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The Great Conversation. [PV Devlin.] [TERMINÉ]

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Âge : 24
Emploi : Home Secretary.
Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: The Great Conversation. [PV Devlin.] [TERMINÉ] Lun 31 Juil - 1:42



The Great Conversation

« WITHOUT QUESTIONS OR COMPLAINS. »

Scotland Yard, 1891.

Loban n’était pas de très bonne humeur, que cela se doit d’être clair. Il était fatigué par les allers-retours constants à la Tour de Londres, qui n’est pas la porte d’à côté par rapport au Parlement ou à Scotland Yard, et par aussi les questions incessantes, mais certes touchantes, de Lydess. Et pour être franc, il n’avait aucune envie d’être au milieu d’autres policiers et non loin d’Andrew Downcry. Loban, qui n’était pas méchant par nature, avait un don pour ne pas se faire d’amis, surtout parmi ses collègues. Au final, c’était quelqu’un qui était relativement solitaire sans qu’il ne sache réellement les raisons, bien qu’il ait néanmoins une petite part de responsabilité à tout ceci. Intransigeant, têtu, il avait ce petit côté exigeant qui lui donnait un air autoritaire et faussement arrogant alors qu’il voulait juste faire au mieux, tout en conservant un minimum ses convictions. Mais là était peut-être le problème car il savait pertinemment que ses convictions étaient loin de seoir à la société dans laquelle il évoluait. Comme se fiancer avec une femme des rues sortie tout droit d’un cirque. Une voyante qui plus est. Si la sorcellerie ne faisait plus objet à des procédures judiciaires, cela conservait une connotation négative.

Il soupira doucement, savourant un instant de tranquillité contre la vitre qu’il s’accordait tandis que tout le monde s’affolait ou du moins, en donnait l’impression. Si Loban était à Scotland Yard ce jour-là, c’était pour vérifier que tout allait plus ou moins bien, que Jack l’Éventreur n’allait pas fait de nouveau la une des journaux et qu’Andrew Downcry lui fasse son rapport de la semaine. Songeant au fait qu’il devrait retourner à la Tour de Londres jusqu’à tard dans la nuit le minait et l’épuisait considérablement. Cependant, il était parvenu à se trouver un petit créneau horaire pour trouver une magnifique bague de fiançailles pour sa Lydess. D’ailleurs, le prix lui était revenu relativement cher malgré la simplicité de la forme du bijou. Mais cela restait relativement convenant pour une dame qu’allait devenir sa chérie. Surtout avec la multitude de diamants incrustés dans la bague. Le bijou aurait coûté un bras à n’importe quel pauvre modeste citoyen, Loban en était conscient et culpabilisait un peu, mais rien n’était trop beau pour sa Lydess adorée. Un vague sourire heureux passa sur son visage puis, sortit de ses pensées pour regarder l’heure. Il allait prendre de l’avance sur la nuit, ainsi, il pourrait tout mettre en place.

Il se dirigea donc vers la sortie mais, reparti dans ses pensées, ne fit pas tellement attention à là où il marchait et percuta alors ce qui semblait être un homme. Confus, il releva la tête et commença à s’excuser comme un enfant :

— Pardonnez-moi, je… je ne vous avais pas vu…

Il reconnut alors Devlin Stanton, petit détective privé dont il avait mauvaise impression. Son expression changea drastiquement et le Home Secretary essaya de reprendre contenance par rapport à son rôle, relevant la tête et fronça les sourcils, tentant de rester digne.

— Oh, Mr. Stanton. Que nous vaut votre noble visite ici ?

Les mots étaient pensés avec choix, « noble » ayant ainsi un petit sous-entendu sarcastique qu’il espérait que le détective ait compris. Jamais il ne s’autoriserait à faire des compliments à cet homme. Ce n’était d’ailleurs pas dans sa nature de faire des compliments dans le cadre professionnel. C’était peut-être aussi cela qui lui donnait un air froid et intransigeant. Quoiqu’il en soit, il le regarda de haut, se sentant honteux de s’être ainsi pitoyablement excusé auprès de lui quelques secondes auparavant. Et il n’avait guère la patience pour des joutes verbales sur un quelconque sujet.
©️ plumyts 2016



Little Brother is watching you.
Thought that I would be alone forever, but I won't be tonight. I'm a man without a home but I think with you I can spend my life. And you'll be my little gypsy princess. Pack your bags and we can chase the sunset, bust the rearview and fire up the jets ‘cause it's you and me, baby, for life. Would you go with me? See the world with me.
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Âge : 34
Emploi : Détective (aurait pu être rentier, mais c'est pas un métier et c'est ennuyeux!)
Informations : -1m77 (5’’81), 78 kg (172 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne.
-Lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV Devlin.] [TERMINÉ] Dim 6 Aoû - 4:30



The Great Conversation

« Pour étrangler Devlin, appuyez sur "1"... »

Scotland Yard, 1891.

Une journée comme une autre sous le ciel chargé de nuages londonien.
Profiter de ne pas avoir Joséphine à gérer après une matinée faite d'un entrainement drastique de la jeune femme. Devlin avait besoin de se vider l'esprit en l'encombrant de question.
Certes, il y avait tant de choses dans sa vie qui avaient évoluées.
Ses relations avec sa pupille allaient mieux, il venait de récupérer la superbe montre qu'il avait prévu d'offrir à Joséphine, lui signifiant qu'il avait confiance dans ses projets.
Certes, il y avait encore quelques points sombres, comme le fait qu'elle insiste tant à vouloir l'accompagner sur des déplacements trop risqués pour elle ou le fait qu'elle sorte très souvent à la quête d'inspiration, mais pour écrire quoi?

En tout cas, il espérait qu'elle respecte leur pacte et ne s'aventure pas au delà de la limite des faubourgs des docks, début d'un quartier trop dangereux pour elle.
Normalement, il n'aurait pas confiance en elle. Son instinct ne le trompait pas, mais il se força… il se força à lui lâcher la bride, à lui montrer qu'elle possédait une belle liberté… et il l'aiderait à évoluer, même si toutes les méthodes ne seraient pas des plus séduisantes.
Mais pour l'instant, c'était une histoire de confiance.

Ce n'était pas par méchanceté gratuite qu'il faisait ça, mais pour leur sécurité à tous les 2: dans certaines situations, l'inexpérience, le manque de métier pouvait la mettre en danger, et lui aussi.
Elle n'était pas prête à ses yeux et il ne pouvait pas se permettre de l'exposer aussi dangereusement.
Mais elle représentait une bonne coéquipière pour les parties d'enquêtes qui ne présentaient pas, à priori, de danger manifeste. lle se débrouillait bien et avait suscité une certaine admiration de la part du détective, ce qui n'était pas évident à faire.

En tout cas, elle avait besoin de faire une bonne sieste après un entrainement éprouvant: Devlin avait beau avoir un comportement gentil et une voix douce, il était impitoyable sur les exercices… qu'il effectuait en même temps, mais avec une facilité déconcertante, chaque fibre de ses muscles étant soumises à des exercices et contraintes quotidien et même, toutes les 2 semaines, à un massacre pur et simple à coups de batte de criquet de la part de son majordome sans flancher.
Dans un monde où il aurait pu se passer d'un tel entrainement, il avait, depuis son plus jeune âge, été forcé de se renforcer physiquement par son père qui était très exigeant à ce niveau sans en expliquer de raison autre que le vieil adage "un esprit sain dans un corps sain..."
A la longue, on s'y fait... on y prend même goût.

