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Un vol à réparer [Lydess] [Fini]

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MessageSujet: Un vol à réparer [Lydess] [Fini] Sam 7 Oct - 20:41



Un vol à réparer

« Qui fréquente le voleur deviens voleur lui-même »


La vie au sein de WhiteChapel avait ses habitudes du quotidien comme un village ancré dans sa campagne et la nature entourant faisant office de barrière protectrice avec les animaux vaquant à leur vie sauvage. Le reste de Londres en dehors du quartier prenait place de forêt et les habitants de la ville tenaient bien leur rôle d'animal à la recherche de la moindre once d'argent en guise de soleil pour réchauffer leur fourrure.
La Tribu était le groupe dominant de villageois avec Fergus à leur tête en guise de meneur pour la chasse. Jenny se considérait dans les privilégiés de la meute avec cette lueur d'espoir d'avoir toujours les meilleurs morceaux de viande.
Parfois, des petits groupes d'aventurier osait quitter l'endroit pour s'installer ailleurs, en reproduisant une vie organisé et paisible comme au Cirque. Certain tentait d'aller partir davantage en solitaire pour travailler au port,  tandis que certaine des femmes se vêtirent de belles parures pour s'aventurer aux alentours dans leur chasse gardé pendant que d'autre lâchaient tout pour vivre avec les animaux dans les beaux quartier.

Toute cette vision de la capitale anglaise était le fruit de l'imagination de Jenny, ça en sera une autre demain basé sur autre chose encore. Tel coin du quartier sera la boutique des horreurs du village avec des adultes mal rasé de la Tribu, tel autre coin sera le pub du coin avec les ragots foisonnant des femmes, les plus jeunes iront au terrain de jeu disséminé un peu partout dans le quartier à la recherche de gens égaré.
Ce jour-la, Jenny s'éloigna un peu de ce semblant de village pour aller dans le coin du Cirque, non pour aller chasser les bourses bien remplis des sanglier du coin mais pour s'aérer l'esprit avec de l'air neuf. Avec Emily et Lindsay, deux autres adolescentes de la Tribu aussi mal endimanchée que Jenny, elles étaient aller s'installer sur un banc à l'ombre après être aller chiper des baies sauvage sur de rares buissons dans un square.
Elles restaient assise pour profiter du prélassement de la journée ainsi que du goût des fruits rouge, à regarder les adultes passer. Pour se sentir encore plus adulte, Jenny avait apportée une surprise provenant d'un de ses vol récent qu'elle proposa à ses deux compères du jour : du tabac à cigarette. Lindsay refusa en prétextant vouloir préserver sa voix alors qu'Emily avait déjà eu l'occasion de goûter quelque fois l'havane.

-Jl'aime bien c'perlot, bon bougre à qui j'lai mich'tonnée se vanta Jenny.
-C'est pas le bon terme que tu utilise, Jen, faut le laisser aux amazones de trottoirs...
-T'aurais eu ton mot à dire si tes ballons d'oxygènes nous accompagnaient. Ferme ton clapet, steuplait.
-J'peux en avoir un peu aussi, les gonz ? lança une voix qui ne provenait d'aucune des trois filles.

C'était Felipe, un autre jeune de la Tribu appréciant la présence féminine. Un peu plus âgé qu'elles, les surplombant d'une tête (bien qu'aucune des trois n'était si grande que ça) mais à l'idiotie aussi bien appuyé que ses quelques dents absente.

-Dégage, ducon. Va t'voler tes propres affaires.
-Y'a plein d'autres beaux noms mais toi t'utilise ducon. Tu n'es vraiment pas très sympa nargua le garçon à Jenny.
-C'est c'qui t'va le mieux quand tu suce ton pouce pendant qu'tu dors argumenta la crocheuteuse recrachant de la fumé par le nez.
-Tu dormiras mieux quand tu le suceras moins, celui la ?

Felipe avait sorti de son sac un bien appartenant à Jenny qui lui était cher et pour quoi elle donnerais tout son être pour le reprendre. Ce qu'elle aurai fait si Felipe ne s'était pas enfui aussi rapidement, la laissant le cœur démunie.

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MessageSujet: Re: Un vol à réparer [Lydess] [Fini] Jeu 26 Oct - 21:47



Un vol à réparer

« La croque-mitaine est arrivée. »


Lydess prenait ses aises, voilà bientôt plusieurs jours que ses affaires allaient en trainant. Le temps ne semblait pas à la spiritualité et il paraissait que même les nobliottes gardaient leurs miches au chaud pour le temps. Il n'y avait même plus leurs inquiétudes de courtisanes pour remplir les placards de la jeune demoiselle. Mais la voyante ne s'inquiétait, car un fond de commerce à base de potion continuaient de tourner en fond, lui permettant encore de mettre des pièces dans la boîte aux repas communs. Elle avait cependant du faire l'impasse sur son petit-déjeuner de tous les jours, un peu de confiture sur un pain de bonne qualité  mais sans plus. Quitte à ne pas manger correctement pour le matin, autant ne pas prendre de petit-déjeuner tout court. La jeune femme prendrait deux cafés à la place pour compenser. Ce jour-ci, alors qu'elle écoutait d'un air distrait les gens vivre au delà des minces parois de sa caravane, la douce fumée de son café embrumait la pièce unique d'une senteur délicate, qui faisait un bien fou. Un peu de chaleur dans ce monde si froid et si solitaire, quand bien même elle n'aurait pas dit non pour y rajouter quelques morceaux de biscuits. Au vu de la baisse des visites du Cirque, la grande majorité des membres s'étaient donné une petite journée de repos général, se promettant de se retrouver un peu plus tôt pour s'entrainer avant le spectacle, tous ensemble. Une convivialité que Lydess aurait bien voulu partager. Peut-être qu'un jour, d'ici plusieurs années, si jamais elle ne retrouvait pas l'homme qui faisait battre ses souvenirs, alors peut-être se lancerait-elle dans la prestidigitation et alors pourrait-elle s'entrainer à faire de la fausse magie, des illusions, et pouvoir à son tour être dans le spectacle comme un membre à part entière et non comme un bouche-trou.

