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EVENT N°3 - HOWLING NIGHT

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Âge : 19
Emploi : Servante, fille à tout faire.
Informations : Se pense orpheline ➸ Es servante pour Miss Bolton au bordel depuis toujours ➸ Est en réalité la fille illégitime de M. Harrington. Mais ignore tout, évidement ➸ Est sous la protection de Miss Bolton pour une obscure raison, mais la considère comme une mère. Même si cette amour n'est pas réellement réciproque ➸ Travail très dure chaque jour, mais ne s'en plein jamais ➸ Ne sais pas lire mais tente d'apprendre seule ➸ Parle assez peu, mais écoute beaucoup ➸ Peu avoir un tempérament de feu. Pourtant la plupart du temps elle sera douce, agréable et serviable ➸ Malgré son corps de femme c'est une enfant qui à grandi trop vite ➸ Son plus grand plaisir, courrir dans les champs sous la pluie. Ce sentir libre et sans attache ➸ Est "amoureuse" d'un homme qu'elle ne connais pas an réalité ➸ Dessine parfois le soir à la lumière d'une bougie, quand Morphée lui refuse ses bras.
Avatar : Sophie Turner
Quartier Résidentiel : Londres
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Dim 22 Avr - 15:39


Howling night
Ce soir la maisonnée Bolton était agitée. Était-ce à cause des beaux jours qui revenaient doucement ? Où était-ce le cœur des hommes qui avaient besoin d'être comblés ? Si ce n'était pas autre chose. Il y avait du monde et Indianna allait avoir du travail au lever du soleil. Mais pour l'heure Bolton l'avait renvoyée dans sa chambre, depuis quelque temps elle craignait de plus en plus qu'un client ne cherche à se l'approprier. Elle la protège alors quand il y a trop de monde. Surtout quand certains sont susceptibles de venir. Des clients, des hauts noms qui pensent pouvoir tout acheter avec des billets. Indianna est reconnaissante à Miss Bolton d'ainsi la protégée, mais elle sait que cela ne durera pas éternellement, parce que Miss B. ne l'est pas, éternel déjà. Et qu'un jour l'oiseau compte bien prendre son envol. Si elle ignore encore comment, où et quand, elle ne s'imagine pas être toujours cette ombre qui nettoie derrière les autres dans une telle maison. Ses petites mains savent faire beaucoup de choses, la cuisine, bricoler, un peu. Un peu de couture aussi. Peut-être pourrait-elle un jour trouver une meilleure maison à briquer. Mais vu que ce soir elle avait été libéré plutôt elle avait décidé de quitter la maison, et par la porte cette fois-ci. Elle avait indiqué partir se balader, partir faire un tour. Elle avait pris sous son bras une petite sacoche de tissus double, elle y avait glissé quelques crayons et autres fusains, puis sa planche à dessin et des feuilles vierges. Voilà un moment qu'elle n'avait pas pris le temps de dessiner. Commençant à savoir lire, elle passait ses moments de calme à s’entraîner. Abandonnant son art. Mais ce soir, son cerveau avait besoin de repos et de calme. Et la rousse savait exactement où aller pour cela.

Indianna arriva face aux immenses grilles noires du cimetière sans difficulté, elle connaissait le chemin par cœur. Si elle ne l'avait pas empreinte depuis un moment. Disons qu'elle avait eu sa dose de mort pendant un moment. Elle soupira avant d'y entrer finalement. Quelques voix au loin s'élevaient, son oreille n'y prêta pour le moment pas plus d'attention. Si son regard avait rapidement traversé l'horizon croisant quelques personnes. Beaucoup plus qu'à l'habitude. Elle n'y prêta pas outre mesure attention. Après tous les gens venaient ici pour se recueillir, être tranquille avec leurs défunts proches. Si la servante venait elle pour le calme et la tranquillité, les autres venaient aussi pour cela et d'autre raisons encore. Cherchant un coin calme, loin des quelques personnes qui grouillaient. Une chevelure rousse attira son attention, un sourire se dessina sur le visage d'Indianna. Elle connaissait peu d'autres personnes aux cheveux de feu. Percy, évidemment, mais aussi Lucy. Cette femme qu'elle avait aidée et qui l'avait ensuite aidé. Une soirée mouvementée d'ailleurs. Puis alors qu'elle tourna dans un aller, elle se figea un instant. Elle reconnut le visage d'un homme qui l'avait aidé. Qui les avait aidé tous il y a un an. Cet homme lui glaçait le sang, rien que de revoir ce visage qu'elle n'avait pourtant vu qu'un instant l'avait frappé. Détournant les yeux elle se détournèrent aussi et fila dans une autre allée. Indianna préféra aller dans son coin pour l'instant. Ignorant si les gens ici étaient venus pour se recueillir.

Elle trouva un carré du cimetière qui semblait calme. Regardant quelques noms sur les tombes, elle en choisit une où s’asseoir. C'était celle d'un petit garçon, il avait peu vécu. Un sourire triste s'afficha sur son visage doux. Elle lui ferait donc un dessin pour ce faire pardonner de poser son fessier sur son dernier demeure. Un animal sûrement, un oiseau, elle aimait les oiseaux. Ils étaient libres. Sans tarder elle déballa son matériel et commença ses coups de crayon à la lueur encore correcte de cette transition entre la nuit et le jour.
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Âge : 35
Emploi : Détective / Gentleman-Cambrioleur / Chasseur de créatures surnaturelles.
Informations : -1m77 (5’’81), 78 kg (172 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

<> Fiche de personnage

<> Fiche de liens

<> Fiche de Rp

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 23 Avr - 12:55



Event: Howling Night

 Dans les cieux… l'astre luit…

 
Cimetière Highgate, 1892

-C'était par une nuit sans lune qu'ils entrèrent, la peur au ventre, dans l'obscur cimetière de Highgate!
Devlin parlait sur le ton digne d'une tragédie… quelque peu exagéré.  Le détective regarda le ciel au soleil descendant et poussa un soupir de lassitude face à la fatalité: la nuit n'était pas encore au rendez-vous:
-Décidément, si même les heures et le damné astre solaire viennent me gâcher mes effets, où va le monde, Miss Dale?

Etait-ce là de la bonne humeur ou une manière comme une autre de s'ôter un peu de stress? Réponse compliquée à donner vu qu'il mettait de la bonne humeur en tout, surtout dans les situations les plus compliquées. Son détachement semblait toujours le placer au-dessus de la mêlée, des tumultes, comme un navire voguant calmement sur un océan déchainé.
Il regarda la jeune femme qui l'accompagnait avec un sourire amusé. De loin, Alyson Dale avait réussi à lui redonner un certaine foi en l'existence: sa ténacité, son allant, son foutu caractère empli d'une belle dose de piquant donnait au détective de belles sensations. Ca ne lui était plus arrivé depuis très longtemps.
Dès leur première rencontre, il avait remarqué que tout dénotait, chez elle: une élocution et un maintien parfaits pour une fille née dans la pauvreté, un courage immense, une personne qui n'a pas cédé aux appels sourds des coups fourrés dans un monde sans pitié… elle était à part!
C'est ce qui fit qu'il lui en avait parlé: l'Organisation! Un groupe de gens prêts à affronter des dangers ignorés du reste du monde. Si la Duchesse Romanov agissait depuis l'Europe, ici, à Londres, Lydess et lui étaient à l'affut de tout ce qui pouvait sembler étrange.
Certes, un nombre considérable de chasses se soldaient par une explication tout à fait logique, mais dans le tas, il y avait de bonnes pioches.
Certes, la criminalité augmentait et les événements en rase campagne ne tarderaient pas à retenir son attention, mais pour 'instant, il y avait quelque chose à Highgate… et il voulait savoir ce dont il s'agissait.
Il n'avait pas manqué de prendre ce qu'il fallait pour la circonstance: son double holster, sous son long manteau bleu-nuit, contenait 2 revolvers et sa canne-épée dans sa main faisait illusion.
Il valait mieux prévoir que guérir, dans ces circonstances

