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I am not Afraid - Felix & Amy [Fini]

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Amy S. Adler
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Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] - Page 2 Icon_minitimeJeu 15 Fév - 23:44



I am not Afraid.

«The shadows are falling they’re falling, they’re falling around me»

Juin 1891

Amy entendit sonner les pas de Felix s'en retournant dans l'escalier comme un glas dans son esprit. Elle était d'une tristesse incomensurable. Son propre refus lui avait déchiré le coeur. Jamais en temps normal, la couturière n'aurait dit non à une seule seconde d'amour et de tendresse avec son mari. Mais après toutes les paroles qu'il venait de lui dire, d'un ton froid et agacé que lui seul parvenait à rendre aussi insupportable, accepter sa proposition aurait valu à baisser les armes et à avouer qu'il avait raison. De plus malines qu'elle lui auraient bien dit que "qui ne dit mot consent", et c'était peut-être au final ce qu'elle préférait. Un aveux silencieux des limites de ses pouvoirs. Elle préférait rester silencieuse et jamais n'adbiquer, plutôt que d'accourir en rampant, comme elle avait pu si souvent le faire. Comme tout à l'heure, ses mains portaient la chaleur de la tasse de chocolat chaud sans que cela ne lui apporte la moindre consolation. La jeune femme trouva pourtant le courage d'y tremper ses lèvres, de temps en temps, tout en écoutant la mélodie de l'eau en haut. L'espace d'une seconde, elle imagina qu'elle aurait pu être au plus près de cette chanson si elle n'avait pas été aussi bête et fière. C'était durant la minute qui suivit qu'elle combattit avec son propre esprit pour savoir si elle pouvait finalement monter et demander à venir. Une partie d'elle en mourrait d'envie, tandis que l'autre lui en voulait encore beaucoup trop. Amy était capable de supporter beaucoup de chose par amour, et pouvait également pardonner un bon nombre de choses -bien que absolument pas certaines d'autres. Mais plus elle vieillissait, plus elle avait de mal à garder de sa résistance sur le long terme en ce qui concernait les excès de colère à répétition. Pas uniquement celles de son mari. Elle enviait les êtres qui pouvaient garder leur sang froid, à la manière de Mr Downcry.

Elle-même avait parfois l'impression d'être bloquée dans des carcans qui l'empêchaient de vraiment pouvoir crier, de vraiment pouvoir se plaindre et pleurer. C'était pour cela qu'à l'époque, elle buvait. Ce n'était que durant ces moments d'absolu abandons qu'elle parvenait à se lâcher. Bien évidemment, on ne prenait jamais les choses dites sous l'alcool pour argent comptant. Il paraissait pourtant que c'était à ce moment où les barrières s'effaçaient que l'on pouvait enfin dire toute la vérité. Depuis qu'Amy avait arrêté l'alcool, bien qu'elle se reconstruisait une confiance en elle, un bonheur familiale et un couple parfait en tout point... elle conservait de problèmes de communication. Ce qu'elle avait appris en retour, c'était de lever la tête et de prendre sur elle, de petit à petit prendre le contrôle de sa propre vie pour garder son petit monde dans ce semblant de merveilles. Elle était devenue une vraie mère, avait appris à cuisiner quelques petits bons plats -dont le plat préféré de Felix, qui était auparavant le seul plat qu'elle réussissait vraiment. Son entreprise familiale de couture sur-mesure battait tous les records auprès de ces nobliaux, si bien qu'elle avait pu se concentrer sur une véritable action sociale et politique dans le quartier de Whitechapel. Tant et si bien, qu'elle n'en dormait plus vraiment à son tour, et peut-être finissait-elle même par comprendre un peu les insomnies de son mari, alors que celui-ci était autrefois le seul à véritablement faire tourner leur famille, tandis qu'elle se laissait tomber dans une spirale de vanité et de désespoir. Mais sa confiance en elle, nouvellement gagnée, avait presque réussi à briser ses barrières. Hier soir, ainsi que ce matin, Amy avait véritablement essayé de parler à son mari, de ce qu'elle pensait, de ce qu'elle voulait accomplir, et de ce qu'elle pouvait faire pour que tout se règle pour le mieux, le plus vite possible; afin que revienne leur ordre naturel et le calme de leurs longs soupirs d'amour. Mais il s'était vexé, et Amy ne comprenait pas pourquoi. Etait-elle devenue si envahissante ? L'avait-elle toujours été ? La colère de Felix, ainsi que son agacement bien que contenu en cette matinée, semblait révélé à l'évidence un problème lointain. Mais qu'avait-elle fait de mal depuis tout ce temps ? Il lui paraissait que ses seules fautes s'étaient révélé en ce seul acte que de vouloir régler son affaire avec Maddie.

Qu'avait-elle fait de mal ? Elle ne pouvait pas s'imaginer que la faute ne venait pas d'elle. Après tout, c'était contre elle qu'il avait crié, et qu'il fronçait les sourcils. C'était quand elle commençait à faire quoique ce soit pour lui qu'il commençait à s'agacer. La couturière remonta ses jupons sur ses genoux pour pour les rapprocher de son corps, posant la tasse de chocolat pour s'enrouler dans la couverture. Une chance que sa robe ne contenait aucune crinoline. Les pas qu'elle entendit descendre des escaliers ne la firent pas bouger d'un seul centimètre. La voix de Felix, bredouillante et adorable, lui fit pourtant redresser l'oreille, la faisait légèrement se redresser sur ses coudes. Elle le regarda, interdite devant le ridicule qu'il offrait à ses yeux. Le voilà tenant sa serviette fermement contre son intimité, à demi-nu et encore un peu humide. Mais pis que tout, sa machoire qui n'était couverte qu'à moitié de mousse à raser, un mince filet de sang sur sa machoire. N'importe qui se serait aussitôt inquiété de cette plaie non-couverte. Mais son attitude, si timide et délicate, en comparaison de leur altercation de tout à l'heure... son excuse si gentille, et son dépît de lui-même qu'il tenait de tourner à la rigolade. Felix toucha là si bien son coeur, d'un absurde si incroyablement touchant, que son épouse éclata d'un rire sincère, presque libérateur, qui partait du fond de son coeur en un doux scintillement. Ce n'était pas le rire indiscret de dindon que pouvait avoir la diseuse de bonne aventure. C'était un vrai rire de Lady, en comparaison, mais un rire heureux avant tout. Elle se leva aussitôt, laissant la couverture sur le canapé pour se précipiter sur son mari, l'embrassant sur la joue qui avait été préalablement rasé:

- Mon chéri... je vais t'arranger ça, ne t'en fais pas... et shhh... ce n'est pas que tu en es incapable... c'est certainement parce que je l'ai toujours fait à ta place... si tu avais pris le coup de main, tu réussirais avec le temps... cela s'apprends, moi j'ai appris sur toi, tu étais mon jouet... je suis désolée, moi aussi.

Souriante et les yeux étincellants d'amour, Amy parut soudainement soucieuse et passa un doigt pour essuyer le sang sur le manteau blanc de son mari. Pour s'en débarasser, plutôt que d'en salir sa belle robe, elle lécha tout bonnement son doigt en souriant, regardant Felix. Lui prenant la main, la couturière le ramena dans la salle de bain et l'installa devant le miroir. Elle prit le rasoir qu'elle nettoya rapidement mais surement. L'apprentie barbière s'apprêtant à faire son office, elle s'arrêta quelques secondes avant de commencer à le raser. Et s'il voulait véritablement apprendre de lui-même ? Amy ne savait plus vraiment quoi faire, devait-elle continuer à faire comme elle le faisait. Est-ce qu'au final, même faire ça, faisait partie de ses fautes ? Le raser comme si elle le maternait ? Mais elle aimait bien, elle, quand Felix lui brossait les cheveux le soir. Ces petits moments leur permettaient d'avoir des moments d'interractions intimes en dehors d'une relation obligatoirement sexuelle. Comme des amoureux bien trop romantiques qui n'avaient jamais grandi l'un comme l'autre. Elle regarda le sol quelques secondes, ne sachant vraiment pas si elle devait le raser au final ou pas. Remarquait-il son hésitation, d'une timidité dont elle n'avait jamais fait preuve depuis leurs cinq années ? Le silence qui les entoura soudainement la surplomba d'un poid indescriptible, qu'elle ne pensait pas pouvoir surmonter. Les choses pourraient être bien plus simple, beaucoup plus simple. S'ils s'entraidaient juste comme ils l'avaient toujours fait jusqu'ici. Amy ne comprenait pas pourquoi cet soudaine envie d'indépendance le prenait jusqu'à refuser qu'elle l'aide en p... en public. Peut-être était-cela le problème. Qu'il acceptait de se faire choyer à l'intérieur de leur cocon, et de la choyer en retour. Mais qu'à l'extérieur de ces murs, il se devait d'être un homme faisant tout par lui-même, s'occupant de ses propres affaires, et qui n'a pas besoin de sa femme pour régler un problème simpliste au final.

