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I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.]

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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Mar 12 Sep - 9:54



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Lydess essaya de lui dire que ce n’était pas raisonnable d’aller au Parlement ce jour-là dans son état et Loban pouvait comprendre, malgré le fait qu’il n’est subi qu’une morsure et qu’il était peut-être juste un peu fatigué. Il n’avait pas subi les mêmes blessures que Harry et pouvait encore bien tenir sur ses jambes. Mais à vrai dire, il ne saurait expliquer pourquoi il avait si mal à la tête. Peut-être qu’à force de monter la garde dehors, il avait fini par attraper froid ? Mais un scandale allait éclater le lendemain, il en était quasiment sûr. Et il ne pouvait rester cacher dans son manoir sans faire son rapport au Premier Ministre. Cela aurait été le comportement d’un lâche, voire même d’un déserteur et Loban n’avait aucune envie de passer pour un fuyard qui préférait rester bien au chaud entre les murs de son palais doré plutôt que d’aller se mouiller au milieu du peuple et d’assumer ses actes et ses échecs. Il ne supportait pas cela mais il supportait encore le moins d’être pris pour un lâche. Il allait être fier et se battre pour son image, même si Lydess s’y opposait et elle avait raison, au final.

Mais il était d’accord sur une chose : il lui fallait dormir. Il pourrait toujours y aller d’ici le début d’après-midi. Mais quelques heures d’un vrai sommeil étaient plus que nécessaires, c’est pourquoi il ne s’opposa pas quand Lydess le força à s’allonger correctement tout en répondant à la question qu’il avait dit sans mesurer les conséquences. Elle lui répondit donc négativement, ce qui déçut un peu Loban, indiquant qu’elle ne se sentait pas prête. Il la comprenait au final et ne lui en voulait pas. Une fois confortablement installé, il sentit les lèvres de son amour sur les siennes, comme pour s’excuser. Ce fut en tout cas ainsi que le jeune loup l’interpréta. Il sourit doucement et lui rendit son baiser en la serrant contre lui, comme une peluche, oubliant parfaitement qu’il était nu. Mais bon, après tout, ce n’était pas comme si elle ne l’avait jamais vu dévêtu. Il posa sa tête sur l’oreiller et regarda vaguement le plafond, son regard s’éteignant de plus en plus. Il n’avait pas vu qu’elle avait eu les larmes aux yeux, tant sa vue était brouillée. Il caressa doucement ses cheveux roux, écoutant Lydess parler de ce qui pouvait justement suivre un mariage.

— Je… Et bien…

Il était vrai qu’il n’avait pas réfléchi aux enfants. Et qu’il ne se sentait absolument pas prêt à être à père. C’était une responsabilité lourde et supplémentaire à gérer et à vrai dire, il n’avait pas la prétention de pouvoir réussir. Attendre était sûrement la plus sage décision. Mais une réflexion logique lui vint alors en mémoire malgré son esprit embrouillé pour qui diviser par zéro ne serait pas une abjection. Il fronça doucement les sourcils et dit d’une voix douce :

— Mais Lydess… On a… Enfin je veux dire, ce n’est pas le mariage qui nous rend fertiles… Tu… Tu pourrais très bien être enceinte…

Il essaya de la regarder dans les yeux, un peu inquiet du fait que la paternité pouvait lui tomber dessus d’un coup. Non pas qu’il n’avait pas envie d’avoir d’enfants, surtout avec la femme de sa vie, mais pas tout de suite. Il avait déjà du mal à concilier le Parlement, la politique et sa nouvelle vie de famille, il ne voulait pas être aussi absent pour son enfant qu’il l’était actuellement avec possiblement sa future mère. Il voulait être prêt et suffisamment mature pour accueillir le fruit de leur amour. Et Lydess voulait prendre son temps, ce en quoi, il ne pouvait rien lui reprocher. Il lui fit donc un doux sourire malgré son visage qui ne ressemblait plus à rien à cause de la fatigue et de la fièvre. Il déposa un petit baiser sur ses lèvres humides et lui murmura :

— Mais tu as raison, c’est mieux ainsi… On devrait attendre et prendre notre temps… Après tout, on a tout le temps devant nous désormais.

Il l’embrassa avec plus d’amour cette fois-ci, passant sa main derrière sa nuque avant de la reprendre tendrement dans ses bras. Un sourire heureux se dessina sur les lèvres, tandis qu’il dit :

— Et puis, dans les contes, ils ont toujours un méchant roi ou une vilaine sorcière pas jolie à vaincre. Et on ne l’a toujours pas fait.

Il rit doucement, bien que ses paroles n’aient aucun sens. Il soupira alors et ferma les yeux. Il dit sur un ton plus grave :

— Tu pourras me réveiller vers midi s’il te plaît, ma chérie…?

Il caressa doucement ses cheveux, la fièvre clouant sa tête à son oreiller, commençant doucement à plaquer ses cheveux sur son front. Il n’avait pour l’instant rien remarqué, ni même entendu la remarque de Lydess. À cet instant, les bras de sa chérie s’étaient transformés en ceux de Morphée. Mais avant de sombrer dans un sommeil lourd, il dit :

— Je t’aime, Ly…

Ses caresses cessèrent progressivement et il finit par dormir, tout simplement.
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The Hate Inside.
My mouth was a crib and it was growing lies. I didn't know what love was on that day. My heart's a tiny bloodclot, I picked at it. It never heals it never goes away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay. I would have told her then she was the only thing that I could love in this dying world. But the simple word love itself already died and went away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Mar 12 Sep - 16:52



not that strong.

« ALL THE LOST DAYS. »

Manoir Renfield, Westminster, 16 mai 1891.

La réponse de Loban ne se fit pas attendre. Un silence tout d'abord gêné, alors qu'il lui avait offert l'un de ses passionnels baisers depuis qu'ils étaient rentré dans le morne mutisme décadent de leur retour. Une gêne bredouillante qui parut si évidente à la voyante que celle-ci se mordit les lèvres en secret, le visage caché dans le cou de son si tendre aimé. A ving-sept ans, il n'aurait pas été mentir que de dire que Lydess rêvait de fonder une famille; elle ne voyait pas cela comme la fin de ses aventures, même s'il y aurait une baisse considérable de ses prises de risques. Jamais elle n'avait trouvé, durant ses péripéties fastidieuses, un homme qui lui fasse si bien oublier le souvenir de Loban qu'elle aurait pu mettre table rase et se marier ailleurs. Il n'y en avait eu qu'un seul, en vérité, mais cet homme était déjà pris, alors c'était de l'histoire ancienne. Elle était si jeune à cet époque, presque l'âge de Loban. Cette réflexion personnelle la fit se sentir soudainement si vieille que cela occulta sa peine face à la réponse visiblement négative de son petit frère. Mais le complément à sa réponse avortée ne fut pas si longue à arriver, et ce qu'il dit fit doucement rire la jeune femme. Il était vrai que le mariage n'était pas une close secrète entre leurs deux corps. Ce n'était pas une cérémonie intime où l'ovaire offrait la clé de son royaume à la semence masculine... enfin, littéralement, cela ne l'était pas. Mais dans la symbolique, il y avait cet esprit. Esprit qui n'avait pas raison d'exister entre deux qui n'avaient pas attendu le mariage pour s'unir.

- ...Loban, je le saurai, si j'étais enceinte... et le jour où je le sentirai, tu seras le premier à le savoir. Rien qu'en me voyant courir tous les marchés et les boutiques de la capitale pour remplir la parfaite petite chambre d'enfant...

Avec une mine rêveuse, la cartomancienne serra le potentiel père de ce fameux enfant dans ses bras, comme une peluche. C'était un doux songe, mais Lydess avait toujours aimé imaginé comment elle décorerait la chambre de ses futurs enfants, ce qu'elle leur offrirait. Du café, elle n'avait aucun mal à s'imaginer voler les jouets et autres choses qui lui aurait été nécessaire. Si elle avait épousé un quelconque membre de la Tribu, fusse Gerald, dans le quartier de Southwark, jamais elle n'aurait eu besoin d'arrêter son métier de diseuse de bonne aventure. Ainsi, il n'y aurait jamais eu cette cassure entre elle et le cirque, et elle n'aurait pas eu besoin de se cacher pour y retourner rendre visite à ses anciens amis, de temps en temps. La vie aurait été simple, personne n'aurait rien exigé de quelques côtés que ce fut. Lydess soupira doucement, à peine audible par une oreille humaine. Prendre son temps, oui, la sorcière n'était pas contre. S'habituer à son ennui, à la tristesse de sa richesse, à cette femme qu'elle rencontrait parfois dans le manoir et qui se trouvait être la mère adoptive de Loban, à ce majordome et ces serviteurs, qu'elle aimait beaucoup mais qu'elle ne parvenait pas à faire travailler pour elle. Il lui arrivait parfois de se lever le matin, et d'aller en trainant des pieds chercher la cuisine pour commencer le petit-déjeuner, croisant sur le chemin une servante qui s'apprêtait justement à l'apporter. En la regardant, Lydess baissait la tête et s'excusait tout en récupérant le plateau à sa place. Peut-être les servantes le voyaient comme une insulte envers leurs travails, et c'était pour cela que la pauvresse leur demandait pardon -tout en faisant tout de même leur boulot.

Lydess rit à la plaisanterie de Loban sur le fameux méchant à abattre. Ainsi William n'était-il pas un assez grand ennemi pour eux ? Il fallait pourtant voir dans quel état ils avaient tous été mis. Avec douceur, elle embrassa le cou de son petit frère tandis qu'il plongeait dans un sommeil toujours aussi profond. Sa température ne semblait pas vouloir s'arrêter et prenait en rapidité tout autant qu'en force. Il n'y avait pas de temps à perdre et pourtant elle tombait de sommeil à son tour. Elle ne pouvait s'en occuper pour le moment et prier intérieurement pour qu'il se remette aussi vite que possible de ce qui paraissait être une vilaine grippe.

- Bonne nuit, mon preux chevalier, je t'aime aussi...

Il ne lui fallut pas longtemps pour sombrer à son tour, n'ayant pas répondu à Loban quand celui-ci lui demanda de le réveiller pour midi. Il en était hors de question de toute façon. Sa fièvre augmentait de manière exponentielle et Lydess s'en voulait déjà de dormir au lieu de l'aider. Vers les premières cloches de treize heures, la cartomancienne ouvrit un premier oeil. La sueur recouvrait à présent Loban, et ce n'était pas du à la chaleur de leurs deux corps enlacés. Il était collant, et paraissait légèrement agité, ses joues étaient tout aussi rouge que le reste de son corps. Inquiète, Lydess regarda l'état du cataplasme sous le bandage de lin. Celui-ci s'était légèrement décollé à cause de la transpiration. La morsure n'était pas belle, clairement pas. La plaie avait beau être nette et précise, elle coulait d'un léger pourtour transparent et liquide. Jetant un coup d'oeil à ses propres légères blessures, elle ne vit rien de semblable. La panique commençait à défaire toute sa raison, quand finalement l'éclat du soleil heurta le fond de sa rétine. Son regard se portant à l'extérieur de la fenêtre, elle vit le Parlement et songea qu'il lui fallait accomplir son devoir. Loban ne se lèverait pas aujourd'hui. Serrant les lèvres, la première chose qu'elle fit fut de revêtir une robe de chambre honnête et d'aller voir les serviteurs, ainsi qu'Alan. La voyante les réunit tous sous son égide et leur donna des ordres clairs, l'esprit embrumé par la peur et contrôlant pourtant parfaitement ses mots.

- Lord Renfield ne va pas bien, il a été mordu par un animal mais ne peut se rendre à l'hôpital, nous devons régler cela par nous-même. Vous trouverez tous les cataplasmes nécessaires dans toutes les boites à pharmacie des salles de bain, pareil pour les bandages de lin. Il lui faut un nouveau pansement toutes les quatre heures minimum, lavez la plaie avec de l'eau froide et claire, mettez lui-une poche de glaçon sur le front. Alan, vous surveillerez les opérations et vous tiendrez à son chevet, je veux que personne ne rentre dans cette demeure. S'il se réveille, ne le laissez pas sortir du lit. Ah, et accompagnez son chocolat chaud d'un peu de poudre d'ail et d'ortie... juste un peu, goûtez le avant, je ne veux pas qu'il en recrache la moitié sur lui.