-Vous savez, nous ne trouverons probablement rien d'intéressant cette nuit. Les fameux bruits peuvent être le fait de n'importe quoi, l'odeur pestilentielle, une remonté de corps en décomposition et cette drôle d'ombre dont certains m'ont parlé peut être n'importe quel tire-laine de passage.
Devlin essayait de donner des explications logiques à tout. Lorsque toutes les explications scientifiques étaient épuisées, ne reste que l'extraordinaire… ou l'ignorance.
C'était comme une sorte d'avertissement: il ne fallait pas s'attendre à quelque monstruosité. Tout ceci pouvait avoir des explications logiques.
-Mais vous pourrez vous vanter d'avoir passé la nuit dans un délicieux cimetière en compagnie d'un gentleman… bien que je ne sois pas certain qu'il s'agisse là du meilleur programme pour une soirée réussie!

Il eut un petit éclat de rire, manquant presque de faire tomber l'un de ses 2 paquets, ne pouvant retenir un "Ma Doué!" en breton, pestant ainsi contre sa maladresse, rattrapant l'objet de justesse et faisant se retourner un policier qu'il venait de saluer d'un signe de tête.
Devlin était connu de Scotland Yard et y avait ses habitudes. Beaucoup de représentants de la maréchaussée le respectaient pour le travail qu'il y accomplissait.
Il en profita pour s'arrêter et commencer à défaire le coupable encombrant, long et fin, l'autre, plus petit et renflé ne contenant que des biscuits d'avoine aux pommes caramélisées et des scones.

-Ah! J'allais oublier… c'est… pour vous.
Il eu un petit sourire gêné en tendant à Alyson une ombrelle. Un travail de qualité, ça se voyait au premier coup d'œil. L'objet était anormalement lourd, en acier trempé, avec un magnifique manche en bois de peuplier sculpté pour assurer une bonne prise, un chapiteau blanc crème rehaussé de jolie dentelle aux 2/3 et à l'extrémité.
Oui! Devlin allait oublier un objet de plus d'un mètre de long!
Le tout donnait un objet de petite bourgeoisie, relativement discret, mais élégant.
-Ah oui! Je vous montre…
Il tourna le manche d'un quart, provoquant un léger déclic et sépara le chapiteau de celui-ci, libérant une lame fine et acérée de 10 cm à l'extrémité.
-C'est… de l'acier de Tolède. On ne sait pas trop ce qu'on va trouver là-bas… (Il regarda les portes du cimetière à quelques mètres desquelles ils se tenaient.) enfin… mais je tenais à vous en faire cadeau. D'accord, offrir une arme n'est pas ce qui se fait de mieux, mais c'est une vraie ombrelle qui fonctionne… comme une ombrelle… avec un plus.
Acheva-t-il en reclipsant le chapiteau sur le manche avant de tendre, de nouveau, l'engin à Alyson.
Offrir un cadeau n'était pas dans les us et coutumes du détective. Cela avait pour effet de provoquer une certaine gaucherie. Son sourire et son incapacité à garder son regard fixe témoignaient outrageusement de son malaise présent.
Déjà qu'il était quelque peu embêté par le fait de mettre la jeune écrivaine en éventuel danger, il ne pouvait la laisser sans protection par cette nuit: l'humanité comptait parmi les pires prédateurs de cette pauvre Terre.
Il se racla la gorge et tenta de retrouver de la contenance en changeant de sujet:
-Allons-y. Au fait, si vous voulez en profiter pour aller saluer quelques proches, n'hésitez pas.
C'était la manière détournée de dire "honorer les morts".
Mais les morts nous honorent-ils, eux?
Mais ce n'était pas une raison pour ne pas en profiter. Devlin n'avait que des symboles à saluer, ici: ses parents étant morts en mer, les tombes des Stanton étaient vides. Aussi ne venait-il en ce lieu que pour raisons d'enquêtes ou à de très rares occasions.
Mais d'autres avaient plus que de vulgaires plaques commémoratives derrière ces grilles.
D'un geste élégant, il invita Miss Dale à franchir les portes du dernier séjour de ceux qui ont décidé que, finalement, la vie était d'un ennui mortel!


 
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Devlin S. - Level 42

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 23 Avr - 13:52



Event n°3 – Howling Night

« Avril 1892 »

Cimetière de Highgate
Lucy s’oubliait aux ultimes lueurs du soleil. La fille de la nuit avait presque oublié la caresse des pâles rayons sur sa peau d’albâtre. Venue morose, contrariée dans sa solitude, elle se surprenait à goûter les délices simples d’un jour tombant avec un plaisir naïf qu’elle ne se connaissait pas. L’astre mordoré semblait lui avoir mis du baume au cœur. Les paupières à demi-closes, la jeune femme laissait les chétifs hâlos traverser ses cils et illuminer son ardente chevelure rousse. La robe grenat qu’elle portait aujourd’hui seyait à merveille à ces cieux d’incendie qui inondaient le cimetière. Pour un jour, la fille de lune semblait devenue fille du soleil. A dire vrai, Lucy n’était pas sans ignorer l’éclat que donnait cette couleur chaude à son teint blanc. Aux prémices de la belle saison, elle avait troqué sa robe de coton d’un vert glacial, qui s’alliait aussi bien à ses yeux qu’aux frimas de l’hiver, contre cette dite robe de coton rouge sombre, d’un coton plus léger. Cinq pences étaient passés dans les frais de lavoir, au fond duquel elle avait passé une heure, les bras au fond de son baquet d’eau froide, mousseuse de lessive, frottant vigoureusement de ses frêles forces amoindries par la rudesse de sa vie.

La prostituée ne s’offrait pas ce genre de luxe par pure coquetterie ; elle était pleinement consciente que, plutôt qu’étrenner une robe fraiche, elle aurait pu, avec ces cinq sous, s’offrir une miche de pain, quelques pommes de terre cuites ou une tranche de fromage. Mais dans la fraîcheur même de son allure, dans le désir qu’elle inspirait, résidait sa subsistance. Aussi Lucy avait-elle vite compris l’importance de l’hygiène, et du maigre soin qu’elle apportait à sa personne. La pente fatale de la négligence conduisait inéluctablement à une mort dans la misère. La fille de joie, avec le peu de moyens dont elle disposait, prenait donc du temps pour démêler ses longs cheveux, se servant de ses doigts graciles comme d’un peigne. Elle veillait toujours à avoir un peu d’eau fraîche pour la toilette matinale qu’elle s’imposait par tous les temps, ne buvait presque jamais d’alcool et s’offrait une entrée aux bains publiques chaque fois que ses maigres revenus le lui permettaient. Elle connaissait aussi les dégâts que le sucre causait aux dents, qui finissaient noires, gâtées et pourries. Ses deux rangées de dents solides et blanches étant un atout, elle y aurait pris garde avec beaucoup de soin si elle avait eu les moyens de s’offrir des friandises, ce qui n’était guère le cas. Il s’agissait le plus souvent d’un problème de femmes riches et gourmandes, de celles qui passent leurs journées alanguies au fond de boudoirs roses, à croquer des dragées et à mordre des brioches. Des femmes comme l’ancienne épouse de Jonathan sans doute.

