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Did you want to see me ? [Loban V. Renfield]

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MessageSujet: Re: Did you want to see me ? [Loban V. Renfield] Mar 17 Avr - 21:09


Did you want to see me ?

Scotland Yard, 1892


Loban semblait peser le pour et le contre face à la proposition d’Alyson.
Son café finit par arriver, et la jeune femme s’empara de la tasse entre ses paumes. Elle sentit alors  la chaleur progressa doucement à travers ses doigts fins pour finalement brûler ses mains entières. Elle profita pleinement de cette sensation si agréable. Bientôt, il semblait que cette petite tasse avait réchauffer tout son corps habitué à dormir à l’extérieur. Elle porta la tasse près de son visage, la vapeur animant ses joues, elle respira la bonne odeur de caféine en fermant les yeux. Finalement, elle trempa ses lèvres dans le breuvage noir et en retira une satisfaction presque démesurée. La jeune femme ne put s’empêcher de sourire. Alyson n’avait pas souvent l’occasion de se rendre dans un établissement et profiter de ce genre de boissons chaudes qu’elle affectionnait tout particulièrement. Egayer la journée de la jeune femme pouvait s’avérer assez simple. Pas besoin d’une promesse d’une augmentation de salaire, pouvoir profiter d’une bon café chaud et réconfortant lui donnait des ailes.
Elle ne se rendait pas compte que cette attitude face à une simple boisson pouvait considérablement la rajeunir  
Alyson reporta finalement son attention sur le Home Secretary qui accepta, lui proposant d’aller chercher ses autres œuvres avant de passer chez l’éditeur.

- Je m’étonne Monsieur, de toute la confiance déjà inconsidérée que vous m’accordez. Vous n’avez lu qu’un seul de mes manuscrits, les autres pourraient vous décevoir,
fit-elle, un sourire amusé.

Il lui indiqua de marquer son lieu de vie sur une carte de Londres. Loban Renfield se leva pour aller se placer devant le grand panneau que la carte de Londres, gigantesque, occupait majestueusement.
Alyson l’imita et se leva, serrant toujours entre ses mains sa tasse de café si précieuse.

- En tant qu’amoureuse des lettres, permettez moi d’être tatillonne, et je vous avouerai que je ne sais si le mot « loger » serait le plus approprié, lança-t-elle, riant de sa propre situation.


N’espérez pas vexer Alyson Dale en lui rappelant sa condition de démunis, rien ne peut moins l’attendre que le rappel de sa condition financière. Vivant d’une passion dont l’abandon la tuerait de chagrin, l’argent avait pour elle la simple fonction de satisfaire son besoin de se nourrir.
Une fois devant le panneau, elle détailla la carte avec attention. Le nom des rues y était inscrit, elle devina des écrits de Loban Renfield lui même, et des cercles rouges barraient certains endroits de la carte, surtout à Whitechapel. Cette carte parut vivante à Alyson. Elle avait du vécu, une histoire. Et soudain la jeune femme eut envie d’écrire une séries d’énigmes obligeant le personnage principal à traverser toute la ville et rebondir d’aventures en surprises. Arrête Alyson, concentre toi ! La jeune femme reprit une gorgée de café. Elle finit par indiquer une intersection entre deux rues de taille plutôt moyennes de Southwark où sa petite troupe et sa petite scène de fortune étaient postés depuis moins d’une semaine.

- Je ne pourrais vous dire plus précis. Si vous aimez les surprise, ça vous en fera une quand vous arriverez devant ! Soudain son regard s’illumina un peu plus. Et vous alors ? Montrez moi le deuxième endroit dans lequel le Home Secretary passe sa vie. Rassurez vous, vous ne risquez pas de me trouver d’ici quelques jours, essayant de forcer votre porte. Elle marqua une pause. Je suis bien trop discrète.

