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Songe d'une nuit d'hiver [Devlin/Alyson]

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Devlin Stanton
Devlin Stanton

Âge : 35
Emploi : Détective / Gentleman-Cambrioleur / Chasseur de créatures surnaturelles.
Informations : -1m75 (5’’74), 73 kg (167 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat et la rapière.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: Songe d'une nuit d'hiver [Devlin/Alyson] Songe d'une nuit d'hiver [Devlin/Alyson] - Page 2 Icon_minitimeLun 11 Juin - 3:59



Songe d'une nuit d'hiver.

« Il y a des jours comme ça! »

Vieil entrepôt à Southwark, 1892

Un petit sourire se dépeint sur le visage du détective.
Que cette jeune femme pouvait être aussi suspicieuse qu'une institutrice devant un enfant certifiant que le devoir à faire pour le jour même a été volé par le chat, puis jeté n'importe comment avant d'être mangé par Pouf, le bulldog de la voisine d'en face.
Et encore, au niveau crédibilité, on pouvait parier qu'Alyson aurait préféré cette histoire!
Bon, Il se dit que toute femme se doit d'être suspicieuse en présence d'un homme, pour diverses raisons, en particulier les qualités dont l'homme en question se vante d'avoir.
En creusant un peu, on découvre que l'amour des animaux du monsieur en question se résume à la cuisson de sa viande, que son sens du rangement qu'il dit inné se traduit par "Ce qui ne traine pas au sol mais est posé en vrac sur la chaise est rangé" et que son talent de soi-disant danseur se résume à faire exactement les mêmes pas quelque soit la musique.

De fait, l'attitude d'Alyson n'avait rien de surprenant. Bien au contraire.
Car si l'homme est capable de faire son intéressant sur des choses aussi ordinaires que la danse ou le rangement, que dire alors lorsqu'il s'agit d'une enquête liée à des phénomènes étranges.
Le sourire devint un petit rire.

-Vous auriez un succès fou avec une telle histoire! Quelques bonnes répliques, un soupçon de burlesque, un comique de situation bien emmené et l'Angleterre tiendrait enfin son Molière.

Il pencha la tête légèrement de côté, un petit air innocent, l'œil brillant de malice. Bien souvent, ce trait de caractère agaçant était son fer de lance… ou plutôt, son étendard!
Insupportable! Ce mot caractérisait le détective, lui collait à la peau autant que son intellect.
Sa vox aux notes chantantes se fit espiègle:
-Vous me prenez pour un dingue, n'est-ce pas? Un fou? Surement le suis-je, mais j'ai au moins le don de le savoir! Un vrai Chat de Cheshire!

Il s'assit à côté d'elle et l'observa du coin de l'œil, pas vraiment juge, juste étreint d'une curiosité sans mauvaise arrière-pensée.
-Je ne vous demande pas de me croire. Moi-même, si vous m'aviez raconté cette histoire abracadabrante, vous aurait demandé dans quel boui-boui pouilleux êtes-vous allée chasser le dragon!

Il poussa un petit soupir de détente et plaça sa main gauche sur son trapèze droit pour faire un mouvement d'épaule afin de détendre l'articulation qui le lançait encore un peu.
-Le rapport entre une patte de lapin et des vampires? Aucun, si ce n'est que nous sautons à pieds joints dans un monde où tous nos échelles de valeur sur ce qui est logique ou non volent en éclat.
Lorsque toutes les solutions rationnelles ont été vaines, demeure l'irrationnel.
Pourquoi je vous ai parlé de cela? Parce que vous en savez trop, déjà… et pas assez en même temps. Pourquoi aurais-je risqué ma vie pour un vulgaire colifichet?
Peut-être parce que de tous ses propriétaires connus…


Il marqua une pause:
-…Aucun n'est décédé tranquillement de vieillesse. Le fin du fin fut certainement Alexander Timotchuk… un Russe de Kiev mort frappé par la foudre… à 21 reprises!
Les témoins qui ont assisté à cette scène certifièrent que Timotchuk était un clochard devenu en moins de 2 ans richissime. Un jour d'orage, il sortit de chez lui affolé, cherchant visiblement quelque chose qu'il avait perdu et fut frappé.
Et le pire, c'est qu'il a survécu aux 20 premiers foudroiements, souffrant le martyre, se consumant littéralement sous les yeux de 7 personnes impuissantes à intervenir: à chaque fois que l'une d'elles essayait d'approcher, la foudre s'abattait.
Lorsqu'on perd la Patte, ou qu'on se la fait voler, ce qui fut le cas de Timotchuk, toute la chance qu'elle a octroyée... elle reprend tout en une seule fois, pour rétablir l'équilibre, je dirais. Et c'est fatal!
Et on perd toujours la Patte!
Mais si vous préférez une raison plus rationnelle: bien des gens qui la possédaient se sont fait trancher par la gorge par des âmes avides: nous avons au moins stoppé cette hécatombe.


