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EVENT N°3 - HOWLING NIGHT

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Je n'aime pas me décrire...mais on me dit quelqu'un de gentil, tolérant envers beaucoup de choses; et il est vrai que le Seigneur m'aide à voir le bien dans le cœur de tous. Cependant, cette même capacité me rends aux yeux des gens très fanatique et naïf. Je n'avais jamais vu les choses sous cette angle, mais il faut croire que les gens ne voient en moi qu'un pasteur de pacotille. S'il y a une facette de moi que j'apprécie particulièrement, c'est le fait que je sois quelqu'un de très romantique ! Même si tout le monde préfère dire que je suis quelqu'un de niais...mais ne croyez pas que je sois stupide, car il m'arrive d'être très fier et impulsif. Je ne suis pas très courageux, mais je ferai toujours de mon mieux pour protéger les gens que j'aime, comme mon petit frère. J'ai aussi une profonde attirance pour les rousses. On me surnomme Quasimodo à cause de mon apparence quelque peu trapu -et certes poilu bien que blond, par opposition à la magnificence de mon frère.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 7 Mai - 23:34



Event n°3 – Howling Night

« Cette histoire va prendre fin au cimetière, comme toutes les histoires. »

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Le soleil glissait lentement en dessous de la vision mortelle, rendant la luminosité rougeoyante du début, presque d'un sombre carmin bleuâtre. Dans un moment pareil de sérénité, Jonathan aurait voulu donner beaucoup afin de ne pas être accompagné, de pouvoir s'asseoir sur le banc en si douce compagnie. Il se surprit à rougir bêtement comme un idiot, alors qu'elle ne faisait que lui dire bonjour, l'admirant hésiter d’appellation face à la présence d'autrui. La pasteur se souvenait pourtant encore très bien de toutes les fois où sa voix avait prononcé son prénom. Mais ce n'était pas le plus important aujourd'hui, car il avait du travail à effectuer pour le compte des belles âmes disparues. Il fallait parfois savoir mettre sa vie privée de côté afin de parvenir à terminer sa quête en toute quiétude.

Cela ne le dérangeait pas, ses pensées lui murmurèrent naïvement qu'il la retrouverait en d'autres occasions, et que ses frêles épaules souhaiteraient rapidement retrouver le confort d'une potentielle nuit sous un toit, avec la venue de la nuit. Il était de ces moments de paix absurde, de situation parfaitement normal où tout semblait sortir d'un parfait roman d'amour. A ces instants là, l'idiot qu'il était songeait à tout, mais point à la vérité. Elle faisait beaucoup trop mal. Celle-ci pourtant vint le frapper sans attendre, quand la jeune femme déporta son regard derrière sa haute épaule, afin de saluer d'un petit sourire son collègue fossoyeur; prononçant, sans aucune honte d'ailleurs, son prénom en guise d'accroche.

N'y avait-il donc rien qui pouvait le faire rester sur son petit nuage sans toujours le faire tomber ? Il était évident qu'elle connaissait d'autres hommes, et que celui-ci n'était peut-être qu'un ami. Mais aussitôt son petit conte mental empoisonnée, sa naïveté partait au galop, et il ne lui semblait désormais plus possible que cela fut autre chose qu'âpre pêché. Jonathan était peut-être un enfant stupide, beaucoup trop rêveur et romantique pour ce monde; mais il était également le pasteur de Whitechapel, dont l'âme et l'honneur étaient tenus au secret professionnel de tant de confessions. Il savait être aigre quand l'humeur s'y prêtait.

Presque désabusé, son regard se porta à l'horizon du soleil, tandis que ses mains se croisèrent dans son dos. Dans une attitude presque protocolaire, il ne remarqua pas n'avoir pas même répondu à la question de Lucy, presque rhétorique dans une situation pareille. Son tendre sourire avait disparu, à son grand regret, porté à présent par la tristesse de l'ironique instant. Même s'il avait voulu lui répondre, il n'en aurait pas eu le temps, car déjà une tornade colorée tournait autour d'eux, s'emparant presque de Lucy dans une voix extatiquement féminine. Jonathan eut un mouvement de recul face à cette enthousiasme soudain venant de nul part. Il aurait pu avoir un sourire si son humeur n'avait pas déjà été drastiquement éteint avec l'astre solaire. L'honnête pasteur finit juste par se retourner vers le fossoyeur, ne souhaitant pas davantage croiser son regard. Non pas qu'il s'estimait en grande amitié avec lui, mais il aurait aimé pouvoir le compter parmi ses bonnes connaissances. Mais comment nommer désormais l'émotion qui le rongeait de l'intérieur, qu'il essayait désespérément de faire taire par cette droite cambrure et son visage presque neutre ? Il voulait retourner dans son petit monde intérieur, et il n'y avait rien de mieux que la prière pour cela. Après tout, il n'était venu que faire une inspection de tombes libres.

- C'est bon, on peut commencer le tou...

Ce ne fut pas l'odeur qu'il sentit en premier, mais bien ce cri transperçant les bois. Tournant à l'origine du son, il vit quelques ombres se mouvoir à travers ceux-ci, mais ne put rien distinguer de plus. Les feuillages des arbres, renaissant avec le printemps, se faisaient beaucoup trop denses pour pouvoir voir quoique ce soit. Par contre, ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention du pasteur, fut la marche pénible d'une jeune femme qui semblait vouloir rejoindre l'entrée. Avec elle, vint alors l'étrange odeur qui fit grimacer Jonathan. Ce dernier n'avait pas un odorat particulièrement sensible, mais qui pouvait donc lutter contre cet infâme fragrance qui asphyxier la gorge ? La jeune femme s'avançait toujours en leur direction, le torse toujours plus en avant, pour finalement s'effondrer sur le sol. Jonathan n'était pas de ceux qui passaient leur chemin face à un accident, et plaçant un mouchoir sur sa main pour avancer, il se dirigea sans attendre quiconque vers l'individu. Son premier réflexion fut de la placer sur le dos, redressant son corps pour l'asseoir sur le sol. Il lui tapota le dos et les joues, essayant de la faire reprendre conscience comme il pouvait. Pour un pasteur, sa plus grande honte était de ne pas avoir la moindre connaissance médicale pouvant aider à la réanimation.

- Mademoiselle, vous êtes souffrante ? Respirez dans ce mouchoir, cela devrait vous aider, s'il vous plait.

Il sortit un deuxième mouchoir de sa poche -en ayant toujours trop à disposition, et le posa sur la bouche de la jeune femme indisposée. Ses mouchoirs sentaient toujours bon la lavande, et pouvaient bien aider en de pareilles circonstances. Serrant les poings, Jonathan se sentit cruellement impuissant à l'instant précis. Ce cri dont il ne savait rien, pouvant provenir d'une autre victime. Cet odeur insupportable qui commençait à se faire de plus en plus forte. Cette jeune femme, dont il ignorait que son nom était Indianna Peters, auquel il ne pouvait que vaguement venir en aide. Et plus loin là bas, vers l'entrée, une conversation auquel il ne souhaitait déjà plus prendre part. Il ne fallait pas chercher bien loin le fait qu'il n'ait que peu d'amis. Avoir Felix Adler parmi ses amis les plus proches en disait déjà beaucoup.  