Doucement, la couturière commença à raser les joues de Felix, s'appliquant avec attention à la forme qu'il avait déjà faite d'un côté, afin qu'elle soit tout aussi parfaite de l'autre. C'est vrai qu'elle avait toujours aimé son mari rasé de cette manière. Quant elle eut fini, après ce parfait moment de silence où la petite femme soucieuse et adoratrice s'occupait de son amour, Amy essuya ses joues avec une serviette pour qu'il fut aussi propre et frais que possible. Elle nettoya mieux la plaie de son manteau pour que le sang s'en dégorge et que la cicatrisation puisse se faire. En riant, elle lui ébouriffa les cheveux pour que ceux-ci puissent sécher correctement. Quand tout ceci fut fait, Amy l'enlaça dans ses bras, bien fortement, pour qu'il ne puisse pas repartir:

- Tu sais... je sais que je suis parfois un peu ... envahissante... mais je ne voulais que ton bonheur, je ne veux pas que tu t'angoisses inutilement alors que j'ai le pouvoir de t'aider. Puis... pour Maddie, je sais que c'est gagné d'avance, avec ou sans ma lettre. Mais c'était plus pour lui expliquer la situation, posément... je ne veux pas qu'elle garde une mauvaise idée de toi, alors que je sais moi que tu n'as pas été comme ça pour rien...

Elle le serra un peu plus fort, faisant cependant attention à ne pas planter ses griffes dans sa peau. Son visage bien ancré dans son cou, Amy se refusait à ce qu'il parte comme la dernière fois, alors qu'elle tentait de lui parler, de lui expliquer.

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Felix J. Adler
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Informations : Souffre d'un autisme d'Asperger • Dyslexique • Est obsédé par son métier • Rêve de travailler sur l'horloge de Big Ben. • Insomniaque. • Parle peu • Se sent mal à l'aise dans une foule • A quelques bases d'Allemand et de Français • A le corps glacé et est d'une pâleur à faire peur • Origines Juives • Possède une Pamphobeteus Platyomma mâle pour animal de compagnie • Est le mari d'Amy S. Adler.
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MessageSujet: Re: I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] - Page 2 Icon_minitimeVen 16 Fév - 10:19



I Am Not Afraid

« Just let you know that, you're not alone »

Maison Adler, Lambeth, Juin 1891.

Quand Felix était arrivé dans le salon, il avait bien évidemment remarqué la position dans laquelle se tenait Amy. Une position de sécurité avec son propre corps, comme pour se protéger des problèmes extérieurs. Malgré sa petite plaisanterie, le sourire de Felix s’effaça pour faire place à une mine inquiète et emplie de culpabilité. Pourtant, quand elle releva la tête, elle se mit à rire, ce qui surprit grandement le petit horloger qui fut totalement pris au dépourvu. Ne sachant trop où se mettre, il regarda sa dégaine et essaya de rire avec son épouse, bien que ses éclats soient un peu plus nerveux, ne sachant pas trop comment il fallait interpréter tout ceci. Les relations humaines étaient loin d’être un domaine que Felix maîtrisait ne serait-ce qu'un minimum. Il cessa pourtant de rire, regardant cependant son épouse avec un sourire empli d’amour, heureux de la voir rire franchement. Il reçut le baiser de son épouse avec un regard tendre, espérant que sa petite colère ne soit désormais que de l'histoire ancienne. Elle essaya de le rassurer sur le fait qu’il ne s’était jamais entraîné et qu'il n'avait été que la poupée d'Amy, ce qui n’était pas vraiment faux, mais ce qui n’était pas déplaisant pour autant.

Felix eut un petit soupir heureux tandis qu'Amy lui prit sa main, qu'il serra fort, avant d’être ramené à la salle de bain. Là, pendant que son épouse s’occupait à nettoyer le rasoir, Felix tira une chaise pour s'y asseoir et faciliter le travail de sa douce. Par ailleurs, il n’avait guère trouvé cela choquant que la jeune couturière ne se débarrasse du sang de son mari en le prenant avec ses lèvres. Après tout, il aurait fait pareil et il partait du principe qu'Amy pouvait disposer comme elle le voulait de moi. Il cala sa nuque sur le dossier de la chaise, attendant patiemment que son épouse continue ce qui aurait pu devenir une catastrophe. Cependant, elle tarda et Felix s’inquiéta. De sa position gorge offerte, il regarda sa chérie sans comprendre ce qu’elle attendait et pourtant, même à l’envers, il pouvait distinguer qu’elle semblait hésiter. La voyant regarder le sol, il finit par se redresser sur sa chaise pour se tourner un peu plus vers elle. Ne comprenant toujours pas quelle mouche avait piqué Amy, il attendit quelques secondes, quelques longues secondes où le silence plana lourdement, comme si le temps s’était arrêté. Chose qui n’était pas dans son habitude, ce fut finalement lui qui brisa le fameux silence :

— Chérie…? Ça va ?

Cela sembla la ramener parmi eux et elle se mit à le raser pour de bon. Felix était néanmoins quelques peu préoccupé par cette absence lui qui aimait pourtant ces moments. Il était certes assisté actuellement, mais il n’était que tous les deux avec personne pour le juger. Et puis, quelque part et aussi ironique que cela puisse paraître, il trouvait cela presque reposant de s'offrir ainsi à Amy qui, si elle le désirait, pouvait faire ripper « maladroitement » la lame du rasoir sur sa gorge. Mais quelque part, cela rendait leur relation plus pure, plus sincère. Il se livrait à elle, lui faisant preuve d'une confiance absolue. Il avait d’ailleurs toujours eu confiance en elle, là n’était pas le problème. Il avait confiance au fait qu’elle pouvait améliorer les choses avec Madelyne Errington ou sauver son contrat avec Andrew Downcry. Mais il voulait montrer qu’il savait se débrouiller seul dans la jungle londonienne. Il voulait, au final, qu'Amy ait confiance en lui sur certaines choses. Il eut un petit soupir entre l'apaisement et la tristesse, ne sachant pas trop où se placer dans cette situation. Il laissa donc faire et quand elle eut fini, il se releva doucement et son épouse termina de l'arranger, épongeant un peu le sang.

Puis, après lui avoir ébouriffé les cheveux plus qu’ils n'en avaient besoin naturellement, elle présenta des excuses un peu inattendues pour l'horloger. Quelque part, il comprit mieux le point de vue de sa douce, que c’était pour le préserver avant toute chose. Cela attrista Felix, quelque part. Car il était peut-être là le problème. Il était bien connu que Felix avait une fâcheuse tendance à refuser la plus pure des aides. Que ce soit Jonathan ou même Bartholomew Collins, Felix Adler avait toujours un petit orgueil suffisant pour refuser n'importe quelle main généreuse. Une fierté mal placée, un excès de confiance en soi ou au contraire un manque, qu’il devait combler en essayant de faire ses preuves, les raisons étaient diverses. Mais la douce Amy n'y était pour rien à l'ego de son mari. Elle ne devait pas en pâtir comme elle le faisait depuis quelques heures. Elle le prit alors dans ses bras et Felix lui rendit son câlin, bien que toujours à moitié nu. Il sentit alors le faible nœud de la serviette qui lui faisait office de pagne autour de sa hanche, se détacher. Cependant, il ne s'en occupa pas pour l'instant, le corps d'Amy bloquant le morceau de tissu.

— Tu n'as pas à t'excuser pour ceci… C’est moi qui ai fauté dans tout ceci… Je… Si tu veux voir Maddie, va la voir… Je ne veux pas que ma fierté ne te fasse faire du soucis…

Il caressa ses cheveux avec un sourire avant de l’embrasser sur la joue.

— Et puis, tu sais… malheureusement… Ma colère envers Miss Errington était disproportionnée, tout comme celle envers Collins… Je… Je n’ai pas tellement d'excuses dans tout ceci. Au final, c’est ce que je suis, quand je m’énerve.

