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I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.]

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Âge : 25
Emploi : Home Secretary.
Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Jeu 14 Sep - 20:29



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, 18 mai 1891.

Loban était allongé, immobile depuis plusieurs heures. Il n’avait pas bougé le moindre muscle depuis qu’il avait offert cette dernière caresse sur la joue de Lydess. Son repos était nécessaire pour le maintenir en vie, bien que cela ne fît que retarder la funeste échéance. Son rôle à lui était terminé. Il ne pouvait rien faire d’autre à part économiser ses forces de manière parfaitement inconsciente. Plus rien ne pouvait le sortir de son coma ante-mortem, que ce soit les cris de Lydess ou les pas précipités des domestiques sur le plancher. Sans qu’il le sache, chaque individu du manoir remuait ciel et terre pour le maintenir en vie. Lui qui n’était plus qu’un corps sans vie mais tout le diaphragme et le cœur continuaient de bouger pour le maintenir vivant. Son souffle était de plus en plus lent, tout comme son pouls, mais ils demeuraient, tous les deux, inflexibles et presque réguliers. Le temps était certes compté mais il n’était pas aléatoire. Ses infirmiers personnels et amateurs pouvaient donc évalués à peu près la durée qu’il leur restait avant que le maître des lieux n’aille rejoindre son père adoptif dans le caveau familial. Mais étrangement, personne dans la maison ne voulait voir cela arriver si vite.

Malgré l’opinion publique que les gens avaient sur lui dû à son âge, aucune des âmes qui travaillaient pour lui n’avaient à se plaindre de lui. Loban avait toujours eu un grand respect pour eux et n’hésitait pas à céder à leurs demandes, bien que timides parfois. Même s’il agissait parfois de façon puérile, il n’avait jamais agi en tant qu’enfant pourri gâté. Il était riche, certes, mais tous les domestiques qu’il use de cet argent avec sagesse. Il avait toujours été le plus juste et le plus généreux possible avec tout le monde et chaque vie vivant sous son toit pouvait en témoigner à Lydess. Il n’avait pas été parfait avec elle, mais il avait fait de son mieux. Durant toute sa vie, il s’était efforcé à faire de son mieux. Il n’avait jamais voulu s’attirer les foudres de qui que ce soit, étant un homme relativement pacifiste même s’il savait se battre quand la situation le demandait. Et c’était justement ce qu’il faisait depuis trois jours, à sa manière. À gagner du temps pour eux, malgré le fait qu’il soit finalement tombé dans le coma. C’était bien maigre mais c’était tout ce qu’il pouvait faire. Car que cela soit clair : il ne voulait pas mourir. Il ne voulait pas abandonner Lydess. Il devait veiller sur elle.

Mais dans un moment comme celui-ci, il ne pouvait guère faire plus que s’en remettre à elle. Même Alan participa à l’aider à trouver une solution, un remède miracle. Et il fut celui qui finalement, parvint à délivrer Lydess de ses interminables recherches en début de soirée. Cependant un autre problème se posa : celui des ingrédients. Loban, impuissant, resta en compagnie de son majordome une bonne partie de la nuit, toujours inconscient. Pour le pauvre Alan, le veiller devait être tout aussi intéressant que de regarder l’herbe pousser. Mais après, son maître lui donnait moins de fil à retordre que quelques jours auparavant. Mais néanmoins, il le préférait largement dynamique et en forme, comme il avait l’habitude de le voir, plutôt qu’amorphe et puant la mort comme il l’était actuellement. Ces quelques jours étaient une rude épreuve pour absolument tout le manoir. Le majordome en soupirait presque de soulagement de savoir que la mère adoptive de Loban était à Warwick et n’avait pas vent de tout ceci. Elle était adorable mais cédait à la panique beaucoup trop facilement. Il avait craint que cela n’interfère avec Lydess et sa concentration.