Mais le café bientôt fut fini et ce n'était plus un amusement que de regarder le sol ou le plafond, ainsi que les petites rainures aux murs. Lydess s'étendit de tout son long et se leva. Il serait peut-être temps d'aller voir les autruches. Malheureusement, elle ne pourrait leur offrir de pain rassis ce jour, car elle en avait à peine pour elle-même en cette période de disette. C'était tout naturel, elle espérait juste que ses amis à plumes ne lui en voudrait pas pour l'instant. Après tout, elle les aimait tellement, leurs yeux, leurs allures, leurs grandes formes et leurs démarches pataudes, l'éclat de non-intelligence dans leurs iris. Sortant de sa roulotte, elle prit son petit pas avec son large arrière-train pour aller marcher jusqu'à leur enclos. La cartomancienne les chouchouta, les appella par leur surnom, leurs papouilla les plumes qu'elle pouvait atteindre avant de se faire mordre le bout des doigts et fit tout cela en chantonnant leur chansonnette préférée.

Soudainement pourtant, un bruit éparse l'arracha à son petit plaisir d'amour d'ornithologie pour la faire regarder à l'autre bout de l'allée. Un groupe d'adolescents semblait être en train de jouer. Au loin, Lydess eut pourtant des soupçons: les éclats de voix que l'on pouvait entendre ne semblait pas réellement être de la joie ou même de l'amusement entre enfants. Entre autre, il lui semblait reconnaître au loin la figure agitée de la drôle de Jenny, que la voyante avait eu l'honneur de rencontre quelques temps plus tôt et même peut-être de revoir par quelques fois. Fronçant les soucils, elle s'approcha de la masse et s'exclama:

- HEY ! Qu'est-ce qu'ils se passent ici bande de chenapan ?!

Son ton vocal était clair, précis et direct. Il n'y avait pas de fioritures à remplir sur le sujet, Lydess voulait une réponse et elle la voulait vite. Si tout ceci n'était qu'un jeu, alors elle en aurait le coeur net. Pourtant à la simple apparition de la jeune femme, quelques gamins s'étaient déjà enfuis en s'écriant "la sorcièèèère". Lydess réprima un rire qui pourrait nuire à l'autorité toute maternelle qui se dégageait d'elle en cette instant. Elle songea même que les parents de ces garnements avaient du en raconter des belles sur la cartomancienne rousse gauchère qui vit au Cirque. Pourtant, le jeune homme tenant l'objet interdit dans la main ne semblait pas être effrayé de son apparition. Le dénommé Felipe et Lydess se lancèrent un jeu de regard sanglant et silencieux. Pourtant la voyante s'amusait à voir un petit duvet blond au dessus de la lèvre supérieure de celui-ci, brisant toute l'allure viril qu'il voulait se donner, malgré qu'il fut déjà plus grand qu'elle.

- Alors ?

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MessageSujet: Re: Un vol à réparer [Lydess] [Fini] Mar 31 Oct - 10:01



Un vol à réparer

« Qui fréquente le voleur deviens voleur lui-même »


-J'te saignerais tellement ta carotte qu'tu pourras faire la cagnasse jour et nuit lança Jenny sur un ton irrité.

Ce fripon de Felipe ne devenait pas moins insolent avec le temps. Jenny ne pouvait pas se vanter du contraire la concernant, il est cependant toujours plus agaçant lorsque nous somme la victime et non le bourreau.

-Je lui aurai bien balafrée le visage après mais j'ai mal aux mains dit l'une des deux compère du jour de Jenny.
-C'toi qui s'ra balafrée si tu continue de m'poinçonner les oreilles... lui répondit cette dernière.

Le malfaiteur n'avait fait qu'une vingtaine de mètre avant de tomber pile-poil sur la cartomancienne préféré de la jeune fille. Il était certain que Felipe n'allait pas en démordre pour un sous avec elle, sa langue étant aussi fourchu que celle de l'adolescente.
Pendant qu'ils pratiquaient un duel de regard dans un silence enveloppé par les bruits ambiant de la rue, Jenny abandonna les deux filles de la Tribu pour s'avancer hâtivement.
Une fois arrivée à leur niveau, elle s'exclama :

-Felichiotte, rend moi c'qui m'concerne s'tu veux pas qu'Madame Popotin te foudroie à coup d'café.
-Nope répondit-t-il.

Sans attendre quoi que ce soit en retour, le jeune brigand se retourna foudroiement pour faire un croche-patte à sa jeune collègue de Tribu. La voleuse s'effondra au sol, le temps qu'elle se relève il était déjà au bout de la rue avec encore en main le fameux objet.
Il n'était plus nécessaire de tenter de le rattraper : il était déjà improbable qu'il tombe par le plus grand des hasards sur Lydess, une seconde chance dans la même thématique relèverais presque de l'exploit.

Se relevant et sentant encore l'effet de la chute sur son postérieur, la cambrioleuse était bien attristée que de sombres brutes tel que lui était au sein de la Tribu. Il faut de tout pour composer une communauté, du meilleure comme du pire. Le jeune homme avait pourtant la chance de ne pas être un riche embourgeoisé, son arrogance étant déjà bien assez élevée comme ça. L'adolescente étant déjà peu enclin a apprécier son prochain, s'il s'avérer être le pire des idiots dans la foulé, ça n'aidait en rien.
Si ça ne tenait qu'à elle, Jenny lui aurais cassée le nez plus d'une fois pour le faire déguerpir dans une autre ville, mais cela aurait eu des conséquence punitive sur elle.

Mettant les mains dans les poches de manière dépitée et regardant le sol d'une mine dépouillée, la fillette commença à marcher vers Lydess dans l'espoir d'obtenir une quelconque aide de sa part. Elle n'avais pas bougée pour observer la scène, blasant Jenny d'avoir chuté aussi ridiculement. Cette dernière s'attendait également de recevoir des remarques cinglante de la tireuse de cartes sur ce qu'avais dérobé Felipe. A ce demander par ailleurs par quel moyen il avait réussi à obtenir un moyen de pression pour ce qui pourrait être sa rivale de vol.