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i won't say i am in love
"Lune. Avant, que le jour ne vienne. ✻ Entends, rugir le coeur de la bête humaine. C'est la complainte de Quasimodo qui pleure, sa détresse folle, sa voix, par monts et par vaux s'envole, pour arriver jusqu'à toi. Lune, veille sur ce monde étrange qui mêle sa voix au chœur des anges."
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Mer 9 Mai - 10:37



Event n°3 – Howling Night

« Avril 1892 »

Cimetière de Highgate
La gêne que Lucy ne s’expliquait pas, et qui lui avait fait baisser les yeux devant Jonathan, fut en un instant balayée par la surprise d’entendre son propre prénom hurlé en présence du pasteur. Sans doute un tel enthousiasme ne venait pas du mélancolique gardien de cimetière ; de plus, la voix était trop fluette ; à la vérité, l’inconscient de la prostituée avait déjà reconnu la seule personne de son maigre entourage capable d’un tel élan de frénésie en plein cimetière, au nez même d’un homme d’église, au mépris de toutes les conventions sociales et religieuses des chrétiens anglais. Mais son esprit déjà troublé ne semblait pas vouloir assimiler cette improbable vérité ; pourtant on ne pouvait guère s’y méprendre ; la petite silhouette noire, coiffée de dreadlocks, qui la saluait d’un large sourire et d’un frénétique battement de mains, était bien son amie Callisto. Et Lucy, à peine remise de la rencontre fortuite de Jonathan qui lui causait un plaisir certain, malgré l’embarras de trouver Dick près de lui, accusa le choc en recevant la petite tornade contre sa poitrine. Toujours décontenancée par la proximité que Callisto mettait dans ses échanges, elle qui avait la tendresse de la glace, elle tenta de reprendre contenance assez vite, un peu secouée par l’affection toujours un peu brutale de son amie.

A peine la prostituée avait-elle repris un souffle à la régularité toute relative, les yeux toujours baissés, n’osant plus du tout regarder le pasteur à présent, embarrassée par une étrange chaleur montant à ses joues pâles, que Callisto l’apostropha avec cette gouaille qui la caractérisait, largement suffisante pour combler les silences de la trop morne Lucy. Comme elle lui parlait de sa robe, expliquant qu’elle comptait offrir le même modèle à la catin rousse, l’intéressée leva les yeux sur la tenue de la petite danseuse, et ne put empêcher un sourire amusé d’étirer ses lèvres fines, malgré l’affreux malaise de se retrouver avec Jonathan au milieu de cette loufoque et improbable situation. Car, en regardant la robe de Callisto, et en s’imaginant vêtue ainsi, il y’avait de quoi faire sourire la plus triste des âmes ; la robe était sublime pourtant ; sa blancheur immaculée réhaussait la peau d’ébène de la brésilienne, les motifs fleuris ornaient magnifiquement la pureté du tissu de par leurs teintes vives. Et ce décolleté plongeant, cet amas de dentelles, cette longueur de jupe, indécente pour la société anglaise, qui tombait à mi- mollet, manquait bien trop de discrétion, même pour une prostituée. Pourtant ses atours seyaient parfaitement bien à ce petit corps lascif, qui appelait à la sensualité et aux plaisirs.

Le sourire de Lucy disparut bien vite toutefois. L’échine courbée sous l’ombre imposante du pasteur, elle n’était certes pas persuadée qu’il trouvait aussi amusant qu’elle l’idée qu’elle se promène dans les rues dans une tenue aussi inappropriée à la société victorienne et à l’Eglise. Et puis, la fille de joie devait bien admettre qu’elle était bien mal à l’aise de ne pas se trouver seule avec Jonathan ; elle appréciait certes Dick, et il était indéniable qu’elle aimait beaucoup Callisto. Mais elle aurait préféré ne pas les rencontrer en présence du pasteur ; Dick parce qu’il personnifiait l’image du client, clé de voûte du travail de Lucy, auquel l’homme d’église préférait ne pas penser, et dont il n’avait sans doute qu’une idée abstraite. Callisto parce que son naturel fougueux, un peu trop enthousiaste ainsi que son paganisme risquaient de décontenancer Jonathan. De plus, la prostituée n’avait jamais évoqué le pasteur en présence de son amie. Elle connaissait par trop sa malice et redoutait sa taquinerie. Soudain, elle espérait que son embarras soit passé inaperçu aux yeux de la petite danseuse, et par-dessus tout, elle espérait vivement que Callisto n’évoquerait pas sa religion en présence du Révérend Williams. Pour sûr, Jonathan serait fâché contre Lucy, car il croirait sans doute qu’elle se détournait de l’église pour vouer un culte à des idoles païennes, ce qui n’était nullement le cas. A la vérité, la fille de joie se moquait pas mal des croyances de son amie. Elle avait bon cœur et lui insufflait un peu de sa joie immense, et c’était pour elle ce qui comptait. De plus, elle estimait qu’une prostituée n’avait pas à juger de la morale ou des pensées religieuses des autres. Aussi, bredouillante, répondit-elle à son amie :

- Bonjour…Ca va oui…Je me promenais, voilà tout…Elle est très belle…Mais tu sais…Elle te va très bien…A toi…Je ne crois pas…Avoir le physique pour porter une robe aussi…Colorée…

Lorsque Lucy prit enfin son courage à deux mains et leva les yeux vers le pasteur, elle s’aperçut soudain qu’il s’était légèrement reculé. Son charmant sourire s’était éteint, et la prostituée ne voyait plus dans ses yeux d’azur clairs l’étincelle de joie qu’elle croyait avec délices avoir aperçue lorsqu’il l’avait saluée. Il semblait triste, ou bien contrarié. Peut-être même les deux. Toujours d’une extrême politesse, il n’avait même pas pris la peine de répondre à la jeune rousse. Sans doute avait-il freiné dans son élan par l’impétueuse tornade qui s’était imposée sans ménagements. Lucy, par politesse, s’apprêtait à prendre la parole pour lui présenter la petite danseuse, souhaitant aussi, en indiquant son métier, prouver à Jonathan qu’elle n’était pas une comparse d’infortune. Mais il se retournait déjà vers Dick. S’ils étaient là tous les deux, ensemble, le pasteur en habits sacerdotaux, c’était sans doute pour un mort. Le regard triste tout à coup, Lucy s’apprêtait à laisser les deux hommes vaquer à leurs occupations, ne sachant que faire pour retenir Jonathan, n’était pas même sûre d’en avoir envie. Rien n’aurait fait plus plaisir à la fille de joie que de se retrouver en compagnie du pasteur ; mais ici, avec d’autres, toute la magie semblait s’envoler. Leur relation n’était belle que sous le sceau du secret, et de l’intimité de leurs solitudes respectives.

