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EVENT N°3 - HOWLING NIGHT

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 4 Juin - 14:21


Event : Howling Night

Cimetière de Highgate, Avril 1892

La comédienne avait remarqué le regard assassin de Loban, mais elle se demanda ce pourquoi il pouvait lui en vouloir à ce point. Elle lui aurait volontiers demandé si la situation avait été différente.
Elle fut heureuse de ne pas être toute seule à vouloir aider ce pauvre homme. Même si cet inconnu s’était pratiquement jeté sur le directeur de Scotland Yard, celui et Alyson eurent le même discours : s’occuper d’un homme souffrant.

Q’il serait désolé si quelque chose lui arrivait alors qu’il avait le temps de le sauver ? C’est tout ce que le détective trouvait à dire ? Alyson aurait volontiers répliqué à Devlin qu’il fallait sérieusement qu’il cesse cette paranoïa obsessante, ainsi que de croire à ces histoires de vampires à dormir debout, mais une jeune femme vint troubler son attention. Elle s’avança vers le détective, parlant approximativement anglais. Son adorable accent sublimait sa personnalité qui semblait survoltée. D’où sortait une telle femme ? Elle connaissait Devlin en tout cas. C’est alors que la nouvelle venue s’approcha de Jonas Harper, arrachant presque sa chemise pour l’examiner. Son geste brusque surpris Alyson. La situation aurait pu être cocasse, dans un autre contexte. Soudain, Harper, semblant se défendre, lança un coup que la comédienne évita de justesse. Ni une ni deux, elle s’emparra de son ombrelle, se redressa et recula. Elle n’osa plus approcher de peur de le perturber à nouveau. Les yeux de la jeune femme ne pouvaient se détacher de cet inconnu, alors qu’il manifestait plus que jamais toute sa souffrance. Son corps se tordait dans tous les sens, il n’arrivait plus à parler, ses yeux semblaient refléter l’impossible. Le voir ainsi lui fit vraiment mal au coeur, existait-il une telle maladie qui puisse transformer un homme de la sorte ? Un prêtre s’approcha alors, proposant l’hypothèse d’une crise d’un exorcisme ou d’une crise d’epilepsie. N’étant pas croyante pour deux sous, l’hypothèse de la crise lui semblait le plus probable.

Soudain, Loban se dirigea vers Harper. Il sortit une arme de son manteau, et à la grande surprise d’Alyson, l’abattit violemment dans le ventre du souffrant. La jeune femme eut un sursaut mêlant surprise et frayeur. Pour la première fois depuis qu’elle était dans ce cimetière, elle eut peur. Mais pas de la situation, de Loban Renfield. Alyson était moins choquée de voir un meurtre commis sous ses yeux, que le fait que ce soit Loban qui en soit l’auteur. Jamais la comédienne n’aurait pu imaginer le Home Secretary capable de condamner quelqu’un de sang froid, de cette manière. La façon dont il s'adressa à eux lui fit réellement froid dans le dos.
Après quelques secondes pendant lesquelles elle resta interdite, elle s'élança à la suite du Home Secrertary. Il semblait se diriger vivement vers un groupe de personnes qu'Alyson ne connaissait pas non plus.

- Mais… Mais vous êtes complètement fou ! Comment avez vous pu faire ça ? Vous n’aviez aucune idée de s’il était condamné ou non ! Vous avez tué quelqu’un de sang froid ! C'est ça la politique que vous menez ? Moi qui vous croyais quand vous disiez être altruiste et juste...  Vous ne pouvez pas espérer vous en tirer à si bon compte après ce que vous avez fait, on parle de la vie d'un homme. Faîte au moins en sorte de lui offrir une sépulture décente, après ce que vous venez de faire. Mais bon sang qu’est ce qui vous a pris Lord Renfield ?


La colère dominait complètement son comportement. La jeune femme voulut chercher dans le regard de Loban une quelconque trace d’humanité. Au fond, elle n’arrivait pas à croire qu’il ait pu achever quelqu’un de la sorte. Prenant soudain conscience que s'emporter ne servirait à rien, elle inspira avant d'employer un ton doux et calme.

