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I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.]

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Âge : 25
Emploi : Home Secretary.
Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Ven 8 Sep - 20:32



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Loban était hors de lui et pourtant, il ne ressentait que du vide. Un puissant sentiment de dégoût l’envahissait tandis qu’il descendait les dernières marches de la Tour en compagnie de Lydess qui ne disait rien. Il ne s’était pas attendu à autre chose après tout. Il ne savait quoi penser de tout ceci. Il n’y parvenait tout simplement pas. Il ne voulait pas assimiler Lydess avec ce qui serait sûrement sa chute. N’importe qui lui était passé sous le nez, son prisonnier s’était libéré et avait fait des dizaines de victimes, ce qui expliquait pourquoi les intrus n’avaient pas rencontré de soldats dans la Tour. Il fit signe aux soldats de se détendre un peu pour le soir. Ils avaient de toute façon très bien compris que la menace de William avait été annihilée. Loban garda Lydess avec lui, le temps de régler les dernières affaires administratives avant de rentrer. Il délégua le commandant au sergent présent et appela un fiacre pour rentrer. Depuis le début, il tenait sa sœur par une main posée sur son dos pour la guider, malgré la colère qui l’envahissait. Une colère sourde contre tout le monde, voire l’Humanité toute entière. Une fois installés dans la calèche, Loban et Lydess rentèrent au manoir Renfield.

Le Home Secretary se retint durant tout le trajet à dire le moindre mot, ne voulant pas accabler la jeune femme à ses côtés qui avait été en pleurs quelques minutes auparavant. Il ne voulait pas non plus se défouler sur elle, bien que l’envie ait été aussi forte qu’injuste. Lydess n’était pas la seule à être entrée dans la Tour. Cependant, Loban s’en voulait de lui avoir donné des informations sur ses travaux de nuit. Il regrettait amèrement, se flagellant presque intellectuellement d’avoir été si naïf. Il se sentit trahi de toute part et Lydess avait eu le couteau qui s’était enfoncé dans son cœur. Et pourtant, il avait néanmoins versé du sang pour eux. Il avait bravé une créature inconnue de tous car c’était son devoir. Les gens se rebellaient, transgressaient les règles et les consignes mais au final, il fallait quand même saigner pour eux. C’était pire que des enfants aux yeux de Loban. Et pourtant, il était là, ne parvenant à accabler Lydess mais lui reprochant tous les torts du monde. Il était à bout de nerfs, sombrant néanmoins dans une sorte de paranoïa sourde et mauvaise tandis qu’il accrochait son manteau en cuir noir qu’il avait retiré juste avant de se lancer sur William.

— C’était quoi alors ? M’approcher pour donner des informations à Devlin afin de renverser je ne sais quoi ? Une rébellion gronde ou tu vas me dire gentiment que tu m’aimes et que tu es désolée ? Parce que je pense que tu étais parfaitement consciente des conséquences.

Il se tourna vers elle, toujours dans le couloir d’entrée, la regardant de ses yeux sombres, l’air impassible bien que glacial. Il ne savait pas quoi faire d’autre à cet instant. Une partie de lui voulait crier, hurler, expulser aussi bien sa colère que Lydess de chez lui, ce chez lui qui n’était nullement chez lui, tout comme son nom, ses propriétés et ses titres, qui n’étaient nullement les siens. Loban ne possédait pas grand-chose qu’il avait gagné à la sueur de son front au final. Il avait hérité de tout, provenant d’une famille qui n’était pas la sienne mais qui l’avait accueilli parmi les leurs. Est-ce que Lydess lui en voulait pour ceci ? Est-ce qu’au final tout ceci n’était pas une pure rancœur, voire vengeance face à tout ce qu’était devenu Loban ? Un de ces nobles sur lesquels Fergus s’amusait à cracher quand ils étaient plus jeunes ? Le jeune loup n’avait pas oublié d’où il venait et pourtant, les siens ne le reconnaitraient plus, au milieu de, certes, tout ce luxe ? Et son autre partie qui luttait avec la première, tel un louveteau bienveillant, voulait bêtement s’excuser auprès de celle qu’il aimait, voulant s’excuser de la frayeur qu’il avait pu lui faire et de la peur dans laquelle il l’avait laissé face à ces morts et William. Ce fut néanmoins la première partie, celle du loup enragé, qui fut nourri et qui emporta la première manche :

— Tu veux te venger de n’avoir pu t’emmener avec toi quand j’ai été adopté ? Tu ne penses pas que j’ai voulu rester avec toi, même à l’orphelinat plutôt que d’atterrir ici, là où je n’avais aucun repère ?

Son visage se durcit tandis que les traits de son visage se crispèrent. Il posa la main sur son torse pour se désigner. Il commençait à s’emporter, augmentant en conséquent le volume de sa voix.

— Tu ne penses que j’aurai voulu autre chose ? Mais toi tu penses sûrement que je me complains dans cette vie ! Tu voulais savoir ce que ça faisait de vivre parmi les bourges qui se permettent de s’asseoir sur la souffrance du peuple ! Que je suis devenu comme un de ces connards qui ne daignent même pas regarder les orphelins qui crèvent de faim dans Whitechapel ! Qu’est-ce que vous voulez au final ?! Me traîner dans la boue ?! Et bien vous avez réussi ! Dès demain, on me haïra de partout ! Tout comme je vous hais vous tous ! Stanton, Fergus, toi, vous êtes tous de mèche, à me poignarder dans le dos !

Sa mâchoire se crispa, tandis que, fou de rage, il évacua cette dernière comme il put en frappant brusquement contre le mur, se faisant un peu plus mal à son épaule dont la blessure ne coagulait pas, continuant de déverser son poison dans le sang de Loban dont la tête commençait à tourner doucement. Il inspira profondément et dit d’un ton plus calme et glacial :

— Je vais prendre un bain. Tu devrais en faire autant, tu es couverte de sang…

Il lui lança un dernier regard, avant de baisser les yeux et de passer à côté d’elle pour monter à l’étage et se diriger vers l’une des salles de bain.
©️ plumyts 2016



The Hate Inside.
My mouth was a crib and it was growing lies. I didn't know what love was on that day. My heart's a tiny bloodclot, I picked at it. It never heals it never goes away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay. I would have told her then she was the only thing that I could love in this dying world. But the simple word love itself already died and went away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Ven 8 Sep - 21:59



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« ALL THE LOST DAYS. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Des larmes en perdition sur ses joues trop rondes et roses. Des gouttes d'eaux salés qui ne se voyaient que par le son, car déjà la pluie avait recouvert sa chevelure rousse d'un long voile sombre et rèche. Les bras apaisants de Gerald autour d'elle n'avait pas réussi à la calmer, pas de cette peur panique qu'elle éprouvait, allant jusqu'à avoir du mal à lui répondre qu'elle devait le suivre. Tout ce qu'elle avait craint se répercuter actuellement sur toute sa ligne de vie. Ses mains sur sa bouche pour restreindre les bruits tremblaient à n'en plus pouvoir. Soulagée d'avoir été sauvée ou bien plus effrayée de la suite que de la mort, il était difficile d'en défaire les liens. Ce fut à contre-coeur qu'elle laissa Gerald partir devant, se retenant pour ne pas le retenir du bout de sa chemise. Elle n'avait pas besoin de davantage de cri et de rage ce soir, mais c'était pourtant tout ce qu'elle aurait. Pourquoi ne s'était-elle donc pas juste laisser mourir, sachant pertinemment que rien d'autre n'aurait pu les secourir. Peut-être au fond d'elle, s'imaginait-elle qu'ils pourraient les anéantir, à eux-tous, descendre en rappel de la Tour de Londres et s'enfuir dans la nuit comme si rien ne s'était passé. Cela aurait été le plus beau. Mais rien ne s'était ainsi passé, et c'était en sursautant qu'elle accueillit la main de Loban dans son dos qui la poussa lentement sur le chemin du retour. Elle n'opposa aucune résistance, se laissant transporter comme la loque à quoi elle devait ressembler.

Lydess avait cessé de se tenir la bouche, mais garda une main solidement ancré sur son estomac -se sentant presque à deux doigts de rendre la bile et la terreur. Elle regardait instinctivement le sol, n'ayant jamais de sa vie connu une honte semblable. Jamais elle n'avait fait de tort à qui que ce soit en se faisant prendre. La cartomancienne était la petite chouchoute des infirmières de l'orphelinat, à qui l'on aurait donné le bon dieu sans confession. Il était vrai qu'elle n'avait jamais commis la moindre effraction, n'ayant jamais été qu'une soeur et une mère pour tous, celle qui gronde gentiment quand les autres faisaient les bêtises, celle qui essayait de remettre Fergus sur le droit chemin. Dans la rue, elle avait appris à vivre différemment, que la faim pouvait justifier les moyens et qu'il n'était finalement pas si grave de voler, si l'on ne se faisait pas prendre. Les rares fois où elle s'était faite prendre, la sorcière avait prit un autre nom. Tout était donc si facile à éviter. Mais cette fois-ci, elle se retrouvait comme violemment mise au pied du mur, face à toutes ces responsabilités qu'elle ne pouvait endosser. Ce n'était qu'une simple voyante qui s'était cru reine de tous les possibles, une magicienne capable de briser le mal. Tout cela car de simple oracle, elle dormait à présent dans les draps du ministre de l'intérieur. Lors de tout ce qu'eut à faire Loban, la voyante ne cessa de regarder le sol, de détailler intérieurement toute la composition des matériaux et la profondeur des couleurs. Tout mais ne pas penser à ce qui l'attendrait quand son petit frère ouvrirait la bouche, elle se refusait à y faire face pour le moment.

