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Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini]

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Informations : Est né en Écosse. • Vient d'une famille de petits bourgeois. • Son père est pasteur. • A été abusé par sa mère pendant plusieurs années. • Santé fragile. • A passé quelques semaines à l'asile à cause de son homosexualité. • A un très fort caractère. • Arrogant parfois. • Se drogue. • Fume occasionnellement. • A tenté de suicider. • En a conservé les cicatrices sur son avant-bras. • A des marques de piqûre au niveau du coude.
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MessageSujet: Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini] Sam 1 Oct - 23:41



Some Folk We Never Forget.

« Haven’t seen the end of it yet »

City of London, 1890.
Une journée de plus dans la tristesse et la monotonie de Londres. David s’était réveillé sans l’ombre d’un sourire, sans l’once d’une envie de sortir dehors. Il regarda par la fenêtre de sa chambre dont on pouvait apercevoir le dôme de la Cathédrale St Paul dans le ciel rosé du matin. Il soupira et se changea, se demandant bien ce qu’on avait pu lui réserver comme cas sordide aujourd’hui. Un homme émasculé par des brigands ? Un gamin qui s’était crevé un œil ? Un autre éventré par sa mère devenue folle ? Tous les patients avec les maladies ou les blessures les plus répugnantes qui soient étaient pour lui. La veille, il avait eu une fracture ouverte à soigner. Bien évidemment, l’homme avait attendu des semaines avant de venir à l’hôpital, quand la gangrène avait commencé à marquer sa jambe de noire et avait créé une fièvre importante. Bon, la jambe était foutue, il avait dû l’amputer et c’était tout juste si elle ne s’était pas liquéfier dans une pourriture jaunâtre. D’ailleurs, il avait tout fait pour sauver l’ancien propriétaire de la jambe pourrie mais la fièvre plus forte que son talent et son acharnement et avait fini par l’emporter.

David soupira. Il n’aimait pas perdre des patients, même si ce n’était pas de sa faute si certains se montraient particulièrement négligents avec leur santé. Quoiqu’il en soit, il se prépara, fit sa toilette, s’habilla et se dirigea vers l’hôpital dont il était relativement proche. Cela lui faisait du bien de marcher dans la brise fraiche de Londres avant de se rendre au travail. Cela lui éclaircissait les idées. Il poussa la porte et il ne fallut pas longtemps avant qu’on lui colle un dossier dans les mains en lui vociférant presque dessus qu’il était presque en retard. David lança un regard à l’horloger dans le hall d’entrée. Il avait quinze minutes d’avance. Mais bref. Il ouvrit alors son dossier et y jeta un coup d’œil, s’attendant au pire. Finalement, ce fut un homme de 30 ans, répondant au nom d’Harry Downcry, qui était alité suite à une morsure de chien profonde. C’était gore mais sans plus. David était presque joyeusement surpris et se dirigea donc vers la chambre de son patient. Cela devait être une blessure sérieuse pour qu’on lui attribue une chambre. Il imaginait déjà le bras du pauvre homme couverts de bandages approximatifs fait par des infirmiers dont les compétences étaient encore à revoir. Il enfila sa blouse et rentra ensuite dans la chambre de son patient.

Il eut un arrêt quand il le vit. Le temps sembla s’arrêter quelques secondes tandis que ses yeux s’étaient posés sur le visage de cet homme. Le Mr Downcry plaisait fort au petit chirurgien. Son nez aquilin, ses lèvres fines, ses cheveux rebelles, son visage osseux mais gracieux, ce regard mélancolique. On aurait dit un chat ou un chien qui quémandait pour sortir dehors. Il était peut-être un peu trop squelettique néanmoins mais cela lui donnait quelque chose en plus. Une imperfection qui le rendait encore plus parfait. David reprit alors le contrôle de lui-même, détournant le regard et s’avançant franchement dans la chambre. Il allait être difficile pour lui de détourner le regard tout en paressant naturel. Mais quelle idée cet homme avait eu d’être aussi beau aussi ? De par ses habits, David en conclut qu’il était d’une classe modeste mais sans difficulté pour autant. Mais ce n’était qu’un détail. Le jeune chirurgien s’approcha de lui et essaya de paraître normal, lui accordant un sourire qui aurait pu passer pour trop sûr de soi.

- Bonjour Mr Downcry. Je suis votre médecin, David Williams !

Il l’avait dit avec un enthousiasme et une gaieté qui lui étaient rares. Il n’en faisait preuve qu’avec Amy. Son sourire s’effaça rapidement de gêne, se trouvant ridicule et prit le dossier d’Harry pour le feuilleter afin de le récapituler avec lui :

- Donc vous vous êtes fait mordre par votre chien il y a quelques heures c’est bien cela…? Je peux voir la blessure s’il vous plaît.

Agir normalement. Il devait agir normalement.
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MessageSujet: Re: Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini] Dim 2 Oct - 15:40



Some Folk We Never Forget

« Minstrel of the Misty Woods   »

St Bartholomew's Hospital, 1890.

Jamais encore un de ces animaux ne lui avait fait cela. Ce n'était pas n'importe quel animal cependant. Un chien féroce que l'on avait qualifié d'indomptable. Les rumeurs avaient couru que ce canidé avait été très tôt battu dans sa vie, et qu'il avait désormais au coeur une haine de l'être humain. Il vivait dans une forêt non loin des fermes de campagne londonienne. Lorsque la rosée se faisait tendre sur les herbes fraîches, on disait qu'il venait tel une créature lycanthropique dévorer les moutons et les chèvres. Lorsqu'une battue fut organisée, c'est un pur hasard que le vétérinaire Downcry fut appelé à temps pour l'empêcher. Le mal était pourtant déjà commis. Une balle dans la patte arrière de l'animal, qui n'était rien de moins qu'un splendide demi-loup noir, aux yeux rendus presque blanc par la vieillesse. L'ayant rapidement endormi autant qu'il pouvait, Harry le fit transporter spécialement chez lui, le coeur brisé par l'animal qui souffrait bien plus qu'il ne le montrait –et pas seulement à sa patte blessée. Alors qu'il était encore soumis à la morphine, le jeune homme le prit sur son épaule avec toute la force dont il pouvait faire preuve et le transporta jusqu'au dessus de sa clinique. Là, à son appartement personnel, il lui confectionna un lit fait de coussins et de draps qu'il entassait dans son armoire comme un collectionneur. Le nid était aussi douillet qu'il pouvait être.