Aussi étrange que cela pouvait sembler, il ne se départit pas de sa bonne humeur pour raconter cette horreur. Certains auraient pu penser à du sadisme, mais il n'en était rien: Devlin était juste détaché. Il voyait le monde avec un pessimisme permanent dans le regard, donnant une vision grise et usée de tout ce qui passait sous ses yeux ambres.
Certains appellent cela "le blindage", il se définirait plus comme quelqu'un qui a du mal à croire aux rêves.
Son pragmatisme allait à l'encontre de tout ce qu'il disait mais le passé, le vécu, ce qu'il a déjà affronté…. toutes ces images effroyables, ces sons grinçants, ces odeurs piquantes, tout ce maelstrom d'illogismes pourtant réels l'avait empêché de s'offrir un rire sardonique à la lecture d'un rapport dans les registres des affaires classées de la police russe.

Il se mit à fouiller dans sa poche pour sortir une petite bourse. Elle devait contenir au bas mot 7 ou 8 fois le prix des services d'Alyson.
Il la plaça délicatement dans sa main, sans même l'ouvrir pour prendre la juste somme, signe qu'il lui donnait tout.
Il aimait bien cette petite. Elle avait une tonicité rare, capable du meilleur comme du pire, mordant la vie sans perdre le sens des réalités, pour peu que cette expression ait encore un sens, désormais.
-Faites-vous plaisir: on ne fête pas son anniversaire tous les jours… et chaque année gagnée dans les rues est un bel exploit en soi.
Oui, je vous fais confiance: déjà parce que raconter une telle ânerie au tout venant vous vaudrait de soulever l'hilarité générale, au mieux. Mais le ridicule ne tue pas, fort heureusement: j'aurai subi le feu purificateur depuis des lustres!


Il pouffa légèrement.
-Ensuite, je ne me suis pas retrouvé avec un gang qui aurait un contentieux en me rendant à un point de rencontre. Preuve que vous ne m'avez jamais vendu. C'est un signe qui vaut assez cher.
Au fait, joli coup, tout à l'heure. Vous avez pris des risques, par contre. Evitez de recommencer ça.


Il était vrai que Devlin avait froissé beaucoup de criminels dans Whitechapel, fussent-ils solitaires ou en bande organisée. Alyson avait déjà vu Athos, le doberman qui accompagnait Devlin et lui valait le surnom de "Homme au Chien" par ceux qui ignoraient son identité.
Cette jeune femme à l'esprit aussi vif qu'emporté n'a pourtant pas vendu le bourgeois justicier à ses heures perdues.
Rien que cela méritait ce sentiment qu'il pouvait compter sur elle: certains gangs offriraient de coquettes sommes pour pouvoir lui mettre le grappin dessus tant il les a mis à mal, d'autres pour éviter qu'il ne se mette en chasse contre eux, comme une sorte de vaccin:  Devlin était un molosse hargneux. Le seul moyen de le faire lâcher quand il vous prend en chasse, c'est de le tuer!
Mais, comme à son habitude, il sauta immédiatement du coq à l'âne:
-Ainsi, vous écrivez des pièces de théâtre en plus d'être actrice?
En effet, c'était un aspect d'Alyson qu'il ignorait, ne s'étant jamais vraiment penché sur la vie de la jeune femme qui, pourtant, piquait sa curiosité: encore qu'on sache lire était une chose, que l'on sache s'exprimer correctement en ayant grandi dans ses endroits à l'éducation fortement limitée était une autre, autant qu'on possède un tel niveau de connaissances littéraires... la curiosité, même teintée d'innocence, toquait à la porte.


©️ plumyts 2016


Night is my home!
Jack of Heart

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