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Percy ⊰ I’m still learning to love, with you.

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Emploi : Servante, fille à tout faire.
Informations : Se pense orpheline ➸ Es servante pour Miss Bolton au bordel depuis toujours ➸ Est en réalité la fille illégitime de M. Harrington. Mais ignore tout, évidement ➸ Est sous la protection de Miss Bolton pour une obscure raison, mais la considère comme une mère. Même si cette amour n'est pas réellement réciproque ➸ Travail très dure chaque jour, mais ne s'en plein jamais ➸ Ne sais pas lire mais tente d'apprendre seule ➸ Parle assez peu, mais écoute beaucoup ➸ Peu avoir un tempérament de feu. Pourtant la plupart du temps elle sera douce, agréable et serviable ➸ Malgré son corps de femme c'est une enfant qui à grandi trop vite ➸ Son plus grand plaisir, courrir dans les champs sous la pluie. Ce sentir libre et sans attache ➸ Est "amoureuse" d'un homme qu'elle ne connais pas an réalité ➸ Dessine parfois le soir à la lumière d'une bougie, quand Morphée lui refuse ses bras.
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MessageSujet: Percy ⊰ I’m still learning to love, with you. Ven 29 Sep - 16:24


Percy Mortimer & Indianna Peters
Londres, fin mai 1891
Son panier en main, Indianna Peters avait pour mission d'aller acheter du poisson au port. La maisonnée avait fait quelques bénéfices, plus qu'à son habitude le mois passé et Belinda Bolton avait eu envie de fêter cela avec un mets d’exception. Indianna n'avait mangé du poisson qu'assez rarement. Une ou deux fois dans l'année et encore. Cela dépendait. Cela restait plus accessible que la viande en général, mais toujours cher. La Tamise et ses docks n'étaient pas non plus un des lieux qu'elle fréquentait le plus. Changer un peu d'air lui ferait le plus grand bien après tout ce qui venait de se passer. Cette aventure a la tour de Londres, ces choses qu'elle avait vues de ses propres yeux. La rousse n'en revenait toujours pas. Ses nuits déjà courtes étaient devenues agitées. Revoyant le visage de ce jeune homme qu'elle avait défendu les trahir et manquer des tués tous. Oui chaque fois qu'elle fermait les yeux elle revoyait ses scènes d'horreur, ce qu'il avait trouvé dans les cachots, l’odeur du sang lui revenait même aux narines parfois. Elle frissonnait de terreur à l'idée d'y repenser chaque nuit ou presque. Mais une chose éclairait ces cauchemars. Car cette abominable aventure avait eu un bon côté. Oui malgré toute l'horreur qui s'était offerte sans retenue à ses yeux. Elle n'avait pas été seule dans cette épreuve, non. Il y avait eu d'autres gens, mais surtout lui... Percy. Son gentil Percy. Cette mésaventure leur avait offert l'occasion de se découvrir davantage. Et même bien plus. Car oui, Indianna dans la vision d'un mort presque certaine avait offert son premier baiser au jeune homme. Alors chaque nuit depuis le 15 mai, après chaque cauchemar qui la réveillait en sursaut, elle laissait ses yeux contempler n portait de son ami dessiné par ses soins. Se remémorant la proximité qu'il avait eue alors. Ce remémorant la douceur de ses lèvres pure, cette petite force qu'il avait mis à l'embrasser plus dignement, plus correctement qu'elle n'avait, elle oser le faire. C'était peut-être idiot, sûrement même. Mais cela l'aidait à se rendormir un léger sourire aux lèvres et pour un instant un doux rêve laissait place à ses cauchemars.

Son panier accroché à son bras, ses cheveux de devant nouée par un petit nœud à l'arrière de son crâne. Laissant ainsi la flamboyance de sa crinière briller à l'arrière de son corps. Les quelques pièces que Bolton lui avait données pour acheter les poissons cliquetaient dans sa poche à chaque pas. D'une humeur à demi-joyeuse, toujours heureuse de se balader en ville et de sortir de l'antre du vice qu'était sa maison. Elle se dirigea vers la Tamise et ses docks. L'odeur particulière de l'eau, du sel et des poissons et autres animaux pêchaient lui venu aux narines bien avant qu'elle ne voit les stands et que le reflet de l'eau ne l'aveugle légèrement pas. Le soleil était haut et alors que Londres semblait si triste et morose, il fallait avouer qu'ici, aux abords de l'eau tout semblait vite plus illuminé. Fronçant un instant les yeux pour s'habituer elle s'arrêta contemplant un instant à droite et à gauche les dizaines de stands marchands, de poissons et autres, qui s'offraient à elle. Un soupire sortie d'entre ses lèvres, ignorant par où elle allait commencer. Elle ne venait pas assez souvent pour savoir chez qui acheter... Alors elle ferait sûrement un tour pour revenir vers le stand et les poissons qui auraient la meilleure mine. Bolton lui avait dit de ne pas trop traînée, mais elle savait aussi que sa jeune protégée aimait les balades en ville.