- Vous n’étiez pas comme ça quand vous avez si gentiment, volontairement et sans contrepartie voulu m’aider. Et aujourd’hui, vous voir faire ça… Qu’est ce qui vous arrive ? Ne me dites pas que cette facette que je viens de voir est le vrai Loban Renfield, je n’y croirai pas.


Elle aurait voulu lui dire de faire quelque chose, qu’il pouvait encore tout changer. Malheureusement, le sort de ce pauvre homme était désormais condamné, maintenant qu’il s’était fait planté une lame en pleine poitrine. Prenant soudain conscience que ce qu’elle lui dirait ne changerait sûrement rien et qu'il ne la suivrait pas, elle tourna les talons, prête à repartir vers le monument.

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Mar 5 Juin - 13:39


Howling night
Indianna s'était accroché au premier bras venue, et quels bras... Ceux d'un homme, une vrai homme, fort et fière, de ceux qui captent votre regard, car il inspire quelques choses. De ceux qui font frétiller, les entrailles des filles, de ceux qui pourraient faire tomber n'importe qui sous son charme. Mais la jeune rousse ne s'intéressait que très peu à cela, si évidemment en relevant son regard vers cette bonne âme qui l'avait un instant aidé. Elle ne se souciait pas davantage d'une quelconque beauté ou attrait pour lui. Percy, son Percy était le plus beau, le plus doux et le plus adorable, elle ne doutait en aucun cas un jour trouver un autre homme digne de lui. Impossible. S'il n'avait pas cette prestance virile que le pasteur, car oui s'en était un avait. Il était bien au-delà de tout cela pour la rousse. Mais l'homme le repoussa vers les femmes, et d'un regard Indy put remarquer le visage crispé de Lucy, presque jalouse. Elle ne connaissait que trop bien ce genre de regard et de visage. A la maisonnée bons nombres de filles l'avait quand par malheur un client croisait son regard et cherchait à payer ses services... C'était chose assez rare, mais cela arrivait parfois quand mademoiselle nettoyait le grand salon des invités. Indy s'en voulut alors et d'une oreille attentive capta quelques mots de la femme étrange. Callisto, elle la connaissait, évidemment, Callisto la tète d'affiche du cirque, ce cirque qu'elle fréquentait souvent à défaut de pouvoir se payer un billet, elle y connaissait quelques personnes et surtout son Oswald. Son frère du cœur. Mais elle avouait toujours avoir eu un ressentiment envers cette femme, la juger sans la connaître n'était pas dans ses habitudes. Disons simplement qu'Indiana ne s'était jamais intéressé à elle plus que cela. Peut-être que cette soirée changerait cela. L'homme d'ailleurs s'éloigna du groupe féminin et le cri de détresse de Lucy glaça le sang de l'enfant qu'elle était. Tenant seule sur ses pieds bien que n peu fragile encore, elle regarda de ses yeux clairs la scène qui se jouait. Et d'un soupir laissa une main glisser dans celle de Lucy. Un regard compréhensif envers la femme. Le cœur de la servante se serrant de voir ainsi son amie. Et Callisto qui elle aussi s'en alla le laissant seule ici, à l'entrée du cimetière.

« Je suis tellement désoler. »

La rousse ne s'excusait pas pour son évanouissement, pas non plus pour s'être accroché au bras de cet homme. Mais pour ce qu se passait plus profondément au sein de Lucy envers cet homme. Elle pouvait que comprendre que la situation était compliquer, un pasteur, un homme de bonne fois... Et elle, une pauvre prostituée... Indianna s'en voulait alors à cet instant de ne pouvoir être une bonne fée, de lui ramener cet homme ici. Lui qui avait détourner les talons pour porter secours à une éventuelle personne. Serrant un peu la petite main qu'elle avait kidnappé dans la sienne. Un regard plus dure cette fois, plus assurer, Indianna se positionna face à Lucy.