A présent l’idée que se faisait Lucy de la femme riche, bourgeoise, aisée, était toute entière représentée dans l’image de l’ex épouse du pasteur de Whitechapel. Et celle qui ne regardait cette classe qu’avec l’indifférence et la résignation d’une nantie qui ne vivrait jamais au sein du monde, était désormais plus aigre devant cette personnification qu’une pointe de jalousie inconsciente meurtrissait. Il ne s’agissait guère d’envie. Lucy se moquait pas mal de ses toilettes de soie, de son vin français ou des dentelles de son salon. Mais dans cette image, elle voyait enfin l’injustice, qui avait fait de cette méchante femme une épouse respectée, qui avait bafoué par tous les moyens possibles l’époux auquel Lucy ne pourrait jamais ne serait-ce que rêver. La jeune rousse, elle, ne s’était pas vautrée dans la débauche et le péché par choix. Elle s’était mise en péril seule, et n’avait fait aucun tort à personne d’autre qu’à elle-même. C’était pourtant elle la damnée, la rejetée, la recluse, la putain. Mais y’avait-il pire cruauté que d’avoir si longtemps contribué au malheur d’un homme comme le Révérend Williams ? Pensive, un frisson de colère lui parcourut l’échine. L’idée que l’on puisse faire du mal gratuitement à Jonathan lui était aussi incompréhensible qu’absurde. Et cette mauvaise action était à ses yeux bien plus grave que d’offrir son corps contre de l’argent.
Les rayons du soleil, assombris soudainement, tirèrent Lucy hors de ses rêveries. Elle comprit bien vite que la lumière astrale avait été cachée par la haute stature d’un homme. Elle réprima un sursaut. Il ne lui arrivait jamais, jadis, de se faire surprendre ainsi. Il était stupide et dangereux de ne pas se trouver continuellement sur ses gardes. Surprise, partagée entre agacement et une pointe d’inquiétude, elle fit volte-face un peu trop brusquement. Jonathan était là, devant elle. C’était sa haute taille qui avait assombri le soleil.  La fille de joie fut extirpée de ses songes pour se retrouver devant la vision angélique de celui auquel elle pensait à l’instant. Elle crut rêver un moment, lorsqu’il courba légèrement l’échine, les joues rosies par son extrême pudeur, pour la saluer avec cette maladresse touchante qui faisait si souvent sourire Lucy. Et le sourire qu’il lui adressait, doux et humble, insufflait la lumière que son ombre immense avait ravie.

Mais un autre homme s’approchait. Il semblait accompagner le pasteur. Lucy connaissait cette silhouette masculine, moins haute et moins trapue que celle du pasteur. Il s’agissait du gardien du cimetière. Il s’agissait aussi d’un client. Pas d’un client comme les autres, certes non. Mais sa présence, devant le pasteur de Whitechapel, suffit à faire tomber le cœur de Lucy dans sa poitrine, devenu lourd comme une pierre. Dick était un garçon particulier, triste, mélancolique, solitaire, et quelque peu sinistre. Parfois Lucy avait l’impression de contempler un portrait masculin de sa personne : l’absence quasi-totale de relations sociales, cette placidité devant l’existence, ce pessimisme résigné devant l’inéluctable fatalité de leur triste destin. Mais Lucy était moins morbide que lui. Avant Jonathan, la mort l’indifférait. Dick, peut-être par déformation professionnelle, semblait être obsédé par le sépulcre. De plus, il semblait animé d’une âme profondément fleur bleue, ce qui échappait encore à Lucy, trop placide pour se croire romantique.  

Aussi avait-elle trouvé étrange d’être payée pour être contemplée étendue dans un cercueil, pour bercer un homme en sanglots, étendue à même sa couche sans même que le dit homme ne profite du temps qu’il avait payé Lucy pour assouvir des besoins qu’elle croyait primordiaux chez eux. Puis elle ne put s’empêcher d’éprouver de l’affection pour cet homme seul, qui finissait par la payer uniquement pour avoir une amie avec qui passer du temps, reclus au fond de son étroit logis du cimetière. La fille de joie se trouvait tout de même atrocement mal à l’aise, à se retrouver là, devant Jonathan et un client avec qui elle avait eu, même sans relation charnelle, une telle promiscuité. Se levant hâtivement, les jambes tremblotantes et les joues quelque peu rosies par le soleil et la gêne, elle répondit au salut du pasteur avec quelques balbutiements, peinant à soutenir l’azur clair de son regard qui n’exprimait que bienveillance et douce surprise :

- Rév…Jona…Révérend…Bonsoir…Je vais bien merci…Et vous ?

Puis elle eut un rapide regard vers Dick, toujours aussi mal à l’aise. Il n’avait pas mérité qu’elle fut impolie. Et puis, c’était un client. Et, de surcroît, Lucy l’aimait bien. Jonathan n’ignorait pas le métier de la jeune femme rousse, et, de toutes les façons, la jeune femme n’avait pas même donné à ce client ce que la plupart attendaient d’une prostituée. Mais rien, dans ces enchevêtrements d’explications, ne parvenaient à convaincre Lucy d’être à l’aise. Elle-même ne savait pas vraiment pourquoi il lui déplaisait tant que Jonathan la voit avec un autre homme de sa connaissance. Regardant Dick, un léger sourire gêné aux lèvres, elle le salua :

- Bonsoir, Dick.

Puis son regard se reporta quelques secondes sur le visage du pasteur. Elle baissa vite la tête, piteuse et confuse, ne sachant trop pourquoi ce regard pâle, extasié par la bonté et la foi, était si difficile à soutenir à cet instant précis.

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Jeu 26 Avr - 21:56


Event : Howling Night

Cimetière de Highgate, Avril 1892


- Je dirais qu’il va dans le bon sens. C’est si le monde s’accordait à vous qu’il faudrait s’inquiéter de son évolution,
lâcha Alyson, un sourire ironique aux lèvres.

Devlin Stanton était venu la trouver quelques instants plus tôt lui raconter une histoire qui lui semblait à dormir debout. Une Organisation comportant des gens assez fous pour croire à toutes ces sottises. Ils menaient des « chasses » pour trouver une quelconque trace de ces mystérieuses créatures, qui selon Alyson, n’existent que dans les légendes. Cependant, de ce qu’elle avait cru comprendre, la plupart de ces expéditions se soldaient par une explication rationnelle, ce qui évidemment, confortait Alyson dans son raisonnement.
Sceptique comme personne, la jeune femme avait pourtant accepté, l’argent lui manquait pour acheter de quoi écrire.

Alors qu’ils arrivaient près du cimetière, Devlin voulut rassurer Alyson, lui soutenant qu’ils ne trouveraient rien de probant en cette soirée.

- Rêverais-je, où vous essayez davantage de vous convaincre que moi ? Monsieur Stanton aurait-il... peur ?

Evidemment, même si la comédienne sentait l’appréhension du détective, elle ne ressentait pas la moindre peur. En effet, pour elle, tout cela n’était que des histoires, des fantaisies, des gens qui se trompaient sur ce qu’ils avaient cru voir, elle n’avait donc aucune raison de s’inquiéter. Et puis, venir avec Devlin Stanton ce soir, en plus de lui permettre de survivre, pourrait lui prouver enfin qu’elle avait raison, et que toute cette effervescence n’était que de l’imagination.
Pour la jeune femme, les morts habitaient le cimetière, et rien d’autre. Les morts n’étaient plus, ne bougeaient plus, ne parlaient plus, ils étaient simplement morts. La religion n’avait jamais eu de place dans la vie d’Alyson, mais elle pensait cependant qu’il fallait honorer les disparus, les respecter.

- Gentleman ? Vraiment ? Je vous ai déjà dit, Monsieur, de faire attention aux mots que vous employez, vous vous trompez souvent.