Dans le fiacre, Lydess s'était installée en face de lui. Quelle allure misérable elle devait offrir à son partenaire, lui qui avait la mine si sombre dans les rares moments où elle le regardait. Mais à aucun moment elle ne tenta de croiser son regard, préférant observer la pluie au dehors de la petite fenêtre. Quand ils sortirent pour marcher jusqu'à la porte de leur demeure, Lydess se laissa pousser dans le dos, comme si son frère ne voulait pas qu'elle arrête de marcher ou qu'elle s'enfuit si jamais il la laissait user librement de ses jambes. Cela ne la dérangeait pourtant pas, car elle se disait intérieurement que cette main sur son dos serait peut-être le dernier contact avant bien longtemps. Depuis longtemps sur la Tour, la voyante avait jeté les gants en poings américains qui lui avaient pourtant sauver la vie. Elle n'eut donc rien à enlever quand Loban retira son manteau en cuir pour le pendre comme il était de coutume. Lorsqu'il se retourna vers elle, son sang se figea et sa colonne vertébrale s'électrifia d'un seul coup. Sa main partit discrètement masser la pierre qu'elle portait dans sa poche, tentant de transmettre toutes les expressions que son visage pouvait porter dans cette objet. Toutes ses émotions, ses pleurs et ses hurlements. Ses yeux vides continuaient d'explorer le sol tandis qu'elle subissait tous les coups mentaux. Le fait d'avoir monter ce coup avec Devlin, qu'elle savait être en très mauvais terme avec son frère. Et il était parfaitement vrai qu'elle l'aimait et qu'elle était terriblement désolée. Mais ce n'était visiblement plus des choses qu'elle pouvait dire, à présent que Loban les avait étalé comme des armes contre elle. La vengeance d'une pauvresse des rues face à son petit frère qui avait tout reçu aurait pu être crédible, mais est-ce que la sorcière y avait vraiment penser ? Elle n'en avait aucune idée elle-même, incapable de mettre une pensée devant l'autre, se retenant en se mordant la langue pour ne pas mourir de l'intérieur. Loban parlait de plus en plus fort, déchirant les tympans de Lydess comme s'il eut hurler dans son oreille. Chacune de ses phrases de colère était tout autant de marteaux qui lui frappaient la tête, et elle se surprit à regretter les morsures des morts-vivants dans ses bras. Sa respiration tentait de se faire la plus lente possible, elle ne pensait plus qu'à cela, se retenir de la moindre expression; n'être qu'une statue qui remuait inlassablement une petite pierre comme une balle anti-stress.

Le coup qu'il mit contre le mur parvint cependant à la faire sursauter quelque peu. Premier véritable geste d'humanité depuis le début du monologue de Loban. Ce dernier partit alors, ayant décidé de prendre son bain. Il en avait bien besoin, depuis qu'il avait risqué sa vie pour les sauver. Elle espérait que ce serait un long bain chaud qui le soigne et le calme. Il partit, passant derrière elle qui n'avait plus bouger à nouveau depuis le sursaut. Quand elle eut l'assurance qu'il n'était plus dans les alentours mais bien partit préparer son bain, elle sortit la main de sa poche. Les barrières qu'elle s'était imposée craquèrent alors, et ses mains tremblèrent jusqu'à reprendre la pierre et la jeter de toutes ses forces en criant contre le mur. Contre ce même mur, elle jeta un candélabre qui n'avait rien demandé et qui se fracassa à son tour. Elle hésita à faire tomber la commode et les tables basses, les vases et les tableaux mais s'arrêta alors qu'elle tenait le bois de ses deux mains. Reculant en grognant d'une voix aigue et gargouillante, elle tenait ses épaules l'une contre l'autre, tressautant par des toux toute la colère qui la tenaillait. Cette colère contre elle-même d'avoir été si stupide et d'avoir gâché ce que toutes les femmes de la Terre auraient rêvé d'avoir. En colère d'être aussi vide de l'intérieur depuis qu'elle avait quitté le Cirque. Pourquoi n'était-elle donc pas juste heureuse de ne plus avoir à se battre pour survivre ? Cela ne faisait qu'un mois qu'elle s'était retrouvé dans tout ce bonheur et voici qu'elle le conspuait avec mépris et lenteur. Qu'il lui aurait suffit de s'allonger toute la sainte journée sur les canapés à lire des livres ou à en écrire comme toutes ces bourges en mal de reconnaissance. Non, il lui fallait ressentir à nouveau le frisson dans ses veines, l'excitation que lui procurait le vol d'un sac de café sur les quais.

Quoi de mieux alors, pour une femme de son nouveau rang, que de s'attaquer à un frisson supérieur ? Cette terreur qui frappait le monument anglais avait été la porte ouverte pour le vice et la joie des exactions. Mais il fallait se rendre à l'évidence. Elle n'en avait pas le droit. Se recroquevillant à genoux sur le sol, Lydess n'avait qu'une envie, retourner en arrière. Ce n'était plus possible pourtant, alors que faire ? Partir, déclarer qu'elle avait fait le pas de trop et qu'il valait mieux pour elle de s'en allait avant de faire plus de mal ? Ce fut quand Alan, en pyjama, s'approcha doucement d'elle, le candélabre et la pierre dans une main différente, qu'elle comprit. S'emparant de la pierre, elle la remit dans la poche tout en se relevant et avant que le majordome n'ait pu le faire, la voyante prit le candélabre pour le poser correctement là où elle l'avait pris. A un autre décor il fallait un autre jeu, le monde ne tournait plus ici de la même manière d'ailleurs, et Loban venait très simplement de le lui faire comprendre. Les actes d'un possédaient ici une plus longue portée qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer. Il lui fallait donc se poser, être une femme d'un rang qu'elle n'avait côtoyé que dans les livres. Soupirante mais résignée, elle ne rendit pas le sourire de compassion du gentil majordome et se rendit tout simplement à une autre salle de bain, non loin de celle de son petit frère de coeur. Ses mains retirèrent de son corps tous les vêtements sales, lavèrent dans le lavabo le plus gros des blessures sur ses mains et les bras, retirant la saleté qui s'était incrusté dans les morsures. Elle revêtit par la suite un peignoir simple et léger qu'elle resserra à la taille sans se faire violence et repartit pour la salle de bain de Loban.

Cette nouvelle résolution en tête, ses pas lui parurent plus lourds. Elle savait pourtant qu'il lui faudrait faire avec, et que ce n'était qu'à ce prix que Loban pourrait alors jouer correctement dans la cours des grands, celle qui n'autorise pas d'erreur. Il lui semblait aller à l'échafaud alors qu'elle ouvrit la porte pour voir Loban dans son bain. Refermant derrière elle, la sorcière alluma les bougies sur une commode derrière son petit frère et s'approcha à pas de loups derrière lui. Elle s'agenouilla alors, ne voulant partager son bain, ne le méritant pas; et Lydess commença alors un doux massage sur ses épaules. Des caresses profondes qui se voulaient relaxantes comme elle en avait le secret. Mais elle sut qu'il lui fallait parler. D'une voix douloureusement éraillée par les larmes et le silence, elle murmura doucement:

- Ce n'était pas un complot... je n'ai pas cherché à savoir ces informations dans ce but précis... mais il est vrai que quand tu m'en as parlé... j'ai senti qu'il y avait quelques choses de surnaturel là dessous, Devlin s'y connait un peu, alors on en avait parlé... il était venu pour me protéger, mais je pensais qu'étant donné qu'il y avait de la magie là-bas, je saurais m'en occuper... je ne m'attendais pas à tout ça...

Elle déglutit terriblement, laissant un petit silence s'installer mais songeant que ce n'était pas fini, que la diatribe n'était pas parfaite et qu'il manquait un détail pour pouvoir finir le fond de sa pensée.

- Hé... Loban... moi je ne te haïrais pas, ce qui tu as dis était vrai, je t'aime et je suis désolée... tu as le droit de m'en vouloir... je ne recommencerai plus.

© plumyts 2016


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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Ven 8 Sep - 23:24



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Loban avait monté les escaliers quatre à quatre. Tuer un homme, retirer une vie n’avait pas suffi à évacuer cette frustration qui n’était arrivée en réalité que plus tard. Commettre un homicide était une sorte de point de non-retour qui, mine de rien, avait marqué de façon indélébile le jeune loup. Le silence de Lydess n’avait rien arrangé non plus. Tandis qu’il fuyait aussi vite que lui permettaient ses jambes, il se mordait avec force la lèvre inférieure. Il trébucha légèrement, la rage ainsi que sa douleur à l’épaule brouillant sa vue et l’étourdissant un peu. Après tout, la seule personne en qui il faisait une confiance aveugle venait de le trahir purement et simplement. Il n’y avait pas d’autres mots pour qualifier ce qu’il s’était passé. Il avait toujours été sincère envers elle. Il avait toujours tout laissé passer car il n’était pas non plus irréprochable sur tout. Mais là non plus, il ne l’était pas après tout. C’était lui qui avait dit les informations sur la Tour à Lydess. C’était lui qui s’était confié. C’était lui qui avait craché facilement le morceau comme un enfant qui ne savait pas tenir sa langue. Sauf qu’il s’agissait de secrets d’État. Et il avait tout avoué.