Mais on n'amadouait pas un loup, même à moitié, comme ceci. Lorsque son réveil se fut prompt, Harry voulut lui un honnête morceau de viande. Néanmoins, dans la précipitation et la faim d'un animal sauvage, qui n'était pas habitué à tant de gentilesse...la main faillit partir avec la viande. Ce fut une profonde morsure donc qui amena Harry à s'écarter d'un bond de l'animal, chose qu'il ne faisait d'ordinaire jamais. L'instinct de survie était encore présent, quoiqu'on en dise. Serrant son poignet en retenant un hurlement qui n'aurait pas manqué d'inquiéter davantage le demi-loup, Harry sentit les larmes couler sur ses joues. Le chien dévora le morceau de viande comme un sauvage sur son coussin avant de relever légèrement la tête en entendant un couinement que son sauveur n'avait pu retenir. L'animal lâcha alors la viande pour venir près d'Harry, la queue basse et les yeux d'ange battu. Il passa tendrement sa langue sur la large blessure du vétérinaire, ce dernier s'étant mordu la lèvre pour ne pas reculer de peur. Souriant devant la soudaine gentillesse du demi-loup, Harry baissa complètement sa garde et approcha la deuxième main pour lui offrir une douce caresse derrière l'oreille. Il se laissa curieusement faire et son regard d'un blanc crémeux se figea dans celui doré du vétérinaire. C'était parfois ainsi que les plus belles rencontres se faisaient.

- Je...je vais devoir te laisser ici...j'ai besoin de me faire soigner...je reviendrais le plus vite possible...d'accord ? Tu as ton morceau de viande, et là il y a...de l'eau si tu veux...

Son plus doux murmure parvint aux oreilles du chien qui baissa doucement la tête et recula pour retourner s'asseoir dans les coussins. Harry était fier de lui. Une fois de plus, il se savait persuadé qu'un animal était tout ce qu'il y a de plus doux, et que leur méchanceté n'étaient du qu'à celle des hommes. C'était donc à la suite de ces évènements que le tout jeune trentenaire Harry Downcry se trouvait sur le lit d'hopital, à songer au nom qu'il offrirait à sa nouvelle créature. Les draps étaient confortables mais le matelas trop dur. Une odeur de trop propre lui saisissait les narines avec effroi et les gens étaient aussi amicaux que des portes de prisons. Alors qu'il s'apprêtait à se rendormir, son médecin attitré vint lui rendre visite. Fronçant tout d'abord les sourcils d'embêtement, Harry finit par lui rendre son sourire.

- Bonjour Monsieur, dites...

Cependant, il poursuivit avant que le vétérinaire n'ait pu dire la moindre chose. En voilà un de bien pressé comme gars. Cette joie soudaine effacée comme s'il avait honte. Etait-ce à cause de son allure ? N'était-il pas assez bien pour partager cette joie ? Au vu de l'entrebaillement de la veste blanche -qu'Harry ne s'était pas gêné pour longuement observer-, il n'était pas difficile de se rendre compte que ces vêtements étaient de qualité plus que magnifique. Très probablement du sur-mesure. A quoi pouvait-on s'attendre autrement d'un médecin. L'ennui reprit place dans le coeur du jeune homme tandis qu'il montra sa main à contre-coeur. Un coup d'oeil plus près à son regard lui fit monter les sentiments de regret. Quel dommage qu'il soit si beau, ça n'allait pas avec son costume et l'ombre de sa barbe quoique bien rasée. Tentant de remuer ses doigts comme pour prouver que ce n'était pas si grave que ça, il ne put réprimander un grognemennt de douleur. Il fallait se rendre à l'évidence, cette blessure était sévère et il aurait très bien pu perdre sa main. Soupirant doucement, Harry passa une main sur son visage.

- Ne faites pas attention...jamais aucun animal ne m'a mordu, lui il était spécial, c'est un nouveau que j'ai sauvé hier d'une battue...le pauvre n'a jamais connu l'amour, c'est pour ça qu'il a été un peu vif à son réveil...je suis fautif, j'aurai du mettre des gants pour lui donner de la viande...mais je voulais qu'il s'habitue à mon odeur, argh...

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MessageSujet: Re: Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini] Dim 2 Oct - 19:35



Some Folk We Never Forget.

« Haven’t seen the end of it yet »

City of London, 1890.
David attendit que son patient lui tende le bras et il eut l’impression de sentir son regard posé sur lui. Sentir les yeux dorés de cet homme le dévisager le fit rougir. Et il se sentit donc lui-même rougir ce qui le gêna et le fit rougir encore plus, bien évidemment. Il soupira doucement, essayant de garder son calme et de faire baisser sa pression sanguine, ce qui n’était pas gagné avec un homme pareil. Il était beau comme un Dieu. Même pâle suite à son hémorragie importante. Mais ces joues… Il avait envie de les embrasser. Tout comme ses lèvres d’ailleurs. Il fut soudainement très gêné par cette pensée et détourna le regard comme pour se calmer au moment où son patient lui montrait sa blessure, pouvant faire croire que David ne supportait pas la vue de sang. Alors que si, pour un chirurgien, il en avait vu bien d’autres. C’est juste que ses pensées étaient… pas obscènes… mais presque. Déplacées plutôt. On n’a pas idée d’avoir des pensées intimes avec son patient. C’était comme une relation professeur-élève, c’était beaucoup trop étrange voire presque malsain. Mais bon, David en connaissait un rayon sur le malsain et il se doutait que ses propres perceptions avaient été altérées.

