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Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban

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Eugène Morel est le pseudonyme utilisé pour signer ses romans.
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MessageSujet: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban Dim 5 Fév - 14:40



Tchaikovsky et mises en bouche!

 « We met when we were almost young »

 
Réception mondaine chez Lord Renfield, 1891

Lorsque Monsieur Stanton m’avait demandé de l’accompagner à la réception de Lord Renfield, j’avais d’abord cru à une mauvaise plaisanterie, mais devant son air sérieux et l’excitation de Madame McIntire, sa domestique, je n’avais eu d’autre choix que de le croire. J’avais été heureuse, pendant un moment, jusqu’à ce que Devlin m’annonce que ce serait pour moi l’occasion de rencontrer de jeunes hommes et de trouver, possiblement, un futur époux, comme le souhaitait mon père. Ce à quoi j’avais répondu qu’il était tombé sur la tête, car jamais je ne me marierais. J’avais aperçu Madame McIntire lever les yeux vers le ciel avant de s’approcher de moi pour me rassurer : rencontrer des gens de la haute société était une occasion formidable pour une jeune femme de mon âge, mais l’important était pour moi de m’y amuser et si, par heureux hasard, je devais rencontrer un bon parti, rien de m’empêchait de garder l’esprit ouvert…

Choisir une robe de soirée n’avait pas été bien difficile; j’étais si peu accoutumée à être invitée à ce genre de réception que je ne possédais pas une garde-robe bien garnie. Néanmoins, j’avais réussi à trouver une tenue adéquate et Madame McIntire m’avait aidé à lacer mon corset et à coiffer ma chevelure. J’avais dû regarder mon reflet dans le miroir à plusieurs reprises pour me convaincre que c’était bel et bien moi. Non pas que cette robe de soirée faisait l’effet d’un déguisement de théâtre, mais c’était si différent de l’image que je projetais à l’ordinaire que j’avais l’impression d’en avoir trop fait. Je ne connaissais aucun invité qui serait présent ce soir; je ne connaissais même pas l’hôte de la soirée, mais je n’avais pas envie de me présenter à tous ces gens comme un bouffon… Mes craintes étaient largement exagérées, vous en conviendrez… Lorsque j’avais rejoint Devlin, au petit salon, quelques minutes seulement avant l’heure de notre départ, le regard qu’il posa sur moi fut suffisant pour me persuader que j’avais fait les bons choix, pour une fois…

La réception vibrait déjà au rythme de l’orchestre et de ses nombreux invités lorsque Monsieur Stanton et moi-même pénétrâmes dans la luxueuse demeure de Lord Renfield. Ne pouvant freiner mon imagination, je me mis à imaginer que le propriétaire des lieux était un vieillard aux mains baladeuses et à la richesse si importante qu’il devait avoir certainement beaucoup d’ennemis! Peut-être même parmi ses propres invités! D’un rapide coup d’œil, j’avais cherché un homme correspondant à la description mentale que je me faisais de notre hôte et l’avais rapidement trouvé. Je savais fort bien que les chances pour que j’aie raison soient minces, mais le jeu était amusant et plus divertissant que la présence silencieuse de Monsieur Stanton. Voyant mon air amusé, Devlin n’avait pas raté l’occasion de me sermonner sur le grand manque de politesse dont je pouvais faire preuve en fixant ainsi une personne en riant presque. Par chance, avant qu’une nouvelle querelle ne débute entre ce dernier et moi, une connaissance de mon protecteur s’était approchée de nous et, après les présentations formelles, avait engagé la conversation, ce qui me permit de prendre congé de Monsieur Stanton.

M’éloigner de Devlin était mon objectif principal. Ainsi, j’entrepris de traverser la grande salle de réception afin de rejoindre le coin des victuailles. Je dois me confesser; je suis gourmande. La longue table recouverte d’une luxueuse nappe blanche aux fines broderies était remplie de plats d’argent dans lesquels, je devinais, devaient se trouver les meilleures mises en bouche de Londres! Madame McIntire était une excellente cuisinière, mais les repas qu’elle préparait étaient tous au goût de Devlin et je n’avais osé lui annoncer que je n’en raffolais pas… Quoi qu’il en soit, j’avais adressé quelques sourires ici et là, mais personne ne m’avait accosté pour discuter sur le chemin qui me menait à la jouissance gustative. Les yeux pétillants, j’avais rejoint la table derrière laquelle des domestiques s’occupaient de servir les invités.

Mon regard venait de croiser celui d’un petit canapé (oui, il avait des yeux!) qui me faisait saliver de tentation lorsqu’un jeune homme se mit entre moi et la table et attrapa le petit canapé tant convoité. Ma réaction fut immédiate : je levai des yeux furieux vers le visage du jeune homme, soutenant mon regard dans l’espoir qu’il se tourne vers moi et qu’il constate l’affront terrible qu’il venait de me faire! Bien évidemment, le petit canapé avait des dizaines de frères jumeaux tout aussi appétissants, mais c’était celui-ci que j’avais désiré, pas un autre… Voyant que mon attaque visuelle ne suffisait pas à attirer l’attention du malpoli, je marmonnai pour moi-même, en français : « Ne vous gênez surtout pas pour moi… » avant de soupirer bruyamment.  