Aussi allait-elle proposer à Callisto de s’en retourner, lorsqu’un cri perçant déchira l’atmosphère pesante qui planait lourdement entre les quatre protagonistes. Lorsque Lucy leva vivement les yeux vers l’endroit d’où l’atroce hurlement semblait sorti, elle aperçut une frêle silhouette rousse qui s’approchait d’un pas incertain. Une odeur vint la prendre directement à la gorge, une odeur atroce surtout parce qu’elle était indéfinissable. Car il fallait une odeur bien insupportable pour incommoder plus que de raison une fille des rues. Ni les effluves âpres de la crasse ou du stupre ne lui auraient ainsi retourné l’estomac. L’odeur était semblable à celle de la mort, en plus aigre, plus violente, plus envahissante. Jonathan, avec une instinctive rapidité, s’approchait déjà d’une de la jeune femme qui s’était effondrée non loin d’eux, avant même que Lucy n’ait assez repris ses esprits pour décider d’aller au secours de la jeune évanouie.

Aussi, sans réfléchir davantage, elle se retourna vers son amie, la saisit par la main, voulant l’entraîner à la suite du pasteur vers la victime rousse qui gisait au sol. Car elle savait trop que Callisto ne manquait pas de courage et n’aurait pas hésité à porter secours à une jeune fille en détresse. D’autant que les mixtures qu’elle concoctait, et les objets qu’elle traînait partout avec elle, en sa qualité de prêtresse vaudou, pourraient peut-être être de quelque utilité.

S’approchant soudain, se mettant à genoux à côté du pasteur qui tentait de faire réagir la demoiselle en lui appliquant un de ses mouchoirs qui sentaient la lavande, son odeur à lui, Lucy eut un choc. Elle ne connaissait que peu de monde à Londres, et ils semblaient s’être tous réunis ce soir au cimetière. Car c’était bien Indianna, la courageuse petite rousse qui n’avait pas hésité à risquer sa propre peau pour sortir la prostituée du pétrin dans lequel l’avait une fois encore fourrée un ivrogne. Aussi, la reconnaissant, la fille de joie sortit de sa torpeur et de son silence, pour s’adresser au pasteur et à Indianna en même temps, qu’elle ne regardait pas, toujours fixée sur la très jeune fille gisant les yeux clos sur l’asphalte de l’entrée du cimetière :

- Je la connais !! Indianna !! Indianna !! Qu’as-tu donc ? C’est la vue du sang qui lui fait ça !! Mais elle ne semble pas blessée !! Indianna !! Allons, réveilles toi !! Qu’as-tu ? Tu as vu quelque chose ? Tu sais d’où vient cette odeur ? Indianna !!

Il était inutile d’invectiver ainsi une personne inconsciente. Lucy le savait très bien, et elle tentait de rester calme malgré une panique sourde et instinctive qui commençait à monter à sa gorge. Car Indianna n’était pas blessée. Son inconscience avait sans doute était provoqué par quelque chose qu’elle avait vu, et non qu’elle avait subi sur elle-même. Et ce cri, abominable, n’avait de toute façon pas déchiré le crépuscule pour une égratignure ou quelques gouttes de sang. Et cette odeur, insupportable, embaumait l’air déjà pesant, semblant annoncer les prémices de quelque sordide aventure, et, les yeux remplis d’un mauvais présage, Lucy jeta un regard à Jonathan et à Callisto, l’air profondément inquiet.

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Emploi : Détective (aurait pu être rentier, mais c'est pas un métier et c'est ennuyeux!)
Informations : -1m77 (5’’81), 78 kg (172 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne.
-Lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Ven 11 Mai - 0:14



Event: Howling Night

 Dans les cieux… l'astre luit…

 
Cimetière Highgate, 1892


Un moment de communion avec ses chers disparus, ça se respecte. Devlin eu un oeil en coin, observant l'expression de la jeune femme.
Alyson avait le visage de ceux qui souriaient aux anges. Le regard plongé vers le passé, ainsi rendait-elle hommage à ses parents? En replongeant dans les moments agréables qui ont fait son enfance?
Elle avait grandi dans la pauvreté, ça, il le savait. Mais quel avait été son passé? Il ne lui avait jamais vraiment posé la question.
Non pas qu'il s'en moquait éperdument… du moins pas systématiquement… mais parfois, certaines personnes avaient vécu des drames terribles et ne souhaitaient pas se les remémorer, encore moins les raconter.
De toute évidence, elle n'avait pas si malheureuse que cela. D'accord, elle avait été dans le besoin, et elle l'était encore aujourd'hui, mais il ne s'agissait que d'un besoin d'ordre matériel. La voir sourire ainsi était une preuve qu'elle n'avait pas manqué d'affection aux côtés de ses père et mère.

Il se souvint de ce qu'elle lui avait dit avant qu'elle ne découvre le cadeau qu'il lui faisait.
La peur? La peur était omniprésente. Il espérait juste que, si danger il y avait, il ne serait pas trop grand. Sa propre sécurité lui importait peu: il était une tête brulée, le genre d'être complètement fou qui estime que si sa propre vie permettrait de sauver un innocent, alors cela valait la peine de la mettre en jeu.
Il redoutait surtout un danger trop grand pour Alyson. L'espace d'un instant, il regretta de l'avoir emmenée. Un instant court, mais présent, qui ferma son visage.
Il n'avait même pas jaugé le danger. Celui-ci pouvait être inexistant ou réel… ou quelque chose entre ces 2 extrêmes.
Il espéra s'être trompé.

Hélas, une odeur désagréable commença à se faire sentir.
D'abord imperceptible, elle empli rapidement l'air, effroyable!
Devlin avait une certaine sensibilité de l'odorat, ayant travaillé ses sens dans le but de repérer les indices lors des enquêtes. Tel un parfumeur, il s'était livré à de longues heures d'exercices lui permettant de capter un parfum subtil mais inhabituel sur un lieu d'enquête.
Là, ses sens se retournaient contre lui. L'odeur immonde prenait des allures de tortures!
Elle s'insinuait en lui, lui agressant les narines, la gorge, lui piquant les yeux, lui donnant le tournis.
Il se mit à tituber en plaquant sa main contre sa bouche et hoquetant.
Tandis que son estomac se nouait, seul un arbre proche l'empêcha de tomber à terre.
Une quinte de toux digne d'un être aux ultimes stades de la tuberculose le prit, si forte qu'il n'entendait même pas un cri lugubre dans le lointain.