Etrangement, Alyson avait envie de parler avec Loban comme avec un ami, ou quelqu’un égal. De jeter les conventions, et simplement de lui parler. Tout semblait les opposer, mais elle se sentait plus proche de lui que certaines personnes de sa propre condition. Les gens du pouvoir étaient finalement humains.
Si ses parents l’avaient entendue répondre de la sorte à une personnalité si importante… elle ne serait sûrement plus de ce monde. Loban était très apaisant, en vérité, ce qui contrastait complètement avec la personnalité passionnée de la jeune femme. Elle finit par se demander si de contraste trop fort ne mettait pas mal à l’aise le Home Secretary. Elle se rappela qu’il lui avait dit au début de la conversation que cette spontanéité de le dérangeait pas, aussi, elle n’osa pas rebondir dessus, de peur de l’ennuyer avec ses inquiétudes. Elle se dit que s’il avait quelque chose à lui reprocher, il le ferait certainement. Lui porter préjudice était bien la dernière chose qu’elle souhaitait. Il témoignait tellement de gentillesse à son égard qu’elle s’en serait voulue de le mécontenter ne serait-ce qu’un peu. Inconsciemment, mais comme pour prouver l’honnêteté de ses dires, elle lui adressa un doux sourire sincère et amical.

La comédienne but ensuite une nouvelle gorgée de café et retira toujours une aussi grande satisfaction. Ne voulant pas embarrasser plus le Home Secretary qu’elle soupçonnait de jamais dévoiler ses ressentis, elle enchaîna sur une plaisanterie accompagnée de sa voix douce :

- Je vous envierai presque de travailler ici tous les jours, fit-elle en désignant la tasse de café. Elle fit mine d’avoir l’air pensive. Oui, presque.

Elle trouva soudain insensé pour lui de construire un lien avec quelqu’un comme elle. En effet, les différences de milieux n’embarrassaient pas Alyson, mais était-ce vraiment une bonne chose pour lui ? De faire publier une fille des rues ? Une démunie inconnue ? Quelqu’un qu’on n’avait jamais vu ?

- Monsieur, si vous êtes absolument sûr de ce que vous faîtes, je n’ai plus qu’à vous suivre.


Elle finit avec tristesse sa tasse de café, et se tourna vers lui, attendant la suite.


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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: Did you want to see me ? [Loban V. Renfield] Jeu 19 Avr - 12:47



Did You Want To See Me ?

« OF COURSE I DO. »

Scotland Yard, Janvier 1892.

La jeune femme semblait toujours aussi surprise de la confiance de Loban et il devait avouer qu’il avait toujours été très doué pour cela. Dans sa grande naïveté, il avait tendance à surestimé la bonté dans chacun. Peut-être était-il trop manichéen, que chaque être se devait être tout blanc ou tout noir, même s’il était la preuve concrète que cela était impossible, ou du moins, extrêmement rare. Mais quelque part, il avait réellement envie de croire qu’Alyson Dale était, quelque part, inoffensive, s’il pouvait dire. Il avait assez donné dans les trahisons et il avait peur d’être beaucoup moins clément les prochaines fois, si prochaines fois il y avait. Il était, quelque part, l’illustration parfaite de l’expression « trop bon trop con », même s’il lui arrivait de perdre patience parfois, comme avec ce cher Devlin Stanton dont la simple évocation du nom lui électrisait l’échine d’agacement. Mais il n’avait aucune raison de parler de l’importunent détective maintenant. Elle tira de ses rêveries désagréables en le reprenant sur le terme « loger ». Il eut une moue déçue, ayant pourtant choisi son mot avec son soin pour ne pas être trop déplacé. Il avait encore besoin d’apprendre quelques notions de tact, visiblement.

