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Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess]

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MessageSujet: Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess] Mar 2 Mai - 14:52



innocent devil girl

« hear about money if you want info »

Une journée classique et normal où tout paraissait splendide sous le soleil d'un jour sans nuage à Southwark, dans ce coin insalubre où l'on avait autorisé il y a bien longtemps la troupe d'O'Farell à placer ses caravanes et ses tentes. Que la folie du Cirque s'ouvre à la classe londonienne, divertissons les badauds et les bourgeois, ouvrons leur le champ d'un rêve éphémère que se trouvait être les jongleries et les animaux exotiques. En parlant de ceux-ci, c'était à l'enclos des autruches, comme à son habitude quand elle trouvait du temps devant elle pour faire une pause, que Lydess restait. Un morceau de pain à la main, elle caressait le sommet de la tête d'un de ces grands oiseaux, avec le sourire aux lèvres. C'était si agréable de caresser ces petites plumes, se sentant observé par ces grands yeux comme remplis de tout l'amour du monde -surtout quand on tenait de la nourriture dans la main. La diseuse de bonne aventure pouvait regarder ces animaux ailés pendant des heures, s'imaginant les chevaucher à la manière de chevaux dans les rues de Londre. C'était une idée si drôle et agréable qu'elle pouvait tout simplement prendre un tabouret, s'asseoir devant eux et les regarder. Si seulement le patron pouvait lui donner la responsabilité de l'élevage des autruches, elle serait si heureux. Pour l'instant, à l'emplacement actuel de sa misérable vie, c'était le rêve le plus absurde et le plus obscur qu'elle pouvait imaginer accomplir. Comme un objectif à la hauteur de sa condition de pauvresse. Ce n'était pas grave, après tout, qu'est-ce qu'elle les aimait, ces bestioles.

Le soleil était présent, à cet heure du printemps. Mais bien que l'on était dans le courant d'un clair avril, le ven se faisait toujours présent, aussi Lydess rassurant la prise sur le châle en laine -le seul qu'elle possédait pour le moment. Elle dépensait le peu de ses sous surtout sur la nourriture, volant les tasses et le café sur les ports. Mais en ce qui concernait les vêtements, elle ne s'autorisait aucun plaisir. A quoi bon, ce ne sont que des enveloppes. Ce n'est pas comme si quelqu'un la regarderait parce qu'elle portait un chale un peu moins miteux qu'un autre. Pour ainsi dire, elle n'investissait pas même dans les sous-vêtements, ridicule artifice des femmes riches qui avaient quelque chose à cacher. De toute façon, les sous-vêtements, quand un homme se décide à les voir, ce n'est jamais que pour accéder à ce qu'il y a en dessous alors pourquoi ne pas aller plus vite. Tout en soupirant sous le froid, elle continua de jeter des boulettes de pains aux autruches qui se dandinaient toutes pour les avoir le plus vite possible. C'était comme de gros poulets. Lydess riait en les voyant trébucher pour ensuite atteindre leur proie. Quand bien même les gens du Cirque étaient généralement des outsiders qui n'avaient pas leurs places dans la véritable société anglaise, Lydess se voyait parfois regarder d'un oeil bizarre, que ce fut à cause de son excentricité, de son fort caractère ou de sa passion sans limite pour ces créatures que tous trouvaient moches. Aussi restait-elle souvent toute seule dans son coin, quand bien même elle restait fidèle envers la famille qui l'avait sauvé des ruelles.

Elle entendit alors des pas qui allèrent en direction des enclos des autruches. Jamais personne en dehors de leur éleveur ne venait les voir, aussi jeta-t-elle un rapide coup d'oeil. Mais ce n'était pas lui. Il s'agissait là d'un badaud, certainement bourgeois, au vu de ces habits. Un visiteur du cirque qui passait voir les animaux sauvages, ce n'était pas inhabituel, au contraire. Même si en général, les gens venaient davantage le soir et pas au beau milieu de l'après-midi.

- Je pense que vous vous êtes trompé d'horaire. Les spectacles ne sont que le soir à 20h30.

Lança-t-elle alors avec le sourire amusé dont elle avait le secret. Avant de remettre son regard sur les autruches en continuant de lancer des morceaux de pains rassis. Beaucoup lui en voudrait d'ainsi gâcher la nourriture. Mais c'était du pain dur comme la pierre, ça va trente secondes les mauvaises langues. Que voulez-vous faire d'un pain aussi mort, ça ne nourrit pas son homme plein de vie !
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Informations : -1m83 (6"00), 78 kg (172 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne.
-Lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess] Mer 3 Mai - 15:41



Innocent devil girl

 « How quickly they do sell their souls… »

 


Profiter d'un après-midi ensoleillé était chose assez rare pour Devlin. L'homme passait la plupart de ses longues journées entre enquêtes et formation de sa pupille.
Vouloir s'assumer était une chose, mais s'aventurer dans ce monde sans arme pour affronter ce qui peut s'y présenter de malsain, malhonnête et malveillant, c'était folie qu'il fallait éviter en comblant le plus rapidement possible les lacunes de la jeune française.
Lui apprendre à se renforcer, à déceler, à comprendre, tel était son rôle: il lui avait accordé une liberté que quasiment aucune jeune femme de bonne famille ne possédait dans ce pays, ou ailleurs en Europe… elle pouvait aller à travers les rues de Londres, grimée en homme, à la recherche de l'inspiration pour ses prochains romans avec une certaine bénédiction de la part de son tuteur. Mais cela ne devait absolument pas faire oublier les dangers qui peuvent courir dans les rues le soir, dangers que Devlin essayait tant bien que mal de lui inculquer.

Certes, il avait obtenu des garanties, la promesse de ne jamais s'aventurer dans les quartiers les plus dangereux, celle de lui signaler toute rencontre qui pourrait être néfaste. Promesses, qu'en temps habituel, Devlin n'aurait jamais cru le moindre instant… mais il voulait lui laisser sa chance, il avait opté pour le choix de faire confiance à Joséphine.

Mais pour l'instant, il profitait d'un moment d'escapade entre filles, Joséphine étant allé courir quelques boutiques en compagnie de Mme McIntire, la domestique du détective, qui s'est entendue avec la jeune française dès son arrivée.

Quel endroit serait propice à cette après-midi en solitaire? Le Cirque O'Farrell, bien entendu!
Mais qu'est-ce qui l'avait poussé ici? Quelle force a bien pu implanter dans son esprit une idée aussi saugrenue, née de l'absurdité de sa conscience étrange?
Il était venu ici une semaine auparavant, chercher des renseignements sur la disparition d'un bien étrange pendentif, fruit d'un larcin commis avec la complicité d'un des membres de cette troupe. Amulette, décrite par son propriétaire comme dangereuse entre de mauvaises mains, qu'il avait récupéré depuis, certes, laissant en liberté le voleur qui, au final, n'avait pas fait grand-chose de mal et avait agit pour aider son frère, englué dans des dettes de jeu.