Frénétiquement, il fouilla une poche pour en extirper un parfum qu'il gardait sur lui lorsqu'il devait inspecter un cadavre.
Un cadavre! Devlin aurait donné cher pour en avoir un sous la main à cette minute afin de s'enivrer de son doux parfum!
Il parvint en asperger le mouchoir, les quintes de toux lui coupant les jambes.
D'un geste brusque, il lança le mouchoir fortement parfumé au visage d'Alyson.
Respirer le flacon, s'anesthésier le nez! Il tomba assis, adossé à cet arbre qui lui garantissait un peu de dignité.
Il aspergea sa manche gauche et se la plaqua sur le nez en parvenant, non sans difficulté à dire:

-Je n'ai… pourtant… pas cuisiné!

Il rigola de sa plaisanterie dont on ne comprenait vraiment le sens que lorsqu'on avait gouté aux talents culinaires du détective. Chose que sa domestique, Effie, avait fait… avant de lui interdire tout usage d'un ustensile de cuisine, et ce jusqu'à sa mort! Après, elle n'aura cure du nombre de gens qu'il tuera avec ses ragouts!

Il leva un regard vers la jeune femme, inquiet pour sa santé, essayant de rassembler ses forces pour se relever.


 
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London Rhapsody
Devlin S. - Level 42

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Ven 11 Mai - 21:07


Event : Howling Night

Cimetière de Highgate, Avril 1892

Alyson finit par se retourner vers Devlin, au moment où une odeur infecte se propageait autour d’eux. La jeune femme plaça directement sa manche sur son visage, tentant de limiter au maximum la conquête d’un parfum assassin. Ce n’était pas une odeur de mort, de cadavre, c’était pire que tout cela. Plus agressive, plus aigre. Le genre de sensation d’étouffement alors que personne ne vous tient la gorge. Elle vit Devlin tituber, il semblait à deux doigts de défaillir. Alyson vivant dans les charmantes rues de Southwark, était assez habituée aux mauvaises odeurs. Elle se doutait qu’elle en était clairement moins affectée que le pauvre détective, mais tout de même, elle ne pouvait prétendre pouvoir l’ignorer. Fermant les yeux, la jeune femme tenta de rassembler ses esprits pour y faire abstraction.

Soudain, un cri retentit et lui glaça le sang. Elle regarda vivement autour d’elle, cherchant la provenance de ce cri, elle aperçut plus loin Loban Renfield, semblant s’occuper d’un homme qu’elle ne connaissait pas. Loban Renfield ? Etait-ce réellement un hasard qu’il se retrouve le même soir que Devlin Stanton au même endroit ? Et puis il y avait pas mal de monde ce soir au cimetière…
L’odeur enivrante l’empêchait réellement de réfléchir correctement et de pousser sa réflexion à terme. Les effluves de cette puanteur indescriptible semblaient neutraliser tous ses autres sens, produisant les mêmes effets qu’une paralysie maléfique. Et toutes ses interrogations étaient tournées vers la source de cette odeur, et sur la manière dont elle avait pu être déclenchée si soudainement.

Devlin lui envoya au visage un mouchoir parfumé qu’elle reçut comme un miracle. Elle le vit s’écrouler contre l’arbre, vraiment mal en point. Alyson, soudain plus inquiète pour lui, s’agenouilla auprès de lui, juste à temps pour entendre sa plaisanterie de mauvais goût. Tout sentiment de compassion ou d'inquiétude qui avait pu habiter la comédienne quelques secondes plus tôt, s'évaporèrent instantanément. Comme un réflexe, la comédienne ne put s’empêcher de lui donner un coup dans le bras. Non mais vraiment ? Etait-ce le moment ? Elle le fusilla de son regard aussi meurtrier que pouvaient le lui permettre ses yeux clairs. Il avait cette manie follement agaçante de faire des remarques qui n’avaient pas lieu d’être. Autant Alyson pouvait apprécier son côté décalé par certains moments, autant, cette habitude pouvait donner à la jeune femme des envies de meurtre. Toujours alerte, elle resserra sa main sur le cadeau de Devlin, par précaution.
Son regard balayait les environs, deux autres personnes avaient rejoint Loban Renfield, qu’elle ne connaissait pas non plus. Mais que se passait-il ici bon sang ? Ce qu’Alyson détestait par dessus tout était de se retrouver devant une situation incompréhensible.

Sentant alors un mouvement de Devlin, la jeune femme le précéda et se releva pour l’aider à se mettre sur pied.

- Ce que vous pouvez être sensible… fit-elle, moqueuse. Peut-être maintenant pouvez vous m’expliquer ce qui se passe au lieu d’user d’idiotes plaisanteries ?

Cette légère amertume dans le ton témoignait de son agacement quant au caractère qualifié d’irresponsable selon la comédienne.
La cause de cette odeur avait forcément une explication rationnelle. Forcément. Et puis d’où venait-elle précisément ?Il ne pouvait en être autrement. Ce ne serait certainement pas un infecte parfum surgit de nulle part qui allait convaincre Alyson de l’existence de vampires. Elle regretta soudain d’être venue, dans quelle histoire abracadabrantesque de Devlin allait-elle se retrouver encore ? Sûrement quelque chose de parfaitement rationnel, mais que la panique aura transformé en cause mystique.

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 14 Mai - 5:06



Event n°3 – Howling Night

« You just might see a ghost tonight » - Emperor's New Clothes
Panic! at the Disco

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Avant l’odeur et avant le cri, qui attiraient maintenant l’attention des visiteurs du cimetière, Lord Sawyer avait senti de désagréables frissons parcourir son échine et il s’était mis à trembler de peur. Si son jeune maître n’avait pas été préoccupé par la présence de la jeune femme rousse, du pasteur ou encore par la venue de cette autre femme à la peau foncée, il aurait certainement remarqué le malaise de son compagnon canin et peut-être aurait-il pu prévoir la suite des événements… Mais il n’en fut rien…

Sursautant, le jeune gardien du cimetière détourna le regard de celui du pasteur pour le diriger dans la direction du terrible son. Instinctivement, il s’était rapproché de Lucy; peut-être pensait-il ainsi la protéger d’un quelconque danger, alors que Jonathan se précipitait vers une autre jeune femme rousse qui tombait à ses pieds, sans connaissance. La déesse de Dick s’éloigna de lui, s’élançait à son tour vers la malheureuse au sol, affirmant même la connaître alors qu’elle regardait successivement Jonathan et Callisto.