Elle lui montra alors là où se trouvait sûrement son théâtre de fortune, du côté de Southwark. Quelque part, c’était assez loin de la zone industrielle, donc loin de Fergus Lynch et assez éloigné du cirque d’O’Farrell. Ainsi, il n’aurait pas l’esprit encombré par autre chose, ce n’était guère plus mal. Il trouverait le temps de se rendre sur ces deux lieux sensibles plus tard. Il nota la zone alors dans sa tête, enregistrant le nom des rues en se fiant un point de repère. Le jeune homme avait toujours été très bon en orientation, pour s’être perdu plusieurs fois dans la jungle durant les nombreux voyages en Asie que sa famille adoptive et lui eurent fait quand il était adolescent. La ville n’était guère un souci pour lui, tout y était beaucoup plus indiqué qu’au milieu des arbres à perte de vue. Suite à la question que lui posa la jeune femme à ses côtés, il eut un léger sourire amusé. Avec un air malicieux mais sans rien dire, il pointa le Parlement, à Westminster, sur les bords de la Tamise, puis le Home Office non loin. Il la regarda quelques instants tout en se disant qu’il n’y avait aucun mal à la corriger à son tour, toujours dans le respect et la politesse.

— À vrai dire, je ne passe que rarement à Scotland Yard. J’y suis aujourd’hui parce que j’avais des choses à régler et que cela était plus simple pour moi de vous faire convoquer ici. Mes journées sont surtout des allers-retours entre le Parlement et le Home Office.

Bien évidemment, il n’avait pas précisé où il habitait. Ses yeux se posèrent vaguement sur l’endroit où se situait l’imposant manoir Renfield, en bordure de la ville. Loban accordait sa confiance certes trop rapidement mais il n’était pas aussi insensé que de donner son lieu de résidence à une femme qu’il ne connaissait que depuis quelques minutes. Peut-être connaissait-elle des gens qui cherchaient à le nuire et que, volontairement ou involontairement, elle laisse échapper l’endroit où il vivait que cela pourrait leur entraîner de gros problèmes à tous les deux voire à ceux qui résidaient aussi dans le manoir, dont sa fiancée Lydess. Il préféra taire son adresse, mais il était convaincu que la jeune femme, si l’information l’intéressait tant que cela, était capable de la trouver sans trop de problème. Il lui sourit alors tout en croisant les mains dans le dos d’un air presque solennel, suite aux quelques petites phrases qu’elle lui dit.

— Croyez Miss Dale, vous ne voulez pas travailler ici, au Parlement ou dans la politique en général. Même pour tout le café du monde. C’est… comment dire cela… infertile à toute fantaisie créatrice.

Il eut une petite moue désolée avant de reprendre avec un ton un peu maussade du fait d’avoir repensé à sa condition. Il n’était guère un créateur, un artiste (ou peut-être s’ignorait-il en être un), mais il avait toujours conservé cet esprit d’enfant qui s’amusait à aller jouer dans une cabane dans un arbre, à prétendre que cela était un fort à garder ou quelque chose dans le genre que seul l’esprit d’un enfant libre pouvait imaginer. Or, ce n’était plus le cas. Il était certes dans des bureaux magnifiques dans bâtiments hors de prix, mais il n’était pas à sa place et il le savait. Il espérait seulement que la situation change rapidement afin qu’il puisse enfin se libérer de ce lourd fardeau qui le consumait de l’intérieur. Oh, il pouvait bien quitter et tout abandonner, mais il y avait trop d’affaires en cours qui était apparues sous son mandat forcé, qu’il ne pouvait pas laisser tomber. Ou encore cette volonté de rendre honneur à son père adoptif. Cela partait d’une intention certes louable mais cela commençait sérieusement à l’empoisonner malignement sans qu’il ne s’en rende vraiment compte. Cependant, il poursuivit :

— Je suis vraiment sûr de ce que je fais, c’est gentil de vous soucier de moi, Miss Dale.

