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Le chat et la souris [Devlin]

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MessageSujet: Le chat et la souris [Devlin] Dim 18 Fév - 9:37



Le chat et la souris

« Lorsque le chat n'est pas la, la souris vole »


Une nouvelle journée dans la capitale anglaise démarra, sous un ciel bleu caché par les nuages déversant du crachin matinal. Ce même crachin qui servait à la fois de réveil et de nettoyage de visage à la jeune Jenny.
De l’eau de pluie mais aucunement de l’eau caféiné pour aider au levé, de quoi envier la cartomancienne du cirque quotidiennement. Par contre, la jeune voleuse possédait de l’eau de vie mais ne s’en servait uniquement pour aider à s’endormir la nuit venue (du moins, la plupart du temps). Elle ne pouvait seulement espérer que durant les petits regroupement des membres de la Tribu au sein du quartier la ferait s’abreuvoir de café accompagné de quelques biscuits secs.

Une fois les yeux assez ouvert pour se lever et prendre son sac en toile de jute, la Smith eue l’occasion de croiser rapidement Devola et Poppola, deux jumelles vagabonde avec qui elle prirent une dizaine de minutes à s’échanger des nouvelles fusionnées par la même occasion d’une rapide mise en bouche alimentaire pour enchaîner une journée avec le ventre et l’esprit en partie remplie.

Par quoi Jenny pouvait prétendre commencer ? Une ballade pour se dégourdir les jambes, un bref larcin pour continuer le petit déjeuner, aller médire gratuitement sur les filles de trottoir sans honneur ? En ce jour, l’adolescente était d’humeur à commencer par pratiquer le passe-temps du crache-poisson : viser les quelques poissons visible dans la Tamise pour leur lancer des mollards  et imaginer le plaisir que sera pour le pêcheur d’avoir un peu de Jenny sur les mains.
L’air fraîchement humide du port au matin l’aide par ailleurs à se revigorer pour continuer à mettre en route son cerveau. Les odeurs de poiscailles y aident par la même occasion, sans oublier les quelques beaux jeunes marins qui embarquent des tonneaux sur les navires. Vivre dans la rue offre une panoplie immense pour passer le temps plus ou moins de manière agréable avec cette sensation de liberté.

Une fois cette tâche amusante accomplie, la voleuse décida de commencer enfin son travail de labeur pour rajouter des épinards dans le beurre. Le plus difficile dans cet exercice n’est pas de savoir quoi voler mais qui voler, un choix se faisant à la tête du client. Peu importe que ce soit de la nourriture ou de l’argenterie qui arrivent dans la poche : tout bénéfice est bon à prendre. Il s’agit là de délaisser une personne qui en vaut la peine d’un bien matériel qu’il n’emportera de toutes façons pas au ciel.
Pour la productivité de ce gagne-pain, il n’existe pas meilleure lieu que les places publique comportant ou non des marchés. Se cacher au grand jour est bénéfique, il est plus aisé de se déplacer dans la foule pour s’y cacher que dans des rues étroite sans individu. Par la même occasion, une population regroupé au même endroit permet d’agrandir son choix de client à dépouiller.

Lorsque Jenny arriva sur son lieu de travail, il ne s’y trouvait que quelques stands proposant des légumes ou des bout de tissus à la vente. C’était suffisant pour attirer assez de chalands. L’adolescente en dénicha un qui semblait digne d’intérêt : assez aisé sans pour autant passer pour un bourgeois nauséabond, une barbe de trois jours mais dans la force de l’âge et possédant des vêtements qu’un sous-fifre ne pourrait s’acheter.
En se rapprochant nonchalamment  de lui, elle pouvait de mieux en mieux l’observer. Son physique semblant comporter assez de muscle confirmant ses suppositions qu’il devait posséder assez de ressource pour ne pas tomber en décrépitude. Il semblait toutefois avoir quelques marques de maquillage sur le visage : du rouge à lèvre mal enlevé ou encore un faux cil, une extravagance étrange qui faisait naître des images déplaisante dans l’esprit de la voleuse.
Peu importe, elle avait fais son choix : ce serait lui qu’elle plumerais.

Se rapprochant encore et encore, faisant mine d’observer la structure des bâtiments, Jenny arriva à porté de l’homme afin d’y plonger une de ses petites main dans une poche de la veste de qualité. Durant l’instant de quelques secondes, alors que le plus difficile était fait, voila que l’individu agrippa sa main pour l’empêcher de fuir au loin.

©️ plumyts 2016


Si vous êtes impliqués dans ma douleur, et que vous n'êtes pas effrayés, alors vous ne comprenez rien.
Pour votre bien, comprenez ceci : je suis Jenny. Je viens vous voler et jamais, jamais, je ne m'arrêterai.
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Emploi : Détective / Gentleman-Cambrioleur / Chasseur de créatures surnaturelles.
Informations : -1m77 (5’’81), 78 kg (172 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris [Devlin] Sam 17 Mar - 17:36



Le Chat et la Souris.

« Une souris verte, qui courait dans l'herbe… »

Whitechapel, 1892

La nuit avait été longue, très longue. Enquêter aux côtés de Harry ainsi attifé en femme, cela avait de quoi vous changer un homme… vraiment… entre autre au niveau de la fierté ou de la masculinité.
Devlin ne se sentait pas bien, décidément, dans ce déguisement atroce. Maladroit, gêné aux entournures… l'horreur. Comment les femmes faisaient-elles pour supporter cela.
Et le pire, c'était les corsets!
Mais enfin, quel fou dangereux avait bien pu imaginer ces horreurs?! Et quel autre cinglé avait pu décréter qu'une femme qui se veut belle se devait d'en porter?
Si un jour, il plait à Dieu de mettre le détective sur la route de l'un ou l'autre, la suite lui plaira beaucoup moins!