Mais le détective ne venait pas pour ça. Il ne venait pas enquêter sur quoi que ce soit… Pourtant, promenant sa silhouette dont la stature élancée était accentuée par un long manteau de cocher noir aux pans ondulant paresseusement au rythme de ses pas, il ne se leurrait point: où qu'il pose les pieds, Devlin avait toujours dans son ombre, prédateur tapi aux yeux luisants rivés sur l'infortuné qui croit qu'une journée sans problème pouvait arriver en ce monde, le Prince des Ennuis en Cascade!
Las pour le noble désobligeant des bons moments ratés, Devlin le savait perpétuellement à ses trousses et restait, dans sa désinvolture, vigilant à tout moment… surtout dans cette bien étrange partie de la ville

D'un pas léger et mesuré, Devlin arpentait les passages entre les divers enclos, provoquant ci et là des tressaillements, des grondements ou un désintérêt total de la part des divers représentants du règne animal.
Idée bizarre? D'accord. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, Devlin aimait bien cet endroit aujourd'hui. Il estimait que, finalement, se fier à son instinct avait du bon. Pourtant, à l'inverse de bien des gens de son niveau social, il connaissait l'envers du décor qui n'était pas toujours reluisant… mais il n'avait pas trop envie d'y penser: le beau temps, se promener ici… penser à rien et profiter!

Il s'approchait ainsi de l'enclos à autruches.
Bien singuliers volatiles venus des hautes plaines africaines, quelque part fascinants, quelque part effrayants: le monde occidental n'a pas l'habitude des poulets de 2m50 de haut!
Devlin était tout aussi décontenancé par ces oiseaux que ses pairs, mais il était homme qui, toute sa vie, ne fut finalement mené que par la curiosité: voir des choses différentes, aller à la rencontre de ce qu'on n'avait pas l'habitude de croiser dans les rues de Londres, voilà qui lui plaisait.
Une femme, de dos, lançait quelque chose aux immenses bêtes. Devlin vit, lorsqu'il fut assez près, qu'il s'agissait de vieux pain.

A la mise de celle-ci, il était facile de deviner qu'elle venait des quartiers les moins aisés. Visiteuse prise d'affection et de générosité pour ces autruches ou employée? Cela restait une inconnue pour lui.

- Je pense que vous vous êtes trompé d'horaire. Les spectacles ne sont que le soir à 20h30.

Employée...
Elle lui avait dit cela avec un sourire plaisant à voir et des yeux d'un azur quasi-hypnotisant.
Devlin sourit en retour à la jeune femme qui se tourna de nouveau vers les autruches et continuant à lancer les friandises âprement disputées.

-Je ne viens pas pour la représentation, Mademoiselle. Fit le détective sur un ton joyeux et mélodieux lorsqu'il fut à la hauteur de la jeune femme. Mais si vous me dites que vous y faites un numéro, je reverrai mon intérêt pour ledit spectacle à la hausse.

Il eu un petit rire en tournant légèrement son regard vers l'inconnue.
-Je sais: je suis bien cavalier et mal dégrossit d'oser dire des choses pareilles tout de go… n'est-ce pas, cher ami? demanda l'homme à une autruche mâle qui venait de s'extraire de la mêlée pour s'approcher et quémander à la source!
L'animal, se sentant observé et interpelé tourna sa tête vers Devlin avec un piaillement aussi étrange et inhabituel que sa mise.
Devlin le pointa discrètement de l'index et parla dans un faux murmure empli de malice:
-Il m'approuve… je crois…
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MessageSujet: Re: Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess] Ven 5 Mai - 12:42



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« hear about money if you want info »



L'homme ne semblait pas s'être tompé de lieu. Certainement une simple promenade de santé et comment aurait-elle pu lui en vouloir, quand il n'y avait rien de plus sain que de pouvoir sortir prendre le soleil londonien, surtout en compagnie aussi drôle créature que les autruches. Elle en savait quelque chose. Même si cela ne durerait pas le temps de la journée. L'inconnu se plaça à côté d'elle et observa à son tour les turpitudes des gros poulets qui couraient dans tous les sens pour trouver leurs morceaux de pains. Lydess n'en aurait bientôt plus, et c'était sa plus triste considération de la journée. Certainement partirait-elle retrouver sa roulotte pour son travail, à lire l'avenir de personnes sans intérêts qui ne venaient que pour des considérations vénales ou romantiques. Tous là pour l'argent, le sexe et le pouvoir. Quel ennui, que voulez vous lire dans le destin de ces créatures à l'esprit aussi simple que dépravé ? Lydess préférait largement la compagnie des autruches à celles des simples humains, au moins, leur silence et leurs piautements ne mentaient pas. L'homme à côté d'elle, bien habillé et qui ne semblait pas vouloir fuir de dégoût à la présence d'une pauvresse proche. Il lui annonça que sa venue n'avait aucun rapport avec la représentation. Elle haussa un sourcil à cette écoute, quand bien même elle était concentrée sur ces autruches. Peut-être était-il justement intéressé par les animaux, même s'il ne ressemblait pas du tout au vétérinaire qui venait parfois les visiter, accompagné de ces dizaines de chiens.

Alors qu'il fit donc un compliment sur probablement sa sympathique apparence tout en lui demandant donc quel était son rôle dans cette vaste entreprise qu'était le Cirque. Lydess eut un petit gloussement tout en lançant de plus en plus petits morceaux de pains, à fur et à mesure que sa réserve disparaissait. Elle s'apprêtait à lui répondre quand il tourna la tête vers une des autruches qui s'étaient rapproché d'eux, lui disant à quel point sa conduite n'était pas digne. Les yeux de Lydess s'agrandirent doucement, mais ce n'était pas d'un étonnement effaré comme certains avaient pu lui faire. C'était une surprise souriante, agréable comme une bonne nouvelle. C'était la première fois, mis à part le vétérinaire, qu'elle voyait quelqu'un en train de parler avec ses petits protégés comme s'ils existaient vraiment. Pas seulement comme si c'était des peluches faites pour amuser la galerie. Lydess rit à la réponse sans équivoque de l'oiseau tandis que l'individu se tourna vers elle dans l'intimité la plus totale d'une réflexion personnelle.

- Oh, Monsieur, vous êtes bien le premier bourgeois que je vois parler à des oiseaux, ça fait plaisir, je pensais que vous étiez tous des coincés.

Cette propre pique sur la qualité de ces vêtements qui trahissaient la grande appartenance de l'homme lui vint avec le sourire le plus sincère du monde. Elle appréciait soudainement grandement la compagnie de cette personne et se sentit assez bien pour appeler l'oiseau interpelé. Lui donnant la becqueté directement dans la paume de sa main et caressant le sommet de son crâne emplummé, elle le surnomma de petits mots doux comme "mon poulet" ou "mon bichon". Elle adorait donner des surnoms affectueux aux personnes ou animaux qu'elle aimait bien. Tournant la tête vers le nouveau venu, Lydess eut un petit sourire désolé pour ensuite répondre.

- Malheureusement pour vous, je ne fais pas partie du spectacle. Je suis diseuse de bonne aventure, dans la roulotte là-bas... Comme ces autruches, je récupère les restes de l'intérêt du client. (reportant son attention sur l'autruche qu'elle caressait) Oh oui, tu es gentil... comme le monsieur ici, il a été gentil avec toi pas vrai ?

Elle sourit et regarda à nouveau le promeneur. Il ne lui restait plus que deux morceaux de pains discernables. Sans lui demander son avis, elle mit les deux boulettes dans la main du bourgeois et d'un petit coup de tête lui montra l'autruche amicale.

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MessageSujet: Re: Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess] Lun 8 Mai - 15:19



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« How quickly they do sell their souls… »



- Oh, Monsieur, vous êtes bien le premier bourgeois que je vois parler à des oiseaux, ça fait plaisir, je pensais que vous étiez tous des coincés.