Il entra avec fracas dans la salle de bains, réveillant sûrement les derniers dormeurs de la maison qui n’avaient pas été réveillés par son éclat de voix précédent. Après avoir commencé à faire couler l’eau, il se posta devant un miroir et se regarda un instant sans savoir quoi penser de ce gamin des rues, ce nourrisson dont même l’orphelinat ne voulait pas, devenu maintenant Lord et Home Secretary. Malgré les années passées sans se voir, Loban n’avait plus oublié celle sans qui sa vie aurait sûrement duré moins d’une semaine. Comment ne pas lui faire confiance ? Surtout quand, couplé à cela, il en était éperdument amoureux ? Il lui avait tout donné, jusqu’à son corps, lui qui était pourtant si chaste malgré ses airs parfois enjôleurs qu’il n’avait pas avec elle. Mais les gens changent. Lydess ne cherchait peut-être plus les mêmes choses, n’aspirait pas à faire les mêmes choses que lui. Leurs vies avaient certes pris un tournant différent mais ne semblaient plus pouvoir se rejoindre. Il s’appuya sur chacune des parois du lavabo et ferma les yeux un instant, baissant la tête. Il était éreinté par tout ceci. Il avait envie que tout cela cesse. Il avait presque envie de tout quitter pour refaire sa vie ailleurs.

Il soupira profondément, les yeux humides par la fatigue et la pression. Il se passa une main qui sentait l’huile sur le visage, se regardant de nouveau avec un air vide avant de retirer sa chemise. Il regarda la morsure qui avait marqué sa chair et une moue dégoutée et de douleur. Il s’en occuperait sérieusement le lendemain. Elle allait être rincée dans l’eau du bain de toute façon. Il retira ses derniers vêtements et se glissa dans l’eau chaude, fermant les yeux. Loban faisait actuellement un gros effort sur lui-même pour ne pas sortir et tout casser. Malgré le fait qu’il ait tout hérité, il avait encore cette fâcheuse impression que rien n’était à lui. Qu’il vivait ici par la bonne volonté des Renfield et que rien ne les empêchait de le mettre dehors s’ils le voulaient. Il entendit alors la porte de la pièce s’ouvrir et Loban reconnut les pas de Lydess, même si ceux-ci étaient plutôt discrets. Mais il entendait le reste bouger, ce qui trahissait sa présence. D’ailleurs, il se demandait bien pourquoi elle essayait d’être discrète. Il ne bougea pas cependant, restant néanmoins sur ses gardes, contractant tous ses muscles.

Peut-être venait-elle finir le travail ? Maintenant que Londres allait être plongée dans le chaos, peut-être venait-elle assassiner le Home Secretary sur ordre de Fergus ou de Stanton, qui sait ? Cependant, il ne bougea toujours pas, presque résigné à ce que sa sœur de cœur lui retire la vie. Après tout, elle n’avait pas de sens sans elle. Il sursauta légèrement quand il sentit les doigts de Lydess sur ses épaules tendues. Il fronça les sourcils, ne pouvant s’empêcher de trouver ceci agréable. Pourtant, il ne voulut bouger, voulant profiter de ses caresses. De toute façon, s’il la repoussait, il n’était pas sûr de la réaction de sa sœur et ne souhaitait pour rien au monde la faire pleurer de nouveau. Quel genre d’homme était-il à faire pleurer l’amour de sa vie ? Elle prit alors la parole, assumant alors ce qu’elle avait fait avec Devlin. Loban n’y réagit même pas. Il ne voulait même plus y penser. Lydess n’avait fait que sous-estimer la menace présente dans la Tour, ce qui fit, en revanche, soupirer le Home Secretary. Il essayait d’instaurer des règles afin que celles-ci soient respectées, mais tout le monde n’en faisait qu’à sa tête apparemment…

Elle lui dit alors qu’elle l’aimait et qu’elle ne le haïssait pas. Pour être franc, Loban non plus ne détestait pas Lydess, bien au contraire. Il avait juste lancé cet affront sous la colère mais il ne détestait pas ce qu’il aimait plus que tout. Mais la blessure profonde qu’elle lui avait infligé et qui faisait saigner son cœur était bien plus douloureuse que celle sur son épaule qui continuait de saigner, surtout sous les massages de Lydess. Une migraine puissante commençait à agresser ses tempes, sûrement due à la fatigue. Cependant, il ne parvenait plus tellement à se concentrer, à réfléchir, ni à savoir quoi faire. Il avait juste voulu être tranquille mais la voilà qui venait s’excuser. Et pourtant, cette présence le rassurait et l’apaisait. Loban voulait chasser les restes du gamin qui étaient en lui et commençait à tourner les pages des chapitres de sa vie. S’il se faisait marcher sur les pieds, c’est que Lydess n’était tout simplement pas faite pour lui. Il ne savait pas quoi faire. Et il aurait voulu demander conseil mais à cet instant, il n’avait personne. À qui faire confiance quand la personne en qui vous aviez le plus foi vous a trahi, sans même vouloir mal faire au final. Il se décida finalement à prendre la parole, après un très long silence :

— Pourquoi y es-tu allée quand même ? C’était quand même écrit « interdiction d’entrer » sur le panneau non ?

Il marqua une pause avant de reprendre :

— Qui me dit que tu n’en as pas parlé à d’autres gens que Stanton ? La Tribu, comment elle est arrivée là ? Tu es la seule personne à qui j’en ai parlé.

Son ton avait été glacial mais sans agressivité. Cependant, il essaya un mouvement des épaules pour retirer les mains de Lydess, se rendant compte qu’un contact tactile avec elle ne lui plaisait actuellement pas. Il n’avait pas non plus envie de parler :

— Laisse-moi…

Il l’avait dit en murmurant, presque en ronchonnant. Cependant, il n’avait pas envie d’être seul non plus. Il n’avait plus envie de l’être, comment cela a pu être le cas entre le départ de l’orphelinat et ses retrouvailles avec sa sœur. Fatigué, à bout de nerfs, il poussa un profond soupire, cachant le haut de son visage par la paume de sa main.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Dim 10 Sep - 12:28



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Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

La lumière tamisée de cette salle d'eau procurait à Lydess un esprit un peu plus apaisé qu'au départ, forte ou plutôt protégé mentalement par la direction qu'elle se tenait à prendre, elle passait longuement ses mains sur cette peau qu'elle aimait par dessus tout. Les lueurs vacillantes des bougies faisaient paraitre leurs ombres mouvantes, fragiles et vivaces. Il lui semblait même donner un aspect surnaturel à ce retranchement de leurs coeurs, qui s'en voulaient de l'un à l'autre. Les mains de Lydess caressèrent ce large cou qui la mettait dans tous ses émois, actuellement aussi positif que négatif. Dans tout son talent, elle descendit jusqu'à ce torse, plongeant le bout de ses doigts dans l'eau remontant lentement pour essuyer toutes les poussières accumulés par son petit frère. Elle plongea à nouveau dans l'eau pour que ses mains entières puissent être humidifié, préférant rendre le massage plus doux pour son aimé. La pointe de ses doigts passa jusqu'à la naissance de ses abdominaux, caressant longuement leurs formes musclés et remonta entre les vallons de ses forts pectoraux. Si elle avait eu le courage, ses lèvres auraient déposé un baiser entre ses cheveux noirs et sales. Mais la voyante ne se sentait pas assez forte pour accepter un recul, un éloignement de sa part. Ses mains profitaient de ce qui serait certainement le dernier contact avant un long moment, car déjà sa peau se crispait de désir et de souffrance contre la sienne.

Il n'était pas besoin d'être un cartomancienne, et plus encore une sorcière, pour se rendre compte qu'elle venait de briser le cristal le plus pur qu'il lui avait été jamais donné de voir. Ce désespoir la prenait jusque dans son ventre, et dans ce silence pesant il lui était difficile de ne pas se remettre à pleurer de toutes les larmes de son corps. Pourtant ce qu'elle craignait revint une nouvelle fois, la fustigeant de son erreur et de sa trahison comme s'il n'y avait plus que cela pour la définir. La propension de son échec était à la hauteur du silence qui séparait chacune de leurs paroles. Ses mains qui étaient retournés sur les épaules de son petit frère se sentirent soudainement retiré de sa peau. Il s'était écarté, lâchant un mot honteux qui glaça Lydess de l'intérieur. Cette dernière ne put s'empêcher de déglutir pour calmer le flot de larmes et cette boule dans la gorge qui ne cessait de grossir pour ne jamais repartir. Que pouvait-elle faire de plus pour se faire pardonner que de s'occuper de tout le mal qu'elle avait créer ? A genoux derrière la baignoire dans laquelle Loban s'échappait à son contact, Lydess poussa un profond soupir, reniflant le reste des pleurs qui lui étaient venus plus tôt. Elle passa le long de son visage ensanglanté ses mains humides, nettoyant un peu cette horrible figure qu'elle aurait pu proposé. Ses dents crissèrent sous sa colère sourde.