Parlant vite, son regard encore endormi se trouvait dans le vide tandis qu'elle comptait sur ses doigts pour vérifier qu'elle n'avait rien oublier. Ce n'était peut-être qu'une simple grippe, mais il ne fallait pas que des énergies négatives en profitent pour s'emparer de lui, surtout après ce qu'il avait fait la nuit dernière. Un peu calmé par Alan, Lydess s'en alla dès qu'elle eut assurance que ses ordres avaient été compris et alla se baigner avec quelques plants de lavande dans son bain chaud. Il lui en fallait pour se relaxer. Ce qu'elle allait devoir faire allait peut-être considérablement anéantir le peu de bonnes relations qu'elle avait reconstruit avec Loban, mais il n'y avait aucune autre solution. Si le peuple de Londres était si important que cela, il ne devait souffrir d'une maladie de leur héros. Et s'il fallait un remplaçant succinct, qui mieux que sa propre mère, soeur et amour pour l'être. La pauvresse des rues demanda à une servante de la maquiller, de s'occuper d'elle à la perfection, comme si elle eut été une lady. Ce à quoi la servante répondit gentiment qu'elle l'était de toute façon, mais ce n'était pas là le sujet. Habillée, apprêtée comme une fille de bonne famille, Lydess cachait à la perfection ses médiocres origines. Certainement n'avait-elle jamais été aussi belle auparavant, que quelqu'un se décide à lui faire sa portrait. Serrant les dents, la voyante se sentait plus que jamais en dehors de son élément. Même si le fait de commander et d'être à la barre lui parraisser presque naturelle, le fait de supplanter le rôle de Loban lui donnait un mauvais goût dans la bouche, comme le prémisce de la remontrance à venir.

S'il eut été plus sage de faire parvenir une simple missive à l'encontre du Parlement, déclarant que Loban n'était juste pas encore assez sur pied pour faire son rapport, Lydess n'en savait rien. Les évènements étaient si graves que la rapidité se devait être. Levant haute la tête, ce fut d'une voix forte qu'elle demanda au cocher de l'amener jusqu'au Parlement. A dire vrai, elle ignorait même où se diriger pour dire ce qu'elle avait à dire, ni même ce qu'elle devait dire. Son petit frère avait juste dit qu'il devait aller à ce grand bâtiment pour son travail, mais Lydess ne savait pas en quoi il consistait. Elle s'imaginait vaguement qu'il devait rendre un rapport à quelqu'un sur ce qui s'était, mais qui donc pouvait supplanter une sorte de... directeur de la surveillance des lieux dangereux ? Toujours avec l'air déterminé et le coeur lourd, elle entra dans les hautes sphères du pouvoir que conserver la demeure des administrateurs du pays. La main légèrement tremblante, la cartomancienne s'approcha du bureau d'une des secrétaires et lui sourit agréablement:

- Bonjour, excusez-moi mais je cherche le bureau du supérieur de Lord Renfield.

La secrétaire la regarda de haut en bas, haussant un sourcil. Quand bien même Miss Hentswig faisait parfaitement illusion dans son apparence, elle possédait une aura clairement plus modeste que les secrétaires même du bâtiment. Une aura modeste mais forte qui ne partirait pas sans avoir eu son information. La jeune femme rit pourtant, presque désabusée de la question de Lydess:

- Le Premier Ministre ne reçoit pas sans rendez-vous, je suis navrée, puis-je prendre votre nom et votre requête afin de vous recontacter plus tard ?

Bien plus tard, quelque chose comme jamais. Lydess sentit que la petite scribe ne la prenait pas au sérieux. Le Premier Ministre, et puis quoi encore. Quand à dire son nom, il ne lui dira absolument rien. Il lui fallait une connexion au Lord Renfield afin de pouvoir intercéder en son nom. Prenant une profonde respiration, Lydess regarda la jeune femme avec tout le mépris que celle-ci lui renvoyait. La cartomancienne, au delà de sa gentillesse et de sa coquinerie naturelle, portait un beau et riche visage parfait pour ce genre de sales et vils émotions. Croisant les bras, elle planta un regard sombre dans celui de la secrétaire, de ceux qu'elle offrait aux gens qu'elle grondait sérieusement:

- Ce n'est pas très malin de votre part de vous moquer de la fiancée du Lord Renfield. Qui que soit son supérieur, j'exige un entretien immédiat. Dites-lui que cela concerne l'état d'urgence de la Tour de Londres, il comprendra. Debout maintenant, j'ai hâte de voir votre visage quand vous reviendrez.

Le combat de regard entre les deux jeunes femmes auraient pu déclencher des orages tant il était puissant, mais la sorcière ne reculait devant rien ni personne. Certainement pas une simple et stupide petite bécasse imbue de son misérable statut de secrétaire d'État. Ce fut finalement elle qui se leva à son tour, après quelques secondes de silence. Son regard était à présent un regard de défi, elle s'en alla presque en faisant voleter son chignon dans les airs, songeant avec joie au moment où elle s'en retournerait vers la jeune fiancée pour lui dire que c'était présomptueux et impossible. Ce fut une figure blême et sombre qui revint face à une Lydess triomphante. Balbutiante, la secrétaire se rassit et récupéra rapidement des feuilles sur son bureau, les feuilletant pour se donner de la contenance tandis qu'elle murmura d'une voix morte:

- Le Premier Ministre va vous recevoir sur le champ, Mademoiselle.

Quel était ce curieux sentiment qui s'emparait des veines de la voyante ? Un sentiment de pouvoir, qui supplantait la surprise d'apprendre que le supérieur de son petit frère était bien le Premier Ministre en personne. Elle ne s'était finalement pas moquée d'elle, mais Lydess n'y croyait encore qu'à demi. Respirant comme un nouvel air de puissance dans ses veines, elle s'imaginait pouvoir affronter la Reine en personne. Depuis qu'elle avait rejoint la noblesse, son coeur s'était enfermé dans une infériorité qu'elle n'avait jamais ressenti jusqu'alors. Cette même infériorité dont elle blâmait les nobles qui venaient jusqu'à elle, la cartomancienne se l'était appliqué comme une étiquette sur son esprit. Mais ce n'était pas ainsi que l'on vivait. Elle n'était pas une noble. Elle était une pauvresse, une orpheline, une enfant du cirque. Et ainsi vaincrait-elle. Elle n'avait que l'apparence d'une noble, mais son âme restait celle d'une femme forte de ce fameux peuple que Loban tenait tant à protéger. Suivant alors la personne qui devait la guider jusqu'à ce fameux supérieur, Lydess vit une plaque sur un bureau; "Home Secretary – Lord Loban V. Renfield". Le souffle lui manqua, mais elle n'eut le temps de tourner la tête pour mieux lire la plaque. C'était impossible, comment avait-on pu donner un rôle important à un homme aussi jeune ? Lydess ne doutait pas des talons de son petit frère, mais à ce point... Elle devait avoir mal lu. Aussi continua-t-elle de marcher, la gorge de plus en plus sèche cependant, jusqu'à se trouver devant la plaque qui fut la plus difficile à lire pour le coeur de Lydess. Premier Ministre. Son guide lui ouvrit la porte et la fit entrer avec politesse forcenée. Lydess le remercie et entra d'un pas déterminé, la gorge nouée. Qu'il fut un ministre ou un roi, il lui fallait être forte. Il n'était qu'un homme, après tout.

De sa petite mais puissante stature, la cartomancienne se tint le dos droit et avant qu'il n'ait eut le temps de dire un mot, Lydess s'inclina à mi-chemin entre une inclination féminine et masculine. Elle savait que cela était de bon ton comme un salut commun entre les nobles.

- Miss Hentswig, je viens de la part du Lord Renfield pour vous faire le rapport de ce qu'il s'est passé à la Tour de Londres, durant la nuit dernière. Il ne peut vous le faire lui-même, car il est gravement indisposé suite aux évènements que je vais vous expliquer. Chacun des gardes étaient éveillés et postés à l'endroit qu'ils devaient garder, Lord Renfield était également à son poste, dirigeant les opérations. Les intrus ont profité d'un remaniement de la garde pour attirer celui qui gardait la porte de service vers eux et le mettre hors d'état de nuire pour récupérer les clés. Ils sont entrés discrètement et le plus silencieusement possible, en profitant de tout ce qui pouvait les aider à entrer, diversion et mensonge compris. Ce fut lors d'une ronde faite par Lord Renfield que celui-ci se rendit compte que la porte était entrouverte, il est aussitôt entré et a entendu du bruit sur le toit. Sur celui-ci se trouvait les intrus qui avaient rencontré votre prisonnier qui s'était révélé être un vampire qui avait dévoré toute âme, y compris soldats, dans la Tour. Il les a transformé en zombie qui se sont mit à attaquer les intrus qui n'ont fait que se défendre. Lord Renfield est arrivé sur ces entre-faits et a été obligé de détruire la menace Adkins. Il a également maitrisé les intrus et s'occupera d'eux personnellement. Il est actuellement alité suite à une blessure qu'il a eut en affrontant William Adkins, mais se remettra au plus vite. Mais il n'y a désormais plus aucune menace concernant la Tour de Londres, elle doit cependant être nettoyé de fond en comble le plus vite possible afin de remettre en marche son potentiel touristique et juridique.

La tête toujours aussi haute, le dos toujours aussi droit et la voix forte, Lydess se tenait les poignets derrière son dos, refusant de baisser le regard face à celui qui se trouvait être le Premier Ministre. Elle n'avait jamais demandé tout ça. Tout ce qu'elle pensait faire de sa vie, c'était lire les cartes et fonder une famille, voilà qu'elle devait s'occuper de l'exécrable métier de son chéri... se trouvant en face même du pilier quasi central du gouvernement anglais. Ses autruches lui manquaient plus que jamais.
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That neither of us has to be alone
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Mar 12 Sep - 23:14



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Loban entendait vaguement les dires de l’amour de sa vie qui parlait de grossesses et de futurs enfants. Il eut un sourire heureux en s’imaginant un jour père, avec Lydess à son bras, regardant courir leurs filles et leurs fils dans leur grand domaine. Il se sentait presque à en vouloir maintenant, mais il savait que c’était peut-être seulement la fatigue qui lui faisait désirer cela aussi hâtivement. Car il n’avait jamais été contre le fait de fonder une famille, une vraie et vouloir être une véritable figure paternelle avec ses enfants, avec sa chair et celle de Lydess dans des petits êtres adorables. Mais leur situation n’était assez stable pour l’instant et leur relation, bien que très forte, n’avait pas encore trouvé un point d’équilibre satisfaisant. Il avait hâte de se marier néanmoins. Même si la réponse fut négative, il l’avait plus prise comme étant provisoire. Qu’ils avaient besoin de prendre leurs marques avant de précipiter les choses. Après tout, cela faisait à peine un mois qu’ils s’étaient retrouvés. Et puis, Loban devait avouer, il n’était pas très présentable ni convenable pour une demande en mariage, n’ayant ni habits, ni bague de fiançailles à lui proposer. Il lui en achèterait une magnifique, il s’en faisait la promesse.

Ce fut avec un doux sourire qu’il ferma les yeux et s’endormit définitivement dans un long et profond sommeil malgré sa fièvre qui ne faisait que grimper. Dans la nuit, il avait remonté la couette jusque sous son menton, mourant de froid et pourtant ayant la tête et le reste du corps bouillonnant. Sa bouche se fit pâteuse, tandis qu’il se déshydratait à vue d’œil, son corps essayant vainement de se refroidir. Il bougeait un peu de temps en temps, essayant de trouver une place moins humide du matelas, mais en revanche, plus fraiche, ce qui ne lui convenait pas tellement. Quel paradoxal que lui offrait la fièvre : ayant froid, il cherchait la chaleur alors que son corps essayait de trouver de la fraicheur. Son sommeil se fit sans rêve et quand vint l’aube, il ne sentit même pas les rayons du Soleil lui réchauffer doucement les orteils. Il passa la matinée à dormir et ne sentit pas Lydess partir. Cependant, sa chérie était une source de chaleur non-négligeable et son départ le fit avoir encore plus froid. Il gémit doucement dans son sommeil, s’agitant un peu plus, ayant de l’espace, son visage se crispant. Néanmoins, il n’ouvrit toujours pas les yeux, même quand son armée de domestiques tourna autour de son lit pour s’occuper de lui.