A ces mots, Devlin eu un rire joyeux. Quelle audace ! Ca faisait du bien, incontestablement !
Beaucoup de bourgeois auraient pris fortement ombrage d'une telle remarque, véritable insulte à leurs yeux venant d'une souillon qui ose ainsi faire preuve d'une grossièreté des plus inappropriées, méritant bastonnade en bonne et due forme.
Devlin était loin d'être de ceux-là !
- Ah ah ah ah ah ! Quelle piètre opinion de la bourgeoisie... Il roula les yeux vers le ciel, secouant légèrement la tête, manifestation extérieure d'un constat désespérant de son esprit : Tellement vraie !

Il fallait bien l'admettre, le détective n'aimait pas beaucoup la compagnie de ses pairs : entre ceux qui, comme lui, étaient nés avec une cuillère d'argent dans la bouche, des parvenus qui croient que tout leur est dû juste parce qu'ils sont sortis du bon utérus et ceux qui se sont construits en écrasant tout sur leur passage, il était bien difficile de trouver sa place pour quelqu'un qui aimait regarder les gens, non pas par leur naissance, mais par ce qu'ils font de leur vie et de la vie des autres.
De fait, les hommes "de rang" ancrés dans leur milieu l'ennuyaient au plus haut point. Ils ne savaient que se comporter de manière outrageusement guindée ou dissertaient avec conviction et mépris de l'infériorité de certaines classes sociales par rapport à d'autres. Rares étaient ceux qui sortaient du lot !
Combien de fois, au cours de ses enquêtes, Devlin avait-il rencontré des mendiants plus dignes de confiance qu'une vingtaine d'avocats ?
Pourtant, il ne haïssait par sa condition, ni ne se haïssait lui-même d'être né dans un milieu inapproprié à son esprit, y voyant même des avantages. Il était fortuné et s'en plaindre aurait été une injure envers ceux qui aimeraient bien l'être et essayaient de se débattre dans une vie où l'argent devenait de plus le Dieu sur Terre...
Il se contentait de le fuir, son environnement de naissance, aussi souvent que possible et d'apporter aux gens, par ses enquêtes, ce que l'argent ne pouvait offrir: la fin des questionnements, l'apaisement de l'esprit face à des problèmes venus troubler désagréablement leur existence.

Pourtant, cette jeune femme qui prodiguait des grattouilles à l'autruche gourmande le changeait de l'habitude.
Cela faisait du bien de ne pas se poser de question. Simple, naturel, que demandait le monde à vouloir compliquer tout ce qu'il était possible ?
Il l'observait du coin de l’œil, elle était fichtrement culottée et, loin de le rebuter, il trouvait ça plaisant.
Elle ne craignait pas ces immenses bêtes. Bien au contraire, elle leur démontrait une belle affection qui avait de quoi l'auréoler d'un certain mystère... et ce que le détective aimait par dessus tout, c'était résoudre les mystères : ceux-ci l'attiraient comme la flamme attire le papillon de nuit.

- Malheureusement pour vous, je ne fais pas partie du spectacle. Je suis diseuse de bonne aventure, dans la roulotte là-bas... Comme ces autruches, je récupère les restes de l'intérêt du client.
Elle parla de nouveau à l'autruche : Oh oui, tu es gentil... comme le monsieur ici, il a été gentil avec toi pas vrai ?

Devlin considéra la roulotte. En effet, elle n'était pas très bien située, cela sautait aux yeux.
Vu la topographie du complexe de divertissement, il fallait, pour aller dans ces directions, soit se perdre, soit savoir parfaitement où on allait et pourquoi, soit ne rien avoir de mieux à faire de sa journée.
Ou alors, être curieux... La jeune inconnue plaça dans la main du détective les 2 derniers morceaux de pain qu'elle possédait et lui désigna, de la tête, le gourmand malin qui avait décidé d'aller à la montagne plutôt que la laisser venir à lui.
Elle fit ça avec un sourire qu'il trouvait vraiment charmant. Un soupçon d'espièglerie donnant une atmosphère légère.
D'aucun se croyant trop bien né aurait tressaillit, eu un geste de recul, pour ne pas dire de dégoût. Il n'en fut rien pour l'héritier Stanton. Bien au contraire, ce bref contact avait quelque chose de doux, grisant et amusant.
Il sourit en retour, relevant un sourcil signifiant un « vraiment ? » complice et tendit la main vers le volatile qui sembla vite intéressé par ce qu'elle contenait, mais fit le retenu car il s'agissait-là d'un homme qu'il n'avait jamais vu.
Il était facile de voir qu'une guerre terrible se déroulait dans son cerveau d'ovipare. Aux prises, les armées du Général "Un Inconnu ! Fuyons !" tentaient de repousser celles de l'Empereur Salivant Paiiiin !

Tandis que le volatile hésitait, tournant la tête de droite à gauche, considérant la main au contenu convoité, Devlin l'encouragea par des paroles tranquillisantes :
-Tenez, cher ami, c'est pour vous. Vous n'allez pas faire votre grand timide, un gaillard comme vous ?

L'oiseau hésitait, aussi Devlin détourna son regard noisette vers la fille aux vêtements aussi pauvres que sa richesse intérieure. Qui aimait les animaux, les aimaient vraiment, avaient une étincelle de l'âme, quelque part, qui valait bien des richesses matérielles... même si cela n'apportait pas plus de nourriture sur la table, mais demeurait présente. Et pour ce qui était des "restes de l'intérêt"... tout dépendait où on les plaçait. Actuellement, aux yeux de l'homme au long manteau considérant la jeune femme qui allumait les bougies d'une bonne journée, les restes de son intérêt étaient sous le grand chapiteau :

-Dans ce cas, ce spectacle ne me plaira pas. Diseuse de bonne aventure ? Vous avez dû en entendre, des « Serais-je riche un jour ? » « Mes affaires se porteront-elles bien ? » « Comment va mon mari qui est mort depuis 10 ans ? »...


Certes, à sa voix, il était facile de constater qu'il ne croyait pas à ces trucs de voyants. Pourtant, s'il y avait raison d'avoir grief contre quelqu'un, ce n'était sûrement contre ceux qui pratiquaient ce métier, mais contre ces clients assez désespérés pour ne voir de lueur d'espoir que dans ce type de pratique.
Pour autant, Devlin savait, en toute chose, séparer le bon grain de l’ivraie : beaucoup de ces voyants étaient des charlatans prêts à tout pour empocher toute la bourse de leurs client, donnant à ceux-ci ce qu'ils voulaient entendre. D'autres, par contre, savaient faire preuve de psychologie et prodiguer des paroles qui, à défaut d'être ce que les âmes en peine venant les consulter voulaient entendre, étaient ce qu'ils avaient besoin d'entendre pour y voir quelque lumière, peu importe que cela soit agréable ou pas !
A quelle catégorie appartenait cette fille respirant une certaine joie de vivre auprès de ces créatures emplumées ?
L'autruche profita que l'Humain détourne le regard pour avancer la tête, d'abord lentement, puis brusquement pour s'emparer des 2 morceaux en même temps, interrompant Devlin qui le regarda avec des yeux comme des soucoupes avant de sourire dans un :
-Dame ! Quel appétit ! Gare aux crampes d'estomac, Messire ! faussement offusqué, ne cachant même pas une hilarité née de la surprise, Devlin n'ayant, l'espace d'un instant, plus fait attention au titan qui en avait honteusement et goulument profité. Il retourna à son humaine interlocutrice tandis que le fringuant animal relevait la tête, empressé d'avaler les dernières friandises. J'adore les animaux. Ces autruches sont vraiment superbes. J'aime bien m'imaginer aller les observer dans leur environnement naturel, courir à grandes enjambées sur les hauts plateaux d'Ethiopie. Je vois toujours les animaux exotiques comme une invitation au voyage. Et vous, Miss... ?