Il prit finalement le bras et regarda doucement les doigts de son patient bouger, bien qu’avec difficulté. Mr Downcry semblait vraisemblablement en souffrance, il n’y avait aucun doute que les nerfs avaient sûrement dû être touchés. Vu la taille de la morsure, c’était un énorme chien qui avait failli lui arracher le bras. Son patient commença alors à prendre la défense de l’animal, lui trouvant des excuses dont David ne douta pas de la véracité. Néanmoins, cela lui arracha un léger sourire en pensant à sa condition. Est-ce que Mr Downcry lui trouverait des excuses avec objectivité s’il lui disait qui il était vraiment ? Il reposa doucement le bras sur les jambes de son patient et chercha les outils qu’il lui fallait pour opérer son interlocuteur : fil, aiguille, laudanum, eau, compresses, désinfectant (de l’alcool vraisemblablement) et bandages. La blessure avait sûrement était désinfectée une fois mais pas nettoyée comme il fallait et du sang séché était resté sur la peau, empêchant David de voir clairement l’étendue des dégâts. Il craignait le pire cependant. Néanmoins, s’il pouvait bouger les doigts, c’était un excellent point de départ qui l’encourageait même à devenir optimiste. Il lui tendit alors la fiole de laudanum.

- Je ne sais pas si vous en avez déjà pris, mais je vous conseille d’en boire deux ou trois gorgées encore. Je vais rincer la blessure, ça ne devrait pas faire trop mal, juste piquer un peu. Ensuite je désinfecter et je risque de recoudre.

Il avait été obligé de le regarder dans les yeux et il se retint pour ne pas fondre sur place. Il devait rester professionnel pour ne pas que cette perfection physique ne perde son bras. Il prit alors la bouteille d’eau et commença à faire couler cette dernière sur le bras de Mr Downcry. Tandis que le sang séché s’enlevait progressivement de la zone, ce que fit David ne lui plut pas forcément. Il fit une moue embêtée et regarda plus attentivement la blessure. C’était très profond là où les canines avaient perforé la chair. Trop profond pour que recoudre soit efficace. C’était presque si on ne voyait pas os et tendons. Il espérait juste que les muscles n’aient pas été trop touchés pour éviter des séquelles irréversibles sur la mobilité du membre. Surtout que s’il était vétérinaire, il aurait besoin de la totalité des capacités motrices de ses doigts. Il réfléchit quelques secondes, se passant pensivement les mains sur son menton. S’il pouvait bouger ses doigts, c’était une bonne chose. Si cela lui faisait mal à chaque fois, c’en était une moins bonne. Il n’y avait pas d’autres solutions pour l’instant que d’attendre et d’espérer. Clairement, il ne pouvait absolument rien faire. Et cela le frustrait grandement. Les tendons ne semblaient pas touchés en revanche. Il n’aurait pas à l’opérer. Les muscles restaient une autre histoire.

- Je ne peux malheureusement pas faire grand-chose à part désinfecter. Je ne peux ni recoudre ni opérer, la blessure n’ayant pas assez touché vos tendons. Ils sont certes légèrement abîmés mais cela devrait se résorber tout seul. De plus, les plaies sont bien distinctes, propres et nettes. Le chien a juste fermé et ouvert la mâchoire sans tirer ni secouer, n’est-ce pas ? Vous avez eu de la chance, croyez-moi, tout devrait se guérir tout seul. Néanmoins, j’aimerais vous garder ici quelques jours.

Il rougit alors. Il le regardait droit dans les yeux et il rougissait. Stupidement. Non seulement c’était un diagnostic qui pouvait le faire passer pour un bouffon et un charlatan mais en plus il rougissait de gêne devant ce regard si beau. Et encore une fois, il eut des pensées bizarres suite à sa dernière phrase. Le garder ici… Seul pour lui. David arrête. Tu es trop seul, c’est pour ça que tu es si à vif. Il secoua la tête et essaya de rire, bien que nerveusement avant d’ajouter comme pour se convaincre lui-même :

- Pour suivre votre guérison, je veux dire !
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MessageSujet: Re: Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini] Mar 4 Oct - 9:49



Some Folk We Never Forget

« MINSTREL OF THE MISTY WOODS »

City of London, 1890.

Le lit restait confortable, lui perdu à l'intérieur des draps blancs avec pour seul vêtement le maigre pyjama à rayures bleus qu'il avait récupéré avant d'appeler l'hopital. Même si sa tête se perdait agréablement dans la texture moelleuse de l'oreiller, ce dernier n'était pas aussi pur et bon que ceux que le vétérinaire possédait à son appartement. Son petit cocon douillet rempli des couleurs qui n'existaient plus dans le monde. Il en était arraché pour être jeté sur un matelas dur qui lui broyait le dos, entouré d'infirmières au physique peu enviable et à l'odeur invisible. En plus, le jeune homme s'ennuyait comme un rat mort. Heureusement qu'il y avait eu l'arrivé du médecin pour le sortir un peu de sa convalescence. Par chance, il ne ressemblait pas à tout ceux qui tournait autour de lui depuis plusieurs heures. Ce David Williams semblait être fait d'une bonne pâte, de la farine non pourrie d'une bourgeoisie latente. Il semblait avoir plus de choses en commun avec l'ancien coroner que le nouveau, le balai en moins par exemple. Doucement, il lui repositionna sa main tout en prenant soin de ne pas la blesser davantage. Il était vrai que -maintenant nettoyé-, elle était bien plus moche à regarder qu'avant. Le sang cachait quelque peu les plus petites entailles et rendaient le tout assez homogène, chose particulièrement étrange si l'on s'y penche. Les indications qu'il lui avait donné quant à la procédure à suivre était somme toute des plus logiques.

- Pardon, vous voulez dire...attendre ? Ici ? Mais pour combien de temps ?

Prenant appui sur la main qui était encore en bon état, Harry se redressa et jeta un regard sincèrement inquiet au médecin. Ses bonnes joues lui allaient plutôt bien. Mais à la seconde précise, ce n'était pas ceci qui l'inquiétait le plus, mais bien ses protégés trop loin de lui. Il fallait qu'il passe un coup de fil à son père, afin qu'il aille les soigner. Un profond ennui le saisit, personne à part lui ne pouvait s'occuper du demi-loup, il avait accéder à sa confiance, ce n'était pas pour l'abandonner aux mains d'une personne innocente. Tout en sueur malgré n'avoir effectué qu'une simple action, sa blessure le rappelait à l'ordre, cinglant tous ces nerfs d'une violence meurtrissure.