Une fois les quelques mètres qui séparaient les deux femmes parcouru, la plus jeune des deux releva le menton et pris le faciès le plus doux possible face à l'adulte.

-B'jour M'dame Popotin.... Y'a c'guss d'Felipe qu'à pris Doudou mon doudou... Vous pouvez m'aider à le lui rechipote ? … Siouplait ?  owh

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MessageSujet: Re: Un vol à réparer [Lydess] [Fini] Dim 17 Déc - 18:41



Un vol à réparer

« La croque-mitaine est arrivée. »



Lydess avait l'habitude des petites querelles d'enfants, combien de fois elle avait été obligé d'être tel le roi Salomon, la juge des disputes de l'orphelinat. En grande soeur qu'elle était, son soutien avait été régulièrement demandé. Maintenant, tous ceux qu'elle avait l'habitude de materner étaient devenus adultes et s'en sortaient très bien par eux-même. Mais elle ne manquait toujours pas d'aider les plus jeunes, les enfants des rues qui parfois trainaient près de chez elle. Cette occasion-ci ressemblait donc parfaitement à s'y méprendre à de nombreuses situations du même genre. Lydess s'amusa du fait que Jenny l'appela Madame Popotin face à celui qu'elle appelait Felichiotte. Est-ce que cela voulait dire que le garçon s'appelait Felix ? Elle en avait connu un, de Felix, mais qui était beaucoup plus genti que cela. Quant à foudroyer à coup de café, il fallait rester honnête. Cela n'aurait jamais permis à personne d'être arrêter. Le café était un booster, comment pouvait-on arrêter quelqu'un avec une boisson qui accélérait au contraire absolument tout dans votre organisme. Au pire, lui jeter du café bouillant aurait un effet adéquat dans l'optique d'arrêter quelqu'un.

Lydess avait cependant envie de lui dire de se taire. En effet, comment une maman, une grande soeur, pouvait avoir un tant soit peu d'autorité quand on la surnommait "Madame Popotin". Dans l'intimité d'une amitié, elle ne s'en frustrait pas, cela la faisait même totalement rire. Mais comment pouvait-elle faire peur à ce grand gaillard blondinet qui faisait au moins sa taille. L'adolescent avait apparamment bien mangé sa soupe de mauvaise qualité. Alors que Jenny l'invectivait de toute sa hargne, mettant à mal les efforts de Lydess, le garnement lui fit un croche-patte qui la fit s'étendre au sol tandis que lui s'en alla sans demander son reste. Soucieuse en premier lieu de la santé de son amie, la cartomancienne se jeta sur elle, la redressant et passant les mains dans ses cheveux pour en retirant des morceaux de pailles qui trainaient ici et là dans sa chevelure. Après s'être assurée que la demoiselle ne s'était pas blessée, Lydess s'en retourna vers l'entrée de la rue que le Felichiotte avait emprunté. Elle le voyait disparaitre déjà au loin et ne savait pas comment le rattraper, courir n'était absolument pas une option. Jenny pourtant se redressait déjà en sa direction, et lui demanda de retrouver son doudou, nommé Doudou, des mains de cet homme qui s'appelait donc Felipe, et non Felix. Voilà que cela en faisait des informations à prendre en compte. Lydess comprenait cependant la tristesse de la jeune femme, bien qu'elle ne le montrait pas beaucoup; elle mettait cela sur le compte de la honte de s'être fait voler son doudou à l'adolescence. La voyante ne lui en tint pas rigueur, car c'était une bonne maman. Elle s'approcha d'elle et lui prit les épaules:

- Je te promets que je vais faire de mon mieux pour te retrouver Doudou. Mais il va falloir m'aider, est-ce que tu as une idée d'où est-ce qu'il traine ? Peut-être que tu sais où il dort régulièrement, on pourrait essayer de lui voler quelque chose et de faire une échange en rançon, tu en penses quoi ?

La cartomancienne sourit de toutes ses dents pour faire prendre confiance à l'adolescente qui n'en menait pas très large. Elle lui tapota sur la tête avec amitié, ne l'infantilisant pas mais au contraire, voulant lui confier un peu de chaleur au coeur.

- On peut déjà commencer à partir dans cette rue, c'est par là qu'il est parti ! Sa moustache de pré-pubère est facilement repérable, je suis sûre qu'en posant des questions, on en saura davantage !

Lydess posa alors sa main dans le dos de Jenny et la fit avancer à ses côtés pour qu'elles commencent leurs recherches à travers les rues de Southwark, leur chemin les faisant arriver à un petit garçon leur dit qu'un ado à moustache avait passé le pont en direction de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: Un vol à réparer [Lydess] [Fini] Sam 27 Jan - 12:32

Jenny Smith a écrit:


Un vol à réparer

« Qui fréquente le voleur deviens voleur lui-même »


S'essuyant le visage des quelques traces de terre dû au croche-pied de Felipe, massant brièvement son genoux ayant heurté trop rapidement le sol et contenant en elle ce qu'elle considérait comme une légère humiliation de se faire ébouriffer les cheveux par une adulte, Jenny se résolut de s'associer définitivement à Lydess afin de retrouver son trésor personnel.

-Faudrait p't'être pas b'llauder chez tous les marchants pour chiner les infos. Si on m'remet d'un « emprunt » d'rond, j'suis faite pour crécher à l'ombre... Faudrait d'mander au deux truites qui squattait l'trottoir avec moi plus tôt, Lindsay et Emily.

Mettant ses mains dans les poches et faisant un signe de tête à Lydess pour la suivre, l'adolescente traînât les pieds jusqu'au square où elle se trouvait deux rues plus loin. Ses deux amies de la Tribu était toujours assise sur leur banc, fumant chacune le tabac volé par cette tête brûlé de Jenny.

