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Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini]

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Joséphine E. Morel
Joséphine E. Morel

Âge : 23
Emploi : Officiellement aucun, officieusement romancière.
Informations : Fiche de présentation
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Mes RPs
♦️♦️♦️
Eugène Morel est le pseudonyme utilisé pour signer ses romans.
❤️ Joséphine est féministe et fait de ses convictions le sujet principal de ses romans.
☂️ Habite la demeure du cousin de son père, M. Devlin Stanton, dans The Strand.
☠️ Afin de mousser son inspiration pour ses romans, Joséphine s'habille parfois en homme pour se promener incognito dans les rues de Londres.
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] - Page 2 Icon_minitimeJeu 29 Déc - 3:54



Once upon a century...

« I wish for this night-time
To last for a lifetime »

Maison de Devlin, par une nuit de brouillard, 1890

Quelle idée que celle de frapper sur une porte en bois massif en imaginant le visage jovial de Monsieur Stanton! Je hurlerais ma douleur si j’étais seule dans cette maison, mais je n’ai aucune envie de donner à cet homme l’occasion de se moquer une nouvelle fois de moi! Je peste silencieusement, mais en mimant chacun des mots, alors que la personne alertée par le bruit apparait enfin en haut des escaliers; comme je m’en doutais, il s’agit de Madame McIntire. Aussitôt qu’elle m’aperçoit, la femme bienveillante se précipite sur moi afin de m’aider en soutenant ma main. Je plisse les yeux alors que la douleur se fait vive. La bonne femme me questionne, mais plus par compassion que par réelle curiosité; elle n’est pas disposée à entendre la réponse alors qu’elle me presse de rejoindre ma chambre. Aussitôt, elle me laisse afin d’aller chercher quelque chose pour me soigner. Je profite de ce petit moment de solitude pour poser les yeux sur ma main; j’ai déjà vu blessure plus grave, à moins d’être infectée par un quelconque mal, j’y survivrai. Je me dirige vers un fauteuil près de la fenêtre de la chambre et m’y assois.

Madame McIntire revient rapidement avec tout le matériel nécessaire pour soigner cette blessure de guerre et s’agenouille devant le fauteuil dans lequel je prends place. Sans plus attendre, alors qu’elle s’occupe déjà de ma main, la femme lève les yeux vers moi et me dit, en anglais : « Ma pauvre ! Mais pourquoi avoir fait ça ? Vous auriez pu vous casser la main ! Bougez pas ! Qu’est-ce qu’il a encore fait pour que vous vous mettiez dans un état pareil ? ».

Lors de ma première rencontre avec la femme écossaise, j’avais eu beaucoup de mal à comprendre le sens de ses paroles tant son accent écossait était prononcé, à mes oreilles, et qu’il déformait les mots que je comprenais normalement plutôt aisément en anglais. Après un peu plus d’un mois à vivre sous le même toit que cette femme, j’arrivais à la comprendre presque parfaitement. Il m’arrivait parfois de froncer les sourcils en ne comprenant pas certains mots, mais Madame McIntire se montrait toujours patiente et prenait le temps de prononcer chacune des syllabes des mots. À force de parler en anglais qu’avec elle, Devlin s’adressant à moi la majorité du temps en français, il m’arrivait de prononcer certains mots avec un accent écossais et non anglais, ce qui ne manquait pas de faire rire la femme aux éclats : mon accent français déformant déjà suffisamment les sons.

« Aïe! ». Par réflexe, je tente de retirer ma main prisonnière des soins de Madame McIntire, mais cette dernière la tient fermement. Je prends une profonde inspiration : « J’ai été surprise par Athos alors que j’essayais de revenir à la maison. Il… Monsieur Stanton… Il a entendu mes pas, je suppose, et a tout de suite pensé à faire attaquer son chien… Vous imaginez si j’avais été une tout autre personne, une pauvre femme ou un enfant? ». Madame McIntire fronce les sourcils en continuant de prodiguer ses bons soins et je poursuis : « Il s’est moqué de moi lorsqu’il m’a reconnu et m’a questionné, mais je ne lui ai rien dit! J’étais fâchée d’avoir été démasquée et je… je crois que je n’ai pas été très gentille… Je suis partie… Un jeune homme m’a suivi… ».  Je rougis légèrement, ce qui ne passe pas inaperçu aux yeux de la domestique. « … Athos a bondi de nulle part pour l’attaquer, à la demande de Monsieur Stanton. Billy voulait simplement me remettre une broche qu’il croyait être tombé de ma poche, mais il a été traité en criminel et moi comme une idiote! ». Raconter les évènements de la soirée à Madame McIntire m’aide à y mettre un peu d’ordre. « Lorsque Billy nous a laissés, après avoir été humilié, blessé et menacé, j’ai exprimé le fond de ma pensée à Monsieur Stanton… ». La domestique retient un léger rire qui ne me manque pas de me faire sourire; les échanges entre Devlin et moi ne sont jamais très joviaux et elle devine déjà que celui-ci ne fit pas exception. Je me racle la gorge : « Je… je lui ai dit qu’il finirait ses jours seuls… J’étais fâchée! Les mots sont sortis tous seuls! ». Ma vision se brouille et je secoue vivement la tête dans l’espoir de faire sécher ces larmes que je ne veux pas verser. « Il… Oh Madame McIntire! ». Je baisse les yeux sur ma poitrine qui saute légèrement alors que je retiens mes sanglots : « Il a pris un air triste et je me suis senti si mal! Je ne suis pas méchante… ». J’étouffe un hoquet. « Non, vous n’êtes pas méchante chère enfant… ». Je renifle : « Il s’est mis à me confier des choses… enfin, j’ai cru qu’il se confiait à moi… C’était si triste! Je l’ai bêtement cru sincère… J’étais prête à le consoler, retenant mes propres larmes… Il parlait du jour de son enterrement… ». Le visage de la domestique se fait plus sombre alors qu’elle imagine très bien la scène et je lis de la déception dans son regard; après tout, elle a presque élevé Devlin comme un fils et il doit être difficile pour elle d’entendre qu’il peut être capable de cruauté. « Il s’est mis à rire… ». Je lève les yeux vers le vide en me remémorant le moment où j’ai compris qu’il m’avait trompée. Je lève une main vers ma poitrine, en l’endroit où sa canne vint me pousser à plusieurs reprises : « Il a levé sa canne et ma poussée… plus d’une fois… ». Je frissonne : « … je ne me suis jamais sentie aussi agressée… Selon lui, il a fait ce qu’il fallait pour me protéger... Si c’est ça, sa protection, je n’en veux pas! ». Cette fois, les larmes coulent librement sur mes joues et je dis, d’une voix brisée et plus aigüe qu’à l’habitude : « Je n’ai pas mérité pareil châtiment… Je veux rentrer chez moi… ».