Il lui sourit avec malice avant de lui ouvrir la porte pour la laisser passer. Loban, bien qu’ayant son fiacre privé, préféra plutôt appeler un cab londonien basique. Il ne passait déjà pas inaperçu avec sa carrure haute presque de deux mètres, il n’allait pas non plus attirer l’attention dans Southwark avec la calèche du Home Office. Il fit monter Alyson avant d’y entrer à son tour, se plaçant en face d’elle et donna l’adresse au cocher.
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MessageSujet: Re: Did you want to see me ? [Loban V. Renfield] Lun 30 Avr - 21:38


Did you want to see me ?

Scotland Yard, 1892

Le Home Secretary lui montra vaguement où il logeait. Elle resta songeuse en observant la carte. Cette situation était vraiment étrange, mais amusante. La jeune femme se demanda à quoi pouvait bien ressembler la vie des nobles aujourd’hui. Différait-elle beaucoup de la vie bourgeoise que lui avaient donné ses parents ?
Tout un monde qu’elle ne connaîtrait jamais autrement que par l’intermédiaire de souvenirs ou d’anecdotes. Même sans intentions particulières, l’existence avait cette manie de poser des interrogations et des énigmes là où il n’y avait pas lieu d’être.
Loban Renfield lui assura que la politique  n’était définitivement pas le bon endroit. La comédienne eut comme un pincement au coeur à l’entendre parler ainsi. Il avait vraiment l’air de ne pas être à sa place dans cet univers. Peut être s’il avait eu la possibilité d’évoluer dans une autre voie, aurait il pu s’épanouir plus qu’à l’heure actuelle. Le jeune homme l’invita par la suite à monter dans un cab qu’il avait fait appelé. Première fois que la jeune femme y montait. Malgré la présence du Home Secretary en face d’elle, elle ne pouvait s’empêcher d’observer attentivement les rues qui défilaient.
Londres était différente parcourue en transport. Même si Alyson n’était pas originaire d’ici, elle devait bien admettre qu’elle aurait pu tomber sur pire, au fond, elle y était même attachée. Toute sa vie s’était passée dans ses rues, dans son tumulte, dans ambiance si particulière. Et puis, il fallait bien le dire, Londres donnait lieu à des rencontres aussi fortuites et surprenantes qu’agréables ou étranges.
Elle n’y croyait toujours pas. Cette journée paraissait tellement irréelle… Même dans ses rêves les plus beaux ce genre de choses n’arrivaient pas. Alyson se rendit compte de la chance qu’elle avait. Chance prit dans son sens littéral, c’est à dire la fortune, le hasard.

Alors qu’ils approchaient de son habitation de fortune, Alyson ressentit une certaine appréhension. Le Home Secretary allait-il vraiment descendre faire face à sa troupe de démunis, rafistolant un rideau qui ne tenait pas en place ? Surtout, une plus grande appréhension vint troubler sa joie. Tellement heureuse à l’idée de pouvoir être publiée, elle avait oublié la réaction que pourrait avoir Harry Mason, le responsable de sa troupe. Ils avaient passé un accord. Elle écrivait, et tous jouaient. C’était leur équilibre. Mais Harry lui en voudrait forcément. Il penserait que si elle parvient à un peu de renommée, elle n’écrirait plus pour eux… La jeune comédienne les fit s’arrêter un peu avant ledit coin de rue, légèrement paniquée. Comment avait-elle pu ne pas y penser avant ?
Bon, un problème à la fois ! D’abord récupérer les manuscrits, après on s’occuperait de la réaction de Harry.

- Croyez moi, mieux vaut pour vous que l’on ne s’arrête pas juste devant. A propos, je vous déconseille de dire qui vous êtes, je craindrai que leur coeur de mes compagnons ne lâche. Et surtout, vous savez, leurs manières sont un peu brutes, ne les jugez pas trop sévèrement, je ne voudrais pas que vous en ayez une mauvaise image.

Elle s’efforçait de paraître sereine, mais de plus en plus de doutes l’envahissaient. Peut être se faisait-elle juste des scénarii improbables, mais peut être pas. Avec un peu, beaucoup de chance, il ne serait pas là. Une fois dehors, elle s’enfonça un peu plus dans la rue. Elle salua sa troupe chaleureusement. Ils étaient quatre, se concertant sur les tons de la pièce à adopter, les gestes.