-Z'avez profitée d'mon égarement pour m'bombarder mes galuches ? Bande d'rats...
-On attendais ton retour, tu vas nous l'reprocher ? Répondit Lindsay.
-J't'déjà dit d'fermer ton clapet c'matin, continue à l'faire et laisse moi causer. J'nous ai ram'née Lydess qui va m'chap'ronner... m'aider à r'trouver Felipute mais on a b'soin d'info.

La cartomancienne semblait attendre que cette discussion de gamine se termine au plus vite pour enfin se mettre en piste. La vagabonde cru la voir tapoter du pied d'impatience mais n'aurai pu l'affirmer. A moins que ce soit une envie pressante de vider la vessie du café inutile, dans cette éventualité se trouvait bon nombre de buisson pour cette activité intime.

-T'as pensée aller dans l'coin des curetons ? Demanda Emily. Parait qu'il aime bien faire souvent don d'pisse dans les bénitiers, qui sait si ton bout'chou plein d'poussière lui a donné des émotions. T'as aussi l'coin des prostiputes qu'il aime bien mater. Sinon, d'mande directement à Fergus.
-En parlant d'poussière, elle est valable ta Lyly ? J'l'avais jamais encore vu questionna Lyndsay.
-Clapet, toi grogna Jenny. C'pas une bourge, c'est d'jà suffisant et j'me suis déjà associée à elle v'la récemment. Allez, j'd'éguerpi. A plus...

S'éloignant de ses deux filles des rues, Lydess leur lança un dernier regard mitigé, à la fois attristé de constater que la pauvreté touche bien trop les femmes de ce monde mais n'oubliant pas d'avoir été traité de poussière par l'une d'elles. La voleuse qui l'accompagnait ne leur dédaigna même pas autant d'importance, sachant pertinemment que cette atmosphère quelque peu sauvage faisait partie de son quotidien.
Se dirigeant enfin dans le quartier de Whitechapel tel qu'après prévue la tireuse de carte à la base, les interrogatoires naquirent en premier chez les filles de joies. Certaines connaissaient de réputation Felipe, d'autre leur avaient déjà offert de leur services dont quelques-une plaisantèrent sur la taille de sa virilité. Cette dernière information était la seule un tant soit peu consistante que les deux femmes purent obtenir. A se demander comment un détective fait pour avancer dans une enquête, à défaut d'avoir un chien avec beaucoup de flaire.

Soupirant, Jenny désespérait à l'idée de perdre définitivement Doudou.
-J'l'ai depuis des années informa-t-elle à Lydess. C'pas qu'un torchon mal délavé, c'est comme une extension de moi, de mon passé... J'pourrais m'en débarrasser, mais ça doit bien être la seule part d'innocence qui m'reste sans prendre en compte ma boîte à mouille encore inexplorée... Bref...'scusez mon égarement, j'spère qu'vous pigez c'que j'ressent.

L'adulte, pensive à la faiblesse d'une enfant semblant avoir une carapace bien épaisse, déposa une main sur l'épaule de Jenny comme signe de soutien. Les recherches n'étaient pas encore terminée, il devait bien se trouver une ou deux églises dans le quartier et l'ensemble du réseau de la Tribu était une mine d'or en information, cela suffisait pour garder espoir.

Tôt ou tard, Felipe sera retrouvé. Que ce soit lui, son bout de carton lui servant de chambre ou un de ses biens les plus précieux, il recevra une leçon à la hauteur.

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MessageSujet: Re: Un vol à réparer [Lydess] [Fini] Dim 11 Fév - 14:39



Un vol à réparer

« La croque-mitaine est arrivée. »


Le langage de la rue n'avait d'ordinaire pas été un problème pour la cartomancienne. Même si elle ne vivait que peu aux abords de la Tribu malgré ses retrouvailles avec Fergus, Lydess n'était pas non plus de ceux qui couraient trop les bars accompagnés de ces gros loubards. Mais la manière dont en parlait la très jeune adolescente était une façon qu'elle n'avait que trop peu entendu pour pouvoir tout comprendre. Elle fit cependant semblant, pour ne pas passer pour une inculte de bourgeoise à ses yeux. Malgré la précarité qu'avait été sa vie, la jeune femme avait vécu dans un orphelinat qui l'avait bien éduqué, au point que ce fut elle qui éduquât ses petits frères et soeurs de coeur. Vous vous doutez bien que l'on enseignait point les expressions sauvages qu'utilisait Jenny.

La voyante aurait bien aimé pouvoir proposer à la demoiselle peu raffinée une extension d'apprentissage, souvenir de son passé orphelin, mais elle se doutait de la réponse négative. Puis ils n'avaient pas de temps à perdre sur le sujet pour le moment. Une peluche avait été volé et Lydess savait à quel point cela pouvait être horrible à vivre. Elle n'avait pas personnellement vécu pareille affront, mais les enfants pouvaient être terrible entre eux. Il n'était pas rare qu'un doudou se fasse voler pour rire. Surtout les garçons envers les filles, à croire qu'il s'agissait là d'une séduction inversée.

Jenny lui indiqua qu'il n'était pas recommandé de s'approcher des marchands; la cartomancienne ne comprenait pas vraiment pourquoi, mais la suivit pour le moment jusqu'à ses amies. Quel étrange façon d'être ami dans la rue, est-ce donc ainsi que ces enfants sans toits s'éduquaient d'eux-même sans foi ni loi ? Lydess croisa les bras d'une manière réprobatrice, observant la déchéance des rues de Londres devant elle. C'était peut-être bien trop exagéré face à trois gamines barbouillées qui tentaient juste de survivre en prenant un peu de plaisir là où tous les autres en prenaient. Dans l'alcool et la fumée des embruns. Elle les écouta baragouiner leur étrange langage en silence. Ces enfants avaient une manière étrange de siffler les syllables et de dévorer les consonnes sans outre mesure.