La femme bienveillante termine de nouer le pansement autour de ma main et attrape mon visage entre ses mains : « Vous êtes ici chez vous Joséphine… Séchez ces larmes mon enfant et faite votre toilette, je vais descendre vous préparer une bonne tisane. Vous êtes épuisée! ». Je souris faiblement; je sais que Madame McIntire est dépassée par cette prise de bec plus éprouvante qu’à l’ordinaire et que pour ce soir, la seule chose dont j’ai besoin est du repos. Néanmoins, si la femme écossaise souhaite me changer les idées, elle a bien l’intention de ne pas laisser son maître s’en sortir si facilement. Elle se redresse et s’éloigne de moi, se dirigeant vers la porte de la chambre, mais avant de quitter la pièce, elle me sourit tendrement...

Ses pas sont précipités et elle descend le grand escalier en moins de temps qu’à son habitude. Au lieu de se diriger vers la cuisine pour préparer une tisane à Joséphine, elle se dirige vers le petit salon et sans s’annoncer, Madame McIntire pénètre dans la pièce où elle y retrouve Devlin en train d’examiner un petit objet. Elle ne s’arrête qu’après avoir atteint le bureau, les mains sur les hanches, debout devant le détective. « Je suppose que vous êtes fière de vous! ». Alors que son maître lève les yeux vers elle, Madame McIntire se penche sur le bureau, étire le bras et attrape la loupe de sa main habile. « Ne jouez pas à l’innocent! Est-ce ainsi que vous avez été élevé? ». La domestique dépose la loupe au fond de la poche de son tablier, déterminée à confisquer cet objet à son jeune maître. « Cette pauvre Joséphine! Vous ne l’avez pas épargnée! Vous attirez sa sympathie pour ensuite lui rejeter sa bonté au visage, utilisant cela comme d’un enseignement… ». Effie se met à faire les cent pas devant le bureau de Devlin. « La confiance est une chose difficile à obtenir, je crois que vous en savez quelque chose, mais elle est aussi très facile à perdre! Je sais que vous croyez agir pour le bien de cette enfant, mais elle ne vous écoutera jamais si elle ne peut pas vous faire confiance! Vous êtes la seule famille qu’elle possède ici, dans ce pays qui lui est étranger… ». La femme arrête de marcher et passe une main dans ses cheveux en soupirant : « Je n’ai aucune envie de vous disputer comme un gamin… Vous allez vous comporter en homme et vous irez lui offrir vos excuses! ». Madame McIntire tourne les yeux vers Devlin, son regard s’illuminant : « J’ai une meilleure idée! Je vais aller préparer une tisane à Joséphine et vous irez lui porter! Je ménagerai ainsi mes vieilles jambes et vous pourrez en profiter pour vous racheter… ».


© plumyts 2016


In restless dreams I walked alone
   Because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping. And the vision that was planted in my brain still remains, within the sound of silence.
   
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Devlin Stanton
Devlin Stanton

Âge : 35
Emploi : Détective / Gentleman-Cambrioleur / Chasseur de créatures surnaturelles.
Informations : -1m75 (5’’74), 73 kg (167 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat et la rapière.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] - Page 2 Icon_minitimeDim 1 Jan - 15:55



Once upon a century...

 « La pire des chutes est celle de ses certitudes! »

 
Maison de Devlin Stanton, 1890

Il est des choses, dans la vie dont j'ai perdu l'habitude. On s'enferme dans des routines, qui meurent afin de faire place à d'autres routines, c'est la vie!

Voir débarquer Mme McIntire comme une furie pour me passer une soufflante en était une.
J'admets que j'ai été désarçonné!
« Je suppose que vous êtes fier de vous?! »

Elle ne m'avait plus sorti cette phrase depuis… en fait depuis les dernières bêtises de gamin que j'ai faites!