Bah, autant passer une éponge masochiste là-dessus et rentrer à l'appartement de la City, son lieu secret de villégiature, logement stratégique au départ, mais devenu aujourd'hui, un endroit de tranquillité où il se réfugiait souvent.
Mais les soucis ont une belle tendance à venir en groupe. Touristes destructeurs, ils vous environnent et vous demandent dans une langue incompréhensible où ils peuvent vous gêner, encore et toujours.
Voir un groupe d'enfants jouer à chat n'a rien d'exceptionnel, mais en voir un trébucher juste devant soi, vu ce qu'on est, ça l'est déjà plus.
Devlin se pencha, imitant les gestes naturels d'une femme qui veut aider un petit à se relever. L'enfant passa ses bras autour du cou pour lui murmurer rapidement:
-Tom doit vous causer!

Devlin remarqua alors que même lui ne connaissait pas tous les Irréguliers. Décidément, ces gamins cultivaient le mystère avec une rare efficacité.
Mais si Tom Thumb voulait le voir, c'est qu'il y avait quelque d'important.
Un geste juste, discret et leste, une pièce d'argent glissa dans la poche du messager qui remercia comme un gamin gêné d’avoir été aidé par une inconnue et repartit jouer avec ses camarades sous le sourire de la femme qu'était, pour l'instant, le détective.

Le repos ne serait pas pour de suite.
Devlin rentra à son appartement pour se déshabiller et se démaquiller. Au fur et la mesure des gestes, l'identité masculine se fit de plus en plus jour.
Si l'art de se déguiser en femme n'était pas la tasse de thé de l'homme de l'ombre, le démaquillage est carrément une discipline inconnue. Il fit au mieux, c'est-à-dire à peu près avant de s'installer dans un lit simple et fermer les yeux une petite demi-heure
Au réveil, un café préparé selon la méthode Lydess, très fort.
Le café n'était pas la boisson préférée de Devlin qui lui préférait le thé, mais urgence faisant acte, il fallait être au maximum de ses capacités et seule la caféine le permettrait: n'y étant pas habitué, les effets n'en étaient que plus forts.
Un débarbouillage rapide, des cheveux peignés avec les doigts, un habit simple mais ne cachant pas un certain revenu au vu des tissus et de la justesse de la coupe, l'homme marcha dans les rues d'un pas rapide vers Whitechapel et le petit marché qui s'y tenait tous les matins, un chapeau et des lunettes aux verres teintés de Murano, objet coutant cher, mais très utile pour se protéger de la lumière du début de matinée, blafarde mais déjà excessive.

Les gens allaient et venaient, s'arrêtaient aux étals. Devlin savait qu'il ne devait pas chercher le jeune homme: Tom se fondait dans la masse.
Alors qu'il regardait des légumes, il vit un adolescent se porter à côté de lui et jauger les carottes et les patates. pas très grand mais solide malgré un physique svelte. Le travail de docker avait du bon, en plus dêtre la panacée des ouvriers: très bien payé, aux conditions acceptables nées de solides négociations. Devenir docker avait des allures de modestes, mais importants rêves et Tom tenait à sa place qui lui permettait de nourrir les gamins qu'il protégeait.
-'jour, S! Jolies lunettes! Les bruits courent comme des boursicoteurs en mal de ruine et ne sont pas discrets… pas assez.
-Bonjour, Tom. Où courent-ils?

Une conversation instructive, c'était ce que le détective se disait en s'éloignant, Tom retournant de son côté dans les failles obscures qui lui étaient coutumières, là où rien ne pouvait lui échapper, là où personne ne pouvait le voir.

Les pensées ont cela de traitre qu'on fait moins attention à son environnement quand le cerveau cogitait à tout va.
Pourtant, à Whitechapel, il faut se méfier de tout et de tout le monde.
Pourquoi ne l'avait-il pas senti venir? Une pression discrète, presque imperceptible au niveau de sa poche gauche où se trouvait un de ses portefeuilles.
Calmement mais promptement, il referma sans même regarder sa propre main sur un petit poignet. Un enfant?
Retirant la main de la poche, il ne cessait de la tenir fermement, mais sans faire mal. Tournant le regard masqué par les verres sombres et ronds, Devlin se piqua d'un petit sourire en coin en dévisageant le petit propriétaire de la main promeneuse du dimanche.
En voilà, un jeune pickpocket… un?... les yeux acérés révélèrent que les apparences des vêtements de garçon n'étaient pas à prendre en compte.
Sous le peu de crasse, le visage rond du petit curieux était trahi par des lèvres légèrement trop charnues, des cils un poil trop longs… étrange.
Qui était-ce? Il ne l'avait jamais vu. Bah! Devlin ne connaissait pas tous les marmots de Londres, mais celui-là était doué, sans contexte. Si Devlin n'avait pas rajouté une petite couture à chacune des poches de ses vêtements, rendant le pickpocking bien plus difficile, il se serait faire soustraire son bien.
La voix de Devlin eu un timbre amusé, pêcheur qui avait attrapé une belle truite du genre qui bouffe les appats sans se faire prendre par l'hameçon… pas cette fois:
-Alors… laissez moi deviner, mon petit camarade. Vous vouliez fouiller dans votre poche pour trouver vos billes mais… oh quel dommage! Vous vous êtes trompé de poche juste quand vous passiez à côté de moi.
Quelle maladresse!