*
*    *


Le Premier Ministre se tenait dans son bureau, classant ses derniers importants sur le traité commercial avec la Prusse. Les affaires diplomatiques de l’Empire se portaient pour une fois bien. Du moins, les affaires extérieures. Bien évidemment qu’il y avait ce problème de prisonnier insolite dans la Tour. À vrai dire, il ne s’était pas trop mêlé. Il savait juste que le détenu possédait des facultés surhumaines et que le Home Secretary était à la charge de cette affaire. Il avait exigé un rapport quotidien de la progression, laissant le jeune homme s’occuper intégralement de sa première affaire. Mr. Le Ministre ne faisait pas partie des politiciens qui s’étaient opposés à sa nomination suite au décès de Viktor Renfield mais cela ne voulait pas dire qu’il approuvait pour autant. Viktor, un ami à lui, savait ce qu’il faisait et il ne pouvait contester sa décision. Restait à savoir s’il serait à la hauteur de la tâche pour du haut de ses vingt-trois printemps. On frappa alors à la porte de son bureau et le Premier Ministre s’enquit de ce qu’on lui voulait.

La fiancée de ce fameux Renfield souhaitait s’entretenir avec lui sur le fameux sujet de la Tour. Le politicien commença à être inquiet. Quelque chose de grave s’était passé ? Qu’en était-il du prisonnier ? Sans plus attendre, il dit à la secrétaire de la faire venir, faisant face à la porte d’entrée pour attendre patiemment la femme qu’il ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam. Il n’avait même pas entendu dire que le jeune Renfield s’était fiancé. Une remarque qu’il n’hésiterait pas à faire dès que l’inconnue serait arrivée. Il espérait juste que ce ne soit pas une tentative d’assassinat envers sa personne, même si, malgré son âge et les gardes devant sa porte, il pourrait sûrement se défendre un minimum. Mais de toute façon, ce scénario n’arrivera pas car la prétendue future Mrs. Renfield entra dans son bureau. C’était une petite femme aux magnifiques roux et au regard déterminé. Curieux de voir ce petit bout de femme dégager une aura étrange dans la pièce, il n’eut le temps de lui adresser la parole pour faire ne serait-ce que les présentations que celle-ci s’était déjà inclinée pour entamer un long monologue sur les évènements de la nuit.

Le Premier Ministre avait effectivement entendu rapidement dire que quelque s’était passé à la Tour mais en réalité, il avait plus attendu le rapport de Renfield. Le vrai. Enfin. L’officiel Home Secretary. Mais qu’importe, cela ferait l’affaire. Cependant, plusieurs points marqua l’esprit du politicien qui les nota un à un dans un recoin de son esprit pour y revenir plus tard, attendant poliment que la jeune et jolie inconnue, disant s’appeler Henstwig, un nom qui ne lui disait absolument rien, ait fini son rapport avec un ton des plus professionnels, il devait l’admettre. Une fois qu’elle eut fini son discours, le vieil homme eut un léger sourire, plutôt bienveillant. Il ne savait pas si elle était sincère ou si elle essayait de l’embobiner. Mais ce qui était sûr, c’était que si elle racontait bien la vérité, alors l’heure était grave. Des morts-vivants et des vampires, ce n’était que dans l’imaginaire folklorique et ne pouvait pas exister. Cependant, la quarantaine de corps arrivés à la morgue à l’aube n’était pas un hasard. Son sourire se fit plus inquiet et il fit un geste de la main pour inciter la jeune femme à s’asseoir sur l’un des agréables fauteuils du bureau du Premier Ministre.

— Écoutez Miss Hentswig… Je dois admettre que j’ai un peu du mal à croire à votre histoire. J’aurai préféré que ce soit Mr. Renfield qui vienne faire son rapport mais, apparemment, il est indisposé, comme vous le dites. Cela dit, je n’avais jamais entendu dire qu’il s’était fiancé. De plus, vos détails sont fournis et riches, je me demande comment vous avez fait pour les avoir. Peut-être bien que votre « fiancé » vous les a racontés mais s’il est réellement gravement indisponible, cela m’étonne fort qu’il vous ait donné une histoire si précise.

Il la regarda un instant avant de soupirer doucement et de baisser les yeux.

— Mais si ce que vous dites est vrai… alors nous courrons tous un grave danger. L’Humanité toute entière peut-être. J’attendrai le rapport du Lord Renfield avant de commencer à prendre des mesures. Vous comprenez ?

Il releva les yeux sur elle et sourit doucement.

— Je n’insinue rien sur la véracité de vos propos. Après tout, vous pouvez très bien être sincère, ne serait-ce que sur votre relation avec Lord Renfield. Il ne parle guère de lui, malgré le fait qu’il ait parfois de bonnes idées.

Son sourire se fit plus sincère avant d’ajouter d’un air plus sérieux.

— Merci de m’avoir prévenu en tout cas. Cependant, je vais vous demander de partir, j’ai encore pas mal de choses à faire et de gens à voir. Un emploi du temps de ministre, comme on dit… Ravi de vous avoir aperçue et bon rétablissement à votre fiancé.

Il lui sourit et lui serra la main avant de retourner à ses affaires, songeur. Si Renfield avait véritablement échoué à sa tâche, c’était soit de l’incompétence venant de sa part, soit de la négligence… Seulement, pouvait-on vraiment lui reprocher d’avoir eu des failles face à un… vampire…? C’était une créature surnaturelle, surréaliste, qui n’était pas censée exister. Rien ne pouvait être fait tant que le Comte de Warwick ne serait pas sur pieds, malgré toute la bonne volonté de sa fiancée. Cela dit, elle l’avait prévenu et le ministre pouvait d’ores-et-déjà commencer à réfléchir à certains dispositifs au cas-où cette histoire serait authentiquement vraie.

*
*    *

Loban ouvrit finalement un œil quand il se sentit être déplacé. Sa tête tombait mollement sur son torse nu. Le bandage sur son épaule était en train d’être changé mais la blessure le faisait souffrir le martyr. Peut-être encore plus que son sang qui tambourinait inlassablement sur ses tempes en feu. Il ne sentait pas bien. Pas bien. Il grogna doucement, tant le réveil était difficile et que le sommeil ne semblait pas avoir servir à grand-chose. Il porta sa main libre sur son front pour chasser la sueur qui lui coulait sur les yeux qui n’y voyaient déjà pas très bien. Il voyait seulement plusieurs ombres s’agiter autour de lui, mais aucune silhouette ne ressemblait à Lydess.

— Où est-elle…? Où est ma sœur…?

Un silence s’installa dans la petite assemblée suite au ton rauque et glacial du Lord. Personne ne lui répondit mais tout le monde essayait de le faire s’asseoir convenablement dans le lit. Loban maugréa quelques paroles sans sens et se passa une nouvelle fois la main sur le visage et sur les lèvres sèches. Il vit une tasse arriver vers lui, qu’il prit et dont il but une gorgée du contenu. Une grimace ne tarda pas à venir. C’était le plus mauvais chocolat qu’il avait goûté. Mécontent, il se tourna vers ses infirmiers qui s’empressèrent de lui expliquer qu’il y avait des médicaments préparés par Miss Lydess. Alors certes, ce n’était pas totalement vrai, mais le principe était là. Mécontent de ne pas avoir eu de réponses à son unique question, il posa la tasse vide et essaya de se lever mais deux mains se posèrent sur ses épaules pour le maintenir sur son oreiller trempé. Interloqué, Loban réessaya avec plus de force mais il se retrouva de nouveau adossé à sa tête de lit. Il grogna une nouvelle fois et força pour tenter de se libérer mais là encore il rencontra résistance. Alan essayait de lui expliquer quelque chose mais il n’entendait pas, voulant juste sortir du lui pour rejoindre Lydess, ne se rendant pas compte qu’il poussait des cris d’animal en colère. Sa fièvre ne le faisait pas réagir de manière rationnelle de toute façon. Il luttait pour sortir, comme un fou pour éviter les médicaments ou la camisole. Mais les domestiques, un peu trop zélés peut-être, continuaient d’essayer de maintenir ce beau bébé de plus de quatre-vingt kilos de muscles pour presque deux mètres sur le lit. Mais Loban ne lâchait pas l’affaire et il continua sa tentative de libération.

— Je dois aller au Parlement ! C’est très grave ce que vous faites-là ! Je suis... le Home... Secretary...! Laissez-moi voir Lydess !

Toutes ses phrases étaient décousues et sans vraiment de sens les unes à la suite des autres. Mais tandis qu’il continuait à dépenser de l’énergie pour essayer de poser un pied par terre, la fièvre commençait à augmenter et à le terrasser véritable. Il continuait de s’agitait comme un ver, même si son rythme faiblissait, tout comme ses grognements de rage.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Mer 13 Sep - 11:37



not that strong.

« ALL THE LOST DAYS. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Le monologue avait été long, et la gorge assoiffée de Lydess, rendue âpre par le stress et les récentes découvertes qu'elle avait fait, la rendait fébrile. Son mensonge ne passerait pas inaperçu, elle le savait, et le peu de pouvoir qu'elle venait de gagner s'effondrerait comme neige au soleil quand Loban reprendrait son poste; il avouerait le mensonge, peut-être même sans s'en rendre compte alors que des gens viendraient le féliciter pour ses récentes fiançailles. Elle n'osa imaginé la honte que celui-ci ressentirait à les contredire, les faisant comprendre qu'ils ont été floué par une petite idiote en belle robe et belle toilette. Serait-il même amené à dire qu'il lui avait demandé sa main mais avait été repoussé ? Tout cela s'ajouterai au déshonneur un peu plus important, rajoutant une couche sur cette échec qu'elle avait d'ailleurs elle-même causé au niveau professionnel, avec cette fameuse histoire de la Tour de Londres.

Décidément, Lydess n'avait pas son pareil pour se mettre dans des situations totalement désastrueuses en si peu de temps. N'avait-elle donc pas fait de baignade purificatrice depuis tant de tmeps que cela ? Il lui faudrait revoir ses talismans, car il était clair que la chance n'était pas à ses côtés. Mais ce fut très silencieusement qu'elle s'assit à la demande du Premier Ministre. Elle n'osa pas dire le moindre mot en plus, de peur de briser sa couverture. Les paroles de l'homme d'état étaient si bien ficelé, si bien réfléchi que Lydess se mordit la lèvre inconsciemment. Tout ce qu'il en déduisait était parfaitement correct, même si Loban aurait largement eu le temps en réalité de dire tout ce qu'elle venait de transmettre. Elle ne savait comment expliquer cette partie correctement sans avoir l'impression de rajouter une information à son mensonge qui n'en était pas un. Pourquoi tout le monde semblait avoir du mal à la croire ? Jamais elle n'avait menti; c'était peut-être là sa plus grande astuce de voleuse. Elle hocha très doctement la tête quand celui-ci déclara devoir attendre le retour du Lord Renfield afin de pouvoir prendre de réelles mesures. La cartomancienne le comprenait, c'était parfaitement logique. Sa petite réflexion sur sa sincérité, "même" sur sa relation avec le Lord Renfield, la fit tiquer très légèrement. Etait-ce donc tant que cela impossible ? Etait-ce son allure qui trahissait le fait qu'elle ne venait pas de la noblesse et qu'ainsi, son regard rempli de luxe ne pouvait pas imaginer une relation semblable ? La pauvresse était remplie de préjugés face au gouvernement et aux nobles qui le composaient. Mais elle n'avait pas d'autres choix que jouer leur jeu, car il en était du destin de l'Humanité plus que du peuple de Londres, comme l'avait si bien dit le Premier Ministre dans son gros menton.

Se levant tout aussi professionnellement, sans effluve et avec un sourire amical, Lydess serra la main du Premier Ministre; intérieurement, elle songeait au moment où elle retrouverait son train train, et irait dire à Fergus qu'elle avait toucher le bras droit de la Reine. Mais ce n'était pas la première chose à s'inquiéter, car l'esprit de Lydess était toujours à la demeure de Loban, craignant pour la santé de ce dernier. Est-ce qu'elle avait bien fait de laisser la gérance à Alan ? Ce fut donc le plus rapidement possible qu'elle repartit du Parlement, prenant soin de saluer aimablement la secrétaire qui avait envie de la tuer du regard. Si ses mains n'avaient pas été posé l'une sur l'autre devant son ventre à la manière des Lady guindés, son allure aurait pu croire à une prompt fuite. Mais ce fut avec un tout aussi grand empressement qu'elle appela une nouvelle calèche, donnant l'adresse de Loban avec l'ordre d'y retourner le plus vite possible. La cartomancienne se rendit compte à ce moment là qu'elle avait entièrement oublié de regarder la plaque de son petit frère, pour s'assurer de son poste dans cette étrange composition parlementaire. Elle se mordit la langue, se maudissant pour sa propre stupidité avant de se rassurer: elle n'était pas censé s'intéresser à son travail. C'était ce qui avait causé toutes ces terreurs. Déglutissant, songeant davantage à la santé décadente qu'à ce travail chronophage, elle parvint à la demeure... et songea qu'elle n'avait rien eu pour payer ce chauffeur qui s'était occupé gentimment de son aller et de son retour. D'un air terriblement gêné et contrite, Lydess baissa la tête en sa direction, regardant le sol pour lui annoncer sa démise. Ce à quoi elle fut répondu par un grand éclat de rire. Il lui répondit qu'il était le chauffeur de Lord Renfield, et qu'en tant que calèche privé, il n'y avait pas besoin que les membres de la maisonnée ne lui confient un quelconque pourboire obligatoire. Lydess fut rassurée, bien qu'encore un peu gênée de son ignorance quand aux choses de la noblesse. Elle s'était imaginée que cette calèche était là au bon moment et au bon endroit, mais pas qu'il fut privé à son petit frère. Il y avait encore tellement de chose qu'elle avait à apprendre.