Comme si jamais on ne leur avait appris la diction primaire des mots. Un peu aussi comme si tout leur apprentissage du langage ne s'était effectué qu'à travers un prisme mal nettoyé. Bien qu'elle ait toujours apprécié boire un verre en compagnie de Gerald et de ses amis qui n'étaient pas des exemples de propreté, Lydess ne put s'empêcher d'avoir un frisson de dégoût face à la vulgarité de ces enfants; pas forcément que de ceux-ci en particulier mais de tous ceux qui pouvaient être comme eux, à l'instar de ce cher Felipe qui se targuait un joli sobriquet de Felipute. Peut-être qu'elle devrait songer à faire une école dans les rues, à inviter des enfants dans sa roulotte pour des cours particuliers, lorsqu'elle ne travaillait pas. Bien qu'elle fut soudainement portée par la motivation d'un tel projet, un pessimisme qu'elle ne se connaissait pas faisait surface. Est-ce que ces enfants, Jenny la première, voulaient seulement apprendre. Certains se complaisaient trop facilement dans la boue, dans la facilité de la vulgarité. Quand la jeune fille revint vers la voyante, elle commença aussitôt à se plaindre de la perte de son doudou comme n'importe quel petit enfant, pleurant la perte d'une extension de soi. Mais lors du rapport à sa virginité, Lydess ne put s'empêcher de se frapper le front dans un manignifique facepalm. Non Lydess, ne pas manquer de respect à la détresse d'un enfant. Mais c'était plus fort qu'elle. Il fallait à tout prix remédier à tout ça.

- Oui, oui... écoute, on va quand même aller demander dans Whitechapel si quelqu'un l'a vu. Un garnement avec des cheveux aussi blonds et une moustache aussi moche, se promenant avec une peluche, ça doit se trouver facilement. Et si je te retrouve la peluche, faudra qu'tu me promettes quelque chose en échange. De venir quelque fois à ma roulotte pour que je t'apprenne à lire et à écrire. Correctement. Aller, viens !

Prenant la main de la jeune enfant, Lydess accourut de Southwark pour aller dans les ruelles de Whitechapel. La grosse rousse faisait toujours retourner certains yeux qui se souvenaient d'elle comme la sorcière qui vivait dans la rue, autrefois. Maintenant, s'approchant des marchands pour leur demander cet information précise, personne ne chercha à lui causer des soucis. On les emmena d'un point  à un autre, précisant que tel ou tel garnement ressemblait à la description faite. Mais rien ni personne ne semblait pouvoir les mettre sur le bon chemin. Faisant craquer ses doigts dans un agacement, Lydess regarda autour d'elle dans un grand dépît.

- J'te jure j'le retrouve je lui fais la peau. Y'a pas moyen d'me faire courir comme ça partout. On a trouvé juste un pauvre gosse blond mais c'était pas lui. Peut-être qu'il va vraiment falloir jeter un coup d'oeil à l'église, je n'aime pas vraiment ça. Le pire, ce serait qu'il est caché Doudou quelque part et qu'on ne cherche qu'un fantôme maintenant.

Ce n'était qu'à ce moment là qu'elle se mit à tapoter le sol, continuant de regarder dans tous les sens que ce carrefour de rue leur permettait d'avoir. De bonnes vues sur toutes les artères de Whitechapel, un bon point d'observation mais qui avait ses limites. Bientôt, l'heure de pointe remplirait toutes ses artères d'un sang vif et trop plein.

- Faut se dépêcher d'avoir une ligne directrice forte. On va à l'église en premier ou là où il vit, Felipe ?

Si son propre plan avec les marchands n'avaient pas marché, peut-être que la petite montrerait plus d'initiatives. Lydess la regarda avec un sourire confiant, qu'elle ne perde pas espoir.

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MessageSujet: Re: Un vol à réparer [Lydess] [Fini] Sam 17 Fév - 9:43



Un vol à réparer

« Qui fréquente le voleur deviens voleur lui-même »


La proposition d’apprentissage de lecture et d’écriture de la femme aux cheveux de feu était une idée fortement saugrenue aux yeux de l’adolescente. Une perte de temps selon elle : le peu de calcul qu’elle connaissait lui suffisait amplement pour tenir les comptes de ses vols, la lecture lui suffisait pour reconnaître les chiffres inscrits sur les billets ainsi que les pièces de Livres Sterling.
La liseuse de carte lui rendait service pour la seconde fois, Jenny avait un code d’honneur bien à elle qu’elle respectait pour accepter cet accord malgré le peu d’intérêt qu’elle y trouvait à l’heure actuelle.
-M’ouai, si ça peux t’faire plaisir aux mirettes que j’vienne siroter l’cawa en déchiffrant tes livres d’sorcellerie… mais c’pas ça qui m’fera remplir ma besace d’argent répondit la jeune voleuse.

Après cette transaction de service, les recherches du blondin purent continuer sans trop de résultat satisfaisant. Un peu de marche à travers la ville ferais peut-être perdre du poids à Lydess, Jenny pourrait difficilement la targuer de ce surnom affectueux de « M’dame Popotin » si la découverte de Doudou s’éternisait trop.

- Faut se dépêcher d'avoir une ligne directrice forte. On va à l'église en premier ou là où il vit, Felipe ?

L’église aurait tentée la crocheteuse pour s’amuser au passage à éteindre les cierges allumé par les croyants et à chercher le vin de messe mais il semblait peu probable que Felipe y soit aller en premier lieu. Autant aller fouiller son lieu de vie dans les quartiers de la Tribu.

-Allons barboter son pieu à c’bouffon. J’en profit’rai pour m’vider d’ma pisse sur son oreiller.

Jenny ne se préoccupait pas s’il elle pouvait choquer Lydess avec son langage ou ses idées étranges. Elle a toujours été de caractère méchante afin de ne pas se faire marcher dessus, une manière de survivre dans la rue et de s’imposer. Chacun sa méthode, au grand déplaisir d’être outré par ce dialecte peu commun dans une bouche aussi jeune, mais les habitudes ont la vie dure.
Une habitude qui peut malgré tout être d’une bonne aide face à un idiot tel que Felipe qui prenait plaisir à s’en prendre aux demoiselles plutôt qu’aux hommes, probablement dans le but d’assouvir un besoin masculin plus que macho d’une manière aisée.