Une double question en une seule : un avis et un nom. Devlin se sentait l'envie de connaître un peu plus cette femme qui lui parlait sans aucune de la gène agaçante des gens de condition modeste face à ceux qui font figure de puissants. Sa proximité avec ces oiseaux imposants, son sourire, sa verve décontractée... elle piquait sa curiosité, d'une manière dont il aimait bien être piqué, intrigante, différente... Décidément, il est étrange comme le simple hasard pouvait faire de belles choses.



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MessageSujet: Re: Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess] Mer 10 Mai - 21:47



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L'homme aux côtés d'elle ne sembla pas s'offusquer de sa pique humoristique sur l'habitude des bourgeois à avoir pour le balai des aquintances plus que ménagère. Tant mieux, car il semblait même partager son opinion et rire de bon coeur avec lui. Comment en être étonné, un homme qui pouvait parler aux autruches et l'approcher avec une aussi grande liberté ne pouvait pas être un homme en grande accord avec les autres de son espèce. Lydess garda donc le sourire franc, et jeta un coup d'oeil à l'autruche. Celle-ci était en grande concentration personnelle, ne sachant s'il fallait faire confiance à l'être qui lui avait parlé plus tôt avec grande complicité, dans une confession toute innocente et respectueuse. Mais la jeune diseuse de bonne aventure comprenait l'oiseau préhistorique. Il lui avait fallu plusieurs mois avant d'atteindre la confiance qu'elle avait réussi à récupérer chez eux, à pouvoir leur caresser la tête et à les câliner comme elle le pouvait. Tout ce qu'elle aurait voulu, c'était de pouvoir monter dessus; mais son poids l'en empêchait. Ces pauvres bestioles auraient les os brisés sous l'imposante masse féminine. Regardant alors l'individu hors du commun en train de sincèrement galérer à faire manger l'oiseau, elle ne put s'empêcher de rire à son invective. Un grand gaillard, c'était en effet ce à quoi pouvait faire penser l'animal, au vu de sa taille. Mais sa timidité n'avait de limite.

L'homme jeta un coup d'oeil sur elle, et ce fut un regard clair qu'elle répondit à la volée. Mais la tirade qu'il lança par la suite ne la fit pas rester stoïque. Ce fut avec un puissant éclat de rire qu'elle répondit à chacune de ses fins de phrases, hochant de la tête pour lui répondre tout en essuyant les larmes de rire qui venaient au coin de ses yeux. C'était tellement vrai. Ce genre de questions sans intérêt qui ne donnaient aucune envie d'une véritable réponse. Sauf pour la dernière question qui en soit, était intéressante, mais ne relevait plus de ses compétences. Elle était cartomancienne, pas voyante, Lydess ne contactait pas les esprits et ne pouvait pas communiquer avec les fantômes. Triste limite qu'était son pouvoir, mais pour le moment, elle n'en avait jamais eu besoin. En tout cas, c'était ce qu'elle s'était toujours dit. Et quand bien même le bourgeois ne croyait pas en les cartes, comment pouvait-elle lui en vouloir ? Bien plus nombreux étaient ceux qui ne croyaient que ce qu'ils voyaient, surtout en cette époque d'évolution technique. Partout la science remplaçait Dieu, il fallait bien qu'il en soit de même pour la magie.

Mais ce fut alors que l'animal profita de cette absence d'attention du monsieur qu'il se saisit des morceaux de pains qui l'attendaient dûment dans la main de celui-ci. Au moins, il les aura manger. C'est en riant que Lydess acquiesça les paroles de l'homme, tout en reprenant son soufle et son calme alors que ce dernier parlait de ce que ces animaux faisaient ressortir en lui. Leur environnement naturel, et tant et plus. Cette notion d'invitation au voyage la fit doucement rire, c'est vrai que c'était plus facile à dire pour lui que pour elle. Haussant humblement les épaules, la jeune femme regardait l'autruche repartir avec son bien et fit:

- Miss Hentswig. Vous savez, moi je les trouve juste magnifique...j'ignorais qu'elles venaient...d'Éthiopie. Je suppose que c'est loin, je l'ai certainement déjà lu sur une carte mais je l'ai oublié. Ne vous donnez pas la peine de me le dire, je peux vivre sans ça.

Cette dernière phrase lui fit lever la main en direction du bourgeois qu'elle ne regardait même plus. Elle rit doucement et appela une autruche pour pouvoir lui câliner la tête, ça la détendait. Dans ses grands yeux innexpressifs, elle voyait de la sincérité. C'était toujours cela de pris, ne dit-on pas que les simples d'esprits ont la clé du Paradis ?

- En vérité...je rêverai qu'on puisse un jour monter des autruches comme si c'était des chevaux...vous vous imaginez, pouvoir courir dans les plaines à dos de ces belles créatures...? Bon, pas moi, malheureusement, les pauvres. Mais regardez, une selle juste sur leurs dos, entre les deux ailes, et en avant ! Nous partons dans l'aventure !

Elle rit et son rire se fit de plus en plus lent pour finalement s'arrêter. C'est vrai que ce n'était pas possible, mais l'idée était toujours drôle. Peut-être qu'il en finirait par écrire des livres, tout simplement. Si elle avait assez d'argent pour s'acheter des feuilles et de l'encre et des plumes. Oh, elle pouvait toujours tailler les plumes que les autruches perdaient. Mais finalement, elle préférait voler les tasses et les cafés aux ports. Regardant alors cette fois l'individu, Lydess sourit à nouveau.

- Et à qui ai-je donc l'honneur ? Oserez-vous me dire votre nom ou je dois le deviner avec mes cartes ?

Mais ayant dévier son regard de quelques secondes loin des oiseaux, celui qui se trouvait sous sa main s'écarta alors pour mordiller l'un de ces doigts. Lydess poussa un petit cri de surprise et, outrée, les envoya promener d'un large mouvement de la main, fronçant les sourcils. Lançant des "pfiou pfiou !" pour les faire partir, elle tourna le dos à l'enclos pour regarder l'homme qui aurait, elle espérait, bientôt un nom.

- Tant pis pour vous les enfants... *soupire* Ah ça, dès qu'il n'y a plus de récompenses dans la main. Barf, c'est pareil avec les humains. Souhaitez-vous être inviter à boire un café ? C'est peut-être ça, votre récompense.

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-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne.
-Lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
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MessageSujet: Re: Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess] Lun 15 Mai - 5:29



Innocent devil girl

« How quickly they do sell their souls… »



Le monde est fait de coïncidences, de sommes d'événements plus ou moins fortuits qui se combinent en une myriade de faits, s'influençant les uns les autres, et créant ce que, plus tard, les gens appelleront « l'Histoire ».
Cet ensemble chaotique en substance trouve alors une certaine cohérence qui devient des évidences. Nous avançons du chaos vers l'ordre : ainsi vont les choses.
C'est pour cela que Devlin ne croyait pas en la possibilité de lire l'avenir: l'avenir ne peut être fixe car nul ne peut déterminer les tenants et les aboutissants de chaque action et réactions microscopiques et leur degré d'influence les unes sur les autres.