Droite... Elle choisit de commencer par la droite, à gauche il semblait y avoir moins de stands. Comme un instinct elle reprit sa marche. Un sourire léger sur les lèvres, s'arrêtant pour jeter un œil à tout stand qui semblait le mériter. Comparant les prix assez vagues et la tête des mets proposer. Décidément, elle n'y connaissait rien et l'odeur était horrible. Il lui faudrait bien se frotter en rentrant pour espérer enlever l'odeur. Et même, elle en était persuadée, elle serait présente pendant plusieurs jours encore. Beurk. Non pas que son hygiène soit irréprochable, mais elle se lavait chaque jour avec un peu d'eau et sa petite serviette. Un minimum quand même. Elle arriva presque au bout du Dock côté droit, elle n'allait pas par tarder à faire demi-tour pour remonter et voir le côté gauche. Sauf si elle achetait quelques choses en rebroussant chemin. Un stand avait retenu son attention quelques pas avant. La foule s'épaississait un peu sur le bout du chemin d'ailleurs et elle n'aimait pas trop cela. Alors sans même avoir vu les deux ou trois derniers marchant elle décida de faire volt-face. Mais le monde semblait s'être accumulé un peu partout en réalité. Se frayant un chemin un peu, plus difficilement, elle percuta une personne. Son regard un peu vague se tourna pour s'excuser.

« Excusez-m... Percy ? ! »
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Avatar : Eddie Redmayne
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MessageSujet: Re: Percy ⊰ I’m still learning to love, with you. Mar 3 Oct - 15:06



I’m still learning to love, with you

« Les Docks »

Fin Mai 1891

Reclus au fond du petit appartement de Fergus, Percy étouffait. Les rayons d’un soleil de mai, chauds et radieux, transperçaient avec insolence les rideaux élimés aux rayures verdâtres qui auraient mieux convenus à la chaumière coquette d’une vieille femme qu’à l’appartement du célibataire endurci et de l’influent chef de gang qu’était Fergus. Il fallait bien admettre que la décoration n’importait guère au meneur de la Tribu, qui considérait son logis sombre et somme toute quelque peu vétuste comme une planque plutôt qu’un lieu de vie douillet. La situation délicate du jeune roux entravait ses déplacements, en particulier lorsqu’ils étaient diurnes et de surcroît inutiles. Mais le pauvre garçon tournait comme un lion en cage, enfermé par une si belle journée printanière, comme il n’y en avait que trop rarement à Londres, et dont chaque anglais se hâtait d’en savourer la rareté. Seul un britannique de pure souche pouvait comprendre l’ampleur du gâchis. Ravalant avec peine son impatience et sa frustration, Percy se roula en boule sur le lit de camp usé qu’il utilisait lorsqu’il dormait chez son bienfaiteur et tenta de dormir pour tuer le temps. En effet, l’éducation du bâtard Mortimer ayant été incroyablement bâclée, il ne savait ni lire, ni écrire, et à peine compter. De plus, la moindre activité nécessitant un effort de concentration épuisait vite son esprit rendu simple de par les maltraitances infligées par les bourreaux qui lui avaient servi de famille durant tant d’années.

Mais même pour tomber dans les bras de Morphée, la concentration lui manquait. Le soleil l’agaçait en dardant ses rayons au travers de ses paupières fermement closes, il avait chaud et, surtout, il n’était pas fatigué. Son impatience légendaire reprenant le dessus, Percy se leva d’un bond, profitant de sa solitude pour grommeler un affreux juron. Il ne pouvait décemment rester enfermé ici par une journée si radieuse, quand tous les autres membres de la Tribu vaquaient à leurs petites occupations quotidiennes. Déterminé, Percy saisit à la volée ses souliers de cuir patiné par le temps et l’usure, qu’il commença à lacer avec concentration. Se redressant une fois le laçage laborieux de ses chaussures achevé, le jeune garçon saisit sa veste élimée bleue marine qu’il jeta sur ses épaules, et claqua la porte sans plus de cérémonie.