Mais pour l'instant, le moment était venu d'aller profiter un peu des policiers de Scotland Yard, exercice récurrent auquel il s'adonnait avec délectation.
Il jouait les pique-assiettes de l'investigation, demandant les points de blocage des enquêtes et y apportant plus ou moins des réponses et des pistes.
Il se passionnait vraiment pour les mystères, les choses anormales ou constituant une énigme aux yeux des enquêteurs et, même s'il ne faisait exprès, beaucoup de ces gens voyaient cela d'un mauvais œil. Pour ces derniers, il était devenue une mouche du coche à visage humain, mais dont l'efficacité ne faisait, hélas pour eux, aucun doute.

Entrant dans le bâtiment, il fut bousculé par un homme, trop concentré à ranger sa pipe, choc qui faillit bien lui faire tomber l'instrument qui fut rattrapé d'extrême justesse.
— Pardonnez-moi, je… je ne vous avais pas vu…

Ainsi était donc la triste vie du détective? On ne le voyait pas?! On le bousculait?! Dramatique existence que voilà!
Le choc le fit reculer de 2 pas: le premier car il avait été surpris, le second afin de rétablir les appuis en douceur et amortir l'impact.
Il eu un sourire quand Loban Renfield releva la tête et réalisa qui il avait ainsi heurté de manière involontaire… et semblait regretter son geste au vu de son changement d'attitude… le geste de s'excuser, bien sûr.
Devlin l'avait aussi reconnu. Loban lui avait toujours semblé quelqu'un de taciturne mais pas méchant ou franchement désagréable. Il lui semblait qu'il avait une lourde charge pour son jeune âge, donc qu'il estimait devoir s'imposer dans un monde sans pitié pour ceux qui échouent.
Malgré cela, il n'avait jamais eu de véritable grief contre cet homme qui faisait, malgré sa charge et son rang, action régulière de se rendre personnellement sur le terrain, chose rare méritant mention.

— Oh, Mr. Stanton. Que nous vaut votre noble visite ici ?

Oh? Une pique d'entrée de jeu… la journée s'annonçait des plus amusantes! Devlin avait un caractère joueur et vu ce qu'il avait déjà pris dans la vie, ce n'était pas ce "Qu'est-ce que vous foutez encore dans nos pattes?" déguisé qui allait générer colère, sentiment d'affront ou n'importe quoi de ce genre chez lui..

-Noble? Devlin porta sa main à son poitrail, à la manière des dames de la haute voulant jouer les ingénues hypocrites. Prenant d'ailleurs leurs intonations typiques, il enchaina:
Mr Renfield, vous êtes un vil flatteur! Vous allez me faire rougir, mon ami! Pas devant vos gens, ça n'est pas décent!
Achevant sa phrase d'un clin d'œil des plus aguicheurs.
Cela aurait pu passer inaperçu mais le malheur voulu que 2 policemen passent à ce moment-là... et firent semblant de ne rien avoir entendu.
Il sourit légèrement avant de reprendre une attitude exagérément guindée, mais déjà plus masculine:
-Moi aussi, je suis heureux de vous revoir. Je viens voir si Scotland Yard a, comme fréquemment, besoin de mes analyses et conseils avisés... Et vous? Comment vous portez-vous? Et que faites vous donc ici… enfin, mis à part me couvrir de magnifiques compliments qui m'émeuvent au plus haut point?


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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV Devlin.] [TERMINÉ] Dim 6 Aoû - 20:43



The Great Conversation

« WITHOUT QUESTIONS OR COMPLAINS. »

Scotland Yard, 1891.

La réaction de Mr. Stanton fut très loin de ce à quoi s’attendait le jeune noble. Des expressions sur-jouées, un ton aigu et maniéré, il ne sut trop quoi penser de ce comportement. Il se doutait bien que ce n’était que de l’humour mais il ne put s’empêcher de mal le prendre. Très mal. Comme un manque de respect véritable à sa personne. Après tout, il en avait fait preuve lui aussi en utilisant l’adjectif « noble » dans sa phrase. Même si Loban n’avait pas un ego si démesuré qu’il le laissait croire, cela le toucha quand même, ne voulant pas faire pâle figure devant les simples policiers. Il ne voulait qu’on constate que le Home Secretary se faisait rabaisser par un vulgaire détective privé. Mais cela n’aurait pas été si grave que cela si deux hommes de Scotland Yard n’étaient pas passés par là pour entendre la conversation. Ils ne montrèrent aucun signe d’oreille qui traîne ou d’avoir quoique ce soit de calomnieux à l’égard de leur supérieur. Mais Loban n’était pas dupe, il savait très bien qu’ils avaient bien entendus ce que la voix perchée du détective avait dit. Il se sentait bouillir de rage et de honte mais se retint de ne rien dire.

Cependant, comme prévu, Mr. Stanton poursuivit sa discussion, lui demandant comment il se portait et ce qu’il faisait ici. Mais ce n’était pas tant ça qui manqua de le faire exploser, c’était plutôt la première partie de la phrase et les mots qu’il avait employés. « Scotland Yard a, comme fréquemment, besoin de mes analyses et conseils avisés. » Ces paroles tournaient sans relâche dans sa tête, comme le comble du déshonneur. Il s’était promis d’être patient avec le fils Downcry et Stanton, mais c’était tout bonnement impossible. Il savait pertinemment que cette situation l’agaçait au plus haut point et il n’était pas d’humeur à endurer les agressions du détective. Il desserra cependant la mâchoire, ne voulant pas prendre le peu de crédibilité qui lui restait auprès de ses « employés ». En tant que chef de la Sécurité Intérieure, il se devait d’être efficace et surtout exemplaire. Il savait qu’il ne l’était déjà pas suffisamment mais il était en constante recherche de la perfection, de l’irréprochabilité. Il savait ses origines floues et indésirables pour la bourgeoisie et la noblesse et il savait son âge tout aussi discutable. C’est pour cela qu’il était si intransigeant avec tout le monde et même sèchement autoritaire.

— C’est Lord Renfield pour vous, Mr. Stanton.

Il releva le menton, comptant bien appuyer sur ce titre de noblesse dont il avait certes hérité parmi tant d’autres. Sa voix avait été dure et sans aucune trace d’amusement ou de plaisanterie. Il n’était point ami avec cet homme et il ne comptait pas l’être de sitôt, n’appréciant guère son ton narquois et insolent, même s’il avait bien une décennie de plus que lui. Loban voulait lui faire comprendre que, malgré sa petite vingtaine, il n’allait pas se laisser marcher sur les pieds par ses aînés.

— Ce que je fais ici ne vous regarde nullement, cela dit. Tout comme votre présence ici, d’ailleurs. Si vous voulez vous investir auprès de la police, engagez-vous, ça ne coûte rien et vous serez mieux rémunéré.

Il eut un sourire narquois avant de reprendre :

— Cependant, continuez de faire le fanfaron ici en vous sentant indispensable et je fais passer une loi pour rendre votre discipline illicite si elle n’est pas exercée avec l’accord de la police.