Il eut un petit sourire presque triste mais sincère. Il était certes doux et attentionné avec sa Amy mais elle était la mieux placée pour connaître ses crises de colère incontrôlées, en ayant fait les frais pas plus tard que la veille.

— Mais je t'aime moi… Je t'aime si fort…

Il resserra son étreinte autour de son épouse, peut-être presque un peu trop fort, sans qu’il ne s'en rende compte. Il la relâcha un peu et finit par murmurer.

— L'eau de la baignoire est encore chaude si tu veux… Je me ferai une joie de te frotter le dos.

Il eut un petit sourire, toujours en train de la serrer dans ses bras avec un amour véritable.
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MessageSujet: Re: I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] - Page 2 Icon_minitimeVen 16 Fév - 23:18



I am not Afraid.

«The shadows are falling they’re falling, they’re falling around me»

Juin 1891

Amy apprécia au final ce moment d'intimité retrouvé avec son mari. Même s'il lui avait fallu du temps pour accepter de s'y retrouver à nouveau, elle avait fini par franchir le pas. La petite phrase de son Felix inquiet lui avait permis de se réveiller de ses réflexions. Toutes les secondes à s'occuper des joues de son mari fut un véritable plaisir qu'elle savoura à toutes les secondes, n'atttendant rien d'autre de lui qu'un peu de silence et d'attentions. C'était avec un soulagement sans nom qu'après lui avoir redit tout ce qu'elle avait sur le coeur, il resta dans ses bras, à lui rendre même son enlacement avec tout autant d'affections, si ce n'était plus. La couturière attendait presque ses prochaines paroles, comme un jugement divin sur sa personne. Ce qu'il lui répondit, tout en lui caressant les cheveux, toucha son coeur. Qu'elle avait finalement le droit d'aller voir Maddie, et qu'elle n'avait pas à s'excuser. Elle buvait la moindre de ses paroles et de ses regards tendres et affectueux. L'entendre dire pareils choses la rendait vraiment bien, soulageant un grand poids dans son coeur. C'était un peu répétitif, mais au final, elle pourrait passer toute sa vie dans cet état de contentement. Surtout en ressentant le corps de son mari si proche d'elle dans son plus simple appareil, tout fraichement lavé et bien rasé. Il l'enlaça alors plus fort encore, et c'était peut-être l'une des rares fois où il l'avait aussi bien enserré. Amy en savoura toute la saveur, jusqu'à ne plus avoir de souffle. Il n'y aurait pas eu plus douce et agréable manière de mourir, songea-t-elle. Que d'être câliner jusqu'à ce que la respiration ne se coupe dans un soupir jusqu'aux oreilles de son mari. Elle aurait aimé pouvoir rendre le câlin encore plus fortement en réponse. Mais elle n'en avait pas la force. D'abord à cause de sa nuit quasi-innexistante, mais aussi parce qu'il lui semblait que Felix la serrait avec la force du désespoir, comme lorsqu'elle-même l'avait pris dans ses bras afin de lui dire tout ce qu'elle avait sur le coeur.

Quand il la dessera, ce fut pour lui murmurer que l'eau était encore chaude. Maintenant qu'il lui avait donné le droit d'aller voir sa meilleure amie afin de changer son opinion de son doux Felix, Amy était bien plus heureuse que de pouvoir se mettre dans l'eau qui avait au préalable lavé son merveilleux mari. Souriant de toutes ses dents, elle hocha tout simplement la tête et s'écarta pour défaire son chignon qui peinait à contenir toute son immense chevelure. Celle-ci retomba sur sa poitrine et dans le bas de ses reins alors qu'elle commençait à déshabiller tout l'attirail que la mode victorienne exigeait. Retirant alors très soigneusement son corset, sa chemise, déposant le tout sur une petite chaise à côté du lavabo, elle revint torse nue à son tour pour venir embrasser son mari avec douceur. Mais rien de plus, car elle était bien fatiguée. Son jupon ne tarda pas à partir également sur la chaise, à même que ses sous-vêtements. Et ce fut avec un soulagement non contenu qu'elle s'allongea dans l'eau, savourant cette chaleur sur laquelle Felix n'avait pas menti. Après tout, c'était normal: avait-il la peau si froide qu'il ressentait le besoin de mettre l'eau très chaude pour ressentir quelque chose ? Ce n'était pas comme Harry qui prenait sa douche brulante par simple confort, même par jeu parfois. Mais elle s'en fichait, et n'y pensait même pas. La jeune femme préférait laisser ses longs cheveux dans l'eau, s'étendre tel la toile d'une araignée parcourant toute l'eau de la baignoire.

- Oh... c'est si agréable.

Elle prit une profonde inspiration et entra tout entière dans l'eau, restant quelques secondes dans ce merveilleux silence. Remontant et s'essuyant les yeux, Amy posa son regard sur Felix, le transperçant d'amour et de joie. Alors qu'elle commençait à se laver, prenant l'habitude de se mettre à genoux dans la baignoire, Amy se souvint soudainement de pourquoi elle avait pris cette habitude. Elle savait que Felix aimait parfois la regarder se laver à travers l'entrebaillement de la porte ou de la serrure, et elle aimait l'excitation que cela pouvait elle-même lui procurer. C'était pour cela qu'elle prenant grand soin de ne presque jamais se cacher entièrement dans les rebords de la baignoire. Mais étant donné qu'il était dans la même pièce, elle pouvait faire une exception. Aussi s'assit-elle sans plus de cérémonie, présentant son dos afin qu'il puisse le lui laver comme promis. Encore une fois, ce fut un instant de silence et de simple adoration l'un envers l'autre, chacun appréciant juste la présence de l'être aimé. Amy aurait aimé pouvoir lui tirer sur un quelconque vêtement pour le faire tomber à l'eau avec elle. Mais il était déjà bien lavé, et elle n'avait pas envie de lui faire perdre plus de temps. Déjà qu'il s'occupait admirablement bien d'elle. Souriante, la couturière se tourna vers lui et lui prit alors tout simplement les mains:

- Tu sais, j'aimerai trouver un autre sujet de conversation avec toi qu'uniquement avoir à dire mille fois à quel point je t'aime et que je te trouve adorablement merveilleux, c'est possible tu crois ?

Elle eut un moment de silence où elle embrassa les mains de Felix, les caressant de ses joues.

- En tout cas, je te souhaite du courage pour cet après-midi. Mais je sais que tu vas réussir.

Elle lui pouica le bout du nez du bout de son doigt et l'embrassa alors tendrement.

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MessageSujet: Re: I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] - Page 2 Icon_minitimeSam 17 Fév - 0:51



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Maison Adler, Lambeth, Juin 1891.

Une fois qu’il lui eut dit que l’eau était encore chaude, Felix vit son épouse y aller rapidement et avec un grand sourire. L’horloger sourit tendrement tout en attrapant la serviette qui était tombé pour se la remettre autour de la hanche, tout en la regardant se dévêtir. Il restait immobile et sage devant la vision de la longue chevelure noire de la jeune femme qui tombait avec légèreté au niveau de ses reins. Il voulut l’aider à enlever le reste, vu que la tâche était souvent bien plus compliquée pour les femmes que pour les hommes, mais sa chérie ne semblait pas avoir besoin d’aide et Felix ne put que prendre le corset en attendant qu’elle pose le reste sur la chaise. Ce corset encore chaud du corps de son épouse, il le garda contre lui, contre sa peau, continuant de regarder sa chère et tendre se dénuder complètement, n’hésitant pas à lui rendre son baiser quand elle s’approcha de lui. Felix n’avait d’yeux que pour elle. Il en avait oublié le reste et était juste bien, dans cette atmosphère d’amour, de paix et de chaleur. Pour rien au monde, il n’aurait voulu que quelque chose vienne briser cette tranquillité apaisante.