Fergus ne serait pas content s’il l’apprenait. Percy déglutit à la simple évocation de la colère éventuelle de son mentor. Mais il haussa bien vite les épaules, tentant d’appréhender la situation avec moins d’angoisse qu’à l’accoutumée ; contre toute attente, le bâtard Mortimer parvint, en effet, à dédramatiser un scénario, qui, d’ordinaire, l’aurait rendu tremblant et malade d’anxiété. Après avoir échappé à la mort, à une armée de créatures cadavériques sorties tout droit des Enfers, manipulée par la main diabolique d’un monstre assoiffé d’horreur et de sang, le jeune roux se sentait tout à fait capable d’essuyer l’ire, aussi dévastatrice soit-elle, de son aîné. Il avait conscience que son attitude était ingrate ; les mesures de claustration entreprises par Fergus à l’égard de Percy n’avaient pour but que sa sécurité, menacée par l’inextinguible soif de vengeance de son malfrat de paternel. Mais une fois de plus, le cadet Mortimer, après les atrocités vécues dans la Tour de Londres, ne voyait plus d’un œil aussi horrifié l’épée de Damoclès que représentait au-dessus de sa tête le clan de sa famille de sang. La prudence, pourtant, était de mise, et c’est avec grande sagesse que Fergus recommandait à son protégé le moins de sorties possibles, en plein jour qui plus est.

Mais aujourd’hui, Percy avait envie d’être inconscient, ingrat, égoïste. Son esprit obnubilé par le baiser que lui avait offert Indianna, sa tendre amie dont il n’avait jamais eu l’audace d’espérer un tel traitement, le rendait ivre de joie, rêveur, léger. Plus rien n’avait d’importance ; ni les mises en garde du mentor de la Tribu, ni les menaces du patriarche Mortimer ; son esprit flottait au creux d’une brume délicieuse ; lui et sa douce compagne avaient échappé à une mort affreuse et leur lien semblaient s’être soudés davantage de par le partage de cette épouvantable aventure ; cet évènement, si cauchemardesque soit-il, leur serait toujours commun. Y’a-t-il deux êtres plus proches que ceux qui ont cru voir, ensemble, leur dernière heure arriver ? Car c’est en imaginant son trépas imminent que Percy avait compris qu’il n’avait besoin de rien, car il était aux côtés de la personne qu’il fallait. La présence d’Indianna lui avait fait regarder la mort dans les yeux, avait dévoilé chez lui un courage encore inconnu, profondément enfoui dans les tréfonds de son âme simple, timide et prude.

Ils n’étaient pas morts pourtant. La proximité du trépas, telle une résurrection, avait fait ressurgir d’un souffle nouveau les tout petits plaisirs du quotidien auxquels Percy ne prêtait plus attention. Voilà pourquoi, se sachant chanceux, rendant grâce à la vie et à la nature, il ne pouvait décemment laisser s’échapper une aussi belle journée, ignorant s’il lui serait donné de nouveau la joie d’en savourer une autre.

C’était véritablement une belle journée. Les lèvres de Percy s’étirèrent inconsciemment lorsqu’un vent léger s’engouffra délicatement au travers de sa tignasse rousse, ses yeux se plissant malgré lui en fixant l’horizon ensoleillé. Il n’était visiblement pas le seul à avoir eu le désir de se délecter du soleil réconfortant. Les rues de Londres étaient parsemées de couples flânant à l’aveuglette, main dans la main, de matrones un panier à la main, en quête de denrées destinées à nourrir leur nombreuse marmaille au souper, de vieillards profitant de la douceur du temps pour leur promenade quotidienne.

Quant au jeune homme, n’ayant aucun endroit précis dans lequel se rendre, il laissait ses pieds l’entraîner. C’est ainsi qu’il se retrouva sur les Docks, longeant la Tamise, savourant les embruns délicats du fleuve qui fouettaient avec douceur son visage quelque peu rougi par le soleil et l’effort de la marche. La foule s’intensifiait sur les Quais, le bruit s’amplifiant également ; les vendeurs de poissons scandaient le tarif de leur marchandise qui trônait sur les étals, tandis qu’une foule d’acheteurs se pressait vers le plus offrant. Percy, que la foule angoissait, s’apprêtait à rebrousser chemin, fixant résolument ses pieds pour ne croiser le regard personne, dans un réflexe stupide qui entraînait inévitablement des chutes plus ou moins spectaculaires.