A bas les convenances à présent, devant les regards presque blasé des jardiniers, Lydess redressa ses jupons au dessus de ses genoux pour courir jusqu'à la porte. L'ouvrant et s'engouffrant dans la demeure comme un puissant courant d'air, elle fut acceuillit par des bruits rauques et des cris qui résonnaient dans le hall entièrement vide. Morte d'inquiétude, comme si toutes ses craintes s'étaient révélé juste, elle monta les marches quatre à quatre, crachant sur ces foutus bottines de princesse dont les talons étaient beaucoup trop haut pour se déplacer correctement. Ses vieilles ballerines ballantes étaient beaucoup plus efficaces. Mais elle parvint cependant à atteindre la porte de la chambre, d'où venait tous les bruits. Oubliant ses membres tremblants et le mensonge, Lydess ouvrit la porte d'un coup sec qui la fit claquer contre le mur juxtaposé. Les mains sur les hanches, elle analysa en quelques secondes toute la situation: les serviteurs qui tenaient le jeune loup entre leurs mains pour le forcer à se tenir allongé, le chocolat vide, Alan qui ne savait plus où donner de la tête. La situation était totalement hors de contrôle, agaçant profondément Lydess qui s'écria un puissant:

- IL SUFFIT !

De son regard ombrageux et courroucé, Lydess regardait avant tout son petit-frère brouillon mais remarqua également toutes les têtes qui se tournèrent vers elle, soulagés au plus que possible. Les regardant à leur tour, Lydess sourit et inclina légèrement la tête en avant pour les remercier, enjoignant la parole au geste. Elle s'approcha alors du chevet de son chéri et l'observa tout en lui tenant la main, la caressant prestement du pouce pour lui faire comprendre qu'elle était présente. La sueur de son corps n'avait fait qu'augmenter, rendant toute sa peau luisante, et le pansement qui venait tout juste d'être refait ne pouvait lui permettre de voir correctement la plaie, mais la voyante espérait qu'elle eut meilleur mine -bien qu'elle n'y croyait guère. Poussant un long soupir, Lydess embrassa finalement les lèvres brûlantes de Loban, ne pouvant se résoudre à lui embrasser le front moite et luisant. Cela ne pouvait pas être une simple grippe. Lui tenant la main bien fermement, Lydess lui demanda dans l'oreille, murmurant pour ne pas être entendu:

- Je suis là mon chéri... dis-moi... est-ce que c'est bien l'un des zombies qui t'a mordu...?

Bien évidemment que non. La réponse était tout aussi évidente. La plaie était si propre, presque délicatement plantée dans la chair. Et aucune des plaies n'avaient réagi ainsi chez elle. Aucune raison que ce fut juste à cause de sa position. Blême, le visage de la cartomancienne se retourna vers Alan et les servants qui attendaient posément ses ordres. C'est alors qu'elle porta la main à son propre esprit qui chavirait un peu – sous la précipitation de ce "matin", elle n'avait pas pris de café. Tout s'embrouillait dans son esprit, principalement paniqué par l'état de son chéri. Elle avait envie de pleurer, d'évacuer toute cette lourdre pression accumulé en pagaille depuis trop longtemps. Le Parlement avait été une épreuve bien plus lourde que prévu, et voir ensuite Loban dans cet état... car il leur avait sauvé la vie. Ce n'était pas humain. Déglutissant, Lydess retrouva sa détermination dans le regard et parla d'une voix forte et assurée:

- ... merci, mais il faut faire vite. Vous, vous et vous, je vais vous écrire une liste d'ingrédients qu'il vous faudra aller chercher en ville, ou même dans le parc, où que vous voulez... Alan, choisis tes éléments et je veux que vous alliez dans la bibliothèque pour m'apporter ici tout ce qui a un rapport avec le vampirisme... vous... s'il vous plait, ramenez moi un café, le plus corsé possible. Et tous les autres, partez avec ceux qui chercheront les ingrédients. Répartissez vous la tâche et ne rentrez pas tant que vous n'aurez pas absolument tout. On ne peut se permettre de manquer une seule chose.

Reprenant son souffle, Lydess prit alors dans la table de nuit de quoi écrire et du papier pour faire la fameuse liste qu'il faudrait accomplir aux serviteurs. Elle fut très longue, mais c'était le minimum pour tout ce que souhaitait faire la sorcière. Des ingrédients contre les énergies néfastes, tout ce que la culture populaire disait être contre les vampires, mais aussi des ingrédients pour des talismans de chance et de guérison, de force et de courage. Il n'y aurait jamais assez pour lutter contre ce mal, mais il fallait tenter. Elle caressa longuement les cheveux trempés de Loban, tenant de l'autre main cette menotte tremblante. Ses yeux retenaient ses larmes, et la cartomancienne serrait fort ses dents; il ne lui fallait montrer aucune preuve de faiblesse. Être forte pour que Loban puisse s'accrocher à elle et surmonter cette terrible épreuve.

- Loban... je t'aime... tu m'entends..? Tu vas aller mieux, je vais m'occuper de toi, ne t'inquiète pas du Parlement, j'ai tout réglé avec le Premier Ministre, il est au courant de ton état et t'attendra pour prendre toute mesure. Tout ce à quoi tu dois penser, c'est à guérir... soit fort, bats toi contre ce mal, et je serai avec toi pour t'aider...

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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Mer 13 Sep - 12:44



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Loban était toujours étendu dans son lit, essayant vainement de lutter contre les plusieurs paires de bras qui l’agrippaient pour le maintenir sur le matelas sur lequel il ne voulait point rester. Lydess n’était pas dans son champ de vision et cela l’angoissait. Plusieurs scénarios lui traversaient l’esprit : peut-être était-elle partie tout simplement après le refus d’hier ? Peut-être était-elle allée au Parlement faire son rapport à sa place ? Après tout, c’était bien dans son tempérament, même si elle n’avait aucune idée du poste qu’il occupait. Il grogna encore, continua d’épuiser inutilement son énergie, ne faisant qu’aggraver sa santé. Cela aurait été tellement plus simple si ses domestiques l’avaient laissé partir simplement dès le début. Mais Loban sous-estimait clairement la situation et son état. La violence de la fièvre commençait à le faire délirer sérieusement, lui faisant perdre tout repère. Il n’avait aucune idée de l’heure qu’il était, ni combien de personnes exactement se trouver autour de lui pour le contenir. Qui sait ce qu’il serait allé faire s’il était parvenu à se libérer. Il serait sûrement parti courir à moitié nu dans Londres pour retrouver sa sœur qu’il n’aurait point trouvé chez lui. Il continua de grogner, plantant ses ongles dans les draps et le matelas, poussant avec ses jambes, quand on entra avec fracas dans la chambre.

Une voix forte exigea le calme, ce que tous les domestiques firent docilement. Loban en profita pour repousser tout le monde dans un grognement de rage et regarda sa sœur en se redressant sur ses coudes. Il eut un grand sourire soulagé, malgré ses cheveux trempés et ses yeux qui ne reflétaient que le mal qui le rongeait depuis son épaule. Il se rallongea tranquillement, ne lâchant pas sa sœur du regard, souriant toujours doucement. Il sentait ses forces l’abandonner peu à peu, tandis qu’il se laissa prendre la main. De toute façon, il pouvait à peine bouger paupières et lèvres désormais. Il sourit tendrement à sa chérie, bien que les traits de son visage soient crispés à cause de sa souffrance. Quelque chose n’allait pas dans la silhouette de son amour. Il n’aurait su dire quoi précisément, l’esprit beaucoup trop embrouillé, mais l’apparence de Lydess ne lui plaisait pas tant que cela. Quelque chose avait changé, sans qu’il puisse dire si c’était définitif ou pas. Il fronça les sourcils, continuant de l’observer avec le plus d’attention, même si cela ne faisait qu’amplifier sa migraine déjà violente.

Il entendit vaguement sa question et ne put qu’hocher négativement, n’ayant plus la force de parler. Peut-être à cause de l’état d’agitation dans lequel il avait été mais il ne se rendait que dans l’immédiat, tout repos était vain et ne serait que ralentir le progrès de la fièvre. Mais néanmoins, sa mémoire était encore fonctionnelle et il se rappelait pertinemment que c’était William qui l’avait mordu et non un mort-vivant. Il ne voyait pas tellement la différence mais il semblerait qu’il y en ait finalement une, même si dans son esprit il s’agissait toujours d’une simple mais coriace fièvre. Il reposa sa tête sur son oreille inconfortable qui sentait déjà la maladie à plein nez. Il serra comme il put la main de sa sœur, ses paupières se fermant à moitié, l’entendant au loin donner des instructions à leurs domestiques, ne comprenait pas tellement ce qu’elle disait, ses oreilles se bouchant. Il perdait peu à peu la qualité de ses sens : la vue était déjà dysfonctionnelle depuis la veille, c’était désormais autour de l’ouïe. Sa langue avait un goût pâteux et son nez ne sentait plus que cette désagréable odeur de fièvre de mourant qui embaumait déjà la pièce. Seuls ses doigts ressentaient encore le doux contact de sa chère et tendre.

Pourtant, quand elle avoua être allée au Parlement à sa place pour faire son rapport devant le Premier Ministre, cela lui fit comme un électrochoc puissant. Même si c’était l’un des scénarios qu’il avait envisagé entre deux tentatives de fuite, il avait rapidement abandonné l’idée. Mais cela justifiait cette robe et ces accessoires des plus clinquants et voyants. Son cœur et sa respiration s’emballèrent tandis qu’il secouait la tête comme pour tenter de nier tout ceci. Qu’avait-elle pu dire à son supérieur ? Qu’avait-elle pu raconter ? Il gémit d’ennui et d’angoisse après quelques secondes, commençant à s’agiter de nouveau. Ce n’était pas qu’il ne lui faisait pas confiance mais il avait plus peur des représailles du Premier Ministre. Qui le croirait maintenant ? Plus rien n’avait de sens dans sa tête, tout s’embrouillait puissamment et il tenta vainement de se relever une nouvelle sur ses coudes avant que l’un ne cède et que l’arrière de sa tête ne s’écrase sur son oreiller. Il avait envie de se lever de prendre l’air mais ses pieds glissaient lamentablement sur le matelas, ne faisant que repousser le drap pour le mettre par terre au final.

— Ly… Lydess… Je…

Les yeux mi-clos, son regard se perdit au large de leur chambre. Il se passa une langue bien pâle sur ses lèvres bien sèche. Il regarda de nouveau, les sourcils démontrant la souffrance qui le rongeait. Il parvint finalement à articuler :

— Je… Pourquoi…? Je t’avais dit de me réveiller… J’y serai là… Pas seul mais j’y serai allé…

Ses yeux l’accusaient presque mais son regard se radoucit rapidement. Il aimait néanmoins ce trait de caractère de sa chérie : prendre des décisions malgré les interdictions de tous, malgré ce qui était raisonnable ou pas. Cela lui avait déjà sauvé la vie, il y a vingt-trois ans, quand il était encore un nourrisson dont l’orphelinat ne voulait pas. Lydess avait ce cran, cette volonté à toute épreuve qu’il manquait parfois à Loban, il devait l’avouer. Elle savait s’affirmer et prendre sur elle quand il le fallait et aller au-delà des opinions publiques. Mais après tout, elle n’avait jamais été la cible de la plume parfois assassine des journalistes. Mais Loban ne pouvait pas lui en vouloir. Après tout, peut-être était-il trop stressé par rapport à cela et voulait trop bien faire à chaque fois, ce qu’il lui coûtait, au final, sa crédibilité et son estime de lui-même. Il lui sourit alors comme il put.

— Mais ce n’est pas grave… Tu as… Tu as bien fait… J’espère qu’il a été gentil avec toi…

Il parvint à apporter la main de sa Lydess à ses lèvres pour y déposer un doux baiser avant que son bras ne retombe sur le matelas, lui arrachant une grimace. Il sourit alors doucement.