- Je ne peux pas rester ici...mes animaux...ils ne peuvent pas rester seuls trop longtemps...et le chien sauvage...je suis le seul à pouvoir l'approcher, il fera pire que ça à quiconque à le malheur de l'approcher.

La douleur devenant beaucoup trop forte, il s'étendit dans le lit, s'obligeant à un peu plus de calme. Mais le stress de ses neurones s'en ressentait encore et l'élancer jusque dans ses pieds. Son coeur battait plus que de nécessaire pour faire fonctionner ses défenses immunitaires. Et bien que le jeune médecin semblait tout joyeux à l'idée de le garder ici -certainement parce qu'il ne devait pas être le plus chiant des patients- Harry ne pouvait s'empêcher d'être agacé de sa bonhimie face à une situation aussi grave. Il y avait un temps pour sourire comme un idiot amoureux et un autre pour soigner les gens. L'entendre dire qu'il n'y avait rien à faire le mettait davantage hors de lui. S'il n'y avait rien d'autre à faire qu'attendre, il aurait très bien pu bander sa blessure à la maison et boire des litres de vin qu'il conservait d'ordinaire à la cuisine d'un délicieux bourguignon. Le vétérinaire poussa un douloureux soupir et lança au petit docteur un sourire des plus charmeurs qu'il pouvait dans sa douleur. Un accent écossais traînait dans les entournures de ses phrases, le même qu'Harry pouvait discerner dans les mots du médecin. C'était sympa de se retrouver entre gens du pays.

- Vous êtes bien mignon mais est-ce qu'il n'y a vraiment rien à faire ? Le chien a juste fermé ses crocs, comme vous le disez. Quand il s'est rendu compte de son erreur, il est revenu pour lécher la plaie. Ce n'est pas une mauvaise bête, on lui a juste trop fait de mal...Si je l'abandonne trop longtemps, il pourrait se sentir à nouveau abandonner et tenter de s'échapper...sauf que nous ne sommes plus en pleine campagne, si quelqu'un le voit, il sera tué...ou pire, enfermer...

Bien tristement, il prit la bouteille de laudanum et en prit plusieurs gorgés avec une soif nouvelle. Le Mr Williams était quand même très beau. Dommage qu'il ait cette espèce de costume étrange qui le cinglait au torse, lui donnant un faux air de monsieur je m'en donne une plus grosse que tout le monde. Le fait qu'il tentait d'être décontracté n'allait pas avec son costume, et à son air gêné, c'était très certainement le cas. Harry ne pouvait pas imaginer une seconde qu'il pouvait faire un effet pareil sur un homme.

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MessageSujet: Re: Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini] Mar 4 Oct - 11:45



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City of London, 1890.

David fit la moue en voyant l’air agacé que commençait à afficher son patient. Il baissa doucement la tête et retint un soupir triste. Evidemment qu’il avait pensé à ses animaux. Il avait même rapidement songé à aller les nourrir lui-même. Il le faisait bien quand il s’agissait de chats et chiens de personnes âgées. Mais il est vrai que le monsieur Downcry était vétérinaire et qu’il aurait sûrement des animaux un peu plus exotiques que ceux classiques de Londres. De plus, il n’avait pas songé au chien sauvage non plus. Et il avait beau avoir un bon contact avec les animaux, il n’était pas sûr que cela suffise avec un qui avait subi pas mal de traumatismes selon son patient. Il soupira doucement et se passa une main dans sa très courte barbe avec un air pensif. La solution la plus simple serait de le laisser rentrer chez lui en effet. Mais est-ce que cela ne serait pas dangereux pour sa main fragile ? Il avait après tout pas mal de choses à l’air et si un poil de chat ou de chien venait s’y coincer, cela pourrait catastrophique, et ce, malgré tous les bandages et désinfections possibles. Avoir un poil dans la main, dans le sens propre comme au figuré, n’était pas tellement une bonne chose.

Il ne répondit pas tout de suite, reposa doucement la main et se leva du lit. Il se dirigea vers son petit chariot rempli de médicaments en tout genre et prit le désinfectant et les bandages. Le pauvre aurait la main complètement paralysée pendant quelques semaines mais c’était obligatoire s’il voulait retrouver l’intégralité de sa motricité. Il soupira doucement et croisa son regard, toute son enthousiasme naïf étant redescendu. Il s’était enflammé et la froideur et l’agacement de Harry lui avait remis les pieds sur Terre. Sûrement pour la meilleure des choses. Silencieusement, d’un simple regard, il lui indiqua qu’il allait désinfecter sa blessure une nouvelle fois. Ce qu’il fit quand Harry comprit qu’il devait se tenir prêt. Normalement, avec le laudanum, il ne devrait pas avoir trop mal. Juste quelques picotements extrêmement désagréables mais rien d’insupportable. Une fois que ce fut fait, il commença à bander la main, mettant aussi une attelle au poignet pour éviter de trop faire travailler les tendons et les muscles. Seules les dernières phalanges dépassaient de cet amas de bandelettes soigneusement disposées de façon à ce que rien ne bouge le plus possible. Il se tourna vers Mr Downcry, l’air soudainement plus froid, comme s’il avait absorbé son agacement.

- Ecoutez, Mr Downcry, je peux très bien vous faire sortir maintenant, mais vous avez bien vu, vous peinez à tenir sur un coude alors sur vos jambes… De plus, il faut que votre bandage soit refait régulièrement et je doute que vous puissiez y arriver à une main, même si je ne remets pas en question vos compétences médicales, sûrement poussées que les miennes, sur l’anatomie humaine.

Il rangea alors ses petites affaires, détournant son regard de lui. Puis, avant que le vétérinaire n’ait le temps de répliquer, le chirurgien enchaîna :

- Je ne suis pas là pour vous faire perdre votre temps, mais vous en faire gagner sur le long terme. J’estime que vos animaux peuvent au moins se passer de vous une journée, dans le but de voir comment évolue la guérison de votre main. Après, libre à vous de retourner chez vous, de faire un malaise dans la rue et de finir amputer d’une main. Il n’en tient qu’à vous.