- Tu n'étais plus là. Dès la seconde où je suis entrée ici, tu t'es lentement éloigné, ton travail te volait loin de moi. Depuis que tu t'occupais de cette Tour, tu ne rentrais même plus le soir. J'étais censée faire quoi ? Attendre patiemment à la maison, comme une petite bonne femme ? Je pensais qu'on s'était retrouvé, qu'on ne se lâcherait plus...

Sa voix se perdit dans les ténèbres alors qu'elle retint un sanglot dans les tréfonds de son œsophage. Il n'y avait rien de plus à rajouter pourtant. Cette vie dont elle avait rêvé, de son frère devenu prince charmant venant la secourir de la misère, s'était révélé à un double tranchant plus que pernicieux. Qui aurait donc pu croire qu'un prince charmant ait des responsabilités si temporellement prenante ? Lydess frotta ses mains l'une contre l'autre pour se donner un peu de chaleur. Il ne faisait pas spécialement froid dans cette salle de bain, bien au contraire. Mais la réaction de Loban à son massage qu'elle croyait imparable, l'avait envoyé valsé comme une bourrasque du Nord. Sa peau tremblait déjà de la solitude à venir, et elle se refusait à l'admettre. Regardant d'un oeil absent sa morsure, une étincelle se fit dans son esprit et elle se leva pour aller récupérer dans un des placards de quoi soigner cette plaie. C'était très rudimentaire, mais Lydess avait fait préparer, durant ce mois d'ennui et de déperdition, des cataplasmes dont elle avait rempli tous les placards médicales de cette satanée demeure. Autant dire qu'elle en avait eu, du temps à perdre. Mais au moins, elle se rendait compte que cela n'avait pas été inutile.

- Loban... tu n'as pas à combattre tout ça tout seul... laisse moi être à tes côtés... Je peux t'être utile...

Néanmoins, la cartomancienne ne parlait pas de ses talents de guérisseuses, et s'agenouillant à nouveau derrière lui, Lydess tenta une nouvelle approche physique. D'abord une main timide, elle s'enorgueillit pour lui verser une de ses liqueurs sur la blessure, sans douleur. La sorcière songea cependant qu'il n'était pas très sage de poser le produit alors qu'il était dans le bain. Elle murmura doucement, attentive et surtout très tendre:

- Quand tu iras te coucher, je m'occuperai mieux de ta blessure.

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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Dim 10 Sep - 14:53



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Comme il l’avait demandé, Lydess retira ses doigts de son corps, malgré le fait que ses mains lui accordaient des caresses particulièrement agréables. Mais il ne voulait pas céder. Il ne voulait pas se laisser manipuler, amadouer comme il avait pu se laisser faire depuis le début. Depuis qu’il l’avait retrouvée. Même avant, maintenant qu’il y repensait. Il n’avait jamais voulu décevoir personne, comme son père adoptif. Il avait toujours suivi docilement ce qu’on lui avait demandé de faire. Viktor avait voulu faire de lui un soldat, un chef d’armée alors il avait subi une éducation militaire. Puis il avait été destiné à devenir un politicien modèle. Ce qu’il était devenu malgré lui au décès de son père. Lydess avait voulu de lui un homme parfait, mature et fort. Mais vraisemblablement, il avait échoué à cette tâche, au vu de ce qu’elle l’accusait. D’être absent alors qu’ils s’étaient retrouvés. Mais que pouvait-il faire ? Il avait des obligations politiques, des responsabilités pour son peuple, ce pays dans lequel Lydess vivait aussi. Au détriment de l’attention qu’il portait pour celle-ci. Tout comme son père l’avait fait avec sa mère aussi. Il n’avait jamais eu les réponses à ses questions. Il n’avait jamais été guidé de la façon dont il aurait eu besoin. Loban avançait à tâtons dans un monde où il ne parvenait à trouver sa place.

Lydess voulait participer à ses responsabilités, après tout, elle partageait sa vie. Et Loban ne sut quoi en penser au final. Il comprenait le point de vue de sa dame. Il comprenait qu’elle ne voulait pas qu’il ait de secrets pour elle et il n’avait aucun problème pour s’en rendre compte. Cependant, il n’avait pas une petite vie rangée d’ouvrier, d’artisan ou autre. Ses responsabilités étaient toutes autres que de simplement nourrir et loger sa famille. C’en étaient qui dépassaient de loin la simple notion d’argent qui n’était au final pas un problème pour les Renfield. Il ne parvenait pas à jongler facilement entre ses deux vies, n’arrivait pas à être suffisamment présent pour Lydess. Il était vrai qu’il n’avait jamais trop songé à se mettre à sa place : passer de la pauvreté extrême, où chaque lendemain n’était que survie, à ce luxe beaucoup trop abondant où tout semblait être fini dans un sens. Elle avait tout quitté pour lui et lui, en revanche, continuait son petit train de vie sans rien changer. Comme si Lydess devait être là et rien de plus. Il ne dit rien malgré ses justifications, réfléchissant à sa réponse.

Il sentit un doux liquide se poser sur sa blessure. La sensation n’était pas spécialement agréable mais elle n’était pas douloureuse pour autant. Elle indiqua alors qu’il n’était pas seul à endurer tout ceci mais il voyait mal comment Lydess pouvait l’aider sans mettre sa vie en danger comme elle venait de le faire. Elle ajouta alors qu’elle s’occuperait de sa blessure quand il serait hors de l’eau. Il se demandait pourquoi elle s’en préoccupait autant. Après tout, ce n’était qu’une morsure, malgré sa fièvre qui montait doucement, bien qu’il mettait ceci sur le compte de la fatigue. Il repensa à cette reproche que Lydess lui avait faite concernant le fait qu’il n’était même plus à la maison le soir. Savait-elle seulement ce qu’il y faisait ? Savait-elle seulement qui il était ? Il n’avait jamais cherché à savoir, pensant que c’était évident. Mais en revoyant les visages interloqués des complices de son épouse sur le sommet de la Tour, son réel rôle dans la société n’était peut-être pas si évident. Il soupira avant de s’immerger totalement dans l’eau pour se nettoyer entièrement, dont les cheveux. Au bout de quelques instants, il finit par sortir de la baignoire, entièrement nu et passa une serviette autour de sa taille, ayant pris sa décision.

— Lydess, je… Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. Tu as bien vu à la vitesse à laquelle ça a été. Je ne veux pas que tu sois à mes côtés si c’est pour que tu n’y sois plus jamais ensuite… Si j’avais choisi de rien te dire, c’était pour te protéger. Si je n’ai rien dit aux journalistes, c’était pour protéger le peuple. Tu as bien vu le monstre que je gardais et encore, je l’ai sous-estimé ! Si je ne rentrais pas le soir, c’était parce que je gardais cette chose ! Mon « travail » comme tu dis… Tu le sous-estimes sûrement.

Il la regarda un instant, l’eau ruisselant sur ses cicatrices et ses muscles, semblant retrouver une certaine fraicheur bien que tout son corps soit fatigué. Il n’avait plus vraiment de force, que ce soit physique ou mental, pour lutter de nouveau contre Lydess. Il n’avait pas envie d’un affrontement ce soir-là. Il était tout simplement éreinté par ses dernières semaines si bien qu’il n’avait qu’une seule envie qui était de se coucher dans son lit et ne plus bouger. Se faire oublier de tous et toutes pendant quelques jours, peu importe que Lydess soit dans son lit ou pas. Il était vrai qu’il n’avait à se soucier de qui que ce soit jusqu’à très récemment. Que désormais, il devait veiller sur des millions de personnes et surtout sa grande-sœur qu’il avait impliqué dans des dangers qui dépassaient les limites de l’imagination du commun des mortels. Il soupira doucement et la regarda, presque impassible.

— Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. Je ne t’oblige pas à rester ici, mais je ne veux juste pas que tu te mêles de mes affaires. Je t’ai fait confiance et bon… voilà. Que tu t’ennuies soit une chose que je peux comprendre. Crois-moi, ça fait seize ans que je me fais chier ici, à ne pas savoir si je ne suis qu’un gamin des rues ou l’héritier Renfield. Mais que tu t’occupes en déjouant ma vigilance, en brisant tout ce que j’essaye de mettre en place, non sans difficulté, pour que ce soit celle en qui je dévouais toute ma confiance qui contrecarre tout… Tu n’imagines même pas dans quelle merde vous m’avez mis.

Il soupira doucement. Une question lui revenant alors à l’esprit. Une question plus grave qu’il avait eu au sommet de la Tour. Il baissa les yeux et dit alors :

— Si tu t’étais contentée d’avoir un amant, je n’aurai rien dit…

Bien évidemment qu’il sous-entendait Fogg. Et finalement, sa question s’était plus transformée en remarque, n’ayant su trouvé la bonne formulation. Il soupira tristement, n’ayant même plus envie de parler. Il se passa une main sur ses yeux dont les paupières commençaient à devenir lourdes à cause de la fièvre grandissante suite au poison de sa blessure. Cela ne le rendait pas particulièrement désagréable mais cela le rendait encore moins bavard que d’habitude. Il soupira doucement et se rendit au niveau de Lydess pour dire simplement :

— Je monte.

