d’émotions pour ce soir et si cela lui fait plaisir de caresser ma joue, qu’il la caresse!


 
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Devlin Stanton
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Âge : 35
Emploi : Détective / Gentleman-Cambrioleur / Chasseur de créatures surnaturelles.
Informations : -1m75 (5’’74), 73 kg (167 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat et la rapière.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Icon_minitimeMer 21 Déc - 4:24



Once upon a century...

 « La pire des chutes est celle de ses certitudes! »

 
Westminster, par une nuit de brouillard, 1890

Je me fais foudroyer du regard par Joséphine. La pauvre a eu peur lorsqu'Athos lança son attaque et, surtout, remarqua qu'elle ne pouvait pas l'arrêter dans ce genre de circonstance.

Je ne suis pas du genre à faire du sentiment, et encore moins à me laisser embobiner par les discours de cet homme qui ne m'inspire aucune confiance.
Depuis le temps, j'ai appris à mes dépends qu'il ne fallait faire confiance à personne, et surtout pas à ceux qui s'acharnent à vouloir votre confiance.

Ma parole? Qu'est-il donc en train d'arriver? Elle est en train de se faire avoir? Elle s'est précipitée pour l'aider, et maintenant, elle boit ses paroles comme du petit lait?!
Ce n'est pas possible!

« Vous avez envoyé votre chien attaquer cet homme innocent… est-ce ainsi que vous obtenez les aveux des hommes que vous traquez? »

-"Je n'en ai pas souvent besoin, mais, parfois, lorsque le temps presse, je le confesse: ça aide!
Un peu comme lors de l'enlèvement de la fille des Hattaway, il y un an. Le kidnappeur, pour la cacher après plusieurs endroits, avait fini par l'enterrer vivante dans le cimetière avec juste assez d'air pour quelques heures. J'admets que même jeune, Athos a su se montrer persuasif, ce qui nous a permis de sauver la pauvre fillette avant qu'elle ne meure étouffée.
J'avais, certes, trouvé le vaurien par déduction et enquête, mais celui-ci tenait à se venger, sur l'enfant, de sa capture… option que j'ai préféré ne pas lui laisser."


Elle m'en veut. J'ignore ce qu'elle pense vraiment de mes méthodes, mais autant qu'elle sache que oui, pour faire le bien, je ne recule devant rien.
Et, après tout, que m'importe sa rancœur et sa colère, à cette enfant. Je sais ce que j'ai à faire quand je le fait, et mes actes ne m'ont empêché de dormir qu'une seule fois, une seule!

Je m'avance vers les 2 personnes avec un sourire qui n'était ni gentil, ni moqueur, juste satisfait et sûr de ce que je vois.

« C’était le couteau de mon père, le dernier souvenir que j’avais de lui… Il me l’avait offert le jour de mon dixième anniversaire de naissance pour me protéger… »


Je m'accroupis devant l'homme, le fixant droit dans les yeux après son pathétique numéro de joli-cœur, lorsqu'il essuya une larme sur la joue de ma pupille.
J'examine le manche du couteau en question. Difficile, de nuit.

-"J'apprécie votre numéro, mon ami… très réussi. Bon, supposons quelques secondes, que vous disiez vrai…"
Je mets le manche du couteau dans ma poche.
-"…je confierai ce vestige à une connaissance qui saura y refixer une lame et je le ferai livrer un paquet à l'église St Mary Matfelon, à Whitechapel. Vous connaissez?"
Il acquiesce. Mais mon instinct est fort: je sens qu'il n'est pas net… c'est viscéral! Je n'en ai pas la moindre preuve, mais quelque chose me remonte dans l'abdomen rien qu'en le regardant!

-"Mais je sais que vous n'êtes pas ce que vous voulez paraitre. N'essayez pas de me persuader du contraire, ce serait vain. Et je sais que ma pupille ne me croit pas." Je m'adresse à Joséphine sans le quitter, lui, des yeux: "Sachez, jeune fille, que la meilleure entourloupe du Diable a été de faire croire à tout le monde qu'il n'existe pas. Méditez ces paroles: elles éviteront bien des désagréments quand vous les comprendrez!"

Ces paroles signifiaient une chose: la force d'un escroc est d'obtenir la sympathie de ses victimes! Et cet homme a tous les atouts d'un escroc. Qui penserait à enjôler alors qu'il est sous la menace d'un molosse? Quelqu'un qui sait que la protection d'une jeune naïve peut s'avérer intéressante.
Je me relève avec un soupir de lassitude.

-"Bien! Monsieur, je vous souhaite la bonne nuit. Vous venez, Joséphine?" Je commence à marcher. Il est temps de la sortir de là, même si je devais ne pas prendre de gants. "La question était juste de la politesse."
Ce n'était pas dit de manière méchante, mais ferme. Ca, c'est pour qu'elle comprenne que je ne lui laisse pas le choix.