— On devrait arrêter de se toucher… Je ne voudrais pas te donner mon mal…

Il soupira doucement, songeant à l’idée d’être en quarantaine qui ne lui plaisait absolument pas. Cependant, aucun autre choix ne semblait se profiler à l’horizon. Il se tourna une nouvelle fois vers sa chérie et lui dit d’une voix faible :

— Tu peux juste ouvrir la fenêtre s’il te plaît…?

Il peinait de plus en plus à rester éveillé, sa fièvre commençant à atteindre des proportions dangereuses. Mais Loban ne s’en rendait pas compte. Pour lui, cela finirait bien par passer d’un moment ou un autre. À vrai dire, il ne sentait pas une quelconque menace lui pesait dessus. Il ferma les yeux, s’abandonnant un peu à la dérive de son esprit.

— Je t’aime si fort, Lydess… Tu es… Tu es tout pour moi… Même si j’aime pas cette robe sur toi… Je trouve que tu es mieux d’habitude… Je suis désolé de t’avoir mis dans un tel danger à la Tour… Je n’aurai pas dû m’endormir, c’est ma faute… En vrai, j’ai toujours pensé à toi, depuis que j’ai été adopté… Je rêvais de toi quasiment toutes les nuits. Et puis, tu sais, je veux bien des enfants si tu en veux… Je te donnerai tout ce que tu veux, même mon âme…

Loban ne s’entendait même pas parler. Il ne se rendait même pas compte de ce que la fièvre lui faisait dire, bien que cela fusse parfaitement sincère.

— Je me ferai dévorer vivant par mes chiens ou brûler vif pour sorcellerie pour toi… Fais ce que tu veux, je serai toujours derrière toi, grande sœur…

Il sourit vaguement dans le vide, ses yeux se recouvrant d’un voile de plus en plus épais qui l’aveuglait. Il ferma finalement les yeux et soupira profondément.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Mer 13 Sep - 22:04

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not that strong.

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Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Les douces mains de la cartomancienne tentaient encore d'apaiser les mouvements de son petit-frère, qui semblait inlassablement refuser de se tenir tranquille. La peur fluctuante mais toujours présente, se synthétisait dans les veines de Lydess. Cette dernière refusait d'accepter l'urgente réalité de la situation et elle était pourtant si cruelle. Une morsure de vampire ne pouvait être anodine, ce n'était pas quelque chose comme la rage ou comme une forte grippe, qui pouvait néanmoins se soigner de manière plutôt concrète à notre époque -bien qu'avec une toute récente médecine qui ne datait à présent que d'à peine six ans. L'ennemi était inconnu, mais la sorcière avait bonne espoir que toutes ses commandes parviendraient à améliorer son état. Le maléfice tremblait sous la peau de Loban, mettant toutes ses défenses à rude épreuve. En cette seconde d'une après-midi déjà bien avancée, le corps puissamment entrainé de l'homme était à l'épreuve du mal. Lydess se mordit les lèvres tout en caressant le torse humide, sous le drap. Il ne pouvait pas mourir, c'était impossible. Ce n'était pas comme cela que cela se passait dans les histoires. La superstition la prenait si fortement au coeur qu'elle se demanda si elle n'aurait pas du réellement accepter sa demande en mariage, rien que pour le protéger de son amour. Elle ne lui avait pas encore raconter son odieux mensonge, se refusant à le faire tant qu'il était dans un aussi triste état. Cela serait peut-être un coup à le faire plonger encore un peu plus à travers la fièvre. Le moral était tout aussi important que le corps face à la maladie, plus encore quand il s'agissait -comme elle le soupçonnait- d'une terrible malédiction.

Appuyant très légèrement sur l'emplacement du coeur de Loban, la sorcière aurait voulu fermer les yeux, essayer de concentrer son énergie pour entendre les doux battements de son frère à travers sa cage thoracique. Entendre la force de son âme, le combat intérieur du bien et du mal. Tout n'était malheureusement pas si manichéen, mais Lydess n'avait plus grand chose à quoi se raccrocher d'autres. Elle voulait que tout fut aussi simple que dans un conte pour enfant, tel que l'avait raconté son chéri quelques heures plus tôt. Sa peau contre la sienne, Lydess tenta de se concentrer mais n'y parvint pas. Il ne cessait de bouger, refusant de se tenir tranquille, bougeant les draps jusqu'à faire tomber ceux-ci du lit et le laissant nu sur le matelas. En d'autres circonstances, elle aurait apprécié ce spectacle plus que de raison même. Mais en cet instant, elle était inquiète de sa température et ne voulait pas qu'il resta sans protection face à l'extérieur. Elle ne voulait pas non plus qu'une servante puisse espionner l'intimité de son frère tout en lui apportant les ingrédients. Caressant tendrement le torse de Loban, elle le tapota alors tranquillement en lui souriant. La voyante se leva pour récupérer le drap de soie, mais celui-ci était rempli de sueurs et transpirait d'une odeur qu'elle n'aimait pas -mais pas du tout. Ce n'était pas de l'urine, soyons clair. Mais c'était de cette terrible senteur de mort et de destruction qui clamait le futur en lettres noires. Lydess jeta le vêtement au centre de la pièce et alla dans l'armoire pour en ressortir une nouvelle propre qu'elle mit aussitôt sur Loban, tandis que celui-ci se plaignait qu'elle ait été au Parlement, disant par la suite que ce n'était pas une si mauvaise idée que cela. Évidemment que ce n'était pas une mauvaise idée, même si les genoux de Lydess tremblaient encore d'avoir marcher le long des couloirs jusqu'au bureau du Premier Ministre.

- Il a été surprenamment très gentil avec moi...

Loban demanda alors à ce que la fenêtre soit ouverte. Il avait terriblement chaud, et avec cette fièvre, c'était compréhensif. Elle se demandait si c'était une bonne idée d'ouvrir la fenêtre, avec le vent de Mai qui n'était pas si chaud que ça. Après avoir retapoter le torse de Loban pour l'apaiser, la voyante se leva et ouvrit très légèrement la fenêtre; quitte à faire venir le froid, autant que cela fut uniquement pas un mince filet de courant d'air. Alors qu'elle revenait lentement au lit, frissonnant légèrement du courant d'air qui était arrivé comme un claque sur son visage dégagé par les parures et la coiffure délicate, Lydess reprit la main de Loban et la serra très fort. Elle ne s'était cependant pas attendu à ce que cela donne un tel regain d'énergie dans le jeune homme; celui-ci se mettait à déclamer tout son amour pour la jeune femme. Le coeur de cette dernière se resserra brutalement. Elle rit même à l'entendre dire qu'il n'aimait pas cette robe sur elle. Dommage, car elle avait tenter de se faire la plus belle possible, comme ces femmes que l'on voit dans les banquets principaux. Mais certainement était-elle trop grosse pour une robe de ce type, qui se plaisait à épouser les formes et à affiner la taille. Le reste de ses paroles lui firent grossir une boule dans la gorge, celle qu'elle peinait depuis le début à repousser dans les méandres obscures du silence. Qu'il l'aimait, qu'il avait rêvé d'elle et qu'il pensait à elle tous les jours de sa vie depuis le début. C'était la même chose du côté de la cartomancienne. Mais ce discours sonnait sinistrement à ses oreilles, et lui faisait cruellement de la peine tout comme elle adoucissait son coeur. Des larmes vinrent dans ses yeux, brisant une à une toutes les barrières que sa raison avait imbriqué sur sa face. Lorsque Loban ferma les yeux et soupira, après avoir sourit comme un amoureux transi; où toute la fatigue de son corps montrait tel une vitre les émotions de son esprit, Lydess baissa la tête et laissa les larmes couler sur ses joues un peu plus librement, bien que se faisant violence pour ne pas gémir en sanglot.

- J'ai... j'ai du dire que j'étais ta... ta fiancée, pour entrer au Parlement. Ils n'auraient certainement pas fait rentrer n'importe qui, si j'avais juste dit que je venais de ta part. Je... j'espère que tu ne m'en veux pas, je suis véritablement désolée... De toute façon, ce sera un jour le cas n'est-ce pas ? On se mariera un jour et on aura pleins de petits bambins qui courront dehors dans le parc de ton immense demeure... Et non, non on peut se toucher, ce n'est pas contagieux ton mal... pas de cette simple manière... même si ça l'était, je m'en moque, je veux te sauver, quitte à sombrer à mon tour, parce que je ne peux pas imaginer une vie sans toi, je t'aime également trop pour ça... Loban, soit fort je t'en supplie, je ne tiendrais pas le coup toute seule... plus maintenant...

Elle serra sa main très fort, tentant de reprendre sa respiration, déglutissant la boule de sa gorge et avala sa salive. Son autre main essuya attentivement ses larmes et ses poumons prirent une profonde respiration. Cette dernière la calma suffisamment pour reprendre consistance et apparente force. La cartomancienne ne pouvait pas se montrer faible face à l'état de son amour. Il lui fallait être une ancre en toute circonstance, comme autrefois. Et ce même si jamais les enjeux n'avaient été aussi importants. Il était question de vie ou de mort ici. Lorsque Lydess eut retrouver la détermination de son regard, il était temps, car déjà Alan revenait avec son escouade pour poser des dizaines de livres autour du lit. La voyante n'avait pas vu le temps passer. Regardant la pile de bouquins s’agrandir, elle déglutit très légèrement, se demandant si Loban survivrait à sa lecture. Par chance, Lydess savait très bien lire. On le lui avait appris à l'orphelinat, et plus d'une fois elle avait eu l'occasion de l'enseigner. Mais elle n'était pas un sur-homme, jetant un coup d'oeil à Alan, elle fit:

- Merci... envoyez les autres chercher ceux qui récupèrent les ingrédients, il nous les faut à tout prix ! Et Alan... pourriez vous aller en cuisine et demander à la jeune demoiselle si elle s'est décidée de capturer son café sur les steppes à dos de chameaux... J'en ai vraiment... vraiment besoin...

Poussant un profond soupir, Lydess porta la main à son front sous l'oeil inquiet d'Alan. Certainement qu'il craignait qu'elle ne tombe tout aussi malade que le maître. Mais celui-ci partit très poliment chercher le café de la maîtresse. L'apportant sur un plateau, il s'y trouvait également un petit gâteau tout mignon. Lydess fut terriblement touché du présent, après avoir demander confirmation à Alan si c'était la raison pour laquelle la servante prenait tant de temps. Coupant le gâteau en deux, elle en montra une part à Loban et fit d'une voix toute mignonne:

- Mon petit chou, il faut manger un peu... je n'ose imaginer depuis combien de temps tu n'as pas vraiment manger... C'est un très bon gâteau au chocolat...

Tandis que de l'autre main, elle tenait sa tasse de café paradisiaque, buvant par a-coups des petites gorgés qui lui donnèrent l'impression de revivre. Il lui semblait qu'elle pouvait enfin tenir sa vie en main et reprendre des forces pour mieux être l'ancre de son amour.

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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Mer 13 Sep - 23:41



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, Après-midi du 16 mai 1891.

Lydess le rassura sur la gentillesse du Premier Ministre et cela rassura quelque peu le souffrant. Loban la vit ensuite se lever pour remettre un drap sur lui et ainsi, le couvrir pudiquement. Elle partit ensuite entrouvrir la fenêtre et le petit vent frais qui entra dans la pièce passa entre ses mèches de cheveux humides pour lui glacer le cuir chevelu mais opéra comme un bol d’air nouveau dans ses poumons, loin de l’oxygène pollué par son souffle fiévreux qui tournait dans la pièce depuis plusieurs heures. Il était exténué et avait horreur d’être ainsi malade. La dernière fois qu’il avait été alité ainsi était en Chine, quand il obtint les gigantesques sur son corps, infligé par des animaux sauvages qui l’avaient trouvé appétissant. Les blessures avaient été profondes et il se souvenait parfaitement de l’inquiétude de ses parents adoptifs. Il ne s’était jamais senti vraiment proche d’eux et il se doutait que le sentiment était réciproque avec le Lord Renfield mais ce dernier, tout comme son épouse, avait réussi à obtenir le respect de l’enfant qu’ils avaient pris sous leur toit. Jamais Loban n’avait voulu les décevoir, tout comme il n’avait jamais voulu décevoir Lydess. Cependant, il se doutait qu’un jour, il allait devoir choisir entre son devoir et son cœur.