Celle-ci revint alors, fraiche et nettoyée pour la tentative du dernier espoir. Loban se retrouva une nouvelle fois nu et fut allongé sur le sol, au milieu d’un pentagramme. Sa sœur savait ce qu’elle faisait, même si le jeune loup n’avait aucune idée de ce qu’il se passait autour de lui. Sa blessure gagnait du terrain et était prête à atteindre son cœur, le poison étant prêt à agripper de sa main obscure pour le faire cesser de battre tandis que son cou commençait déjà être infecté, montant les veines noirâtres se rapprochant dangereusement de son cerveau. Loban n’avait jamais été aussi faible. Il n’avait jamais été aussi proche des portes de la Mort. Et ce n’était une expérience agréable pour personne. Cela dit, ce devait être une épreuve plus redoutable et effroyable pour son entourage et surtout Lydess qui s’affairait à lui sauver la vie, quitte à se détruire la santé. Mais dès que Loban aurait ouvert les yeux, il s’occuperait de celle à qui il devait une nouvelle la vie. Ainsi, sa sorcière de sœur mis en place son petit rituel et récita l’incantation, inlassablement, pendant des heures. Cela mit le temps qu’il fallut mais à l’aube, Loban était toujours vivant.

Sa fièvre était même tombée légèrement et une expression de souffrance se dessina de nouveau sur son visage fatigué. Ce n’était certes pas de grands yeux éveillés mais au moins, ce n’était l’impassibilité mortuaire dans laquelle il avait passé la nuit. Quelques gémissements se firent entendre, confirmant qu’il reprenait suffisamment le contrôle sur la maladie pour se permettre de faire fonctionner sa gorge. Il fut transporté jusqu’à son lit où l’on s’occupa de lui de nouveau. Le poison avait cessé sa progression et perdait même du terrain à vue d’œil avant de se résorber complètement quand quelques minutes de midi furent passées. Ses gémissements se calmèrent et son front se fit moins brûlant. Au bout de quelques dizaines de minutes, sa respiration était revenue un peu plus vivace et la vie semblait chasser la mort du corps du jeune loup. Il demeurait affaibli par cette expérience néanmoins. La fièvre avait été violente et avait bien failli l’emporter. Les yeux fermés, il ouvrit alors doucement la bouche dont sortit un léger soupir. Ses sourcils se froncèrent tandis qu’il semblait à la recherche de quelque chose. Sa gorge lui brûlait de façon atroce et avaler le peu de salive qu’il avait lui arracher l’œsophage. Dans un murmure rauque, il dit :

— De l’eau…

Il ne se doutait pas que ce qu’il avait demandé aller arriver dans sa gorge pour le désaltérer, que ce soit Alan ou Lydess à côté de lui. L’eau fraiche glissa dans son cou en feu, lui donnant l’impression d’être lavé des derniers restes de la maladie, le purifiant de l’intérieur. Peut-être était-ce un breuvage spécial que lui avait fait sa sœur justement dans ce but-là ? Il ne pouvait toujours pas ouvrir les yeux mais une question le taraudait : il avait besoin d’elle. Il voulait l’avoir à ses côtés. Il voulait qu’elle prenne enfin du repos en sentant son corps contre le sien. Sa peau contre la sienne, deux corps fragiles dans l’immensité de dangers de ce monde.

— Où est Lydess…? Va... Va-t-elle bien...? Si elle va bien... Qu’elle vienne… S’il vous plaît…

Il ne sut s’il s’adressait directement à elle ou pas. Mais quand il ouvrit les yeux, il vit une tignasse rousse non loin de son chevet, sa vue étant encore bien brouillée. Un sourire se dessina sur son visage pâle et fatigué, mais ce fut l’un des sourires les plus sincères qu’il pouvait lui offrir, malgré ses yeux à moitié clos, ses joues creusées et ses lèvres complètement gercées. Il essaya de se redresser sur ses coudes, ce qu’il arriva avec plus ou moins de succès. Ce n’était pas la grande forme, mais il sentait qu’il récupérait assez vite. Il lui faudrait rester aliter quelques jours encore et se remettre progressivement debout mais il se sentait tiré d’affaires. Il n’avait plus mal à l’épaule. Il n’avait plus mal nulle part, si ce n’est un peu à la tête encore. Mais c’était sûrement la fatigue. Il dit alors à l’attention de sa future fiancée :