 
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Joséphine E. Morel
Joséphine E. Morel

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Eugène Morel est le pseudonyme utilisé pour signer ses romans.
❤️ Joséphine est féministe et fait de ses convictions le sujet principal de ses romans.
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Icon_minitimeJeu 22 Déc - 13:25



Once upon a century...

« I wish for this night-time
To last for a lifetime »

Westminster, par une nuit de brouillard, 1890

Le contact de la main de l’homme sur ma joue n’est pas désagréable, mais ne me trouble pas; je ne suis tout de même pas du genre à tomber amoureuse du premier venu, ô ça non! Néanmoins, je ressens de la sympathie, un début d’amitié peut-être, pour cet inconnu au visage d’ange et l’attention qu’il me porte, malgré le contexte horrible dans lequel nous nous trouvons, vient nourrir ma fierté de femme. Après tout, depuis près d’un mois, je ne peux pas dire que je suis gâtée par les compliments ou les flatteries d’un homme; Monsieur Stanton n’est pas réellement ce que l’on pourrait qualifier de très gentil… Chaque fois qu’il m’adresse la parole, il le fait sur un ton arrogant et qui se veut supérieur. Il aime me montrer qu’il est en autorité sur moi, qu’il remplace à la perfection mon père qui, selon lui, ne m’a pas assez corrigé depuis ma naissance. À ses yeux, je ne suis pas une femme, mais une enfant terrible et rebelle… Je ne sais pas pourquoi, mais quelque part, en moi, je nourris l’espoir qu’un jour, cette relation de haine entre nous se transforme en quelque chose de plus positif. Qui sait, peut-être que nous finirons par nous entendre; probablement le jour où je quitterai sa maison sans ne plus jamais le revoir! Si j’avais été seule, je crois que j’aurais ris à cette pensée…

Je ne m’étais pas trompée; mon protecteur ne fait pas confiance au jeune homme et ne s’en cache pas! Cet homme est exaspérant! Cette histoire, à la base, ne le concernait pas et il a choisi d’intervenir avec son chien pour… pourquoi au juste? Pour me protéger? Non, la vérité est qu’il voulait à tout prix me montrer que sans lui, sans un homme, je ne suis pas capable de me débrouiller toute seule. Pour être considérée comme une bonne personne, je devrais lui être soumise, écouter chacun de ses ordres sans sourciller, faire exactement ce qu’il me demande et rester cachée à l’intérieure de sa demeure à regarder par la fenêtre et à rêver du prince charmant? Là, je serais une femme digne de respect? « Sachez, jeune fille, que la meilleure entourloupe du Diable a été de faire croire à tout le monde qu'il n'existe pas. Méditez ces paroles: elles éviteront bien des désagréments quand vous les comprendrez! ». Il ose me faire la morale en plus! Devant cet inconnu! J’aurais envie de lui griffer le visage jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucun trait humain, là il ressemblerait réellement au reflet de son âme! Je ne réponds pas, je ne souhaite pas offrir ce spectacle au pauvre homme, dévasté par la méchanceté d’un homme au cœur de pierre! Je me contente que de lui lancer un regard glacial, comme je sais si bien le faire.

« Bien! Monsieur, je vous souhaite la bonne nuit. Vous venez, Joséphine? ». Je tourne les yeux vers le jeune homme. Ce dernier me sourit et murmure tendrement mon prénom. Devlin s’éloigne lentement, mais ne part pas. Je m’approche du jeune homme et murmure, à mon tour, afin de ne pas être parfaitement entendue par mon protecteur : « Vous connaissez mon prénom, mais j’ignore le vôtre! ». Le jeune homme prend l’une de mes mains dans la sienne et l’approche jusqu’à ses lèvres pour y déposer un baiser. Cette fois, je dois avouer que cela ne me laisse pas indifférente. « Billy. ». Derrière le tissu de ma chemise d’homme, je sens mon rythme cardiaque s’accélérer. « La question était juste de la politesse. ». Je sursaute; avais-je réellement oublié la présence de Devlin? Billy, puisque tel est son prénom, laisse ma main et recule d’un pas : « Filez, mademoiselle Joséphine. Je vous demande pardon de vous avoir effrayé, mais je suis heureux d’avoir fait votre connaissance. ». Cette fois, c’est mon tour de sourire et j’ai l’impression de sourire comme une idiote! « Je suis heureuse aussi… ». Noble sentiment, mais j’allais découvrir, plus tard, qu’il aurait été plus sage d’écouter Monsieur Stanton…