Alors qu’il reposait ses paupières qui luttaient si difficilement contre elles-mêmes depuis la veille, Lydess reprit la parole pour lui annoncer un nouveau mensonge qu’elle avait dit à tous ceux qui avaient pu l’entendre au Parlement. Il soupira une nouvelle fois, un peu déçu, mais ne dit rien et ne réagit pas. Ses justifications étaient logiques, il ne pouvait pas la blâmer pour cela. Elle avait fait ce qu’elle avait jugé juste et cela devait passer par un mensonge. Et comme elle l’avait dit, leurs fiançailles n’avaient été que repoussées en attente de jours meilleurs ou du moins plus stables et posés. Il eut un léger sourire tout en exerçant une petite pression sur la main de sa chérie, voulant lui faire comprendre que ce n’était pas grave et qu’il ne voulait pas s’y attarder. En réalité, il appréhendait un peu son retour au Parlement et des compliments qu’on pourrait lui faire. Compliments qui le peineraient certainement mais qu’il garderait pour lui. Lydess avait bien fait. C’était de sa faute à lui s’il était alité. Il aurait dû dormir plus ou ne pas faire ainsi le fou face à William. Mais ce qui était fait était fait et ils ne pouvaient désormais plus revenir en arrière.

La voix de Lydess se brisa légèrement durant son monologue, ce qui inquiéta Loban. Il ne comprenait réellement pas l’enjeu de sa situation et donc pourquoi elle était dans un tel état. Il se força à ouvrir un œil pour la voir pleurer. Il n’avait pas la force de parler mais son visage parvenait encore à transcrire ses émotions. Et là, ce fut une inquiétude totale. Pourquoi était-elle dans un état comme celui-ci ? Il ne parvenait à voir sa blessure, était-elle si affreuse que cela ? Était-il condamné par la fièvre ? Ses sourcils se froncèrent doucement tandis qu’il essayait de caresser la main de sa chérie de son pouce. C’était une maigre façon de rassurer mais il ne supportait pas de la voir pleurer. C’était la deuxième fois de sa vie qu’il la voyait dans un tel état. Et c’était la deuxième fois en l’espace de vingt-quatre heures. Même quand il était parti de l’orphelinat, elle n’avait pas montré autant de détresse. Peut-être parce qu’elle lui en avait voulu à ce moment-là. Ou pas. Mais ce n’était clairement pas le moment d’y penser. Il lui fallait des forces pour pouvoir ouvrir la bouche et lui répondre.

Mais alors qu’il allait prendre son inspiration et regrouper ses forces, Alan et sa clique de domestiques débarquèrent dans la chambre pour y amener des livres de la bibliothèque. Loban en reconnut certains, mais il y avait tellement d’ouvrage dans le manoir qu’il ne les avait pas tous lu. De plus, il n’avait pas souvent été présent dans cette résidence. Il y habitait surtout depuis qu’ils étaient rentrés du Japon, l’année précédente et n’avait donc, par conséquent, pas pu lire la totalité des livres de leur bibliothèque personnelle. De plus, celle de Warwick était encore plus imposante mais là n’était pas le sujet. Le malade s’interrogeait surtout sur ce qu’allait en faire Lydess. C’était énormément de lectures pour… combien de temps exactement ? Elle pensait qu’il allait rester malade si longtemps ? Elle continua de donner des ordres à Alan et aux autres sous ses yeux impuissants. Cependant, ce n’était pas des ordres froids mais juste directs. Loban avait un peu perdu le fil et il vit quelques instants plus tard son majordome revenir avec un café et un gâteau. Lydess lui coupa une part et insista pour qu’il mange. Loban la regarda un instant et fit un effort considérable pour se redresser et prendre la part.

Il la regarda un instant et la remercia d’un sourire. Il n’avait pas faim mais elle avait raison sur son alimentation. Cela faisait une semaine qu’il mangeait sur le pouce, voire pas assez. Tout comme son sommeil. Pour résumer, cela faisait une semaine qu’il faisait n’importe quoi avec son corps, sa santé et que cela n’était qu’un contrecoup, un peu aidé par sa morsure. Il fit donc l’effort de manger, même s’il mit beaucoup de temps, le gâteau n’ayant pas énormément de sauveur sur sa langue malade. Mais il ne doutait pas de la qualité de la pâtisserie. Une fois qu’il eut fini, il se rallongea tranquillement, malgré ses forces qui continuaient de s’échapper. Il regarda sa chérie avec des yeux doux et tendres, complètement amoureux. Il ne voulait pas la déranger pendant qu’elle buvait son précieux café. Il profita de ce moment de calme pour puiser dans ses réserves et dire d’une voix faible :

— Je… Je n’aime pas te voir dans des états pareils… Tu… Tu es stressée, ce n’est pas bon pour toi… Pour personne d’ailleurs…

Il lui sourit doucement, ne se rendant réellement pas compte que sa fièvre pouvait l’emporter.

— Tu agis comme si j’allais mourir… Mais… C’est juste le contrecoup de la Tour je pense…

Il lui sourit avec tendresse. Puis ce sourire disparut pour avoir une mine plus grave, plus solennel. Il dit alors d’un ton doux, mais très sérieux :

— Tu sais… Tu n’as pas besoin de tout supporter à ma place… Si quelque chose ne va pas, dis-le-moi… Ou évacue… Ne te force pas à ne pas pleurer si tu en as envie…

Il retrouva son sourire doux.

— Si tu veux que je sois un bon mari, il faut me laisser porter tes peines avec et pour toi. C’est comme ça que font les couples qui s’aiment…

Il chercha sa main pour la serrer avec tendresse mais les forces l’abandonnèrent de plus en plus et il ne put que grimacer en essayant de se replacer, ses yeux se fermant. Sa respiration devint plus sifflante et bouger sa cage thoracique pour s’alimenter en oxygène devenait un véritable effort.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Jeu 14 Sep - 1:06



not that strong.

« ALL THE LOST DAYS. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 16 mai 1891.

Le courant d'air qui parcourait à présent la pièce, adoucissant l'odeur de la fièvre qui trainait depuis trop longtemps dans tous les interstices, faisait frissonner la jeune femme qui avait abandonné son manteau dans le hall. Son frêle chemisier de lin ne la protégeait guère du froid, et c'était avec inquiétude qu'elle regardait le corps de son futur époux, admirant bien sûr ses formes musclés, mais également sa nudité. S'il n'était une fièvre ordinaire, mais bien une infection maléfique, pouvait-elle s'accompagner d'un rhume ou d'une véritable grippe ? Auquel cas, Lydess ne saurait quoi faire, et cela serait certainement la mort assurée. Elle devait résister à l'envie de refermer la porte, car elle savait également qu'il ne faisait pas bon rester dans un air vicié qui n'apportait ni fraicheur ni véritable apaisement aux poumons, tournant en circuit fermé dans sa propre déconvenue. Elle laissa donc la fine ouverture et se concentra à faire manger le gâteau à Loban, qui par chance, l'écouta bien sagement, pour une fois. Terminer son café par la suite, fut une des expériences les plus merveilleuses de sa vie. Elle sourit doucement, avec tendresse, aux paroles de Loban qui lui préconisait de ne pas stresser, car c'était mauvais. Défoncer des portes ouvertes n'avait jamais été un art aussi bien manié; et ce même s'il avait parfaitement raison.

La cartomancienne aurait voulu répondre par l'affirmative à tout ce qu'il disait. Qu'il ne mourrait pas, et qu'il avait entièrement raison. Que ce n'était qu'une grippe qui passerait rapidement et qu'il fallait juste être prudent. Peut-être même que cela était vrai. Mais Lydess avait trop peur. Peur de cette blessure informe qui ne semblait vouloir prendre le chemin de ses propres morsures. Mais annoncer au patient qu'il était véritablement mourant était une très mauvaise idée pour son moral et donc pour sa guérison. Il fallait qu'il soit persuadé de ne pas être en danger. Lydess avait parlé trop fort, avait beaucoup trop laissé son inquiétude sortir de ses lèvres. Si elle ne se calmait pas très vite, elle continuerait de provoquer des drames. Elle lui prit donc sa main, rassurée de la sagesse des paroles de son petit frère. Il était rare qu'il parle ainsi, avec une profondeur qu'elle n'avait pas l'habitude de voir. Au final, ses paroles étaient pleines de vérités, mais Lydess savait qu'elle ne pouvait pas suivre son exemple. Il lui fallait être forte, jusqu'à temps que Loban puisse combler des peines psychiques de Lydess avec sa force physique.

- Tu as raison... mais ne t'en fais pas mon coeur, tout va très bien se passer, tu as raison. Le Parlement est si grand, cela m'a un peu stressé, mais ce n'est rien, tout va bien, très bien. Je sais que tu seras le plus parfait des maris... tu es déjà le meilleur des frères... je t'aime tellement.

Lydess sourit avec tendresse, émettant même un petit rire. Il n'était pas forcé, car ce petit échange de parole l'avait apaisé, tant que Loban pouvait parler, elle se disait qu'il n'y avait rien de particulièrement grave. Il lui suffisait d'entendre sa voix pour savoir qu'il était vivant et bien là. C'était tout ce qu'elle demandait. Le laissant se reposer après lui avoir donner un peu d'eau à boire, Lydess prit quelques bouquins et commença une intense lecture. Bien évidemment, elle ne passait pas tout en revu, mais cherchait à affiner ses recherches à travers des tables de matières, des mots clairs qu'elle disait en diagonales, des chapitres prévus à cet effet. Tout ce qui pouvait servir de médicaments ou, et de guérison. Il y avait bien une dizaine de textes, tous traitant différemment des origines du vampirisme, de sa progression de la Roumanie jusqu'à l'entièreté du monde, de ses différentes versions et de sa version fantasmé. Les moyens de s'en protéger était également facile à trouver, mais il semblait évident que personne n'avait assez survécu à une morsure pour pouvoir indiquer une contre-médication honnête et sérieuse. Une chance que nous ne vivions point à une époque de libre éducation où chacun aurait pu répandre de fausses informations bridés par l'aspect fantasmagorique de l'adolescence. Mais Lydess continuait de lire, inlassablement, répondant à tous les désirs de Loban s'il en eut: qu'on lui change son oreiller, ou l'un de ses draps, que l'on lui amène un pot de chambre -car il le fallait bien, où qu'on lui apporte à boire et à manger. Lydess s'occupa d'absolument tout, silencieuse et précautionneuse comme à son habitude, refusant que Loban ne s'agite ni se lève. De toute façon, il en était bien incapable. La voyante regardait le soleil se baisser avec inquiétude. Même avec tout l'or du monde, ils étaient incapable de chercher ce qu'elle aurait pu trouver en étant lâchée dans n'importe quel forêt d'Angleterre. Elle commençait à désespérer jusqu'à ce qu'ils arrivent enfin, tous ensemble portant des sacs entiers de chacun des ingrédients que la sorcière avait pu demander, tous commandés par un Alan fier.

Lydess se leva alors et leur fit à chacun une embrassade, les remerciant infiniment tout en récupérant les nombreux sacs. Elle demanda par la suite à ce que leur dîner soit monté, et qu'on apporta plus de bougies afin que jamais la pièce ne soit dans le noir. Les serviteurs fermèrent la fenêtre pour la nuit, changea le lit complet de Loban, ainsi que son sac à glaçon proche du front. On demanda alors à la maîtresse des lieux si elle désirait qu'on lui arrange une chambre d'ami spécialement pour l'occasion, ce à quoi Lydess se retint bien de rire sarcastiquement. Elle parvint à répondre poliment, bien que son irritabilité commençait à faire fît de toute convenance. Les serviteurs commençaient cependant à savoir qu'il suffisait à la servante en question de revenir avec un café pour que tout disparaisse comme neige au soleil. La nuit fut longue, Lydess lisant à la lueur des bougies tout en tenant la main de Loban. Elle avait mis des gousses d'ails aux fenêtres, mis des pots-pourris de protection sur toutes les surfaces plates, avait encercler les contours de la chambre avec du sel, déposer diverses plantes et talismans sur le lit, à la place vide que la sorcière n'occupait plus. Du reste, elle fut des bracelets dont elle entoura les poignets de Loban. Elle fit également brûler de la sauge, purifiant comme elle pouvait tout ce qui composait l'ameublement de cette chambre, ainsi que Loban. Elle tint également à purifier tous les serviteurs et Alan, car ils s'en étaient occupés durant l'après-midi et devait être chargé en énergie négative. Ce carnaval s'occupa durant les deux jours suivants, Loban perdait en couleur et en forme au fur et à mesure du temps, et Lydess ne tardait par à le rejoindre. Elle s'était revêtu d'une robe de chambre informe mais confortable, avait fait venir un fauteuil jusqu'au chevet de Loban et avait presque fini les livres de la bibliothèque. Elle désespérait de jour en jour et le café peinait à la tenir éveillée alors qu'elle somnolait plus qu'elle ne dormait la nuit. Comment pouvait-elle dormir alors que son chéri risquait tout bonnement la mort ? Elle serait prête à tout pour qu'il ne meure pas. Sa propre peau rosâtre était devenue blanche, des cernes sous ses yeux injectés de sang, des cheveux en pagaille et graisseux, des mains tremblantes et une propension à hurler sur le premier venu qui lui proposait gentiment d'aller prendre du repos; voilà qui n'était guère ragoûtant.