— Viens… Viens avec moi…

Il se doutait que les draps avaient été changés entre temps, sentant le propre et la fraicheur. Loban ne transpirait plus et ne trempait plus toute la literie. Lydess pouvait donc s’y glissait agréablement. Le jeune loup lui fit une place sur le lit afin qu’elle vienne s’y reposer avec lui. Rien ne serait assez fort pour exprimer la gratitude qu’il avait envers elle. Encore une fois, il se sentait bien misérable mais éperdument amoureux devant cette femme. D’un ton doux, il ne put dire qu’un simple :

— Merci… Merci pour tout…

C’était peut-être trop simple, oui. Mais il n’avait pas encore la force nécessaire pour dire quoique ce soit d’autre, son esprit n’étant pas encore très limpide. Lydess lui avait permis de vivre, il veillerait à ne rien gâcher de ces années qu’elle venait de lui offrir en la rendant la plus heureuse possible.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Jeu 14 Sep - 21:36



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« ALL THE LOST DAYS. »

Manoir Renfield, Westminster, 18 mai 1891.

Lorsque l’astre solaire s’envola haut dans le ciel, jusqu’à disparaître des regards, Lydess sentit son corps partir en avant dans toute la fatigue qui l’animait. Mais elle retombait sur son petit-frère, et c’était quelque chose qu’elle ne pouvait pas laisser faire. Comprenant qu’elle ne parviendrait plus à prolonger le rituel, et qu’il fallait à présent laisser le temps à la magie d’opérer, la sorcière se releva péniblement, tremblant de ses jambes mais parvint à traîner Loban jusqu’au lit, après l’avoir personnellement changer une novelle fois. Elle lui mit un nouveau caleçon et recouvra son corps d’un beau drap blanc avec ses mains tremblantes. Elle mit les bougies dans un coin, balaya le sel au loin, aspergeant la peinture avec de l’eau consacrée et rangea le livre dans un coin de la pièce, où l’accompagna le vase et l’encensoir où ne se trouvait plus que les cendres du sauge à l’intérieur. De ses grosses petites jambes flageolantes, la voyante s’en alla jusqu’à la porte de la chambre, l’entrouvrant pour s’y laisser tomber. S’abandonnant dans le couloir, le bruit alerta les serviteurs qui montèrent aussitôt, et la récupérèrent pour la mettre -même sans son autorisation, dans une chambre d’ami. Alan entra et remarqua aussi tout ce qu’avait pu faire Lydess, mais ne prononça pas un mot, s’asseyant dans le fauteuil des veilleurs.

Lydess s’enroula presque sans s’en rendre compte dans les confortables draps neufs, dans ce grand lit vide dont elle n’avait pas l’impression de sentir les bords, tant elle était -pour la première fois depuis des jours, dans un lit à respirer le sommeil du preux et du sage. Elle dormait profondément, même si cela ne fut que pour quelques minutes; mais elle oubliait tout. Son rituel, la santé de son petit-frère, comme si plus rien n’avait d’importance et qu’elle se laissait progressivement aller dans un sommeil sans retour. Il y avait là presque un déni. La cartomancienne se refusait à songer que le rituel avait été un échec, et voulait dormir pour être au plus belle lorsque son futur-époux se relèverait. Dans le pire des cas, elle songeait presque avec bonheur que le sommeil l’emporterait dans la mort avec lui, heureux dans l’au-delà. Mais cela ne fut par chance pas ainsi, et Alan vint la réveiller avec un grand sourire. Ce simple murmure, doux murmure de la voix de bonne espérance, lui confia que le maître s’était réveiller, et qu’il l’a demandé à son chevet. Sous la précipitation, Lydess tomba du lit avec les draps, et se releva avec l’aide du majordome pour mieux courir dans le couloir, se tenant au mur pour ne pas tomber, les yeux empêtrés dans le réveil.