 
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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps.
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MessageSujet: Re: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban Lun 6 Fév - 0:24



Tchaïkovsky Et Mises En Bouche !

« N'oubliez pas la crème. »

Manoir Renfield, Westminster, 1891.

Le Lord Renfield, s’ennuyant depuis quelques jours déjà, avait donc décidé d’organisé une petite réception privée dans sa demeure. Il avait donc convié Peterson, son majordome, à envoyer les invitations dont il en avait fait la liste. La plupart était des députés, d’autres étaient de simples bourgeois et riches qu’il avait rencontré une ou deux fois et qu’ils lui avaient semblés sympathiques. Donc oui, il ne connaissait pas tout le monde sur le bout des doigts mais il trouvait cela beaucoup plus amusant. Après tout, toute sa vie n’était régie que par l’amusement et, même si cela ne lui avait pas encore joué de tour, ce train de vie allait sûrement s’arrêter un jour. Mais pour l’instant, il en profitait, comme le jeune orphelin, plus que riche, propriétaire de nombreux domaines un peu partout dans l’Empire Britannique. Il avait d’ailleurs une armée de domestiques qui venaient des quatre coins du monde. Cette dite armée s’affairait d’ailleurs à tout mettre en place pour le soir qui venait. Ils s’installèrent une scène, un orchestre qu’avait engagé le Lord viendrait jouer pour la soirée, bien évidemment. C’était toujours plus plaisant pour les convives de danser sur une musique vivante plutôt que celle nasillarde des phonographes (même si cela était un progrès technologique révolutionnaire).

En fin d’après-midi, Loban fit rapidement le tour de sa demeure, ou du moins, la salle de réception, de bal ainsi que la salle à manger. Inutile pour les invités de se rendre aux étages. Il entendit alors les roues des premiers fiacres crisser sur les petits graviers blancs de l’allée qui menait à la résidence. Quelques domestiques les attendaient et les invitèrent à rentrer. Loban, quant à lui, était resté tapi dans l’ombre. Le Lord était un homme plutôt étrange et illogique dans sa façon de raisonner. Il était le premier à organiser de grandes fêtes mondaines mais n’aimait pas tellement s’y afficher. Rester en coulisses et ne pas attirer les feux des projecteurs sur soi. C’était peut-être ce qu’il le représentait de mieux. Doucement, il se mêla aux nombreux convives. Certains le reconnurent et le saluèrent, d’autres étaient beaucoup trop intéressés par leur conversation avec leurs semblables pour faire attention à lui. Mais cela ne le dérangeait pas le moins du monde car il avait repéré quelque chose qu’il attendait avec impatience : le buffet. Loban était un gros mangeur et, même s’il avait le cuisiner en permanence à la maison, le buffet avait toujours un petit goût en plus.

Mais ce qu’il avait en cible était un petit canapé de saumon fumé qu’il eut en visuel. D’un pas décidé, il se déplaça rapidement et souplement vers sa proie qu’il s’empara avant d’engloutir avec un sourire satisfait. Sahabdool s’était encore une fois merveilleusement débrouillé en cuisine. Il fallait qu’il pense à le féliciter encore une fois. Il se retourna afin de faire repartir dans la foule et tomba nez-à-nez avec une jeune femme à l’aspect courroucé. Loban, bien plus grand qu’elle, fronça les sourcils, surpris d’être la victime d’une telle colère. Les joues encore remplies du canapé, plus imposant que prévu pour le manger en une bouchée, le Lord eut le regard fuyant, cherchant comme à se glisser hors de cette situation d’étau entre la table et l’inconnue. C’est alors qu’elle lança un commentaire dans un Français parfait que Loban n’eut pas trop de mal à comprendre. Il n’était pas bilingue mais possédait tout de même de solides bases dans les principales langues européennes. Le Lord n’eut alors aucun de mal à comprendre que le canapé était la source de son courroux et il s’empressa de l’avaler afin de s’adresser à elle, dans un Français fortement marqué de son accent anglais :

- Oh je suis désolé, je vous suis passé devant sans voir.

Il rit doucement, bien qu’un peu gêné et lui sourit.

- Je peux demander au cuisiner d’en refaire un rien que pour vous…

Il la dévisagea plus en détail, troublé par un détail. Son visage lui était parfaitement inconnu et il n’avait pas non plus le souvenir d’avoir invité des Français. Elle devait accompagner quelqu’un. Quelqu’un qui n’était pas présent à ce moment-là, sûrement perdu dans la foule. Il reprit alors, en Anglais cette fois-ci :

- Votre visage ne me dit rien, Miss. Vous êtes l’invitée de quelqu’un ?

Son sourire ne s’effaça pas, appréciant le côté insolent et mutin dans le regard de son interlocutrice.
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MessageSujet: Re: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban Sam 18 Fév - 14:32



Tchaikovsky et mises en bouche!