Je m’éloigne, sans pour autant détacher mon regard de celui de Billy. Ce dernier m’adresse un signe de la main au moment où je rejoins Devlin et tourne les talons pour partir dans la direction opposée à la nôtre. Je le regarde partir, légèrement déçue, puis me tourne enfin vers cet homme de malheur que je dois suivre sagement. « N’espérez aucun remerciement de ma part! Peut-être, croyez vous avoir agi dans mes intérêts, pour me protéger, mais sachez que vous n’avez rien d’un héros! Je n’avais pas besoin de votre aide! Je souhaite sincèrement, bien que j’en doute, que vos intentions fussent bienveillantes, mais le résultat fut désastreux! ». Je secoue vivement la tête, énervée par la colère qui bouille en moi et les airs impassibles de Monsieur Stanton. « Le pauvre Billy… Vous avez maltraité cet homme sans ménagement alors que vous ignoriez tout de ses intentions puis vous avez brisé sous ses yeux le seul souvenir qu’il lui restait de son père! ». J’inspire profondément : « Cette manie, que vous avez, de voir le mal partout causera un jour votre perte… Vous vous réveillerez un matin, le temps ayant fait de vous un vieillard malcommode, physiquement impotent et vous serez seul! Vous me faites pitié, Monsieur! Vous devez avoir manqué cruellement d’amour dans votre vie pour êtes devenu l’homme que vous êtes! ». Je me tais après avoir craché mon venin sur Devlin et j’attends sa réaction. Je ne tolère pas ses airs d’homme sans émotion, que rien ne vient toucher! Je veux le faire craquer, qu’il hurle, qu’il me frappe, mais qu’il réagisse! Cela prouverait qu’il y a toujours un homme, derrière le monstre que je vois.


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-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
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-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat et la rapière.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Icon_minitimeVen 23 Déc - 1:23



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 « La pire des chutes est celle de ses certitudes! »

 
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Mon Dieu quel spectacle affligeant que celui de ces 2 espèces de tourtereaux en devenir ! Comment fait-elle pour se faire si facilement avoir par quelque comportement quelque peu courtisant ?!
Heureusement qu’elle n’a pas grandi à la Cour des rois de France : elle se serait faite dévorer toute crue, ce n’est pas possible !
Et voilà que ça se sourit ! Et que ça demande le nom de l’autre ! Et que ça donne dans le baisemain ! Je secoue la tête dans la brume… C’est aberrant de voir ça ! Pour un peu et je pleurerais de m’être montré si féroce envers des cœurs aussi purs et beaux que ces 2 -là !
A l’abri du brouillard, je souris à ma propre ironie.

Enfin, elle se décide à me suivre… Ce n’est pas trop tôt ! Autant de mièvrerie, ça finit par me faire désagréablement tourner la tête !
A peine nous sommes nous séparés de ce voyou dont je ne crois pas un mot que Mademoiselle Fleur Bleue se met à me morigéner… Elle ne recule devant aucun irrespect ! Elle me met hors de moi !
Elle ? Me remercier ? Ça serait bien la première fois ! De toute façon, je n’ai pas l’étoffe d’un héros ou d’un être bienveillant ! Et oui, j’ai maltraité cet homme, et je ne regrette pas de l’avoir fait, peu importe ce qu’elle peut penser de lui, je ne démords pas d’un iota : tout me dit qu’il était mal intentionné. Et quand un voyou essaye de s’en prendre à ceux qui sont ma protection, qu’ils n’attendent aucune mansuétude de ma part.
« Cette manie, que vous avez, de voir le mal partout causera un jour votre perte… Vous vous réveillerez un matin, le temps ayant fait de vous un vieillard malcommode, physiquement impotent et vous serez seul! Vous me faites pitié, Monsieur! Vous devez avoir manqué cruellement d’amour dans votre vie pour êtes devenu l’homme que vous êtes! »

Elle est furieuse et ne mâche pas ses mots. C’est vrai qu’il est compliqué d’être obligée de vivre avec moi : je ne suis pas du genre à faire dans le compliment, ou dans la simple gentillesse. Ce n’est pas par manque de bonté… pour faire mon métier, il faut savoir preuve de compassion, de temps en temps, mais c’est parce que ce n’est pas dans ma nature... ça ne l’est plus.

Mais là, elle exagère ! Qu’est-ce qu’elle veut prouver ? Que je suis insensible ?
Elle m’énerve ! Mon Dieu qu’elle m’énerve !
Souvent, je me dis que je devrai la jeter dehors, histoire d’avoir la paix ! Elle a fichu ma demeure sens dessus-dessous, au sens figuré, et il n’y a que Mme McIntire qui trouve que ça fait du bien, cette présence féminine !
Nom d’un chien, qu’est-ce qu’elle trouve de bien là-dedans ? Elle est même allée, il y a quelques jours, à me demander d’être moins glacial.