Son sourire se perdit et il s’approcha du détective pour le toiser de sa hauteur, profitant des centimètres qu’il avait en plus. Il ne voulait pas perdre son sang-froid mais subissant une pression énorme durant les derniers jours à la Tour, il était trop exténué pour pouvoir retenir sa colère et sa honte. Il brandit même son index paré d’une bague sertie d’une pierre noire, similaire à une qu’il avait sur l’autre main.

— Écoutez-moi bien Stanton, que ce soit bien clair. Si vous revenez chanter que l’affaire sur Jack l’Éventreur ne va pas assez vite, que vous savez qui est l’auteur du meurtre de Regent Street de la semaine dernière ou encore qui a empoisonné le chien de Mrs. Platwig, je vous fous au trou pour la semaine, compris ?

Au fur et à mesure de ses paroles, il avait placé son doigt sur le torse du détective, le regardant de ses yeux d’un noir profond et parfait dans les siens ambrés. Il en avait même oublié la marque de politesse dans son bref discours, mais cela ne l’importait guère.
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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV Devlin.] [TERMINÉ] Jeu 11 Jan - 6:08



The Great Conversation

« Pour étrangler Devlin, appuyez sur 2 ! »

Scotland Yard, 1891.


Dame! Le mâtin montre les crocs?! Ouh la vilaine bête!
Devlin avait l'habitude de voir Loban Renfield éprouver parfois certaines difficultés à garder ses nerfs en la présence du détective, mais c'était bien la première fois qu'il prenait la mouche aussi rapidement et donnait dans la menace et l'attaque du doigt inquisiteur aussi vite.

Relevant un sourcil interrogateur teinté d'une surprise réelle - comme quoi, certaines choses pouvaient encore surprendre Devlin -  l'homme observa et écouta le jeune Lord lui déblatérer force conseils et invectives.

Devlin ne releva pas l'invitation à devenir policier. Déjà, il se moquait bien de la rémunération, la quasi-totalité de ses revenus ne provenant pas de son activité de détective mais des placements financiers faits avec son héritage, ensuite, il préférait choisir ses enquêtes.
La menace de faire passer une loi ne lui fit pas plus d'effet: pour faire passer une loi, il fallait du soutien à la Chambre des Lords et à la Chambre des Communes, sans parler de La Reine qui a pouvoir d’approbation. Ces vieux traine-godillots (exception faite de Sa Gracieuse Majesté)? Voter une loi restreignant la liberté d'entreprendre et le droit fondamental à pouvoir se protéger? Tout ça pour un désamour personnel? L'espace d'un instant, Devlin aurait adoré voir le Home Secretary s'y essayer,  rien que pour voir la houle que cela causerait.
Mais l'espace d'un instant seulement. Il n'aurait pas aimé voir le jeune homme - qui plus est jeune fiancé de Lydess, une bonne amie qu'il ne connaissait, certes pas depuis des lustres, mais avec qui une certaine et étonnante complicité s'était bien installée - devenir la proie de cette triste bande de requins et de flagorneurs qui se choquent d'un rien.

Mais cette fois-ci, histoire de marquer le coup, il ne bougea pas d'un pouce sous le contact du doigt qui aurait fait reculer les gens, en temps habituel, pour rester dans leur bulle d'intimité ainsi malmenée.
Devlin était obligé de lever les yeux pour soutenir le regard de Loban car, avec ses 1m77, il se situait à peine dans la partie supérieure de la moyenne humaine. Loban le dépassait en taille, avait les épaules plus larges que lui. Cela aurait pu en impressionner plus d'un, de se faire morigéner par quelqu'un d'avantagé par la stature.
Il sourit de nouveau, intrigué mais peu disposé à en rester là. Provocateur impénitent, jaseur acharné, de toute évidence, Loban ignorait qu'il avait lâché un bulldog!

Devlin dodelina de la tête:
-Donc… si je comprends bien, si je vous chante un de ces 3 faits qui assombrissent votre existence, je finis enfermé, c'est cela?
Il leva les index et les fit aller de gauche  à droite comme un sale gosse joueur qui prépare un mauvais coup dans un "Fera, fera pas?".
Déjà, le souffle tiède du "Défi Accepté" se fit devoir de se manifester:
-Déjà: Qui est Mme Platwig?
Il se lécha l'index droit et fit un "1" imaginaire dans les airs.
-Ensuite, Pour Jack l'Eventreur, pas besoin de vous le dire: vous le savez déjà.
Il recommença, un deuxième "1" imaginaire apparut… non: n'apparut pas, vu qu'il était imaginaire... un "1" de principe.
-Plus qu'un: le meurtre de Regent Street. Affaire résolue hier: vos hommes sont allé arrêter un membre d'un gang, Jonas Floyd, sur qui toutes les pistes et indices ont convergé.
Il a pretendu qu'il s'agissait d'un règlement de compte, une dette de jeu mais ça ne collait pas. Je pense qu’il s’agit d’un contrat et j’ai des éléments qui vont dans ce sens... je sais même qui est le commanditaire.
Ha! Il semblerait que vous teniez votre raison de m'emprisonner.

Il allait faire un "1" virtuel de l'index gauche, de l'autre côté, mais s'arrêta:
-A moins que…
Devlin claqua des doigts, presque hilare:
-Je n'ai pas chanté! Ah! Dommage! Vous me teniez presque!
Tant pis, ce sera pour une prochaine fois! Persévérez, Lord Renfield!

Fit-il d’un air faussement déçu pour son interlocuteur, riant intérieurement.
Il se crispa en prononçant "Lord", comme si cela le gênait au plus haut point… et pour cause! Secouant la tête et la main:
-Bon, je sais: "chanter" était une expression mais si vous vous octroyiez le droit de l'user ainsi, souffrez que moi, je l'emploie au sens littéral, Lord Renfield. C'est de bonne guerre.
Allons! Vous semblez de fort méchante humeur. Pour un peu, vous me mordriez. Qu'est-ce qui vous cause tant de tracas?


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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV Devlin.] [TERMINÉ] Mar 16 Jan - 9:54



The Great Conversation

« WITHOUT QUESTIONS OR COMPLAINS. »

Scotland Yard, 1891.

Loban n’avait pas redescendu son doigt dressé et continuait de regarder furieusement Stanton le provocateur droit dans les yeux. Il se doutait que le détective n’allait pas se laisser faire ainsi. Cet homme avait don d’éloquence, il n’y avait aucun doute à avoir là-dessus. Et il était sûrement bourré d’autres qualités mais rien que d’entendre son petit ton narquois suffisait à hérisser le poil à Loban. C’était épidermique. Et, avec tout ce qu’il se passait ces derniers jours, il n’avait absolument pas la patience de tenir une véritable joute verbale contre Devlin. Et pourtant, il savait que ce dernier allait prendre la parole. Il savait qu’il allait une nouvelle fois le charrier pour montrer qu’il avait toujours raison et qu’il aurait de toute façon le dernier mot. Le détective n’avait pas encore parlé que Loban sentait déjà la colère monter en lui. Le fixant toujours froidement dans les yeux, il inspira profondément pour essayer de faire descendre toute cette colère en lui qui montait beaucoup trop rapidement à son goût. Il y avait des moments où il parvenait à garder un sang-froid mais d’autres, étrangement, où il devenait tout simplement incontrôlable. Il fonctionnait, quelque part, par impulsions impulsives. Agir d’abord, réfléchir après. Et il savait que ce n’était pas comme ceci que devait fonctionner un Home Secretary.