Mes yeux s'écarquillent d'étonnement.

Mme McIntire n'est pas une simple domestique. Elle a été ma nourrice et tient, par ce fait, un statut un peu spécial. On peut dire que c'est un étrange rapport qu'il y a entre nous, fait d'obéissance et de dominance partagées.
En tant que domestique, elle me doit obéissance tant, bien sûr, que mes consignes respectent ses attributions et sa personne, mais j'ai longtemps levé la tête pour la regarder et elle dispose toujours d'une certaine forme d'autorité sur moi.
Cela, je le réalise pleinement, maintenant.

« Ne jouez pas à l’innocent! Est-ce ainsi que vous avez été élevé? ».
Ca faisait longtemps qu'elle ne m'avait réprimandé aussi vertement. Certes, elle ne mâche pas ses mots, en temps habituel, et ne se gêne pas pour donner ses avis, mais je ne l'avait plus vu aussi en colère depuis la fois où j'avais décidé de faire de la luge sur le toit de la haute bâtisse familiale un lendemain de chute de neige drue.
A l'époque, c'était plus la peur pour ma sécurité qui l'avait fait agir ainsi: inconscient que j'étais, j'aurai pu me tuer et je ne m'en rendais même pas compte.

Mais là, c'était Joséphine qui l'inquiétait!
Ses mots sont abrupts. Et je la comprends, d'une certaine manière.
Il est vrai que j'avais été dur avec ma pupille… peut-être trop? Mme McIntire me jette ma propre férocité en pleine figure. J'avais attiré sa confiance en me confiant ainsi?
Ça, ça fit mouche… je me souvint de ma mésaventure… si ce que ma domestique me disait était vrai, je savais ce que cette pauvre jeune fille avait pu bien ressentir quand j'ai totalement changé d'attitude.

Effie McIntire s'en rend compte, qu'elle a marqué le coup. « Je n’ai aucune envie de vous disputer comme un gamin… Vous allez vous comporter en homme et vous irez lui offrir vos excuses! ».  Son regard s’illuminant de ce qu'elle estime avoir eu comme bonne idée : « J’ai une meilleure idée! Je vais aller préparer une tisane à Joséphine et vous irez lui porter! Je ménagerai ainsi mes vieilles jambes et vous pourrez en profiter pour vous racheter… ».

-Ce n'est pas une bonne idée! Fais-je, estimant que ça ne serait pas bon pour Joséphine que son tortionnaire tantôt lui apporte une boisson chaude.

-Je ne vous laisse pas le choix, jeune homme!
Houla! Quand elle donne du "jeune homme", c'est que la situation est grave.
J'hésite quelques secondes puis, avec un soupir de lassitude et de … remord?... je la suis à aux cuisines.

Mme McIntire met l'eau à bouillir et commence la préparation de la tisane à la camomille et fleurs d'oranger sans cesser de maugréer:
-Dire que vous étiez un enfant tellement gentil! Regardez-vous! C'est monstrueux ce que vous lui avez fait! Mais que lui aviez-vous raconté pour qu'elle se mette dans des états pareils?
Je lui répondis, lui expliquant les circonstances… elle faillit en lâcher sa tasse avant de prendre une profonde inspiration.
-En somme, vous lui avez dit la vérité, mais par votre comportement suivant, vous lui avez fait croire que vous lui mentiez? Cette perfidie est infâme, jeune homme!
Vous croyez vraiment que c'était approprié, tant de cruauté?

-Vous vous rendez compte de ce qu'elle a fait? Elle a pris des risques énormes! Et si cet homme l'avait agressée?
-Elle m'a dit que…
-Que quoi, Mme McIntire? Si quelqu'un laisse tomber un objet dans la rue sans s'en rendre compte, que feriez-vous? Vous le ramasseriez, vous interpelleriez la personne et la rejoindriez pour lui rendre, n'est-ce pas?
-Évidemment. Comme tout un chacun. Fit la dame serviable.
-Lui, il ne l'a pas appelée: il s'est approché d'elle silencieusement et dans son angle mort!
-Oui… Je peux comprendre que vous ayez crû qu'il allait l'agresser. Mais ça n'a pas été le cas. Il était peut-être réservé? Arrêtez de voir le mal partout, Mr Devlin. Et tachez d'être plus conciliant avec Mlle Joséphine! Elle n'est pas à subir les conséquences de ce qu'il vous est arrivé il y a 11 ans!

Je ne sais pas si je peux être conciliant, c'est un acte difficile, pour moi, mais peut-être Mme McIntire n'avait-elle pas tort?
C'est l'air un peu désabusé que je dis doucement:
-Je vais essayer… je ne garantie rien, mais je vais essayer.

La réponse semble la satisfaire: elle sait que je fais toujours ce que je dis. Elle me tend le plateau où elle a mit la tasse de tisane chaude maintenue à température par un couvercle en porcelaine et une part de Queen Mary's pie dans une petite assiette.

-Allez! Mlle Joséphine est une jeune femme qui n'a pas besoin qu'on lui voit des défauts partout comme vous faites. Essayez un peu de voir ses qualités.
-En a-t-elle? dis-je avec un sourire malicieux.
-DEVLIN! Mme McIntire est outrée. Fichez-moi le camp, mauvaise graine!