Il soupira doucement avant de le regarder droit dans les yeux, pensif. Il pouvait toujours le renvoyer chez lui et se déplacer lui-même pour lui changer ses bandages, voire à l’aider dans ses tâches. Même s’il trouvait que son comportement agressif ne le méritait pas tant que ça. Néanmoins, si Mr Downcry acceptait son offre, on pourrait clairement dire que David ferait ça pour ses beaux yeux. Il prit alors le dossier de son patient et vérifia l’adresse. Whitechapel ? C’était guère loin de chez lui et on pouvait dire qu’il connaissait plutôt bien le quartier. Sa situation de secours s’annonçait donc parfaitement plausible et faisable. Il reposa le dossier et tourna une nouvelle fois son regard dans les yeux de Mr Downcry.

- Ce que je peux vous proposer aussi, c’est que je vienne quotidiennement à votre domicile et de vous administrer vos soins, changer les bandages, etc. Vous resterez ainsi chez vous à vous occuper de vos animaux pendant que je garde un œil sur vous. Vous habitez bien au-dessus de votre cabinet n’est-ce pas ? C’est écrit sur votre dossier, j’aimerais en être sûr.

Oui David était peut-être devenu soudainement froid mais il était extrêmement par leur comportement à tous les deux. Lui s’était complètement enflammé en songeant que son patient était sûrement sympathique avec une perfection physique pareille et finalement non. Alors certes, ce n’était pas de la faute de Mr Downcry, mais le chirurgien était déçu quand même.
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MessageSujet: Re: Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini] Mer 5 Oct - 17:59



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« MINSTREL OF THE MISTY WOODS »

City of London, 1890.

La liqueur brûlante du laudanum coulait lentement le long de son oesophage. Cela faisait un bien fou, malgré la sensation piquante qui s'attaquait doucement à son nez. Il n'y avait pas plus sombre que la mortelle caresse de l'alcool qui remplissait l'esprit d'une brume aveuglante. Avec un tel breuvage, il allait certainement dormir rapidement. Mais ce n'était pas grave, car le médecin avait bien raison: il ne rentrerait pas aujourd'hui. De toute façon, il devait se l'avouer, s'il avait fait peu grand cas de son propre malheur, Harry aurait tout bonnement pu rincer et bander l'affaire lui-même. N'était-il pas non plus assermenté pour soigner ? Mais la blancheur cadavérique de son teint montrait bien qu'il n'en aurait pas eu suffisamment le courage. Se serait-il évanoui avant d'avoir eu le temps de stopper l'hémorragie ? Peut-être. Mais cela ne s'était pas produit et l'on ne pouvait continuer de spéculer sans but. Rejetant un regard au médecin -assez petit maintenant qu'il y songeait, Harry se mit à le dévisager, tout bonnement, l'air hagard. Quel bonne idée il avait eu de se raser le matin même. La barbe de plusieurs jours qu'il se traînait le faisait ressembler à un ours mal léché. Elle le grattait même insupportablement, passé les premières nuits chaudes d'été. Entendre Monsieur Williams parler n'était pas désagréable. Sauf quand il le mettait en face à face avec sa fierté. Certes, il n'aurait pas pu refaire son bandage d'une seule main, il lui en aurait fallu une troisième pour correctement tendre le tissus -même s'il aurait pu le faire avec la bouche.

- Je...

Mais le docteur enchaîna aussitôt, froidement et sans lui laisser la moindre possibilité de s'exprimer. Harry se renfrogna lourdement. N'avait-il donc pas le droit de s'inquiéter pour ses animaux ? Il n'y avait donc que la connerie de vie humaine qui comptait ? Oui, bien sûr qu'il pouvait rester un seul jour dans l'hopital. Mais d'après les dires du jeune homme, c'était bien davantage qu'il devait compter pour enfin avoir la pleine possession de ses moyens. Un nouveau soupir sortit de sa bouche, attirant le regard d'Harry qui se planta dans les siens. L'ennui ne les avait pas rendu noir comme à leurs habitudes. Ses iris étaient encore parfaitement jaune, transplandissant de beauté, quand bien même ce mot ne pouvait exister. Il fallait bien en inventé un pour sa magnificence. Mais passons, car s'il y en avait bien un autre pour qui ce mot allait parfaitement, c'était pour les yeux du médecin. Un bleu que le vétérinaire n'avait que rarement vu, même dans les yeux des husky les plus rares que l'on pouvait trouver chez les nobles les plus exotiques de Londres. Il se laissait totalement couler dans ce regard transparent, n'écoutant qu'à moitié tous les reproches qu'il pouvait bien lui faire. Mais quand il entendit la proposition de venir chez lui, il eut un petit rire.

- Oui...j'habite Whitechapel, je ne sais pas si vous le connaissez autrement que de nom ce quartier. Ce n'est pas vraiment le genre de votre standing.

Il avait dit ce dernier mot d'une manière un peu rêveuse, sans vraiment le regarder. La froideur de son expression lui avait bien rappelé une chose au delà de sa contemplation. Même s'il pouvait à tout moment faire semblant d'être un bourgeois grâce à l'élevation sociale de son père, il ne pourrait jamais être pareil qu'eux. Et cette barrière semblait presque insupportable pour lui, dans ce genre de situation.

- Mais je ne suis pas contre l'idée...en tout cas, je préfèrerai que ce soit vous plutôt que l'une de ces infirmières mal fagottés de votre service. (petit rire) Donc je resterai ici aujourd'hui et demain je pourrai rentrer ? J'espère que tout se passera bien, c'est la première fois que je suis fois que je suis obligée de m'absenter aussi longtemps sans les prévenir. D'ordinaire, vous voyez, quand je dois aller en campagne, je réunis tous mes animaux, et je les fais tous s'asseoir devant moi. Même Tornade s'asseoit, c'est vous dire comme la situation est grave. (nouveau petit rire étouffé) Ensuite je leur dis que je dois partir pendant un petit moment, peut-être un ou deux jours, mais qu'ils ne doivent pas s'inquiéter, car je serai de retour pour eux...et là...et là j'ai juste...prévenu le chien sauvage...en lui demandant de ne pas trop machouiller mes pieds de chaise pour s'occuper car j'y tiens un peu...Je ne sais même pas encore comment je vais l'appeler. Vous avez une idée ? Ça me viendra bien tout seul, il faut que ça vienne naturellement pour que l'on ressente que c'est le nom véritable de l'animal. Ce n'est pas facile à trouver, ça vient avec le coeur...