- Où t’étais passée ? On était censé jouer ce matin.
- Est ce que Monsieur Mason est là ?


Réponse négative. Soulagement incommensurable. Rapidement, elle attrapa son sac contenant tous ses manuscrits et se retourna, prétextant qu’elle devait acheter du papier, ce qui n’éveilla pas la curiosité plus que ça.

- T’espère aller où comme ça ?

Alors qu’elle se tournait vers Loban Renfield, la voix d’Harry semblait plus assourdissante qu’à l’accoutumée. Il n’avait jamais été quelqu’un de mauvais, ou même de méchant. Mais rien n’était plus important que le travail. La quarantaine, ce n’était certainement pas grâce à lui que sa famille vivait, plutôt grâce à sa femme nourrice, mais il ne pouvait abandonner sa passion pour le théâtre. Elle s’en voulut aussitôt de devoir partir et de ne pas pouvoir travailler avec eux. Mais après tout, si tout se passait bien, ils auraient bientôt plus de succès, enfin, si tout se passait comme prévu.
Elle réfléchit alors à toutes les conséquences que cela impliquerait. Si jamais elle réussissait, est ce que cela changerait quelque chose entre eux tous ? Bien sûr ils n’avaient rien de prestigieux, mais la jeune femme restait tout de même attachée à ces personnes, qui partageaient sa vie depuis des années maintenant. Ce jour était différent parce qu’il avait la capacité de tout changer. Elle était sur le point d’obtenir ce qu’elle avait toujours voulu, mais supporterait-elle si quelque chose se brisait entre ce groupes de comédiens et elle ?
Alors qu’elle s’apprêtait à faire un pas pour s’éloigner, Harry lui attrapa le bras.

- Je serai vite de retour, c’est promis. Vous me remercierez, enfin, je l’espère.


- On a du travail je te signale,
puis se tournant vers le Home Secretary, Et vous êtes qui, vous ?

Préférant ignorer la question, elle voulut aussitôt faire demi-tour.


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MessageSujet: Re: Did you want to see me ? [Loban V. Renfield] Ven 24 Aoû - 13:11



Did You Want To See Me ?

« OF COURSE I DO. »

Southwark, Janvier 1892.

Loban était monté dans le fiacre qui allait les emmener à Southwark, en compagnie d’Alyson. Le politicien s’assit alors en face d’elle et regarda ses pieds d’un air songeur, quasiment durant tout le voyage, se tordant pensivement les doigts. Cela tenait plus du tic qu’autre chose et il le faisait sans s’en rendre compte, l’esprit parasité par le fait qu’il ne devrait sûrement pas trop traîner à rentrer au Parlement. Il avait hâte que la politique se termine. Qu’il puisse dire qu’il a honoré son père adoptif en ayant repris sa place et essayant de maintenir le navire britannique à flots. Il n’était pas Premier Ministre et souhaitait ne jamais le devenir, mais il trouvait quand même que ses responsabilités étaient beaucoup trop importantes en vue de son expérience et même de son jeune âge. Il voulait cependant faire ses preuves, montrer qu’il pouvait faire de grandes choses mais il était difficile d’être pris au sérieux à 24 ans. Il aurait beaucoup donné pour pouvoir juste profiter des avantages de sa fortune qu’il n’avait pas méritée. Il n’aurait pas tout dilapidé mais il aurait pu partir explorer le monde comme il en avait toujours rêvé, donner des fonds pour restaurer théâtres et musées, etc.