Pendant une fraction de seconde, la plus grande préoccupation de Dick ne fut pas que quelque chose d’étrange se passait entre les grilles de son cimetière et que plusieurs personnes étaient peut-être en danger… Non… Pendant cet infime partiel de temps, le jeune homme sentit son orgueil être piqué au vif alors que Lucy l’ignorait dans ce moment d’inquiétude. Il était invisible à ses yeux… Ses magnifiques yeux… Après tout, il ne devait être qu’un client comme les autres alors que Jonathan et Callisto étaient des amis… De véritables amis…

Se ressaisissant, Dick jeta un regard à Lord Sawyer qui reculait, la queue entre les jambes, vers la cabine que le pasteur et lui avaient quittée plus tôt. Si son fidèle compagnon craignait ce qui se terrait au fond du cimetière, cela ne présageait rien de bon. « Il ne faut pas rester là… » S’exclama-t-il soudain avant de poursuivre : « … Monsieur, nous pouvons l’allonger dans ma cabine, près de l’entrée… » La voix du fossoyeur était calme alors que son chien commençait à s’énerver de plus en plus. « … Lord Sawyer, calme-toi… »…


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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 14 Mai - 6:56



Event: Howling Night

« Demons dreaming, breathe in, breathe in… »

Cimetière de Highgate, 1892

Ah! Lucy! Pas moyen de la faire changer ! Toujours à vouloir passer discrètement ! Cette façon de prétendre que les belles couleurs lui siéraient mal fit rire la prêtresse aux éclats !
-Tu as fini dire bêtises plus grosses que toi? Ça va être magnifaïque sur toi, ma chérie !
Il n’y avait rien d’équivoque dans le « ma chérie » qui était plus une marque d’affection amicale qu’amoureuse. Callisto avait, un an auparavant eu un vrai coup de foudre pour la jeune femme, mais avait compris que celle-ci aimait les hommes et s’était faite une raison.
La Brésilienne ayant un caractère solide, elle n’en avait pas faite une dépression: ça arrivait, il n’y avait pas de mal.

Elle ressentait une certaine tension chez son amie, mais elle savait ne pas en être la source. Certains... beaucoup de Blancs avaient du mal à être en présence de Negres, mais Lucy n’en faisait pas partie.
Non, il y avait quelque chose d’autre... quelque chose qui semblait plus se rapprocher des 2 hommes que la jeune femme regardait tour à tour avec une gêne assez peu dissimulée, le pasteur lui semblait également pas très à l’aise. Étonnant pour quelqu’un qui devait sûrement énormément officier ici pour les enterrements qui n’étaient pas rares en cette ville.
regarda un instant les 2 hommes qui se tenaient là et fit un petit signe de main en bougeant rapidement des doigts
-Salut!

C’était dit d’un ton joyeux, presque enfantin, Callisto ayant, au naturel, un léger côté lolita par son excentrique comportement, faussement innocent.
On l’a sous-estimait dans sa négritude, dans son langage qui l’a faisait passer pour plus bête qu’elle ne l’était réellement et dans son attitude un peu gamine espiègle qu’elle rangeait précieusement dans le placard de son être lorsque l’heure du numéro ou de la prêtresse sonnait.

Le cri plaintif et atroce semblant surgir des bois l’a fit hoqueter.
Mettant immédiatement la main dans les plis de sa robe, elle saisit son couteau, sans l’exhiber pour autant, le visage marquant totalement sa surprise, le cœur battant dans sa poitrine. Qu’est-ce que c’etait?
Une puanteur innommable se mit à l’agresser, la coupant dans ses pensées. Elle subit l’assaut en se bouchant le nez et respirant lentement par la bouche. Réflexe qui n’annulait pas complètement l’odeur méphitique qui emplissait le cimetière, mais cela en diminuait assez la tension pour être supportable.
Elle avait connu l’esclavage, la promiscuité des navires, la puanteur, elle savait gérer, même si celle-ci était inédite dans sa nature autant que dans son intensité.

Non loin, une jeune femme s’ecroula. Callisto n’eut pas le temps d’en dire « il serait probablement de bon aloi d’aller porter secours à cette âme en détresse qui semble avoir sombré dans les vapeurs opaques de l’inconscience » que Lucy l’avait déjà saisie par la main et entraînée à sa suite.
Certes, jamais Callisto n’aurait dit une phrase aussi recherchée alors... peu importe qu’elle n’en eu pas le temps!

Lucy semblait connaître la jeune évanouie. Indianna ? Ce nom semblait légèrement familier à l’artiste de cirque. Sûrement sa rousse amie en avait déjà parlé.
Déjà le pasteur tentait de faire respirer un mouchoir à la jeune femme. Chose pas très efficace s’il s’agissait là d’un simple mouchoir juste parfumé.
La détresse de Lucy semblait sincère. Callisto lui tapota la joue d’un geste qui se voulait rassurant avec un petit sourire avait de s’agenouiller et saisir délicatement le poignet de cette Indianna.
Le pouls parla.
-Pas avoir peur, Lucy. Elle juste évanouie : pouls régulier, pas pâleur trop... ça pas grave. Toi! Être Creuseur de Tombes, non? Toi connaît ici, donc? Avoir eau? Ça bonne idée porter elle: elle risque dormir quelques minutes. Pasteur! Pas appuyer mouchoir: juste poser devant narines. Sinon, diminuer air.

Heureusement, le pasteur semblait assez délicat pour ne pas appuyer au point d’obstruer les voix respiratoires.
Elle s’adressait à Dick puis à Jonathan en le regardant de simples mouvements d’yeux, sans que son visage ne sorte de l’axe de celui de l’inconsciente. Sa voix était un peu plus ferme, plus sérieuse, mais pas chargée d’autorité.
Lui aussi semblait étrange. Il se passait quoi, là ?



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Dis-moi ce que tu désires, je te dirai ce que j’exige!
Callisto. ©️ by anaëlle.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 14 Mai - 22:48



Event n°3 – Howling Night

« the rest of the dead will not be respected »

16 avril 1892.

Le Soleil continuait de descendre mais c’était tout juste si vous l’aviez remarqué, ainsi préoccupé par les évènements qui se déroulaient autour de vous. Et pourtant, ils étaient peu nombreux. Seulement l’arrivée d’un homme qui semblait embaumer tout le cimetière de sa douce odeur de putréfaction. Ce parfum avait réussi à faire faiblir certains d’entre vous, accaparant l’esprit altruiste des autres, tandis que la légère brise ne faisait que transporter cette odeur dans les narines de tous. Certains d’entre vous d’ailleurs avaient déjà quitté le cimetière, rebutés par le dégoût olfactif dont ils étaient assaillis. Mais vous, vous restâtes. Pourquoi ? La plupart pour aider ceux qui avaient failli, d’autres trop près de l’âme en peine, les derniers, à mi-chemin entre les deux. Le fait était que vous ne vous aventuriez pas tant que cela, ne faisiez pas le premier mouvement. Paralysés par la puanteur, peut-être ? Trop suspicieux de cet intrus que personne ne semblait connaître ni d’Ève ni d’Adam. Cela était sage, d’un premier point de vue, bien que terriblement égoïste que d’aider ses proches tout en ignorant d’illustres inconnus. Cependant, le Home Secretary, le plus proche de l’épicentre de l’odeur fétide, lui posa quelques questions basiques et élémentaires.