S’approchant du fauteuil, elle vit le simple d’eau qu’on lui avait confié durant son sommeil. Si Loban avait à nouveau soif, et qu’il avait appétit, alors il était réellement sur le chemin de la guérison. Elle n’y croyait en réalité qu’à peine. Mais tout cela était bien vrai. Il était en vie, présent, devant elle, lui offrant son plus beau sourire. A son invitation, Lydess ne put qu’acquiescer et se mettre au lit avec lui, serrant son amour dans ses bras. On apporta sur sa table de nuit, une belle tasse de café bien chaude, que Lydess s’empressa tout de même de boire, car il ne fallait pas exagérer quand même. Un réveil sans un café n’était pas un réveil, même si les lèvres de Loban avait ce merveilleux goût qui remplaçait allégrement tout café nécessaire. Elle posa la tasse vide et se blottit dans les bras virils de son amour :

- Je… je n’arrive pas à y croire… j’ai réussi, je t’ai sauvé la vie… merci à toi, d’être encore là, de m’avoir soutenu, d’être rester fort malgré le maléfice..

La cartomancienne se redressa sur ses coudes, l’embrassant avec amour, tenant sa joue entre ses mains. Elle caressa par la suite longuement sa chevelure, embrassant son front, son cou, son torse. Il lui fallait presque se faire violence pour ne pas retirer sa robe de chambre… chose qu’elle ne parvint pas à faire longtemps. La voyante attendit que les serviteurs ne soient plus présents pour le retirer afin d’être peau contre peau, à nue contre son Loban qui portait encore son caleçon. Bien évidemment, il était hors de question de faire des choses intimes, car Lydess ne voulait pas fatiguer davantage son frère adoré. Elle continua cependant à lui masser le torse avec une douce main forte, reprenant presque là où ils s’en étaient arrêté au moment où Loban lui avait pardonné, encore abimé par la fièvre, et qu’il l’avait demandé en mariage, les yeux mi-clos et ce sourire enjôleur d’adolescent embrumé. Lydess lui chatouilla le bout du nez avec le sien, respirant son odeur, sa passion, tout le désir qu’elle pouvait avoir elle-même pour lui. Le rituel lui avait extirpé ses dernière forces, toute son énergie était passé à l’intérieur de Loban.

- Tu seras bientôt remis sur pied, mon preux chevalier.. et on ira se promener le long de longues étendues d’eau, et on ira voir des animaux… on passera du temps ensemble…

Tout ceci était davantage des affirmations rêveuses que de véritables questions. Même si l’ombre du travail de Loban planait encore, pour l’espace de quelques jours, juste le temps de sa guérison, Lydess voulait croire que tout cela était possible. Enfouissant son nez dans le cou de son amour, la sorcière eut un petit rire coquin en l’y embrassant. Des serviteurs vinrent alors pour apporter un plateau repas rempli de multiples victuailles dans un meuble roulant qu’ils placèrent au dessus de leur lit. Une fois qu’ils furent remerciés et congédier, Lydess se redressa une nouvelle fois sur ses avant-bras et regarda la nourriture avec bonheur :

- Oh… un vrai repas… tu vas prendre des forces Loban, manger, manger, boire, manger ! Tu seras debout en un rien de temps ! Aller, ouvre la bouche mon bébé, le petit oiseau veut rentrer dans son nid ! Aaaaah… !

D’une cuillère remplie d’une belle purée, l’on avait vu mieux comme petit déjeuner, mais Lydess était heureuse. Tellement heureuse que des larmes de joies remplissaient son regard ébahi à la simple vue de cette outil qui voletait dans sa main pour approcher la bouche de Loban. Elle riait à en perdre la voix, songeant que tout ceci était comme autrefois. Juste elle, et lui, elle l’éleva, le nourrissant, le soignant.

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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Jeu 14 Sep - 23:18



I Stood Strong, I Was Honor-Bound.

