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Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation.

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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation. Mar 26 Déc - 10:11



Winter is not a season, it's an occupation.

« I WANNA LIVE, I WANNA LOVE. »

Manoir Renfield, 26 Décembre 1891.

Le maître de maison arrangeait les derniers détails sur son costume fait sur mesure pour sa carrure. Il était légèrement nerveux à l’idée d’une telle réception, plus que d’habitude, sûrement parce qu’il comptait s’investir un peu plus au lieu de rester à côté du buffet pour tout dévaliser. Il comptait sur Alan Peterson, son fidèle et irréprochable majordome, pour faire le service ainsi que sur Carrie Ford, jeune Américaine remplie de bonne volonté malgré son sourire rare. Cependant, quelque part, il avait toujours cette timidité qui le tentait à faire le strict minimum et de laisser les gens s’amuser simplement. Mais cela n’était pas correct. Il détestait les discours en public et pourtant, son métier en était malheureusement fait. Le manoir Renfield avait beau être immense, il entendait déjà les premiers invités arriver. Il regarda depuis la fenêtre de son bureau qui donnait sur l’allée centrale et vit un fiacre se diriger en direction de l’entrée. Il eut un petit soupir, haïssant parfois toutes les costumes de noble qu’il fallait avoir pour se donner une bonne image et une bonne réputation. C’était pour cela qu’il mettait au moins une bonne partie de l’argent prévu pour la soirée dans le buffet et, quelques fois, comme ce soir-là, dans un peu d’opium, pour les gens en qui il avait confiance.

Bien évidemment, Lydess n’avait pas vent de ce petit passage de drogue qui n’était là dans un but que purement festif. D’ailleurs, il songeait il ignorait où se trouvait actuellement sa douce, probablement en train de se préparer dans une chambre voisine. Il arrangea une dernière fois ses cheveux sombres et rajusta son nœud papillon. Il inspira profondément et descendit finalement au sommet du grand escalier de marbre dans le hall avec un sourire. Il regarda ses invités, l’air fermé et un peu nerveux. Lydess finirait bien par le rejoindre dans la soirée ou très bientôt, puisqu’il ne l’apercevait pas dans la petite foule de convives. Il regarda le buffet, les musiciens qui se trouvaient déjà dans la salle de réception. Il soupira doucement, se disant que c’était la première fois qu’il n’allait pas se précipiter directement dans les invités pour se cacher. De plus, il était le seul au sommet des marches et il se sentait désagréablement exposé. Cependant, il prit un air plus sérieux et releva dignement le menton avant de prendre une posture franche et droite, les miens liées solennellement devant ses hanches. Il dit alors d’une voix qu’il voulut franche et assurée mais qui tremblait légèrement :

— Bonsoir à tous et à toutes, bienvenue dans ma demeure. J’espère que vous vous amuserez parmi nous et n’hésitez pas à venir me voir ou l’un de mes domestiques pour tout renseignement. Bonne soirée.

Il fit une sorte de petite révérence en se disant que son beaucoup trop bref discours avait pu paraître trop froid et trop protocolaire. Il ferma les yeux, toujours le dos cassé en deux pour s’incliner respectueusement avant de se redresser en soupirant légèrement. Il descendit alors les marches avec un petit sourire doux. C’était quand même un comble d’être si haut-placé dans la politique et être incapable de s’exprimer clairement en public, au milieu d’amis et de ses murs. Parfois, il avait l’impression de devenir comme l’époux d’Amy Adler, ce qui n’était pas forcément une bonne chose. Ses yeux se posèrent directement sur le buffet, qui se trouvait exactement à l’endroit où il avait rencontré Joséphine Morel précédemment. Cependant, il resta plutôt au pied de l’escalier, serrant quelques mains et disant bonjour, guettant les portes des étages supérieurs pour voir arriver Lydess. Il essayerait de se concentrer sur ses invités après, ce qui était, quelque part, guère courtois.
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The Hate Inside.
My mouth was a crib and it was growing lies. I didn't know what love was on that day. My heart's a tiny bloodclot, I picked at it. It never heals it never goes away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay. I would have told her then she was the only thing that I could love in this dying world. But the simple word love itself already died and went away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay.
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MessageSujet: Re: Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation. Mer 27 Déc - 4:30



Winter is not a season, it's an occupation.

« Peace and goodwill to all men, and love for the child »

26 décembre 1891

Alors que les invités s’entassaient dans le hall, au pied du grand escalier de marbre que j’avais déjà eu le loisir d’admirer lors de ma première visite au manoir Renfield, j’étirais le cou vers la salle de réception d’où de la musique se faisait déjà entendre. Rapidement, je repérai le buffet, seul objet de mon désir puisque celui se trouvant au premier plan ne serait pas présent ce soir. Un large sourire étira mes lèvres en devinant que mes papilles gustatives seraient comblées en cette froide soirée de décembre. J’allais me glisser dans cette seconde pièce avant tous les autres invités pour bondir sur le buffet lorsque la voix familière de Loban se fit entendre. Comme une enfant prise en flagrant délit, je m’arrêtai dans mon mouvement et me tournai lentement dans la direction du maître des lieux. Celui-ci souhaitait la bienvenue à ses invités et je ne pus m’empêcher de pencher la tête légèrement de côté, l’observant avec tendresse; je décelais le léger tremblement dans sa voix, ce qui rendait cet homme à l’imposante stature presque mignon.