Le vétérinaire passa sa main valide sur son visage, retirant une mèche de cheveux devant celui-ci. Il plongea à nouveau son regard dans celui du médecin, David, et sourit.

- Excusez-moi, je parle beaucoup trop...c'est votre laudanum, je crois que je vais bien dormir cette nuit. Je ne suis pas du genre à boire de l'alcool ou ce genre de chose, alors à la première gorgée, je tombe comme une mouche.

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MessageSujet: Re: Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini] Mer 5 Oct - 23:40



Some Folk We Never Forget.

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Harry lui répondit alors positivement, venant confirmer qu’effectivement, il vivait à l’adresse indiquée sur le dossier. Cela rassurait David, d’une certaine façon. Il n’habitait vraiment pas très loin de chez lui, cela allait plus pratique pour venir le voir et le soigner. Cependant, son patient ne sembla pas pouvoir s’empêcher de lâcher une petite pique mesquine sur Whitechapel et la condition plutôt aisée du chirurgien. Cela le piqua un peu plus au vif mais il releva simplement le menton avec fierté. Le vétérinaire essayait de le contrer avec sa propre arrogance, la vérité était qu’il ne disait que des diffamations importantes à son égard. David connaissait bien Whitechapel. Il y passait de temps en temps pour vacciner gratuitement des enfants des rues et leur donner de quoi manger suffisamment pour trois jours. Ce n’était pas énorme, mais si cela pouvait lui permettre de sauver quelques vies supplémentaires. De plus, David vivait seul, dans un appartement plutôt petit et presque vide. Il ne faisait en effet pas très attention à sa décoration, estimant qu’il n’en voyait pas le besoin, étant seul. Alors tout l’argent qu’il « économisait » ou qu’il ne dépensait pas dans des achats mondains, il préférait le donner à plus nécessiteux. Alors si, il connaissait Whitechapel. Il connaissait la misère qui y régnait. C’est pour ça qu’il lâcha au vétérinaire avec un sourire, mais de façon presque menaçante :

- Vous ne devriez pas parler trop vite, Mr Downcry.

David vit alors que le laudanum commençait à faire effet dans les yeux du vétérinaire. Celui-ci ne tarda pas à divaguer, parlant de ses chiens comme s’ils étaient ses enfants. Du fait qu’il ne pouvait pas les abandonner plus d’une journée. Le chirurgien l’écouta religieusement, sans rien dire, ne répondant que d’un hochement négatif de la tête quand Mr Downcry lui demanda un nom pour son nouvel ami. En le regardant ainsi, David se félicita lui-même d’avoir insisté pour qu’Harry soit placé dans une chambre isolée. S’il avait eu un colocataire, il l’aurait bassiné avec ses histoires d’animaux. Mais étrangement, il était curieux de les voir, lesdits animaux de Mr Downcry. Voir si la sorte de pouvoir magique dont il semblait parler était réelle. Est-ce que les chiens l’écoutaient au doigt et à l’œil, même sans avoir été dressés ? C’était plutôt insolite comme don, David n’en avait jamais entendu parler. Le problème était qu’Harry semblait divaguer beaucoup trop. Soit c’était le laudanum qui lui faisait dire ce genre de choses, soit il disait la vérité. Et il ne voyait pas le vétérinaire comme quelqu’un qui cacherait la vérité. Il le voyait plutôt franc. Mais après, il pouvait bien évidemment se tromper.

Il s’approcha de la tête de lit de son patient et passa une main sur son crâne pour vérifier sa température. Il était plutôt chaud, ce qui était plutôt normal, vu sa blessure. Mais ce contact eut quelque chose qui le réchauffa de l’intérieur. Quelque chose autre que le contact de la paume et de la fièvre. Il n’aurait su le décrire. Ainsi que l’expliquer. Il enleva doucement sa main et le regarda droit dans les yeux avant de lui sourire.

- Si vous êtes sage aujourd’hui, je pourrais peut-être vous faire sortir ce soir.

Son regard était bienveillant. Il n’avait pas envie de se battre contre le vétérinaire, une dispute d’orgueils n’amenait jamais rien. Le sien pouvait en témoigner. C’était peut-être le fait qu’il soit si beau qui le rendait tout gentil et docile avec lui ? Enfin docile. Il n’avait juste pas trop insisté sur Whitechapel et la bourgeoisie. Mais pourtant, il était redevenu calme et le contemplait en souriant. Harry aurait-il déjà réussi à l’amadouer, à le dompter ? Après, tout, il avait dit que sa compagnie était mieux que celle des infirmières. Avec toute la modestie du monde, David ne pourrait pas le contredire, il ne les aimait pas tellement, étant un peu les escort girls de son bon vieil Anatole. En revanche, il ne capta absolument pas que cela pouvait avoir une sonorité homosexuelle, lui qui était pourtant en train de rêver éveillé de Harry Downcry. D'ailleurs Downcry. Ce nom vient lui titiller étrange l'esprit d'un seul coup. Il l'avait déjà vu quelque part. Il fronça les sourcils et reprit rapidement le dossier tout en fixant les quelques lettres qui formaient le patronyme de son patient. Il devait lui demander, cela allait le troubler toute la soirée.

- Pourquoi votre nom me dit-il quelque chose...? Vous ne connaîtriez pas Amy Adler, par le plus grand des hasards ?