Mais dans sa tête, le doute continuait à subsister sur le "Il".




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MessageSujet: Re: Le chat et la souris [Devlin] Dim 18 Mar - 8:38



Le chat et la souris

« Lorsque le chat n'est pas la, la souris vole »


Depuis quand Jenny avais un visage à jouer aux billes ? Ces objets ne lui aurait été utile qu’en guise de projectiles face à des êtres récalcitrant à lui délaisser des biens matériels durant ses emprunts de voleuse.
-J’suis pas p’tite et ma seule maladresse est d’vous écouter poireauter vos salades targuât-elle à l’adulte.

L’adolescente tenta de se libérer de l’emprise de l’homme mais la petite main resta coincée dans la poigne coriace de l’homme. Une fois n’est pas coutume de se faire attraper, Jenny trouvera un moyen de retomber sur ses pattes afin de ne pas finir dans une cellule, dans un orphelinat ou pire : dans une famille de bourgeois voulant l’éduquer à tout prix.
Après une longue minute à essayer en vain de se libérer, la voleuse abandonna voyant que l’homme se montra aussi tenace qu’elle. Elle releva la tête en fronçant les sourcils afin de tenter une autre technique de libération dont elle avait le secret : le mensonge et l’innocence de la jeunesse.

-Vous m’faite mal m’sieur, c’pas ma faute si j’doit survivre comme j’peux ! J’dois nourrir ma pauv’daronne qu’est malade et qui veux pas s’taper l’trottoir comme une vache à l’abattoir…

Dans l’attente d’une réponse qui se faisait bien trop désirer, le regard de la jeune fille alla de gauche à droite afin de vérifier que personne la connaissant ne la voit dans cette indélicate situation. Elle qui se vanta d’être dans les bonnes grâces de Fergus n’aurais jamais appréciée que l’on se remémore chaque larcin raté et vivrait cela comme un déshonneur. Sa réputation de cambrioleuse allait de soi qu’elle faisait son travail correctement sans jamais se faire attraper par un quelconque individu.

L’homme qui avait des restants de maquillage sur le visage continua à la dévisager ce qui provoqua dans  l’usine à idée de Jenny une délicate attention à son égard : pratiquer le crache-poisson comme plus tôt dans la journée et aider par la même occasion à continuer le débarbouillage du fard à paupière.
Un merveilleux jet de salive plongea d’entre les lèvres de la gamine pour atteindre le pauvre homme qui n’avais rien demandé à personne. La surprise que cela provoqua chez ce dernier lui fît desserrer d’une once l’empoignement, juste ce qu’il fallait pour filer à la française.
La petite main glissa d’entre les doigts de l’inconnu et Jenny pu commencer à fuir derechef parmi les étals du marché. Cependant, l’homme à qui elle voulu faire les poches semblait être aussi tenace qu’elle, ayant également mis en route ses jambes pour la pourchasser après quelques secondes à éponger la bave qui luisait sur son faciès.

Ce sont les risques du métier. Tout comme la fois où Jenny dû prendre ses jambes à son cou afin de ne pas se faire attraper par un prêtre. Il n’est pourtant inscrit nul part qu’il est interdit de boire dans les bénitiers (si c’était le cas, la jeune membre de la Tribu ne l’aurai pas su puisqu’elle décrypte difficilement les écrits).
Pour l’heure, la fillette pu enfin s’engouffrer dans une artère de la capitale afin de s’éloigner rapidement du marché. Lançant rapidement un regard observateur derrière elle, l’homme au maquillage n’avait point abandonné la course. Espérant que ses petites jambes aient l’endurance requise pour courir assez longtemps, la crocheteuse continua à filer aussi rapidement que possible. Une chance qu’elle ne portait jamais de corset ni de robe qui l’auraient freiner à coup sur, ni de poudre sur le visage qui lui aurai piqué les yeux.

Après une centaine de mètres, la gamine décida de rentrer davantage sur son terrain de jeu en se faufilant dans les petites rues dont elle se sentait bien plus à son aise en réduisant la foule baladeuse et assez d’ombre dans lequel se tapirs.
Avant de tourner dans une ruelle, elle reconnue furtivement la silhouette d’une connaissance avec qui elle aurait discutée avec plaisir mais l’heure n’était pas à la parlotte. Elle lança toujours dans sa course entraînante :

-S’lut m’dame Popotin, bougez vos grosses fesses siouplait !

Sans attendre une quelconque réponse, Jenny disparut aussi rapidement qu’elle avait apparu. Deux fois à gauche, trois fois à droite, une fois encore à gauche, décidément les ruelles étaient remplis de virages sinueux qui revigoraient d’espoir le moral d’une personne voulant échapper à la justice.
Après un petit temps, les jambes se ralentirent pour finalement se stopper et reprendre sa respiration. Le repos n’était que de trop courte duré, le pourchassant était encore aux trousses de la pourchassée.

-Putain d’charognard murmura Jenny. I’veux m’détrousser ou quoi c’vioque ?

Après ce sport grandement physique, il était maintenant temps de pratiquer le sport de la furtivité. Suivant son instinct de survie, la détrousseuse se plaquât contre un mur assombris qui ne laissait pas passer les lueurs du soleil et pu apercevoir le gaillard être à quelques mètres d’elle. Il n’était plus question de reprendre la fuite, la patience pris sa place et Jenny se mordit les lèvres pour rester calme dans l’attente.