Lorsqu’il souhaita à tous une bonne soirée et qu’il se mit à descendre l’escalier, ce fut le signal que j’attendais pour me jeter sur le buffet! Certains prenaient le temps de saluer leur hôte, et c’est ce que je devrais faire également, par courtoisie, mais l’appel des canapés au saumon fumé était trop fort. Ainsi, presqu’en catimini, je pénétrai dans la salle de réception en faisant claquer les talons de mes escarpins assortis à la magnifique robe bleue que je portais et qu’il ne pourrait pas admirer…

L’un des musiciens me suivit du regard et je crus le voir rigoler alors que j’atteignais enfin le buffet; il devait certainement m’avoir reconnue et se souvenait de mon amour féroce pour la nourriture…

Après avoir mis la main sur un premier petit canapé, je tournai le dos au buffet pour regarder dans la direction du hall les invités qui se dispersaient. Plusieurs visages, pour ne pas dire tous, m’étaient complètement inconnus; c’était la première fois que j’assistais à une réception sans la présence de Devlin et je devais admettre que j’aurais été heureuse de le voir parmi tous ces gens ne serait-ce que pour sentir son regard protecteur sur moi. Je soupirai en pensant à cet homme que j’avais injustement détesté et pour lequel j’avais maintenant une sincère affection. Je tournai ensuite les yeux dans la direction de Loban, ce jeune homme timide, mais sans qui je serais peut-être morte, il y avait déjà plusieurs mois, dans cette maudite Tour, si ce n’avait été de son courage.

Je passai un moment à observer chacun des invités de Lord Renfield lorsque mon regard s’attarda sur un jeune homme dont le visage ne m’était pas inconnu. Je fronçai les sourcils alors que je faisais un effort mental pour me rappeler où j’avais bien pu voir cet homme. Il était élégant et rien dans sa personne ne semblait chercher à ternir une image qui devait certainement lui être importante. Les regards qu’il lançait aux gens, sa démarche, tout semblaient calculer pour produire un effet. Étirant le bras derrière moi, j’attrapai aveuglément un canapé et le portai à mes lèvres sans détacher mon regard du jeune homme qui s’avançait maintenant dans la salle de réception. Peut-être avait-il remarqué l’insistance de mon regard ou le fait qu’il s’avançait dans ma direction n’était que le fruit du hasard; après tout, je ne devais certainement pas être la seule à avoir un intérêt pour le buffet.

Lorsqu’il fut à quelques mètres seulement, je décidai de laisser le buffet et aller à la rencontre du jeune homme. J’avais maintenant la certitude de savoir où j’avais vu ce visage angélique et j’avais la ferme intention de vérifier si ma mémoire était bonne…

« Bonsoir, monsieur. » Dis-je avec mon fort accent français en m’inclinant légèrement en signe de respect alors que, ignorant le rang social de cet homme, il aurait été juste d’attendre d’être présentée à lui ou que ce dernier m’adresse la parole en premier. L’étiquette et ses subtilités n’étaient pas réellement ma tasse thé, au grand damne de ma famille. « Je crains de ne vous avoir jamais été présentée : je m’appelle Joséphine Eugénie Morel. » Annonçais-je en inclinant la tête sur ma poitrine sans pour autant baisser les yeux du visage de cet homme. « J’imagine qu’il est inutile de vous apprendre que je suis française, mon accent m’aura certainement déjà trahi… » Poursuivais-je d’une voix enjouée; les modalités de présentation étaient si ennuyeuses…

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holding me down. I can do just what I like… but I can't fall in love
without you… Please don't fall in love without me…

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MessageSujet: Re: Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation. Mer 27 Déc - 13:26



Winter is not a season, it's an occupation.

« Chanson éternelle, au refrain fâné.  »

Manoir Renfield, 26 Décembre 1891.

Histoire eternelle, qu'on ne croit jamais,
De deux inconnus, qu'un geste imprévu, rapproche en secret...
Et soudain se pose, sur leurs coeurs en fête,
Un papillon rose, un rien pas grand chose, une fleur offerte....

Depuis combien de temps maintenant, la jeune cartomancienne était en train d'observer son reflet à la lueur des bougies. Dans cette chambre d'ami qu'elle avait prise à son actif pour se préparer au grand bal de ce soir, Lydess tremblait légèrement. Ce n'était pas la faute au corset que l'on avait fait serré un peu plus fort pour l'occasion, n'en déplaise aux formes voluptueuses de la voyante, ni à cause des embruns d'encens de sauge qu'elle avait fait brûlé tout autour d'elle pour se purifier de ce stress grandissant. Mais ce soir, c'était leur grand soir. Sa première apparition publique en tant que véritable fiancée du Home Secretary. Jamais elle ne s'était faite si belle, ses cheveux roux descendant en cascade sur son épaule, le tout surmonté d'une belle plume d'autruche, dans tout ce qui se faisait de plus mode dans la haute société victorienne. Sa robe ne manquait pas non plus d'élégance, mais elle ne pouvait s'empêcher de se sentir mal à l'aise dans toutes ces parures; car ses bijoux replendissaient également de milles étincelles à la lueur des bougies. Il lui semblait se rappeler avec émotions du jour où elle avait fait interruption dans le bureau du Premier Ministre, n'écoutant que son courage pour remplacer les devoirs de son amour malade et au bord de la mort. Quelque part, il lui manquait toujours ses vieux habits rappiécés, ses cheveux sauvages et son petit cercle d'anonymat.