Soudain, comme gêné, Devlin devint maladroit, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. Il finit par se tourner vers elle, lui tendant une ombrelle. Elle était magnifique, délicate et élégante. Alyson regarda le détective d’abord d’un air interrogateur, puis il tourna légèrement le manche, et une lame apparu à la pointe de l’objet. Ne s’y attendant absolument pas, la jeune femme eut un mouvement de sursaut avant de reporter ses yeux ronds sur le détective.

- Craignez vous que je me fasse attaquer par les tombes ? Lâcha-t-elle en se saisissant de l’objet, toujours sous le choc.

La jeune femme n’avait jamais vraiment rien posséder, hormis le papier et l’encre. Elle en fut très touchée, mais elle ne savait comment lui manifester sa gratitude. C'était tellement inattendu ! Et incroyablement gentil, prévenant... Ce n'était pas vraiment dans les habitudes du détective de lui manifester autant d'attention sincère. Non pas qu'elle pensait qu'il ne l'appréciait pas, mais elle savait qu'il n'était pas du genre à dévoiler ses sentiments. Devlin semblait réellement gêné, définitivement pas à l’aise avec ce genre de pratique. Elle eut envie de lui dire qu’il était fou de lui faire un tel cadeau, et de l’en remercier mille fois, mais il ne lui en laissa pas le temps, reprenant aussitôt la parole, lui proposant d’entrer. Ne souhaitant pas le mettre plus dans l’embarras  plus qu’il n’était, même si peut être aurait-elle du en profiter pour le charrier, elle ne revint pas sur le sujet. Cependant, elle ne put s’empêcher de sourire de la maladresse du grande détective Devlin Stanton, qui jamais ne perdait sa contenance !

Il l’invita ensuite à passer voir des êtres chers. Acquiesçant, elle traversa les allées vers la tombe de ses parents, son ombrelle à la main. Elle aperçut un certain nombre de gens, mais n’y prêta pas vraiment d'attention pour l’instant, préférant lire tous les noms devant lesquels elle passait.
Alyson avait toujours eu une excellente relation avec ses défunts parents, et même dans la misère, elle avait été heureuse avec eux. Elle avait eu cette chance incroyable de grandir dans ce petit foyer qui l’aimait. Peut être qu’aujourd’hui elle vivait dans les rues, mais elle avait au moins eu cette chance d’avoir été aimée. Aussi, elle venait souvent voir ses parents. Elle n’était pas du genre à parler devant leur tombe, mais  savoir qu’il restait une petite part d’eux sur cette terre la faisait se sentir moins seule. Quand les temps étaient plus difficiles, elle ne pouvait s'empêcher de penser à tout ce qu'ils avaient donné pour elle, aussi elle ne se laissait jamais abattre. Une des raisons pour lesquelles elle ne se plaignait jamais de sa vie ou de sa condition, était qu'elle ne pouvait s'ôter de la tête les sacrifices réalisés pour elle.
La comédienne lut leur nom et leurs dates une bonne centaine de fois sans toujours vraiment réaliser. Elle détaillait chaque lettre dans tous ses contours, croyant encore rêver si elle se laissait embarquer par les méandres de son esprit. Ses parents lui avaient fait le plus beau cadeau dont n’importe qui puisse rêver. Elle leur était plus redevable qu'à n'importe qui.
Songeuse et quelque peu nostalgique, elle ne put s’empêcher de sourire à se remémorer certains bons souvenirs. Mais pas un sourire triste, un sourire chaleureux.

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Dim 29 Avr - 10:13



Event: Howling Night

« Demons dreaming, breathe in, breathe in… »

Cimetière de Highgate, 1892

Il était des jours ainsi où O'Farrell aurait mérité de comprendre ce que le mot "Souffrir" signifiait vraiment.
Callisto était pourtant certaine qu'il avait compris qu'elle n'était pas à prendre à la légère. Mais de toute évidence, la leçon n'avait pas été apprise

Il savait pourtant que la femme refusait de faire des numéros nocturne tous les soirs, se réservant une nuit par semaine rien qu'à elle. Ils s'étaient entendu là-dessus. Pourtant, il revenait sans cesse à la charge!
-Tu connais la règle, O'Farrell! Cette nuit m'appartient!
Il voulut encore essayer.. 2 ans qu'il essayait! 2 ans qu'il voulait rajouter 52 soirées d'excellents chiffres nocturnes, ne pouvant se contenter du "bon".
Mais il savait qu'il ne pourrait que tenter de persuader la prêtresse: on ne la force pas. Ses 2 hommes de main qui lui servaient d'escorte le lui confirmait: ils se tenaient prudemment à plus d'un mètre derrière leur position habituelle.

La petite Négresse les toisa avant de se retourner et partir tranquillement du Cirque, son pas léger mais affirmé, chaque foulée s'agrémentant du discret bruit des grelots qu'elle portait à la cheville droite.
Elle avait à faire, ce soir. Lydess était souffrante et l'avait faite venir chez elle… son nouveau chez-elle.
La pauvre Callisto! Elle pensait pas qu'on puisse vivre dans un tel endroit! Une bâtisse bien plus colossale que celle du maître-planteur chez qui elle avait été esclave tant d'années.
En voyant le Manoir Renfield, immense, elle fut plongée des années en arrière… elle se revoyait petite, découvrant la demeure du Maître! Elle avait été tentée de s'enfuir et avait dû se battre pour résister.
Pauvre et heureuse Cheveux-de-Feu! Ca devant être oppressant, tant d'espace, quand on avait vécu des années durant dans le cocon serein d'une roulotte.
En fait, ça n'aurait pas été Cheveux-de-Feu, elle aurait fait demi-tour! Mais elle était trop heureuse de revoir son amie et lui raconter les nouvelles du Cirque et de comment O'Farrell eut bien du mal à rétablir son autorité depuis la raclée infligée par l'homme de la wiccane.

Et en plus, ça devait enrhumer!

Lydess lui avait demandé un service: aider un ami à résoudre un mystère rôdant autour du Cimetière de Highgate.
De toute évidence, cet homme avait un don: celui de courir après les ennuis! Ce n'était pas que les problèmes lui tombaient dessus, non, c'était qu'il fonçait dedans!
Callisto se souvenait de lui: il rendait souvent visite à la cartomancienne. Elle le pensait plus intelligent que ça: il fallait être inconscient pour chercher les ennuis!

Callisto s'était habillée pour la circonstance: on ne rendait pas visite aux morts avec une mauvaise tenue.
Une magnifique robe brésilienne blanche à fleurs bariolées laissant ses épaules nues, au décolleté rehaussé de dentelles et tombant en s'évasant jusqu'à mi-mollet mettait en valeur sa silhouette gracile et ses sandales de cuir agrémentés de petits coquillages, des bracelets tintant aux 2 poignets et ses colliers qui ne la quittaient que pour dormir.
Elle avait caché son fouet dans ses jupons ainsi qu'une petite machette à peine plus grande qu'un couteau à sanglier.
Elle avait pris sa ceinture à juju, diverses sacoches contenant des poudres aux effets curatifs ou très désagréables et une besace en peau dans laquelle elle avait mit une bouteille de whisky.
Non pas pour boire, mais pour offrir un cadeau à quelques défunts chanceux!

au cours de sa marche, elle gloussait intérieurement de voir le même regard interloqué des hommes qui se retournaient sur son passage, peu habitués à côtoyer les Nègres… et irrésistiblement attiré par le déhanché prometteur de celle-ci.
Arrivée à un carrefour, elle hésita: elle devait partir à droite, elle le savait, mais si elle continuait tout droit… elle pourrait aller rendre une visite au prêtre sataniste qu'elle avait rencontré quelques semaines auparavant… une soirée de discussions piquantes ou de curiosités… elle était tentée, vraiment, mais une promesse faite à Cheveux-de-Feu ne pouvait être jetée aux flammes, même de l'Enfer!
Elle irait peut-être demain, après son spectacle… surement qu'elle irait!
Elle soupira d'une certaine déception et tourna à gauche! Si ce Ti'blanc lui faisait perdre son temps pour rien et gâcher sa soirée libre, il pleurerait!