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris [Devlin] Mer 4 Avr - 5:38



Le Chat et la Souris.

« Une souris verte, qui courait dans l'herbe… »

Whitechapel, 1892

Oh que ça se débattait, la petite loutre!
Car, si le détective eut douté un instant du sexe du jeune chapardeur, le timbre de voix, lui, ne trompait pas… ou plutôt achevait la concordance d'indices.
Ainsi donc, "un" était "une".

A chaque mouvement que la jeune voleuse faisait pour se dégager, il ajustait un peu mieux sa prise et, de son autre main, mimait un chef d'orchestre lorsqu'elle tenta de lui sortir le sempiternel discours larmoyant des parents pauvres/malades/mourants/tombés dans la lave d'un volcan/n'importe quoi d'autre qui puisse éveiller des élans de pitié.
Au moins, elle avait le mérite de croire que cela avait une chance de fonctionner.
Cela faisait longtemps que ce genre de bêtise n'avaient aucun effet sur lui. Non pas qu'il était égoïste, ou rapace, mais juste parce que l'inventeur de l'expression "la vérité sort toujours de la bouche des enfants!" ne devait surement pas connaître ceux de Whitechapel… ni d'ailleurs non plus!
En fait, il ne devait pas connaître les enfants du tout!
Pourtant, quelque chose, sur le visage de celle-ci, attirait le regard de Devlin… une impression bizarre.
Il essaya de l'observer, mais elle gesticulait comme un ouistiti.

Alors qu'il allait ouvrir la bouche pour inviter la gamine à trouver des choses plus crédibles… comme, par exemple, la vérité, Devlin se prit un crachat en plein visage et la petite peste en profita pour filer!
Il passa sa main sur le visage et, d'un geste sec, enleva la salive. Sale petite!
En temps normal, il aurait laissé filer et serait passé à autre chose. Mais là, quelque chose chiffonnait le détective avec cette gosse.
Il se lança donc à sa poursuite, tachant de ne pas la perdre de vue.

A chaque fois qu'elle espérait le perdre, il revint sur ses talons. Les gamins de rue, il connaissait bien.
Il la vit opter pour les ruelles, très pratique. Elle était rusée: elle avait compris que dans les grandes artères, elle n'aurait aucune chance: autant perdre son poursuivant.
Hélas pour elle, Devlin connaissais bien ces endroits.

Il croisa rapidement une amie qu'il manqua de percuter au détour d'une ruelle.
Il eu à peine le temps de pallier au choc en la saisissant par les épaules et la contourna en disant entre 2 souffles:
-Hello, Lydess! Tu es radieuse, comme d'habitude, ce matin! Désolé, je ne te fuis pas, mais j'ai fort à faire!
reprenant la course poursuite.

Quelque chose n'allait pas. Il s'arrêta. Aucun bruit de course? Tiens donc!
Le détective regarda dans toutes directions. Illogique! Il aurait dû entendre… à moins que…
Il se mit à regarder autour de lui.
Jouer avec les ombres, il savait faire.
S'il n'avait pas remarqué l'absence de bruit, il courrait encore.
Il balaya les zones d'ombre de ses yeux ambres et s'arrêta sur une en particulier, plongeant sans les voir, ses yeux dans ceux de la petite voleuse.

-Sors d'ici, je te prie. Je ne vais pas te faire de mal mais ne m'oblige pas à venir te chercher.


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MessageSujet: Re: Le chat et la souris [Devlin] Mer 4 Avr - 9:21



Le chat et la souris

« Lorsque le chat n'est pas la, la souris vole »


Malgré l’habitude de savoir se fondre dans l’obscurité, l’homme avait réussi à détecter la présence de Jenny. Elle n’eus pas la chance de l’avoir semé et le moment de la journée n’avais pas fais sortir assez de monde dans les grandes rues de la ville pour pouvoir s’y cacher.
Se cacher au grand jour parmi la populace était une excellente solution lorsque l’occasion se présentais, mettant beaucoup d’obstacles entre le fuyard et le pourchassant. Le cas contraire, au sein des petites impasses, avait ses qualités tel que la pénombre qui ne permettais pas à un œil mal avisé de découvrir la moindre cachette.
Ce monsieur qui n’avais pas lâché les talons de la fillette avait, malheureusement pour elle, un œil avisé. Ce n’était probablement pas l’odeur des haillons déchiré qui l’avais trahi ni un ventre vide qui brise le silence par des cris de faim, cette potentielle victime de vol avait le talent nécessaire pour repérer les gens caché.

Lorsqu’il lui pria de sortir de l’ombre en argumentant qu’aucun mal punitif ne serais de vigueur, Jenny resta comme toujours prudente. Ce genre de parole réconfortante n’était que des mensonges d’adulte la plupart du temps pour obtenir ce qu’ils souhaitaient, c’est pour cela que la gamine garda une main dans la poche afin d’avoir son petit couteau prêt à l’emploi, juste au cas ou. Ce ne serais pas avec ce cure-dent métallique qu’elle effraierai une personne assez rusé pour la découvrir mais la prudence est toujours de mise pour conserver sa liberté.