Je file rapidement avec mon fardeau et un rire!
Montant les marches, je réfléchis à tout cela. Il est vrai que c'était exagéré. J'en avais peut-être trop fait. Mais cette fille a le don de m'énerver. Ne peut-elle pas comprendre que j'agis pour son bien?...
Bon sang! Je pense comme mon père parlait!  Il agissait aussi pour mon bien lorsqu'il m'inscrit à Cambridge pour apprendre les ficelles du commerce alors que je rêvais d'être policier, métier honorable, mais indigne de la condition d'unique héritier de l'une des familles bourgeoises les plus riches de Londres!
En quoi sommes-nous différents, d'un certain côté? Nous ne voulons qu'accomplir nos rêves, non? Oui, mais ses rêves, à elle, sont dangereux!
Son bien, je n'en voulais pas, mais je m'y suis plié. Pourquoi ne peut-elle pas faire de même?
Pourquoi j'essaye donc de la recadrer comme mon père l'a fait avec moi? Parce qu'elle n'est qu'une femme? Effectivement, ça change beaucoup de choses… Essayer de voir ses qualités… Essayer de lui faire confiance… pourquoi pas?... Mais bon, j'ai du mal.

J'arrive devant sa porte et, force de l'habitude, entre directement avec un:
-Joséphine? Mme McIntire vous a préparé une tis…
Ma voix meurt entre mes lèvres et je suis tétanisé! Mes yeux sont exorbités devant la vision qui est devant moi!

Oui, ces années à vivre seul dans cette maison ont fait que j'y vais où je veux quand je veux… j'ai perdu l'habitude de frapper avant d'entrer… et j'aurais dû!
Joséphine fut surement surprise de mon entrée! Mais ce n'est pas trop le souci… le souci était qu'elle n'était vêtue que de sa seule chemise de nuit… très jolie chemise de nuit, d'ailleurs.

Connaissez-vous ce moment qui dure quelques secondes mais qui semble figé dans l'éternité? J'y suis plongé en cet instant précis, ne pouvant, durant ce court laps de temps, détacher mes yeux de cette vision.
Indéniablement, une vision agréable, les drapés du vêtement et l'éclairage laissant deviner sans le voir ce qu'il cache comme courbes graciles..

Je me retourne rapidement, gêné de mon inconscience qui amenait une situation gênante, je déglutit avec difficulté:

-Euh!... Désolé! J'aurai du frapper!

Oui, là, comme gaffe, c'était magistral!

-Je… hum… Je vous ai apporté votre tisane et… enfin… je tenais à… vous présenter mes excuses pour ce que je vous ai fait tout à l'heure… et maintenant aussi… enfin…  pourriez-vous mettre quelque chose, s'il vous plait?
J'ai la voix pas très assurée, là. Mais bon, il est clair que je suis là, face à la porte, tournant le dos à Joséphine, tenant mon plateau afin d'avoir la politesse de ne pas la regarder en si embarrassante tenue… Pour des excuses, ce n'est pas la meilleure des positions.




 
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] - Page 2 Icon_minitimeJeu 2 Fév - 13:17



Once upon a century...

« I wish for this night-time
To last for a lifetime »

Maison de Devlin, par une nuit de brouillard, 1890

Je regarde la porte de ma chambre se refermer derrière Madame McIntire et je soupire lorsque je suis enfin seule. Je menais une vie si peu mouvementée avant d’emménager à Londres. Après le décès de ma chère mère, je passais la majorité de mon temps dans mes appartements, à écrire et je ne parlais à personne… Mon regard s’attarde quelques secondes sur ma main lorsqu’un éclat de voix se fait entendre au rez-de-chaussée et attire mon attention. Aussitôt, je me lève et me dirige vers la lourde porte de bois, un sourire diabolique illuminant mon visage. J’entends la domestique lever la voix sur son jeune maitre et je jubile; ce vaurien de Devlin a enfin ce qu’il mérite! Je me sens soudainement beaucoup mieux : Monsieur Stanton écrira probablement très bientôt à mon père pour l’informer qu’il ne veut plus m’héberger chez lui et je pourrai enfin retrouver ma France adorée ou mieux encore, rejoindre mon père en Amérique! Je m’éloigne de la porte, d’un pas léger alors que j’entends toujours la voix de Madame McIntire, pour rejoindre le meuble sur lequel est déposé tout le nécessaire de toilette. Pour l’heure, je n’ai aucune envie de faire bouillir de l’eau pour prendre un bain…

Je termine d’enfiler ma chemise de nuit après avoir coiffé ma chevelure rousse pour la nuit lorsque la porte de la chambre s’ouvre. Je sursaute (je n’ai pas entendu de coups contre la porte pour me prévenir que quelqu’un allait entrer) et me tourne vivement vers le visiteur qui aurait dû être Madame McIntire. À la place de la gentille femme écossaise, mon regard ne se pose sur nul autre que Devlin. Ce dernier, qui avait commencé à s’annoncer, cesse de parler et me fixe, les yeux exorbités, alors qu’il se tient dans l’embrasure de la porte. Je devrais lui crier de partir, mais je suis aussi surprise que lui et demeure sans mots alors que je le vois se retourner pour faire face à la porte, visiblement gêné de me voir ainsi, en chemise de nuit. « Euh!... Désolé! J'aurai dû frapper! ». Je lui donne entièrement raison et je fronce les sourcils, prête à le sermonner lorsqu’il poursuit : « Je… hum… Je vous ai apporté votre tisane et… enfin… je tenais à… vous présenter mes excuses pour ce que je vous ai fait tout à l'heure… et maintenant aussi… enfin…  pourriez-vous mettre quelque chose, s'il vous plait? ». En temps normal, j’aurais été offusquée de recevoir des excuses de cette manière, mais voir Devlin ainsi, rougissant et maladroit me donne l’avantage et je ne vais pas laisser passer cette chance de prendre ma revanche sur le cousin de mon père!