« We met when we were almost young »

Réception mondaine chez Lord Renfield, 1891

Je regardais le petit canapé se faire dévorer par le jeune homme, son expression de satisfaction gustative ne faisant que me faire souffrir davantage, lorsque, une fois la mise en bouche avalée, le malpoli s’adressa à moi, à ma grande surprise, en français : « Oh je suis désolé, je vous suis passé devant sans voir.  Je peux demander au cuisiner d’en refaire un rien que pour vous… ».  Mon regard dévia légèrement vers la table sur laquelle se trouvaient déjà des dizaines de petits canapés exactement identiques à celui que l’on m’avait dérobé. Habituée aux moqueries de Devlin, je crus brièvement que la proposition de l’inconnu était dans la même veine et j’étais prête à lui déclarer la guerre, mais je devinai rapidement qu’il n’en était rien. Le ton de sa voix, le sourire qu’il m’adressait… Ceci n’était pas une joute pendant laquelle mon adversaire cherchait à imposer son autorité… Je répondis alors en français, avec une joie imperceptible dissimulée par mon air toujours courroucé : « Le cuisinier pourrait passer des jours à reproduire ce canapé que jamais il ne serait identique à celui que vous venez de manger devant moi… ». J’aimais donner un air dramatique à la situation alors que le simple fait de pouvoir discuter dans ma langue maternelle avec quelqu’un qui ne cherchait pas à me materner me faisait doucement oublier la douleur ressentie par le vol scandaleux du petit canapé. « … Je me contenterai de manger l’un de ses semblables, puis un deuxième et probablement un troisième… ». J’avais jeté un regard gourmand aux canapés posés sur la grande table avant de ramener mon attention vers le visage du jeune homme.  « Votre visage ne me dit rien, Miss. Vous êtes l’invitée de quelqu’un ? ».  Cette fois, le jeune homme avait parlé en anglais, mais je n’avais eu aucun mal à comprendre ses paroles. Bien qu’il me semblait impossible de me débarrasser de mon accent français (et ça, c’était lorsque je ne prononçais pas des mots enseignés par Madame McIntire avec un accent écossais…), je pouvais librement avoir une conversation dans la langue de Shakespeare…

« J’aurais aimé pouvoir vous annoncer que je suis l’invitée de Lord Renfield, mais puisque je n’ai jamais eu le loisir de le rencontrer, je doute qu’une invitation ait été envoyée en mon nom… ». Pour la première fois, j’adressai un sourire au jeune homme, ignorant que j’avais devant moi l’hôte de la soirée. « … J’accompagne Mr Devlin Stanton… ». Cette fois, il n’y avait plus de sourire. Doucement, je tournai les yeux par-dessus mon épaule pour voir si le cousin de mon père n’allait pas apparaitre derrière moi à l’évocation de son nom, mais je ne le vis pas. Légèrement soulagée, je ramenai mon attention vers mon interlocuteur. « Je dois vous mettre en garde contre cet homme : mon père lui a donné comme mission de me trouver un mari… ». J’avais parlé à demi-voix à la manière d’une confidence, mais tout ceci n’était qu’un stratagème. Doucement, je m’étais avancée vers le jeune homme afin de m’approcher de la table et d’étirer le bras pour attraper agilement un petit canapé de saumon fumé! Aussitôt que je sentis mes doigts se saisir de cette gourmande tentation, je me reculai et porta l’objet de mon désir à ma bouche pour y gouter avidement. Si l’homme devant moi en avait fait qu’une bouchée, je ne pouvais me permettre d’en faire autant bien qu’avoir été seule, c’est ce que j’aurais fait! Le canapé était si délicieux que je fermai les yeux un instant pour le savourer. J’avais maintenant un nouvel objectif pour cette soirée : découvrir la recette de canapé pour demander plus tard à Madame McIntire de m’en cuisiner!

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MessageSujet: Re: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban Ven 24 Fév - 12:49



Tchaïkovsky Et Mises En Bouche !

« N'oubliez pas la crème. »

Manoir Renfield, Westminster, 1891.

Loban remarqua tout de suite le petit regard de son interlocutrice vers la table derrière lui où se trouvaient encore quelques petits fours et autres petits mets qui ne demandaient qu’à être engloutis. Le Lord se demanda pourquoi la Française avait l’air si rancunière vu qu’il y en restait plein d’autres sur le buffet, similaires à celui qui descendait dans sa gorge. Elle reprit la parole, en français, mais Loban eut un peu de mal à la comprendre cette fois-ci. Il avait des bases dans plusieurs langues européennes mais n’était pas polyglotte pour autant. De plus, cela lui permettait de rémunérer des gens pour leurs talents et donc de créer de l’emploi et de permettre à nourrir quelques familles. Quand on avait de l’argent, autant s’en servir pour aider les autres. C’était comme cette réception qu’il avait organisé. Il avait dû engager plusieurs autres domestiques pour pouvoir assurer le service. Mais là n’était pas le sujet de ses pensées, mais bien la jeune femme qui le regardait avec son air courroucé qui lui répondit alors sur son interrogation. Ainsi donc elle était venue avec Devlin Stanton. Il la regarda d’abord avec curiosité. Il ignorait que Mr Stanton avait une promise.