Elle avit entendu ces drôles d'histoires sur le Cimetière mais n'y avait guère prêté attention: surement des canulars ou des animaux qui se promenaient dans la ville.
Mais des choses plus concrètes et plus importantes animaient la capitale de l'Empire de Grande-Bretagne: le crime, la tension ambiante… elle s'en détachait mais entendait les échos d'un mal-être urbain de plus en plus marqué.
Les policiers qu'elle croisait la regardaient de biais, comme tout Blanc qui se respecte, mais ne lui firent aucune histoire. Callisto ne cherchait pas à faire de mauvais coups et cela se voyait.
Le soleil dardait ses derniers rayons lorsqu'elle arriva aux grilles du Séjour des Morts.
La jeune femme entra et son regard se porta d'instinct vers un petit cabanon situé non loin de l'entrée où  se tenaient 3 personnes: un home assez grand, le gardien du cimetière, un autre plus petit, vétu comme ces pasteurs et…

-LUCYYYY!!!

La petite prêtresse vaudou fit un grand signe de la main et se précipita pour sauter dans les bras de la rouquine

-Comment ça va? Tu fais quoi ici? T'as vu ma nouvelle robe? J'en ai fait venir une pour toi! Mais j'ai pas ici! Je te l'amènerais demain si tu veux! Ca va?
Le tout balancé au rythme d'une mitrailleuse et de son terrible accent brésilien et accompagné de grands sourires et de gestes de mains! Elle parlait autant avec la bouche qu'avec les mains, c'était imprégné dans ses gênes.
D'habitude, les gens entrent ici sont dévots en pensante attitude de silence pour soi-disant, le repos des défunts!
Ces Blancs! Irrécupérables! Les morts veulent du chant et de la fête, pas du silence: ils en ont tout le temps!
Ainsi était Callisto! Au concours du comportement inadéquat, elle se posait là… et s'en moquait éperdument!



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Dis-moi ce que tu désires, je te dirai ce que j’exige!
Callisto. ©️ by anaëlle.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 30 Avr - 20:36



Event n°3 – Howling Night

« the rest of the dead will not be respected »

16 avril 1892.

Le cimetière dans lequel vous pénétrez n'est pas comme n'importe quel cimetière. Son intérieur est boisée, se composant de vallons et de vallées d'où poussent les tombes et les mausolées comme tout d'autant de fleurs monochromes. Vous rejoindre les uns les autres ne sera pas chose aisé; cela dit, quelques uns d'entre vous êtes resté dans la zone la plus dégagée de celle-ci, encore aux portes du palais au repos éternel. Le soleil tombe encore, mais éteignez vos bougies, car il en est encore à son stade crépusculaire. Cependant, l'éclat rougeoyant de l'astre lumière commence lentement à déteindre, et a déjà disparu des sous-bois de Highgate.

La météo est agréable, et l'atmosphère de l'endroit est quasi surnaturel -comme si le temps s'était effacé et n'existait plus. Vous entendez le gravier s'entrechoquer aux pas des nouveaux arrivants, qui marchent ou courent, ça et là autour de vous. Autant d'activité pour un soir qui n'est pas celui de la Toussaint vous étonne, mais certainement n'y a-t-il plus grand chose à faire en ces temps de crises, à part se consoler auprès des morts. De l'entrée du cimetière, vous pouvez encore voir des passants transporter des caisses et des provisions, allant sans même faire attention au lieu jusqu'à chez eux. Le traffic s'estompe, et bientôt, plus un chat ne pointe le bout de son nez. Vous êtes seul, vous et le bruit des oiseaux se posant sur les branches, les conversations qui vous entourent. Highgate semble avoir fermer ses portes à l'humanité en ce soigneux crépuscule.

C'est l'heure de partir. Personne ne reste dans les cimetières la nuit, et vous sentez déjà comme quelque chose de pesant sur vos épaules. Le soleil est en train de disparaitre derrière les plus hautes habitations, et l'on peut de moins en moins jouer avec l'ombre des arbres et des tombes sur le sol. Tout ce qui vous entoure reste relativement normal pour un cimetière.

Mais rapidement, vous sentez que quelque chose ne tourne pas rond. Les rumeurs en avaient parlé, n'aviez-vous donc pas écouter les derniers ragôts que l'on se murmure dans les tavernes ? Peut-être n'est-ce pas dans vos habitudes. N'aviez-vous donc pas lu un seul journal de la semaine ? C'est également probable. Lentement mais surement, vous sentez une mauvaise odeur s'échapper des profondeurs de Highgate. Ce n'est pas n'importe quel senteur. Elle ne provient vraisemblablement pas d'un égoût, mais reste forte et se colle facilement à vos narines. A ceux qui se seraient un peu trop enfoncés dans le dédale, l'odeur vous pique l'intérieur de la gorge. C'est beaucoup trop fort pour être l'emprunte olphactive d'un cadavre, fut-il dévissé de terre et neuf de quelques jours. Décrire cette odeur serait complexe, mais nous essaierons de la décrire comme un mélange de viande séché, une âpre transpiration et quelque chose de plus enivrant, comme de l'alcool. Cette senteur pourrait faire tourner la tête à plus d'une fragile créature, tandis que les autres pourraient en chercher quelques curiosités.

Pour ceux se trouvant proche de l'entrée du cimetière, alors que vos pas vous mènent en direction de la porte, vous entendez un cri plaintif sortir des bois du cimetière. En vous retournant, vous apercevez des personnes tournant également la tête vers l'endroit d'où semble provenir le cri, certains commençant même à marcher dans cette direction. Pour ceux se trouvant au abord du nouveau monument aux morts dédiés aux victimes du massacre de Blackbough, vous apercevez rapidement une forme humanoïde s'échappant des bois, titubant et se mangeant les peaux des doigts. Il s'écroule sur les pieds du monument, l'agrippant jusqu'à le griffer avec ses ongles ensanglantés. Il a quelques tuméfactions sur le visage et dans le cou, mais vous ne pouvez assimiler aucune autre informations. A première vu, l'homme apparait comme persécuté, et ne possède aucune trace de coupures ou de sang sur lui. Son allure aurait pourtant eu bonne mine, son vêtement est poussiéreux mais de belles factures. Son visage aurait pu bien présenté sans ses marques, mais son regard exorbité jetait des coups d'oeils dans tous les sens. Quand par malheur vous rencontrez son regard, un long frisson vous parcourt l'échine. Que faire ?


- Déroulement de l'Event -
Bienvenue dans ce deuxième tour de piste ! Voici les rappels:

Très important : Étant donné que le cimetière de Hightgate est un endroit très boisé et où il est facile de se perdre, nous vous donnons l'opportunité de nous indiquer votre position à travers une carte. En effet, nous conserverons pour le bien de cet Event uniquement la partie Ouest du cimetière. Envoyez-nous un mp avec cette carte pour nous indiquer votre position, si vous avez le moindre doute quant à la position de vos camarades, n'hésitez pas à demander dans le topic de discussion !

• Il n'y a pas de minimum de mots pour participer, l'important étant que vous confirmiez votre action et que vous donniez du contenu pour les autres joueurs.

• Vous avez deux semaines pour répondre. En cas de non-réponses durant ce laps de temps, votre personnage sera un peu plus malmené que le autres.

• Il est encore possible, durant ce tour, de vous inscrire si cela n'a pas déjà été fait, en envoyant un MP au Staff.