Il la regarda alors glisser dans l’eau et s’immerger complètement. Il devait bien avouer qu’il le faisait déjà parfois, plus ou moins en cachette au travers d’une porte mal fermée. Il pouvait passer un long moment à la regarder se laver, perdu dans ses pensées, comme étant sur un petit nuage. C’était dans ces moments-là que Felix se sentait en sécurité et à l’aise, à ces moments-là qu’il se sentait chez lui. Il continuait toujours de regarder son épouser barboter dans l’eau encore légèrement fumante. La buée avait déjà recouvert le miroir de la salle de bains. Le corset toujours sur son torse nu, il ne dit rien, se contenta de regarder la scène avec un sourire attendri et aimant. Il n’avait pas ressenti le besoin de la rejoindre dans le bain, même si l’envie était forte. Après tout, il était déjà propre et à deux, ils risquaient plus de faire déborder la baignoire qu’autre chose. Il s’assit donc sur le rebord de la fameuse baignoire, vêtu seulement de sa serviette, et commença à frotter le dos de son épouse avec une grande tendresse, après avoir ramené ses cheveux d’un côté. Il voulait qu’elle se détende complètement, qu’elle relâche la pression qu’il lui avait malheureusement infligée et qu’elle soupire un grand coup.

Elle se tourna alors vers lui et lui avoua vouloir un autre sujet de conversation que des petits mots d’amour. À cette phrase, Felix sourit doucement, ne sachant pas trop si elle était sérieuse ou non. Après tout, les conversations n’avaient pas l’air d’être un point fort pour Amy et encore moins pour son mari. Elle savait pertinemment que l’horloger n’était pas la meilleure personne pour avoir une conversation construite sur un sujet un minimum intéressant. Il tournait rapidement en rond sur ces centres d’intérêt et était parfois pris d’un élan d’éloquence qui pouvait rendre la discussion très ennuyante pour l’interlocuteur, tant Felix avait pris le monopole de la parole. Il chercha alors quelque chose pour son épouse, afin de répondre à sa demande qu’il prit sérieusement, se laissant prendre les mains par sa chérie. Il lui sourit avec amour, toujours en train de chercher quoi dire cependant. Néanmoins, elle lui vint en aide en lui souhaitant bonne chance et autres petits mots d’encouragements pour son audience à Scotland Yard. L’horloger répondit tout abord par un sourire franc mais, constatant que finalement, ce n’était peut-être pas assez, il rajouta :

— Merci… Je vais en avoir besoin.

Il rit doucement bien qu’un peu nerveusement. En réalité, il n’avait aucune envie d’y aller. Il y a quelques dizaines de minutes à peine, il faisait le brave en disant qu’il assumerait tout seul mais il finissait par se rendre compte que tout ce qu’il aurait fait là-bas, c’était de son fondre en excuses et en larmes pour un malheureux tournevis lancé. Il avait la frousse de revoir Mr Downcry qui l’avait pris de haut la dernière fois. Il retint un petit soupir et préféra reporter son attention sur son épouse qui l’embrassa au-même moment. Bien évidemment, il le lui rendit avec tout son amour avant de lui sourire. Il décida finalement d’être naturel et de ne pas chercher à faire plaisir à tout le monde pour être, au final, comme tout le monde. Il dit alors avec un petit sourire :

— Tu sais… Je n’ai pas beaucoup de sujets de conversation… Hormis mon travail, mes enfants, les araignées… ma femme.

Il prit sa main et l’embrassa avec tendresse.

— Plus sérieusement, je pourrais essayer de discuter de quelque chose mais malheureusement, je n’ai pas la culture nécessaire sur pas mal de choses… Même soi-disant « grands horlogers » de diverses époques, je ne les connais pas. Et cela avait offusqué quelques hommes de la profession que j’avais rencontrés juste à ce moment-là. Je veux dire… Tout de suite, même professionnellement, cela ne fait pas sérieux, mais bon. Tu vas me dire, je n’ai pas besoin d’eux pour réussir et quelque part, tu as raison.

Il sourit doucement et embrassa les doigts de sa chérie avant de prendre un air un peu plus inquiet.

— Tu penses qu’on se dispute à cause d’un manque de conversation ? Qu’au final, on ne se connait pas tant que cela ? C’est peut-être un peu raccourci comme pensée, je l’avoue.

Sentant pourtant qu’il s’engageait sur un terrain glissant, il finit lâcher la main de son épouse et lui sourire.

— Oublie ce que j’ai dit…

Après tout, rien qu’avec cette petite phrase, il venait de confirmer qu’effectivement, le manque de conversation était peut-être le seul point noir de leur couple. Chacun avait peur de blesser l’autre et personne n’osait dire quoi que ce soit. Quelque part, c’était un petit peu triste mais cela fonctionnait. Sur le moment, Felix pensait juste à du court terme. Mais il se pouvait que sur le long terme, leur douce relation finirait par en pâtir si les deux époux ne trouvaient pas une solution à ce problème silencieux et discret.
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Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] - Page 2 Icon_minitimeVen 2 Mar - 20:14



I am not Afraid.

«The shadows are falling they’re falling, they’re falling around me»

Juin 1891

En vérité, il n'y avait pas grand chose à faire dans un bain, fusse en excellente mais extéreur compagnie. Se faire frotter le dos par Felix était une expérience qu'Amy appréciait tout particulièrement, mais avouait préférer quand il était à l'intérieur de l'eau avec elle. Ce n'était pas non plus désagréable ainsi, loin de là. La couturière appréciait plus que tout passer du temps avec son mari, sur quelque sujet que cela fut, même si toutes leurs interractions étaient bien souvent autour de leur amour. Un véritable conte de fée qui peut en faire gerber certains et en faire tomber d'admiration les autres, c'est au choix. Pour Amy, l'idée ne se posait même pas, tant elle ne pouvait que mourir intérieurement à chaque secondes qu'elle passait loin de lui. Lorsqu'il lui prit les mains et que leurs peaux se touchèrent, elle frissonna à nouveau, comme à chaque fois. Il est dit que rien n'est plus beau que de retomber chaque jour plus amoureuse que la veille, en se réveillant auprès de son âme soeur. Amy savait qu'elle avait eu la chance parfaite et innée de tomber sur un coup de chance, un tel coup de foudre. Et elle ne le donnerait pour rien au monde, même s'ils se disputaient parfois et que cela la rendait particulièrement triste. Jamais elle ne souhaitait s'éloigner de lui, même dans ces moments là. La seule chose qu'elle s'autorisait à faire, c'était de prendre un peu de recul dans son esprit. Mais il n'en était plus question à ce moment, alors qu'elle écoutait Felix lui dire qu'il n'avait aucune autre conversation que ses enfants, ses horloges et ses araignées... Amy tiqua silencieusement, étant arachnophobe mais sourit ensuite avec tant d'amour quand il rajouta "ma femme". La jeune femme était heureuse de compter parmi les sujets de conversation de son mari, même s'ils n'allaient pas parler d'elle-même pour passer le temps.

Il embrassa sa main, et elle fut parcourue de nouveaux frissons, à se demander si elle n'avait pas pris froid. En l'écoutant par la suite débattre de son manque de connaissance en matière, Amy fit une petite moue mais sans se départir de sa tendresse. Elle pouvait le comprendre, n'ayant pas non plus en tête des grands couturiers et ne faisant que peu de cas des nobles stylistes qui ne s'amusaient à créer que pour eux-même. Elle lui caressa la joue avec tendresse pour lui répondre, sans attendre qu'il puisse reprendre la suite de son texte.

- Ça, c'est bien vrai... tu as tellement de connaissances en la matière, tu es tellement parfait dès qu'il s'agit d'horloges... tu n'as pas besoin des autres pour faire ce que tu fais de mieux, à croire que tu es né dans une horloge.

Elle rit doucement. Au final, eux deux étaient des passionnés petits artisans qui travaillaient dans leur coin sans se soucier de ce que faisait les autres. Juste faire ce qui leur plaisait. Felix lui prit alors la main pour l'embrasser et lui parler d'un problème bien plus profond, alors qu'elle essayait de détendre l'atmosphère lourde du fait de leur précédente dispute. Elle ne savait pas quoi répondre, car cela correspondait à toutes les frayeurs qu'elle avait pu se faire durant toutes ses années de mariage. Elle n'avait pas envie de répondre, mais savait que cela était essentielle, car il n'avait peut-être pas tout à fait tord. Lorsqu'il lacha sa main pour finalement lui dire de tout oublier, Amy ne put s'empêcher de ressentir un violent creux au fond de son coeur, comme si le frisson de bonheur venait de la perdre. Elle soupira et lui tourna le dos dans l'eau, c'était plus facile de faire face à l'image distordue d'elle-même à travers l'eau.