Toujours avec sa simple serviette autour des hanches, il se rendit dans sa chambre, antre de son naufrage conjugal au final. Il s’approcha de la fenêtre d’où on apercevait Londres au loin. La Tour n’était pas visible mais les tours pointues du Parlement déchiraient le paysage sombre du ciel. Il soupira, songeant qu’il devrait y faire un rapport demain et, tel un enfant avant une semaine d’école, il constata qu’il n’avait aucune envie d’y aller. Il posa son front sur la vitre et regarda pensivement le grand terrain dont il avait hérité, la Lune éclairant sa peau pâle. Il se doutait que Lydess allait arriver dans pas longtemps et son cœur saignait à l’idée de lui parler et de poser les yeux sur elle avec la même intensité que son amour. Plus on aimait quelqu’un, plus la chute était dure quand elle vous fait du mal. Et Loban était de façon presque mortelle.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Dim 10 Sep - 18:13



not that strong.

« ALL THE LOST DAYS. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

La liqueur désinfectante coula avec douceur, s'étalant comme des plumes d'oies sur la peau malmenée de son petit frère. Transparente et fraîche, c'était le minimum à faire pour préparer la blessure au cataplasme qui viendrait par la suite. Lydess avait tout préparé à ses côtés, la boite rempli de cette mixture épaisse d'une couleur verdâtre et les bandages de lin, qui viendront conserver la plaie à l'abri des poussières venant se coller à la molle texture. La comparaison du liquide avec des plumes fit soupirer intérieurement la jeune femme; elle se souvenait de son parc d'autruche, se demandant s'ils s'étaient trouvé une ou un nouvel ami. Elle s'imaginait qu'Harry venait toujours les soigner, du moins quand il n'était pas en train de courir la mort à leurs côtés. Ses grands amis à plumes lui manquaient cruellement, et il lui semblait que ce monde là avait disparu depuis des siècles. Un mois pourtant l'a séparé de son ancien train train quotidien, à voler du café en sentant les embruns sur sa nuque, à lire l'avenir d'hommes et de femmes libidineuses à la lèvre pendante qui respirait lourdement sur leurs destinés incertaines, les remontrances d'O'Farrell quand ils ne gagnaient pas assez et les repas bruyants avec les autres membres. L'ennui qui s'installait lentement dans ses grandes pièces blanches n'avait d'égales que l'air effréné du passé.

Loban plongea définitivement dans l'eau, lavant ce qu'il restait de la poussière dans ses cheveux, du sang autour de son visage, des marques de la bataille qui s'était empreinte de flammes sur le sommet de la Tour de Londres. La voyante s'en voulait terriblement. Il se leva une fois que tout ceci fut fait, se dévoilant splendide et nu à la lueur des bougies. L'eau s'écoulant le long de ses muscles parfaits s'égouttaient lentement dans l'eau du bain et Lydess ne pouvait quitter son regard de tout ceci, avec des yeux grands et brillants malgré la peine. Le silence qui avait accompagné ses paroles lui avait fait miroité une réconciliation possible. Elle s'imaginait que ses mots l'avaient apaisé et qu'à présent, tout redeviendrait comme avant. Que la formule magique avait été prononcé pour que leurs coeurs se calment et s'embrassent. Faisant quelques pas, il passa une serviette autour de ses hanches et se faisant, déclama une longue citation pour sa grande soeur. Que tout ce qu'il avait pu faire, ce silence et cet éloignement, c'était pour la protéger elle et protéger le peuple. Mais que pouvait-elle en avoir à faire du peuple, quand son aimé risquait ainsi sa vie ? Elle l'écouta silencieusement, presque religieusement tandis qu'elle serrait contre elle les pans de son peignoir. Qu'elle avait entièrement le droit de ne pas rester ici, mais qu'elle n'avait pas le droit d’interagir avec ses affaires, malgré l'ennui. Il répéta sa brimade, appuyant sur le fait qu'elle était la personne en qui il avait une confiance parfaite et qu'elle l'avait trahi. Lydess soupira en baissant la tête, il n'y avait finalement rien qu'elle puisse faire contre cette image qu'il avait désormais d'elle.

Lorsque son petit frère évoqua l'idée qu'elle ait eu un amant, Lydess fronça les sourcils et redressa aussitôt la tête vers lui. Quelle était donc cette question saugrenue qu'il sortait là d'un coup d'un seul sans aucune preuve ? Ce fut avec une réelle incompréhension qu'elle chercha le regard de Loban qui déjà s'abaissait de fatigue; il passa à côté d'elle tout en lui disant qu'il montait dormir. Elle aurait voulu faire de même, prendre son bras et aller s'allonger dans le lit auprès de lui. La cartomancienne n'avait jamais eu l'esprit particulièrement flagellateur, mais elle avait le coeur juste. Et il ne lui semblait pas juste qu'elle puisse aller tranquillement se coucher à ses côtés, cherchant son étreinte et la douceur de sa peau lisse contre la sienne. La sorcière écouta ses pas se fondre dans les méandres d'un silence lointain et finit par récupérer ses affaires pour monter le soigner. Elle prendrait son bain plus tard, et prendrait ensuite n'importe quel chambre d'amis qui ferait l'affaire -elles étaient toutes luxueuses de toute manière, quel importance.

D'un pas lent et résigné, comme celui qui la mena à la salle de bain, Lydess se dirigea vers leur chambre, celle qui devait être "notre". Doucement, elle porta la main sur le bois sculpté de la porte. Est-ce qu'ainsi devait être sa vie ? Ils étaient ensemble depuis un mois, mais combien de temps faudrait-il attendre pour qu'il la demande en mariage et que vint avec tout cela les enfants, la vie rangée d'une femme de riche. Ces noblesses dames qu'elle voyait venir en guenille, s'inquiétant de leurs riches maris qui ne les regardaient plus alors qu'elles prenaient en poids, en vieillesse et en laideur d'âme. L'argent les corrompait dans l'ennui de ceux qui n'avaient plus rien à faire d'autres que médire sur leurs prochains. Est-ce que cela leur arriverait également ? Est-ce que dans sa langueur, Lydess en viendrait à courir les salons pour autres épouses, que son coeur gagnerait en noirceur ? Que Loban finirait par se lasser de cette routine pour finalement prendre une maîtresse, comme il venait de lui suggérer pour tromper son propre ennui ? Lydess serra les dents mais ne dit rien, songeant qu'il fallait de toute façon baisser la tête. Que gagnerait-elle à retourner auprès d'O'Farrell, maintenant qu'elle avait été empoisonné par le luxe et la douceur d'un amour, Lydess s'approcha de Loban et posa ses mains sur sa taille. Non pas de manière sensuelle, le caressant pour faire descendre la serviette jusqu'au sol.

- Loban... je n'ai pas d'amant, qu'est-ce que tu me racontes là ?! Ça n'a jamais été qu'amical entre Devlin et moi... Gerald est aussi un ami de très longue date dans la Tribu que j'ai rencontré grâce à Fergus... Loban, tu as toujours été celui que j'attendais...

Appuyant un petit peu sur sa taille, la cartomancienne finit par le lâcher, à contre coeur, se dirigeant vers le lit pour surélever les coussins, faisant le lit avec attention. Non pas qu'il ne fut pas déjà fait par les soins des serviteurs du manoir, mais Lydess voulait l'arranger par elle-même. Ouvrir les draps et les couvertures pour laisser son petit frère s'y installer, remarquant son teint de plus en plus pâle. La morsure dans son cou ne semblait pas vouloir s'apaiser, il lui fallait à tout prix y poser le cataplasme. La nuit était bien avancée mais Lydess n'avait aucune envie de dormir. L'obscurité serait encore bien longue dans son esprit et il lui fallait décortiquer la bibliothèque de son aimé pour trouver des informations sur ces nouvelles créatures.

- S'il te plait... va t'allonger, sur le lit, je vais nettoyer ta plaie...

Elle le laissa s'installer pour sortir tout ce dont elle avait besoin sur la table de nuit. La guérisseuse d'un soir s'assit sur le bord du lit après avoir remonter les draps sur les abdominaux de son chéri. Tout en apposant les mixtures et en bandant le tout avec les longues lignes de lin, Lydess répondit à toutes les choses qu'il lui eut dit plus tôt.

- J'ai compris. Je ne t'embêterai plus avec tout ça, je ne m'approcherai plus ne serait-ce que d'un mètre de quelque chose qui ressemblera de près ou de loin à ton travail. Tu as raison, j'ai agi inconsidérément... j'ai trompé mon ennui dans le danger, en pensant que je ferai quelque chose de bien pour toi mais je n'aurai jamais imaginé que cela prenne des proportions aussi désastreuses. Mais je te promets, sur ma vie, sur mes cartes, que je n'ai pas d'amant... je suis véritablement désolée... et je voulais te remercier de nous avoir tous sauver. Je ne sais pas ce que l'on serait à l'heure actuel, si tu n'avais pas été là. Loban, je t'aime...

Lydess lui sourit avec tendresse tout en terminant son bandage. C'était la plus pure des vérités et pourtant rien ne pouvait être comme avant. Elle toussota légèrement, ayant encore plein de poussières dans la gorge. Elle déposa un doux baiser sur le front de Loban et se releva en rangeant toutes les affaires de soin dans la boite qu'elle déposa sous le lit en cas de besoin. Se dirigeant par la suite vers la porte, elle se retourna pour le regarder tristement.