Mais il était Home Secretary et non pas Ministre de la Culture. Le passé, l’Histoire, les Arts ne faisaient pas partis de son domaine professionnel, à son grand désespoir. La sécurité intérieure du pays ne l’importait guère, même s’il avait pu voir et vivre dans les extrêmes des classes sociales de la capitale. Enfant des rues il y avait un peu plus de quinze ans maintenant, son adoption par le Lord Renfield l’avait catapulté dans un monde où il n’y connaissait rien et où il n’appréciait que peu de choses. Il avait bien évidemment le confort mais cela lui donnait quand même l’impression de n’avoir absolument rien mérité. Et il ne savait pas quoi faire pour gagner sa propre place dans son cœur. Alors, en dehors de ses horaires (ou même pendant, ce qui est susceptible de lui faire avoir des remontrances), il aidait ceux et celles à qui il manquait parfois un petit coup de pouce. Des gens pleins de talents mais qui ne pouvaient accéder à la visibilité qu’ils méritaient. Il réfléchissait sérieusement à ouvrir sa propre maison d’éditions pour les jeunes écrivains et pourquoi son propre musée quand il aurait commencé à parcourir le monde et découvert d’anciennes civilisations…

Ces utopies en tête, il n’avait pas vu le trajet défiler. Quand il jeta un coup par la petite lucarne du fiacre, il reconnut sans problème le quartier de Southwark. C’était un lieu de la ville qui avait une place particulière dans son cœur. C’était le quartier général de Fergus Lynch, chef de la Tribu, avec qui il avait passé plusieurs années dans l’orphelinat. C’était aussi ici qu’il avait retrouvé Lydess. Lydess qui était la seule personne actuellement à le faire tenir encore debout. Elle ne savait sûrement pas l’influence gargantuesque et surtout bénéfique qu’elle avait sur lui. Elle était le seul rayon de Soleil au milieu des épais nuages noirs qui couvraient actuellement sa vie. Il sortit alors rapidement de ses rêveries, descendant en même temps du fiacre. Il eut un petit sourire timide en direction de Miss Dale qui semblait visiblement nerveuse. Sûrement à cause du statut de ministre de Loban dans un quartier aussi pauvre. Il avait l’impression que l’époque où il venait participer de temps en temps à des combats à mains nues avec les membres de la Tribu était bien lointain, même si cela remontait à seulement trois ans. La mort brusque de son père adoptif avait changé bien des choses…

— Cessez de vous inquiéter autant, Miss Dale… Je connais un peu ce coin et je ne suis pas suicidaire.

Il lui sourit pour la rassurer. Il ne voulait pas lui faire honte ou lui donner une mauvaise réputation auprès de sa troupe. Il se laissa donc guider, la suivant docilement et silencieusement, la laissant faire. Loban demeurait attentif à ce qu’il se passait autour de lui, craignant d’être reconnu. Cependant, sa carrure passait presque inaperçue au milieu des gaillards qui travaillaient dans les usines avoisinantes. Presque. Parce qu’il faisait quand même très propre sur lui. Et il se voyait malheureusement mal se grimer le visage épargné par sa vie dans le manoir Renfield. Il aurait sûrement les traits plus marqués s’il avait continué à grandir entre Whitechapel et Southwark. Il laissa Miss Dale s’entretenir avec les gens de sa troupe, même s’il sentait rapidement le ton devenir un peu brusque. Il ne voulait pas créer d’ennuis mais restait cependant sur ses gardes. Il regarda l’homme qu’il devina être Monsieur Mason et le regarda droit dans les yeux quand il s’adressa à lui. La jeune femme n’avait pas voulu répondre et s’en allait déjà récupérer ses affaires. Une absence de réponse aurait pu envenimer la situation.

— Je suis juste un gars du coin, vous en faites pas. Je ne reste pas longtemps.

Il sourit légèrement et s’inclina respectueusement. Donner un nom n’aurait servi à rien. Il jeta cependant un regard à la jeune femme, restant cependant sur ses gardes. Les hommes étaient nombreux et il avait le mauvais pressentiment que la situation pouvait dégénérer à tout instant. Ou alors, il était juste constamment tendu et légèrement paranoïaque. Cependant, il affichait tout de même un sourire détendu.
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