Elle qui parvenait toujours à prendre du recul et à faire les choses correctement, il ne lui venait pas même à l'esprit que sa propre protection magique faiblissait jusqu'au néant à refuser de dormir. Elle ne faisait que lire, encore, et encore, serrant la main de Loban et l'embrassant à quelques moments de pause, serrant les dents et les yeux pour ne pas perdre la face. Car après tout, ce n'était qu'une simple grippe inoffensive.

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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Jeu 14 Sep - 9:54



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, 18 mai 1891.

Loban avait de plus en plus de mal à rester éveiller. Après tout, lutter contre le sommeil n’était pas vraiment une bonne chose dans son état. S’il voulait guérir rapidement, le mieux était de dormir le plus possible, il en était conscient. Il ferma donc les yeux et voulut, somnolant plus qu’endormi, répondant parfois quand Lydess l’appelait. Ne pas pouvoir bouger le tuait. Lui qui voulait bouger constamment, il n’appréciait guère le fait d’être amorphe dans son lit trempé par sa propre sueur. Il avait envie de reprendre une vie normale, avec sa chérie. Sortir avec elle et l’emmener là où elle le voudrait. Maintenant que la Tour ne contenait plus un dangereux criminel, il pouvait passer un peu plus de temps avec elle, normalement. Il n’avait jamais voulu la négliger, il avait juste fait un mauvais choix dans ses priorités. Après tout, le Home Secretary n’a pas besoin d’être constamment sur le terrain. Il peut déléguer à des hommes, peut-être, plus qualifiés que lui. Il se demanda alors pourquoi il pensait à une telle chose à ce moment-là. Il ne pouvait pas bouger, avait une puissante fièvre et lui songeait déjà à son travail qui ne le passionnait guère. Aux dernières lueurs du Soleil, il s’endormit.

Peut-être avait-il déplacé pour changer les draps ou le changer tout court. La fièvre l’assommait tellement qu’il ne percevait plus aucune sensation, son corps essayant de lutter comme il pouvait contre la maladie à travers le repos. Au final, c’était à se demander si dormir lui faisait vraiment du bien. Mais la nuit se passa d’une traite, même si sa tête lui donnait l’impression que son cerveau allait finir par fondre à force de chauffer. Il se réveilla tranquillement au matin et constata que Lydess avait passé sa nuit à lire. Il soupira doucement, impuissant. Il aurait pu essayer de la raisonner mais il savait que tout ceci était finalement impossible, sa sœur étant beaucoup trop têtue pour être convaincue aussi facilement. Alors il garda le silence, c’était peut-être mieux. Ses yeux regardaient le plafond avec ennui et lassitude, les paupières toujours mi-closes. Il appelait doucement Lydess quand il avait besoin d’aide pour bouger un peu mais ce fut réellement les seuls mouvements qu’il put faire et qu’il fut autorisé à faire durant sa maladie. Il était réellement assisté par Lydess et cela en devenait presque honteux à ses yeux. Mais au final, il n’en avait pas vraiment le choix et n’aurait, de toute façon, rien pu faire tout seul.

Le deuxième jour fut moins tranquille que le précédent. La maladie qui semblait avoir stagnée la veille, paraissait reprendre une certaine évolution. La blessure sur l’épaule ne parvenait à cicatriser et le poison commençait à être visible dans les veines, obscurcissant celles-ci, dépassant la zone que recouvrait le bandage. Dans le milieu de la matinée, les vaisseaux sanguins noircis parcouraient déjà le haut de son bras, son pectoral et l’omoplate derrière. La douleur était d’ailleurs  beaucoup plus vivace et lançait Loban de façon insupportable. Il était habitué à la douleur, en témoignait ses petites mésaventures marquées sur son corps mais rien de cette puissance, surtout couplée à la fièvre. Il recommença à s’agiter, transpirant de nouveau toute l’eau de son corps. Si la journée de la veille s’était résumée à la stabilisation voire le calme, sans pour autant le progrès, cette journée était en train de basculer dans un tout autre registre, ne laissant presque plus de doutes sur le sort funeste qu’attendait Loban. Il s’en voulait d’infliger cela à Lydess qui ne faisait que lire malgré ses gémissements de douleur. Mais aucun des deux ne pouvaient faire autrement et il le savait. Elle continuait d’avoir le nez plongé dans ses livres, ignorant ses plaintes, ayant déjà fait tout ce qu’elle pouvait.

Mais plus les heures passaient, plus Loban commençait à se poser des questions sur son état. Il se calmait parfois pour somnoler avant de se réveiller brusquement et en sursaut, épouvanté par des images de vampires et morts-vivants dévorant tout le monde. La fièvre commençait vraiment à attaquer sa santé mentale. Il attendait l’apparition d’hallucinations qui n’allaient sûrement pas tarder à venir mais il ne voulait pas inquiéter davantage Lydess dont le moral commençait à s’affaisser à vue d’œil tout comme son énergie. Inquiet, Loban commençait doucement à réaliser que ce n’était peut-être pas une simple fièvre. Il ferma les yeux, le visage crispé par la douleur de l’épaule qui gagnait doucement du terrain vers le cœur et les artères du cou et par la fièvre toujours plus coriace. Il essayait pourtant de ne pas trop la déranger avec ses gémissements, mais il avait réellement l’impression que quelque chose lui déchirait les chairs de l’intérieur. Cependant, dès qu’il fermait les yeux, les fameuses hallucinations lui fragilisaient les dernières barrières qui lui restaient. Il se sentait doucement glisser vers la psychose et la peur, au final, d’y rester. Cependant, il luttait de toutes ses forces pour ne pas s’endormir. Qui sait s’il s’en réveillerait un jour.

Mais il voulait tenir pour Lydess, ne pas rendre tous les efforts qu’elle avait fait pendant plusieurs jours, plusieurs heures d’affiliés, vains. Il se battrait pour elle comme elle était en train de le faire pour lui. Seulement, il sentait bien qu’il était en train de puiser dans ses dernières ressources. Sa peau était devenue aussi livide que celle de Felix et ses orbites étaient le seul endroit de son visage avec un minimum de couleur, bien qu’elles puissent donner l’impression de s’être renfoncées dans son crâne. Ses joues s’étaient bien évidemment creusées, encore plus que d’habitude, ne mangeant quasiment rien, s’alimentant juste quand Lydess insistait et l’aider. Il s’en voulait d’être si inutile, d’être tant dépendant de sa sœur qui faisait de nombreux sacrifices pour lui. Il la regarda un instant, tandis qu’elle piquait du nez sur son livre plus qu’épais. Il ne voulait pas la laisser seule dans ce monde qu’elle connaissait si mal et qui n’était pas le sien. Il ne voulait pas l’abandonner et que cela se termine ainsi. Et pourtant, il luttait de toutes ses forces pour rester éveiller. Une larme coula sur sa joue. Il parvint à tendre une main pour la poser sur la joue de Lydess et caresser sa peau, faiblement, de son pouce.

Mais ce geste tendre lui coûta ses dernières forces, ne raccourcissant son éveil que de quelques secondes. Son cœur ralentit doucement, sa respiration aussi, bien que devenant plus sifflante encore et la main glissa le long du visage de Lydess pour retomber mollement sur les pages du livre qu’elle lisait. Il ferma les yeux, sa fièvre et sa blessure ne le destinant pas à les ouvrir de nouveau. Peut-être aurait-il dû remercier Lydess pour tout ce qu’elle avait fourni pour lui. Peut-être aurait-il lui dire un dernier mot d’amour avant de tomber définitivement. Mais il ne voulait pas lui faire croire qu’il avait renoncé. Son esprit s’était éteint mais son corps continuait de lutter, malgré cette larme figée sur sa joue. Il était certes mourant mais pas encore mort. Son corps s’était ralenti, plongeant dans une sorte d’hibernation destinée à ralentir le plus possible le progrès de la maladie qui avait un fait un bon durant les dernières heures. Cependant, la chambre était désormais plongée dans un terrible silence, les lamentations de Loban ayant cessées au moment où son esprit s’était éteint, abandonnant ce qu’il restait de sa dépouille agonisante à Lydess, qui respirait grâce à son sacrifice.
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My mouth was a crib and it was growing lies. I didn't know what love was on that day. My heart's a tiny bloodclot, I picked at it. It never heals it never goes away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay. I would have told her then she was the only thing that I could love in this dying world. But the simple word love itself already died and went away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Jeu 14 Sep - 18:58

t'


not that strong.

« ALL THE LOST DAYS. »

Manoir Renfield, Westminster, Nuit du 18 mai 1891.

Ces deux jours avaient été un enfer pour Lydess. Dans la belle langue anglaise, il devait y avoir des dizaines, voir des centaines de mots dans le vocabulaire pour décrire la lente agonie qu'avait traversé le couple. De temps en temps, la cartomancienne acceptait d'ouvrir la fenêtre, remplaçant l'air vicié de la maladie et de la mort. Cette odeur qu'elle ne supportait plus. Etrangement, c'était pourtant l'appel de l'air extérieur qui lui donnait envie de vomir. Ce vent frais et sain qui lui rappelait douloureusement son incompétence. Elle avait pourtant tout fait: préparer la chambre tel un antre de la plus puissante des protections, usant de purification presque toutes les heures, entre quelques chapitres de lectures.

A chaque boisson, la sorcière incorporait quelques poudres de sa confection, qui n'était certes pas très agréables à boire, mais qui pouvait protéger n'importe quel corps du mal. Pourquoi alors tout cela semblait inefficace ? Il semblait que lentement son corps se désagréger entre ses doigts qui le caresser avec tendresse, quand venait l'exigeant sommeil. La première vision de ses veines noircis et de la peau bleuis tout autour, malgré que la plaie fut tout aussi régulièrement nettoyé, remplis Lydess d'effroi. Elle se laissait parfois tomber dans son fauteuil, regardant dans le vide, grattant inconsciemment la couverture d'un bouquin. La détresse de son coeur se lisait à travers la rougeur de ses yeux et l'aspect presque translucide de ses iris qui lorgnait vers les ténèbres. Ne faisait-elle donc que retarder l'échéance ?

Ses soupirs se prolongeait avec langueur, tandis que chaque gémissement de douleur s'échappant de la bouche de Loban la faisait perdre en courage. Entendre son amour ainsi souffrir lui faisait perdre raison, elle ne pouvait rien faire de plus que tout ce qu'elle avait déjà fait. Ses compétences étaient dépassés par le mal qui ronger son presque-fiancé, et si ce dernier venait à rejoindre la tombe, alors son mensonge resterait pour toujours une secrète vérité. Ses lectures se prolongeaient aux lueurs des bougies qui jamais ne mourraient. Elle tiendrait bon, serait forte contre vent et marée pour sauver son petit frère, comme elle l’avait autrefois fait contre toutes les interdictions des infirmières.

Alors que la cartomancienne tenait la main de Loban, comme à son habitude pour sentir sa peau contre la sienne tandis qu’elle se concentrait sur les petits caractères, elle sentit cette main doucement s’échapper de la sienne pour rencontrer sa joue. Jetant un coup d’œil à lui, son cœur s’arrêta au moment d’apercevoir cette larme délicate qui coulait le long de ses cils. Le temps n’avançait plus, aucune horloge ne proférait un mot, la réalité se mit à ralentir comme dans un mauvais roman d’amour, cette masculine poigne s’éloignant comme un songe, retombant sur le lit, se refermant légèrement comme son regard. Toute l’allure dramatique de cette scène arracha un cri à Lydess qui se jeta sur lui, portant l’oreille à sa bouche et la main à ses poumons. Le souffle profond, Loban semblait s’être évanoui. Mais pour combien de temps encore ? Sa respiration était lente et presque imperceptible, il était au bout. Lydess accourut à la fenêtre pour la fermer et regarder le soleil se coucher sur la capitale. Tiendrait-il suffisamment pour voir celui-ci se relever ?