Mais à cet instant présent, il avait oublié le rôle et l’image qu’il devait donner. Devlin se mit alors à parler et Loban écouta chacune de ses paroles avec attention mais sentant sa patience s’effriter au fur et à mesure des phrases que le détective prononçait. Le regard du jeune homme se tourna vers les doigts qui se dressaient un à un de son interlocuteur et le regard du Home Secretary perdit de sa froideur pour ne s’emplir que d’une colère et d’une rage visibles, proche de la haine. Il commença à baisser légèrement son doigt, le rangeant au milieu de ses autres phalanges pour ne créer qu’un poing qu’il serra au niveau de sa hanche. Devlin continuait de fanfaronner, faisant, bien évidemment, tout ce que Loban lui avait demandé de ne pas faire. Mais jouer sur le fait qu’il ne l’avait effectivement pas dit en « chantant » fut ce qui fit déborder le vase. Son bras réclamait la violence. Ses muscles étaient déjà bandés, prêt à frapper la première chose venue. Il déglutit difficilement, expirant profondément comme pour se calmer. Mais cette vaine tentative de conserver son calme fut inutile.

Devlin finit par le railler une dernière fois, négligeant son titre de noblesse avant de venir tout innocemment lui demander ce qui n’allait pas. Loban recula légèrement tout en le regardant d’un air presque choqué. Stanton était incroyable. La grande question qu’il se posait actuellement était est-ce qu’il le faisait exprès pour emmerder son monde ou n’en était-il juste pas conscient ? Et de toute façon, quel était le but de le faire sortir de ses gonds ? Loban eut un petit ricanement nerveux avant de lui tourner le dos pour se pincer l’arête du nez pour tenter de se contrôler une nouvelle fois mais si une colère tellement sourde le traversait qu’il était parcouru d’un frisson. Ses oreilles le brûlèrent. Il serra poing et mâchoire pour se retourner rapidement et se saisir de Devlin par le col pour le plaquer contre le mur non loin d’eux. Il le suréleva légèrement du sol, plaquant son front contre celui du détective. Il planta son regard fou de rage dans les yeux ambrés de son interlocuteur et resta immobile quelques instants, tremblant de partout d’une colère rare, cherchant ses mots. La haine déformait désormais son visage tandis que ses yeux cherchaient furieusement un point d’ancrage, jonglant entre les iris de Devlin.

— Écoutez-moi bien, Stanton. Je me doute bien que tout ceci vous amuse mais continuez comme ça et je vous arrache les yeux un à un, compris ? Je ne veux plus vous voir ici.

Il entendait bien les policiers présents s’affairaient autour d’eux pour savoir ce qu’il fallait faire. Mais c’était bien la dernière des préoccupations de Loban. Malgré un manque de confiance en soi flagrant à certains moments, le Home Secretary avait néanmoins sa petite fierté et que Devlin avait un don pour venir la chatouiller ou même, la blesser. Il continua de le maintenir contre le mur avec force.

— Vous me… Un jour, croyez-moi, vous regretterez d’avoir fait de moi votre ennemi.

Le dernier mot était peut-être un peu fort mais c’était désormais ainsi que Loban voyait les choses. Et encore. Quelque part, Devlin et lui avaient le même but dans la vie. Le problème était que le jeune Renfield était quelqu’un de trop gentil, à certains moments et qui se laissait marcher sur les pieds, incapable d’exercer une sentence, même juste. Loban finit par le lâcher simplement, reculant à peine pour le laisser revenir sur ses pieds (dont la pointe n’avait jamais quitté le sol). Il se recula pour lui tourner le dos une nouvelle fois. Toujours empli d’une colère sourde, il finit par se mordre le pouce, quasiment jusqu’au sang, les yeux regardant videment le sol. Finalement ses iris noirs finirent par se poser sur le petit public d’agents de police qui les regardaient l’air inquiet.

— VOUS AVEZ PAS MIEUX À FOUTRE ?

Devant la soudaine vulgarité et l’éclat de sa voix, les policiers se regardèrent rapidement avant de retourner rapidement à leur besogne. Loban finit par s’asseoir en soupirant se massant les yeux. Il haïssait la politique. Il haïssait la noblesse et tous ses protocoles ridicules. Certes, il ne manquait pas d’argent, mais quelque part, il se disait qu’il aurait préféré rester à l’orphelinat, ne jamais quitter Lydess, même s’il l’avait retrouvé récemment. C’était d’ailleurs juste… bizarre entre eux. Mais après tout, il n’était pas le plus à plaindre alors il avançait et faisait ce qu’on lui demandait de faire. Tel un gosse naïf et trop gentil. Il releva les yeux vers Stanton et dit d’un ton vide et froid :

— Et vous ? Vous n’avez pas mieux à faire aussi ? Vous avez Jack l’Éventreur à trouver, je suis sûr que vous y arriverez avant Scotland Yard.

Il détourna le regard et dit presque avec dégoût :

— Pensez à la gloire que cette capture vous apporterait.

Il reporta son regard sur lui.

— Vous auriez sûrement une sorte d’immunité politique ou une merde comme ça. Je m’en branle, personnellement, de la gloire, donc profitez-en.

Il soupira et s’affala dans le fauteuil, en fermant les yeux. Il s’en moquait effectivement de la gloire. Il se moquait tout autant de la politique, de Jack l’Éventreur, du Parlement… Il avait certes des valeurs humanitaires, quelque part, mais qu’il ne voulait pas faire passer à coup de décrets et de lois. À ses yeux, c’était sur le terrain qu’il fallait faire les choses mais bon. Si même un petit détective ne le respectait pas, pourquoi les autres ministres le feraient-ils ?
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Thought that I would be alone forever, but I won't be tonight. I'm a man without a home but I think with you I can spend my life. And you'll be my little gypsy princess. Pack your bags and we can chase the sunset, bust the rearview and fire up the jets ‘cause it's you and me, baby, for life. Would you go with me? See the world with me.
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Emploi : Détective (aurait pu être rentier, mais c'est pas un métier et c'est ennuyeux!)
Informations : -1m77 (5’’81), 78 kg (172 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne.
-Lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV Devlin.] [TERMINÉ] Lun 26 Fév - 4:31



The Great Conversation

« Pour massacrer Devlin avec une batte de criquet, faites → ← → + O ! »

Scotland Yard, 1891.


-Hmpf!
Le choc contre le mur fut plutôt violent et très désagréable.
Un instant assez bref, Devlin eut le souffle coupé, mas il se ressaisit pour soutenir le regard du Home Secretary avec une volonté de fer, ne se laissant pas désarçonner par les invectives du jeune homme.
Les pieds du détective touchaient à peine le sol, et seulement par un jeu de pointes presque digne du Bolchoï. La situation n'était guère des meilleures. Peut-être avait-il été un peu trop loin?