Les deux femmes se mirent donc en route vers le lieu de vie de cet être nauséabond. Il pouvait être d’une certaine difficulté de s’y retrouver dans le district de la Tribu lorsque l'on ne fais pas partie soi-même de ce groupe. Les vagabonds s’éparpillent de part et d’autre pour y déposer leur affaire personnel dans Whitechapel sans risquer de se faire soi-même voler, se retrouvant dans des points de rendez-vous pré-établie.
La jeune Smith était bien-heureuse de sa « chambre » rangée à sa manière, donnant une superbe vue sur un mur de briques rouges à l’arrière d’un vigoureux buisson qu’elle avait nommée Étienne. Très silencieux mais toujours à l’écoute, offrant un abris face à la pluie (la rue n’offre aucun trouble mental, Jenny apprécie seulement donner des surnoms à tout et n’importe quoi).

-Si on croise m’sieur Fergus, p’t’être qu’il nous dira s’il a croisé l’autre pitre mais j’ai peu d’espoir : y’a toujours trop d’donzelles qui tournent autour d’lui pour bien s’faire voir. Les idiotes… termina Jenny dans ce qui semblait être une pointe de jalousie.

Pendant qu’elle et Lydess allèrent de lieu de vie en lieu de vie, se rapprochant forcément du repaire de Felipe, un personnage les interpella subitement.

-Les michetonnes, vous cherchez Felipe ? Z’avez rien d’mieux à faire ?

C’était un ami (ou un sous-fifre?) du coupable : le mal-nommé Jean Torchwick. Sans doute envoyé pour surveiller les biens volé du blondinet à la moustache mal-dégarnie.

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MessageSujet: Re: Un vol à réparer [Lydess] [Fini] Dim 25 Mar - 21:32



Un vol à réparer

« La croque-mitaine est arrivée. »

D'ordinaire, se promener dans les ruelles de Whitechapel était synonyme de repos et de fôlatrie. Cela faisait un présent un long moment que cela n'était plus une question de vie ou de mort. Les regards sombres ne suivaient plus la silhouette de Lydess, comme à l'époque où la demoiselle vendait des bricoles de sorcière. Elle le faisait toujours; mais cela semblait plus acceptable pour le peuple qu'elle le fasse dans un cirque, avec d'autres monstres comme elle. C'était plus respectueux pour les pauvres ouvriers, il fallait croire. Mieux vallait que ce fut au choix du client fortuné et stupide de venir voir la jeune femme, plutôt que celle-ci ne vienne attraper ses clients dans la rue comme un foutu bonhimenteur. Comme quoi, même le pauvre peuple avait ses fragilités de noblesse dans leurs élitismes primaires. Il fallait toujours une victime à frapper pour garder l'union de la nation. Mais maintenant qu'elle était au cirque, se balader à Whitechapel, c'était juste pour faire un peu de shopping le long des rues les mieux aménagés. Quand bien même Lydess prenait la grande majorité de ses denrées de luxe sur le port de Southwark, elle se nourrissait parfois exclusivement des bas prix du quartier le plus mal famé de Londres. Parfois, elle s'habillait même ici, trouvant quelques nouvelles guêtres pour changer ses faux habits de gitane. Il était très aisé pour elle de se déguiser en irlandaise folklorique. Mais maintenant, elle devait se promener dans Whitechapel pour parvenir à obtenir des informations concernant un doudou sale.

Se retournant vers la jeune demoiselle, par ailleurs, Lydess écouta la réponse que celle-ci avait à offrir à sa question directionnelle. Il était effectivement aisé de continuer à errer comme cela pendant des heures jusqu'à ce que la nuit tombe -mais personne ne voulait rester dans les ruelles de Whitechapel quand venait à tomber la nuit. La réponse ne tarda pas à fuser dans le langage aussi charmant qu'à son habitude. Lydess amena une paume à son front en soupirant, mais finit par sourire en haussant les épaules:

- Oh tu sais, si on parvient à retrouver ton doudou, tu auras bien le droit de faire ce que tu veux !

Elles se mirent alors tout aussi à marcher vers le lieu dit. Après tout, il n'y avait pas plus besoin de tergiverser pour simplement aller dans un froid taudis. Le soleil descendait par delà les tuiles de la ville, il fallait faire au plus vite. Cela n'aura pas été une affaire parfaitement menée, avec la rapidité chronique d'un assassin dans sa descente d'alcool. Mais Lydess n'appréciait pas les injustices, et en voir une poindre juste devant le bout de son nez la mettait hors d'elle. De plus, elle voyait en Jenny quelque chose qu'elle ne voyait pas en ses amies pouilleuses, par exemple: elle était l'exemple même de quelqu'un qui ne se laissait pas marcher sur les pieds. Quand elle voulait quelque chose, elle l'obtenait d'une manière ou d'une autre, et ne se contentait pas de se tenir selon les règles; pas même celle qui voudrait que seuls les hommes pouvaient avoir un tel comportement. Il y avait une force dans cette gamine, mais Lydess savait parfaitement qu'à moins d'avoir un contrôle de soi-même proche de la perfection, elle ne pourrait jamais véritablement s'en sortir, surtout allant venant avec l'âge. Dans un environnement aussi peu propice à l'éducation, Jenny ne se rendait peut-être pas compte tout de suite de ce que pourrait devenir sa vie. Après tout, si son seul objectif était d'avoir juste assez à manger pour le jour suivant... Ce n'était pas comme si Lydess avait plus d'objectif en tête. Elle-même n'était qu'une princesse dans sa roulotte, qui jouait à avoir un train de vie trop élevé en terme de caféïne, attendant un homme qui ne devait même plus se souvenir d'elle. Mais elle avait toujours été passionné d'enseignement. Jenny serait un défi d'exception. Alors elles continuèrent à marcher.