« I AM THE GUARDIAN. »

Manoir Renfield, Westminster, 18 mai 1891.

Loban attendait patiemment que sa chérie s’allonge à côté de lui pour l’enfermer dans ses bras et la serrer contre lui. Il plongea son nez dans ses cheveux roux, respirant son doux parfum. Il pouvait enfin sentir quelque chose d’autre que la maladie, ses sens revenant progressivement. Il était tellement heureux de sentir le corps, même couvert encore, de sa dulcinée, de celle qui comptait tant pour lui. Une nouvelle fois, elle venait de prouver qu’elle lui était indispensable. Que sa vie ne pouvait durer si elle n’était pas derrière pour le couvrir. Il ne pouvait vivre sans elle, il ne pouvait continuer d’avancer. Son existence même n’avait aucun sens. Alors il profitait d’elle, vu qu’il ne pouvait en être éloigné trente secondes. Tout n’avait pas encore beaucoup de sens dans sa tête, même si cela revenait progressivement. Il continua de la maintenir contre lui, ne voulant pas la laisser s’échapper. Il avait les yeux fermés, ne pouvant pas les garder ouverts très longtemps de toute façon, et posa sa joue sur la tête de sa chérie. Il caressa doucement sa joue, ne faisant pas attention à tout ce qu’il se passait autour de lui. Il l’entendit juste le remercier d’être resté en vie.

Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle le remerciait, vu qu’il n’avait rien fait. Certes, il s’était accroché et même s’il était convaincu que c’était parce qu’il avait été motivé par l’amour de la femme de sa vie, peut-être qu’au final, cela ne résultait que de l’instinct de survie. Mais pour toute réponse, il lui sourit adorablement, collant son front toujours un peu chaud mais considérablement moins qu’avant sur celui de sa belle et la regarda dans ses magnifiques yeux bleus. Il en avait complètement oublié ses domestiques. Mais il savait que ces derniers comprenaient malgré tout. De toute façon, il leur ferait un petit discours de remerciements quand il pourra se tenir sur ses pieds et aligner plus de deux phrases. Ces mêmes domestiques partirent donc et Lydess retira sa robe de chambre pour coller sa peau contre la sienne. Il n’y avait rien provocateur là-dedans, juste leur amour, mis littéralement à nu, prouvant à chacun qu’ils n’avaient besoin de rien pour s’aimer. Et que rien ni personne ne leur mettrait des barrières désormais. Loban caressa la peau sans imperfection du dos de Lydess, l’effleurant de ses doigts. À cet instant-là, il n’avait besoin de rien de plus. Il avait l’impression que le contact de sa sœur le ressourçait à une vitesse ahurissante.

Puis vinrent de nouveau les domestiques, qui leur apportaient le petit-déjeuner, qui avait plus des allures de déjeuner vu l’heure. Tandis qu’ils entraient dans la salle, Loban prit bien soin de remonter le drap sur le corps de sa chérie. Non pas qu’il avait peur qu’ils pensent qu’ils faisaient des choses pas très conseillées vu de leur état à tous les deux, il tenait juste à cacher pudiquement ce corps. Puis, il leur sourit avec gratitude pour les remercier et regarda sa chérie s’occuper de tout. Il aurait aimé être un peu moins dépendant de tout le monde. Enfin, elle s’installa juste sur les avant-bras tandis que les domestiques sortaient de la chambre. Loban, dont les yeux s’ouvraient de plus en plus, la regarda s’emparer d’une cuillère de purée pour l’emmener devant sa bouche à lui. Il la regarda avec un air un peu étonné puis vit l’air si désespérément heureux de Lydess et il ne sut dire s’il était attristé de voir sa sœur dans un tel état nerveux ou s’il était content de la voir avec un tel sourire. Cependant, docilement, il ouvrit la bouche et mangea la purée sans rien dire. Cela lui rappelait quelques souvenirs de l’orphelinat, là où il n’y avait qu’eux deux et le reste du monde. Finalement, les choses n’avaient pas tellement changé.

