[Libre] Un artiste de cirque qui se laisse applaudir, c'est déjà un bourgeois.



 

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MessageSujet: [Libre] Un artiste de cirque qui se laisse applaudir, c'est déjà un bourgeois. [Libre] Un artiste de cirque qui se laisse applaudir, c'est déjà un bourgeois. Icon_minitimeMer 9 Aoû - 3:52

Comme tous les soirs, Jeanne dans une robe de chambre dont elle ne devrait avoir les moyens, se maquillait devant son miroir dans sa caravane. Elle sourit à son reflet, admirant son visage pur.

- Ma chère Jeanne... Plus tu vieillis, plus tu es magnifique... Je te promets qu'un jour, tu deviendras grande et riche. Tu danseras parmi les dames et les Lords! On t'appellera... Lady..., elle murmure d'une voix suave avant de rire. On enivra tes toilettes et ta richesse! Ton nom sera sur toutes les lèvres.

Elle appliqua un peu de rouge à lèvre rouge sang et elle essuya le surplus avec un mouchoir en soie. Un peu de fard rose sur ses joues et satisfait, elle se leva, laissa tomber son vêtement comme une vulgaire guenille et elle alla vers sa malle pour fouiller. Toutes ces robes étaient noires, mais d'une grande beauté. Souvenirs de son héritage si vite dépensé. Son bonheur trouvé, elle la posa délicatement sur une chaise avant d'enfiler une culotte longue et se retourner vers son miroir pour nouer autour de sa taille son corset. Ses longs cheveux bruns effleuraient le creux de ses reins. Il était indéniable qu'elle ressemblait à un ange, à une délicate rose écarlate, mais elle était pourrie de l'intérieur et aussi glacée que la plus froide des banquises. Si elle aimait un être humain, c'était elle-même. Elle ne se laissait pas approcher par quiconque et si quelqu'un osait lui adresser la parole, elle se montrait méchante et moqueuse. Seuls ses clients méritaient le respect puisqu'ils payaient le prix.

- Hum... Quel chapeau? Celui de deuil ou le plus sobre?

Quand elle ouvrait la porte de sa caravane au public, elle n'était plus Jeanne Isobelle Thomas, mais miss Isobelle, médium professionnelle. Généralement, les gens ne voyaient que du feu. Elle savait mentir convenablement et savait comment les faire parler sans qu'ils ne se rendent comptent qu'ils venaient de leur donner une information qu'elle avait besoin pour leur faire croire à son jeu. Cela faisait d'elle une grande arnaqueuse. Pour garder un élan de mystère, elle séparait le devant de la caravane qui lui servait de salon et de salle de travaille et l'arrière qui était sa chambre ainsi que l'endroit où elle avait posé sa bassine où elle se baignait pour se laver avec un grand rideau de couleurs exotiques. Dans son coin plus personnel, c'était emménagé comme la chambre d'une grande vedette pendant que la salle de séjour ressemblait surtout à une sorte de salle de culte satanique. Plusieurs crânes d'animaux, certains d'humains, étaient posés sur des étagères et de nombreux livres poussiéreux traînaient et prenaient la poussière sans qu'elle en soit ouverte un seul. La table était recouverte d'une longue nappe noire qui recouvrait les pieds. Elle servait à cacher un mécanisme. Sous la table dans le coin où s'assoyait toujours l'artiste, elle avait posé une sorte de pédale qui, lorsqu'elle appuyait dessus grâce à son pied, soulevait la table de quelques centimètres lorsqu'elle voulait annoncer " l'arrivée d'un ou des esprits". Sur une table contre un mur se trouvait de nombreuses fioles et amulettes. Si un de ses collègues demandait ce que s'étaient, elle répondait de la décoration pour l'atmosphère, mais en faite c'étaient des babioles inutiles qu'elle vendait à ses clients naïfs à qui elle annonçait un futur entaché par le mauvais œil de la part d'un parent ou ami décédé. Ceux qui refusaient revenaient généralement une semaine plus tard après que le destin leur est tombé en pleine figure et demandait de l'aide qu'elle se faisait plaisir d'offrir. Un flacon rempli " de potions" - qui était, en faîte,remplie d'eau - valait plus cher encore que la consultation en elle même. Grâce à cela, elle avait fait de belles économies.

Enfin, les premiers clients attendaient. Tout étant fin prêt, elle ferma le rideau derrière elle, ouvrit la porte avec un grand sourire et vint s'asseoir dans sa chaise en fumant une cigarette qui était faite d'herbes amérindiennes qu'elle faisait importer d'Amérique. Cela la faisait planer et ça rendait encore plus crédible "son don" de médium. Il suffisait juste d'attendre que le premier client ou la première cliente rentre et elle pourrait commencer...
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