L’homme, pour ceux suffisamment près pour le voir et l’entendre, avait un regard visiblement implorant tandis qu’il regardait le visage juvénile de celui devant lui. Ensuite, ses yeux emplis d’une certaine folie, semblaient chercher un endroit où se poser mais en vain. Ses pupilles se posèrent sur chacune des silhouettes visibles, ses lèvres paraissant chercher leurs mots, bien qu’aucun son n’en sortît. Finalement, il sortit de son mutisme mais l’ampleur de l’odeur sembla s’intensifier au fur et à mesure des secondes :

— Je… Je ne sais plus qui je suis… Je… Aidez-moi, monsieur… Je… Mon nom… Je crois que… Je crois que je m’appelle Jonas… Harper… Quelque chose comme ça, oui… Je… Je me souviens… de papiers… C’est tout ce dont je me souviens vous devez me croire ! Et ce sang, oh tout ce sang...!

Il eut un hoquet d’effroi et se recroquevilla sur lui-même. Il vit alors un homme aux cheveux poivre et sel, non loin d’un homme plus grand que celui qui se tenait devant lui, flanqué d’un personnage pâle aux cheveux noirs. Ce fut le plus vieux des quatre qui retint son attention et, titubant et trébuchant, heurtant ses genoux sur le sol poussiéreux. Arrivé à leurs pieds, il attrapa le bras du cinquantenaire et planta son regard fou et misérable dans ses yeux.

— Vous ! Vous êtes de la police ! Je vous en prie, aidez-moi ! Je… Aidez-moi… Je vous en supplie…!

Une atroce grimace de douleur lui déforma le visage. Il lâcha à contrecœur, trainant ses ongles sur l’avant-bras d’Andrew Downcry avant de s’écrouler complètement à terre. Il commença à gémir de nouveau, avant de se tenir le ventre d’une main tout en grattant l’herbe de l’autre.

— J’ai… J’ai mal… Je vous en supplie…

Ses gémissements de douleur devinrent de plus en plus sonores, la puanteur prenait de plus en plus d’ampleur. Tout semblait avoir une allure exponentielle sans que vous ne puissiez y faire quoi que ce soit. Même le brave Lord Sawyer commença à grogner sourdement, sans aucune raison, regardant au loin mais ne fixant rien.

- Déroulement de l'Event -
Bienvenue dans ce troisième tour de piste ! Voici les rappels:

Très important : Étant donné que le cimetière de Hightgate est un endroit très boisé et où il est facile de se perdre, nous vous donnons l'opportunité de nous indiquer votre position à travers une carte. En effet, nous conserverons pour le bien de cet Event uniquement la partie Ouest du cimetière. Envoyez-nous un mp avec cette carte pour nous indiquer votre position, si vous avez le moindre doute quant à la position de vos camarades, n'hésitez pas à demander dans le topic de discussion !

• Il n'y a pas de minimum de mots pour participer, l'important étant que vous confirmiez votre action et que vous donniez du contenu pour les autres joueurs.

• Vous avez deux semaines pour répondre. En cas de non-réponses durant ce laps de temps, votre personnage sera un peu plus malmené que le autres.

• Il est encore possible, durant ce tour, de vous inscrire si cela n'a pas déjà été fait, en envoyant un MP au Staff.

• Un Topic de Discussion dédié aux membres de l'Event vous est reservé ICI.

• La prochaine intervention du MJ sera le 28 mai.

• Amusez-vous bien, c'est le principal ! coeur
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Jeu 17 Mai - 14:09


Howling night
Que se passait-il ? Pourquoi tout devenait noir d'un coup ? Indianna marchait avec peine vers l'entrée, s'y accrochant comme une bouée de secours jusque-là. Mais l'odeur, la peur panique qui s'était emparé de son coeur pourtant habituellement vaillant. La voilà sombrant dans un néant inconnu. Ce qui se passa ensuite, elle n'en sut rien. Sur le moment. À demi-consciente, presque totalement inconsciente, elle sentit qu'on la déplaçait qu'on lui tapotait les joues. Des voix se pressaient autour. Mais elle restait dans ce brouillard. Mais une agréable odeur lui vient aux narines, plus agréable que celle qui passait encore dans ses poumons. Son nom, on prononçait son nom. Doucement, la rousse semblait sortir de se troubler, ses yeux encore clos. La difficulté à respirer malgré l'odeur plus agréable, mais son nez à présent obstruée par un tissu. Elle commençait doucement à avoir conscience de ce qui se passait autour d'elle. Cette voix féminine, elle la connaissait, mais incapable de remettre un nom dessus, incapable de réfléchir davantage, les yeux toujours clos. Obstruer par un trouble encore trop méconnu. Ce n'était pas son genre et malgré une lutte intérieure elle ne pouvait rien faire de plus. Si doucement et petit à petit, au fur et à mesure des hurlements de cette voix que trop connu et méconnue à la fois elle sortait de sa torpeur. Ses forces semblaient l'avoir abandonné. Elle avait mal sur le côté droit, on tapait dans son crâne. C'était assourdissant, c'était pénible. Et elle qui luttait encore pour juste ouvrir ses yeux, sans succès pour le moment encore. Que lui arrivait-il ? Que lui faisait son corps ? Son inconscient. Il se jouait d'elle. Et elle n'aimait pas du tout cela. Ne pas maîtriser la situation, cela lui était insupportable. On appuya sur son corps, son poignet peut-être, elle semblait perdue dans son propre corps, c'était si étrange. Une autre voix se fit entendre, plus âcre et désarticuler, elle aussi familière, mais d'une familiarité plus obscure. Comme un peu crainte, comme vague. Comme si Indianna l'avait parfois entendu, sans jamais réellement la connaître.

Puis soudain, comme une porte de sortie après avoir couru dans un long tunnel sombre Indianna reprit conscience. Dans un mouvement brusque, comme si un cauchemar venait de la réveiller, comme sorti par violence de sa torpeur. Elle se ressaisit. Si le réveille avait été brutal, elle avait manqué de sombrer, presque immédiatement, une nouvelle fois. Mais ce que ses yeux avaient alors capté en quelques secondes fut assez puissant pour la maintenir éveiller. Si elle refera assez vite les yeux, comme pour se ressaisir. Elle ne sombra pas dans ce chaos sans fond.

« Lucy ! »

Avait-elle alors dit. Levant faiblement une main vers son amie. Ouvrant de nouveau ses yeux, mais avec plus de délicatesse, comme récupérant ses forces avec douceur, mais une volontiers de fer.