— Tu sais, je suis un grand garçon maintenant, je peux manger tout seul.

Il disait cela sans méchanceté mais avec sincérité. Il se sentait clairement mieux. Suffisamment en tout cas, pour manger tout seul et laisser Lydess se reposer. Il arrangea les coussins derrière eux et obligea sa sœur à s’y appuyer. Une fois qu’elle fut confortablement installée, Loban ne put s’empêcher de l’embrasser avec un amour fou, mélangé à une grande reconnaissance. Il posa une main sur sa joue, continuant son baiser, voulant bien faire transmettre toutes ses sentiments à son égard. La petite caresse sur sa peau accompagnait le doux posé de ses lèvres sur les siennes. Rien n’était plus beau que leurs deux cœurs battants à quelques centimètres l’un de l’autre. Ces deux organes étaient connectés, d’une façon ou d’une autre, par un lien immuable dont personne n’aurait écrit le mot suffisant dans n’importe quel grimoire de Lydess. Mais qu’importe. Loban, sur le moment s’en fichait. Il profitait encore du contact des lèvres de sa chérie, savourant doucement ce qu’il rêvait d’être proches de lui jusqu’à la fin de ses jours. Cette âme si brave qui avait traversé tant d’épreuves pour lui, simple nourrisson abandonné sur le palier de la porte de l’orphelinat, destiné à mourir de faim et de froid.

Puis, il cessa leur baiser avec un doux sourire amoureux mais contrôlé, digne du Prince que Lydess rêvait qu’il soit. De son nez, il effleura celui de sa sœur avant de se tourner vers le plateau. Il prit une autre cuillère et dit avec un ton amusé :

— Tu dois être autant fatiguée que moi si ce n’est plus. Je m’occupe de tout. Ouvre juste la bouche…

Il lui sourit doucement, prêt à réellement l’aider à manger. En réalité, il n’avait jamais fait cela de sa vie. Mais il se sentait incroyablement… père. Mais peu importe, c’était pour le repos de sa chérie. Il ajouta avec un ton doux :

— On va bien dormir cette nuit d’accord ? Toi aussi, d’ailleurs, tu as une mine épouvantable…

Il lui sourit plus tristement et caressa son front avant de replacer une petite mèche derrière son oreille. Il lui sourit encore, déposa un rapide baiser sur ses lèvres et lui présenta une deuxième cuillère.
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MessageSujet: Re: I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.] Ven 15 Sep - 21:24



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Manoir Renfield, Westminster, 18 mai 1891.

La douceur des draps de soie blanche lui avait manqué; bien que ce fut exactement la même marque et la même texture que ceux se trouvant dans la chambre d’ami, il y avait cet odeur, cette chaleur, cette chose qui leur manquait. Tout ceci n’avait qu’un dénominatif commun en la personne de Loban, dont les bras la tenaient avec amour, cette force puissante qui lui avait tant manqué. Cet amas de muscles qu’elle avait eu tant de mal à pousser quand il avait fallu mettre son corps sur le pentacle. Mais tout était fini, il n’y avait plus de peur à avoir car tout était à présent parfait dans le meilleur des mondes. Lydess avait puisé dans toutes ses dernières forces, son dernier fulgurant espoir, caressant l’idée démesuré de la vie après la mort. Mais elle ne pensait pas encore au plus important ; que le rituel avait fonctionné. Que Loban avait été infecté par une créature surnaturelle, et qu’avec la force de son incantation et de ses prières, elle les avait défait. Lydess, du haut de sa voix murmurante et de ses nombreuses plantes et infusions, fumées de sauge et de lavande, avait vaincu un mal que tous qualifiaient d’invincibles. Qu’il eut fallu d’un seul livre, d’une seule page, dans une bibliothèque recouverte de centaines de livres anciens, pour parvenir à trouver la solution. Mise au pied du mur, aurait-elle pu inventer son propre rituel pour le sauver ? Etait-ce cela que l’on nommait la magie ? Lydess ne pensait pas à tout cela, se refusait presque à y penser. Tout cela n’avait plus d’importance, car l’ange de sa vie renaissait tel le phénix.  

