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mark my words [Johan & Jonathan]

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Jonathan R. A. Williams
Jonathan R. A. Williams

Admin
Âge : 31
Emploi : Pasteur à l'Église St Mary Matfelon
Informations : mark my words [Johan & Jonathan] - Page 2 1527542749-ezgif-com-resize-1
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♣️♣️♣️
Je n'aime pas me décrire...mais on me dit quelqu'un de gentil, tolérant envers beaucoup de choses; et il est vrai que le Seigneur m'aide à voir le bien dans le cœur de tous. Cependant, cette même capacité me rends aux yeux des gens très fanatique et naïf. Je n'avais jamais vu les choses sous cette angle, mais il faut croire que les gens ne voient en moi qu'un pasteur de pacotille. S'il y a une facette de moi que j'apprécie particulièrement, c'est le fait que je sois quelqu'un de très romantique ! Même si tout le monde préfère dire que je suis quelqu'un de niais...mais ne croyez pas que je sois stupide, car il m'arrive d'être très fier et impulsif. Je ne suis pas très courageux, mais je ferai toujours de mon mieux pour protéger les gens que j'aime, comme mon petit frère. J'ai aussi une profonde attirance pour les rousses. On me surnomme Quasimodo à cause de mon apparence quelque peu trapu -et certes poilu bien que blond, par opposition à la magnificence de mon frère.
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MessageSujet: Re: mark my words [Johan & Jonathan] mark my words [Johan & Jonathan] - Page 2 Icon_minitimeVen 21 Juil - 17:46



mark my words

« help me to get out dark waters »

Fin de l'année 1889, Lambeth

Lâcher tout ce qu'il venait de dire sur ses convictions les plus sérieuses et les plus intimes n'avaient pas été une simple affaire pour le pasteur. Il était parfaitement conscient que ce qu'il disait n'était pas du goût de tout le monde, et qu'il pouvait très bien se faire enfermer ou pire, pour des idées pareilles, au même titre que ceux qu'il défendait dans ses paroles. Mais la personne en face de lui inspirait confiance à Jonathan, il songeait que dès l'instant où celui-ci  avait accepté son affaire comme un défi, le lien qui les unissait devant la justice avait cet aspect de professionnalisme, tel que le secret médical ou le secret qui unit le confesseur au confessé. Peut-être s'était-il trompé, et au vu de la réaction rien que physique de son interlocuteur, il semblait plus flou que prévu de le deviner. Il n'exprimait pas clairement ne pas être de son avis, juste qu'à cet instant précis, Jonathan avait pris un risque extrêmement grossier, d'avoir ouvert sa bouche au premier venu pour déclamer sa vérité. Si cela n'avait été lui...

- C'est justement parce que c'est vous, que je l'ai dis.

Le coupa-t-il sans laisser au notaire le temps de finir sa phrase. C'était inutile, il connaissait la suite. Le pasteur était peut-être trop gentil mais il n'était pas non plus simplet au point d'en atteindre sa propre vie. Parce qu'à vingt et neuf années maintenant, s'il avait du se faire avoir, cela aurait été depuis bien plus longtemps. Car depuis le début de sa vie, il avait toujours pensé cela, malgré les opinions tout à fait contraire de ses parents. Au moment de lui couper la parole, le ton de Jonathan n'était pas méchant, ni cassant. Il était juste posé, grave et confiant. Bien entendu, on pouvait sans problème lui reprocher la rapidité avec laquelle il pouvait se faire une idée des gens, à tord ou à raison. Mais le ton plus calme de Johan l'encouragea dans sa prise de position. Mais plus encore que sa voix douce et extraordinairement mature pour quelqu'un de son âge, c'était ses paroles, qui firent tiquer de véracité plus d'une fois les sourcils de Jonathan. Bien sûr, une telle vérité ne pouvait être écarter, même si au final il ne l'avait jamais démenti. Ce n'était pas sa sexualité qu'il condamnait mais bien ses actions par rapport à lui. L'infidélité plus que l'homosexualité.

Il hocha donc la tête à la question, croisant à son tour les doigts pour amener ses poings devant sa bouche fermé, coudes sur la table. Le visage sérieux et pensif, il ne manquait pas une miette de ce que lui disait l'homme de justice. Les paroles que portaient sa voix étaient empreinte d'une telle vérité que même Jonathan ne pouvait y mettre faussement le voile de l'Amour. Et même si aux yeux des autres, sa femme serait mise là-bas pour son homosexualité, au moins le pasteur saurait qu'il en était différemment. Et comme chacun voit midi à sa porte, il supposait que cela serait assez. L'homme d'église reposa ses poings sur la table, calmement, redressant son corps, mais n'osant toujours pas replanter son regard azuré dans celui du notaire:

- Vous... Vous avez entièrement raison. J'ai parlé d'Amour comme pour oublier que ma femme était sur une voie qui en prenait le chemin inverse. Qu'on ne parlait même plus ici de sentiments mais de luxure. Et que mes... convictions au final, n'avaient aucune importance en la matière.

Il poussa un long soupir et regarda finalement Monsieur Withers, l'air plus sombre qu'on aurait pu l'imaginer. C'était bien plus dur pour lui que prévu d'ainsi envoyer quelqu'un dans ce qu'il se visualisait purement et simplement l'abattoir. Et cela ne l'aurait pas déranger de l'envoyer tout bonnement au Purgatoire pour expurger éternellement ses péchés. Cependant, ce fut avec plus de pragmatisme qu'il déclara:

- Je suppose également que si, dans l'état actuel des choses, on ne l'accusait que d'adultères, ses "amies" s'empresseraient de lui sauver la mise, mettant en ruine tous nos projets de défense, c'est ainsi ?

Jetant un coup de main en l'air, il se mit à regarder autour de lui en faisant d'une mine dépitée, profondément agacée et pourtant si étrangement triste:

- Et puis qu'importe n'est-ce pas ? Que cette femme soit torturée, emprisonnée, ou juste jetée en pâture à sa misérable vie de noble qui se regarde le nombril, je suppose qu'au final, cela n'a aucune importance. Que la seule chose qui importe, c'est que je récupère mes biens et ma liberté, et qu'elle paie pour les injustices qu'elle m'a fait subir. Après tout, c'est pour cela que je viens, et je ne repartirais pas sans cela. Et pourtant me voilà encore à geindre dans votre bureau à me dire que c'est quand même méchant. Cette situation est grotesque, vous avez du mérite de la supporter. A croire que je me bats contre ma propre haine alors qu'elle n'est que justice.

© plumyts 2016 - 1092 mots


i won't say i am in love
"Lune. Avant, que le jour ne vienne. ✻ Entends, rugir le coeur de la bête humaine. C'est la complainte de Quasimodo qui pleure, sa détresse folle, sa voix, par monts et par vaux s'envole, pour arriver jusqu'à toi. Lune, veille sur ce monde étrange qui mêle sa voix au chœur des anges."
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