Doucement, je fais quelques pas dans sa direction en savourant cet instant qui prend des airs de jeu du chat et la souris. Je suis le chat. Je lève le bras droit et frôle doucement l’épaule gauche de Devlin de ma main bandée par Madame McIntire alors que j’avance celle-ci vers la porte, de manière à ce qu’il puisse bien voir ma blessure. « C’est une délicate attention, Monsieur, mais je ne peux saisir ce plateau, qui doit être terriblement lourd, comme vous pouvez le constater… ». Je retire aussitôt ma main du champ de vision de Monsieur Stanton et recule d’un pas également. « Pourriez-vous le déposer sur la table de chevet, juste ici… ». Je recule encore de quelques pas afin d’obliger Devlin à soit repartir avec son plateau ou faire ce que je lui propose, ce qui le forcerait à se retourner vers moi à un moment ou à un autre. « Vous ne le savez certainement pas, mais depuis le décès tragique de ma mère… ». Je marque une pause qui se veut dramatique; j’en veux terriblement à Devlin pour m’avoir fait vivre des émotions douloureuses, plus tôt, et j’espère le lui faire comprendre… « … j’éprouve quelques problèmes de mémoire et je n’arrive pas à me souvenir pour quelle raison vous venez vous excuser auprès de moi… Quelque chose que vous m’auriez fait? Pourriez-vous être plus précis? ». Non, mais! C’est facile de simplement s’excuser après s’être fait demander de le faire! Si ces excuses sont sincères, je veux que cet homme soit conscient de tout ce qu’il a se faire pardonner! Je tourne sur moi-même à la manière d’une danseuse et me dirige vers le fauteuil près de la fenêtre où je me trouvais plus tôt. J’ignore volontairement la dernière demande de Monsieur Stanton; si ma féminité l’intimide, elle est une arme que je dois apprendre à exploiter… En pleine conscience de ce nouveau pouvoir féminin, je m’assois dans le fauteuil avec grâce et tourne la tête dans la direction de Devlin, qui se tient toujours dans l’embrasure de la porte. « Je prendrais ma tisane près de la fenêtre, si vous n’y voyez aucun inconvénient. Pourriez-vous me l’apporter? J’aime boire chaud… ». J’éprouve un certain plaisir pervers à jouer ainsi avec Devlin…


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-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
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-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat et la rapière.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] - Page 2 Icon_minitimeLun 6 Fév - 13:17



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 « La pire des chutes est celle de ses certitudes! »

 
Maison de Devlin Stanton, 1890

Décidément, me mettre dans des situations embarrassantes semblaient devenir, chez moi, une spécialité et je trouve la porte, ainsi que le couloir, particulièrement intéressants à regarder.

Je n'avais pas un caractère timide, loin de là, et les femmes aussi peu vêtues en ma présence étaient souvent synonymes de conversations nocturnes quelque peu agitées devant lesquelles je ne me dérobais pas… mais là, c'est la fille de mon cousin! Le demi-tour poli s'imposait de soi pour cette personne au statut un peu spécial.
Je m'attends vraiment au cri strident et à un flot de "Malotru! Goujat! Satyre!" et autres joyeusetés mettant en valeur mon sans-gêne pervers et prépare mentalement mes oreilles à la symphonie de harpie… qui ne vient toujours pas!

Le silence pesant fait ressortir le pas léger qui se rapproche de moi et une main bandée apparaît par-dessus mon épaule.
Voilà donc le bruit que j'avais entendu tout à l'heure: une main frappant de rage un mur… non… pas un mur: il y avait eu un son plus rond… une porte!
Il est vrai qu'ainsi blessée, elle ne pourrait pas porter le plateau. Autant lui rendre le service qu'elle me demande.

Je me retourne pour constater, alors qu'elle me fait face, qu'elle n'a pas mis de robe de chambre. Mais à quoi elle joue?
sa mince chemise de nuit ne faisait qu'attiser l'imagination sur les formes qu'elle couvrait et j'admets, tout de même, que Joséphine n'est pas désagréable à regarder, loin de là.
Quelques-uns la trouveraient peut-être un peu maigrichonne. Moi, j'ai un goût assez large, mais il valait mieux rester concentré et stoïque!

Mon stoïcisme en prend un coup lorsque j'entends la porte se refermer derrière moi: en me retournant, je l'ai touchée et elle avait pris tout son temps pour se rabattre.
Bon, coincé, d'une certaine manière. Ca se fête: la lourde inspiration et expiration s'imposent!