« Qu'est-ce qui se passe. »

Demanda alors la jeune fille, ses yeux bleus ouverts, faiblement, mais consciente alors de ce qui se passait autour. Deux femmes, deux hommes, pencher vers elle. Elle avait donc bien sombré. Elle, la forte, la puissante enfant du bordel, avait succombé À... À quoi déjà ? Ah oui, une odeur pestilentielle. Qui d'ailleurs lui revenait aux narines. Si le mouchoir encore tendu vers son nez aidait à limiter la puanteur, doucement celle-ci la recouvrait.

« Qui a hurlé ?! Qui à crier, faut l'aider. Il faut aider cette pauvre âme. »

Doucement, les derniers souvenirs revenaient à Indianna qui ne sachant pas comment réagir vacillait entre faiblesse et folie. Se redressant un peu plus, s'échappant des bras d'un homme méconnu, tentant de se mettre debout avec un peu trop de fougue. Elle manqua de perdre de nouveau connaissance. Mais s'accrochant au premier bras venue. Le serrant, évitant de tomber dans le néant de nouveau. De son autre main, elle saisit un autre bras plus délicatement. Ses yeux se fermant de nouveau. Une inspiration profonde fut nécessaire, mais elle fut debout. Et presque valide.

« Je vais bien, je vais bien. Merci. Mais il se passe quoi ici ? C'est quoi cette odeur. C'est quoi cette folie encore ? »

La tête toujours basse, accrochée à deux bras, debout, mais encore fragile. Elle cherchait à comprendre ce qui lui avait alors échappé. Peut-être n'en savait-il pas plus qu'elle au final.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Mar 22 Mai - 23:54



Event n°3 – Howling Night

« Cette histoire va prendre fin au cimetière, comme toutes les histoires. »

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Voir la jeune femme se remettre de ses esprits fut un soulagement certain pour le pasteur. Il n'appréciait pas le malheur autour de lui, et n'en voyait pourtant que bien trop. Cela lui permettait de se changer les idées face à ce drame intérieur auquel il n'était pas capable de faire face. Pouvoir sauver le démuni mais ne pas pouvoir supporter le regard de Lucy autour de ses connaissances. Non pas qu'il ne se sentait pas digne d'être accepté comme connaissance, c'était beaucoup plus pernicieux que cela, mais autant dire qu'il n'avait pas le temps d'y réfléchir à son aise. Cette incompétence le frustrait et l'envoyait sauver d'autres âmes sur son chemin. Le cri l'avait mis en alerte et l'odeur, dont il se protégeait lui même par un autre mouchoir de lavande, se ressentait malgré toutes ses précautions. Quoi qu'il se passait, c'était grave. Alors que dans sa tête fusait quelques explications dont il pourrait user de la plus logique et rassurer ses ouailles, la jeune rousse finit par sortir de son évanouissement, prononçant en premier lieu le prénom de la douce amie de Jonathan. Ce dernier n'eut alors que sa fierté pour l'empêcher de finalement lâcher la demoiselle. Bien rapidement, après s'être bien informé qu'elle fut en bonne santé -juste quelque peu dérangé par la forte odeur- Jonathan se leva et épousseta ses effets vestimentaires. Aider la pauvre âme, c'était bien ce à quoi le pasteur conviait sa vie. Déjà avait-il commencé à marcher en direction de la source qu'il sentit son bras être tiré vers le bas.

La blessée olfactive déjà s'accrochait à la masse vivante qu'il était afin de revenir parmi les vivants. Sagement, en bon berger il l'aida à se remettre sur ses pieds. La demoiselle se maintint définitivement à ses bras, tête baissée, devant un Jonathan qui ne savait plus véritablement s'il devait être gêné, agacé, ou tout en compassion. Sa chevelure rousse n'avait pas la même teinte flamboyante que la prostituée, tenant plus de l'orangée subtile que d'une véritable passion. Le coeur du pasteur s'emballait tout de même de cette méprise, se disant qu'il n'y avait pas plus mauvais moment pour qu'une jeune femme en manque de soutien vienne soupirer devant lui. Quel image pourrait-il donner, lui berger des plus démunis, s'il écartait une brebis sous la simple prétexte qu'il s'agissait d'une femme qui le mettait dans une terrible situation ? Car il n'y avait pas que Lucy autour d'eux mais bien Dick et l'étrangère. Posant une main sur l'épaule de l'évanouie, il se décida à choisir l'une de ses potentiels explications et répondit:

- N'ayez crai...crainte, ce doit juste être quelqu'un qui a vu une tombe découverte. Cela arrive plus souvent que l'on ne le pense, parait-il.

Les journaux mettaient-ils au courant le peuple que des voleurs de sépultures faisaient parfois office ? Cela n'était pas important car Jonathan se serait saisit de n'importe quel pirouette scénaristique pour calmer la demoiselle. Il prit d'ailleurs les épaules de cette dernière et l'écarta de lui, avec bien moins de ménagement qu'il n'en avait pris à écarter Lucy dans un autre temps. L'esprit préoccupé et le visage tourné vers le monument de Blackbough, il dirigea la jeune rousse vers une des trois personnes qui l'entouraient. Il n'était plus véritablement question que le fossoyeur et lui aillent compter champêtre pour un mort pas encore enterré. Quant à sa douce amie, nul doute qu'elle avait plus à actuellement partager avec l'évanouie et la noire qu'avec lui. Amer comme lui seul pouvait l'être, il commença à faire quelques pas vers le monument; et se retourna vers le groupe, plus précisément vers Dick qu'il regardait sans sourire, contrairement à son habitude:

- Dick, je pense que nous pouvons mettre notre discussion à plus tard. Il se passe quelque chose qui relève certainement de votre compétence.

Après une réflexion qui n'était pas volontaire, il remarqua avoir fait l'usage bien inhabituelle du prénom de Mr Fusslebottom, presque d'un ton moqueur comme pour imiter Lucy qui l'avait nommé de cette manière si intime. Non pas qu'il souhaitait éloigner l'homme des trois filles mais... bon, disons le sans langue-de-bois, Jonathan sentait la moutarde lui monter au nez. Non pas qu'il fut homme à s'énerver pour un rien, bien évidemment. Il était venu dans ce cimetière, de base pour y faire quelque chose qu'il n'aimait pas particulièrement -la mort n'était pas la partie qu'il préférait de son métier... pour ensuite se rendre compte que la dame de ses pensées saluait de manière bien équivoque le fossoyeur -ce qui, connaissant son métier, pouvait prêter lourdement à confusion, et Dieu seul savait combien Jonathan pouvait être confus... quand tout à coup, une tornade noire se précipitait dans les bras de la jeune prostituée, la saluant tout aussi amicalement et chaleureusement -ce qui dans une autre situation, aurait pu prêter à sourire le pasteur... alors que dépitée, ce dernier s'en allait porter secours à une pauvre âme évanouie, celle-ci s'éveilla et porta son premier mot pour nommer Lucy.