Lydess vit alors ce curieux endroit où vivaient donc tous les enfants à la manière de Jenny, c'était un endroit étrangement ordonné selon les obédiences de chacun. A la phrase de Jenny sur les affriolantes compagnones du cher Fergus, Lydess poussa un grand éclat de rire peu discret -comme à son habitude. Oui, il était vrai que Fergus, en pareil étalon masculin par excellence, avait toujours sa cour de pouliche pas loin de lui. Mais elle évita d'en faire une remarque à Jenny, histoire que celle-ci ne s'en serve pas pour continuer sur une blague d'un goût douteux.

Son rire avait très probablement attiré l'attention d'un garçon de Felipe. Ce dernier, arborant une mine tout aussi irlandaise que la jeune sorcière, les interpella de manière bien peu poétique. Ce à quoi Lydess lui fit face, poing sur ses hanches, l'éclat bien sombre dans le regard margré son sourire déterminé.

- Peutètr' bien que oui ! Ton boss n'a même plus le courage de venir jusqu'à nous ? Il préfère envoyer son petit chien ? Dis-moi Médor, t'es plus un caniche ou un bouledogue, je suis curieuse ?

Sa canine à son coeur défendant, bien en évidence dans le sourire narquois de la cartomancienne, n'eut pas l'air de faire peur l'individu en culotte courte -à peine peut-être recula-t-il d'une demi-coudée, la figure vexée. Lydess s'en amusa, car elle était peut-être une professeur merveilleuse, avec une pédagogie hors paire, mais elle n'en restait pas une justicière avec ses méthodes, qui n'aimait pas les mauvais chenapans. Marche ou crève. Lydess reprit alors, après avoir fait un pas en avant pour restreindre la distance entre le garnement et elle:

- Oh tu sais, nous ne sommes pas là pour voler quoique ce soit à ton maître. Juste récupérer quelque chose. Savais-tu donc qu'il était un passionné de peluche ? Voilà qui est peu viril, tu ne trouves pas ? Est-ce que tu nous ferais le plaisir de nous le rendre, afin que nous puissions lui rendre ses couilles en retour ?

Sur ces mots, la voyante fit craquer ses phalanges. Les épaules en arrière, la stature droite, sa forte opulence pondérale ajoutait même une solidité dans sa tenue qui la rendait inébranlable. Oh, bien évidemment, jamais elle ne porterait le moindre coup à ce jeune garçon; à moins que celui-ci ne l'oblige. Lydess n'était pas pour les châtiments corporels. Elle préférait laisser les idiots se blesser eux-même dans leur confusion.

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MessageSujet: Re: Un vol à réparer [Lydess] [Fini] Sam 31 Mar - 12:00



Un vol à réparer

« Qui fréquente le voleur deviens voleur lui-même »


Pour la première fois, c’était Jenny qui était surprise de la façon de parler de Lydess. Elle ne l’imaginait pas utiliser d’injures adressé à qui que ce soit, voyant en elle une adulte voulant garder intact une image de femme courtisant les hommes avec de jolies mots.
La posture qu’elle prenait également l’avait quelque peu surprise, ne voyant en elle qu’une femme de roulotte. Seulement, cette prise de position de combattante la rendait légèrement plus masculine, pouvant faire partir à n’importe quel moment un coup de pied ou de poing bien placé. Ce genre d’action était d’accoutumé une habitude de la jeune voleuse qui était plus proche d’un chien affamé que celle d’une véritable femme.
Jenny sauta cependant sur l’occasion que lui offrait la cartomancienne pour en rajouter une couche à ce caniche.

-Pour les p’tites couilles qu’il a, elle sont lourde à porter ! Pi t’dois aimer les lécher toi, t’es pas un peu cocotte en sucre sur les bords ? Sale chbeb, va t’faire biquet ton baba par des cataux !

L’adolescente en profita pour placer autant que possible son argot pour vider sa colère, son manque de Doudou pesant de plus en plus sur ses épaules. Si la seule adulte ici présente avait osée mettre un juron, c’est que la voleuse pouvait insulter autant que cela lui plaisait les coupables.

-Je ne suis pas…. COQUETTE ! répondit Jean aux deux femmes.

Ce petit coup de colère de la part de ce lugubre garçon était déjà une forme de victoire pour les deux femmes. Elles pourraient former une équipe de justicière à elles toutes seules. Le subalterne de Felipe n’avait pour autant pas terminé de parler.

-Ses couilles se portent très bien et les miennes également ! Vous voulez retrouver le bout d’chiffons ? Commencez par nous respectez et peut être qu’on vous le rendra en pièce détaché.
-BOUT DE CHIFFONS ? répondit brusquement Jenny.

C’en était trop pour elle, oser comparer son petit protégé de la sorte était la pire des insultes. C’était son enfant à elle, son fils, sa bataille, fallait pas qu’il s’en aille. Ne donnant pas l’occasion à Lydess de la retenir, elle sauta sur le jeune homme pour le mettre à terre et le ruer de coups.

-Tes grelots vont s’en souvenir, couillons !

Jenny lui offrait en effet des coups de genoux bien placé ainsi que des morsures acéré aux bras. Aucune retenue n’était de mise et il fallait faire avancer les choses une bonne fois pour toutes afin de savoir où logeait Doudou, dans quel endroit obscur il était condamné.
Peu importe l’image choquante que la jeune fille renvoyait à la femme du cirque. Ne sachant pas vraiment se battre, ne pratiquant pas la boxe ou un quelconque sport de combat, elle allait au plus simple si elle avait l’avantage sur son adversaire.
Bien que Jean se débattait comme un diable, Jenny ne lâchait pas ses crocs de son bras au point d’avoir l’impression de sentir quelques gouttes de sang sur le bout de la langue.

-Lâche moi, l’chien ! J’vais tout vous dire à toi et ta greluche de rousse !