Pourtant, je trouve que Joséphine et moi, nous nous ressemblons d’une certaine manière : nous n’avons pas envie de suivre les règles qui nous sont imposées par notre naissance: moi, en tant qu’issu de la riche bourgeoisie, elle, en tant que femme. D’un certain côté, ça me plait de voir une personne qui n’a pas peur d’essayer de changer les choses de son existence. Une part de moi la soutiendrais volontiers, mais ça serait accorder ma confiance, ma considération et la dernière fois que je l’ai fait…

Je prends une profonde inspiration et j’ai un air affecté par ses mots :
-Vous n’avez pas tort ! Je suis ridicule de m’enfermer ainsi. Mais que peut-on y faire ? Plus de 11 ans à traquer le mal sous toutes ses formes ! Si vous aviez vu la moitié de ce que j’ai vu, peut-être vous aussi n’auriez-vous plus foi en l’humanité.

Je tourne un regard empreint de lassitude et de désespérance :
-Que croyez-vous que c’est de côtoyer continuellement la veulerie, la tromperie, l’ambition démesurée, le manque total de pitié ? Pensez-vous vraiment qu’on peut les affronter en se raccrochant à des sentiments ? Hélas non ! J’ai jeté tout ça au feu pour pouvoir faire mon travail. J’ai choisi, Joséphine…

Là, j’ai franchement l’air lamentable de tristesse… une corde sensible a été touchée
-J’ai choisi de pouvoir aider, de rester logique, même si cela implique de détruire toute forme de sentiment. Et j’en paierai le prix certainement. Vous avez raison : Nul ne viendra à mon enterrement, et peut-être cela est-il mieux…

C’est un air de difficulté à le dire que j’arborais, une ouverture d’âme, comme une brèche… avant d’éclater de rire
Mon œil était redevenu pétillant, mon air joyeux :
-Alors ? Était-ce suffisamment pathétique à votre goût ? Faisais-je suffisamment pitié ?

Je la pousse de la pointe de ma canne sur le plexus solaire. Rien de douloureux, mais c’est très agaçant :
-Oui, je ne suis pas un héros, et je m’en moque éperdument. Pourquoi je vous ai aidée ?
Je la pousse à nouveau :
-… Parce qu’un tueur en série se promène en ville. Qu’il tue tout ce qui vit ! Et que si ça avait été lui, vous auriez eu besoin de mon aide. Et si ça avait été lui et que je n’avais pas bougé, j’aurai été obligé d’écrire à votre père que j’ai eu le loisir d’assister à votre mort ! Et non, je n’ai aucun regret ! Et je n’ai jamais manqué d’amour, mais cela ne vous regarde en rien !
Je la pousse une fois de plus :
-Un beau ramage et un beau plumage, n’ont jamais, jamais, jamais (je la pousse à chaque « jamais ») été synonymes d’innocence ou d’honnêteté ! Alors, cessez d’être une oie blanche totalement ingénue ou, je peux vous le jurer, un jour, vous le regretterez amèrement !
Et je n'admettrai mon erreur que lorsque j'aurai vérifié quelque chose avec suffisamment de lumière et moins de brouillard !


Là, je pousse le bouchon, et je ne m’en veux absolument pas. En fait, je me sens en colère, non pas par ses attaques, mais par le fait que si je vois le mal partout, selon ses dires, elle, elle voit le bien partout, et ça la mettra en danger. C’est étrange qu’une part de moi n’aime pas cette perspective tandis qu’une autre hurle que ça lui servira de leçon… si elle y survit !
Par contre, je ne suis pas jovial, mais j’ai un air sévère. D’un côté, elle a marqué un point, mais elle n’aura pas la victoire ! Je ne cèderai pas à la colère qui monte !



 
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Icon_minitimeVen 23 Déc - 17:38



Once upon a century...

« I wish for this night-time
To last for a lifetime »

Westminster, par une nuit de brouillard, 1890

Pour la première fois depuis plusieurs minutes, mes paroles semblent avoir atteint leur but. Devlin arrête subitement de marcher, les traits de son visage trahissant ce qu’il ressent réellement; mes paroles l’ont affecté plus que je ne l’aurais imaginé. Je m’immobilise également, prête à recevoir les excuses que mon protecteur voudra bien me présenter; je ne suis pas gourmande, je demande seulement à ce qu’il reconnaisse qu’il n’a pas bien agi envers le pauvre Billy… Et peut-être aussi qu’il devrait se montrer plus courtois avec moi, mais n’exagérons pas! Il est question de Monsieur Stanton ici... Je croise les bras sur ma poitrine et soulève légèrement le menton en signe de triomphe; Monsieur Stanton prend une profonde inspiration et dit, sans toutefois me regarder : « Vous n’avez pas tort ! ». Je jubile et écoute ses paroles pieusement. Je n’aime pas totalement le sens de ses mots (qui me donne l’impression que Devlin justifie ses mauvaises actions par un hypothétique traumatisme laissé par des années d’horreurs), mais qui suis-je pour approuver ou non le choix de ceux-ci; ce ne doit pas être facile pour un homme comme lui d’admettre ses torts et surtout, d’admettre qu’il est affecté par son métier. Pour cela, je l’admire. Si j’avais su qu’il serait si facile de percer la carapace de mon protecteur…