Parce qu'aujourd'hui était un grand jour, il lui faudrait se montrer en hôtesse, et non plus en invitée. Agir comme une belle dame de la société et répondre présent aux interrogations de ses semblables. Ils seront tous habillés avec grande appréciation et feront tous semblant d'appartenir à la même classe et la même élégance festive. Pendant ce temps, Lydess serrait ses mains jointes, priant la Déesse-Mère de lui venir en aide dans cette épreuve. Quand les premiers arrivants se firent entendre dans le silence macabre de l'immense demeure, la voyante sursauta, mais ne bougea pas plus. Pour se donner de la contenance, elle appuya encore un peu le paumeau de parfum contre son cou. Est-ce qu'elle pourrait un jour effacer son odeur de paille et de sorcière ? Non pas qu'elle en eut une seule honte. Mais Lydess tenait à faire bonne impression pour Loban, dont elle entendait alors les pas lourds descendre les couloirs jusqu'à l'escalier principal du hall. Elle ne regrettait pas d'être revenue. Sa vie n'avait plus aucune autre valeur à présent qu'elle avait retrouvé celui qui avait été le fil rouge de son enfance. Elle avait retrouvé cette pièce d'elle-même disparue, et s'en éloigner n'apportait que le malheur -elle avait essayé. Il est interdit de se lire les cartes à soit-même, dans ce manque cruel d'objectivité qu'elle occasionnait. Lydess en avait fait l'amère expérience et avait risqué la vie de son petit frère de coeur, pour une stupide fierté. En cette soirée, elle avait l'occasion de faire table rase de cette triste erreur. Prenant une profonde respiration, elle vérifia une dernière fois qu'elle serait absolument parfaite aux yeux de tout l'univers anglais et prit la porte.


Rien ne se ressemble, rien n'est plus pareil,
Mais... comment savoir la peur envolée que l'on s'est trompé...


Rien que dans le couloir, le brouhaha des invités se faisait déjà entendre. Ce fut fébrile que Lydess finit enfin par apparaître à la lueur des lustres en cristal, au sommet de ce grand escalier princier. Elle chercha Loban du regard, tentant de conserver une sérénité à toute épreuve sur le visage, tout en fuyant tous les yeux qui avaient pu se poser sur elle, la future Comtesse de Warwick. C'était terrifaint, et extraordinairement jouissif. Comme une euphorie de ce pouvoir d'attraction et d'intimidation qu'elle pouvait exercer à sa seule apparition. Elle en oublia absolument toutes ses craintes premières. Cela lui rappela très légèrement ce même pouvoir qu'elle pouvait avoir en tenant le destin de ses clients dans la paume de ses cartes, de sentir leur atttention entièrement dirigé vers ses paroles. Elle ressentait cette émotion, et cela la faisait se sentir en terrain connu. Ce fut donc avec une confiance de plus en plus affirmée que Lydess Hentswig descendit petit à petit les marches, tout en prenant cependant soin d'afficher un flegme merveilleusement britannique, posant chacun de ses pas comme s'il s'agissait là d'une danse. Oh, beaucoup se moqueront certainement des manières de cette simple gueuse, à qui il suffisait de mettre un bijou ou deux pour la travestir en fausse demoiselle. Que la noblesse ne s'apprenait pas et qu'il suffisait de la voir en faire des caisses pour bien se rendre compte qu'elle n'était pas de leur univers. On pouvait cependant espérer que Mr Renfield avait fait preuve d'un peu de discernement dans le choix de ses invitations, et qu'il n'y aurait donc aucune personne de faible esprit pour pouvoir médire sur son choix de compagne.

La petite et rondouillette Lydess finit par rencontrer le regard de son aimé et ne le lacha plus d'une seule seconde. Elle descendit des marches pour lui faire une petite révérence tout en souriant. La cartomancienne posa ensuite sa main sur son bras et murmura avec enthousiasme:

- Tu es très beau ce soir...j'aime te voir comme ça.

Lydess parcourut ensuite la pièce, pour tenter de trouver des visages familiers. Comme elle s'y attendait, aucun faciès ne lui rappela quoique ce soit. Mis à part l'ombre de la bourgeoise qui lui avait demandé son avenir avec Fergus et avec qui elle avait risqué sa vie à la Tour de Londres. Peut-être y avait-il dans l'assemblé d'anciens de ces clients -ce n'était absolument pas rare que des nobles viennent s'encanailler au cirque et à sa roulotte pour en savoir plus sur un héritage.


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☾ Sassy Big Witch Sister ☽

Fog starts to lift, is my mind playing tricks?
Cause you look like home
Then I know this real, I trust what I feel
That neither of us has to be alone
You don’t have to be alone.
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MessageSujet: Re: Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation. Mer 27 Déc - 14:56



Winter is not a season, it's an occupation.

« Dans une réception, ne dites jamais du mal de vous-même. On s'en chargera quand vous serez parti »

26 décembre 1891

Matthew avait reçu une invitation du Comte de Warwick peu avant son départ pour New York afin de participer à la réception qu'il allait organiser le samedi 26 décembre au manoir Renfield. Matthew avait hésité un moment avant de donner réponse positif à cette invitation. Et bien entendu il avait  sollicité Mary de l'accompagner mais celle-ci avait refusé. Un court instant Matthew avait pensé à Lucy mais que ferait une courtisane à une soirée comme celle-ci... C'est donc seul qu'il avait préféré s'y rendre après être rentré de son voyage le 14 décembre. Après avoir passé les fêtes de Noël auprès de la famille de Mary, Matthew était rentré à Londres pour ses obligations mais aussi pour y retrouver Lucy.