C'était perturbant vraiment, que le nom de famille de votre patient vous évoque votre meilleure amie. Il lui évoquait autre chose aussi, comme la police, mais il préféra ne rien dire sur ce sujet.
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MessageSujet: Re: Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini] Jeu 6 Oct - 10:09



Some Folk We Never Forget

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Rien qu'à en parler, il en souriait déjà. Retrouver ses animaux qui étaient tout pour lui. S'il ne les avait pas, oh combien il serait mort depuis si longtemps de désespoir. Ils étaient ceux qui l'accueillait à la maison quand celle-ci était triste et froide. Quand la solitude le pesait trop et que ses rêves de bonheur semblaient innacessibles, il n'avait qu'à descendre et parler avec eux. Ils l'écoutaient religieusement, sauf que les jeunes dont l'esprit est trop fougueux pour rester en place plus d'une minute. Ceux-là cavalent bien vite sur les genoux du vétérinaire, lui léchant les mains et les joues salés. Il se sentait, après quelques minutes -heures dans le pire des cas, bien mieux. Ils étaient ses enfants oui, la raison principale de son existence. Peut-être que s'il avait continué une carrière dans la police, les choses auraient été plus facile. Plus de rencontre, plus d'opportunité, plus d'argent.

Mais à quoi bon. S'il n'avait pas eu de temps pour un animal, il n'aurait eu le temps pour rien. Sa passion était plus forte que tout. Et de toute façon, il les préférait à la grande majorité des humains auquel il ne conservait que peu d'espoir pour leur bonté. Certains, comme le médecin en face de lui, parvenait à lui faire changer un peu d'opinion, le rassurant sur la gentilesse de certains. Mais toujours était-il qu'il n'avait pas très bien entendu la phrase agressive de David, déjà embarqué qu'il était dans le monologue de ses dérivations. La phrase qui la suivit le fit sourire au visage de Mr Williams. Il n'aurait pas la force de sortir ce soir, au vu de l'état dans lequel le laudanum l'avait plongé.

Harry souriait encore d'un air presque rempli de béatitude quand la question suivante l'ébranla dans toutes ses expectations. Il entendit  un nom qu'il ne voulait pas encore.  Qu'il avait tout fait pour faire sortir de sa mémoire et de son coeur. L'association de deux mots qu'il refusait encore de croire réel. Amy. Adler. Il avait donc eu la confirmation qu'ils s'étaient marié depuis le temps. Quel étrange blessure c'était à son coeur, d'imaginer que cet homme qu'il avait aimé contre toute attente, mais qui refusait presque de se laisser toucher, avait désormais une famille. Cela lui brisa tout ce qui pouvait y avoir dans ses yeux. Jetant un regard triste et presque choqué au médecin, il détourna le regard, se mordant la lèvre pour retenir les larmes. Ceux-ci semblaient n'avoir en effet plus aucune barrière pour s'échapper, le médicament les ayant toutes anéanties. Sa respiration devint lourde et stressante.

- Je...oui, je la connaissais. Sous le nom de Carter, nous étions fiancé. Ça fait longtemps maintenant...dix ans presque. Oui...

Le regard jaune du vétérinaire se fit plus luisant encore de larmes tandis qu'il cherchait à l'extraire de la vue de David. Il ne voulait pas montrer que cette histoire lui causait toujours bien plus de souffrances qu'elle n'aurait du. Mais après tout, quand votre dernière relation fut un tel échec monumental, que tout ceux qui vous ont fait du mal se retrouve avec toutes les choses que vous avez pu rêver...cela avait de quoi rester en tête. Sa voix n'était qu'un murmure, mais parfaitement audible aux oreilles du médecin. Les souvenirs restaient mortellement ancrés dans son esprit, le blessant chaque jour un peu plus. Les choses auraient-ils été les même s'il n'avait pas été tenté par cet horloger ? Leur rencontre se serait de toute façon faite. Il n'aurait rien pu empêcher et serait blessé par le fait d'avoir été innocent durant tout le long. D'être quitté pour rien.

- Je n'ai pas...je ne sais pas....pourquoi vous me parlez d'elle...? Vous la connaissez ? Elle m'a certainement oublié depuis...je ne lui en veux pas, j'aurai aimé faire pareil...Pardonnez-moi, je parle définitivement trop...vous devez être ami avec elle. Elle n'a pas du vous parler en bien de moi...peu sont ceux qui le font...

Même les personnes avec qui il entretenait des relations cordiales, comme Scotland Yard, le trouvait excentrique, beaucoup trop simple et n'ayant aucune manière, le décrivant comme une personne rustre qui n'en faisait qu'à sa tête et n'aimant pas recevoir des ordres. Tout cela était parfaitement vrai et bien plus encore.
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MessageSujet: Re: Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini] Jeu 6 Oct - 18:01



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David avait dû dire quelque chose qui ne fallait pas à en croire par le regard humide de son patient. Il se doutait que la fatigue et le laudanum y étaient peut-être pour quelque chose, mais ils n’étaient pas les seuls responsables. Une blessure et profonde semblait avoir été mise à jour et David comprit qu’il avait touché un point sensible involontairement. Il soupira doucement et baissa les yeux, se sentant soudainement mal à l’aise et coupable, tout en l’écoutant parler, sans l’interrompre. Il se passa une main dans les cheveux, légèrement nerveux, évitant lui aussi son magnifique regard doré. Il était donc le fameux fiancé éphémère d’Amy. Celui qu’il n’avait pas eu le temps de voir, étant encore enfermé dans son asile. Il avait pu sortir juste pour son mariage avec Felix et Mr Downcry et elle s’étaient déjà séparés vraisemblablement. Harry déduisit facilement qu’ils étaient amis, ce n’était pas une surprise non plus. Pourquoi lui en aurait-il parlé c’est vrai. L’air embêté et penaud, David s’assit aux pieds de Harry et regarda ses propres genoux, cherchant comment formuler sa réponse sans froisser qui que ce soit. Essayant aussi de se remémorer ce que son amie avait pu lui dire sur son premier fiancé. Il commença néanmoins avec un :

- Excusez d’avoir lancé le sujet, je ne voulais pas… Je ne voulais pas raviver cette blessure…