Loban, après l'avoir lâché, en venait même à hausser la voix sur de pauvres agents avec un vocabulaire digne de quartiers populaires.
Que ne pouvait comprendre le détective à cela? Le jeune ministre avait du mal à maîtriser, c'était là un défaut parmi les pires. Sans maîtrise, on se laisse entraîner à des débordements qui ne sont bons ni pour l'image, ni pour sa propre sérénité intellectuelle.
Autant le premier point était le cadet des soucis de Stanton, autant le second était primordial pour le métier de Loban: celui de devoir nager en plein milieu d'un banc de requins à qui il faut sourire et ne laisser entrevoir aucun signe, aussi infime soit-il, de faiblesse.
Décidément, qu'on pende Devlin le jour où il aura la mauvaise idée de se lancer dans une carrière politique.
Toute cette colère, cette rancœur presque palpable…
L'homme en face de lui pouvait presque faire pitié et, en d'autres circonstances, Devlin aurait eu pitié de lui. Mais il avait de l'estime pour Loban, même s'il prenait un malin plaisir à le titiller… titiller était l'un des sports favoris du détective, de toute façon et rares étaient ceux qui n'avaient pas le privilège d'être sa cible. Mais Devlin considérait la pitié comme une chose insultante. La compassion était digne, mais lorsqu'on avait pitié de quelqu'un, on l'abaissait dans sa dignité, tel un dieu face à une fourmi: il n'était pas notre égal mais une "chose", moins qu'un Humain.

Loban était différent à ses yeux. Un loup parmi les rond-de-cuir. Rare! Loban s'impliquait bien plus que n'importe quel lord dans sa fonction, était souvent sur le terrain et, son écart de langage l'accablant là-dessus, semblait en être issu, ou à minima, s'être laissé grandement influencer par les gens du cru. Mais Devlin n'était pas là pour décortiquer les couches de la vie du Home Secretary et en dépiauter les couches comme on émince un oignon.
Se massant un peu l'épaule légèrement douloureuse, il parla d'un ton amusé!

-Ennemi? Fit le détective en réajustant son costume tranquillement. Vous avez donc si peu d'estime de vous? Mes ennemis sont des gens qui ne valent même pas la corde qui les pendrait afin que justice soit faite.

Cette crise de colère du jeune homme n'était pas en mesure de dérouter le détective de son incorrigible légèreté, mais le piquait au vif, surtout lorsque Renfield évoqua la gloire qu'il retirerait à trouver Jack l'Eventreur et autres éventuelles pitreries de récompenses sans réelle valeur.
Devlin marcha tranquillement, comme si rien ne s'était passé et vint s'adosser sur le mur près de Loban.
Pourquoi ce subit accès de colère? Quelque chose taraudait le jeune homme, et ce n'était pas simplement lié à la présence de Devlin, le détective le sentait. Mais savoir ce qui provoquait cette colère nécessiterait d'abord de l'amener à se rendre compte qu'il avait une mauvaise idée de qui était vraiment l'homme qu'il pensait en recherche de gloire.

-17 ans… Fit-il le plus calmement du monde, replongeant dans un passé désagréable au possible, qu'il aurait aimé oublier, mais savait que cela ne devait jamais arriver.
-J'avais 17 ans quand mes parents sont morts. Un naufrage au cours d'une tempête.
Il soupira:
-J'ai refusé d'écouter les inspecteurs de Scotland Yard et les agents de la Lloyd's, refusé d'admettre qu'il s'agissait d'un accident.
Il pouffa de rire:
-Un gosse des beaux quartiers en train de courir les docks, à chercher quelque chose qui étaye ce que son instinct lui hurlait. Voilà ce que j'étais devenu. Et le pire, dans ce désespoir insensé, c'est que j'ai trouvé ce qui clochait.
Pourquoi un capitaine chevronné, disposant d'un navire en très bon état aurait-il pu couler à cause d'une tempête qui n'avait rien d'exceptionnelle? Parce qu'on l'y a aidé. Monsieur était peut-être un bon loup de mer mais il avait la fâcheuse manie de jouer les bêtes à 2 dos avec la femme d'un autre. Problème: quand on joue à ça avec quelqu'un qui a travaillé des années aux chantiers navals de Liverpool, il faut s'attendre à des représailles.
J'ai confondu l'homme en question et l'ai fait arrêter. Un sinistre imbécile, tellement à sa jalousie qu'il n'avait même pas réfléchi au fait qu'en sabotant le navire de celui qui le faisait cocu, il tuerait des dizaines de personnes qui n'avaient rien demandé.
Lorsque j'ai enterré mes parents… enfin… j'ai enterré 2 cercueils qui ne contenaient que des photographies d'eux et leurs tenues préférées, j'ai éprouvé… juste un soulagement qui n'enlevait rien à la peine, mais un soulagement quand même.

Il regarda Loban, la mine grave, mais sans tristesse. Juste une sombre motivation dans le regard.
-C'est pour cela que je fais ce métier: pour permettre à des gens à avoir la réponse à la question: "Pourquoi?".
La gloire, je l'ai déjà, Renfield: je suis le bon parti à qui il ne faut pas présenter ses filles car il a une activité qui ne sied pas à son rang. J'assume totalement ma réputation de vilain petit canard. Je dirais même que c'est gratifiant à certains égards.

Acheva-t-il en riant légèrement. En effet, on le connaissait principalement pour cela, dans les hautes sphères londoniennes. Cet état de fait l'amusait au plus haut point: voir comment les gens accordaient de l'importance à l'inutile et au superflu. Plus on était riche, plus le décorum était important pour soi: un monde fait d'apparences, de faux miroirs, et de couteaux aux lames invisibles mais acérées dans les ombres.

-Les Lords, j'en ai croisé mon lot… nombre d'entre eux n'hésitent pas se complaire dans des accords véreux qu'ils osent nommer "concessions": déroger à de telles compromissions est presque une insulte aux convenances.
Vous, il y a des jours où je me demande si vous êtes taillé pour ça: non pas par manque de compétence, mais à cause de votre âme… c'est un terrible défaut, en politique, d'avoir une âme.
Acheva Devlin avec un sourire presque enfantin, teinté d'une joyeuse innocence qui lui était si coutumière.

Il rigola. De tels propos auraient provoqué un tôlée dans une réception huppée. Le genre de souvenir qu'il aimait laisser: un parfum de scandale né de l'impénitence et de l'insolence savamment dosée. Sa manière d'être, d'aborder la vie.
Mais ce pan sombre de son histoire, conjugué à cette attaque directe à une tentative de la part du jeune Lord de lui imposer un protocole aussi superficiel, tout n'avait qu'un but subtil: montrer à Renfield que voir Stanton en ennemi, c'était, finalement, accepter de n'être qu'un de ces parjurés de l'existence se souciant plus du protocole que de ce qui était vraiment important: la vie, la vraie.



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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV Devlin.] [TERMINÉ] Mar 27 Fév - 16:06



The Great Conversation

« WITHOUT QUESTIONS OR COMPLAINS. »

Scotland Yard, 1891.