Monsieur Stanton tourne son visage vers le mien et je suis aussitôt bouleversée par tout le désespoir dans son regard. S’ouvrant de plus en plus à moi, il poursuit et je suis tout ouïe : « Que croyez-vous que c’est de côtoyer continuellement la veulerie, la tromperie, l’ambition démesurée, le manque total de pitié ? ». Je suis foudroyée par cette question. Je n’avais pas perçu le métier de mon protecteur sous cet angle. J’ignore donc totalement ce que c’est que de devoir faire face à de terribles personnes, à de véritables monstres. Si Monsieur Stanton me semblait être l’une de ces créatures, je le vois maintenant comme un homme brisé et cela m’attriste beaucoup. « Pensez-vous vraiment qu’on peut les affronter en se raccrochant à des sentiments ? ». Je secoue légèrement la tête, captivée par cette confidence. « Hélas non ! J’ai jeté tout ça au feu pour pouvoir faire mon travail. J’ai choisi, Joséphine… ». La manière dont il a prononcé mon nom… Je déglutis en ne pouvant plus détacher mes yeux de ceux de Devlin. J’ai l’impression qu’il va s’effondrer et je ne peux accepter que je sois indirectement la source d’autant de tristesse. Ses lèvres s’ouvrent à nouveau et je cesse de respirer, par respect pour la confiance qu’il m’accorde : « J’ai choisi de pouvoir aider, de rester logique, même si cela implique de détruire toute forme de sentiment. ». Le sacrifice de soi au nom d’une juste cause… Les bras toujours croisés sur ma poitrine, je sens les battements de mon cœur alors qu’une boule d’émotion se forme dans ma gorge. « Et j’en paierai le prix certainement. ». J’essaie de la ravaler, mais elle monte malgré tous mes efforts pour rester forte; je me dois de l’être pour nous deux. Devlin a besoin de mon support… « Vous avez raison : Nul ne viendra à mon enterrement, et peut-être cela est-il mieux… ». Je me remémore douloureusement l’enterrement de ma mère adorée, tous ces gens qui la pleuraient tant elle était aimée de tous et mon propre désespoir suite à sa soudaine disparition. Mes yeux se remplissent de larmes; j’aimerais reprendre les paroles que j’ai prononcées plus tôt comme s’il s’agissait d’une malédiction et assurer à Monsieur Stanton qu’il n’en sera rien de ce sombre avenir.

Tout à coup, comme si la foudre s’abattait sur moi, je vois l’expression du visage de mon protecteur se transformer en un sourire puis mes tympans se mettent à vibrer aux résonnances  d’un rire. Je n’arrive pas à y croire. C’est impossible. La trahison me déchire les entrailles alors que les larmes que mes yeux retenaient se mettent à couler sur mes joues. Les traits de mon visage semblent ignorer quelle émotion exprimer; mes sourcils sont froncés alors que mes yeux pleurent, mes lèvres étant pincées pour retenir un haut-le-cœur qui ne saurait tarder et mes joues doivent certainement être rouges, la pression étant presque insupportable au niveau de mes tempes. Les bras croisés, je ne m’aperçois pas que je suis en train d’enfoncer mes ongles dans mes côtes, une version plus douloureuse que le pincement pour se réveiller, mais la douleur est salutaire.

Comme pour effacer tout doute d’un rire nerveux, Devlin appuie la grande finale de son cruel jeu par une question : « Alors ? Était-ce suffisamment pathétique à votre goût ? Faisais-je suffisamment pitié ? ». Mes yeux s’écarquillent alors que je réalise qu’il n’y eut jamais d’aveux et de sentiments sincères quand soudainement, étant mauvais gagnant, l’homme à qui mon père confia ma garde appui le bout sa canne sur ma poitrine, juste au-dessus de mes bras croisés, ce qui me prend par surprise et me fait reculer d’un pas. « Oui, je ne suis pas un héros, et je m’en moque éperdument. Pourquoi je vous ai aidée ? ». Une nouvelle poussée; je cligne des yeux alors que de nouvelles larmes se mettent à couler sur mes joues. « … Parce qu’un tueur en série se promène en ville. Qu’il tue tout ce qui vit ! Et que si ça avait été lui, vous auriez eu besoin de mon aide. Et si ça avait été lui et que je n’avais pas bougé, j’aurai été obligé d’écrire à votre père que j’ai eu le loisir d’assister à votre mort ! Et non, je n’ai aucun regret ! Et je n’ai jamais manqué d’amour, mais cela ne vous regarde en rien ! ». La colère devient si grande qu’elle transforme les larmes qui avaient été créées par bonté en des larmes brulantes; la mort aurait été plus douce que cette mauvaise blague. Une nouvelle poussée. J’étouffe un sanglot alors que je crains maintenant de devenir folle; le contact du bout de la canne de Devlin contre ma poitrine affecte mon système nerveux! Je sens des fourmillements désagréables parcourir mon corps entier! N’étant toujours pas satisfait de sa victoire, Monsieur Stanton poursuit : « Un beau ramage et un beau plumage, n’ont jamais, jamais, jamais été synonymes d’innocence ou d’honnêteté ! Alors, cessez d’être une oie blanche totalement ingénue ou, je peux vous le jurer, un jour, vous le regretterez amèrement ! ». J’aurais préféré recevoir cette leçon seulement, sans l’exemple pratique qu’il vient de me donner, car oui, j’ai été berné par celui qui affirme ne vouloir que mon bien. Je n’ose pas imaginer la méchanceté dont pourrait faire preuve cet homme si ce petit jeu n’était qu’un enseignement à ses yeux. Je ne supporte plus les poussées de cannes! Qu’il cesse! « Et je n'admettrai mon erreur que lorsque j'aurai vérifié quelque chose avec suffisamment de lumière et moins de brouillard ! ».