Lentement, la tête de Jenny s’extériorisa de l’ombre. Comme à son habitude, consciente de ne pas être la victime de l’histoire, elle tenta le tout pour le tour avec une énième roulade d’excuse afin de ne pas porter le chapeau :
-Z’avez quoi à m’filocher les basques ? J’peux pas arroser l’tapis d’bagafe, ma bourse est vide ! Pi z’avais qu’à aller zieuter les dégrafée à jupe courte d’votre âge, ça va pas la tête d’vouloir tourmenter les filles d’mon âge ?

Le jeune âge saupoudré de naïveté dû à l’inexpérience de la vie avait tout de même de quoi alimenter l’imagination. Et Jenny en avait à revendre dès qu’il s’agissait de prouver une innocence aussi chimérique que ses richesses.
Des richesses qu’elle aurait bien volontiers emprunté à cet inconnu qui la reluquait d’un air étonné. Il ne s’agirait pas pour lui de vouloir titiller la moindre intimité avec elle, sans quoi elle n’hésiterais pas la moindre seconde à lui couper ces deux bourses d’homme. Jenny s’attendait toujours au pire lorsqu’elle distinguait ce genre de détail, elle qui se considérait encore largement au dessus des filles de joies sur le plan éthique.

Sans réellement attendre la moindre parole argumenté, la voleuse enchaîna :
-C’pas bientôt fini de m’mater ?

Sans s’en rendre compte, l’adolescente était totalement sortie de sa cachette, bien qu’à une distance encore assez prudente de son interlocuteur. Le calme plat régnait l’espace de longues secondes dans l’attente que l’homme qu’elle comptait dépouiller rentre dans un duel de belle phrase au répondant mordant.

La main encore dans la poche, le couteau était toujours prêt à être dégainé.

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La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris [Devlin] Lun 9 Avr - 6:40



Le Chat et la Souris.

« Une souris verte, qui courait dans l'herbe… »

Whitechapel, 1892

La jeune fille sortit de l'ombre, plus calme, mais pas tellement. Sa méfiance était logique, en ce lieu où le danger était une constante.
Devlin pencha légèrement la tête de côté, silencieux, même quand elle lui demanda s'il avait fini de la mater

Tout dans son attitude montrait à la fois la crainte d'être la victime d'un pervers et la détermination à ne pas se laisser faire. Attitude fort positive. De quoi donner une belle leçon de vie.
Devlin la dévisageais. Elle avait quelque chose… comme du déjà vu. Pourtant, il avait beau fouiller dans sa mémoire, il n'avait aucun souvenir de cette petite.
L'avait-il déjà croisé dans la rue par hasard?

Il la regarda tandis que ses tympans essayait de se remettre de la torture que la fillette leur avait infligées.

-D'ici, j'entend des académiciens hurler comme des damnés en se bouchant les oreilles.

Soupira-t-il en riant légèrement, attaque subite à l'argot effrayant de la voleuse.
Il en avait croisé, des gens qui parlaient comme des charretiers, mais la large majorité d'entre eux faisaient pale figure face çà cet anti-dictionnaire vivant.

Il fit quelques pas vers elle, calmement. Toucher le monde de la rue était complexe, celui des jeunes encore plus… les jeunes de la rue… les comprendre? mentalement, devlin chercha une poutre spirituelle pour y accrocher la corde de pendu de son esprit
Devlin connaissait bien la rue... très bien, même, aux yeux des familles influentes dont il était issu. La rue avait parfois des codes très complexes, il fallait l'aborder avec finesse.
Déjà, il fallait qu'elle se calme! Pour arriver à calmer les jeunes, les choses n'étaient pas évidentes… pas du tout!.
Lui sauter dessus? Jamais il n'aurait songé à faire ça. L'amadouer? Non! Signe de faiblesse.
Il fallait être plus subtil, plus naturel.

-J'aime le pain, pas les planches à découper qu'on met dessous, petite.
fit-il, espérant qu'elle ne se vexe pas trop: les filles n'aimaient pas beaucoup se faire traiter de planche à pain… surtout quand c'était vrai.
-Tu enlèves ta main de ta poche: je finirais par croire que tu essayes de planquer un caillaisse ou un surin. Bref, pas un truc qui te portera chance si tu le sors.

Pas de douceur exagérée, ni de méchanceté, mais une neutralité indulgente. Devlin mit lui-même la main à la poche et prit la même position que la fillette, en légèrement exagérée, pour ne pas dire parodiée, montrant que cette attitude était flagrante: le coup de l'arme dans la poche!
Il repris sa position altière plus habituelle et parla de nouveau de sa voix mélodieuse, nullement agressive, mais nullement naïve non plus:

-Et t'as un nom, petite?
A moins que tu préfères sortir ce machin et jouer avec contre moi: Dans ce cas, j'espère qu'il y a quelques os auxquels tu ne tiens pas.

Un défi étrange que voilà. Il l'invitait à l'attaquer, tout en espérant lui avoir conseillé l'inverse.
ni menaçant, ni conciliant, un peu des 2.
Un jeu tendu qui pouvait amener à une forme de considération, de respect… enfin… le tout était de savoir si elle y serait sensible.