Elle avait déjà crée des talismans de chance, de protection ; concocté des filtres d’amour, de rêves et de sommeil ; tiré des cartes de destin, de question, de peur et de peine. N’était-elle pas déjà une sorcière ? En quoi cette guérison était-elle si exceptionnelle que la voyante en venait à remettre en cause absolument tout ce qu’elle avait accompli jusqu’ici, elle l’ignorait. La cartomancienne ne se rendait pas compte de l’exceptionnelle victoire qu’elle venait d’arracher aux mains de la mort et des ténèbres. Tout ce qui comptait à présent pour la jeune femme, c’était la peau merveilleusement bien écorchée de son homme, son genou qui remontait le long de sa cuisse pour être un peu plus proche de lui. Mais quand la nourriture advint et que ce fut folle de joie qu’elle le nourrit, Loban fut quelque peu embêté de son comportement, ce que  Lydess pouvait comprendre. A présent qu’il allait mieux, il était normal qu’il voulait le prouver en mangeant par lui-même. Aussi Lydess se laissa mettre dans les coussins en riant comme une enfant, la nervosité de la fatigue longuement accumulée se sentait dans ses cernes bleuâtres, malgré son grand sourire. Ce n’était pas la fatigue du manque de sommeil, ou celle de la maladie, mais bien celle de son esprit qui avait souffert la pression de tout un monde sur ses épaules. D’un long et tendre baiser, Loban la calma sans trop de mal, la sorcière ouvrant lentement les yeux sur son exceptionnel création, guérison. Respirant plus longuement, savourant avec lenteur cette nouvelle paix, cette façon de ne plus avoir à se presser pour vaincre la mort, Lydess le regarda prendre la cuillère.

Néanmoins, si la cartomancienne avait toujours été la maman de tout le monde, elle se sentait cruellement le besoin d’être une enfant. L’enfant qu’elle n’avait jamais eu l’occasion d’être, envie de faire des bêtises, de ne pas avoir à être raisonnable, de se faire choyée, adorée, de s’amuser, sans penser à la décence, être la faible chose sans volonté qui se faisait contrôler, guider, élever. Loban remplissait à cette seconde précise toutes les requêtes de la jeune femme qui ouvrit grand la bouche pour manger la cuillère de purée avec un grand sourire, les yeux brillants. A la question de Loban, Lydess hocha silencieusement la tête, le bonheur s’inscrivant toujours sur son visage avec la joie d’une enfant. Les yeux de moins entrouverts, elle finit par repousser aussi bien le plateau que la cuillère, pour prendre le torse de Loban et le plaquer contre le lit. Posant sa tête contre cette peau et léchant inconsciemment les cicatrices sous la surface granulée de sa langue, Lydess eut un petit rire et bailla longuement contre sa peau, occasionnant une vague de chaleur. Oh, comme elle voulait devenir un petit cabri, courir avec Loban dans les champs, tomber dans l’herbe et rouler dans les collines, manger le sucre de ses lèvres et boire le lait de sa semence. Des images de grand soleil d’été et de champ de blé, de robe bleu volante et de costume noir lui passa dans l’esprit, tandis qu’elle embrassait la peau de Loban en murmurant :

- Tu peux me mettre sur le côté pour manger, mon coeur… j’ai juste… besoin de fermer les yeux quelques secondes, contre toi… j’ai hâte que tu as définitivement mieux, j’ai envie de toi…

Elle se blottit contre lui, oubliant totalement ce qu’elle venait de dire juste avant, savourant juste l’odeur de son petit frère contre elle, l’amour de ses paroles, de ses embrassades et de ses bras. Et lui murmura un petit bonne nuit avant de sombrer entièrement, peau contre peau, à l’appel de Morphée.

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I Stood Strong, I Was Honor-Bound. [PV. Lydess Hentswig.] [Fini.]

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