Cependant, elle vient tout de suite démentir ce début d’hypothèse, disant que l’homme lui cherchait un mari. Il la regarda d’abord en silence puis sourit doucement, se replongeant dans ses propres pensées. Avant sa mort, son père le pressait aussi de se marier rapidement à une fille de riche famille parce que les héritiers, c’était important, c’était d’ailleurs pour cette raison qu’il avait été adopté. Mais Loban était sûrement un romantique et s’était toujours arrangé pour repousser les fiançailles et se rendre détestable aux yeux de sa prétendante. Fort heureusement, si l’on pouvait dire, ses parents étaient décédés et il était donc l’heureux propriétaire de sa vie et de son cœur. Quoiqu’il en soit, il reporta son attention une nouvelle fois sur son interlocutrice qui était en train de subtilement dérober un petit canapé au saumon fumé. Loban eut un sourire amusé. C’était ses préférés aussi. Il ne résistait jamais à du saumon. Il pourrait en manger des pavés entiers sans s’en lasser. Il regarda la jeune Française engloutir donc le met, une certaine revanche dans son regard. Elle avait bien raison après tout, vu qu’il lui en avait lui-même dévoré un sous le nez. Il sourit de façon plus franche.

- Moi aussi, il faudrait que je me trouve une femme. Mais je vous arrête toute de suite, ce n’est guère une invitation.

Il rit doucement et lui tourna le dos pour lui attraper le plateau où siégeaient les canapés. Il le tendit à son interlocutrice afin qu’elle se serve à nouveau et prit lui-même un afin de l’avaler à son tour. Il n’y avait rien de pire que de faire la conversation à côté du buffet. À eux deux, ils allaient l’assiéger, le piller et ne rien laisser derrière. Mais tout ce qui se trouvait dessus était définitivement trop bon pour s’en passer et même pour y résister. Une fois qu’il eut avalé sa bouchée, il reprit la parole :

- Alors, qui êtes-vous pour Mr Stanton ? Je dois avouer que je ne lui ai rarement parlé mais il m’a l’air d’être quelqu’un de franchement sympathique.

Il fit une pause avant de reprendre :

- Il m’a l’air un peu trop… comment dire… immature, peut-être, pour s’occuper d’une jeune fille comme vous. Une Française qui plus est. Je ne sais pas si vous êtes comme les autres, mais toutes les Françaises que j’ai pu connaître étaient plutôt impétueuses et avec du caractère.

Il reprit un canapé par gourmandise tout en présentant une nouvelle fois le plateau à sa convive.

- Je ne connais pas votre nom d’ailleurs.

Il lui sourit doucement, la regardant droit dans les yeux.
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MessageSujet: Re: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban Mar 14 Mar - 3:00



Tchaikovsky et mises en bouche!

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Réception mondaine chez Lord Renfield, 1891

Ce petit canapé au saumon fumé était certainement l’une des meilleures mises en bouche qu’il m’avait été donné de goûter et j’imaginais déjà quelles autres saveurs ce buffet n’attendait que de me faire découvrir lorsque le jeune homme m’annonça sa situation matrimoniale. Je lui souris (après avoir subtilement vérifié si je n’avais rien sur les dents) alors qu’il attrapait le plateau sur lequel se trouvait la fratrie de feus canapés que nous venions d’engloutir. « Vous me voyez navrée… » avais-je répondu à la blague en me servant un de ces délicieux canapés. Je venais de le porter à mes lèvres lorsque mon interlocuteur, après avoir avalé sa bouchée, me questionna à nouveau sur mon cavalier de la soirée : « Alors, qui êtes-vous pour Mr Stanton ? Je dois avouer que je ne lui ai rarement parlé, mais il m’a l’air d’être quelqu’un de franchement sympathique. ». J’hoquetai légèrement à l’annonce de ce trait de personnalité que je ne connaissais pas chez mon tuteur, hésitant à partager mon réel sentiment envers le cousin de mon père. Alors que je terminais d’avaler la mise en bouche, le jeune homme poursuivit : « Il m’a l’air un peu trop… comment dire… immature, peut-être, pour s’occuper d’une jeune fille comme vous. Une Française qui plus est. Je ne sais pas si vous êtes comme les autres, mais toutes les Françaises que j’ai pu connaître étaient plutôt impétueuses et avec du caractère. ». Cette fois, j’éclatai d’un rire franc, portant une main devant ma bouche pour tenter de le dissimuler. Toute trace de ma précédente mauvaise humeur avait disparue; j’appréciais bien la présence de cet homme.

« Ne disiez-vous pas, plutôt, ne pas me connaitre? Impétueuse est mon deuxième prénom! ». Je pris un troisième canapé sur le plateau que me tendait mon partenaire de gourmandise alimentaire sans le porter directement à mes lèvres cette fois : « Mr. Stanton est le cousin germain de mon père. Il joue actuellement le rôle de tuteur… lorsqu’il laisse de côté celui de tyran… ». J’avais ajouté cette dernière partie de phrase sur un ton plus bas, baissant le regard vers la bouchée qui n’attendait que d’être dévorée. En vérité, même si la relation que j’entretenais avec Devlin demeurait parfois tendue, elle était plus positive qu’elle ne l’avait été lors de nos premiers mois de vie commune. Je pris une bouchée avant de poursuivre : « Je suis injuste envers cet homme qui s’est vu imposer la responsabilité de ma personne… ». Admettre ses torts était une chose, en faire une prise de conscience en était une autre. « … mais ne vous en faites pas, Mr. Stanton me rend très bien la monnaie de ma pièce… ». J’adressai un sourire sincère à celui qui me tentait toujours d’un plateau de canapés de saumon fumé. Je portai une main à mon abdomen, spéculant mentalement sur la résistance de mon corset à toute nouvelle attaque de gourmandise… L’hésitation fut de courte durée et je repris un canapé, accompagnant de ce fait mon compagnon de buffet.