A travers le présent engendré du passé, on voit sous nos yeux les événements qui sont nés de l'élimination des « si ».
Si Devlin avait décidé d'aller dans un parc ou un pub plutôt que venir ici.
Si cette jeune femme avait eu un client et était occupée à « lire » son avenir obscur et ennuyeux qu'il espérait meilleur que ce que les perspectives lui annonçaient.
Si... si... si !
Et tous ces « si » en moins amenaient la situation présente : un Devlin qui souriait au rire agréable de la jeune femme qui lui faisait face.
Si un seul de ces « si » s'était appliqué, cela n'aurait jamais eu lieu.

Mais peu importait les tergiversations quantiques ! L'important était le présent, cette bonne humeur et cette surprenante décontraction créant chez le détective un sentiment presque relaxant en présence de Miss Hentswig, car tel était son nom.
Elle avait une audace qui lui plaisait, désinhibée du fait de la différence de classe sociale. Si (encore !) ils avaient été des Indes, le système particulièrement clôturé des castes aurait été tel qu'elle n'aurait même pas osé lui adresser la parole.

Que ce monde pouvait contenir des tas de stupidités, signes des artifices de la société ! Tant de choses à améliorer en ne perdant pas de vue que, ce qui importe, c'est l'Humain, le fait que nul ne peut s'arroger le droit de disposer de l'autre sans son consentement.
Devlin s'y essayait à sa manière. Le temps dira s'il a eu raison ou non. Mais tout cela, à l'heure actuelle, il s'en moquait éperdument.

Lorsqu'elle parla de l'idée de chevaucher une autruche, il pouffa légèrement de rire. C'était assez particulier, comme idée.
Devlin imagina un instant quelle sensation pourrait-on avoir à monter ce genre de bestiole. Pourquoi pas elle ? Sous-estimait-elle la force de ces oiseaux coureurs ou avait-elle, quelque part, peur de s'y essayer ?

-J'ignore ce qui est le plus étonnant : monter ces grands oiseaux ou avoir l'idée de les monter. Fit le détective avec un petit rire complice. Je pèse pas loin de 80 kg, je crains que ce ne soit un peu trop lourd pour ces sympathiques emplumés. Vous, vous avez vos chances.

- Et à qui ai-je donc l'honneur ? Oserez-vous me dire votre nom ou je dois le deviner avec mes cartes ?

Devlin sourit à cette phrase. Que ça faisait du bien de ne pas côtoyer les gens de ces quartiers pour poser des questions visant à retrouver un voleur ou un meurtrier.
Là, il y avait quelque chose d'étrange, ce genre de rencontre qu'il affectionnait, née d'un hasard.
Le hasard créait souvent des rencontres désagréables, parfois dangereuses! Il fallait faire preuve d'instinct pour les détecter et les déjouer.
Et parfois, en de rares occasions, le hasard vous faisait rencontrer une belle personne, une personne qui pique votre curiosité.
La curiosité, ce vilain défaut que le bourgeois affectionnait tant ! Son opium, son absinthe. Il s'en délectait à chaque instant !
La cartomancienne était curieuse. Pas de manière péjorative, loin de là. Dans l'esprit et la bouche de Devlin, être curieux était même un compliment des plus appréciables, même s'il fallait le connaître pour en mesurer la portée.

Alors qu'il allait lui répondre, l'autruche qui subissait les assauts de grattouilles pinça la femme aux doigts. Surpris, il eu quand même le geste d'élancer le bras, mais la jeune femme ne paraissait pas blessée.
Il n'y avait même rien de bien douloureux, Devlin le constata: c'était plutôt, de la part de l'animal, une sorte de demande peu diplomate pour avoir d'autres friandises, ou son attention exclusive, il ne savait pas encore dresser le profil psychologique d'une autruche !
Miss Hentswig chassa sans réelle sévérité, mais avec une fermeté teintée de gentillesse, l'impudent volatile et sourit de nouveau à Stanton. Un sourire beau et sympathique aux yeux du détective, accompagnant une invitation à boire un café.

D'aucun du niveau de vie de Devlin aurait refusé tout net une telle proposition : déjà, le café n'était pas encore bien ancré dans les mœurs des Anglais. De plus, le bon café était très cher. A la mise de cette femme, elle ne devait pas gagner beaucoup donc, si café elle arrivait, de temps en temps, à se payer, ce devait être une horreur de « bas grain », torréfié par des tortionnaires, fort et sans goût, un breuvage infect aux yeux et aux papilles de l'esthète !

-Ce sera avec grand plaisir.
… Pourtant, il avait accepté, avec une légère révérence de la tête, simple et mesurée mais effectuée avec une précision d'orfèvre selon les codes de l'élégance, fruit de bien des heures d'exercices durant son enfance, sous le regard de sa mère, soucieuse d'élever correctement un futur Gentleman.
-Et, inutile de déranger vos cartes et les Parques, elles sont bien trop occupées pour si petite information. Je me nomme Stanton... Devlin Stanton. C'est un plaisir de faire votre connaissance, Miss Hentswig.



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MessageSujet: Re: Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess] Mar 16 Mai - 11:56



innocent devil girl

« hear about money if you want info »



Ce n'était pas la mer à boire, tout de même, de se laisser caresser même si l'on avait plus de récompenses. Lydess faisait une moue très embêtée alors qu'elle se sentait presque encore vexé par le coup de bec de celui qu'elle considérait comme l'un de ces plus proches amis. Se retournant donc vers l'homme pour attendre sa réponse, elle sourit très naïvement en voyant cette classe et cette élégance alors qu'il lui faisait une courte révérence de la tête qui semblait très calculé. Si elle tentait de faire la même cela ne donnerait absolument pas la même chose. Elle n'avait de toute façon pas une grande mémoire non plus, Dieu lui en garde, il y avait parfois des choses dont on ne souhaitait pas se rappeler. Croisant les bras, la diseuse de bonne aventure l'observait avec un petit air désabusé, se demandant très sincèrement ce qui pouvait occasionner autant de bienveillance de sa part. Quelque part, elle espérait que ce ne fut pas seulement à cause de son apparence. Il n'y avait rien de pire que lorsque les hommes s'allongeait devant vous pour la simple beauté de votre minoi. Il y avait même là quelque chose de très rabaissant, et cela pouvait nuire à toute une relation. Mais... qu'étaient donc les Parques ? Elle ne se souvenait pas d'une telle connaissance. Et pourtant, Dieu savait qu'elle portait en son coeur de nombreus souvenirs de la religion des sorcières, les wiccans.

Haussant les épaules intérieurement, Lydess sourit à donc... Devlin Stanton, et marcha très simplement vers sa roulotte, un peu plus loin. Comme toujours, la roue arrière était affaibli et faisait que la petite demeure était légèrement penché sur sa gauche. Ouvrant la porte, elle retourna la pancarte ouverte pour fermer, l'ayant laisser car elle savait qu'elle pourrait voir les clients arriver depuis l'enclos des autruches.

A l'intérieur de la roulotte, tout était très cosy, certes assez sombre mais avec beaucoup de bougies qui rendait l'atmosphère presque surnaturel. Exactement ce qu'il fallait après tout pour une diseuse de bonne aventure. A peine ouvrait-on la porte qu'en montant les marches, on pouvait tomber sur la table où elle lisait l'avenir des clients. Juste derrière, un petit plan de cuisine où elle préparait ses cafés, la bouilloire se trouvant juste derrière, sur un guéridon bancale. A la gauche de la table en rentrant, des sacs entiers de café attendait d'être préparer. C'était du café d'extrêmement bonne qualité qu'elle volait sur les ports, du café rare, qui venait des endroits où il faisait soleil toute l'année, même si au fond elle l'ignorait. Jamais elle n'avait goûté de mauvais café venant du port en tout cas, c'était tout ce qu'il lui fallait. Dans des placards au dessus du plan de cuisine, Lydess dégagea deux de ses tasses préférées, encore une fois volé dans les quartiers de marins, fait d'une porcelaine qu'elle avait entendu venir d'Asie. Elle n'aurait su le placer sur une carte, mais encore une fois, elle s'en moquait. Ce n'était pas parce qu'elle était pauvre qu'elle se conditionnerait, si elle avait au moins le talent de ne pas se faire remarquer quand elle le voulait. Commençant donc à préparer ce fameux café, elle montra la chaise des clients et sourit:

- Faites comme chez vous.