• Un Topic de Discussion dédié aux membres de l'Event vous est reservé ICI.

• La prochaine intervention du MJ sera le 14 mai.

• Amusez-vous bien, c'est le principal ! coeur

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Mar 1 Mai - 9:56



Event n°3 – Howling Night

« DEAD MEN TELL NO TALES. »

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Felix était toujours plongé dans son introspection de lui-même. Le mettre face à ses responsabilités lui faisait quelque part ouvrir les yeux, même s’il n’y était pour rien dans la mort de son mentor. Il avait d’ailleurs pourtant essayé de le venger en croisant de nouveau son assassin. Une femme à la carrure imposante et avec une force phénoménale qu’elle cachait bien. Mais cette soif aveugle de revanche n’avait entraîné que des problèmes, lui avait cassé un bras et la meurtrière avait bien failli prendre sa vie aussi. Ce fut le choix le plus stupide qu’il ait pu faire de toute sa vie : négliger la famille de Forel pour tenter de le venger, lui qui n’avait aucune compétence en combat quelconque et qui avait désormais une famille à nourrir. Quel autre choix égoïste avait-il pu faire encore ? Quelle autre de ses décisions avait entraîné des conséquences qui le dépassaient ? Felix avait une étrange vision des choses qui composaient ce monde. Il savait pertinemment que quelque chose qui lui paraissait juste ou normal ne l’était pas pour le commun des mortels. Alors il restait dans son coin, c’était la chose qu’il savait faire de mieux, même si parfois, ce n’était pas le bienvenu.

Il fut alors tiré de ses pensées par une voix familière derrière lui. Il avait entendu des feuilles craquer derrière lui, ce fut pour cela qu’il ne fut guère surpris qu’on l’interpelle : la présence de l’inconnu avait déjà été révélée, car en temps normal, Felix aurait très bien pu sursauter stupidement. L’horloger se retourna et reconnut Harry sous sa barbe de trois jours. Le fait qu’ils étaient jumeaux le rendait toujours un peu mal à l’aise, sans trop savoir où se placer. Après tout, ses relations avec ses sœurs ne s’étaient jamais vraiment bien passées, entre celle qui suivait les traces de Johanna et dont Felix avait secrètement aidé l’ex-mari à la mettre à l’asile, tandis que la plus jeune pénétrait trop souvent dans son espace vital pour que l’horloger soit à l’aise. Quant à son jeune frère, il ne l’avait même pas connu. Il était d’ailleurs mort depuis, chose qui avait une nouvelle fois, de graves conséquences. Felix sourit pourtant à son frère en guise de salutations. Un sourire bienveillant bien qu’un peu timide mais Harry devait avoir l’habitude désormais. Les deux hommes se connaissaient depuis plus de dix ans, peut-être même quinze. Il se rendit alors qu’il connaissait son jumeau depuis plus longtemps que sa femme et cette pensée le rassurait presque. Un frère vous accompagnait normalement pour la vie.

— Bonjour Harry… Je ne m’attendais pas à te voir ici…

Il repéra son regard sur la tombe de Forel. Il trouvait cela étrange qu’Harry vienne dans ce cimetière mais peut-être y avait-il de la famille aussi. Dans cette direction. C’était improbable mais pas impossible, le hasard faisait après tout bien les choses. Il continua cependant de lui sourire. Il avait l’impression qu’entre eux, depuis cette « révélation », les choses s’étaient améliorées et qu’ils partageaient une relation plus chaleureuse et cordiale. Ce n’était pas pour déplaire à Felix qui était toujours beaucoup trop solitaire et accroché à sa maison.

— C’est vrai que cela fait longtemps… Mais… un cimetière, c’est un peu étrange pour se retrouver, non ?

Il eut un petit ricanement nerveux avant de reprendre.

— Et toi ça va…?

Il voulait être prudent avec sa question, ayant toujours du mal à soigneusement choisir ses mots avec précision pour ne froisser personne. Il savait par ailleurs qu’il avait un don inné pour dire tout ce qu’il ne fallait pas à Harry, bien que ce soit involontairement la majorité du temps. Felix n’avait pas non plus répondu à l’interrogation silencieuse qu’avait eu son frère en regardant la tombe mais l’horloger n’était pas un homme qui parlait sans qu’on vienne le lui demander alors il ne dit rien non plus sur sa présence dans le cimetière. Ce fut alors que Felix aperçut une silhouette familière arriver dans le dos d’Harry et il ne mit pas longtemps à reconnaître Andrew Downcry. Rares étaient les situations où les trois hommes s’étaient retrouvés ensemble. Surtout depuis la fameuse révélation sur le lien de paternité. Quand il n’y avait que son frère, l’ambiance était encore tenable, mais la présence du paternel venait tout ébranler. Harry et lui étaient nés le même jour mais parmi les trois hommes présents devant la tombe de Mr Forel, un seul avait un nom de famille différent. Cela lui laissait l’étrange impression d’être une nouvelle le vilain petit canard de la famille, n’ignorant pas la complicité qu’il y avait entre les deux Downcry. Baissant les yeux puis détournant le regard vers le monument de Blackbough où un homme gigantesque tout de noir vêtu se tenait, il se contenta de dire timidement :

— Bonsoir, Mr Downcry.

Felix n’avait pas encore réussi à l’appeler naturellement Père et il se demandait s’il y arrivait un jour. Pour l’instant il était juste mal à l’aise par la présence du Directeur de Scotland Yard et il commença à se gratter nerveusement le dos de la main. Cependant, une étrange odeur vint déranger l’odorat développé de Felix mais il n’y fit guère attention pour l’instant, se disant que ce n’était qu’une senteur nauséabonde éphémère portée par un coup de vent. Il fut cependant sûrement le premier à apercevoir une forme sortir des fourrés derrière l’homme en noir devant le mémorial de Blackbough. Intrigué, il fronça les sourcils mais ne s’approcha pas plus. Inquiet cependant, il se tourna vers Andrew comme pour capter son regard et l’informer du danger. Il savait que les deux Downcry à ses côtés étaient plus adeptes de ce cas étrange que lui, humble horloger qu’il était. Il sursauta alors quand la silhouette poussa un gémissement plaintif. Guère rassuré dans tout ceci et ayant comme un très mauvais pressentiment, n’ayant guère entendu les rumeurs courant sur Highgate, Felix fit une moue angoissée tout en essayant de se dire que ce n’était sûrement rien, que ce n’était qu’un ivrogne perdu comme un autre. C’était du moins la solution qui le rassurait le plus. Cependant, il ne fit aucun pas en direction du mémorial, c’était d’ailleurs hors-de-question. Il ne voulait pas s’attirer plus d’ennuis qu’il n’en avait déjà eus.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Mar 1 Mai - 11:51



Event n°3 – Howling Night

« BIRDS ARE SILENT FOR THE NIGHT. »

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Toujours en face de son mémorial, Loban se dit qu’il était temps de partir. Tout avait fait avec précaution et minutieusement, il n’y avait donc rien à redire dessus. Les noms étaient gravés, ainsi que les dates, le Home Secretary était plutôt fier de ce qui avait été fait en si peu de temps. Pour une fois que quelque chose avait été vite et bien réalisé… Il ne voyait cependant pas l’intérêt de rester plus longtemps dans le cimetière. La nuit commençait à tomber et Lydess était souffrante à la maison. Il aurait déjà aimé rester à son chevet comme elle l’avait si courageusement à chaque fois qu’il avait eu un quelconque pépin, mais ses obligations de politicien étaient prioritaires à ses obligations de fiancé, à son grand désespoir. Il soupira tristement, enleva brièvement son chapeau pour se recoiffer et se gratter pensivement la tête avant de remettre l’accessoire sur ses cheveux noirs. Il ne devait pas tarder plus longtemps. Il n’était pas encore trop tard, il pourrait toujours acheter des fleurs ou une petite gourmandise à sa chérie. De plus, le cimetière le mettait mal à l’aise. Il ne savait pas dire si c’était les rumeurs qui circulaient sur le lieu ou juste la sensation que foule de regards se posait déjà sur lui.