- Je... je ne sais pas moi... c'est plutôt quand je parle que l'on commence à se disputer... on... peut-être que c'est juste qu'on se comprends mal... qu'on entends que ce qu'on veut entendre et pas forcément ce que l'autre a vraiment à nous dire. Peut-être qu'on se parle pas correctement, avec les bons mots... je ne sais pas... vraiment je... moi je suis heureuse, avec toi... je ne sais pas de quoi j'ai besoin en plus...

Soupira-t-elle tristement sans lui jeter le moindre regard, rejoignant ses genoux sous son menton, s'enfonçant un peu plus dans l'eau. Elle n'avait vraiment pas besoin de plus de choses. Juste lui, son mari, à ses côtés. Peut-être que s'ils passaient un peu plus de temps rien qu'à eux... elle fantasmait souvent d'une façon de vivre lointaine, ensemble, rien que eux-deux, à la campagne. Cela leur permettrait de se déconnecter de tout l'enfouissement de leur vie à chacun. Amy n'aurait plus à penser à sa double entreprise, sauvant le monde à qui le voudrait. Felix ne s'inquiéterait plus des gens, du monde, de la société, de ses disputes avec les amis d'Amy. Juste un temps rien qu'à eux-deux où ils ne feraient rien d'autre que profiter d'eux. D'une petite voix minaudante, elle tourna la tête, juste assez pour faire apparaître le bout de son nez au dessus de la baignoire et sans vraiment regarder Felix, elle fit:

- Tu.. tu crois qu'on devrait prendre des vacances ?

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MessageSujet: Re: I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] - Page 2 Icon_minitimeMer 21 Mar - 12:47



I Am Not Afraid

« Just let you know that, you're not alone »

Maison Adler, Lambeth, Juin 1891.

Felix continuait de frotter le dos de son épouse même si ce dernier ne pouvait être plus propre, l’air pensif, songeant à tout ce qu’il venait d’être dit. Lui aussi désirait un peu plus de conversation avec Amy. Que cela puisse créer une forte complicité entre les deux êtres, bien que celle-ci existât déjà. Même un grand nuage d’incompréhension flottait encore, assombrissant parfois leur quotidien parfois un peu trop calme et plat, voire monotone. La monotonie ne dérangeait pas Felix, au contraire. Quelque part, elle le rassurait, rien d’imprévu ne pouvait arriver, rien ne semblait pouvoir dérégler l’horloge de la vie. Cependant, il n’ignorait pas qu’Amy désirait parfois sortir un peu plus en sa compagnie. Théâtre, restaurant ou juste promenade. Il se souvenait qu’ils en faisaient souvent en étant fiancés. Avant qu’elle ne tombe enceinte. Cet évènement semblait être la cause de beaucoup de problèmes, directement ou indirectement. Il était inutile de ressasser les cinq premières années de leur mariage mais cela avait dû conforter Felix dans son train-train quotidien dont il peinait à se détacher. Toute interaction qui n’était pas planifiée, toute action imprévue, pouvaient le faire angoisser assez rapidement. Un rendez-vous médical, un client un peu plus exigeant que les autres… Tout était bon pour le faire stresser.

Amy essaya alors d’éclaircir un peu ce qu’il venait de se dire, supposant aussi qu’il s’agissait juste de malentendus et de phrases mal comprises. Cependant, cerner le problème était une chose mais le résoudre en était une autre. Une introspection de chacun semblait être nécessaire même s’il estimait que le fautif principal, c’était lui. Après tout, il démarrait parfois au quart de tour, sans trop réfléchir à ce qui venait d’être dit et ce qu’il allait dire. Felix avait un tempérament impulsif mais aussi trop souvent sur la défensive. Après tout, il avait toujours apprécié la solitude et aurait sans nul doute vécu en ermite si Amy n’avait pas poussé la porte de son atelier. Cela venait-il du fait qu’il n’était pas social ou juste qu’il se protégeait des autres ? Peut-être que c’était un mélange des deux. Comme il n’était pas à l’aise avec les autres, il montrait constamment les dents, se sentant agressé à la moindre réflexion. Que ce soit avec des inconnus ou avec Amy. Au final, lui qui pensait qu’elle était spéciale, il se rendait qu’il la traitait finalement comme les autres. Cette pensée l’attrista sincèrement, culpabilisant violemment d’avoir pensé à quelque chose d’aussi immonde.

Il arrêta alors son mouvement du bras tandis que son épouse leur proposait de prendre des vacances. Peut-être était-ce une bonne idée. Mais les responsabilités revinrent rapidement en tête. Surtout Amy qui en avait maintenant deux fois plus avec son établissement. Il soupira profondément, le regard dans le vague. Il sentait bien le besoin de sortir la tête de Londres et voir un peu plus de verdure au milieu du silence. Mais dans l’immédiat, ce n’était vraiment pas une bonne idée. Il préférait rester sage, quelque part. Et attendre peut-être d’avoir économiser un peu plus pour partir plus loin et plus longtemps, histoire de se dépayser vraiment. Cependant, il voulait tout de même faire part à Amy de son interrogation sur lui-même. Après tout, son passé dont son épouse ne savait encore rien, était sûrement à l’origine de son comportement si défensif. Peut-être aurait-il été juste timide s’il n’avait pas eu l’enfance qu’il avait vécue ? Peut-être n’aurait-il pas été cet homme allergique à la moindre relation humaine. De toute façon, Amy et lui s’étaient promis de ne plus rien se cacher et même si cela n’avait pas tellement fonctionné dernièrement – Felix se sentant toujours un peu déçu par le fait qu’Amy lui ait caché l’existence de son bordel depuis si longtemps – il voulait repartir d’un bon pied.

— Je… Je ne sais pas si des vacances seraient bien dans l’immédiat… On a tous les deux des professions qui prennent du temps… De plus, tu t’es rajoutée du travail avec ta maison de passe…

Il soupira simplement.

— Non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée tout de suite.

Il marqua une pause. Bourreau de travail comme il était, il ne parvenait pas être lucide sur ce genre de questions. Il n’était peut-être donc pas le mieux placé pour donner une réponse efficace à Amy. Cependant, il reprit :

— Tu sais… Je me suis dit qu’après tout, c’était peut-être moi qui comprenais tout de travers et qui étais incapable de m’exprimer sans ambiguïté… J’ai vécu sans amis pendant un long moment de ma vie et c’est toujours un peu le cas. À part Jonathan, mais bon… Alors que toi, tu en as d’autres, tu as jamais eu aussi peur que moi d’aller au contact des autres et à chaque fois tu t’en sors plutôt bien. Tu ne te disputes jamais sauf avec moi… qui me dispute avec un nombre incommensurable de personnes. Entre ton père, les Collins et j’en passe…

Il regarda le vide tout en attrapant une serviette pour son épouse afin qu’elle puisse s’emmitoufler dedans sans avoir froid. Il soupira doucement, ne trouvant rien à ajouter de plus à part un petit :

— Je devrais faire plus attention quand on discute avec moi…

Même s’il savait qu’il allait déjà se tourner le cerveau dans tous les sens pour tenter de comprendre tous les sens que pouvaient avoir les phrases qu’on lui disait. Il n’était déjà pas bien vaillant ni rapide pour répondre mais si en plus, il devait faire un effort supplémentaire de compréhension… Il sentit ses entrailles se nouer rien qu’à cette idée et préféra secouer doucement sa tête pour vite chasser cette idée, bien que vainement. Il continuait de regarder pensivement ses pieds, se demandant s’il était vraiment heureux à être aussi névrosé, à être incapable de fermer l’œil de la nuit, trop occupé à angoisser pour sa femme et ses enfants, ayant cette crainte du lendemain qu’il ne parvenait à taire. Il vivait dans une sorte de peur constante qui ne s’endormait que quand il était proche d’Amy et qu’il savait ses enfants en sécurité. Malheureusement, ces moments n’arrivaient qu’en fin de journée. Alors il se plongeait dans le travail, la tête dans ses horloges et ses montres, qui se trouvait être pour lui son seul moyen d’oublier le monde alentour et ses dangers.
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MessageSujet: Re: I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] - Page 2 Icon_minitimeSam 7 Avr - 17:41



I am not Afraid.