La première partie de la journée Matthew la passait au palais de Westminster qui était en grande partie reconstruite depuis l'incendie du Parlement du 16 octobre 1834. Seule Westminster Hall, la tour des Joyaux, la crypte de la chapelle Saint-Étienne et les cloîtres échappèrent à la destruction. La première pierre fut posée en 1840, puis la chambre des lords fut achevée en 1847 et la chambre des communes en 1852. La plupart des travaux ont été réalisés avant 1860, mais certains éléments était encore en cours de construction et quelquefois l'on pouvait sentir ces odeurs de peinture et de poussière qui devenaient au fût à mesure de la journée désagréable.

Quittant la chambre Commune, Matthew rentrait chez pour se changer afin de participer à la fameuse réception. Son valet avait choisi pour cette occasion un simple costume il avait été fait tailler sur mesure six mois plus tôt. Résident non loin du manoir Renfield c'est à pied et vêtu d'un manteau que Matthew s'y rendait. Sur le chemin, il fit la rencontre d'Alfred Singleton le président de la chambre des communes. Un homme plutôt froid qui n'avait aucun sens d'humour et que si par malheur il en fessait cela était pour critiquer. Et Matthew s'y attendait à ce qu'il en fasse aussi partie. Le sujet de la conversation était toujours la même : sa liaison avec Lucy d'ailleurs Matthew se demandait comment il avait eut vent de cette liaison. Mais Matthew ne voulait pas en discuter, en tout cas pas maintenant. Alors qu'il entrait dans le manoir, déjà nombreux invités étaient présents. Après ôter son manteau, Matthew s'éloignait de Singleton pour saluer d'autre convive quand son regard croisait celui d'une jeune femme. Son visage lui semblait familier à moins de ne s'être trompé. Voyant la jeune femme venir à sa rencontre, Matthew fit quelques pas vers la jeune femme qui le saluait d'un accent très francophone qui lui donnait un certain charme. Alors qu'elle le saluait, il en fit de même en lui baisant sa main après qu'elle s'est présentée.

Mes hommages, Madame. Matthew Forsyte,  duc de Westminster.

Alors que celle-ci lui annonçait être Française il aurait fallu être sourd pour ne pas le comprendre et c'est ce qui le fit sourire.

Effectivement votre accent vous a trahis mais si puis-je me le permettre je le trouve absolument charment.

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MessageSujet: Re: Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation. Mer 27 Déc - 19:05




Winter is not a season


Manoir Renfield, 26 Décembre 1891


Dehors, les flocons de neige dansaient dans cette douce ambiance d'hiver. Dans certaines allées colorées qui avaient accueilli la fête de Noël on pouvait encore y retrouver quelques sapins joliment décorés. Assis à l'arrière de la voiture en compagnie de sa femme, Friedrich admirais par la fenêtre les flocons qui tombaient doucement sur le sol couvert d'un manteau blanc ainsi que les étoiles qui brillaient dans le ciel. Un sourire au coin des lèvres, il pensait à la soirée qui s'annonçait au manoir Renfield. Tout comme sa femme, Friedrich avait passer plus d'une heure en compagnie de son valet, question de se rendre présentable pour l'occasion. Le joli costard noir surmonté d'une chemise blanche qu'il portait, tranchait grossièrement avec le blanc immaculé de la neige. Vas en dire que le duc transpirait l'élégance et la classe dans ces jolis vêtements, bien qu'il s'y sente inconfortable. Depuis qu'on le lui avait mis sur le dos, il n'avait cessé de jouer avec ce nœud en papillon qui lui donnait une désagréable sensation d'étouffer. Lorsque le chauffeur ouvrit enfin la portière, une légère brise glacial lui frappa le visage, ce qui le fit soupirer de bien-être. Avant de sortir, il épousseta rapidement son pantalon avant de sourire à nouveau. Avec galanterie, il aida Georgiana à sortir de la voiture avant d'enrouler délicatement le bras de cette dernière autour du siens. Lorsque ses yeux vert se posèrent sur sa femme, il ne pouvait qu'admirer la beauté de cette dernière avec un sourire des plus satisfait coller au visage. Il ne pouvais qu'être fière de se présenter avec une tel créature accrocher au bras. Elle était tout simplement magnifique et ce, en tout point. Le duo qu'ils formaient allais forcément attirer quelques regards. Prêt à faire son entrée à la soirée organisée par Loban, le duc et sa femme marchait vers les grandes portes de la demeure. Les lumières qui en émanaient, lui donnaient un doux sentiment de chaleur qu'il ne pouvait retrouver dans le froid hivernal qui régnait à l'extérieur. D'un pas sûr et confiant, ils entrèrent enfin. Une fois à l'intérieur, Friedrich épousseta ses larges épaules, chassant les flocons de neige qui tombèrent avec douceur sur le sol avant de s'évaporer.

Avant de se mélanger aux autres invités, il se débarrassa de son manteau avant de s'occuper de celui de son épouse. Chose faite, c'est avec la tête haute qu'il se mélangea aux autres. L'ambiance était agréable et la demeure se remplissait doucement, mais sûrement. Lui et sa femme adressèrent quelques sourires ici et là, prenant parfois le temps de faire la conversation à certains invités par pure politesse. L'une de ces conversations fut d'ailleurs interrompue lorsque Loban fit son apparition. Ce dernier semblait nerveux à en juger le tremblement que l'on pouvait déceler dans sa voix lors de son discours. C'est avec un sourire amusé coller aux lèvres qu'il écouta avec attention ce même discours, avant d'éclater de rire le plus discrètement possible pour ne pas attirer les regards. Bien qu'il ai rit, le duc était loin de se payer la poire de leur hôte. Il avait simplement trouvé la nervosité du secrétaire, des plus adorables. Lorsqu'il repris tout son sérieux, Friedrich s'approcha dans le plus grand calme vers Loban pour le saluer, question d'être polie. Le regard pétillant et toujours son perpétuelle sourirs taquin accrocher aux lèvres, il fit de brèves salutation avec sa femme. Comme toujours lorsqu'il se trouvais en présence d'une personne plutot mal à laise, Friedrich s'était adresser à Loban de manière aimable et chaleureuse. Lorsqu'une femme vint rejoindre le compte de Warwick, Friedrich dû se gifler viollement pour ne pas laisser son regard lubrique glisser sur la silouhette de cette femme. À croire qu'il était incapable d'admirer une femme sans avoir d'arrière penser. Peut-être lui avait-on jeter une malédiction de luxure dans son berceau...M'enfin, il lui fit ses salutations à elle aussi, avant de s'eclipser vers le buffet ou il espérait pouvoir y retrouver une quelquonce source d'alcool. Un soirée sans picoler était tout simplement inenvisage pour cet animal festif qu'étais ce duc Allemand.  