Posant les tasses sur la table, la diseuse de bonne aventure termina de préparer le café et le fit couler dans la belle porcelaine. Il était d'une couleur irréprochable comme seul savait le préparer une spécialiste (ou quelqu'un qui en boit décidément beaucoup trop). S'asseyant en face de Devlin, elle déplaça ses cartes du Tarot de Belline (très importante information car il était radicalement différent du Tarot de Marseille), afin donc d'être confortablement installé et sourit en sirotant déjà son breuvage. Sur la droite de la table en rentrant, on pouvait voir un rideau qui séparait la "chambre" du reste de la roulotte, détail sans importance par contre mais qui était toujours intéressant à relever. Lydess fit craquer ses doigts et s'étendit très rapidement, appréciant ce moment de pose.

- Vous faites quoi dans le vie sinon ? Après, si vous êtes un bourgeois, peut-être que vous n'avez pas besoin de travailler, ce qui expliquerait que vous avez l'occasion de glander dans un Cirque hors des horaires convenues.

Elle sourit en buvant café.
Chose amusante, peut-être qu'elle ne lui aurait jamais adressé la parole si elle avait su qu'il était détective, au vu de toutes les choses qu'elle avait pu voler se trouvant sous son toit.

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MessageSujet: Re: Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess] Dim 21 Mai - 13:46



Innocent devil girl

« How quickly they do sell their souls… »



La roulotte de Miss Henstwig ressemblait tout à fait à l'idée que se faisait Devlin d'un cabinet de voyant.

Mais elle avait quelque chose de différent ! Certes, le décorum y était ainsi que l'ambiance tamisée donnant une atmosphère de mystère dont sont friands tous les aficionados de ce genre de service, mais  quelque chose clochait.
Déjà, les parfums et la lumière en elle-même faisaient penser à un rêve étrange.
De plus, les voyants mettaient un point d'honneur à ce que leur officine aient un côté oppressant : cela accentuait insidieusement l'inquiétude de leur « victime » et ils payaient plus. Là, il y avait plutôt un côté... accueillant,.
Bizarrement, cette voyante-là semblait plus jouer plus la carte du « Détendez-vous ! Laissez-vous aller ! C'est bon ? Vous êtes à l'aise ? Bien... Vous allez mourir ! » aux yeux du détective... du moins, c'était l'impression que lui laissait son logement.
Cette petite pensée le fit sourire. Même dans ses réflexions, il tournait beaucoup de choses à la rigolade.

Il remarqua les sacs de café. Il fallait bien admettre qu'il y avait là une sacré quantité, de quoi offrir des « petits noirs » à tout le cirque pendant 2 semaines !
Dans un recoin de sa tête, une chose assoupie commença à ouvrir légèrement un œil...

Après avoir sorti des tasses, elle commença sa préparation. Des gestes mesurés, une certaine expertise.
Il restait debout, mais nullement raide comme un piquet qui aurait des complexes au milieu d'une réception de ressorts. Devlin savait adopter le style « debout, certes, mais relax ! ». Il promenait un regard curieux sur cet environnement qui, comme tout nouvel endroit, le fascinait.

- Faites comme chez vous.

Avait-elle fait, lui désignant une chaise. A sa position par rapport à l'entrée, il devina qu'il s'agissait de la chaise utilisée par les clients, face à une table où était posé, ce fut la première chose qu'il remarqua, un jeu de tarot.
Il remarqua le nombre impressionnant de lames par rapport au tarot de Marseille ou autres : celui-ci en avait plus, mais les faces étant cachées, il ne pouvait l'identifier. A vrai dire, il n'avait aucune idée de ce que pouvait être ce jeu.

-Si vous aviez vu mon bureau, vous ne vous seriez pas risquée à une telle phrase !
Fit-il en rigolant doucement, laissant tout loisir à la jeune femme, qui lui servait le breuvage dont les arômes emplissaient agréablement la pièce depuis quelques minutes déjà, d'imaginer le capharnaüm que devait être la pauvre pièce.
Bon, il est vrai que la passion et l'idée frappant brutalement le cerveau provoquaient parfois des recherches assez désordonnées au sein de sa propre officine, mais il ne fallait pas exagérer et, quand Devlin sortait en trombe vérifier ce qu'il avait découvert, Mme McIntire se faisait un devoir de ranger ce que le détective surexcité avait jeté dans tous les sens, cela provoquant, à son retour, une heure de fouilles archéologiques pour retrouver des affaires dont il connaissait l'emplacement exact auparavant.

A vrai dire, l'homme avait un bureau à l'image de son cerveau : un foutoir ordonné, en apparence rangé, mais une maman autruche y perdrait sa couvée ! L'avantage principal de cet agencement était qu'un voleur cherchant quelque chose de précis, ressortirait chauve de cet endroit alors qu'il arborait une toison fournie en y entrant !
Comment être un bon détective avec un esprit pareil ? Il était difficile de présumer de son mode de raisonnement ou d'action, cela le rendait imprévisible. D'ailleurs...


Les tasses ? Il regarda à nouveau celles-ci ! Le détective se réveilla. Pourtant bien endormie, cette part de lui qui observait tout, même dans un endroit où il n'avait aucune raison de se méfier, décida que le chaud parfum du café, anormalement agréable, de s'étirer en baillant et observa d'un air hagard le détail de celles-ci pour toquer dans le cerveau de Devlin à la part « aujourd'hui, c'est dimanche.. un jeudi, mais dimanche quand même » qui dominait actuellement :
« Euh ? Mon ami ? Ne trouvez-vous pas que ces tasses sont un peu chères pour une femme fagotée ainsi ? »
« Taisez-vous, cher ami, nous ne sommes point au travail ! Fermons les yeux là-dessus ! »
« Et ce café ? Ne trouvez-vous pas qu'il sent particulièrement bon pour une femme fagot... »
« Qu'est-ce que vous avez contre ses vêtements, crénom ?! »
« J'en ai que ce n'est pas normal ! »
« Peu m'importe ! »

Le détective alla bouder dans le recoin droit du cerveau !

Il la regarda déguster son café en riant, huma sa tasse et goûta. Un café excellent !
Certes, il n'était pas un expert en matière de cfé, mais il savait faire la différence entre du bon et du mauvais breuvage.
Là, il n'y avait aucun doute : ce café était superbe, et très bien préparé. Etonnant... intéressant... (la part détective fut immédiatement assommée par la part détente)

Devlin eu un sourire et dit, avec toute la simplicité du monde :
-Il est excellent ! Merci ! Soulevant légèrement la tasse.

- Vous faites quoi dans le vie sinon ? Après, si vous êtes un bourgeois, peut-être que vous n'avez pas besoin de travailler, ce qui expliquerait que vous avez l'occasion de glander dans un Cirque hors des horaires convenues
.