Elle se met à me parler du décès de sa mère et de l'impact que cela aurait eu sur sa mémoire avec une voix teintée de tristesse.
A quel jeu s'adonne-t-elle, là? Je ne suis pas né de la dernière pluie. Si elle avait des troubles de mémoire, je l'aurais constaté, depuis le temps.
Nous avons déjà eu plus d'une prise de bec et jamais cela ne s'était manifesté… Ah! D'accord! Elle veut que je fasse un mea culpa complet… c'est de bonne guerre!

Dame! Cette chemise de nuit est redoutable pour cacher ses formes tout en les laissant deviner… Elle joue un jeu dangereux!

Joséphine fait demi-tour avec grâce et va vers le fauteuil à côté de la fenêtre, son unique vêtement suivant chacun de ses mouvements dont je ne perds pas une miette.
« Je prendrais ma tisane près de la fenêtre, si vous n’y voyez aucun inconvénient. Pourriez-vous me l’apporter? J’aime boire chaud… ».
Elle a une manière de dire cela… c'est déconcertant! J'y vois une comédie, mais elle est jouée avec une innocente perversité qui marque.
Je me re-concentre, me dirigeant vers la table de nuit pour y poser le plateau.

-Je comprends. Je suis désolé de n'avoir pu assister aux obsèques de votre mère: la lettre de votre père ne m'est parvenue qu'après leur date. Néanmoins, je n'en ai pas eu l'occasion de vous présenter mes plus sincères condoléances. Ma mère et la votre étaient très amies.

Bon… puisqu'elle veut que je justifie de mes excuses, autant le faire. Avec application, je verse le contenu de la petite théière ouvragée dans la tasse et lui apporte celle-ci, ainsi que l'assiette où trône le gâteau que je pose sur le guéridon à côté d'elle après lui avoir donné la tasse.

-J'admets que j'ai été un peu dur, tout à l'heure. Certes, j'aurai pu simplement vous expliquer à quel point votre comportement était dangereux pour vous… ma propre réputation, je l'ai jetée aux orties depuis longtemps… mais découvrir que vous faisiez cela m'a mis hors de moi.

Puisqu'elle voulait jouer les amnésiques, autant jouer le jeu. Je plante un regard compatissant dans le sien:
-Mais je n'ai pas menti, contrairement à ce ladre.
J'ai juste joué une comédie qui était mon réel état d'esprit, il y a plusieurs années… mais la crasse, à force de s'y vautrer, on en prend l'habitude.
Il fut une époque où j'ai vraiment été affecté par mes erreurs et le fait de voir le mal partout m'empêche vraiment, aujourd'hui, de les commettre à nouveau. A trop faire confiance, je me suis laissé embobiner et j'ai failli envoyer un innocent au bagne à vie.
Enfin… le fait de vous voir vous mettre ainsi en danger m'a mis hors de moi. C'est pour cela que j'ai eu… cette attitude que j'admets être déplorable.
Je n'aurais pas du jouer ainsi avec votre bon cœur, mais je voulais vous faire une démonstration de ce que cet individu vous faisait… avec des conséquences moins graves à la clé.


Cette fois, il n'y avait pas de piège… d'ailleurs, rien de pathétique dans ma voix, juste de la franchise.
Par contre, il me fallait rester calme et ne pas déborder. Joséphine a de jolis "arguments" et semble, presque d'instinct, savoir en jouer.



 
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Joséphine E. Morel
Joséphine E. Morel

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Eugène Morel est le pseudonyme utilisé pour signer ses romans.
❤️ Joséphine est féministe et fait de ses convictions le sujet principal de ses romans.
☂️ Habite la demeure du cousin de son père, M. Devlin Stanton, dans The Strand.
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] - Page 2 Icon_minitimeDim 26 Fév - 14:20



Once upon a century...

« I wish for this night-time
To last for a lifetime »

Maison de Devlin, par une nuit de brouillard, 1890

J’observe Devlin s’approcher de la fenêtre auprès de laquelle je me suis assise pour venir poser devant moi le plateau sur lequel se trouve la tisane préparée par Madame McIntire et une grosse part de gâteau. Je souris légèrement en pensant à la bonté de cette chère domestique, mais également parce que pour une fois, Mr. Stanton semble être plus disposé à discuter calmement. Malheureusement, lorsqu’il ouvre la bouche pour parler, je fronce légèrement les sourcils; froncer les sourcils en présence de Devlin est devenu une habitude… Évoquer les obsèques de ma mère et la relation que nos deux mères entretenaient est une première pour Mr. Stanton. Jamais il ne m’avait confié cela et j’imagine un instant comment il serait merveilleux de pouvoir échanger avec Devlin sans que cela ne se termine, chaque fois, par un bain de sang verbal… mais seulement un instant! C’était comme si, sentant qu’il attirait ma sympathie, le cousin de mon père avait choisi ses prochains mots pour me poignarder à nouveau et me rappeler que nous ne pourrions jamais devenir amis. Le Devlin autoritaire est de retour : « J'admets que j'ai été un peu dur… ». Un peu dur? Le fait qu’il minimise ainsi ce qu’il s’est passé plutôt est interprété comme un nouvel affront! Je le laisse néanmoins poursuivre sans l’interrompre : « … Certes, j'aurai pu simplement vous expliquer à quel point votre comportement était dangereux pour vous… ». Et le voilà qui recommence!  Je tourne les yeux brièvement vers la fenêtre. « …mais découvrir que vous faisiez cela m'a mis hors de moi… ». Mon attention se rapporte vers le visage de Mr. Stanton. Je ne peux m’empêcher de penser : « Mais pourquoi? Vous n’êtes pas mon père! », mais je ne dis rien. Ce dernier poursuit dans un long monologue : « Mais je n'ai pas menti, contrairement à ce ladre. ». Je soupire lourdement; ce pauvre Billy… Devlin ne lâche donc jamais le morceau? Cet acharnement me fâche au plus haut point et déjà, je n’écoute plus que d’une oreille les paroles de mon tuteur. « […]Je n'aurais pas dû jouer ainsi avec votre bon cœur, mais je voulais vous faire une démonstration de ce que cet individu vous faisait… avec des conséquences moins graves à la clé. ».