- Je dois encore aller me laver... je te dis bonne nuit...?

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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Dim 10 Sep - 19:47



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Loban entendit Lydess approcher dans son dos une nouvelle fois mais ne dit rien, comme toujours. Il regarda les mains de son amour se poser sur ses hanches mais ne la repoussa pas cette fois-ci. Le front toujours posé sur la vitre froide, il songea au fait qu’il ne pouvait tout simplement pas l’éloigner de lui. Ou plus. Leur séparation l’avait déchiré mais ce qu’il s’était passé ce soir-là était marqué au fer rouge. Ses cicatrices mentales étaient moins nombreuses que celles sur son corps et pourtant, elles étaient encore plus douloureuses et peinaient à guérir totalement. Il venait de lui dire de ne plus se mêler de ses affaires, conscient que cela allait créer irrémédiablement une barrière invisible entre eux. Il ne pouvait tout simplement se le permettre. Mais en même temps, le monde dans lequel il avait été traîné n’était guère plus attrayant. La politique était un monde de loups où tout le monde voulait devenir le mâle alpha. Et il savait que les moyens dont usaient certaines personnes étaient loin d’être recommandables, en témoignent les quelques menaces de mort qu’il avait reçues de la part de politiciens envieux. Et il voulait tenir Lydess à l’écart, ne voulant pas l’inquiéter davantage.

Peut-être par pudeur au final. Aussi improbable que cela ait pu paraître, il avait déjà eu du mal à se découvrir physiquement pour elle. Mais il avait davantage de mal à s’ouvrir à elle. Par timidité, par crainte, peut-être. Il ne voulait pas que l’image qu’avait Lydess de lui ne soit entachée, salie. Il refusait l’échec et s’efforçait à essayer de plaire à tout le monde pour se faire ne serait-ce qu’accepter. Il n’avait jamais eu trop de contacts avec les enfants de son âge lors de son adolescence et cela ne l’avait sûrement pas aidé à s’ouvrir aux autres, devenant ainsi quelqu’un d’extrêmement renfermé qui préférait porter ses fardeaux tout seul. Que ce soit son poste au sein des membres de la Tribu ou son amitié avec Fergus dont il doutait sérieusement après cette soirée, ayant un air goût d’avoir été manipulé, endormi. Il eut les larmes aux yeux, lui qui était déjà quelqu’un de sensible de base et qui se retenait depuis un moment de ne pas fondre en larmes avec l’aide de l’épuisement, mais se retint du mieux qu’il put pour paraître le plus brave possible devant sa compagne à qui il tournait pourtant le dos malgré ses mains sur lui.

Elle le rassura sur la vague suspicion qu’il avait eue par rapport à une possible tromperie. Il n’avait pas que les femmes de la haute ennuyées qui se permettaient d’avoir un amant. Il se souvenait d’Amy Adler, dans les bras de qui il avait vaguement cherché à se reconstruire après Lydess et qu’elle, cherchait à oublier sa vie morne auprès d’un mari indifférent et d’enfants qu’elle ne parvenait à aimer. Il n’avait plus de nouvelles d’ailleurs. Peut-être avaient-ils divorcés… D’où la longue hésitation de Loban à demander la main de la femme qu’il aimait. Si leur couple venait à dégénérer parce que leurs mondes étaient désormais trop différents, il ne voulait pas prendre le risque de rendre leur séparation plus pénible encore. Et à cet instant, il se demandait bien pourquoi il pensait à des choses si moroses, sachant que pour rien au monde, il ne voulait qu’elle parte. Il donnerait sa vie pour elle et il l’avait démontré notamment en se jetant sur William. Alors, naïvement, il la crut quand elle lui dit qu’elle n’avait pas d’amant. C’était d’ailleurs vrai et il voulait lui faire confiance et, au fond, c’était toujours le cas, même si cela était au final douloureux du point de vue de sa raison.

Cette dualité en lui ne s’arrêtait jamais, ne sachant jamais sur quel pied danser si bien que ses jambes chancelaient à présent. D’ailleurs, la voix de Lydess l’intima d’aller s’allonger tout en sentant ses mains se retirent de sa peau. Tout comme il avait pu la guider plus tôt à la Tour, ce fut lui qui suivit docilement sa sœur jusqu’au lit où il se laissa glisser sous les draps. Son regard à moitié vitré, l’air absent, il se laissait soigner sans rien, sans rien penser. Ses yeux voulaient se fermer mais restaient ouverts pour une raison qu’il ignorait. Sa fièvre l’assommait de plus en plus sans pour autant le plonger dans le sommeil. Il regarda ses jambes, les iris fixes, même quand Lydess reprit la parole pour s’excuser de cette prise de risques inutiles et pour le remercier d’avoir, à son tour, risque sa vie pour eux. Il ne sut quoi répondre sur le coup à part un vague mouvement de lèvre qui ressemblait vaguement à un sourire modeste. Il ne s’en rendit pas compte, mais il n’avait pas répondu à sa petite preuve d’amour qu’elle lui avait dit, trop perdu dans ses pensées. Cependant, ce qu’elle dit ensuite le marqua, suggérant qu’elle allait partir loin de lui. Par réflexe, il lui attrapa l’avant-bras. Il ne tourna ses yeux vers elle, le regard presque implorant.

— Non. Reste avec moi.

Il n’avait pas envie d’être seul ce soir, même s’il avait cru le contraire. Il s’était dit que c’était ce que les gens normaux voulaient sûrement quand leur conjoint leur faisait une crasse. Mais lui, il ne voulait pas se retrouver dans la solitude dans laquelle il se plongeait lui-même. Il ne voulait pas que Lydess s’éloigne plus encore. Ses larmes revinrent et son souffle s’accéléra tandis qu’il se mordit la lèvre inférieure.

— Je veux que tu restes avec moi…

De son autre main, il essaya d’effacer grossièrement les quelques larmes qui s’étaient aventurées sur ses joues. Il détourna le regard avant de murmurer :

— Je suis désolé de ne pas pouvoir t’offrir ce que tu veux… De ne pas être le compagnon que tu aurais souhaité… D’être… toujours… un petit frère… fragile… Je ne suis digne de rien.

Il lâcha son avant-bras pour cacher ses yeux dans sa paume. Voilà qu’il la retenait misérablement.

— Excuse-moi… Fais ce que tu veux…

Sa colère avait été effacée par la fatigue et la peine. De sa deuxième main, il prit le drap qu’il serra dans son poing et ne bougea plus. Peut-être était-il trop gentil dans le mauvais sens du terme, trop naïf pour cette société ? Malgré les apparences, il ne semblait clairement pas à avoir les épaules pour endosser n’importe quelle responsabilité, sachant pourtant que ce n’était absolument pas ce que l’on attendait de lui.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Dim 10 Sep - 22:00



not that strong.

« ALL THE LOST DAYS. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Le reste de sa nuit lui paraissait aussi clair que l'éclat de la Lune qui s'en était revenue poindre ses rayons spectrales jusqu'à l'intérieur de cette chambre à peine éclairée. Nul bougie n'avait été allumé lors de l'entrée de Loban, ce dernier allant certainement aussitôt dormir, rattraper tout ce qu'il avait pu lui manquer durant ces derniers semaines. Lydess aurait tant voulu s'endormir dans ses bras, mais cela ne lui serait pas permis. D'un pas lourd, elle se dirigerait vers la salle de bain qu'ils venaient tout deux de quitter et entrerait dans l'eau tiède que son frère avait quitter. La pauvreté avait la peau dure dans l'esprit de certains, et pouvoir changer l'eau pour chaque personnes n'était pas quelque chose d'innée dans l'esprit de la voyante. Aussi profiterait-elle encore un peu, juste le temps de retirer le sang et les poussières, de cette eau que son aimé avait possédé juste avant. Elle finirait de s'essuyer et se vêtirait sans conviction d'une nuisette opaque et sans forme, n'ayant aucune envie de prolonger son propre supplice qu'était l'éloignement de Loban. Elle entrerait dans la bibliothèque et prendrait l'échelle movible pour pouvoir atteindre les plus hautes étagères. Sa petite taille ne lui permettait guère de dépasser les quatre premières rangés. De ses muscles existants mais bien cachés, elle dégagerait des livres poussiéreux sur les folklores surnaturels et les lirait silencieusement sur l'une des puissantes tables de chaises, jusqu'à s'endormir dessus.

Voilà tout ce qui dans la tête de Lydess, paraissait être une évidence des plus justes. Pourtant, alors que ses pas voulurent la mener jusqu'à la première étape, la main de Loban attrapa son avant-bras. Un courant électrique passa dans ses veines, figeant son corps et le faisant frissonner sur toute la colone vertébrale. Elle tourna son regard dans le sien, perdu et ensommeillé. A moins qu'il fut fiévreux. A bien y penser, il était vrai que sous ses lèvres son front parut légèrement plus chaud que prévu; ce que la sorcière avait mis sur le compte de la fatigue et des trop nombreux efforts physiques et mentaux fait. Mais ce fut l'éclat dans leurs iris qui la fit tomber sur le sol à ses côtés, à genoux pour être au niveau de sa tête, serrant sa main de toutes ses forces. Elle l'écouta implorer sa présence, les larmes aux bords des cils et la lèvre mordue pour empêcher cette boule de détruire la maigre barrière de son esprit. Lydess savait parfaitement le reconnaître; elle venait de le traverser il n'y avait à peine que quelques minutes. Mais elle ne voulait pas partir, s'éloigner de lui, alors qu'il était dans le besoin. Lorsque Loban voulut effacer les gouttes qui s'étaient frayés un chemin jusqu'à sa peau, sa grande soeur eut un sourire tendre et accompagna son geste de sa propre main, nettoyant avec le pouce le reste de ce qu'il n'avait su écarter dans sa grande fierté. Sa joue toujours dans le creux de sa peau, Lydess n'aurait voulu pour rien au monde partir de là. Quand elle l'entendit se flageller avec force et mauvaises paroles, l'expression de son visage qui était à l'image de la douce mère se durcit de tristesse, alors qu'elle secoua la tête.