« Je ne connais pas votre nom d’ailleurs. ».

Je plongeai mon regard dans celui de mon interlocuteur; nous étions tous les deux, là, à s’empiffrer comme des goinfres alors qu’aucune présentation n’avait été faite! Scandale! Je rendis son sourire au jeune homme et répondis : « Je m’appelle Joséphine! ». Je m’inclinai légèrement. « Joséphine Eugénie Morel. ». Je souris à nouveau en posant brièvement mon regard sur le plateau de bouchées qui se vidait à vue d’œil. « Je plains tous ces pauvres gens qui n’auront pas eu la chance de gouter à pareilles merveilles par notre faute… ». J’étirai, une fois de plus, le bras vers le plateau, mais décidai d’arrêter mon geste; il restait tant de bonnes choses à déguster pour ne manger que celles-ci! Mon attention se porta donc sur l’homme dont j’ignorais également l’identité : « Je suis heureuse de partager cette affection pour les mises en bouche avec vous, Monsieur… ? ».


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MessageSujet: Re: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban Jeu 16 Mar - 12:12



Tchaïkovsky Et Mises En Bouche !

« N'oubliez pas la crème. »

Manoir Renfield, Westminster, 1891.

Loban écouta la demoiselle parler de son tuteur avec un fin sourire aux lèvres. La dernière fois qu’il avait parlé au détective, les deux hommes n’avaient guère eu le temps d’échanger quoique ce soit pour mieux se connaître. C’était à se demander pourquoi le jeune Renfield l’avait invité à sa réception mais il appréciait particulière cette formulation commune : « plus on est de fous, plus on rit. » Ce qui était assez ironique en soit, vu qu’il passait la soirée à assiéger le buffet pour se goinfrer, en retrait de la foule, comme il était actuellement en train de faire. Le fait est qu’il avait maintenant une partenaire dans le pillage de la nourriture derrière eux. D’ailleurs, la jeune Joséphine Morel, de son nom, s’empara d’un nouveau canapé, sous le sourire amusé et presque satisfait du noble. Celui-ci appréciait que ses invités soient convenablement rassasiés et désaltérés. Après tout, cela était une fête et les fêtes étaient rarement le lieu pour se comporter raisonnablement. Et il ne voulait pas que la sienne fasse exception à la règle. Mais jusqu’à là, personne ne s’en était plaint. Et il espérait que cela dure. De toute façon, au bout d’un moment, personne ne se rendait compte que le Lord n’avait fait aucun discours de la soirée.

Quoiqu’il en soit, il reporta son attention sur la demoiselle en face de lui. Charmante demoiselle qui plus est, malgré son côté un peu mutin dans le regard. Elle semblait avoir un très fort caractère, en témoignait la répartie dont elle faisait preuve et les commentaires vifs et taquins à l’égard de Mr Stanton. Loban devait avouer qu’il avait un faible pour les femmes de caractères et avec une certaine vivacité d’esprit. Les joutes verbales l’avaient toujours beaucoup distrait. C’est pour cela qu’il aimait bien taquiner gentiment les femmes, qui se servaient souvent plus de la tête que les hommes. Pour ceux-ci, il préférait le défoulement physique et les petits combats de bars, un peu illégaux sur les bords. Alors certes, c’était une vision très monochrome, sans nuances sur les deux sexes, mais Loban n’était pas vraiment le genre à se prendre la tête. Pour lui, tout le monde avait ses qualités et ses défauts, ce qui rendait les conversations beaucoup plus passionnantes, puisque différentes. Cependant, le bras de Mlle Morel l’interrompit dans ses pensées. C’était la première fois qu’il voyait une femme de la bourgeoisie avoir tant de gourmandise, mais c’était relativement amusant.

- Je vous en prie, mangez, n’hésitez pas.

Il suréleva légèrement le plateau pour l’inciter à prendre. Ce n’était pas tous les jours qu’elle aurait l’occasion de manger ces canapés, spécialités de son cuisinier personnel. Sauf si ce dernier acceptait de donner sa recette aux domestiques de Mr Stanton. Si celui-ci en avait. Après tout, il pourrait toujours demander à son interlocutrice qui était forcément bien placée pour en avoir la réponse. Concernant son nom, il hésita à répondre tout de suite, voulant laisser planer un peu de mystères mais cela était ridicule. Il sourit donc et inclina respectueusement et galamment la tête tout en disant :

- Loban Viktor Renfield.

Il se redressa et continua de lui sourire avant de baisser la tête vers le plateau et, de sa main libre, se saisit d’une bouchée. Avant de l’avaler, il regarda son interlocutrice.