Jenny garda encore quelques instant les dents plantées dans le bras uniquement par sadisme et par plaisir. Lorsqu’elle le délivra enfin avec un sourire en coin et le laissant au sol, se tenant le bras et l’entre-jambe, la crocheteuse ne voulut pas croiser cependant la regard de la cartomancienne. Elle craignait une parole moralisatrice de sa part pour la violence dont avait fait preuve la jeune fille.

Quel que soit les pensées de Lydess, le résultats obtenue était présent. Ce chien de garde de Felipe leur indiqua entre deux tiraillements de douleurs l’endroit où l’antre du blondin renfermait Doudou. Il ne restait plus qu’aux femmes d’y aller main dans la main.

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MessageSujet: Re: Un vol à réparer [Lydess] [Fini] Sam 14 Avr - 17:00



Un vol à réparer

« La croque-mitaine est arrivée. »

Encore une fois, là où Lydess avait fait preuve d’une certaine tenue dans son langage, Jenny n’en avait cure et avait dévoilé toutes les subtilités incertaines de son phrasé en une diatribe qui en aurait fait éternuer plus d’un. Pour ce qui était du fond, la cartomancienne aurait bien été la dernière à s’en plaindre, vu qu’elle venait elle-même de dévier de sa politesse exemplaire. Elle déversait effectivement tant d’intelligence dans la tournure vulgaire de ses sentences que Lydess en pouvait qu’en ressentir du regret quant à la fulgurance de l’esprit de la petite. Mais soit, le sujet n’était plus là, car face à l’ennemi, il était hors de question que la professeur en herbe face une réprimande à la victime. Elle soupçonnait même la pauvresse de faire usage de cet avantage pour ressortir tous ses talents verbaux inexploités. Nous verrons donc cela pour plus tard. Au final, l’insulte qui toucha le plus le jeune homme pré-pubère fut l’injective à sa coquetterie. A moins que ce détail ne soit également relié à la taille de ses adjectifs génitaux mais Lydess n’avait pas envie de savoir non plus. Mais au final, la gamine s’en sortait très bien sans elle, surtout quand Jean eut l’audace de la provoquer en appelant son Doudou un vulgaire « bout de chiffon ».

La voyante ne pouvait que compatir. Non pas qu’elle eut dans sa vie l’occasion de posséder un Doudou mais la jeune femme avait eu l’occasion de s’occuper d’enfants, à l’orphelinat où elle se trouvait. Et son petit favori avait un Doudou qu’elle lui avait elle-même offerte, même si elle ne savait plus si elle l’avait acheté ou faite elle-même. Certainement acheté, vu que même doté de beaucoup de talents, celui de coudre n’en faisait pas parti. Par contre elle savait recoudre les plaies, c’était inévitable ; vu que son premier objectif dans la vie avait été de rester dans l’orphelinat comme infirmière. Ce détail était important à savoir quand on voyait à quel point Jenny, tel un animal enragé, s’était jeté sur Jean pour faire cracher la position de l’Ourson volé. Evidemment, celui-ci répondit bien rapidement et ne put répondre de ses coups. Pour être honnête, Lydess était impressionnée par cette énergie et cette détermination. Cela lui rappelait elle-même, quand elle avait commencé à vivre dans la rue et que les hommes voulaient la tabasser pour être une sorcière. Ce qui fit qu’elle resta parfaitement silencieuse pendant tout le temps de l’agression, bien qu’elle songea sincèrement que la gamine aurait pu être légèrement moins violente. Il fallait savoir bien doser ses coups pour ne pas avoir de retour douteux. Ce qui inquiéta le plus la cartomancienne quand elle eut arrêtée et que Jean se releva, blessé, pour les guider sur le chemin du Doudou, c’était si Jean et Felipe n’allaient pas se réunir avec une bande de gamins des rues plus âgés pour faire sa fête à Jenny. Tout ça pour un Doudou.

- Bravo.

Fit-elle tout simplement à la jeune fille, qui se redressait à son tour. Lydess ne voulait pas lui faire part de son inquiétude tout de suite. Toujours le rapport réprimande/victime devant l’agresseur –bien que la donne semblait avoir changé entre-temps. Lydess marcha donc derrière Jean et Jenny, les escortant en quelque sorte jusqu’à l’endroit où se trouvait cacher le doudou, bien coincé dans un coin. Ce n’était pas exactement l’endroit où dormait Felipe, ce qui aurait été trop facile… mais pas non plus très loin, ce qui rendait le tout excessivement idiot. Lydess prit le relai de la jeune fille en saisissant le freluquet par l’oreille tandis que Jenny pouvait avoir tout le temps disponible pour chercher et retrouver sa peluche adoré. Lydess, quant à elle, appuya bien sur l’oreille qu’elle redescendit à sa taille –l’avantage d’être une petite matrone.

- Toi, tu ne devrais pas écouter n’importe qui. Ce n’est pas parce qu’un grand dadet avec une horrible moustache –avouons-le- te dit de faire quelque chose que tu dois lui obéir. Soit un peu plus intelligent que ça et fait avant tout ce qui te semble juste à toi. Tu ne sais jamais de quel aide tu pourrais avoir besoin et de qui.

Sur ces mots, elle haussa un sourcil et sourit doucement avant de le lâcher pour qu’il puisse faire ce que bon lui semble. Peut-être même voulait-il déjà retourner voir son cher chef pour lui indiquer que son plan de faire chier le monde avait échoué. Nous verrons bien. Mais en attendant, Lydess se rapprocha de Jenny, l’assistant silencieusement dans sa recherche par sa simple présence et son regard assassin dans tout ce foutoir. Finalement, elle le trouva non loin derrière Jenny et le lui tendit :

- Je crois que c’est lui, non ? Ça y ressemble bien en tout cas.

Son sourire était tout ce qu’il y avait de plus maternel au monde, des souvenirs lui remontant douloureusement dans le cœur. Ayant du mal à les supporter, Lydess donna rapidement l’objet pelucheux à sa jeune amie et se retourna un peu, croisant les bras.

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