«The shadows are falling they’re falling, they’re falling around me»

Juin 1891

Amy savourait la chaleur de son bain, bien qu’elle sente à des moments que celui-ci devenait de plus en plus frais. Elle ne tarderait pas à sortir, mais souhaitait encore sentir quelque temps la douceur des mains de son mari. Déjà venait en elle des images de sa campagne française, de la gentille de sa famille maternelle, des balades dans les champs de blé au coucher du soleil. Tout cela était très cliché, mais elle vivait l’entièreté de sa relation comme un cliché ambulant de roman d’amour. La jeune couturière en était d’ailleurs très friande, et en écrivait même à ses moments perdus. Des histoires plus ou moins longues qu’elle ne faisait lire à personne, pas même à son mari –surtout pas à son mari. Non pas qu’elle lui fut infidèle à l’écrit, bien au contraire en vérité. D’où le malaise. Mais pour le moment, elle songeait surtout à quels robes elle pourrait emmener durant les vacances, sachant que la météo pouvait être plus clémente dans le sud. Etait-ce au moins la saison du blé ? Peu d’inquiétude dans les pensées de cette jeune femme qui venait pourtant de vivre de longs moments pénibles. Dire qu’elle manquait de conscience n’était pas faux. Peut-être était-ce justement grâce à cette inconscience qu’elle aimait son mari, et qu’elle parvenait à mettre en place des projets incroyablement ambitieux avec l’aide de tous.

Mais bien hâtivement, Felix lui retira toutes ses jolies pensées, lui contre-indiquant des vacances. Et bien évidemment, en lui appuyant le clou quant à la « surcharge » de travail qu’elle se serait volontairement confiée. Finalement, il n’y aurait pas de repos. Il n’avait pas tort, c’était beaucoup de travail, mais Amy avait réussi à réunir autour d’elle des êtres fidèles qui pouvaient la seconder pendant une semaine. Elle n’était pas juste une employée d’une usine, soumise à un patron. Elle était son propre patron, dans les deux cas. Il lui suffisait de demander à ses assistantes de gérer ses affaires, au moins le temps d’un mois… ce n’était pas compliqué. La gestion de Felix était plus compliqué vu qu’il n’avait pas d’assistant, et que son métier d’Horloger Royal le placer sous le contrôle du gouvernement. Amy parlait encore sans réfléchir. Elle se tut donc pendant qu’il reprenait une tirade. Pourrait-on dire que s’exprimer sans ambiguïté permettait au moins la plus incroyable des franchises ? Sa propre conscience lui répondit que certes, mais qu’encore faudrait-il qu’il ouvre la bouche. Soupirant à ses paroles sans vraiment rien dire, Amy regardait la surface de l’eau à travers de laquelle elle pouvait regarder le mouvement de ses jambes, ça la faisait penser à autre chose. Oui, elle avait des amis, s’entendait plutôt bien avec tout le monde même si des fois ça ne marchait pas, qu’elle n’avait pas trop de mal à aller vers les gens, surtout grâce à sa physionomie qui lui garantissait toujours au moins un petit sourire admirateur. Pourtant Felix aussi avait cette chance. Elle se demanda alors ô combien elle serait jalouse au quotidien si Felix avait été un homme confiant et extraverti. Même Harry ne l’était pas non plus tant que ça face à la gente féminine –oh, c’est vrai ça, Harry.

Elle se leva pour ne pas penser à cette donnée qu’elle n’arrivait pas à mettre bout à bout logiquement avec le reste.  La couturière profita de la couverture que son mari lui tendait pour se mettre à l’intérieur, ne bougeant pas trop. Elle ne savait pas quoi lui répondre, ni même s’il fallait qu’elle réponde quelque chose. Cela aurait été mentir de dire qu’il réagissait de la bonne manière et que c’était les autres le problème. Mais elle ne savait pas comment l’aider à régler son problème. Alors Amy se rapprocha du miroir, plaçant la couverture autour de ses hanches et de sa poitrine afin de s’occuper de ses cheveux. Longuement, elle s’acharna à les brosser et se faisant, répondit :

- Oui… c’est vrai… tu sais, ce n’est pas un mal d’être introverti, d’avoir du mal avec les gens. Mais… te disputer avec tous ceux que tu croises… si. Tu devrais arrêter de tout sur-interpréter… personne n’est ton ennemi ici. Surtout pas parmi mes amis ou ma famille. Mon père a du mal à t’accepter, mais il sait que si tu n’étais pas là, j’en mourrais.

Un peu inquiète cependant, son regard passa de temps en temps d’elle-même à son mari, cherchant à capter la moindre émotion et la moindre réponse visuelle. Elle ne voulait pas qu’il prenne mal ce qu’elle disait, elle ne voulait que l’aider. Terminant de se brosser les cheveux, elle les monta en chignon afin de se concentrer sur son visage avec de la crème que ses mains massèrent longuement pour en imprégner sa peau sans que cela ne fasse de marque blanche.

- Tu es à bout en ce moment, et je… sais que c’est ma faute. Si tu es venu me chercher, c’est que tu t’inquiétais de mes retards. J’ai été stupide de penser que je serai si facile à croire, même si c’était au final vrai –du travail supplémentaire, comme tu le dis si bien. Mais je t’ai blessé, je suis vraiment désolée… Tu es quelqu’un de si sensible, et même si j’ai voulu bien faire, je t’ai donné de l’inquiétude et de la nervosité, alors que tu n’en avais pas besoin de plus. Je sais que ça ne joue pas dans le problème global qui date de bien avant ça… mais cela joue peut-être dans ton ressentiment actuel ?

Les larmes aux yeux, elle observait le reflet de Felix. Encore une fois, la jeune femme se mettait tout sur le dos en essayant de dédouaner son mari des problèmes qu’il causait. Non pas que ce fut véritablement des problèmes, mais ce n’était agréable pour personne, à commencer par lui. Mais elle n’était pas psychologue et ne savait pas répondre aux questions mentales qui se posaient. Son esprit était pragmatique et romantique, rien d’autre. Que dire de plus ? Elle avait vraiment envie de ces vacances.

- Je pense que tu as vraiment besoin de repos… comme je l’ai dit, je me suis éloignée, mais j’ai gagné beaucoup d’argent. Nous n’avons plus besoin d’être accrocher à notre travail comme autrefois, et j’ai des assistantes qui peuvent prendre ma relève pendant quelques temps et puis…

Elle avait la sensation que son plaidoyer ne jouait pas en sa faveur et baissa le ton de sa voix au fur et à mesure pour finalement se taire. Une nouvelle fois, son inconscience rabaissait son mari à l’être qui suivait sa femme. ELLE gagnait beaucoup d’argent et pouvait se permettre de déléguer aux assistantes donc ILS pouvaient partir en vacances. Amy aurait voulu rajouter qu’il avait peut-être besoin qu’ils s’éloignent de tout pendant un petit moment, pensant que cela leur permettrait de réconforter leurs liens qu’elle avait fragilisé pour de l’argent et une brave cause sociale. Mais encore une fois, ce n’était qu’autour d’elle. ELLE pensait qu’il avait besoin de repos avec ELLE. La couturière/maquerelle souffrait d’un égocentrisme certain, qui se ressentait peut-être jusque dans la manière de s’occuper de son bordel. Son bureau au sommet, son sobriquet ridicule et la majesté de ses installations –bien qu’elles furent de qualité dans toutes les pièces de ce love-hôtel. Elle se voulait comme le point solaire autour de quoi tout tourner et se comporter comme l’enfant gâté qu’elle avait toujours été. Amy soupira doucement et se dirigea lentement vers leur chambre afin d’aller trouver de nouveaux habits, qui ne sentiraient pas la sueur de la nuit sur le canapé. Mais pouvait-il vraiment vouloir des vacances pour lui tout seul ? Que ferait-il à part s’occuper de montres et d’horloges ? Amy ne lui connaissait aucune autre passion que celle-ci pouvant lui vider la tête. Après tout, il ne lisait pas. Peut-être était-ce mieux pour lui qu’il reste en train de travailler sur ses horloges, avec la certitude à présent que ce n’était finalement rien de grave et que tout était comme avant. Oui, cela ne pouvait qu’être la seule chose de bien à faire. Elle regretta alors d’avoir voulu une nouvelle fois imposer ses envies et fit doucement à Felix :

- Oublie ce que j’ai dis, tu as raison, c’est mieux que nous restions ici. Ce n’est pas une bonne idée tout de suite.