Maintenant installé au buffet, c'est avec le sourire que le duc de Württemberg pris une flûte de champagne qu'il porta ensuite à ses lèves avant de prendre une gorgée. Au contact du doux liquide sur sa langue, il ne pu s'empêcher de soupirer d'aise. Friedrich avait toujours eu un point faible pour les femmes et l'alcool. Tout comme sa femme, certains diraient qu'il était alcoolique et sans doute avaient-ils raison. Cependant, Fritzy était loin d'être prêt à l'admettre, tout comme ses problèmes de consommation. La tentation et l'excès étaient quelques choses qui avaient toujours fait partie de sa vie. Il n'était pas prêt à abandonner les plaisirs de la vie pour une question de convenance. Tant qu'il restait discret dans ses activités, il n'y voyait aucun problème. Sa femme devait sans doute penser différemment à en juger les cris perçants avec lesquelles elle lui explosait le crâne à chaque fois qu'il entrait d'une soirée bien arroser passer en compagnie de prostituer. M'enfin, il y avait bien pire celons lui, comme se faire chier à siroter une flute de champagne dans son coin. C'est donc pourquoi après avoir terminé son verre, il en prit un autre avant de faire le tour de la pièce cherchant quelques choses pour l'occuper lui et Georgiana. Son regard passa d'un invité à l'autre à la recherche d'un visage familier avec qui faire la conversation. Un sourire apparu soudainement sur son visage lorsqu'il aperçus un homme qu'il avait rencontré il y a quelques semaines de ça. Ils faisaient donc partie du même cercle, intéressant... Prenant un dernier verre, Friedrich se dirigea vers l'homme en question et ce, toujours accompagner de sa femme. Une fois tout près de Matthew et de la jeune femme qui l'accompagnait, il se racla la gorge comme il l'avait fait sur le bateau.

— Veuillez m'excuser du dérangement, mais je me demandais s'il était possible de vous emprunter votre feu quelques instants. Je crois avoir laissé tomber le mien dans un pudding.

Bien que sur un ton plus léger, c'est presque avec les mêmes paroles qu'il avait dites lors de leur rencontre, qu'il l'abordât avant de pouffer de rire doucement. Il cessa cependant lorsque son regard se posa sur la rouquine. Une très jolie spécimen... Mais bons, comme sa femme se tenait à ses côtés, valait mieux pour lui de rester sage. Pour l'instant du moins... Malgré tout, cela ne l'avait pas empêcher de laisser glisser doucement son regard sombre sur la jeune femme en se mordillant la lèvre inférieur. Il détourna bien vite le regard cependant, pour le porter à nouveau sur le duc de Westminster.

— M'enfin, quel agréable surprise de vous croiser ici, vous et votre charmante compagne... S'agirais-t-il de votre femme ?


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MessageSujet: Re: Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation. Mer 27 Déc - 20:34



Winter is not a season, it's an occupation.

« Dans une réception, ne dites jamais du mal de vous-même. On s'en chargera quand vous serez parti »

26 décembre 1891

Matthew était arrivé quand Loban avait eu terminer son discours mais la soirée promettait d'être agréable quoi que à cette soirée il manquait cruellement de femmes. Mais bon, Matthew n'était pas présent pour draguer les demoiselles mais plutôt rencontre entre notables. Il aurait préféré que Mary l'accompagne afin de ne pas se retrouver seul dans son coin mais que voulez-vous les femmes sont quelquefois difficile à convaincre et cette fois-ci Matthew avait perdu. Alors qu'il saluait la ravissante rouquine qui était française, Matthew avait vu un visage familier passer derrière la demoiselle mais il n'y prêtait guère attention et puis il rencontrait tellement de gens que parfois il en mélangeait les noms. Mais alors que la demoiselle allait lui répondre, l'homme s'avançant vers eux et par le ton de sa voix et la phrase qu'il lui adressait le fit sourire. À présent il savait où il avait croisé cette personne.

Vous n'avez vraiment pas de chance avec votre feu cher Duc.

Lançait Matthew sur un ton amusé avant de sortir son briquet de sa poche pour le tendre vers Friedrich. Voyant un serveur passer auprès d'eux, Matthew se servit sur le plateau deux coupes de champagne d'on une qu'il tendit à la jeune Française. Portant son verre de champagne à ses lèvres, Matthew écoutait les paroles de Friedrich et parlant de la jeune femme il faillit s'étrangler quand il lui demandait si celle-ci était son épouse.

De charmante compagnie je suis d'accord avec vous. Malheureusement elle n'est point mon épouse. Lady Joséphine Eugénie Morel, je vous présente Herr Friedrich, Duc de Württemberg.