Devlin Stanton donnait la migraine à Loban. Il n’y avait rien de comparable à la façon dont il le faisait tourner en bourrique, sa façon de retourner chacune de ses paroles contre lui ou d’en tirer, à chaque fois, le meilleur usage pour se mettre position de supériorité. Le jeune Lord n’en pouvait plus. Affalé dans son fauteuil, il se massait vainement le front tandis que les railleries de Stanton lui martelaient les tempes. Il soupira profondément, tandis que son interlocuteur divergea une nouvelle fois sur le terme « ennemi », faisant comprendre à Loban qu’il n’était pas celui du détective. Cependant, là où se leurrait Stanton était que tout ceci n’était pas réciproque. Il n’était peut-être pas l’ennemi de Devlin mais ce dernier était bel et bien celui du Home Secretary. Il ne supportait pas son comportement qui le faisait démarrer au quart de tour à chaque fois. Les deux hommes le savaient mais Stanton en profitait et en jouait. Le Lord soupira lourdement une nouvelle fois, à bout. Il resta silencieux, n’ayant nullement envie de tergiverser pendant des heures avec l’homme devant lui. Il continuait de se masser le front, les yeux clos, comme si cela pouvait chasser le détective.

Malheureusement pour Loban, Devlin ne semblait nullement avoir envie de partir et le détective dans un long monologue sur la mort de ses parents. Le Home Secretary releva alors la tête, presque outré. Ne comprenant pas ce que cela venait faire ici. Qu’était-il censé faire de cela ? Qu’est-ce que ces informations que Stanton semblait lui confier pouvaient-elles lui apporter ? Dérouté, Loban continuait de laisser parler son interlocuteur sans l’interrompre une seule fois, beaucoup trop décontenancé pour pouvoir réagir. De plus, le Lord se demanda si Devlin savait à qui il s’adressait réellement. Après tout, ce dernier parlait de comment tragiquement ses parents avaient péri en mer à un orphelin, sûrement fils de prostituée dont le père adoptif avait péri tout aussi brutalement à cause d’une maladie foudroyante. Loban grinça des dents, essayant de ne rien laisser transparaître tandis qu’il détourna son regard pour essayer de réprimer ses envies de frapper une nouvelle fois le détective. De plus, il avait déjà causé suffisamment de remue-ménage depuis quelques minutes, il devait cesser de se faire remarquer par tout Scotland Yard. Il inspira profondément comme pour se purger de toutes les émotions négatives qui l’emplissaient, bien que ce soit, encore une fois, complètement vain. Il devait juste patiemment attendre que sa colère ne s’estompe d’elle-même.

Mais Stanton ne s’arrêta pas là, au grand désespoir de Loban qui sentait déjà des frissons glacés de rage lui courir l’échine. Le détective étala sa science sur le monde de la noblesse et de la politique, sa décennie de plus que le Home Secretary lui faisant sûrement pousser des ailes ridicules. Le jeune Lord passa une main sur ses yeux pour recouvrir son visage, comme pour se cacher des propos de son interlocuteur. Comment pouvait-il garder son calme avec tout ceci ? Devlin ne faisait que lui répéter des évidences qu’il connaissait déjà, qu’il avait appris à ses dépends. Stanton ignorait des choses. Il agissait comme s’il semblait tout savoir de la vie, mais il ne connaissait pas tout. Et Loban avait horreur des ignorants qui étalaient leurs connaissances étriquées et restreintes comme s’ils possédaient la science infuse. Le fait était que Loban était trop souple avec tout le monde. Il aurait très bien abuser de son poste, de son pouvoir, pour faire enfermer Devlin dans les cellules de Scotland Yard. Il pourrait instaurer un régime oppressif soi-disant pour trouver Jack alors qu’au final, ce ne serait que pour avoir la paix. Si la Tribu prenait de l’ampleur, c’était parce qu’il laissait faire. Si Stanton lui parlait comme à une merde, c’était parce qu’il laissait faire aussi.

— Écoutez-moi bien Stanton : je m’en bats les couilles de vos parents qui ont crevé en mer, d’accord ? J’ai jamais connu les miens, ma mère était sûrement une pute et mon père un vulgaire brigand qui a dû se faire planter avant ma naissance dans les rues de Whitechapel, d’accord ? Mon père adoptif est mort aussi, me laissant à la tête de tout un tas de merde dont je n’ai jamais voulu.

Il se leva finalement pour regarder Devlin droit dans les yeux. Si son regard était colérique et que son visage était fermé et sérieux, son ton, quant à lui, était posé et presque calme, malgré le vocabulaire employé qui venait confirmer son enfance d’orphelin.

— Vous m’apprenez rien sur la politique, vous n’y êtes pas, je doute que vous en ayez fait une seule fois dans votre vie. Mais je vais vous dire quelque chose : je hais ça. Je déteste ces gros cons du Parlement qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas – un peu comme vous en fait – et qui font la morale aux autres. Je ne changerai rien par moi-même mais je veux faire cependant honneur à mon père adoptif tout en restant intègre, dussè-je y laisser des plumes, je garderai mon âme.

Il marqua une pause tout en continuant de foudroyer Devlin du regard. Finalement, il lâcha avec un dégoût certain dans la voix :

— Vous me faites chier, Stanton. Vous y prenez un malin en plus. Je ne sais pas si vous êtes cruel ou juste un gros connard mais quelque part, vous ne valez pas mieux que tous ces politiciens véreux. On dirait des vautours avides d’amasser le moindre bout de la carcasse de bienveillance et bonté dans ce monde.

Il soupira finalement et détourna le regard.

— Le monde est façonné à l’image des puissants. Et les puissants sont ceux qui écrasent les autres pour s’élever. C’est triste mais c’est comme ça. Si je m’en sors vivant à la fin du mandat de mon père, ce sera un miracle.

Il ricana nerveusement.

— J’ai reçu une menace de mort, ce matin par exemple. C’est la cinquième ce mois-ci, la neuvième depuis que j’ai pris la place de mon père. Pensez-vous vraiment que je n’avais pas compris que la globalité des gens de ce monde avait vendu son âme ? La seule gloire qu’on peut avoir, c’est quand on arrive à ne pas se faire haïr.

Il marqua une nouvelle pause avant de rediriger son regard vers Stanton.

— Vous n’êtes personne. Et je vous rassure, je ne suis personne non plus. Mais trouvez Jack l’Eventreur et vous deviendrez quelqu’un. Vous serez vu comme un sauveur et là, vous aurez votre gloire.

Loban avait compris à ses dépends qu’être zélé et motivé n’apportaient pas toujours que du bon. Il avait été volontaire durant les premiers mois de son poste d’Home Secretary. Il en avait plus que n’importe quel autre ministre n’aurait fait : on lui avait appris à se donner physiquement pour avoir des résultats, comme en témoignait sa masse musculaire conséquente et des cicatrices qu’il avait un peu partout sur le corps. Ainsi, il allait sur le terrain, presque constamment, passait plus de temps dans son bureau qu’il n’en fallait. Tout ceci était beaucoup trop chronophage, il avait à peine pris le temps de rétablir une relation stable avec Lydess qu’il avait juste catapultée dans la noblesse comme il avait été lui-même propulsé à ses sept ans. Mais Loban était déconnecté de la réalité et une certaine aigreur montait en lui, ainsi qu’une grande lassitude. Ses tours de garde à la White Tower n’arrangeaient rien et n’allaient faire qu’aggraver la situation.
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-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne.
-Lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV Devlin.] [TERMINÉ] Mar 3 Avr - 16:49



The Great Conversation

« Pour écraser la tête de Devlin, tapez 7-233 ! »

Scotland Yard, 1891.