- Dites, si cela vous intéresse, je peux toujours me procurer la recette de ces petits fours auprès de mon cuisinier et vous les faire transmettre. Mr Stanton possède-t-il des domestiques dans sa résidence ?

Il engloutit alors le canapé qui était décidément bien délicieux. Il finit par se nettoyer le bout des doigts en les passant rapidement entre ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban Dim 11 Juin - 4:02



Tchaikovsky et mises en bouche!

« We met when we were almost young »

Réception mondaine chez Lord Renfield, 1891

Ce jeune homme devait certainement travailler pour le Diable! Il ne cessait de me tenter de ces délicieuses mises en bouche alors que je sentais déjà mon corset m’étouffer un peu plus. La gourmandise devait certainement être le pire de tous les péchés! À moins qu’il ne soit ce genre d’homme à préférer les femmes bien portantes et en chair… Ne possédant pas la volonté nécessaire pour maintenir ma position et cesser de manger, je pris un nouveau canapé sur le plateau que soulevait encore une fois le jeune homme en lui jetant un regard assassin.

Alors que je prenais une bouchée de cette merveille culinaire en la savourant avec le même plaisir que j’avais éprouvé en mangeant les précédentes, mon compagnon dans le vice se présenta : « Loban Viktor Renfield. ».  Je manquai alors de m’étouffer, mais Lord Renfield ne sembla pas le remarquer; heureusement pour moi, il était penché lorsque cela se passa. J’avais fait un jeu de l’identité de l’hôte de cette fête alors que depuis un long moment, il se trouvait en ma compagnie à dévaliser le buffet. Je ne pouvais prétendre ne pas être flattée par l’attention qu’il m’accordait; en tant qu’hôte, sa place ne devait certainement pas être ici, loin de ses invités et les divertissements devaient être suffisamment nombreux pour choisir pareil façon de passer la soirée.  De plus, ses manières et le ton amical avec lequel nous avions brièvement discuté ne laissaient rien paraitre de son rang. En se redressant, il me regardait en souriant alors que je devais certainement avoir les yeux plus grands que des soucoupes. M’accompagnant à nouveau, le jeune Lord reprit une bouchée, mais avant de l’engloutir il dit: « Dites, si cela vous intéresse, je peux toujours me procurer la recette de ces petits fours auprès de mon cuisinier et vous les faire transmettre. Mr Stanton possède-t-il des domestiques dans sa résidence ? ».

Je clignai des paupières à quelques reprises avant de répondre : « Vous feriez cela, Lord Renfield? Si cette recette entre en la possession de madame McIntire, l’une des domestiques qu’emploie effectivement mon tuteur, je risque de ne manger que cela et d’être bientôt méconnaissable tant les rondeurs élargiront ma silhouette et les traits de mon visage… ». J’échangeai un sourire amusé avec le jeune homme et poursuivi : « … mais puisque aucun chef cuisinier français n’a comblé mes papilles comme la fait le vôtre par cette seule recette, je ne peux qu’accepter cette offre! ».

L’idée que je pourrais à nouveau manger ces délicieux petits canapés dans le futur me remplit de joie, mais me fit également réaliser à quel point j’avais abusé de ces dernières. Je portai une main sous ma poitrine en respirant avec moins d’aisance que  je le faisais plus tôt. « Je ne voudrais pas priver vos convives de votre présence, mais accepteriez-vous, Lord Renfield, de me faire visiter vos jardins? Me promener à l’air frais me ferait un grand bien… ». Nous pourrions également en profiter pour discuter et peut-être même éloigner le moment où Devlin viendrait me chercher pour m’annoncer que nous rentrions à sa demeure…


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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps.
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MessageSujet: Re: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban Dim 11 Juin - 21:33



Tchaïkovsky Et Mises En Bouche !

« N'oubliez pas la crème. »

Manoir Renfield, Westminster, 1891.

Loban continuait de se gaver de petits fours et n’avait pas fait attention à l’air ahuri de son invitée. Au bout de quelques secondes de silence qui n’inquiéta guère le Lord qui était occupé à combler l’espace dans sa bouche par les mets sur la table, Joséphine lui demanda alors s’il était réellement sérieux en lui proposant de lui donner la recette de son cuisinier. Il devait avouer qu’Alan Peterson excellait dans l’art culinaire, y prenant un réel plaisir et Loban lui accordant tout le budget dont il avait besoin. Il se releva alors à la mention de « chef français », les joues remplies à craquer de sûrement quatre ou cinq amuse-gueules en même temps. Il ne faisait guère à l’apparence complètement puérile et goinfre qu’il pouvait renvoyer mais après tout, il ne s’en rendait même pas compte. Il avait faim et se transformait en véritable glouton dans ces moments-là, surtout face à la nourriture de son majordome. Il se dépêcha néanmoins d’avaler ses victuailles jalousement gardées tel un écureuil faisant ses réserves pour l’hiver avant d’aller hiberner. Sauf que Loban n’avait nullement l’intention d’hiberner, bien au contraire. Non, ce fut par pure gourmandise, mais une gourmandise innocente et peut-être touchante s’il n’avait pas déjà passé la vingtaine.