Il ne s’emmêla pas les pinceaux cette fois-ci, de même qu’un de ses pieds ne buta pas contre un des traîtres pavés des rues londoniennes. Non, il percuta quelqu’un de plein fouet, ou plutôt fut percuté par quelqu’un. En réalité Percy n’en savait trop rien, et était un peu trop secoué pour être certain de quoi que ce soit. Une voix douce et connue, comme tirée d’un rêve, amorça des excuses, pour ensuite appeler le jeune homme par son prénom. Surpris, Percy fit volteface pour se retrouver devant la vision enchanteresse d’une Indianna en robe printanière, un panier sous le bras. La dernière vision  qu’il avait eue de sa chère amie était celle d’une jeune fille couverte de sang et de blessures, rescapée de justesse d’une mort affreuse. Aussi la voir ainsi, pleine de vie, sa queue de cheval dansant sur son dos, ses jupons agités par le brise fouettant ses mollets frêles que Percy, en rougissant comme une pivoine, s’imaginait gracieux et délicats comme de l’albâtre, le remplissait d’une ivresse indescriptible, d’une joie de vivre violente, déboussolante. Comme si le trouble, mêlé à la surprise de l’entrevue ne suffisait pas, leur baiser ressurgit avec une force spectaculaire à la surface de sa mémoire d’ordinaire si peu fiable. Pourtant, de ce baiser, il se souvenait des moindres détails avec une clarté dont il n’était guère accoutumé ; la frénésie des battements de cœur d’Indianna, que Percy avait senti contre sa poitrine, le regard qu’elle avait planté dans le sien, alliant détermination et ferveur, avant de poser ses lèvres délicates sur celles du jeune roux, dans un baiser léger et rapide.

Percy ne savait pas combien de temps il était resté là, immobile, stupidement planté devant la jolie rousse, à se remémorer leur si tendre baiser, oasis au cœur d’un véritable Enfer, mais il se secoua soudainement, conscient d’embarrasser la foule, et risquant de paraître plus benêt encore qu’il ne l’était aux yeux d’Indianna. Aussi, prenant son courage à deux mains, il répondit en la regardant :

- Oh !! Indianna !! Quelle…surprise !! Mais que…que…fais-tu ici ?

La question était idiote, et Percy s’en aperçut quelques secondes après l’avoir posée, en jetant un œil sur le panier que la servante de Miss Bolton tenait sous le bras. Elle était sans aucun doute en courses pour sa patronne, dans le but de confectionner par la suite les repas des nombreuses filles de joie qui peuplaient la maison de passe. Lorsqu’une matrone bouscula violemment le dos du frêle rouquin avant de grommeler avec véhémence contre leur immobilité au milieu du passage qui embarrassait tout le monde, Percy sursauta et, posant lui-même le plat de la main sur le dos d’Indianna, il l’encouragea à se décaler sur la droite, ou un banc libre se dessinait à travers la masse informe des nombreux passants. A l’abri de la foule à présent, le jeune roux retira sa main avec empressement, affolé de sa propre hardiesse, avant de chercher à engager la conversation :

- Ca…ca fait longtemps ? Comment…ça va ?

Piètre début de conversation en réalité, mais la jeune rousse était accoutumée aux talents d’orateurs inexistants de son pataud et maladroit de Percy. Elle n’aurait aucun mal à trouver parole plus sensée pour amorcer la discussion.

©️ plumyts 2016
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MessageSujet: Re: Percy ⊰ I’m still learning to love, with you. Sam 14 Oct - 11:50


Percy Mortimer & Indianna Peters
Londres, fin mai 1891
Les yeux d'un bleu clair de la servante s'étaient presque embuée dans un plaisir incommensurable alors qu'elle avait reconnu, sans mal aucun, la chevelure frivole et particulière de son ami. Elle venait de le percuter, le destin se jouait d'elle, d'eaux même si elle se laissait y croire. Une sortie somme toute banale, une simple course et voilà que dans toute cette grande ville elle percutait le seul homme en qui elle avait pleinement confiance dans cette ville, le seul homme qu'elle aimait. Oui, oui, elle devait bien se l'avouer à présent, et ce, depuis cette terrible nuit. Percy avait su gagner son coeur rapidement, trop pour qu'elle y accorde de l'importance au départ. Ne se fiant pas à ce sentiment encore si inconnu et qu'elle estimait frivole. Mais pourtant maintes fois, au cours de mainte rencontre ce sentiment ne s'était envolé, il s'était même chaque fois endurcie et encrée un peu plus au sein de son palpitant. Puis il y avait eu cette soirée, horrible, qui lui donnait des cauchemars aujourd'hui encore. Qui la faisait se tourner dans ses draps bien trop de fois avant que le sommeil et la fatigue ne l'emportent sur son esprit torturé. Alors qu'il se retourna pour lui faire face, une vague de chaleur s'empara de la jeune femme. Son regard glissant sans vraiment y prêter attention sur les lèvres du jeune homme. Son cœur se mit à battre plus vite. Ses lèvres s'étaient légèrement entrouvertes comme pour laisser échapper son souffle plus saccadé. Passant sa langue sur ses lèvres furtivement, tout en reprenant ses esprits. Elle s'était un instant laissé aller à un souvenir récent. Le souvenir de cette horrible nuit qui pourtant n'avait fait que renforcer leurs relations, du moins elle l'espérait. Le goût des lèvres de l'homme lui revenue, un peu sec sur le moment, mais pour un premier baiser elle n'aurait pu rêver mieux. Cette hardiesse qu'il avait mis à répondre à son léger baiser d'un adieu qui n'avait finalement pas eu lieu. Elle en rougit de nouveau. Elle baissa le regard un peu gêné pourtant de se souvenir qui calmait ses rêves bien moins doux.