Dit-il en fessant rapidement les présentations. De la rouquine Matthew ne connaissait rien d'elle mais par pure politesse il l'avait présenté en tant que Lady, après tout il n'y avait que des notables à cette soirée.

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MessageSujet: Re: Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation. Jeu 28 Déc - 0:16




Winter is not a season


Manoir Renfield, 26 Décembre 1891


Fredrich pouffa de nouveau de rire au commentaire du duc de Westminster à propos de sa malchance. Lorsque celui-ci lui tendit son briquet, Fritzi ne fit aucun mouvement pour le prendre. « Je plaisantais mon cher. C'était seulement l'une de mes tactiques pour m'incruster dans votre petit groupe. Cependant, il serait fort possible que je vous l'emprunte plus tard dans la soirée. » Dit-il au duc sur un ton amusé avant de lui lancer un clin d'oeil. Par la suite, Württemberg s'était lancé au sujet de la supposé femme de Matthew qui tout comme lui s'était pris un verre de champagne. Cette question avait semblé le surprendre à en juger sa réaction. Notre bel allemand avait dû se faire violence pour ne pas éclater de rire. Un homme qui s'étouffe presque devant vous était toujours très amusant à regarder, sauf si bien sûr, il était sur le point de mourir... Heureusement, ce n'était pas le cas pour l'homme qui se tenait devant lui. Il se remit bien vite de la surprise et la réponse qu'il offrit à l'allemand le ravissait. Il aurait été gênant que cette jeune femme appartienne à ce gentleman alors que lui songeait à faire plus ample connaissance avec elle, ou du moins essayer. Sa femme ne serait pas indéfiniment à ses côtés pour le surveiller. Lorsque le frère de cette dernière se présenterai à la soirée, il était persuadé que ses deux-là passeraient la soirée ensemble, jusqu'à ce que Charles plonge définitivement dans les bien fait de l'alcool.

Lorsque Matthew fit les présentations, le duc de Württemberg fit un baise main à la jeune femme. « Ravis de faire votre connaissance lady Morel.» Dit-il en plongeant son regard de braise dans celui de la rouquine. Il se recula ensuite avant de se tourner vers sa douce qui était resté silencieuse jusque là. Il lui sourit avec douceur avant de la tirer vers lui et la présenter. « Quant à moi mon cher duc, laisser-moi vous présenter la duchesse de Württemberg, ma douce Georgiana. Georgiana, je te présente le duc de Westminster, Matthew Forsyte.» Avait-il dit le plus simplement du monde, bien qu'on pouvait lire toute l'adoration que lui portait Friedrich lorsque son regard se posait sur la jeune ténébreuse. Le duc lui était peut-être infidèle, cela ne changeait en rien les sentiments qu'ils ressentaient pour Georgi. Les autres femmes n'avaient aucune importance. Il ne ressentait que du désir pour elles et non de l'amour comme il en ressentait pour sa jeune épouse. Son cœur ne battait que pour elle et personne d'autre.

Une fois les présentations faites, Fredy termina son verre d'une seule traite, avant d'en prendre un autre. Comme tout allemand qui se respecte, il tenait très bien l'alcool. Il lui fallait beaucoup plus que trois verres ou bien quelque chose de plus fort que du simple champagne pour ressentir les effets de l'alcool. Autour d'eux, la musique continuait de jouer ce qui lui donnait envie de danser. Rester planté comme un piquet à ne rien faire n'avait jamais été sa spécialité. Il avait constamment besoin de bouger, de s'occuper et ce, depuis sa tendre enfance. C'étais d'ailleurs pourquoi une vie de routine ne lui allait pas du tout. « Comment trouvez-vous la soirée ? Personnellement, j'aimerais bien danser question de me dégourdir les jambes...» Dit-il en soupirant. Dans sa voix, on pouvait clairement y percevoir un certain ennuie, bien que son perpétuel sourire amusé était toujours collé à son visage. « Que diriez-vous mon cher Matthew, si nous invitions ces jolies demoiselles à danser plus tard dans la soirée ? Cela vous plairaient-ils mesdames ? » Finit-il par demander à Matthew avant de se tourner sans attendre de réponse de la part du duc, vers les deux jeunes femmes pour leur demander de même sur un ton charmeur. Le sourire en coin qu'il avait sur lèvres ainsi que les étincelles qui brillaient dans ses grands yeux verts ne le rendait que plus séduisant.

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MessageSujet: Re: Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation. Jeu 28 Déc - 1:02



Winter is not a season, it's an occupation.

« Champagne ?»



J’étais nerveuse, il n’y a pas à dire… Dans ma chambre, je ne cesse de me changer. Du tablier avec une tache minuscule à la robe trop courte (ou trop longue), je ne savais plus où donner de la tête. Je n’avais encore jamais organisé de réception. Servir mon Maître est une chose, servir une centaine de personnes en est une autre. Cependant, les invités n’allaient plus tardé et moi… bah je suis toujours en sous vêtements ! Finalement, je me résigne et je prends la robe un peu trop longue à mon goût… Enfin, maintenant je la trouve trop courte mais bref. Je suppose que toutes ces différences se trouvaient en réalité dans ma tête qui ne tournait, de toute manière, plus tout à fait rond depuis ce dernier rêve que j’ai eu... Revoir mon compagnon m’a fait vraiment bizarre… Le voir en héro m’a fait quelque chose… Je l’avais longtemps imaginer ainsi mais là, c’était différent. C’était comme y assister pour de vrai. Encore aujourd’hui, je suis certaine que ce rêve n’avait pas été un rêve ordinaire. Enfin… mise à part son visage, je ne saurais reconnaître les autres personnes présentes alors, je ne saurais sûrement jamais si c’était réel ou non. Mais bref… Revenons à nos robes. Je m’étais habillée dans mon habituelle tenue de maid et étais allée aider Sir Peterson et mes collègues à la mise à en table.