— Mmh… Mon cuisinier n’est nullement Français, il vient de Liverpool ! Mais il est vrai qu’il a un certain talent pour la cuisine. Vous devriez goûter son tartare de bœuf, il est à se taper la tête contre le mur.

Il rit franchement. La viande crue avait toujours été le péché mignon de Loban, sans qu’il ne sache trop expliquer pourquoi. De toute façon, il était un grand mangeur de viande, c’était un fait indéniable. Notamment parce qu’il raffolait de ça mais aussi car c’était un apport conséquent en protéines qui entretenaient indéniablement ses 95kg de muscles. Car oui, malgré les apparences, camouflé sous ses vêtements toujours noirs et longs, le Lord cachait une musculature plus qu’imposante qui en ferait pâlir les brigands ou les soldats les plus entraînés de Whitechapel. Après tout, son père lui avait fait subir un entraînement militaire lors de leurs nombreux déplacements dans les pays exotiques et, malgré le décès de son père et des heures d’entraînement moins régulières et moins éprouvantes, il n’avait étrangement rien perdu. Mais là n’était pas le sujet. La demoiselle en face de lui demanda de lui faire visiter les jardins, ce à quoi Loban répondit par un sourire sincère.

— Ce serait avec plaisir. Je dois vous avouer que la plupart des gens ici sans même connaître mon visage.

Il rit doucement et lui fit de signe de le suivre vers l’extérieur. Il prit un verre d’eau au passage, dans un verre à pied, évidemment. Ça avait moins d’effet sinon, déjà qu’il ne buvait pas d’alcool… Il passa dans divers couloirs, richement décorés de boiseries, tapisseries, tableaux, tapis et guéridons en marbre en tout genre jusqu’à donner sur une grande pièce, une autre salle de réception, bien que moins grande. Il traversa la pièce pour ouvrir des portes vitrées donnant sur le jardin entretenu par une sûrement une armée de jardiniers dans la journée. Il la conduisit dans un petit coin à la française, entouré de haies fleuries et où se tenait une petite fontaine. Il s’assit alors sur un banc en marbre gris et regarda le ciel où l’on commençait à apercevoir les étoiles. Ce n’était certes qu’un petit coin du grand parc du manoir Renfield mais il avait pour avantage de donner l’impression de se couper du monde, un calme parfait y régnant. Il sourit doucement à Joséphine, l’invitant à s’asseoir.
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MessageSujet: Re: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban Ven 28 Juil - 14:36



Tchaikovsky et mises en bouche!

« We met when we were almost young »

Réception mondaine chez Lord Renfield, 1891

Si les nombreuses richesses et la somptuosité du manoir Renfield faisaient ses envieux, ses jardins firent la mienne. La demeure de mon tuteur était jolie et son jardin bien entretenu par Monsieur McIntire, mais rien ne se comparait à ce que j’avais sous les yeux. Le parfum subtil des fleurs venait chatouiller mes narines alors que l’air frais caressait ma peau. Je suivais le jeune Lord en regardant dans toutes les directions, admiratrice et impressionnée comme si je n’avais jamais rien vu d’aussi beau. Bientôt, nous arrivâmes dans un coin du jardin à la française où  s’élevait en son centre une petite, mais non moins majestueuse, fontaine. Un banc de marbre gris se trouvait tout près et c’est sur celui-ci que s’assit enfin le jeune homme.

D’ici, plus aucun son de la fête ne se faisait entendre; j’avais presque l’impression d’être complètement ailleurs. Tout était calme. Les étoiles apparaissaient au-dessus de nos têtes et comme Lord Renfield, je levai les yeux vers celles-ci afin d’en contempler la beauté. Lorsque je baissai les yeux vers le jeune homme, celui-ci me souriait et m’invita à le rejoindre sur le banc. Sans un mot, je lui obéis et me laissai tomber doucement sur le banc à ses côtés. Mon corset me coupa le souffle; j’avais tant mangé! Néanmoins, il était hors de question de laisser ce léger inconfort gâcher ce moment de quiétude. Je posai les mains de chaque côté de mes hanches, sur le banc, et m’inclinai légèrement vers l’arrière, étirant le cou pour regarder le ciel comme si j’étais en position couchée. Subtilement, je dégageais également mon abdomen de la compression du corset. Je fermai les yeux un instant pour respirer l’air frais qui s’engouffrait dans mes poumons.