La jalousie de l'homme d'église n'allait pas jusqu'à la gente féminine, quand bien même il pouvait s'attendre à tout depuis son ex-femme. Toujours était-il que sa jauge de tolérance était proche de la rupture, et qu'il était bien loin de pouvoir sourire. Rare était d'ordinaire les moments où il ne s'arrangeait pas pour faire passer le bonheur des autres avant le sien. En cette fin de journée, il était fatigué. S'il pouvait au moins écarter Dick, cela pourrait peut-être illuminée son crépuscule. Jonathan ne put s'empêcher de jeter un petit regard vers Lucy, souhaitant comme la rassurer sur tout ce qu'il se passait. Avant de partir vers le monument, espérant être suivi par le fossoyeur qu'il aurait été capable de trainer de force, le pasteur fit un petit sourire désolée à la jeune femme, son oeil tendre terni par l'amer et délicate situation.

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"Lune. Avant, que le jour ne vienne. ✻ Entends, rugir le coeur de la bête humaine. C'est la complainte de Quasimodo qui pleure, sa détresse folle, sa voix, par monts et par vaux s'envole, pour arriver jusqu'à toi. Lune, veille sur ce monde étrange qui mêle sa voix au chœur des anges."
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-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne.
-Lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Hier à 23:18



Event: Howling Night

 Dans les cieux… l'astre luit…

 
Cimetière Highgate, 1892


Devlin respirait le parfum sur sa manche, anesthésiant peu à peu son nez face à l’odeur méphitique qui se répandait dans le, d’ordinaire, si calme cimetière.
Son cerveau venait à peine d’enregistrer le cri peu commun qui venait d'être poussé quelques instants auparavant.

Il fut quelque peu surpris par le geste de sollicitude d’Alyson. Nettement moins par le coup de poing dans l'épaule qu’elle lui administra en réponse à sa plaisanterie pourtant de bon goût en la circonstance... si tant est que le mot « bon goût » soit réellement approprié lorsqu’on pense au talent culinaire du Stanton, homme qui trouverait particulier le fait de mettre de l’ananas sur une pizza... hérésie suprême... surtout s’il s’agit d’une pizza aux anchois.
Le détective lança un regard outré à la jeune femme:

-Je souffre le martyre et vous me battez?! Tortionnaire !
Protesta-Il avec une fausse véhémence, tel la victime d’une injustice flagrante.
Elle qui avait réussi à presque lui faire baisser sa garde et croire que les femmes pouvaient être bienveillantes.
Il riait intérieurement de cette pensée. Il apprenait à connaître Alyson et ce côté imprévisible et sans fard lui plaisait beaucoup.
Il accepta néanmoins l’aide secourable qu’elle lui proposait, non sans grommeler :
-On m’en reparlera, de la douceur féminine!

Il s’epousseta et posa un regard sur la situation. Celle-ci n’était pas reluisante. Alyson semblait supporter l’odeur nauséabonde... en tout cas mieux que lui.
Il eut un léger sourire en constatant qu’elle avait les tripes bien accrochées.
Lui qui redoutait de tomber sur une petite princesse sensible, c’était plus à lui de revêtir fard et crinoline, en la circonstance.

Au loin, il vit plusieurs personnes de sa connaissance: Harry, penché aux côtés d’un homme inconnu. Félix, Andrew Downcry, chef de Scotland Yard et... Loban?
Revoir ces hommes en d’autres moments aurait été un plaisir... même si la réciproque n’était pas forcément vraie, surtout pour le dernier qui semblait apprécier Devlin comme on apprécie une colique inattendue ou un redressement fiscal.

Son regard se durcit l’espace d’un court instant, puis retrouva son côté brillant et taquin.

-Ce qu’il se passe? Voyons voir: une odeur abominable, des hurlements affreux... je dirai: soit un événement anormal, rarissime et inquiétant, mais non inintéressant... j’adore les doubles négations..., soit quelqu’un a enlevé ses bottes après avoir marché toute la journée et un voisin ne s’en est pas remis. Qu’en pensez-vous? Peut-être ces gentlemen seront d’un autre avis?

Prenant Alyson par le bras, il l’entraîna fermement mais délicatement vers le groupe près du monument.
Arrivé à leur hauteur, il tenta de garder sa désinvolture habituelle, embrassant le groupe du regard avec un sourire amusé assez peu adapté à la situation. Il remarqua l’homme agrippé à Andrew Downcry.

-Bonsoir Messieurs. Harry, Félix, Renfield, Sir Downcry. J’aurai pu dire que ça fait plaisir de vous voir mais... j’ai crainte que l’inexpliquée pestilence du lieu sied mal à ce genre de politesse. Ah! Je manque à tous mes devoirs: Alyson, permettez-moi de vous présenter Harry Downcry, Felix Adler, Andrew Downcry, Chef de Scotland Yard... oui, ils sont père et fils, d’où la similitude des noms... et notre Home Secretary vénéré, Sir Loban Renfield. Messieurs, Miss Alyson Dale, une amie ! Évitez de parler en mal de Shakespeare, vous péririez sur le champ!

Il avait cette manière joyeuse de présenter chacun ses qui s’infléchit légèrement en sarcasme lorsqu’il parla de Loban. Il appréciait pourtant bien le jeune homme mais ne supportait que très mal le fait que celui-ci s’enterre dans une voie où il était mal à l’aise.
Néanmoins, le sourire s’effaça lorsqu’il vit la mine grave de Harry. Quelque chose l’inquiétait... cet homme qui semblait s’agripper à Andrew comme à une bouée de sauvetage.
Ses yeux plissèrent légèrement, signe qu’il commençait à observer les moindres détails: vêtements, doigts aux ongles terreux, une expression de peur, d’incompréhension...
La question fut froide, l’enquêteur commença à prendre le dessus sur le joyeux drille dans l’esprit de Devlin :

-Que se passe-t-il, Harry?

L’homme ne semblait pas en danger immédiat, mais on n’était à l’abri de rien, l'épisode de la Tour l’avait prouvé au détective.
Le souffrance de l’inconnu était touchante pour les âmes sensibles peut-être, mais Devlin était pragmatique : plus l’homme souffrait, plus l’air se viciait. Et sa souffrance n’aurait jamais pu être liée à la puanteur des lieux, à moins d’être infiniment plus sensible que le détective qui se battait depuis plusieurs minutes pour que ses hauts-le-cœur ne se remarquent pas.
Anormal ! Ça ne sentait pas bon, autant au sens propre qu’au sens figuré !
L’espace d’un instant, le détective eut une pensée qui s’insinuant en lui comme une expertise née de ses récentes confrontations : s’il consultait les registres de Mr Fusslebottom, ça ne l’étonnerait même pas de trouver le nom de ce pauvre hère.
Il leva les yeux, à l’affût du moindre mouvement suspect, y compris de ce Harper.


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Devlin S. - Level 42

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT

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EVENT N°3 - HOWLING NIGHT

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