Finalement, nous pûmes accueillir les invités à temps. J’étais fière de me tenir là, même ci une partie de moi aurait aimé disparaître. J’aide Sir Peterson à guider les invités jusqu’à ce que Maitre Loban prit la parole. J’avais, à ce moment précis, un plateau d’argent dans une main et une bouteille de champagne dans l’autre, me préparant à en distribuer aux invités… Cela me rappelle, d’ailleurs, l’époque où j’appréciais encore les méfaits de ce genre de breuvage… A l’époque, si j’avais eu la possibilité de tenir une bouteille de bon vin français, je ne l’aurais sûrement pas partagée !… Et là, je suis contrainte à le servir sans même avoir le privilège d’y tremper les lèvres ! Mais bref, revenons à Maitre Loban. Lui aussi était là à sa première fois en publique… Le simple faite d’organiser une telle réception semblait l’avoir chamboulé. Le pauvre… Je ne savais pas trop comment le rassurer mais, heureusement, Miss Lydess était là pour cela… Malgré tout, il fit un petit discourt très convainquant à tel point que j’aurais bien applaudis si je tenais pas dans ma main droite un an de salaire et dans l’autre un mois de salaire… Humph…

Enfin bref, je voulu le féliciter. Alors je remplis quelques coupes et je me dirige vers l’escalier, distribuant au passage quelques verres de ce breuvage. Alors que je grimpe, je fini par remarquer la présence de Miss Lydess. Cela ne m’arrangeait pas… Je savais bien qu’elle ne m’aimait pas beaucoup et que ma présence risquait de faire tâche mais tant pis. Après tout, il reste deux coupes sur mon plateau, ce sera parfait ! Je monte donc et salue mes hôtes avec un léger sourire.


« Maitre Loban, Miss Lydess… Champagne ? »


Je ne pus m’empêcher de regarder mon sauveur. Il n’y a pas à dire, ce genre de tenue lui allait à merveille ! Cela ne faisait que renforcer son charisme et son charme naturel.

« Votre tenue vous va à ravir, Sir… Et votre discourt était excellent ! »

Mais, je l’avais peut-être regardé avec un peu d’assistance… J’espère pas en tout cas ! Avec Miss Lydess, je savais que je ferais mieux de faire attention. C’est maladroitement que je baragouine à son intention :


« Oh… Vous aussi Miss Lydess ! Cette robe vous va à merveille. Surtout avec tout ces bijoux. Pas de doute. Vous êtes faites pour vivre ici ! »


Pas que je n’apprécie pas cette femme ! Au contraire ! Elle rend Loban heureux et si il venait à la perdre, ce serait un grand malheur pour lui ! Non, je ne dois pas oublier que je lui dois la vie voir plus encore ! Mais pourtant… Malgré moi, je n’arrive pas à bien faire comprendre mes intentions envers la fiancée de mon sauveur !

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MessageSujet: Re: Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation. Jeu 28 Déc - 8:50



Winter is not a season, it's an occupation.

« Dans une réception, ne dites jamais du mal de vous-même. On s'en chargera quand vous serez parti »

26 décembre 1891

Matthew ne s'attendait pas à ce que le Duc lui pose une telle question. Lors du retour de son voyage à New York il avait fait la rencontre de Fredrich et il lui avait parler qu'il était fiancé mais effectivement il n'avait vu aucune photo de la fiancée donc celui-ci ne pouvait savoir qui était cette délicieuse personne. Alors qu'il lui tendit son briquet, le Duc ne le prit pas lui annonçant qu'il voulait plaisanter mais que peut-être il pourrait revenir vers lui pour lui emprunter quand il en aurait besoin ce qui lui tirait un sourire. Buvant une nouvelle gorgée de son verre de champagne il regardait Fredrich l'avaler rapidement ce qui ne l'étonnait pas. Il se rappelle que lorsqu'ils s'étaient rendu au bar du bateau le jeune Allemand avait lever le coude plusieurs fois et très rapidement contrairement à lui. Terminant son verre, il le déposait sur un plateau qui passait laissant le Duc faire connaissance de la belle rouquine. Les présentations faite, Fredrich présentait à son tour son épouse. La duchesse était comme le Duc lui avait décrit lors de leur discussions une très belle femme aux longs cheveux d'un regard à la fois mystérieux et pénétrant. La duchesse devant lui, Matthew la saluait en lui fessant un baise main.

Madame, enchanté de faire votre connaissance.

Dit-il en la saluant poliment à la jeune femme avant de se redresser. Après cette salutation, il portait son attention sur le Duc qui lui demandait comment il trouvait cette soirée. Celle-ci venait à peine de commencer et Matthew n'avait pas vraiment eu l'occasion d'en profiter. Alors qu'il allait répondre au Duc il se retint de plonger les mains dans ses poches comme à son habitude entendant déjà sa mère au coin de sa tête de retirer les mains de ses poches pour ne pas avoir l'air d'un paysan.

Eh bien, cela promet d'être une agréable soirée.

Répondit-il au Duc qui semblait avoir la bougeotte et voulait danser. Demandant à Matthew s'il désirait danser lui aussi en invitant les jeunes femmes, Matthew lui adressait un signe de tête positif alors que la musique du « The Blue Danube Waltz de Johann Strauss » se fit entendre.

Pourquoi attendre cher Duc ? Autant le faire tout de suite.