- Shhhh... ne dit pas ça... ce n'est pas grave... je ne suis pas non plus la compagne dont tu aurais pu rêvé... je ne suis que la diseuse de bonne aventure du cirque... rien d'autre que la souillonne qui te fait tant de misère. Tu n'es pas un petit frère fragile, tu es mon petit frère fort et grand qui m'a sauvé la vie ce soir, tu entends...?

Alors qu'il lâchait sa main pour cacher ses yeux, Lydess eut un sourire attendri mais attristé, portant alors sa deuxième main à l'autre joue de Loban pour accentuer ses paroles. Elle caressa sa peau et déposa un tendre baiser sur ses lèvres sèches. Elle se refusait à ce qu'ainsi son aimé se voit. Il y avait tant de choses plus graves aujourd'hui, des terreurs qui venaient de se réveiller de l'ombre. Des clans qui se déchireraient avec plus de force que jamais.  Il fallait être fier et redresser la tête. Qu'importe qu'il ne fasse pas le parfait époux, s'il faisait du bon travail pour le fameux peuple de Londres. La cartomancienne se devait de se mettre ça dans la tête. Elle ignorait toujours le véritable rôle de son mari dans toute cette histoire politique au quelle elle n'avait encore jamais pensé. Remarquant qu'elle sentait toujours le sang, Lydess poussa un doux soupir et voulut offrir son plus beau sourire à son petit frère, son merveilleux petit bébé qui était devenu un si grand chevalier ce soir. D'un dernier baiser sur ses lèvres, elle lâcha ses joues et fit:

- Je dois vraiment prendre mon bain... je ne peux pas entrer dans le lit comme ça, les draps vont être tout tâché et en plus je vais te salir... et je ne veux pas risquer d'infecter ta plaie davantage, d'accord ? Je reviens aussitôt, je te le promets.

Sur ces mots, Lydess se leva et après avoir récupérer des affaires propres, se dirigea rapidement vers la fameuse salle de bain dont les bougies n'avaient pas été éteinte. Elles arrivaient cependant à leurs fins, mais cela ne dérangerait pas la voyante pour jeter son peignoir sur le côté et plonger rapidement dans la baignoire. L'eau commençait à devenir bien plus tiède que prévu, mais cela ne ferait que l'accélérer encore un peu dans ses gestes. Elle se nettoya pourtant consciencieusement, refusant de mettre la moindre tâche de quoique ce soit sur le corps parfait de son amour. Ses cheveux furent dé lâchés et se lavèrent à leur tour. Au bout de quelques minutes, après avoir mélangé de son corps toutes les impuretés à l'eau de son frère, Lydess se releva et s'essuya aussi sèchement que possible d'une nouvelle serviette. Elle prit même le temps de se brosser les cheveux afin de paraître au mieux pour Loban. Jamais elle n'aurait imaginé une seule seconde la chance de pouvoir l'avoir à ses côtés durant cette nuit. Aussi s'appliqua-t-elle le plus vite possible revêtant une nuisette plus coquette que celle qu'elle aurait imaginé mettre. Éteignant par la suite toutes les bougies de la salle de bain, elle prit un bougeoir, l'alluma et l'accompagna d'un délicieux encens. Il fallait mettre les sens de Loban dans le meilleur de leurs formes pour l'adoucir un peu plus, le faire glisser dans un profond sommeil relaxant. Ainsi bien préparé et parfumé au moins pour la nuit, n'ayez crainte, elle ne s'était apprêtée que le minimum, refusant de perdre du temps alors que son chéri doucement sombrait dans l'endormissement, mais ainsi elle entra dans la chambre à nouveau -comme promis.

Elle posa sur la table de nuit du côté de Loban, cette lueur vacillante et cette encens délicat pour ensuite faire le tour du lit et s'infiltrer dans son côté du lit pour caresser le torse de son chéri. Une caresse délicatement simple, comme un nouveau massage de ses muscles endoloris, remontant jusqu'à l'épaule où ne se trouvait pas la blessure. Elle déposa un doux baiser sur sa merveilleuse mâchoire et lui sourit avec bonheur, bien que ressentant la fièvre de sa peau:

- Je suis là, petit frère...

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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Dim 10 Sep - 23:25



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Tout semblait avoir été oublié. Loban avait juste l’impression d’être seul avec lui-même et ses démons. Qu’il repoussait Lydess, qui semblait être la seule à vouloir l’aider au lieu de lui mettre des bâtons dans les roues, même si elle avait contribué un peu à le faire chuter malgré elle. Car il était parvenu à se convaincre qu’elle n’avait pas fait cela pour le nuire personnellement. Elle lui avait pourtant dit qu’elle n’avait jamais imaginé que cela prendrait des proportions pareilles. Et il voulait sincèrement la croire, même si une partie de lui, le loup sauvage et agressif, continuait de montrer les crocs, blessé sincèrement. Mais le louveteau était parvenu à reprendre le dessus et souhaiter que Lydess reste à ses côtés, à jamais. Il voulut s’enfoncer un peu plus dans ses oreillers, ne voulant pas qu’elle le voit en telle position de faiblesse, les idées un peu brouillées tout comme sa vue. Il sentit alors ses mains sur ses joues avant d’essayer de le rassurer d’une voix douce. Il posa une main sur la sienne et l’écouta attentivement avant de secouer doucement la tête, en désaccord avec certains de ses propos. Il fronça doucement les sourcils et releva les yeux vers elle pour murmurer :

— Tu n’es pas une souillonne…

Elle l’embrassa alors et Loban fut instantanément et définitivement calmé, fermant doucement les yeux, serrant les doigts de sa sœur dans les siens. La fatigue embrumait de plus en plus son cerveau et il n’avait plus tellement la notion de quoique ce soit, que ce soit temporellement ou spatialement. Il voulait la garder dans ses bras pour la nuit et la vie mais cela, il le souhaitait déjà depuis un moment donc il était inutile de se le répéter. Et pourtant cela tournait tel un refrain dans la tête de Loban qui cherchait désespérément et aveuglément à la garder près de lui suite à ce dernier baiser qu’elle lui accorda. Il la regarda avec un air triste mais compréhensif. Il ne pouvait s’opposer au fait que son amour ait voulu être propre, surtout après ce qu’il s’était passé. Il comprenait parfaitement qu’elle n’ait pas tellement voulu se coucher en étant toujours pleine de sang et de saleté. Il lui faudrait donc prendre son mal en patience dans cette chambre qui lui paraissait presque trop grande. Pour lui tout seul. Il la regarda donc partir sans rien dire avant de baisser les yeux tristement quand elle sortit définitivement de son champ de vision.

Seul avec lui-même, il serra ses draps dans ses poings, comme pour déverser une certaine crainte qui naissait dans son ventre, une panique injustifiée sûrement liée au contrecoup de ce qui s’était passé à la Tour, réalisant qu’il avait failli perdre la femme de sa vie, et quelques-uns de ses rares « amis ». Il regardait fixement devant lui, essayant de calmer cette respiration qui devenait bruyante et pénible. Il s’enfonça finalement un peu sous sa couette, ayant soudainement froid et chaud en même temps. Il retira la serviette qu’il avait toujours autour de jambes et qui le gênait pour la jeter hors du lit. Il essaya de fermer les yeux mais ces derniers se rouvrirent immédiatement, avant de voyager entre le plafond et la porte de la chambre, attendant patiemment que Lydess revienne. Le temps lui parut une éternité et il n’avait plus la force de penser à quoique ce soit. Les traits tirés, il avait sûrement accumulé autant de cernes que Felix Adler. Il se mit sur le côté, essayant de trouver ne serait-ce que le début du sommeil. Mais il devait se rendre à l’évidence : il n’avait pas dormi depuis une bonne semaine et n’avait plus dormi dans ce lit sans Lydess depuis qu’il l’avait retrouvé et il ne pouvait plus faire autrement.

Ce fut comme une délivrance quand il entendit la voix de sa sœur lui annonçait son retour. Ayant perdu en lucidité mais pas en force, il l’attrapa par le bras sans plus attendre pour la faire tomber sur le lit, près de lui. Il l’emprisonna alors dans ses bras, enfouissant son nez dans son cou, soupirant doucement d’un bonheur apaisé. Sa respiration s’était calmée maintenant qu’il avait celle qu’il aimait tant dans ses bras. Plus jamais il ne la laisserait partir, c’était une promesse qu’il se faisait. Une promesse de quelqu’un complètement extenué et qui n’avait plus du tout les idées claires. Il chercha ses lèvres pour y déposer un petit baiser et caressa ses cheveux. Il la regarda un instant, les yeux complètement brouillés, y voyant à moitié flou mais il lui sourit avec amour et une certaine tristesse aussi. Il la contempla quelques instants, la gardant non loin de lui. Il regarda alors par la vitre de sa fenêtre eut l’impression d’apercevoir les premières lueurs de l’aube. Il ignorait l’heure qu’il était mais il n’avait pas envie de savoir. Il soupira alors.