« Je vous remercie. » dis-je après un long moment de silence en ouvrant les yeux. Je tournai la tête vers le jeune Lord pour le regarder : « Cet endroit est si paisible… Pourrais-je m’y construire un abri et y demeurer éternellement? » demandais-je en souriant. Malgré le titre de noblesse de Loban et la richesse qu’il possédait, je sentais une certaine familiarité dans ses manières qui me poussait à l’être également. Je plaisantais sans retenue et laissais bien loin le code de bonne conduite. Après tout, nous venions de nous goinfrer dans le buffet… S’il y a bien quelque chose qui brise la magie de la première rencontre, c’est bien la gourmandise…

« Je pourrais passer des heures ici… » poursuivais-je en retournant les yeux vers le ciel d’où de plus en plus d’étoiles apparaissaient. « … À noircir un peu de papier ou tout simplement à profiter de la tranquillité des lieux… ». Je soupirai d’aise et sans retenue, demandai alors : « Vous avez dit qu’il « faudrait » que vous vous trouviez une épouse, et non que vous « aimeriez » vous trouviez une épouse, plus tôt. Pourquoi ? N’y a-t-il donc aucune prétendante intéressante à votre porte? ». Si je n’avais pas relevé les paroles de Loban, plus tôt, ces dernières continuaient de me tourner dans la tête. J’avais toujours protesté lorsque mon père avait annoncé que je devrais me marier; je voulais être libre et indépendante! Si je devais me marier, ce serait par amour! Ainsi, je voulais connaitre la position du jeune Lord là-dessus. Peut-être avions-nous en commun bien plus que la gourmandise!


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MessageSujet: Re: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban Ven 28 Juil - 23:06



Tchaïkovsky Et Mises En Bouche !

« N'oubliez pas la crème. »

Manoir Renfield, Westminster, 1891.

Loban fut ravi de voir son invitée profiter et aimer son petit bout de jardin, à l’abri de tout le monde. Il devait avouer que c’était cet endroit-là qu’il préférait quand il désirait se sortir des mondanités, de la foule et de la haute noblesse. Ce petit endroit de calme, de paix et de verdure lui permettait de faire abstraction de tout le reste, des titres de noblesses, des politiciens à rouflaquettes, des richesses, des taxes de commerce et tout ce qui fait une fortune un titre de Lord. Là, il pouvait essayer de penser à là d’où il venait vraiment, à sa Lydess dont il n’avait plus de nouvelles, se demander où elle était à ce moment-là, si elle regardait les étoiles en même temps que lui en pensant à lui. Mais généralement, il ne restait guère longtemps, resonger à son passé le rendait incroyablement nostalgique et triste donc il préférait retourner à l’intérieur bien que son humeur fut foutue pour le restant de la soirée. Mais avoir cette jeune femme à ses côtés pourrait peut-être lui permettre de garder ses idées sur une ligne directive joviale. Comme celle qu’il avait eue au buffet quelques minutes auparavant. Il la regarda profiter de la fraicheur du crépuscule.

Elle parla de noircir des feuilles en passant des heures dans ce lieu. Cette formulation intrigua le jeune noble. Une écrivaine ? C’était pourtant relativement rare à cette époque. Non pas que cela le dérangeait, bien au contraire. Cela lui faisait plaisir que certaines personnes passaient outre des conventions ridicules de la société. Loban était pour l’émancipation totale de la femme qu’il considérait comme l’égal de l’homme, voire plus. Mais bien évidemment, ce n’était pas le genre d’idées à crier au milieu des vieux politiciens, la soixantaine facilement passée. Il était déjà considéré comme un excentrique, comme un jeune aux idées étranges presque païennes pour certains. Alors il ne disait rien, attendant le bon moment pour déclarer ce qu’il pensait vraiment de la société actuelle. Cependant, alors qu’il allait lui demander confirmation sur sa profession, elle enchaîna sur le mariage qu’ils avaient brièvement abordé plus tôt. Il ne sut pourquoi elle revenait sur ce sujet, peut-être pour faire la conversation mais tout compte fait, évoquer le mariage et donc indirectement Lydess allaient finalement le rendre profondément nostalgique pour cette soirée-là, une nouvelle fois, malgré la présence de Miss Morel à côté de lui.

— Et bien… Je dois vous avouer que vous avez raison. Avant la mort de mon père, ce dernier se faisait une priorité de me marier et de me faire une place dans l’armée. À cette époque-là, il me présentait évidemment pas mal de prétendantes mais aucune ne me convenait. Il y en avait des jolies, certes mais…

Il marqua une pause puis eut un sourire amusé avant de glisser en toute confiance :

— Ils ont commencé à croire que les femmes ne m’intéressaient pas, si vous voyez ce que je veux dire.

Puis son air redevint sérieux et penseur, disant sur un ton léger :

— Mais depuis, mon père est décédé, j’ai donc reprit son rôle de Secrétaire d’État à l’Intérieur, dont j’étais le porte-parole, le second. Ma mère étant beaucoup plus laxiste sur cela, je ne m’en suis plus préoccupé.

Il soupira alors, regardant vaguement devant lui.

— En vérité… Je cherche quelqu’un… Que j’ai connu autrefois. Nous… Nous étions dans le même orphelinat et un jour, je lui ai fait la promesse de l’épouser pour qu’elle puisse bénéficier de toute cette aisance de vie…

Il regarda le manoir avec un air sourire triste puis regarda son interlocutrice.

— Mais je vous raconte ma vie, parlez-moi un peu de vous. Votre tuteur vous embête aussi à propos du mariage ? Votre cœur était-il pris ?

Il rit doucement, comme s’il avait connu cette demoiselle depuis toujours. Mais cela lui faisait du bien d’avoir le semblant d’une amie.
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MessageSujet: Re: Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban

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Tchaikovsky et mises en bouche! |Loban

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