« Des conséquences moins graves?! ».  D’un bond, je me lève pour être à la même hauteur de Devlin; ma voix est forte et n’a rien de sympathique. « Qui êtes-vous pour supposer que votre démonstration n’aura eu que de faibles conséquences sur moi ou encore que cet homme était réellement mauvais? Vous ne savez rien Devlin! Vous supposez, voilà tout! ». J’aurais envie de le pousser, qu’il tombe la tête première contre le mur et qu’il ne se relève plus… Au lieu de cela, je me contente de le contourner afin de m’éloigner de cette proximité physique qui me donne la nausée. « Était-il trop demandé d’avoir simplement des excuses? Vous m’avez humiliée avec votre canne… ». Ma voix tremble légèrement, mais je tente de ne pas laisser paraitre cela à Mr. Stanton. « …Vous m’avez manqué de respect… ». Je baisse les yeux sur ma poitrine et dis, d’une voix faible : « Je ne suis pas une enfant…Et encore moins la-vôtre! ». Ces derniers mots, je les ai prononcés d’une voix teintée de haine alors que je tourne finalement le dos à l’homme qui se trouve toujours près de la fenêtre et me dirige vers la porte de la chambre que j’ouvre en criant cette fois : « SORTEZ! ».

Je ne veux plus l’écouter, je ne veux plus le voir!


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In restless dreams I walked alone
   Because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping. And the vision that was planted in my brain still remains, within the sound of silence.
   
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Devlin Stanton
Devlin Stanton

Âge : 35
Emploi : Détective / Gentleman-Cambrioleur / Chasseur de créatures surnaturelles.
Informations : -1m75 (5’’74), 73 kg (167 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat et la rapière.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] - Page 2 Icon_minitimeJeu 2 Mar - 5:51



Once upon a century...

 « La pire des chutes est celle de ses certitudes! »

 
Maison de Devlin Stanton, 1890

Bon sang! La voilà qui pique une colère !
Je dois admettre que la situation n'a rien d'agréable: je viens gentiment m'excuser et cette petite sotte se conduit en bête féroce lâchée hors de sa cage sans avoir été nourrie.
« Qui êtes-vous pour supposer que votre démonstration n’aura eu que de faibles conséquences sur moi ou encore que cet homme était réellement mauvais? Vous ne savez rien Devlin! Vous supposez, voilà tout! »
Joséphine prend encore sa défense, à ce voyou? Je crois rêver… un rêve plutôt désagréable, du genre que je déteste.
Je reste impassible à cette colère, bien qu'intérieurement, je suis en train de bouillir!

Et la voilà qui se plaint que mes poussées avec ma canne étaient humiliantes… Si elle savait le nombre de choses bien plus humiliantes qui existent en ce monde.
Effectivement, je sens à sa voix qu'elle en a été fortement affectée. Je ne pensais pas que cela l'aurait autant blessée et j'ai, quelques instants, un sentiment qui se rapproche de la compassion mais étouffé, étranglé, réduit au silence par cette injustice dont je fais l'objet.
J'ai cherché à la protéger et voilà ce que je récolte!

« Je ne suis pas une enfant…Et encore moins la vôtre! »

Que voulait-elle dire? Que je la traite comme une gamine? Ça, je m'en étais rendu compte, qu'elle n'était pas une enfant, et là n'était pas la question mais bel et bien le problème, à mon sens... surtout dans cette tenue.
Elle m'énervait avec son comportement. Commettre des imprudences en sortant habillée en homme, puis en faisant trop rapidement confiance en un inconnu.
Cela risquait de lui jouer des tours. Je préfère, si cela doit se reproduire, qu'elle soit au moins un peu mieux mentalement armée que ça.

Elle s'était déplacée vers la porte, mue par une  colère sourde et m'enjoint de sortir sans ménagement.
Les sourcils froncés, je m'efforce de rester stoïque, d'un calme presque inhumain. Comment osait-elle mettre en doute ce que j'avais appris par l'analyse et la déduction?

Finalement, je croise mes mains dans le dos après un moment semblant ne pas s'arrêter ou nos regards se toisent et je pousse un soupir de lassitude:
-J'avais pourtant dit à Mme McIntire que c'était une mauvaise idée.
Je parle, bien évidemment, du fait de m'excuser.