Il soupira doucement et regroupa ses souvenirs. Amy lui en avait fait une description physique qui collait plutôt bien maintenant qu’il s’y penchait. Grand, squelettique, des cheveux rebelles, des joues et des lèvres fines. Pour l’instant tout correspondait mais il ne se souvenait pas qu’elle ait fait le moindre commentaire sur ses yeux pourtant splendide. Niveau caractère, c’était autre chose. Il se souvint que la rupture était encore récente avec lui quand elle le lui avait dépeint. David avait donc une version dont sortait une certaine rancœur. Comme le mot volage par exemple. Mais il préféra ne pas en tenir compte, le pauvre avait l’air de vraiment souffrir de cette séparation. Elle avait aussi dit qu’il embrassait mal, ce qui lui arracha un sourire discret mais qu’il était bon au lit. David rougit doucement et se dit qu’il ne lui ressortirait pas une anecdote aussi intime pour essayer de remonter le moral à son patient. Chose qui ne s’avérait pas facile mais qu’il allait tout de même tenter. Tout ceci était de sa faute, après tout. Machinalement il posa une main sur les draps qui recouvraient le tibia de Mr Downcry et entreprit une réponse la plus objective et impartiale qui soit :

- Elle m’a parlé de vous, oui. Mais pas forcément en mal non plus. Elle m’a dit que vous étiez parfois excentrique, mais je ne vois pas ce qu’il y a de péjoratif là-dedans… Mmh… Disons qu’effectivement, cela fait longtemps qu’elle ne m’a pas parlé de vous et il est vrai qu’elle a tourné la page mais… Ce dont je me souviens ce qu’elle avait dit que vous étiez extrêmement attentionné néanmoins !

Il lui sourit franchement avec douceur et bienveillance. Le petit bourgeois prétentieux s’était rendormi pour laisser place au médecin altruiste et aimable. Il renchérit alors :

- Après, je connais mon amie, je sais qu’elle n’est pas tout à fait objective. Alors je ne vais pas vous juger sur ce qu’elle m’a dit de vous. J’aime bien faire ma propre opinion des gens…

Il sourit encore et baissa doucement les yeux, rougissant presque de timidité. Se grattant une nouvelle fois la tête, il regarda s’il n’y avait pas quelque chose à faire, quelque chose à ranger pour s’occuper mais rien ne sembla lui vouloir venir en tête. Il espérait juste qu’un silence gêné ne s’installe pas. Finalement, il rajouta, un peu brusquement :

- Mais on peut changer de sujet, si vous le désirez. Je comprends que ce genre de blessure ne cicatrise jamais entièrement.

Il repensa à Jack dont la mort continuait toujours un peu à le hanter. Une ombre triste passa dans les yeux bleus du chirurgien qui la chassa rapidement en regardant ceux dorés de son patient, lui souriant presque avec tendresse. Il ne fit pas tellement attention à ce que ce sourire puisse-t-être mal interprété. Ou correctement, au final.
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MessageSujet: Re: Some Folk We Never Forget. [PV Harry J. Downcry] [Fini] Ven 7 Oct - 20:57



Some Folk We Never Forget

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Il l'écouta religieusement. Il n'avait de toute façon rien de mieux à faire. Allongé comme il était dans ce lit sans aucune personnalité, le vétérinaire s'endormait comme une masse. Non pas que ces yeux fut fermés, mais ce n'était que la simple somnolence qui lui prenait les veines. Il sentait qu'un voile de tristesse prenait le dessus sur ses globes occulaires. Une brume de larme, s'effaçant rapidement alors qu'il se concentrait sur le voix du médecin qui était soudainement redevenu toute douce. Elle était belle sa voix, quand elle était toute douce. Dès qu'il abandonnait cette froideur tellement commune des bourgeois pour ressembler enfin à un être humain. A vrai dire, dès l'instant où il fermait les yeux pour juste reprendre son souffle visuel, il imaginait à ses côtés ailleurs. Tout simplement ailleurs, dans un endroit calme et sans bruit de l'extérieur. Un lieu sans reproche ni douleur. Un cocon merveilleux avec des tapisseries sur les murs et des coussins un peu partout. Après tout, c'était plus agréable de tromper son pied dans un coussin posé aléatoirement sur le sol que sur le carrelage. En réalité, cet endroit qu'il s'imaginait s'apparentait grandement à son appartement. S'il venait, il pourrait le lui faire visiter. Notre cher vétérinaire pourrait alors avoir un second avis sur sa décoration d'intérieur qu'il jugeait lui même des plus parfaites.

- Merci...c'est gentil...

Revenant un peu à lui-même à la fin des paroles du docteur, Harry soupira doucement. Il ne supportait pas que l'on en sache trop sur lui hors de son plein grè. Si cela n'avait tenu qu'à lui, jamais il n'aurait parlé de cette douloureuse expérience. Ce n'était de sa faute si une fois seul son cœur avait flanchi dans cette incroyable découverte qu'était le même sexe que lui. Il n'imaginait pas pourquoi ainsi sombré dans un profond amour pour ce genre...et pourtant il l'a fait. Et ce fut si incroyable...pouvait-on l'appeller volage ? Dans les termes les plus classiques, bien évidemment. Mais cela allait moins loin à ses yeux. Après tout, ils n'avaient que rarement été intime -à tel point il était difficile de faire quoique ce soit à son ancien amant. Rougissant soudainement de honte à la potentialité de pouvoir en apprendre davantage sur le brave médecin, il lui jeta un petit coup d'oeil, le contact de sa main sur son tibias était comme brûlante. Harry n'avait pas eut tel rapprochement avec qui que ce soit d'aussi sympathique depuis une éternité. Peut-être était-ce ceci qui le fit davantage rougir tandis que son regard d'un or parsemé d'ambre regardait celui aussi pur que l'azur de Mr Williams. Tant de choses pouvaient être dite, mais le laudanum ne lui fit dire que les premier à venir jusqu'à son esprit.

- Je suis désolé, vraiment...pour tout à l'heure, je ne voulais pas être médisant...c'est juste que j'ai une très mauvaise expérience des gens de votre rang.

Il lui sourit alors le plus tendrement possible à son tour, répondant alors au sourire du jeune homme. Non pas qu'il l'avait interprété comme un signe de romantisme. En tout cas, même s'il l'espérait secrètement -car son cœur de princesse rêvait encore de son prince, même après dix ans de solitude- il fit tout pour ne rien voir de tel.

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