Comme si je m’attendais à recevoir une nouvelle poussée, je me recule, levant les bras pour me protéger, mais la poussée ne vient pas. Tout mon être tremble de fureur et je me mets à pleurer, de manière incontrôlée, mon corps ne pouvant supporter davantage les émotions contradictoires qui se succèdent. « Je… ». Les mots ne peuvent être prononcés, ce qui me fâche encore plus! Faisant preuve de plus d’humanité que son propre maître, Athos s’approche de moi et donne un léger coup de tête sur ma main pour recevoir une caresse. Je baisse les yeux vers ce dernier alors qu’il émet un couinement dont lui seul a le secret. Je lui souris faiblement (comment resté insensible au charme canin) et murmure, les mots séparés par de petits hoquets : « Maison?... Veux-tu rentrer à la maison? ». La queue du chien se met à branler frénétiquement et la bête tourne la tête vers son maître. Je ne suis pas son regard, je ne veux plus regarder cet homme, plus jamais! Dès que je serai dans le confort de mes appartements, j’écrirai à mon père et lui demanderai de me sortir de cette demeure de fou. Je connais les raisons qui l’ont poussé à me confier à Monsieur Stanton plutôt qu’à l’un de mes frères, en France, mais il ne devait certainement pas se douter que j’aurais droit à pareil châtiment… Du moins, je l’espère…

Le doberman est énervé; il en a assez de ces ruelles sombres et de ce brouillard humide. Il veut se prélasser devant un bon feu de cheminée et pousse maintenant son maître à se mettre en marche dans cette direction. Doucement, je fais quelques pas sur le côté, afin de créer une distance raisonnable avec Devlin et je le contourne pour pouvoir reprendre mon chemin, sans lever les yeux vers lui. Il a gagné, je lui cède la victoire et je ne lui ferai pas le plaisir de réagir à son jeu sadique. Je préfère l’ignorer, faire comme s’il n’existait plus… Je repense à Billy, ce pauvre homme que Devlin ne croit pas sincère… Je crois que je le préfère malhonnête à un homme qui se dit agir pour le bien, mais qui est capable de grandes souffrances… Je frissonne légèrement et renifle; j’essuie les dernières larmes qui inondaient toujours mon visage et referme le long manteau, qui appartenait autrefois à l’homme que j’ai laissé derrière moi, afin de me réchauffer un peu. Ce n’est pas que la nuit soit très froide, mais l’humidité, les émotions et la fatigue ne font pas bon ménage; je crains maintenant d’attraper un mal.

Athos vient marcher à mes côtés et j’étire le bras pour lui caresser doucement le dessus de la tête. Sa présence me suffit à savoir que Monsieur Stanton n’est pas loin malgré que je n’entende pas ses pas; à vrai dire, mes sens ne sont plus réellement en alerte; je pourrais aussi bien me retrouver entourée d’une foule de gens que je ne le remarquerais pas. Je longe un muret de pierre; nous ne sommes plus bien loin de la demeure de mon protecteur. J’accélère donc légèrement le pas, souhaitant en finir avec cette sortie nocturne au plus vite! Je suis le chemin qui tourne légèrement et soudain, au bout de la rue, j’aperçois la silhouette muette et sombre de la demeure de Monsieur Stanton. Athos la voit également et s’énerve de plus belle alors que je soupire. Je me mets à courir afin d’atteindre la maison avant le maître des lieux! Lorsque j’arrive près de la porte d’entrée, j’aperçois la silhouette bienveillante de Madame McIntire; cette dernière devait être inquiète de ne pas me voir rentrer. Elle me sourit, mais son sourire s’efface lorsqu’elle s’aperçoit que j’ai pleuré. Elle s’approche de moi puis elle remarque la présence non loin de Monsieur Stanton. « Il ne sait pas… » dis-je tout simplement afin de faire comprendre à la pauvre domestique que son maître ignore qu’elle est en partie responsable de mes escapades nocturnes. La femme me prend par les épaules et me pousse à l’intérieur de la maison, mais me laisse rapidement à moi-même, elle attend son maître. Je me dirige vers le grand escalier et sans me retourner, monte rapidement les marches qui me conduisent à l’étage où se situent mes appartements.