Je marche tranquillement vers la porte, me rapprochant donc de Joséphine et m'arrêtant juste devant elle.
Ma voix est presque douce, ironie de la situation, car je contiens ma colère devant ce traitement.
-Si vous ne voulez pas être traitée en enfant, cessez de vous comporter en enfant: ce n'est pas parce qu'un jeune homme sourit et fait le baisemain qu'il faut obligatoirement lui faire confiance. Le monde de la rue n'est pas un conte de fée, surtout quand la nuit tombe.
Ce monde, vous  vous y aventurez sans le connaître. Ne vous y trompez pas: ce monde ne récompense pas le savoir: il punit l'ignorance.
Il y a une subtile différence entre les 2, tout comme il y a une différence entre "faibles conséquences" et conséquences moins graves"… ce que j'ai dit.
Ce qui est "moins grave" n'est pas forcément faible.


A ces mots, je passe la porte avec un:
-Bonne nuit, Joséphine.
…presque détaché.

Bonté gracieuse! Je ne peux pas m'en empêcher! C'est plus fort que moi! Elle m'énerve!
Je ne sais vraiment pas céder de terrain… Joséphine non plus,  d'ailleurs!
Pour le coup, je ne lui-même pas parlé du couteau. Bon! Tant pis: je verrai ça demain, j'ai tout mon temps.
Là, j'ai besoin de me détendre. Enfin seul, je peux ouvrir et fermer les poings pour faire de nouveau circuler le sang dans mes doigts.
Je vais au bout du couloir, dans la grande pièce qui me sert de salle d'entrainement et enlève veste et chemise pour martyriser un pauvre mannequin de wing chun.
Cette pièce fut aménagée à ma convenance: une piste d'escrime en occupe la majeure partie, au bout de laquelle on trouve une cible représentant un humain constellé de points de touche. J'y ai fait installer un râtelier d'épées pour la pratique de ce sport et de cannes de combat, un cheval d'arçon, un sac de frappe pour la boxe et ledit mannequin.

Frapper me permet de relâcher un peu tout ça! Joséphine m'a tellement énervé que je frappe plus fort et plus vite que d'habitude.
J'ai besoin d'oublier ces dernières minutes… et ça va demander du temps et des coups!
J'espère juste qu'elle ne recommencera pas ces escapades!

Mais là, je me contente de combiner mes mouvements pour ne plus penser aux visions et aux mots.
Frapper jusqu'à me faire mal, histoire  de sentir autre chose que de la rancœur.



 
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MessageSujet: Re: Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] - Page 2 Icon_minitimeSam 4 Mar - 4:20



Once upon a century...

« I wish for this night-time
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Maison de Devlin, par une nuit de brouillard, 1890

« Bonne nuit, Joséphine. »

Dès que les pieds de Devlin eurent franchi le cadre de la porte, je refermai celle-ci avec force, ce qui la fit claquer bruyamment. Je restai sur place pendant quelques instants, tentant de me calmer, mais cela semblait impossible; cet homme avait un don unique pour être l’être le plus détestable qu’il m’avait été donné de rencontrer. Mes oreilles bourdonnaient de colère lorsque je tournai les talons pour me diriger vers la fenêtre de la chambre, d’un pas décidé alors que j’entendais, au loin, des coups donnés contre un mannequin d’entrainement. J’avais l’habitude d’entendre Devlin s’entrainer, mais c’était la première fois qu’il le faisait suite à l’une de nos disputes. Je jetai un regard au plateau que ce dernier m’avait apporté. D’un mouvement impulsif, je me saisis de la part de gâteau à pleine main, sans me soucier de me salir ou d’en mettre partout, de ma main libre j’ouvris la fenêtre de la chambre pour lancer, à l’extérieur, la pâtisserie.

Mon regard suivit la trajectoire du gâteau pendant quelques secondes puis, au moment où j’allais fermer la fenêtre, je vis une ombre près de l’un des arbres de Mr. Stanton.  Froncer les sourcils ne m’aidait pas à voir dans le jardin, mais c’est ce que je fis tout de même. Après quelques secondes d’observation, j’entendis une voix masculine prononcer mon prénom avec un fort accent anglais. Scrutant les ombrages de la nuit davantage, j’aperçus enfin une silhouette que je reconnus immédiatement : Billy.

Je n’entendais plus les coups dans la pièce au fond du corridor, je ne ressentais plus de colère en moi ni la douleur de ma main; je souriais alors que j’aurais dû être sur mes gardes. Pour quelle raison Billy, cet homme que j’avais rencontré plus tôt en compagnie de Mr. Stanton, se trouvait-il dans notre jardin? Nous avait-il suivis? N’accordant aucune importance à mes interrogations intérieures, je me penchai légèrement par la fenêtre afin de signifier à Billy que je l’avais enfin repéré. Je vis ce dernier avancer de quelques pas. « Que faites-vous? » avais-je lancé sur un ton amusé avant de jeter un bref coup d’œil par-dessus mon épaule, vers la porte de ma chambre. Je tournai les yeux vers Billy, lui souris et m’éloignai de la fenêtre afin d’aller chercher ma robe de chambre; l’air de la nuit qui s’engouffrait par la fenêtre ouverte était frais. Je terminais de nouer le ruban de la robe de chambre autour de ma taille lorsque je me tournai à nouveau vers la fenêtre et sursautai : Billy se trouvait sur le bord de la fenêtre. Comment avait-il monté là si rapidement?

« Je n’approcherai pas plus… à moins que vous ne m’y invitiez, Joséphine… »

Once upon a century... ft Devlin Stanton [Fini] - Page 2 15280810

FIN


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