Devlin, qui était en train de boire, faillit recracher le café à cette phrase. Il se reprit à temps, avala et partit dans un rire cristallin, aussi fluide que sa voix, se terminant par un léger soupir.
Il regarda Miss Hentswig dans les yeux, plongeant son regard ambre où l'on pouvait entrevoir de fines paillettes dorées dans celui, couleur de ciel, de la ravissante cartomancienne. Décidément, elle avait un don pour mettre les gens de bonne humeur !

-Vous voyez quelqu'un qui glande ? Demanda-t-il, taquin. Je suis venu voir des bêtes qu'on ne voit nulle part ailleurs et je déguste un délicieux café avec une personne peu ordinaire qui m'aura montré qu'on pouvait avoir des rapports sociaux avec un animal pourtant réputé, non sans raison, comme dangereux.
Des glandages aussi passionnants, j'en redemande.


Il est vrai que Devlin était riche, disposant d'une fortune qui lui permettait de vivre bien sans travailler et voyant les dividendes de ses investissements rentrer grassement en se tournant les pouces. Tandis que d'autres trimaient pour mettre un quignon de pain sur la table, le bourgeois aurait pu s'acheter toute une boulangerie, avec le boulanger et la vendeuse en prime... et pas qu'une seule boulangerie.
La vie est une chance, dit-on, et certains ont plus de chance que d'autres de par leur seule naissance. Le plus souvent, ceux-là ne s'en rendaient même pas compte. Devlin n'était pas des leurs. Il avait choisit une voie qui lui montrait souvent combien il était chanceux et ne l'oubliait jamais : combien de voleurs et autres délinquants qui avaient agi par désespoir avaient été simplement laissés libres, l'objet du délit simplement récupéré ? Combien avaient même eu un peu d'argent de sa part en échange du produit de leur vol, tout ça parce que l'Homme au Chien ne supportait pas de voir la souffrance d'un enfant malade dont le père n'avait pas les moyens de payer le traitement ? Certains pouvaient y voir là un moyen quelque peu perfide de s'acquérir un indic et c'était vrai... si on oubliait que c'était juste un dommage collatéral !
Par contre, combien de gens, qui avaient commis l'erreur de s'en prendre aux personnes et non aux biens, avaient subi la part la plus cruelle de l'homme du Strand ? Meurtriers, violeurs, kidnappeurs d'enfants... ceux-là ne trouvaient jamais grâce à ses yeux. Au contraire, ils déchaînaient, par leur seul acte, sa colère la plus sombre.
Il enchaîna :

-En effet, j'aurai pu m'adonner à l'oisiveté, mais j'ai choisi un autre chemin : je suis détective privé.
C'est un peu plus dangereux, mais nettement moins ennuyeux ! Et vous ? Comment se fait-il qu'une personne dotée d'aussi étrangement beaux rêves, ou joliment étranges, comme vous préférez, se trouve ici, à l'arrière d'un cirque, à se lier d'amitié avec des voisins immenses venus d'horizons lointains ?


Il n'aimait pas particulièrement s'attarder sur son métier, non pas par honte, mais parce qu'il savait que beaucoup, par ici, s'adonnaient à de petits trafics en tout genre par pure nécessité.
Pour lui, rien de bien méchant. Bien évidemment, la part détective avait beau hurler à ses oreilles, il l'ignorait magnifiquement, se doutant bien que, comme la majeure partie des gens d'ici, Miss Hentswig avait quelques petits secrets pas très jolis jolis. Il changea de sujet, estimant que son travail n'avait pas grand-chose à faire valoir ici, d'autant plus que personne ne l'avait payé pour chercher du café, chose qu'il aurait refusé tout net par manque d'intérêt, sauf si un aspect vraiment particulier avait caractérisé ledit vol.
Il avait décidé à fermer les yeux, préférant connaître un peu plus la jeune femme peu banale qui lui faisait passer une bonne journée.



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MessageSujet: Re: Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess] Mar 23 Mai - 22:02



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L'odeur du café faisait l'effet d'un excitant quand on l'ingurgitait, en tout cas la plupart des personnes réagissaient ainsi à leurs effets. Pour Lydess, cette fumée délicate qui allait jusqu'à ses narines se trouvaient été si douces que cela la berçait. Comme une mélodie fragile, c'était pour cela qu'elle en buvait si souvent et qu'on lui reprochait alors d'être très légèrement sur les nerfs pour un oui ou pour un non quand cela concernait des points un poil plus sensible qu'un autre. Mais la diseuse de bonne aventure était persuadée que cela n'était pas du à la caféine, elle avait toujours été plus ou moins assez colérique, même si elle se disait justement sévère. Les choses, pour qu'elles marchent bien, se devaient de fonctionner telle que le Destin les avait conçu pour fonctionner. Les écarts n'étaient pas possibles, et se retrouvaient souvent réprimandés. Un écart sur la roue de la fortune, c'était un risque d'avancer au delà de sa propre mort, comme si l'on se trouvait sur l'aiguille d'une immense horloge et qu'en avançant d'un seul petit pas sur le côté, nous tombions dans un vide gigantesque qui ne laissait pas d'espérances ni même de souvenirs. Quand Devlin fit la réflexion qu'être comme chez lui était dangereux, Lydess eut un petit rire, cela évoquait si bien un intérieur personnel mal rangé qu'elle ne pouvait que plaindre intérieurement sa femme de ménage. Car il était évident qu'un homme aussi riche qu'un bourgeois ne pouvait pas faire le ménage lui-même.

Son invité but le café, comme tous les invités qu'elle avait pu avoir jusqu'ici, aussi bien des clients réguliers qui venaient lire leurs avenirs comme on lisait le journal, que des clients spécialement riche dont elle aimait parfois attirer la sympathie pour plus de menues piécettes. Elle but à son tour, souriant avec plaisir face à la bonhomie naturelle que dégageait le bourgeois. Il parlait aux autruches comme elle, il ne pouvait pas du tout être un homme mauvais qui tenait à faire du mal aux gens comme elle. Quand il mit l’emphase sur le fait qu'il ne semblait pas glander, Lydess ricana à nouveau tout en buvant son merveilleux café. Elle se souvenait de celui-ci, il venait d'un bateau si beau avec des voiles si blanc que l'on pouvait voir la lumière du soleil à travers comme s'il n'y avait absolument rien à sa place. Les paroles de son interlocuteur étaient si agréables à ses oreilles, tranchant avec tout ce qu'elle avait pu avoir l'habitude d'entendre de la part de ces gens si bien habillés. La cartomancienne souriait juste avec une joie immense, appréciant la venue d'un individu surprise qui n'était pas un client, ni un membre du cirque ou de la Tribu.

Un indiviu qui ne travaillait certainement pas, malgré ce qu'il disait. De même que si jamais...Lydess s'étrangla dans son café brûlant, en renversant partout sur sa table. Elle réussit à éviter d'en mettre la moindre goutte sur ses cartes. S'en trempant la jupe, la jeune femme toussa fortement pour dégager sa gorge. Un détective privé ? Nom d'un chien, quelle idiote elle avait pu être. Ne pas voir qu'un bourgeois ne se serait jamais intéressé amicalement à elle, tout ceci n'était qu'une technique d'approche et elle avait été si bête. Ni naïve, elle était à l'image de la jeune femme qu'elle avait été dans les ruelles de Whitechapel, autrefois. Avant qu'elle ne découvre que tout le monde n'était pas forcément aussi gentil que certaines personnes. S'essuyant la bouche avec le revers de sa chemise, Lydess passa également une main dans ses cheveux avec un sourire désabusé en tête. Elle n'avait jamais été connu comme étant une femme discrète, et c'était avec une grande surprise que l'on pouvait se dire que cette femme... était tout de même une voleuse de grand talent. A croire que plus c'est gros, mieux ça passe. L'expression n'aurait pu mieux s'adapter.