Lorsque Monsieur Stanton franchit le pas de la porte, en compagnie d’Athos, Madame McIntire s’occupe de récupérer le manteau de son maître, le range sur le portemanteau et lui dit, dans un fort accent écossais : « J’ai préparé le thé, Monsieur. ». La domestique lève les yeux vers les escaliers, impatiente de pouvoir me rejoindre pour apprendre ce qu’il s’est passé. De mon côté, je suis déjà bien loin et n’entend pas ce qu’il se passe au rez-de-chaussée. Je passe devant la porte close du bureau de Monsieur Stanton et m’arrête. Je me tourne vers la porte et soudainement, lui inflige ce que j’aurais souhaité faire à son propriétaire : j’assène un puissant coup de poing sur le bois massif de la porte. Si cette dernière ne semble pas souffrir de cette attention, mes jointures, n’ayant jamais réalisé pareil exploit, se fendent légèrement alors que quelques gouttes de sang chaud les recouvrent. Je grimace de douleur, mais ne produis aucun son. J’entends des pas se précipiter dans l’escalier; cet excès de colère n’est pas passé inaperçu à cette heure où le silence règne en maître entre les murs de la demeure…


© plumyts 2016


In restless dreams I walked alone
   Because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping. And the vision that was planted in my brain still remains, within the sound of silence.
   
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Devlin Stanton
Devlin Stanton

Âge : 35
Emploi : Détective / Gentleman-Cambrioleur / Chasseur de créatures surnaturelles.
Informations : -1m75 (5’’74), 73 kg (167 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat et la rapière.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Icon_minitimeSam 24 Déc - 3:33



Once upon a century...

« La pire des chutes est celle de ses certitudes! »

Maison de Devlin, par une nuit de brouillard, 1890

« Je… »
J’admets, j’y ai été fort, très fort ! J’ignore pourquoi ou comment j’y suis arrivé à la frapper ainsi psychologiquement !
Jusqu’à présent, nos conversations étaient, certes, acerbes, voire très animées, mais jamais je n’en étais arrivé là !
Elle n’arrivait pas à contenir ses larmes. Auparavant, lors de nos « discussions », elle pestait… peut-être suis-je allé trop loin ?
Mais je ne devais pas me laisser attendrir. Je demeure de glace à cette tristesse. C’est dur, mais je ne démordrais pas, je ne cèderais pas !
« Maison?... Veux-tu rentrer à la maison? » Athos est venu la consoler. J’ignorais qu’elle l’avait apprivoisé. C’est le souci, avec mon chien : si ça vit à la maison, alors, c’est un membre de la meute ! Enfin, je crois qu’il pense comme ça.
Elle part en courant vers la maison et prend une bonne centaine de mètres d’avance sur moi. Tant mieux ! Ses larmes m’ont gêné, mais je ne devais pas le montrer. Pas de faiblesse… Jamais…
Là, je peux pousser un soupir en toute discrétion. C’était éprouvant. Je n’aime pas attrister les gens qui n’ont rien fait de vraiment mal. D’un côté, elle n’a tué personne, mais cela n’empêche pas que cet acte est inconsidéré !

De toute façon, c’est pour son bien, peu importe ce que ça lui fait ! Elle est inconsciente de sortir ainsi ! Et si des vauriens l’avaient attaquée ? Et si des policemen l’avaient démasquée ? C’est risqué, autant pour son intégrité que du point de vue légal !
Je ne veux pas qu’il lui arrive des histoires, ne serait-ce pour l’honneur de son père…
L’honneur de Joseph… je m’y raccroche pour maintenir la distance. Penser à la sécurité de Joséphine par rapport au fait qu’il souffrirait, lui, me permet de rester détaché.
Mais quelle sotte ! Qu’est-ce qui lui prend de faire ça ?! Autant qu’elle écrive en se faisant passer pour un homme, je veux bien, mais se mettre ouvertement en danger…

Quand j’arrive, ma domestique m’aide à me débarrasser de mon manteau et mon chapeau tandis qu’Athos s’ébroue avant de me regarder, en demandant mon approbation, et que Mme McIntire m’annonce que le thé est prêt.
-Merci, Mme McIntire.
Je ne suis d’humeur à parler… Je suis encore énervé, et ça se voit.
-Je le prendrai dans le petit salon !
-Comme d’habitude, Monsieur ! Me répond-t-elle, l’air blasé. Il est vrai que je prends quasiment tout le temps dans le petit salon. Je l’y ai déjà posé.