— Je t’aime, Lydess. Tu es tout pour moi, vraiment… Je… Ce n’est pas grave ce qu’il s’est passé cette nuit… Tu es en vie, c’est le plus important…

Il lui sourit doucement avant de l’embrasser sur sa joue qui s’était plutôt arrondie depuis leurs retrouvailles. Il soupira tristement en regardant de nouveau par la fenêtre depuis son lit.

— Je vais devoir aller au Parlement aujourd’hui…

Après tout, aucune promesse d’efforts n’avait été prononcée et Loban n’avait pas vraiment fait attention au fait que cela allait sûrement déplaire à Lydess. Mais malheureusement, ses obligations d’Home Secretary étaient plus importantes que celles d’un potentiel conjoint. Quand il y repensait, ils n’étaient même pas fiancés et dormaient pourtant déjà dans le même lit. Loban eut un petit soupir en baissant ses yeux dysfonctionnels avant de replacer son regard aux paupières à moitié fermées sur Lydess, une fausse bonne idée venant de lui traverser l’esprit. Son sourire était presque joueur et charmeur. Il allait un peu tenter le tout pour le tout mais ça passerait ou ça casserait. Il avait un peu peur de la possible réaction de Lydess, ne réalisant absolument ce qu’il allait dire :

— Dis, grande sœur, d’ailleurs, tu veux pas m’épouser ?

Il ricana doucement, s’endormant finalement presque à moitié assis. Il la regardait toujours avec un sourire sincère, même si on faisait plus romantique comme demande en mariage. Mais à vrai dire, il n’y faisait pas attention, ayant l’impression d’être dans un doux rêve où le Parlement n’existait pas. Il la regarda toujours dans les yeux et lui sourit avec amour sincère.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Lun 11 Sep - 20:47



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Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Sa peau contre la sienne, cette intimité qui lui avait tellement manqué. Dans sa chute, Lydess avait savouré un rire cristallin et heureux, ne croyant à peine à sa chance. Qu'il l'ait si facilement pardonné, réclamant même sa présence dans ce lit dont elle avait trahi la confiance à large échelle. Cette soirée si froide et solitaire, qu'elle s'était déjà imaginé en tête alors même qu'elle n'avait pas encore touché l'eau du bout de son pierre, éclatait en milles morceaux de verres dans son esprit. A présent, elle se ressentait plus que sa chaleur. L'intense température que son corps masculin semblait propager à une incroyable vitesse. C'était comme prendre dans ses bras le soleil lui-même, tandis que Lydess posait sa tête délicatement dans le creux de son cou, là où il n'y avait pas de blessures. Elle voulait entendre le sang couler dans ses veines, porté par la force de son corps battant et fulgurant. Massant toujours son torse d'une amoureuse main, un petit sourire s'étala sur son visage. Il n'y avait pas meilleur endroit au monde à ses yeux pour mieux se cacher de l'extérieur que sous ces draps, dans les bras de l'homme qu'elle aimait le plus au monde. La cartomancienne avait l'impression de ressentir un cycle entre elle et lui qui grandissait au fur et à mesure du temps, elle lui l'avait presque adopté, nourri et qui lui avait enseigné les rudiments de la vie. Il était à présent le gardien de tout ce qui faisait son existence.

Dans son oreille, un doux soupir, le reflet de sa voix dans le coeur. Celle de son petit frère, qui lui murmurait avec attention et bonheur tout l'amour qu'il éprouvait pour elle. Que tout cela était pardonné, car elle était revenue en vie et c'était le plus important. Lydess sourit encore un peu plus, savourant cette paix intérieure qu'il lui offrait sur un plateau. Son odeur la rassurait un peu plus, lavés qu'ils étaient tout deux des terribles évènements de la nuit. Plus aucune peau ne sentait la poussière, ni la sueur, ni le sang. Ils étaient pures et propres, allongés dans ces draps de soies tout aussi impeccables et d'une senteur proprette. De véritable petit prince et princesse non si chastement couché dans un lit de roi. Au final, la noblesse ne dérangeait pas tant Lydess que cela, quand il s'agissait d'être au côté de Loban, de partager son lit et son amour.

Si la vie était aussi simple, rien n'aurait été sombre dans le tableau de leur relation. Juste eux deux et leur demeure doré, pour rattraper le temps perdu qu'ils n'avaient que trop peu retrouvé. Mais ces douces pensées ne durèrent pas assez longtemps aux yeux de la voyante quand déjà son petit frère soupira qu'il lui faudrait retourner au Parlement aujourd'hui, tandis que les premières lueurs du soleil tapaient contre la fenêtre, la traversant pour se poser sur leurs draps à peine défaits, moulant leurs corps entrelacés. La jeune femme sentait d'ailleurs la force de Loban contre elle, mais n'en ressentait malheureusement aucun désir malgré l'attente implacable. La parole qu'il venait de dire l'avait ramené à la cruelle réalité. Au fait que toujours le travail de son aimée, quel qu'il fut, sera toujours plus important que son couple, et même visiblement sa santé. Lydess se redressa légèrement et caressa ses cheveux légèrement humide à cause du bain:

- Laisse, tu n'es pas en état de bouger pour aujourd'hui, tu dois prendre beaucoup de repos...

Bien que déjà ses yeux s'assombrissaient face au front de son petit frère qui déjà se recouvrait de sueur, alors qu'il ne faisait pas si chaud que cela, et qu'ils n'étaient pas du tout en exercice. Doucement, elle porta la main à son front et le caressa pour finalement y déposer un petit baiser. Pourquoi fallait-il toujours que les plus beaux moments soient gâchés par l'extérieur ? Lydess n'avait aucun problème face aux travaux des autres, même à l'absence de ceux-ci. C'était dans le cadre naturel des choses. Mais elle ne s'était pas doutée une seule seconde que les nobles aussi, travaillaient et avaient de lourds emplois du temps, parfois même plus que les travailleurs d'en bas. Des responsabilités qui dépassaient bien plus la simple force manuelle. Lui qui avait tout l'or du monde à ses pieds, pourquoi continuait-il sur un chemin qui semblait l'ennuyer tout autant qu'elle ? N'avait-il pas assez pour disparaître, avoir un nouveau métier plus doux et reposant qui irait tout autant à ses besoins qu'à ses passions ? Lydess n'avait en vérité pas même envie de poser la question, ayant promis de ne plus s'intéresser de près ou de loin à quelque chose de son travail. Mais il semblait là qu'il y avait urgence. S'il devait à tout prix aller au parlement aujourd'hui, et que cette fièvre ne pouvait le laisser aller, que pouvait-elle faire ? Ses longues pensées brouillonna son esprit, car elle avait également les yeux mi-clos dans toute cette histoire, le sommeil souhaitant à son tour la chasser de la réalité dans un doux monde de rêve.

Mais ce qui vint par la suite la retira brutalement de tout envie de dormir. La phrase, rapidement écrite, à la familiarité fantasque, sonna comme une étrange comptine aux oreilles de Lydess. Le moment dont elle aurait rêvé éveillé, mais qui se révélait comme son pire cauchemar. Que pouvait-elle dire, que devait-elle même dire ? Son coeur s'accordait à lui sauter au cou comme si rien d'autre n'avait d'importance. Car c'était la vérité, rien n'avait d'importance. Juste son amour pour elle et sa réciprocité. Elle voulait plus que tout au monde dire oui, savourer leurs unions de manière parfaitement officielle, devenir sa princesse comme elle en avait rêvé par le passé. Mais rien n'était comme elle en avait rêvé par le passé. Lydess lui fit un petit sourire, bien que légèrement triste. Ses yeux se remplirent de larmes, alors que sa main se décala des cheveux de Loban pour reprendre sa joue avec tendresse. Sa raison lui criait que ce n'était pas une bonne idée. Est-ce que ce serait désormais ça, le restant de sa vie ? Balbutiante, comme légèrement tremblante, elle humidifia ses propres lèvres, éclaircissant sa gorge tout en réfléchissant pour ses mots:

- Oh... mon petit frère chéri... je le voudrais mais... je ne crois pas être prête... toute cette pression, cette... environnement... c'est encore tout nouveau pour moi...

Elle déglutit péniblement, et le força doucement à s'allonger correctement sur le lit, caressant sa mâchoire et lui déposant un tout délicieux baiser sur ses lèvres. S'allongeant à ses côtés dans la position initiale, le serrant tout contre elle. La cartomancienne voulait en savoir plus cependant. Retrouvant petit à petit un sourire plus joyeux que triste, elle murmura:

- Loban... je pense que tu as de la fièvre... tu sais ce que cela pourrait ammener, un mariage...? Est-ce que cela veut dire que tu veux qu'on fonde une famille, avec pleins d'enfants...? Comme "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" ...?

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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.]

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I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.]

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