Fit-elle en répétant les mêmes paroles que son mari, souriant doucement pour se donner de la crédibilité.
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MessageSujet: Re: I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] - Page 2 Icon_minitimeJeu 3 Mai - 12:50



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Felix aida Amy à sortir de la baignoire sans rien dire. Il la regarda se couvrir de la serviette qu’il lui avait donnée, restant silencieux. De toute façon, il n’avait jamais été très bavard, son épouse le savait et elle ne devait sûrement pas s’étonner de son absence de commentaires ou de réponses. L’horloger n’était clairement pas le genre d’homme à couper la parole pour s’imposer tout en montant progressivement le volume de sa voix pour couvrir celle des autres. Bien au contraire, même. Felix la regarda alors se brosser les cheveux, n’osant pas lui demander s’il pouvait lui peigner lui-même comme il aimait si bien le faire. Il la regarda donc démêler ses longs cheveux sombres et humides, toujours muet, presque effacé, avant de baisser les yeux pour regarder ses pieds, tandis qu’elle lui disait que personne dans son entourage ne lui voulait du mal. Il en était conscient, mais il aurait tout de même voulu rajouter un commentaire sur son beau-père, disant qu’Amy ne serait peut-être pas morte de son absence dans sa vie si elle n’avait tout simplement pas rencontré l’horloger. Ainsi, Mr Carter aurait sûrement été plus satisfait sur l’identité de son beau-fils, mais Felix ne dit rien, continuant de regarder ses pieds.

Finalement, il finit par faire un geste tandis qu’Amy faisait son chignon. Il entoura ses hanches de ses bras et posa pensivement sa tête sur son épaule, bien que leur différence de taille soit assez conséquente, l’obligeant à fléchir légèrement les genoux et à courber le dos. Il aurait pu poser son menton sur sa tête, mais il ne voulait pas défaire son chignon qu’elle faisait avec une rapidité qui en aurait fait jalouser plus d’une. Néanmoins, il ne regardait toujours pas leurs reflets, regardant toujours le sol devant eux, la laissant parler de nouveau, s’accusant presque elle-même même s’il n’y croyait que peu. Il se doutait parfaitement de pourquoi elle disait que quelque part, c’était de sa faute et qu’il n’avait rien à se reprocher, mais c’était mal connaître Felix, toujours prompt à se sous-estimer et se rabaisser, vieilles séquelles et habitudes résultant de son éducation et de son enfance. Il se doutait qu’Amy disait tout ceci pour son bien, essayant par la même occasion de le convaincre de prendre des vacances, que ses accès de colère étaient dus à leur situation actuelle et des cachotteries bégnines d’Amy ne lui ayant apporté que de la frustration.

Mais il n’y croyait pas. Il savait pertinemment qu’il n’avait pas besoin de fatigue pour s’emporter, qu’il n’avait pas besoin de frustration pour s’abandonner à la colère. Ce n’était ni le moteur, ni le déclencheur, seulement l’amplificateur. Le problème, c’était lui, tout simplement. Le reste autour de lui, il ne parvenait à l’ignorer et à agir en conséquence, avec lucidité et maîtrise de soi. Il était impulsif, stressé, jaloux, craintif et colérique. Quelques défauts qui n’étaient jamais bons mis ensemble. Mais il resta silencieux une nouvelle fois, même quand la voix d’Amy s’étrangla dans une sorte d’étrange culpabilité. En toute honnêteté, il n’y avait même pas fait attention. Malgré ses propos qui l’infantilisaient quelque part, disant qu’elle pensait qu’il avait besoin de repos et que ce n’était pas un problème à lui offrir puisqu’elle avait désormais beaucoup d’argent, il ne s’énerva pas comme il avait pu le faire précédemment pour les mêmes raisons. Il soupira simplement, baissant les bras figurativement puis littéralement après les avoir retirés du corps de son aimée, cessant son étreinte. Il regardait toujours ses pieds, cependant, chose qui lui était propre. Finalement, elle sortit de la salle de bain, y laissant Felix seul pendant quelques longues secondes.

De longues secondes où il se dit que cela ne servait à rien de tenter de lutter. Qu’il n’était pas fait pour ce monde et qu’il était inutile d’essayer d’avoir un minimum de poids et d’autorité, surtout s’il voulait faire plaisir à son épouse. Elle avait peut-être raison en disant qu’il en avait besoin, même s’il n’en avait pas tellement ce sentiment et se préoccupait plus de la fatigue de sa chérie. Il était résolu, cependant, à la suivre et à l’écouter. De toute façon, sans elle, à l’extérieur, il était perdu. Lui qui était déjà casanier, il avait l’impression que cela avait empiré ces dernières années. Il n’avait de la détermination que sur le court terme, impulsivement. Finalement il se dirigea vers la chambre où Amy était en train de s’habiller, restant toujours aussi silencieux, la gorge sèche, ayant le sentiment que sa chérie continuerait de lui cacher des choses importantes qu’elle jugeait être pour son bien alors qu’ils étaient tous les deux mis d’accord pour ne plus rien se cacher. Mais c’était ainsi, Felix ayant lui aussi quelques secrets dont il n’avait parlé à personne. Il n’avait par exemple jamais parlé de sa vie à Liverpool à Amy. Néanmoins, pour sa défense, elle ne lui avait jamais posé de question à ce sujet.

Il se plaça dans l’encadrement de la porte, relevant finalement les yeux pour la regarder s’habiller. Le visage de l’horloger avait une triste mélancolie sur lui, malgré son air globalement inexpressif. Cependant, il ne doutait pas qu’Amy, après toutes ces années à ses côtés, savait déceler la moindre expression cachée sur les traits de son mari, même s’il ne faisait bien évidemment pas exprès de ce qu’il pouvait afficher sur sa figure. Peut-être était-ce cela le problème ? Amy qui ne le connaissait que trop bien, l’anticipait beaucoup trop et pouvait même décider à sa place désormais ? Sûrement… Alors que lui vivait toujours dans la crainte de l’inattendu, d’un imprévu, d’un comportement qui sortait de l’ordinaire… Il n’ignorait pas qu’Amy détestait la monotonie de la routine là où celle-ci rassurait Felix. Parfois, lors de ses longues insomnies, il se demandait comment ces deux êtres, totalement opposés au niveau des attentes et des goûts, aient pu fonder une relation si fusionnelle mais si peu complice à certains moments. Quelque part résolu, faisant une confiance aveugle à son épouse qui avait plus de lucidité que lui à certains moments, il finit par dire :

— Non mais tu avais raison... Nous prendrons des vacances, cela ne peut que nous faire du bien…

Le problème de son absence allait être compliqué à résoudre, notamment au sujet du remplacement. Il se doutait cependant que la Royauté et le Gouvernement trouverait un autre horloger un minimum compétent pour assurer l’entretien des installations dans les bâtiments mais… il avait toujours cette crainte d’être définitivement écarté. Mais dans l’état actuel dans lequel il était, il s’en moquait, se disant que les choses étaient ce qu’elles sont et qu’il ne pourrait jamais être acteur de sa propre vie. Après tout, on ne pouvait se faire qu’aux aléas des événements et agir en conséquence. Il ne serait pas acteur mais passif. Cela ne l’empêcherait sûrement pas d’être heureux. Sur une note plus positive, il regarda Amy qui lui souriait et celui-ci lui répondit avec tendresse par le même sourire, même si son regard n’avait pas tellement changé de couleur.

— Si tu as envie de prendre des vacances, nous les prendrons, je n’y vois aucun souci, chérie…

Son sourire ne partit pas mais il finit par baisser les yeux, intimidé par le regard de sa femme.
©️ plumyts 2016



       
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Amy S. Adler
Amy S. Adler

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Âge : 32
Emploi : Couturière/Maquerelle
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♣️♣️♣️
Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] I am not Afraid - Felix & Amy [Fini] - Page 2 Icon_minitimeMar 29 Mai - 21:17



I am not Afraid.