Devlin écoutait la diatribe du jeune Home Secretary avec une attention assez particulière: la sienne.
Comment définir la forme d'attention favorite du détective? On avait l'impression, le sentiment, lorsqu'il écoutait quelqu'un attentivement, qu'il n'en avait strictement rien à faire des mots de celui-ci.
Pourtant, ce n'était pas le cas: chaque mot, chaque attitude étaient enregistrés. Devlin décortiquait tous les sons.
Tout ce que Renfield lui renvoyait, c'était l'image d'un gosse qui n'avait rien que sa colère à opposer à ce que la vie lui envoyait. Peu importait que ça fusse le cas, c'était l'impression qu'il donnait.

Machinalement, Devlin sortit sa pipe de son étui en cuir pour la porter à sa bouche. Non pas pour fumer, l'homme ne fumait que le soir, mais pour se concentrer; un sourire narquois, presque cruel, aux lèvres.
Il était adopté? Quel malheur terrible! Comment pouvait-on faire une chose aussi abjecte à un orphelin que de lui offrir l'opportunité d'une vie où il manquerait de rien, aussi bien matériellement qu'affectueusement? Renfield Senior était vraiment un sadique sans âme d'oser aussi sauvagement arracher un enfant de la rue de la pauvreté, de la faim et du crime? Quelle horreur! Il faudrait absolument faire interdire ce genre d'horreur! Pauvre monde! Pauvre Loban!

Devlin ne pouvait pas s'empêcher d'ironiser, de se livrer au cynisme et au sarcasme, même dans sa tête. Ou alors était-ce parce qu'il le faisait dans son esprit avec une aisance sans commune mesure qu'il ne se gênait que rarement dans la réalité.
Ces pensées le firent pouffer de rire. Et, en d'autres circonstances, il n'aurait pas hésité une seule seconde à le lui balancer de vive voix, histoire de marcher un peu plus sur les pieds. Mais il ne s'en sentait ni l'envie, ni la nécessité.
Sa voix se fit amusée, mais plus sereine que sa pensée:

-Pauvre ami. Tellement à votre colère que vous êtes incapable de voir un compliment quand on vous en fait un.

Le détective se campa devant le jeune homme avec son détachement habituel, l'ayant écouté se plaindre de la puissance des grands, de menaces de mort, et revenant sur le sujet Ô combien énervant de la notoriété.
Mais en quelle langue fallait-il donc lui parler? Le Swahili? Ce n'est pas qu'il n'avait pas écouté le compliment, c'est qu'il n'avait rien écouté du tout.
Il avait surement entendu, mais il n'avait pas écouté! La gloire, Devlin n'en avait cure. Elle ne servait à rien. Alors, pourquoi insister tant?

-Ca ne vous fatigue pas, à la longue, de toujours regarder le verre à moitié vide au lieu du verre à moitié plein?
Pourquoi avoir accepté cette charge si, au fond de vous, vous n'en vouliez pas?
On vous menace? La bonne affaire! C'est que vous dérangez. Et non seulement vous dérangez, mais de plus, vous êtes efficace. Si vous n'étiez qu'un jeune roquet courageux de loin, on ne se fatiguerait pas à vous envoyer moult courriers.
Le monde est ce qu'il est. Nous ne faisons que perpétuer ce que la nature fait, rien de plus: le prédateur fort mange la proie faible. La proie qui ne craint rien est celle qui est plus forte ou plus rusée que le prédateur. L'homme n'a rien inventé.
Quand on pense révolutionner une société, on ne fait que remplacer les têtes, mais le principe reste immuable. Prenez la Révolution Française. D'accord, on a décapité les rois et les nobles. Et pourquoi, au final? Pour la liberté? regardez-y le bas peuple: bas peuple il était avant, bas peuple il est demeuré après.
La rue est pareille: le rusé entourloupe, le fort tape, quoiqu'il arrive, il s'élève, le reste demeurera en bas car il n'y a pas de place pour tout le monde au sommet.


Le détective écarta les mains d'un air presque je-m'en-foutiste, signifiant que c'était là l'évidence.
La rue a ses lois, immuables, cruelles, et personne ne peut y déroger. Souvent, dans les ruelles, on clamait l'anarchie contre l'autorité des puissants avec une bien grande hypocrisie car les lois de la rue sont bien plus sévères et impitoyables que celles des pires tribunaux.
Ainsi était l'homme de la rue: tellement à accuser l'autre qu'il ne se regardait pas lui-même!
Puis, il se pencha légèrement en avant, afin de donner plus de poids à ses mots, que cela rentre enfin dans le crâne de Loban:
-Alors arrêtez de prendre les choses autant à cœur!
Regardez-vous un peu: tellement stressé que vous en venez à vous reprocher d'avoir été adopté.
Vous avez eu de la chance ou, à minima, un bon contact avec des gens richissimes et importants. Grand Dieu, quel horrible péché pour un enfant abandonné que de se faire apprécier par des gens biens! Que vous importe qui ont été vos géniteurs? L'important est qui ont été vos parents! Et il y a une différence entre les 2.


Devlin secoua la tête d'un air réprobateur:
-Votre naissance ne définit pas qui vous êtes, fourrez-vous ça dans le crâne. Ceux qui s'accrochent à la naissance pour justifier ou reprocher sont des abrutis.
Vous êtes capable de grandes choses mais vous ne ferez pas l'unanimité, jamais! Ne vous bercez pas d'illusions.
Alors, avancez! Vous savez faire, vous l'avez déjà prouvé. Et arrêtez de sombrer dans la psychose... Au pire, montrez-moi ces courriers et je verrai ce que je peux faire.


Devlin eu un secouage de tête réprobateur avant de se redresser et commencer à s'éloigner:
-On sera toujours le… connard d'un autre, Renfield, comme vous dites. Vous avez peur d'être le connard de tous? Pensez à vous regarder dans un miroir et demandez-vous, non pas si vous l'êtes, mais pourquoi vous l'êtes et par qui. Si la raison vous plait, alors vous resterez debout.

En effet, être haït par des gens indignes de considération n'avait rien d'injurieux. Voir, cela était gratifiant par certains aspects.
Il ne put s'empêcher de regarder derrière lui, vers le Lord, avec le sourire taquin qui lui était si coutumier:
-Et oui, je suis un connard à vos yeux et je sais pourquoi: vous ne pouvez vous empêcher de m'admirer et rêvez d'être un jour comme moi. Ca viendra, mon ami. Patience.

Ainsi était Devlin. Une petite pique faisait toujours du bien. Surtout que celle-ci n'était pas bien méchante.
Mais avec Loban, on ne savait jamais.


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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV Devlin.] [TERMINÉ] Jeu 5 Avr - 12:26



The Great Conversation

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Scotland Yard, 1891.