Il soupira profondément tout en tournant les talons avant qu’une odeur pestilentielle vienne lui assaillir les narines. Il grimaça, la soudaine puanteur se trouvant à proximité. Cela ne sentait pas vraiment la mort mais Loban eut du mal à déterminer ce que cela était réellement. Il eut néanmoins l’impression que cela se rapprocher. Était-ce un chien errant qui ramenait la carcasse de quelque chose ? Non ce n’était pas une odeur de charogne. Immobile et surtout sur ses gardes, le jeune homme eut alors un mauvais pressentiment et préféra rester quelques secondes de plus, histoire d’avoir le cœur net et qu’il ne s’inquiétait que d’un rien. Cependant, la réalité fut tout autre quand un étrange personnage sortit des buissons non loin pour tituber jusqu’au monument flambant neuf. Loban, à seulement quelques mètres de lui, n’eut aucun mal à reconnaître un homme simple. De la classe moyenne ou de la petite bourgeoisie, vu les vêtements qu’il portait. Pourtant, ses blessures étaient étranges. C’était relativement superficiel mais son regard fou ne présageait rien de bon. Sentant les problèmes à plein nez, le Home Secretary baissa tout d’abord égoïstement les épaules tout en poussant un profond soupir, exaspéré par tout ceci. Lui qui ne voulait que rentrer chez lui…

L’homme ne semblait pas être un ivrogne malgré la légère nuance d’alcool de l’odeur qui semblait émaner de lui. Le Lord continua de l’inspecter cependant, sans rien dire ni bouger. Il se demandait même si le fou l’avait remarqué. Ne sachant pas du tout s’il était hostile ou pas, Loban préféra ne pas le provoquer. Doucement, il porta la main sur la garde de son sabre, espérant de toutes ses forces qu’il n’aurait pas besoin de s’en servir. Sinon, il sentait déjà les problèmes venir à plein nez. Il n’avait guère fait attention aux autres personnes présentes dans le cimetière mais il se doutait que ce n’était que de simples badauds venus pleurer leurs morts et qui ne voulait pas se prendre la tête avec un échappé de l’asile de Lambeth. Finalement, Loban s’accroupit doucement vers devant l’homme pour tenter d’en savoir un peu plus. Malheureusement, l’inconnu ne semblait pas être disposé à divulguer plus d’indices par son simple aspect physique. Le Lord se posa alors la question de comment procéder dans cette situation délicate, la diplomatie et la patience n’ayant jamais été des qualités faisant partie de lui.

— De quoi que vous ayez peur, mon brave, vous êtes en sécurité maintenant, calmez-vous…

Loban lui-même ne se trouvait guère convainquant. Soupirant de sa propre bêtise, il insista cependant :

— Comment vous nommez-vous…? Je peux peut-être vous aider…?

Il lâcha alors le manche de son arme pour éviter que l’homme ne le remarque et se mette à paniquer. Il ne voulait pas attirer l’attention des gens sur eux, même si les cris et l’odeur de l’homme s’en étaient déjà sûrement chargés. Il jeta un regard par-dessus son épaule et vit que des personnes les avaient déjà remarqués. Dont Felix Adler qui le regardait déjà. Adler qui semblait être accompagné du père et du fils Downcry. Il soupira profondément. Aucun doute qu’Andrew et Harry l’avaient déjà reconnu. Il soupira alors tout en regardant ses pieds avant de reporter son attention sur l’inconnu, n’ayant aucune autre idée de comment coopérer si l’homme fou était réticent à communiquer. Cependant, la chose la plus intrigante sur lui était ses vêtements de bonne facture et l’absence de blessures vraiment graves. Cela aurait pu être un bourgeois s’étant pris un mauvais coup par des brigands mais cela n’expliquait en rien l’odeur.
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My mouth was a crib and it was growing lies. I didn't know what love was on that day. My heart's a tiny bloodclot, I picked at it. It never heals it never goes away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay. I would have told her then she was the only thing that I could love in this dying world. But the simple word love itself already died and went away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Mer 2 Mai - 16:23


Howling night
Les minutes passaient et doucement le crépuscule s'échappait, le peu de luminosité qui se faisait commençait à devenir gênante. Indianna forçait sur ses yeux pour voir ce qu'elle faisait. Elle avait presque terminé son croquis et voulait le terminer avant de rentrer. Ce petit interlude dans ce lieu lui faisait du bien. Si certains trouvaient les cimetières sinistre et glauque, elle les trouvait chaleureux et apaisants. La verdure de celui-ci était comme un havre de paix dans Londres, cette ville trouble et sombre. Oui, elle préférait ce lieu aux rues puantes de la ville. Lorsqu'elle termina son croquis, avec un peu de difficulté, il fallait bien l'avouer. Elle chercha une pierre assez grosse pour tenir le dis dessins sur la tombe qui l'avait accueilli pour ce moment de sérénité. Quelques autres tombes avaient à un moment ou à un autre a été ornées par ses gribouillis. C'était un rituel quand elle venait ici. Mais il était à présent temps de rentrée, de se remettre au chaud ou du moins à l'abri de la maisonnée Bolton. Un baiser déposé par sa main après l'avoir mené à ses lèvres sur la pierre froide de la tombe. Un petit mot au garçon qui reposait en dessous. Et la voilà remballant son matériel.

Quelques pas sur le sentier qui menait à l'entrée et une odeur désagréable lui venue aux narines. Une odeur familière est à la fois inconnue. Nauséabonde et qui brûle. Son visage avait trouvé à se tordre dans une grimace des dégoûts. Alors qu'elle arriva proche non loin de l'entrée, elle remarqua quelques personnes. Mais n'ayant pas le temps de savoir qui. Un cri affreux attira son attention. Se retournant alors comme le reste de la troupe. Surprise. Un frisson trop connu parcourut son échine. Si... Si c'était encore... Non... Non cet homme, ce lord, avait mis fin à leur agonie... Impossible que cela soit de nouveau une de ses fichues créatures ! Le cœur de la rousse battait fort. Si lors de la précédente bataille, elle avait été forte et courageuse, elle doutait de pouvoir supporter davantage. Et cette odeur de plus en plus présente, de plus en plus enivrante et terrifiante, éreintante même. Indianna se retourna de nouveau vers l'entrée, qu'elle apercevait au loin. Son regard s'abaissa vers la troupe. Mais son cœur battant trop vite, ses yeux se troublant et cette odeur qui semblait à présent arracher ses entrailles. Son nez ne pouvait plus supporter la cadence de sa respiration sa bouche même avait du mal. Sa vue devenait trouble et en une seconde elle se sent alors partir. Laissant son corps et son esprit s'échapper. Son corps heurtant les gravillons. La voilà au sol... Elle, la forte, la si forte et courageuse Indianna, venait de perdre connaissance pour... Un cri. C'était minable ! Que penserait Percy s'il la voyait...
491 mots ⊰ Gif by Tumblr, fiche by Summers

PS : Position initial de Indianna (la tombe du garçon).