«The shadows are falling they’re falling, they’re falling around me»

Juin 1891

Amy finissait les derniers préparatifs de sa robe avec des gestes lents et précis. Non pas qu'elle se concentrait réellement à la tâche, étant bien spécialisée en la matière, mais elle souhaitait laisser à son mari de peser le pour et le contre, et aussi pour l'excuser d'avoir été si égoïste. Après cette terrible nuit, chaque seconde à ses côtés étaient importantes. La moindre petite mésentante dans leur couple lui donnait l'impression d'une apocalyspe, que leur fragile équilibre pouvait s'effondrer d'une seconde à l'autre tel un misérable jeu de cartes. Ce fut donc avec délicatesse et patience qu'elle s'habillait, prenant le soin de chacun de ses mouvements, pour les beaux yeux de son mari qu'elle avait vu apparaître en silence sur le pas de la porte. Son visage ne reflétait cependant pas l'amusement et la joie des autres fois où elle avait pu agir en pareil occasion. Bien au contraire, la jeune couturière ne pouvait discerner qu'une langueur triste dans le regard aimé. Il était clairement préoccupé et devait penser aux choses qu'Amy lui avait dite. Elle qui avait tant l'habitude de parler sans réfléchir, quitte à dire des bêtises plus grosses qu'elle, sans se soucier de toucher ou non la sensibilité des autres. Elle aurait du penser plus tôt au fait que Felix ne souhaitait véritablement pas aller en vacances, préférant le calme de ses horloges, pour retrouver la paix après cette période de trouble. Une partie d'elle continuait de dire que les deux parties du couple se tenaient, mais c'était une voix qu'elle voulait faire taire.

Remontant ses bas jusqu'à ses cuisses, ajustant son corset qu'elle serrait toujours un peu trop, Amy jetait parfois de petits regards inquiets vers Felix. Ses yeux si clairs et luminescents semblaient la regarder sans la voir, avec des nuages sombres dans ses pupilles grises. Elle espérait ne pas avoir trop déranger l'horloger avec ses paroles agaçantes, de femme trop pipelette sachant ce qui était le mieux pour lui. Terminant d'ajuster une première jupe au dessus de ses hanches, la voix de Felix lui parvient, déclarant finalement que cela n'était qu'une bonne idée. Amy se mordit les lèvres, ne parvenant pas à croire au changement d'avis de son mari. Après tout, il lui avait lourdement reproché de toujours vouloir penser et agir pour lui, l'infantilisant comme l'idiot qu'on avait toujours cru qu'il était. Ne pensant qu'à son bien, elle avait recommencé, pensant que ses vacances pourraient défaire toute la nervosité et le stress qui courait en lui. A temps elle pensait s'être rétractée pour qu'il ne prenne pas une nouvelle fois la mouche... et voici qu'il revenait sur ses paroles pour accepter un tel traitement ? Elle ne pouvait imaginer que les choses seraient si simples. Un peu plus rapidement, elle termina de s'habiller, songeant que le plus important avait été couvert. Si rien de tout cela ne s'était produit, la jeune femme se serait tellement plu, féline, à narguer son merveilleux mari avec toute l'insouciance qui la pouvait la caractériser. Mais l'heure n'était pas à cette légèreté. Pour détendre l'atmosphère si lourde, Amy fit à son mari un petit sourire, plein d'amour. Felix le lui rendit, assurant que si elle avait envie de prendre des vacances, alors ils en prendraient. Il baissa la tête après cela, et le sourire d'Amy baissa en même temps.

Encore une fois, il pensait à elle parce qu'elle le voulait. Prenant un châle qu'elle mit autour de ses épaules malgré le beau temps, la couturière poussa un long soupir. Toujours et encore cet même impasse. Comment pouvaient-ils se sortir de ce cercle vicieux ? Amy voulait simplement qu'il fut moins sur le fil du rasoir, à être nerveux au point d'en devenir méchant. Ce n'était quand même pas trop demander... mais elle avait la sensation que le voir abdiquer à sa décision d'aujourd'hui n'était que le calme avant une nouvelle tempête. Comme si la veille n'avait été que l'explosion qui permettrait au couple de repartir calmement pour quelques semaines supplémentaires. Frustrée de cette situation, Amy se retourna vers Felix et avança jusqu'à lui, le forçant à lever la tête:

- Je ne veux pas que tu acceptes juste parce que je le veux. Oui, je pense que c'est nécessaire, mais je peux aussi comprendre que tu veuilles te reposer à la maison et.... et à ton atelier, après tout ça...

Le tenant par le menton, l'épouse aimante le fixait du regard avec une inquiétude sourde teintée de tendresse. Qu'elle aimait ces yeux et ce sourire, encore fallait-il qu'ils furent sincères. L'embrassant doucement, elle le prit dans ses bras et le tint très fort, comme si elle craignait qu'il ne s'enfuit. Amy était pourtant heureuse qu'il eut accepté de partir en vacances. Elle s'imaginait déjà, partant pour la France et son village natal, revoir ses grands-parents et ses cousins, les grandes tablés familiales, la langue de ses ancêtres maternels, les grandes étendues de champs de blés sous le soleil de Juin, un ciel bleu au dessus d'une forêt verte à perte de vues. Qui ne pourrait pas être affamé de ce rêve quand l'occasion se présenter ? Comme on câline une peluche, elle gratouilla l'épaule de Felix avec un air absent. Puis, plongeant à nouveau ses yeux bleus dans la magnificence de ses éclats d'argents, elle sourit. Il ne lui restait plus qu'à aller s'occuper de toute cette histoire avec Madelyne, afin que son mari n'est pas à craindre de Scotland Yard. Se faire recevoir par le directeur pour une simple agression qui n'avait d'ailleurs eu aucune conséquences malheureuses ni même acharnement, c'était quand même un peu exagéré. Mais au vu de toutes les autres informations, nul doute que Mr Downcry avait ses raisons.

Downcry. Seigneur. A chaque fois qu'elle oubliait, il lui suffisait de repenser à la situation pour que tout retombe devant ses yeux comme une cascade glacée. Observant bien la moindre parcelle du visage de son mari, comme elle en avait bien souvent l'habitude, Amy ne pouvait que se rendre à l'évidence que rien ne rapprochait physiquement et mentalement les deux jumeaux. Etait-ce autant la faute de la génétique que de l'éducation ? Comment cela se faisait-il d'ailleurs qu'il n'avait pas vécu avec Harry ? Beaucoup de questions lui tournaient dans la tête, des questions qu'elle voulait éviter, éloigner, refusant de demander à son mari plus d'explications sur des choses dont il n'avait jamais songé utile de parler. Certainement avait-il ses raisons, et Amy était la dernière personne à vouloir lui donner l'impression d'être persécuté pour des réponses. Elle ne voulait pas lui donner de raisons de stresser. Juste lui offrir un câlin et un bon repas chaud -ainsi qu'un casier judicaire vide. L'embrassant une nouvelle fois, plus rapidement, elle poursuivit:

- Mais si tu veux emporter quelques montres en vacances, cela ne me dérange pas... tu auras tout le calme de la campagne pour les réparer quand je ne t'emmènerais pas en vadrouille dans les champs, d'accord ? ...bon, je vais devoir y aller, mais je te promets que tout se passera bien... en revenant de chez Maddie, j'irai chercher les enfants et je nous ferai à tous un bon repas. On reparlera de ces vacances un peu plus tard, je t'aime très fort...

Amy le serra dans ses bras une dernière fois, lui bisoutant le cou de là où elle pouvait l'atteindre sans faire trop d'efforts. Elle avait honte d'avoir ainsi accepté la reddition de son mari, ne pas avoir véritablement insister pour qu'il décide par lui-même au lieu de juste lui faire plaisir. Mais elle était persuadée que ces vacances ne pouvaient que faire du bien à son mari, et c'était la moindre des choses qu'elle pouvait lui offrir après lui avoir ainsi pourri ses nerfs pendant ces quelques dernières semaines, n'est-ce pas ? Aller chez Maddie et revenir chez son père pour prendre les enfants ne prendrait pas autant de temps que ce que Felix allait s'apprêter à vivre en termes de révélation, bien qu'il semblait plutôt bien le prendre -à moins qu'il n'ait pas fait attention, ce qu'Amy soupçonnait déjà. L'embrassant encore une fois, car elle n'arrivait décidément pas à s'arracher à lui, elle lui prit la main et alla jusqu'à la porte d'entrée. Est-ce que Felix était déjà prêt à repartir ou non, après cette sombre nuit ? Ce n'était pourtant qu'une fois à la porte qu'Amy accepta de le lâcher pour partir voir sa meilleure amie, décidé à arranger les choses avec ses petits moyens et son petit courage inutile.

©️ plumyts 2016


If our love is tragedy,
why are you my remedy?
High dive into frozen waves where the past comes back to life. ✻ Fight fear for the selfish pain, it was worth it every time. Hold still right before we crash cause we both know how this ends. Our clock ticks 'til it breaks your glass and I drown in you again.
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