Alan entra dans la chambre, avec un café à la main. La sorcière se retourna vers lui, les cheveux hirsutes et le regard sombre qui aurait fait mourir de peur n’importe quel faible esprit. Mais le majordome commençait à en avoir tristement l’habitude, à chaque fois qu’il entrait dans la pièce depuis le début de ce calvaire, c’était ce regard qui tremblait dans les yeux de la maîtresse. Mais quand cette dernière se précipita vers lui pour voler le café des mains avec violence, renversant une lampée sur sa robe de chambre aux multiples tâches déjà existence, Alan comprit que quelque chose avait changé. Ses mains tremblaient et ses yeux fouillaient le sol, sa voix montait dans des aigues qu’on ne lui aurait jamais soupçonné tandis qu’elle lui montra les quelques livres qui restaient sur le sol, pas encore ouvert et attendant d’être délivré d’une quelconque information :

- Aide… Aide moi, il faut lire tout ça, aide moi, trouve le mot « remède » et appelle-moi, il le faut, à tout prix, par pitié…

Le majordome fut subjugué par cette voix railleusement aiguë, rocailleuse à son possible, se laissa emporter aux livres sans dire mot. Que pouvait-il dire de toute façon, alors que son maître se mourrait à présent depuis trois jours. Demain serait le quatrième, et à voir son état du soir, chacun sentait que cela serait le dernier. Lydess respirait fortement, s’agenouilla devant deux livres qu’elle ouvrit devant chaque de ses genoux. Elle jura comme un charretier quand sa tasse de café termina de se vider sur le parquet, frappant le sol de son poing jusqu’à l’épuisement. Le majordome la regardait avec inquiétude, se doutant que toute cette situation était insupportable pour la jeune femme. Il souffrait également de la peur, mais au moins avait-il dormi. Lydess continuait de parcourir frénétiquement les pages, n’ayant encore jamais lu à une telle vitesse, les mots s’incrustaient dans son esprit au fer des plus rouges. Chaque livre qui ne lui apportait pas de réponse se faisait récupérer entre ses faibles bras et jeter à travers la pièce avec violence, évitant parfois de justesse la tête d’Alan, accompagnant chaque lancer d’un cri de douleur, comme si le livre était trop lourd pour elle. A deux, le rythme s’était considérablement élevé, et Lydess reprenait légèrement espoir. Cette fois, ce serait la bonne.

Le crépuscule était finalement tombé depuis une heure peut-être que le majordome poussa un cri de victoire, sous son doigt se trouvait le mot magique. Lydess voulut se lever pour le rejoindre, mais se prit les pieds dans sa robe de chambre, tomba sous de grands bruits par terre. Rien à faire cependant, car ce fut en rampant et en avançant péniblement à genoux, s’agrippant à tout ce qu’elle pouvait que la sorcière bouscula Alan et prit le livre entre ses mains. Toute la lecture lui fit l’effet d’un baume dans son esprit, tandis que sa lourde respiration prenait en rapidité. Le bois de sauge, elle en avait à ne plus savoir quoi en faire, des grigris, des fumettes, des colliers et pourrait presque en faire une cabane dans le jardin. Le vin, ce n’était pas difficile d’en trouver dans une demeure de noble aussi bien placé que la famille des Renfield. Mais ce qui la fit misérablement tiqué, ce fut l’eau de vie de miel. Visant Alan de ses yeux vides plus qu’elle ne le regardait, elle murmura :

- C’est quoi… de l’eau de vie de miel ?

Tout en parlant, Lydess se mordait les ongles, puis les doigts, avant de serrer son poing contre son front. Incapable qu’elle était de reconnaître un pareil ingrédient, la frustration la mit hors d’elle. La voyante parvint finalement à se relever et ouvrit la porte de la chambre en grand, pour reprendre sa phrase, hurlante cette fois. Dans la commode où elle avait réuni tous les ingrédients précédemment récupérer par les serviteurs, Lydess réunit un sac complet de tout ce dont elle avait besoin pour se préparer au rituel. Il lui faudrait de l’énergie, et à présent que la solution était trouvé, il aurait été aveugle de ne pas se rendre compte que la jeune femme n’avait pas un centime de la force nécessaire. Même si la raison reprenait les rênes de son esprit, la panique continuait de la détruire.

- C’EST QUOI PUTAIN ? JE SAIS CE QUE C’EST QUE DE L’EAU DE VIE ET JE SAIS CE QUE C’EST QUE DU MIEL. TROUVEZ MOI DE L’EAU DE VIE DE MIEL, DU VIN ET DU BOIS DE SAUGE. QUAND VOUS AUREZ TOUT TROUVÉ ET UNIQUEMENT QUAND VOUS AUREZ TOUT VOUS VIENDREZ ME VOIR. JE SERAI DANS LA SALLE DE BAIN. SI JE M’ENDORS RÉVEILLEZ MOI SUR LE CHAMP QUITTE A ME BALANCER DE L’EAU FROIDE A LA GUEULE VOUS M’ENTENDEZ BIEN TOUS ? LEVEZ VOUS BANDE DE FEIGNASSES ! CE N’EST PAS LE MOMENT DE DORMIR, JE VOUS TUERAI TOUS DE MES PROPRES MAINS SI VOUS NE REVENEZ PAS AVANT L’AUBE !!!

Sa voix résonna à travers la demeure, tandis qu’elle ordonna ensuite à Alan de rester au chevet de Loban afin de régulièrement vérifier son souffle et son pouls. Ce dernier sursauta et se mit à l’oeuvre, tandis que dans tout le bâtiment, elle entendait avec satisfaction le branle-bas de combat s’organiser sous ses ordres. Rapidement, la cartomancienne rejoignit en courant la salle de bain où l’eau chaude avait déjà été installé. Certainement dès qu’elle eut dit le mot « salle de bain », une servante paniquée avait commencé à la remplir. Lorsque tout ceci serait terminé, Lydess ne comptait pas toutes les excuses qu’elle allait devoir faire au personnel. Ce qui était vrai, c’est qu’au moins, ils souhaitaient la guérison du maître tout autant qu’elle. Une fois dans la salle de bain, elle se mit à nue, ce qui n’était pas difficile car la demoiselle l’était depuis le début sous sa robe de chambre. Puis ses doigts de magicienne récupérèrent du sel consacré et de la lavande pour les faire infuser dans l’eau. Lydess finirait tellement aromatisé que l’on pourra la faire cuire si jamais elle échouait. Terminant de placer quelques ingrédients, elle prit un peu d’eau à part pour se concocter un puissant somnifère. Il était certain qu’elle ne pouvait jamais s’endormir actuellement, mais sa raison était implacable : elle devait dormir si elle ne voulait pas qu’il meure. Buvant son breuvage, elle se laissa couler dans le bain, se retenant avec ses bras de chaque côté de la baignoire pour ne pas couler durant son sommeil. La cartomancienne ferma doucement les yeux, et se laissa emporter par les vapeurs et la chaleur. La force des vertigineuses magies des ingrédients consacrés remplirent lentement mais sûrement ses veines, comme un âtre presque éteint que l’on ravirait de brindilles.

Deux heures plus tard, alors que l’on voyait l’éclat de la pleine lune de Mai transparaître sur les fenêtres de toute la demeure, la jeune femme s’était plongée dans un profond sommeil constructif. Cela ne soigna pas la peur de son coeur, mais elle pouvait désormais regarder au devant du rituel avec un œil ferme et déterminé. Ce fut une servante qui vint en courant ouvrir la porte et lui crier de se réveiller en la secouant dans son bain. Cela eut au moins l’effet escompté et loin de se faire crier dessus, Lydess remercia la jeune demoiselle et se leva aussitôt, essuyant rapidement l’eau de son corps pour revêtir un long vêtement de soie blanche. Elle se sentait revigorée d’une nouvelle énergie qui trembler de s’échapper, de se manifester. Récupérant tous les ingrédients de la servante, sous les regards interrogateurs et choqués du visage presque neutre de la demoiselle, Lydess s’en alla dans la chambre, congédia Alan en des termes simples et sobres, exigeant à ce que plus personne n’entre dans la chambre sans son ordre. Il lui fallait le parfait silence.

Dans le plus grand des calmes, la sorcière s’approcha de Loban, caressant longuement son torse. Avec de la peinture, elle dessina un pentagramme sur le plancher et y traîna son frère. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle fit autour du pentagramme, un cercle de sel pour protéger leurs énergies, empêcher qu’elle ne s’échappe tout autour de la pièce. Elle fit brûler une bougie à chaque pointe de l’étoile des sorcières, retirant le pansement de la plaie. Cette dernière était immonde et semblait hurler en elle-même. Lydess en avait à présent la secrète assurance d’être sur le bon chemin. Retirant le caleçon du patient, elle le jeta sans aucune importance et fit brûler le bois de sauge pour en faire absorber les effluves que ce fut pour elle et surtout pour lui. Il lui fallait purifier un maximum toute la situation. Mélangeant le vin et l’eau de vie au miel, Lydess prit la tête de Loban sur ses genoux et lui fit boire la substance, le forçant à ouvrir la bouche. Il ne réagissait plus, et ce fut un miracle qu’il put boire le breuvage, certainement aurait pu-t-on lui avaler n’importe quel liqueur sans peine. Lydess reposa la coupe, et caressa Loban avec le bout non brûlé de la sauge, terminant de le faire brûler par l’encensoir en étain. Durant toute cette opération, il lui semblait que son esprit avait quitté son corps, n’interagissant aucunement avec émotion, mais avec attention et précaution. Céder à la panique, c’était la mort assurée.

Après avoir accompli tout cela, Lydess écarta les bras et les jambes de son amour, le faisant suivre les traits du pentacle. Il ne devait faire qu’un avec le symbole de l’illumination et de la protection. Tout aussi calmement, elle se saisit du livre qu’elle posa entre les jambes de Loban, ouvert en direction de sa tête, tenue debout grâce à un vase. Tout cela était terriblement archaïque, mais elle n’avait pas le temps d’apprendre la formule. Il lui faudrait la lire. Avec toute la passion qui l’animait, cette force puissante et silencieuse qui grondait dans ses veines. Se replaçant derrière la tête de Loban, gardant celle-ci sur ses genoux, ses joues entre ses mains., à cet emplacement du pentacle correspondant à l’esprit, Lydess ferma les yeux, récupérant toute sa concentration. Elle vida son esprit, ne se concentrant plus que sur les ténèbres où ses paupières closes la noyaient. La seule chose à laquelle la voyante était capable de penser, c’était Loban. Ce dernier restait parfaitement immobile alors qu’il se faisait manger vivant par la chose. Une fois qu’elle ne se sentit faire plus qu’une avec sa propre énergie, ses yeux s’ouvrirent sur le livre.

- Toi le strigoï,
toi, le moroï,
toi, le lion,
toi, le jeteur de sorts,
toi, le strigoaïca,
toi, le moroaïca,
toi, la lionne,
toi, la jeteuse de sorts,
Allez, là où la jeune fille ne tresse pas ses cheveux,
Là où la hache ne fait pas de bruits en tombant,
Là où le prêtre ne lit pas le Livre,
Dans les sabots des biches,
Dans les fonds des mers,
Allez là-bas, reposez-vous là-bas,
Laissez Loban Hentswig tranquille,
Pur, brillant, comme l’argent le plus pur,
Comme tombé du ciel,
Comme les Dieux l’ont laissé sur la Terre.


Elle répéta inlassablement cette litanie, jusqu’à l’apprendre par coeur, mettant toute sa vie et son âme dans chacun des mots qu’elle prononçait. Les serviteurs, malgré les interdictions d’Alan, écoutaient à la porte, tous inquiets, Alan le premier. Lydess n’en faisait aucun cas, continuant, au-delà de la faim, de la soif, de la fatigue qui revenait progressivement. Elle priait, implorait jusqu’à la Lune et le Chaos de guérir le mal de ce corps aimé, priait jusqu’à demander à ce qu’elle fut la victime de ce mal infâme. Tout, plutôt que de perdre son âme sœur. Elle fit cela, jusqu’à ce que les serviteurs furent emporter dans le sommeil, jusqu’à ne pas se rendre compte de l’Aube qui montait sur la Capitale, jusqu’à transpercer la fenêtre, jusqu’à ce que les bougies s’éteignent par manque de cire et que la sauge ait fini de brûler. Mais de prier jamais la sorcière ne s’arrêtera.

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☾ Sassy Big Witch Sister ☽

Fog starts to lift, is my mind playing tricks?
Cause you look like home
Then I know this real, I trust what I feel
That neither of us has to be alone
You don’t have to be alone.
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