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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Dim 6 Mai - 23:28



Event n°3 – Howling Night

« La certitude de n'être pas seul qui console même dans un cimetière. » - Jules Renard

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Le silence de ce cimetière était prompt à la réflexion, nul doute que beaucoup de ceux qui les entouraient aujourd'hui appréciaient ce cadre pour saluer leurs morts. Il était d'ailleurs très étrange de voir autant de monde, alors que le printemps venait tout juste de poindre son nez. Mais c'était le cadet des soucis d'Harry, qui se moquait pas mal que les gens viennent un jour de pluie ou un jour d'été, qu'ils viennent la nuit ou au beau milieu de la journée. Il n'était pas là pour rendre visiter aux morts, mais pour voir comment aller son frère. Rien que penser à ses mots le rendait toute chose, lui qui n'avait jamais eu de lien autre qu'avec son père. Harry n'avait jamais appris à partager, et se dire qu'il devait à présent s'échanger la garde de son père tant aimé le rendait parfois morose. Surtout qu'il devait depuis peu composer à le partager avec une femme, ce qui n'était pas pour arranger les choses.

Autant dire que dans cette étrange situation, la coupe était à la fois à moitié pleine et à moitié vide. Il ne savait pas exactement comment il devait prendre cette nouvelle relation avec Felix, mais ce qui était sûr, c'est qu'il n'était plus question de s'en faire un ennemi. Les jours à venir paraissaient incroyablement sombres, et avoir un allié aussi bien un ami et un frère, ne pouvait qu'être une bonne idée. Il l'avait toujours bien aimé de toute façon, un peu trop peut-être même à l'époque où lui-même se cherchait sans savoir la vérité. Mais de l'eau avait coulé sous les ponts, et même si l'on pouvait à présent dire que son frère jumeau lui avait volé sa fiancé à l'époque, les choses s'étaient faites de telles manières que plus rien n'avait d'importance.

Quand Felix le salua, le vétérinaire eut un petit sourire. Il ne fut pas surpris d'attendre qu'il ne l'imaginait pas ici, évidemment, cela aurait été une trop belle coincidence qu'ils viennent tout deux au cimetière pour la même raison. Harry espérait juste qu'il ne passait pas pour un stalker de l'avoir suivi ainsi dans le lieu des morts. Lieu d'ailleurs bien inhabituel pour se retrouver, comme le souligner l'horloger avant de ricaner un peu. Ce n'était pas un rire très joyeux, comme l'on pouvait s'en doutait dans un tel endroit.

- Moi...? Bah...ça va, j'imagine... et oui, c'est un lieu un peu étrange mais bon, au moins c'est calme, il n'y a pas beaucoup de monde, c'est tranquille... mais toi, comment tu vas ?

Il changea rapidement de sujet quant à son humeur, qui était toujours extrêmement changeante, surtout en ce moment. Les choses faisaient de son quotidien une instabilité évidente, aussi ne souhaitait-il pas s'avancer sur une appréciation de son état général. Il avait toujours été plus doué pour penser aux autres, que ce fut ses animaux ou son petit chirurgien adoré. Quant il eut pointer le caractère reposant du cimetière, il faisait bien évidemment lien avec le fait que Felix n'appréciait pas les endroits remplis de monde, et qu'il connaissait l'anxiété chronique que traverser l'horloger. Aussi était-il content de pouvoir lui parler dans un endroit qui aurait pu être plus propice. Mais au vu de son rire nerveux, il semblait évident que ce n'était pas le cas. Harry s'apprêtait à lui proposer de boire quelque chose chez lui, quand soudainement, leur père -qu'il était étrange de le nommer "leur"- apparu à leurs côtés. Il remarqua alors que sa présence fut comme une étincelle qui renferma Felix dans sa coquille, à l'emploi de "Mr". Si jamais le vétérinaire avait été inquiet de se sentir remplacer, ce n'était pas avec son frère qu'il pouvait l'être. Pour essayer de détendre l'atmosphère, l'immense squelette de deux mètres de haut sourit à Andrew:

- Hey ! Bonjour Papa !

Il s'inquiéta du fait d'avoir été trop familier, en opposition à Felix qui avait été très sobre dans son accueil. La situation avait toujours été tendu lorsque les trois se trouvaient dans un même endroit, non pas vraiment par le principe du triangle, mais plus entre Felix et Andrew. Harry savait cependant qu'il aurait été jaloux s'ils avaient commencer à passer plus de temps ensemble -sans lui. Mais pour faire suite à sa question, le vétérinaire baissa la tête comme un enfant fâché. Il savait que Felix avait eut quelques problèmes avec Scotland Yard également, des choses minimes comparés à lui. Mais l'attaque semblait le toucher personnellement au coeur. Le souvenir sombre de son expédition à la Tour était presque comme une ombre encore sur son sommeil, et il avait arrêté toutes ses fantaisies depuis. Peut-être était-ce une raison de ce qui le transformait petit à petit en fantôme. Ce qui le rendait autrefois si spécial, disparu, le faisait devenir comme tout le monde. Aussi on l'oubliait et le mettait petit à petit dans un coin.

- Et non, tu n'interromps rien, nous n'étions pas en train de comploter quelque plan que ce soit...

En vérité, ils n'avaient pas même eu le temps de parler de quoique ce soit. Harry n'était absolument pas mécontent de la présence de son père, qu'il aimait plus que tout. Mais les choses étaient si compliqués en ce moment, qu'il se surprenait parfois à se sentir si immature. Bientôt la trentaine, et il agissait encore comme un gamin adolescent. Au moins tout paraissait simple à cet époque. La seule chose de difficile qu'il avait eu à gérer, c'était un échec amoureux avec sa demi-soeur -difficile également de s'en rendre compte à présent, et un choix professionnel entre la police et le vétérinariat (pour peu que le terme puisse exister). Maintenant, il se sentait incroyablement vide. Perdu dans une relation sans aucun sens avec un être qu'il aimait profondément, mais dont il ne sentait pas un amour réciproque au même niveau... un frère jumeau sorti de nul part qui venait bouleversé tout ce qu'il s'était passé dans son existence, un père qui avait sa propre vie à gérer à côté. Une situation qui ne cessait de tourner en rond dans la tête du pauvre vétérinaire.

Un silence gêné sembla s'être installer au milieu de toute cette réflexion, tandis qu'un cri déchira le ciel. Harry tourna aussitôt la tête en direction de ce bruit. Au loin, un homme marchait à demi plié, et semblait très mal en point, en direction du Home Secretary. Il sentit Felix avoir un mouvement de recul et il pouvait le comprendre. C'était un homme simple qui menait une existence simple. Mais Harry sentit l'adrénaline couler dans son sang. Il était peut-être le seul du cimetière à avoir une quelconque connaissance médicale. Ce fut alors qu'il sentit l'odeur, immonde, terrible, croulante le long de l'échine et pénétrant le corps comme un poison. Le vétérinaire se couvrit le nez avec la main, pour tenter de mieux respirer, quel enfer. Si cet infâme senteur venait de cet homme, alors on pouvait tout aussi bien le considérer comme mort. Curieux et cependant inquiet pour Lord Renfield qui se trouvait au mémorial, Harry oublia en très peu de temps la mise en garde de son père. Il posa la main sur le bras de Felix, le regardant d'un air confiant, pour le rassurer sur tout ce qui allait se passer, qu'il ne se sente pas abandonné et courut en avant le premier pour atteindre Loban.

- Lord Renfield, que se passe-t-il ? Est-ce que je peux vous être utile ? Il ne peut y avoir coïncidence sur cet odeur... (il se retourna très vite vers l'individu et s'agenouilla près de lui)... est-ce que je peux vous ausculter pour savoir si vous êtes blessé ?

A croiser son regard, Harry eut un mouvement de recul et se redressa pour rejoindre Loban en quelques pas arrière. Il tourna la tête vers lui, inquiet et silencieux.

©️ plumyts 2016


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Never leave me at my worst?

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We all get what we deserve
Tell me do I have your word?
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EVENT N°3 - HOWLING NIGHT

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