Lançait Matthew en souriant avant de s'avancer vers la Duchesse.

Duchesse acceptez-vous de m'accompagner ?

Demandait-il à la jeune femme en lui offrant son bras.

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MessageSujet: Re: Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation. Jeu 28 Déc - 9:43



Winter is not a season, it's an occupation.

« I WANNA LIVE, I WANNA LOVE. »

Manoir Renfield, 26 Décembre 1891.

Au fur et à mesure qu’il regardait ses invités se présenter, se saluer entre eux, un léger sourire satisfait se dessina sur ses lèvres. Il se sentait déjà un peu plus à l’aise avec moins de paires d’yeux tournées vers lui. Il aperçut alors Joséphine Morel au loin qui se dirigeait vers un endroit que Loban devina aisément : le buffet. Il avait fait évidemment fait exprès de demander à Alan de faire ses petits canapés au saumon fumé dont il avait le secret. La vision de la jeune fille se dépêchant d’assiéger la tablée emplie de nourriture changea son sourire pour une expression un peu plus amusée. Il remarqua alors que certains de ses invités regardaient par-dessus son épaule et plus particulièrement, en hauteur. Rapidement, il entendit des pas dans l’escalier derrière lui et, lentement, il se retourna pour voir sa Lydess descendre les marches avec assurance. Loban ne put décoller son regard d’elle, qui était désormais sa fiancée après tout ce qu’il s’était passé entre eux. Avec des yeux tendres, il songea au fait que cela faisait bientôt un an qu’il l’avait retrouvé dans ce cirque. Et il s’était passé des choses durant cette année. Il lui sourit avec amour en la regardant dans les yeux, avec tendresse et amour.

Loban n’avait actuellement d’yeux que pour sa splendide fiancée qui s’était faite magnifique pour ce soir-là. Il ne lâchait toujours pas son regard, continuant de lui sourire avec amour, ce qui lui donnait peut-être un côté un peu bête. Mais après tout, il était tellement heureux d’avoir retrouvé la femme de sa vie que tout ceci n’avait plus d’importance. Il était ici chez lui et se moquait bien des qu’en-dira-t-on. Cependant, il fallait encore se tenir convenablement. Il y avait certaines familiarités qu’il ne pouvait se permettre et cela le dérangeait au plus haut point. Il continua de lui sourire avec tendresse et amour et prit la main qui s’était délicatement posée sur son bras. Il embrassa les phalanges de la demoiselle avec courtoisie, la regardant dans les yeux toujours et s’inclinant légèrement devant elle. Il lui présenta ensuite son bras. Dans un moment pareil, il avait envie de la garder près de lui, non pas par jalousie mais juste par amour. Il aurait pu reprendre la parole pour annoncer à tous ses fiançailles mais ce n’était pas vraiment son genre de s’exhiber intimement ainsi. Il prit le de temps de saluer cependant le Duc de Württemberg, ainsi que son épouse, qui partirent rapidement rejoindre Joséphine au buffet. Il se tourna alors vers Lydess.

— Tu es… Tu es splendide ce soir… Je… Je n’ai pas les mots. Tu es sans nul doute la plus belle ce soir.

Bien évidemment, sa petite remarque était purement subjective, mais elle était sincère à ses yeux. Mais la petite cartomancienne, qu’elle plaise ou non, dégageait quelque chose qui ne laissait personne indifférent. Il rit doucement, les scintillements des parures de Lydess se reflétant dans ses yeux. Il caressa le dos de sa main avec amour avant de prendre un air songeur.

— Mais tous ces bijoux, ce n’est pas un trop…? Après, je n’ai pas l’habitude de te voir avec donc…

Il continua de sourire avec tendresse avant de se pencher à son oreille pour lui murmurer :

— J’ai très envie de t’embrasser là, tout de suite.

Inutile de préciser qu’il ne le faisait pas car cela aurait été indécent devant une foule. Il avait suffisamment une réputation chaotique comme cela, il n’avait pas besoin d’autre chose pour venir la ternir un peu plus. Il fut alors gentiment interrompu par Carrie qui leur proposa du champagne. Loban eut un sourire doux en regardant la jeune Américaine avant de lui dire :

— Merci beaucoup Carrie… Mais je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler Maître…

Conservant son sourire doux, il prit une flûte de champagne, regarda Lydess pour trinquer avec elle avant d’en boire une gorgée. Il reporta alors son regard sur sa domestique pour lui dire :

— Tu peux t’en prendre une coupe aussi si tu veux, d’ailleurs. Et même grignoter au buffet ou dans les cuisines directement. Je veux que tu goûtes les canapés au saumon fumé d’Alan.

Il rit doucement mais ne fit cependant pas de commentaires sur les compliments de Carrie, ayant peur que cela tourne au drame rapidement. Il préférait laisser faire Lydess sur ce coup-là. Il regarda cependant la foule, cherchant toujours des visages familiers. Il entendit un air bien connu de valse et regarda sa fiancée, constatant qu’ils étaient encore peut-être un peu loin de la piste. Il fit une moue avant de lui sourire et de lui dire :

— Alors ? Que veux-tu faire ? C’est ta soirée autant que la mienne. Ce soir, tu décides et je te suivrai.

Il caressa doucement sa joue, continuant de lui sourire avec douceur.
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My mouth was a crib and it was growing lies. I didn't know what love was on that day. My heart's a tiny bloodclot, I picked at it. It never heals it never goes away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay. I would have told her then she was the only thing that I could love in this dying world. But the simple word love itself already died and went away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay.
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Sujet commun ▬ Winter is not a season, it's an occupation.

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