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MessageSujet: Re: Le chat et la souris [Devlin] Lun 9 Avr - 9:37



Le chat et la souris

« Lorsque le chat n'est pas la, la souris vole »


Le fou, traiter Jenny de petite deux fois dans un temps aussi rapproché. Pas qu’elle ne soit si grande que ça, au contraire, mais cela touchait le jeune égo de la fillette qui lui donnait l’impression d’être grandement diminué.
Quand au sens de l’observation dont il faisait une fois de plus preuve concernant la main dans la poche se rejoignait au sens de la prudence cette fois. Ce dernier élément le rendait déjà plus futé que les pauvres bougres que Jenny pouvait croiser, la plupart des gens ne faisant pas clairement attention en ne regardant que le visage au faux semblant d’innocence d’une fille des rues.
Se rajoutant à l’intellect (ou ce qui se rapprochait de ça) était les quelques mots d’humour qu’il avait sortie de sa poche d’une manière insolente comme pour contrer l’argot (rajoutez le champ lexical de la nourriture concernant la planche de pain et il aurai pu taper dans le mille dans un contexte plus apaisé).

La voleuse sortie nonchalamment la petite main de la poche du semblant de pantalon rafistolé de piètres coutures suite aux menaces de l’effronté adulte. Elle aussi devait se montrer prudente en sachant lorsqu’il faut provoquer ou non afin de sauver sa vie.
Comme pour se donner une forme de confiance en soi, Jenny posa tranquillement son dos contre le mur derrière elle, joignant ses bras, sans quitter son adversaire des yeux afin de faire mine de n’avoir rien à se reprocher. Elle aimait ce moment de duel qui s’était créé inopinément.

-j’m’appelle Jenny répondit-elle à la dernière phrase de l’interlocuteur. Quand aux os auxquels j’tiens pas, j’en ai plein à proposer dont les vôtres si vous voulez en canner.

L’homme continua à la dévisager d’une étrange façon malgré le désintérêt physique dont il se défendait. Futé, peut être, malade, peut être aussi. Étrange, à coupe sur. Et ce n’est pas rien comme avis venant d’une Jenny ayant vu bien assez de choses étrange dans des rues et ruelles de la ville.

-Et toi, c’ment qu’tu t’appel ? demanda finalement la gamine. J’te vois bien t’nommer Felix, t’as la tronche bizarre qui va pour c’nom d’cabotin.

Le temps filait autant qu’un vieux pull qu’aurait portée Jenny, cette dernière ne remplissant ni son ventre ni sa bourse à discutailler autant avec un inconnu. Cette conversation avait intérêt à servir l’intérêt de la convoiteuse d’argent.
Pas qu’elle détestait rencontrer de nouveaux visages, il suffisait seulement qu’ils se rendent utile pour sa vie au jour le jour. S’ils étaient dispensable, autant ne pas perdre son temps avec eux. Et s’ils étaient nuisible, il allait de soi qu’il fallait les éviter autant que la peste ou l’embourgeoisement.
A l’heure actuelle, l’homme que Jenny avait en face d’elle pivotait entre le nuisible et le dispensable.
Même l’étrange horloger qu’elle avait croisée une fois pour revendre une montre volé s’était montré utile, c’est pour dire à quel point la rencontre du jour démarrait mal. Peut être que Fergus aurait aperçu une utilité à cette entrevue de ruelle sombre, l’expérience de l’âge aidant forcément.
Mais la… c’était le néant pour la crocheteuse. Même pas un jeune visage à reluquer malgré le restant de rouge à lèvre.

Les bras toujours croisés, l’obtention de réponses tardait à être dégainé.

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Si vous êtes impliqués dans ma douleur, et que vous n'êtes pas effrayés, alors vous ne comprenez rien.
Pour votre bien, comprenez ceci : je suis Jenny. Je viens vous voler et jamais, jamais, je ne m'arrêterai.
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Informations : -1m77 (5’’81), 78 kg (172 lbs)
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-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris [Devlin] Mar 8 Mai - 2:50



Le Chat et la Souris.

« Une souris verte, qui courait dans l'herbe… »

Whitechapel, 1892

Pouvait-on trouver rencontre plus étrange que celle-ci ? Un détective incognito et une gosse des rues.
Cela rappelait à Devlin sa première rencontre avec Tom. Celui-ci n'était alors qu'un enfant, mais très affuté et méfiant. Cette fille, cette Jenny, elle était de la même veine que quelques-unes des charmantes têtes blondes qui arpentaient chaque jour les ruelles crasseuses de la cité sans nom de Londres, cet endroit honni et ignoré des puissants où se profilait chaque jour les prémices d'une guerre nouvelle, identique à la précédente qui avait eu lieu la veille, identique à la suivante, le lendemain.
Ainsi était le quotidien des pauvres hères qui vivaient ici, beaucoup avaient renoncé à l'espoir, certains en trouvaient là où ils pouvaient : dans un travail aussi précaire que mal payé, dans l'illicite pouvant aller au crime, dans les ombres de la désespérance poussant à s'enivrer pour oublier ou se prostituer car toutes les autres solutions vous ont té refusées par la fatalité ou la loi.

Que pouvait donc savoir de tout cela le bourgeois qui avait grandi dans le confort et la sécurité d'une belle maison aux limites du Strand et de Westminster ?
Tout !
Depuis 12 ans, il arpentait ces rues. Il les connaissait, en connaissait les règles. Ici, 3 choix : tu fais ce que le fort te dis, tu meurs, ou tu te montres plus fort.
De toute évidence, cette petite était bravache et tentait de montrer qu'elle n'avait pas peur de lui. Audacieux... dangereux...

-On peut dire que t'as le sens des affaires : tu sais proposer des os qui ne t'appartiennent pas. Mais penses-tu vraiment réussir à me les prendre ?