- Ah. Et bien.. c'est une occupation comme une autre.

Elle rit tout en continuant de cracher ses poumons pour sortir le reste du café qui s'était pris dans ses bronches. Lydess posa sa tasse sur la petite coupelle qui faisait de trop grandes qualités. Soupirant pourtant doucement, comme retrouvant son calme après le choc passé, la diseuse de bonne aventure  retourna une de ses cartes de Belline. La Famille, avec ces petits poussins si mignons. La jeune femme soupira en la remettant sur le sommet de la pile. Une autre carte: l'Étoile de la Femme. D'accord, Lydess avait compris que cela ne serait pas en tirant elle-même qu'elle en apprendrait davantage sur le détective en face d'elle et comment éviter son potentiel courroux. Elle reposa donc la carte en levant les yeux au ciel et fit en regardant tristement sa tasse de café à présent vide d'avoir été trop balancé par la surprise.

- Vous savez... c'est pas comme si j'avais eu le choix, contrairement à vous. Certains sont nés pour s'adonner à leurs plaisirs, fouiller la merde en est un pour certains, je ne juge pas. D'autres essaient de suivre leurs passions en restant en vie, et c'est un défi encore plus grand que ceux qui tentent juste de survivre,  je pense. J'ai atterri ici par hasard, pas réellement de mon plein gré, mon seul choix fut d'y rester.

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-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne.
-Lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess] Dim 11 Juin - 19:28



Innocent devil girl

 « How quickly they do sell their souls… »

 



Le corbeau accompagnait Devlin, ne serait-ce qu'en pensées. Ce dont il avait fait son métier ne plaisait à personne, au final: ceux de son rang trouvait que cela était se rabaisser, les pauvres gens le regardaient comme s'ils faisaient face à l'Ange de la Mort en personne!
Devlin était bon cavalier, mais de là à apporter l'Apocalypse…
Comme quasiment à chaque fois, l'annonce de l'activité de Devlin eut l'effet d'une douche gelée en plein milieu d'un sauna!
La pauvre Miss Hentswig manqua de s'étrangler avec son café! Même son jeu avait manqué de subir les conséquences de la sinistre nouvelle qu'il venait de porter.
Le corbeau volait par-dessus la roulotte et observa à travers le toit la scène… et à force de regarder, il percuta le sommet du grand chapiteau!

Devlin eu un air pile entre l'impassible et la déception, se pinçant légèrement les lèvres tandis que la cartomancienne toussotait!
Le cycle se répétait indéfiniment: elle se fermerait comme une huitre alors qu'ils étaient bien partis pour une belle rencontre, celle d'un homme de la haute société et d'une femme modeste, mais qui croquait la vie à pleines dents!
Pourquoi ne s'était-il pas contenté de dire qu'il était un oisif fier de l'être? Certainement qu'un oisif n'aurait eu aucune raison d'être fier!


Pendant ce temps, dans le cerveau de l'homme, le détective sortit de sa bouderie pour entamer une gigue endiablée avec un "J'avais raisoooon! Gaufre la, mon coco! Gaufre la!"
Il n'était nullement question de gaufrer, c'est-à-dire enserrer dans un étau psychologique terrible, la pauvre jeune femme, la contraindre à avouer ses crimes!

Le galant vint derrière le détective et l'assomma sans ménagement!

Devlon se dit qu'il lui fallait faire preuve de conciliation plutôt que de se comporter comme l'enquêteur froid qu'il avait l'habitude d'être.
De toute façon, qu'avait-elle fait? Subtiliser du café? La belle affaire!
Cela était évident qu'elle n'aurait jamais pu se payer cette qualité de produit, mais qu'importait, au final?


Ah. Et bien.. c'est une occupation comme une autre.


Houla! Le glas sonnait au loin, annonciateur d'une ambiance plus lourde à l'horizon!
Elle parla plus longuement.
Comment s'y était-elle prise? Cela demeurait un mystère, la voyant étant… fort bien pourvue. Se faufiler devait être une épreuve, ou elle avait un vrai talent!

Par 2 fois, Miss Hentswig tira les cartes de son propre jeu. Cela était, à l'évidence, un signe de peur ou de nervosité. Certes, il était facile de dire "les 2"… facile mais la nervosité accompagne très souvent la peur.
En tous les cas, elle fronça les sourcils. De toute évidence, les cartes lui parlaient, soit peu, soit mal, soit pas du tout!

Elle parla de son manque de choix, ce qui pinça le cœur de Devlin.
Il est vrai qu'il avait du mal à réellement comprendre cette réalité qu'était le fait de grandir et devoir survivre dans la pauvreté… prendre ce qu'il y avait à prendre, peu importe les moyens.
Il côtoyait ce monde, s'y infiltrait sans peine, mais n'en faisait pas vraiment partie. Il le connaissait, savait l'appréhender, parfois le comprendre, sans jamais le vivre…
Il savait juste qu'il y avait différentes manières de s'en sortir: certains souffrent pour suivre un chemin difficile et qui n'a, souvent, pas de récompenses à leurs efforts au départ. D'autres optaient pour la facilité, plus rapide, plus séduisante… et plus abjecte et indigne!

Miss Hentswig semblait avoir choisi la première voie. Elle n'était pas évidente… alors quelques larcins, tant qu'ils ne sont pas entachés de sang versé par des gorges tranchées…
Le détective avait beau regarder la cartomancienne, il ne pouvait y voir la marque d'une femme qui  tue pour arriver à ses fins. Bien qu'il ne faut pas se fier aux apparences.
Seulement, ce n'était pas qu'une simple question d'apparence!

Devlin se pencha, posa ses coudes sur la table, les mains jointes, le menton posé sur ses doigts entremêlés.

-Les cartes vous racontent-elles une histoire? Vous parlent-elles?...
Le détective n'avait que peu de foi dans les cartes, trop pragmatique, trop ancré dans le réel:
-…Vous disent-elles qu'en  effet, je suis un fouille-merde? J'admets qu'on me voit souvent ainsi, en oubliant pourquoi je le fais.
Pour voir le soulagement sur le visage d'une femme qui sait enfin pourquoi son mari a été tué de 4 coups de couteaux, pour voir la joie dans les yeux des parents qui récupèrent leurs enfants kidnappés sains et saufs…

Il plongea son regard dans celui de la cartomancienne au charme certain, un sourire taquin aux lèvres:
-Miss Hentswig… Voyez-vous, en vos secrets, une raison à ma présence?
Vos cartes vous disent-elles que je suis là pour cela?

Il y avait dans le ton à la fois de l'espièglerie et de la compassion , l'envie de calmer sa gène. Il n'y avait pas là de la pitié: la pitié était la pire des choses.
Mais on pouvait ressentir chez le détective un désir profond que Miss Hentswig ne le voit en une personne dont il faut absolument éviter de croiser la route.
Une façon étrange de la rassurer: voir au delà des mots! Devlin traquait les criminels... Et dans son for intérieur, il savait que la jolie femme en face de lui n'en était pas une... ce n'était pas la beauté de son regard qui le lui disait, ni les cartes, mais les rêves!


 
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Innocent Devil Girl - [Devlin & Lydess]

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