Loban était toujours confortablement assis dans son fauteuil, les jambes croisées, les mains liées sur ses cuisses comme un air d’impatience sur le visage. Il écoutait pourtant ce que lui disait Devlin, mais plus ou moins avec attention. Mais disons que se faire prendre de haut par un homme qui prenait un malin plaisir à bafouer son autorité avait le don de l’irriter au plus haut point. À croire qu’il le faisait exprès et que de faire sortir le Home Secretary de ses gonds était maintenant l’objectif de sa vie. Loban eut même l’idée saugrenue que Stanton mentait depuis le début et qu’il convoitait son poste. Il n’aurait pas été le premier à être envieux de la position du jeune homme. Mais même pour ce dernier, cela paraissait trop improbable. Devlin ne s’y serait sûrement pas pris ainsi pour l’évincer de la politique. Mais Loban ne dit rien, continuant de regarder par terre avec désintérêt et en soupirant, attendant juste la fin du monologue du détective qui avait plus des airs de sermons et qui semblait l’accuser de n’être qu’un enfant gâté qui ne voyait pas la chance qu’il avait. À croire que Devlin n’avait rien compris à tout ce que Loban avait essayé de lui dire.

Les deux hommes n’avaient visiblement pas la même vision des choses sur la naissance. Là où Stanton ne voyait rien d’important, le jeune Lord y accorder un fait non négligeable. Cela ne définissait certes pas qui on était, mais d’où on venait. Le détective pouvait très bien lui faire la morale, il n’avait jamais changé brusquement d’univers. Il n’était pas passé de la pauvreté nuageuse au luxe resplendissant. Le regard des autres nobles qui pensaient que vous n’êtes qu’un gosse illégitime et qui a « volé » sa place. Loban ne l’avait pas forcément mal vécu étant enfant, mais il retrouvait les mêmes regards dans ceux qui se posaient maintenant sur Lydess. Ces mêmes regards qu’il savait interpréter maintenant. Même si la rue et l’orphelinat n’avaient représenté qu’une infime partie de sa vie, il n’en avait quasiment rien oublié. La loi du plus fort était de rigueur, même si c’était une version différente de celle des nobles : là-bas, c’était la force physique. Au parlement, c’était la force des contacts, des relations et de celui qui magouillera le mieux dans l’ombre. Quelque part, il préférait réellement la rue. Un monde où tout le monde était réellement mis à nu et personne n’avait à se cacher derrière un masque.

Les puissants pouvaient avoir une définition différente en fonction de la classe sociale. On donnait de l’importance à des gens qui avaient sûrement menti toute leur vie, des héros de guerre qui avaient été les couards les plus chevronnés de l’Histoire. Par exemple, beaucoup de gens reconnaissait le génie de Jack l’Éventreur pour ne pas se faire coincer, mais peut-être était-il tout simplement trop stupide pour se faire attraper ? Que dans son inconscience, il laissait des évidences que personne n’avait remarquées ? Plus c’est gros, plus ça passe, comme on le dit si bien. Le regard de Loban se posa finalement sur Devlin, essayant d’appliquer sa théorie sur cet être qu’il n’appréciait guère. Peut-être qu’au fond de lui, le détective souffrait ? C’était fort possible mais pour le coup, le Lord n’avait aucune envie de lui venir en aide. Après tout, il n’avait pas tellement envie de le connaître plus que cela, surtout si c’était pour entendre des réprimandes pseudo-paternelles dont il se serait fort bien passé. Et en particulier d’un homme qu’il le connaissait à peine. Dans un soupir puissant d’ennui et d’agacement, Loban finit par se lever de son fauteuil.

— Vous êtes bien prompt à juger les gens, Stanton. Cela doit être votre métier qui vous monte à la tête, tout comme l’a fait votre ego.

Il se craqua machinalement les phalanges avant de reprendre :

— Vous n’avez rien compris à ce que je vous ai dit, à croire que vous ne m’avez même pas écouté : si je suis Home Secretary aujourd’hui, c’est par devoir, honneur et redevance. Non par plaisir ni par choix. Mon feu père adoptif avait fait de moi son second. À sa mort, je l’ai donc naturellement remplacé et ça fait plus d’un an que j’attends leurs putains d’élections pour me trouver un successeur.

Il le regarda droit dans les yeux avant d’avoir un léger sourire ironique.

— C’est rentré maintenant où il faut que je vous le note sur un papier ?

Son ton demeurait toujours autant agacé, repensant à la dernière phrase du détective.

— Par ailleurs, vous pouvez garder vos boutades pour vous. Votre humour est pitoyable, tout comme votre comportement de gosse mal-élevé. Cela en émerveille peut-être certains mais croyez-moi, vous me faites plus pitié qu’autre chose, en plus de jouer avec mes nerfs. À croire que je suis plus mature que vous sur comment me tenir face aux gens.

Il marqua une pause avant d’inspirer profondément tout en cherchant ses mots. Il fit un pas pour s’approcher de Devlin et dire d’une voix plus basse, mais sans menace :

— Je suis un homme primitif, Stanton. Loin de toutes les superficialités de la bourgeoisie et de la noblesse. Dites que cela ne vient pas de ma naissance mais sachez que je respecte certaines valeurs de la rue. Que j’entre dans certaines cases, plus ou moins malgré moi. J’ai plus d’estime pour un Fergus Lynch qui se bat lui-même pour ses convictions et qui tente de faire changer les choses avec ses moyens, que pour vous, Stanton, qui passez votre temps à fanfaronner en défiant insolemment les forces de l’ordre. Dites-vous que si rien n’avance, que soit l’Éventreur ou la Tribu, c’est peut-être parce que vous parasitez Scotland Yard. Que vous nous coupez l’herbe sous le pied et que vous n’avez pas l’autorité requise pour engendrer quelconques procédures judiciaires.

Il eut alors un sourire et écarta les bras avec ironie tout en se reculant légèrement.

— Dites que je suis une merde, que je suis un sale con, vous aurez raison, Stanton. Mais vous l’êtes autant que moi. Vous n’avez aucune réflexion sur vous-même et vous transpirez l’autosatisfaction. Si vous êtes heureux, grand bien vous fasse. Je vais d’ailleurs vous renvoyer un commentaire : regardez-vous dans un miroir. Je l’ai déjà fait, pour ma part, croyez-moi. Et non le reflet que j’y vois de moi-même de me plait pas. Parce qu’actuellement, je ne suis pas qui je suis réellement. À vrai dire, j’ai parfois l’impression que je ne sais pas encore qui je suis vraiment. Et j’ai envie de dire, à mon âge, c’est encore excusable. Mais vous Stanton… Si vous êtes fier de vous, bon sang, c’est triste… Mais vous savez quoi ? Au final, je m’en fous de ce que vous pensez de vous et de votre histoire. Vous ne m’intéressez pas.

Il soupira avant de regarder sa montre. La Tour l’attendait déjà et il n’avait guère envie de rester plus longtemps en compagnie de Stanton.

— Je vous ai déjà accordé trop de temps et je commence à avoir la nausée rien qu’à votre présence. Sur ce, Stanton…

Il fit une révérence qui n’avait bien évidemment rien de respectueux et lui tourna le dos avant de s’éloigner. Il lâcha cependant :

— Mes hommages à Miss Morel.

Il poursuivit alors son chemin sans se retourner, se dirigeant vers la Tour qui lui prenait déjà suffisamment la tête. L’ironie de la situation était que les éléments de la Tour et de Devlin allaient être réunis, aux plus grands désespoir et agacement de Loban.
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Thought that I would be alone forever, but I won't be tonight. I'm a man without a home but I think with you I can spend my life. And you'll be my little gypsy princess. Pack your bags and we can chase the sunset, bust the rearview and fire up the jets ‘cause it's you and me, baby, for life. Would you go with me? See the world with me.
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