Je me rends au bureau et commence à examiner le manche du couteau après m’être servi mon thé, que je prends sans sucre. Quelque chose cloche… Je prends une loupe pour en examiner la base de la garde avec attention.
-Je m’en doutais ! Fais-je avec un petit sourire… D’un certain côté, je n’ai pas envie de l’accabler davantage.
Un bruit venu du haut, comme un choc… un coup violent sur une porte, on dirait. J’entends les pas de Mme McIntire dans les escaliers. Allons donc ? Que se passe-t-il, encore ?

Effie McIntire est au service, avec son époux, des Stanton depuis presque 30 ans, maintenant.
Elle a vu Devlin changer de bien des manières, mais, depuis l’arrivée de Joséphine, elle sent que cette jeune femme a un impact étonnant sur le jeune maître !
Du haut de ses 53 ans, elle ne l’a jamais vu autant s’énerver, ce qui était amusant. Car ce n’était pas de la colère : Devlin se mettait rarement en colère manifeste. Il savait rester calme en toute circonstance.
Elle était une domestique dévouée, mais au caractère solide… un mal nécessaire pour supporter Devlin et son fichu caractère. Non qu’il fût méchant, mais incroyablement obstiné : il se ruinait la santé tant les enquêtes lui prenaient l’esprit, oubliant souvent que se reposer était bon.
Combien de fois avait-elle été obligée de lui donner l’ordre de dormir ? compter serait vain !

Mais l’arrivée de Joséphine a été un événement qui bouleversa la maison Stanton… en bien, aux yeux de la dame ! Cette jeune femme, si dynamique, si déterminée avait immédiatement attiré sa sympathie ! Et cet aplomb ! Enfin, ce que Devlin appelait de l’insolence. Effie en riait !
Elle éclaira cette maison si sombre, en temps habituel… nous parlons-là d’atmosphère, bien sûr… et lui avait révélé des aspects de la condition féminine qui sont tentant. C’est vrai que les femmes ont droit à mieux que ce que la gente masculine daigne généreusement leur accorder.
Par contre, son mari n’aime les idées de la jeune femme… On se demande pourquoi ? Franchement !

Lorsque Joséphine lui demanda de l’aider à pouvoir prendre un peu de liberté grâce à un grimage d’homme, elle fut surprise, mais devint sa complice, lui adaptant certains vêtements de Devlin.

Elle fut surprise de voir Joséphine revenir en larmes. Elle s’était vraiment attachée à cette petite, si délicate et pourtant, si forte. Un vrai petit soleil ! La voir ainsi lui fendait l’âme !
Et là, elle était en triste état. Que lui était-il arrivé ? Devlin avait découvert leur stratagème ?
« Il ne sait pas… » lui a-t-elle dit. Effie comprend rapidement ce qu’elle veut dire, mais cela lui importe peu : elle est plus inquiète pour Joséphine en elle-même ! Elle a dû sévèrement se faire rabrouer pour être dans cet état !
Elle n’a pas le temps d’en savoir d’avantage que la jeune femme file dans les escaliers tandis que Mr Stanton arrive. Elle s’occupa de son patron et sortit du salon lorsqu’elle entendit un bruit sec et fort à l’étage ! Que se passait-il ?
Mme McIntire monta les marches rapidement, le cœur battant d’inquiétude et découvrit Joséphine dans le couloir, près de la porte du bureau, se tenant la main et grimaçant de douleur.
-Mon Dieu ! Mais que vous est-il arrivé, ma petite ?! Effie était horrifiée par la vue du sang sur la main de la jeune femme lorsqu’elle s’approcha pour la soutenir. Vive d’esprit, elle comprit ce qu’il s’était passé : Joséphine avait donné un coup à la porte ou au mur et n’y était pas allée de main morte !
-Oh non ! Venez, on va soigner ça ! Mais qu’est-ce qu’il vous a pris ?

Elle mena la demoiselle à sa chambre et sortit chercher des pansements et de quoi la soigner. Revenant au bout que 2 minutes à peine, elle entreprit de soigner la main de Joséphine, exercice coutumier, avec Devlin qui devait parfois donner de sa personne dans ses enquêtes.
-Ma pauvre ! Mais pourquoi avoir fait ça ? Vous auriez pu vous casser la main ! Bougez pas ! Qu’est-ce qu’il a encore fait pour que vous vous mettiez dans un état pareil ?

Elle avait fini par s’habituer aux prises de bec entre Devlin et Joséphine, mais jamais la jeune Française n’avait été dans un tel état !



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