Les deux jeunes gens semblaient être restées inertes un léger temps, tous deux aussi surprirent et troubler par cette rencontre hasardeuse. Mais la voix légère de Percy résonna dans l'esprit de la rousse, la laissant sortir de ses songes un peu inavouable alors. Mais le jeune homme eut-il à peine le temps de poser sa question qu'une femme le bouscula, non sans grogner contre eux. Indianna fronça un instant les sourcils, prête à ne pas se laisser faire. Surtout, que le rouquin avait fait un bond en avant à cause de la grosse femme. Il ne fallait pas toucher à Percy. Mais la main de l'homme calma instantanément l’ardeur de la servante. Qui dans un sourire léger, le suivit jusqu'au banc où ils prirent alors place d'en tarder. Plus à l'abri de la foule qui comme une photo mouvante s’affairait devant eux. Indianna avait pris soin de se poser non loin de Percy, comme si le manque de sa personne avait trop grand durant ses quelques semaines qui les avaient séparé. Mal assise, mais assise de façon à voir le jeune homme et contempler chacun de ses traits fins et un peu trop creux, elle peut enfin répondre à ses questions. D'une voix à la fois douce et chaleureuse, avec un fonds d'excitation de le croiser ainsi. Heureuse comme elle ne pouvait pas l'espérer se revoir sa frimousse ainsi dans ce tableau qui lui semblait si sombre au fin fond de ses rues londoniennes.

« Et toi comment tu vas ? Moi et bien écoute ça va comme toujours. Mais encore bien plus depuis que tes cheveux ébouriffés sont apparus à mes yeux. »

Dans un geste non réfléchi, elle ébouriffa un peu plus les cheveux de feu de son ami. Presque aussi excité comme une puce, ses pieds dans des petits souliers de peau se levaient et s'abaissaient avec frénésie, comme un tic nerveux. Son large sourire et ses joues rosies trahissaient sa joie de retrouver le jeune homme ici.

« Comme tu peux le voir, j'essaie de faire quelques courses. Mais l'odeur et ma non-connaissance des poissons n'aide pas à ce que je me décide. Je trouve cela cher et... Beurk. »

La mine soudaine dégoûtée de la jeune fille, qui évidemment exagérait sa grimace, était digne de sa légèreté d'esprit à cet instant. Avec Percy, tout semblait si simple, sans aucune prise de tête, sans aucune limite, sans même contraire. Elle savait le jeune homme frêle et fragile, toujours timide et peureux. Pourtant avec lui, elle avait l’impression que le monde était autre, que plus aucune classe et politesse n'existait, non pas par le fait qu'il soit odieux ou autres, mais elle oubliait presque certaines politesses élémentaires avec lui. Libre comme un oiseau qu'on sortait soudain de sa cage. D'ailleurs voilà que ses mains avaient saisi celle du jeune homme dans une étreinte sans barrière et aucune pensée, comme un geste instinctif, comme un besoin répressif de sentir sa peau chaude contre la sienne.

« Et toi, qu'est-ce qui t'amène ici ? Tu dois aussi faire quelques courses pour ta famille ? »

Percy lui avait vaguement laissé entendre lorsqu'il était venu la voir dans la maisonnée Bolton qu'il avait une famille. Indianna n'avait pas trop cherché à en savoir plus, par politesse, sûrement, car celle-ci ne semblait pas très agréable. Mais à cet instant elle luttait contre une irréversible envie de le serrer contre elle avec force. Comme pour s'assurer qu'il était bien là et que le destin l'avait une nouvelle fois mis sur son chemin. Comme pour s'enivrer de son odeur si agréable à son nez et de son énergie si agréable. Comme en manque de sa dose de courage qu'il lui donnait au travers de ses nombreuses taches de rousseur et de son visage timidement adorable.
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