Il parlait d'une voix calme et douce, détendue, sûr de sa force. Certes, il n'y avait aucune gloire à terrasser une enfant amaigrie et, il n'en doutait pas, elle ne lui opposerait qu'une vaine résistance. Mais là n'était son but.
Ce qu'il voulait, c'était poser les jalons d'une relation saine : pas de roulage de mécaniques avec lui !
Parfois, le ton d'une conversation pouvait être définit par le fait que tous les protagonistes sachent rapidement à quoi s'en tenir avec les autres.
Devlin savait que la petite au visage étrangement familier avait le sale caractère qu'il fallait pour sauver sa peau dans cette forêt emplie de bêtes féroces.
Et un bon culot... admirable à certains aspects.

Un petit sourire aux lèvres, il examinait son interlocutrice. Cette Jenny pétillait d'intelligence : elle ne s'affolait pas et semblait tenter d'analyser l'étrange bonhomme en face d'elle. Il était certain que Devlin avait quelque comportement sortant de l'ordinaire : il l'avait traquée, débusquée et ne voulait pas lui faire de mal pour autant.
De lui même, il tenta de se transposer. Courageuse : N'importe quelle adolescente aurait été affolée dan ce cas de figure, craignant pour sa vertu, sa liberté ou sa vie. Si c'était le cas, elle le cachait avec une belle efficacité.

Devlin éclata de rire à l'évocation du prénom de Félix. Immédiatement, il pensa à l'horloger de Lamberth au talent indéniable, au caractère quelque peu étrange pour les gens du commun, mais terriblement compréhensible pour le détective. Le couple Adler avait récemment subi un drame par l'agression d'Amy par Jack. Drame que Devlin n'avait pas l'intention de laisser inpuni, mais ce n'était pas la question pour le moment, même s'il adorait poser les bonnes questions au mauvais moment... ou l'inverse, selon l'humeur.

-J'ai une tête d'horloger, tu trouves ?


Il planta son regard dans celui de la petite.

-Appelle-moi « Devlin ».

Il tira de sa poche une pièce de 1 shilling. Somme qui pourrait paraître dérisoire, mais pour les gens d'ici, c'était 3 jours de bonne bouffe. Il se mit à nonchalament jongler avec du bout des doigts, la faisant aller, acrobate dansante, de l'index à l'auriculaire et reprendre le chemin inverse.

-Tu te demandes pourquoi je t'ai couru après alors que t'as loupé ton coup, n'est-ce pas ? Pourquoi j'ai manqué d'avoir un souffle au cœur si ce n'est pas pour te sauter dessus ou te rosser ? Je te rassures, ce ne sont pas mes intentions.


Il pouffa légèrement, un air taquin se dessinant sur son visage. Un jeu complexe à jouer que celui du chat et de la souris. Une nécessaire subtilité, placer ses pions pour savoir où sont ceux des autres.
Il voulait voir les pions de Jenny : l’appât du gain ? La curiosité ? La peur ? L'audace ? Un peu de tout ? Ou jouerait-elle la carte de l'indifférence ? Carte Ô combien commune ici.
Le détective, fidèle à lui-même, était curieux.


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MessageSujet: Re: Le chat et la souris [Devlin] Mar 8 Mai - 8:38



Le chat et la souris

« Lorsque le chat n'est pas la, la souris vole »


-T’veux que j’tente de t’prendre les os, l’vioque ? Déjà qu’j’ai pu emprunter à un con d’mecton récemment un bout d’chair important à ses yeux, j’pourrais p’t’être ouvrir une boucherie.

Suite à cette réponse, Jenny continuait à observer l’espace de quelques instant en chien de faïencet adulte qui se trouvait face à elle, ce dernier ne semblait pas posséder de mauvaises intentions. Après tant de temps à la rue, c’est une qualité qui s’acquiert afin de ne pas se faire détrousser à son tour par un mauvais bougre.
Ce dernier était toujours un bougre aux yeux de l’adolescente, quand à le qualifier de mauvais elle accepta intérieurement de lui laisser le bénéfice du doute pour l’instant. Sait-on jamais, un beau visage peux en cacher un autre, Jenny se servait de son jeune faciès afin de bien passer pour une innocente fillette apeuré dans des moments délicat.

Cet exercice de gentillesse hypocrite était nécessaire si l’on veux garder son entière liberté en survivant dans la rue. En effet, ne pouvant clairement pas imposer sa volonté au premier venue afin de se faire offrir un peu de nourriture ou encore quelques vêtements en relativement bon état, il fallait savoir amadouer le chaland.
Jenny s’en été déjà servis sur les gens de l’Église à certaine occasion. Les quelques repas offert aux pauvres étaient une bonne mise en bouche afin d’en obtenir davantage et Jenny avait déjà eu l’occasion d’obtenir une ou deux couvertures de la part d’un prêtre bien trop chaste pour découvrir la malhonnêteté d’une enfant. Il lui suffisait de s’inventer une mère malade pour attendrir les hommes de foi, saupoudré de larme de crocodile pour ensuite s’amuser à mettre en cachette des rats morts dans les bénitier de la maison de Dieu.
Pratiquer cet art sur cet homme en face d’elle dans cette ruelle pouvait s’avérer concluant bien que sans doute difficile. Du moins, il fallait le tenter sur un plus long terme, savoir faire preuve de patience afin d’obtenir quoi que ce soit pour se faciliter la vie.

Alors que ce curieux personnage aux traces de maquillage déblatéra deux-trois phrases à l’intention de la cambrioleuse contenant des informations de prime abord anodine mais pouvant s’avérer utile. Notamment le fait que l’homme avait fait le lien entre le prénom de Felix et l’horloger que la fillette avait eu l’occasion de croiser quelques temps auparavant pour lui revendre une montrer volée.

-T’as pas une face d’horloger… Juste une tête de con avec c’maquillage d’pute. Pi c’quoi c’prénom ? Comment tu l’écris ?

Bien que Devlin parlait d’une voix douce et calme, Jenny répondait d’une voix insolente, tentant de rendre sa voix un peu plus grave afin de ne pas se faire marcher sur les pieds par le premier venue.

- Attend, m’dit pas, j’vais tenter d’découvrir… D-a-y-v-l-y-n-e ? C’est un prénom d’meuf ou quoi ? C’comme ça qu’on t’appel quand tu fais ton écrémeuse la nuit ? T’es louf toi.

Sans même se rendre réellement compte de quoi que ce soit, l’homme avait sortie une pièce de monnaie pendant les moqueries de Jenny, jouant avec du bout des doigts comme on peux jouer avec pour donner du plaisir à une femme.
Un acte faisant subitement taire Jenny, ne faisait qu’observer ce doux spectacle financier avec une envie profonde d’en faire de même avec la même piécette. Cet art du maniement de l’argent ne fît pas entendre à Jenny les dernières phrases de Devlin, se souciant peu de ses intentions tant qu’il possède de l’argent à alléger de ses poches.
Les intentions immédiate de Jenny étaient la peur de ne pas obtenir l’appât du gain, curieuse de l’audace que cela demanderais la rendant indifférente uniquement à la main qui possédait ce magnifique shilling.

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-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris [Devlin] Mer 13 Juin - 6:03



Le Chat et la Souris.

« Une souris verte, qui courait dans l'herbe… »

Whitechapel, 1892

Les yeux! Ils sont l'un des éléments les plus bavards du corps avec les mains.
Cela était une donnée que ceux qui savaient observer ne perdaient jamais de vue.
Seulement, ces êtres se trompent: c'est le corps entier qui est un effroyable traitre pour qui savait le lire.

Devlin plissa légèrement les yeux tandis que la pièce dansait toujours nonchalamment entre ses doigts.
Elle exerçait une véritable hypnose sur Jenny, car tel semblait être son prénom.
Normal dans ces rues où la nécessité créant l'avidité suinte des murs, enrichissant le terreau de fleurs répugnantes telles que: Veulerie, Obsession ou Cupidité… le tout agrémenté de sa sauce misère, les chiens du sommet se servant les premiers et laissant les miettes aux chacals glapissant leur appétit.


-Merci de l'avertissement sur le maquillage. De toute évidence, m'enlever tout cette peinture que vous adorez vous tartiner sur la figure n'est pas de mon domaine d'expertise…

Il sourit en regardant la jeune fille qui allait de sa bravade linguistique, l'ayant rangée dans la catégorie des femmes au maquillage excessif.
Il n'y avait pas aucun doute sur le fait que la jeune Smith n'en était pas, ni mentalement, ni financièrement.
Certes, comme Lydess, en grande friande de café de qualité que sa bourse ne peut acheter sans la contrainte à des jours de repas maigres, elle pourrait procéder à des "achats sans perte d'argent", mais sa performance des minutes précédentes faisaient plutôt penser à Devlin que les fonds de teint, mascaras et autres rouges à lèvres passant entre ces petits doigts étaient aussitôt revendus plutôt qu'utilisés.
Elle faisait penser au Glouton, un animal de la Taïga. Rusé, petit mais féroce, le glouton était capable de tenir tête à une meute de loups , exemple même que la taille ne faisait pas tout. Bizarrement, cette gamine avait un côté glouton: la plupart des enfants passaient en faisant profil bas, dans ces quartiers où le faible est la proie, ce qui mettait quasi immédiatement les enfants dans ce rôle peu glorieux.

Devlin connaissait bien les conséquences de cette situation, tout comme il savait que, dans la rue, il valait mieux éviter de mal parler à la mauvaise personne.
Mais une information très intéressante filtra au milieu de cette réflexion zoologiste: la jeune fille en face de lui savait lire., ce qui n'était guère courant dans cet endroit.
Néanmoins, sa manie à vouloir le faire passer pour une prostituée eu le don de générer une riposte amusée:

-Tu es suicidaire et grande-gueule mais tu as appris l'alphabet jusqu'au "Y".
C'est très bien, ma petite: tu peux être fière de toi, mais évite de le mettre à toues les sauces.
Et quand tu auras appris le "Z", qu'est-ce que tu feras? tu zinzinuleras à Zanzibar, petit zèbre?


Il avait remarqué auparavant que Jenny tiquait légèrement au mot "petit". Faisait-elle un complexe sur sa taille ou sur sa jeunesse. Moquer son exces de Y dans l'épellation farfelue de son prénom ne pouvait être évité, même s'il était curieux de ne lire nulle colère, nulle offuscation dans le regard du détective. Si cette presque adulte piquait toujours et un peu plus sa curiosité, autant en savoir le plus sur elle, déjà rapport à son comportement.

Ce côté provocateur faisait partie intégrante de Devlin, de sa manie de sonder là où ca fait très mal. Pour rien au monde il ne changerait sa nature, dû-t-on le payer pour ça.
C'était, à certains égard, la face sombre de Devlin: il frappait là où ça faisait mal avec un détachement presque innocent. Mais le verbe et le chantournement n'étaient que la face visible cachant l'iceberg immergé de l'analyse.


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MessageSujet: Re: Le chat et la souris [Devlin]

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