« Ne t'en fais pas, on va te le ramener ce cher monsieur ! Et Callisto aussi ! Viens ! »

Tirant déjà sur le bras de la femme. Elle suivit les traces de pas. Les deux femmes ne pouvaient décidément pas rester là les bras balans. Puis l'homme, elle ignorait son nom, le pasteur, avait raison. On ne pouvait pas laisser une âme blesser à son triste sort. Sans un autre mot, Indianna tira sur le bras de Lycu la menant à la poursuite de ceux qui les avaient laissé. Mais elle se stoppa à peine quelques pas fait. Un crépitement se fit entendre dans les fourrés et bientôt des centaines de rongeurs sortit sortirent. Indiana qui avait pourtant l'habitude d'en voir et côtoyer, serra la main plus fort, si cela était possible encore. Elle n'aimait pas particulièrement ses bestioles et surtout elle n'avait pas son balai magique avec elle pour les chasser et jouer à les faire voler hors de la cuisine ce coup-ci. Se figeant sur place, un regard vers le chien qui couinait de peur. Bon sang, que se passait-il. Inspirant profondément, elle tira de nouveau sur le bras de Lucy. Avancée était la meilleure solution, ses choses cherchaient à s'échapper et comme bien souvent Indianna nageait déjà à contre-courant. Curieuse certes. Mais surtout déterminé à ne pas laisser cet homme pour qui son amie semblait s’inquiéter peut-être en danger. À plusieurs, nous sommes plus forts, non ? Ses pas rapides naviguant entre les quelques rongeurs encore qui s'échappaient, bientôt le sentier fut vide de leur présence et enfin elle accéléra le pas.

Mais elle croisa un homme sur son chemin... Cet homme, elle n'avait refait que quelques pauvres pas. S'il ne leur adressa qu'un pauvre signe de politesse Indianna s'arrêta pour le contempler. C'était lui, c'était certain, celui qui les avait sauver l'an passé, celui qui avait tuer ses créatures. Lâchant la main de Lucy, Indianna se détourna alors qu'il s'adressa à l'homme à qui Indy n'avait pas plus prêté attention que cela jusque-là. Celui avec le chien. Elle ne lui prêta pas davantage attention, mais s'adressa au Home secretary, si sa mémoire était bonne.

« Bonsoir, Monsieur. Que se passe-t-il encore ici ? Un autre phénomène étrange ? D'autres cadavres qui se relèvent ? »

Elle n'y allait pas part quatre chemins, inutiles. Il savait, elle savait ce qui s'était passer la dernière fois. S'il ne devait pas sûrement ne pas se souvenir d'elle en particulier, ainsi, elle lui signifiait savoir et vouloir des explication. Droite et fière, si sa condition et sa maigreur trahissaient sa pauvreté. Elle n'allait pas lâcher l'homme sans une explication, pas cette fois-ci.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Mer 6 Juin - 10:00



Event n°3 – Howling Night

« Avril 1892 »

Cimetière de Highgate

Lucy ne se serait guère aperçue du ciel qui s’obscurcissait à vue d’œil, si l’ombre de Jonathan, déjà enveloppée du sacerdoce couleur d’encre, ne s’épaississait à chacun des pas qui l’éloignaient d’elle. Les lueurs agonisantes du jour ne crevaient plus que maigrement une infime parcelle des cieux, insuffisante pour éclairer la présence salvatrice qui suffisait d’ordinaire à rassurer la fille de joie. Une légère brise fit soudain frissonner les feuilles des arbres ; la jeune rousse tressaillit elle aussi, mais l’inquiétude de voir disparaître ainsi le pasteur en était sans doute plus la cause que le vent. Allait-il réellement s’enfoncer ainsi dans les tréfonds d’un potentiel et innommable danger ? Allait-il réellement l’abandonner là tandis qu’il courait à l’aventure sordide dont l’horreur muette semblait planer sur toutes les âmes du cimetière ? Et bien oui. Il ne se contentait pas de se risquer dans les ténèbres épaisses du cimetière menaçant, encore frissonnant de l’atrocité du cri qui avait troublé la paix du sépulcre, la laissant plantée là avec Indianna ; non, il la chassait. Souhaitant embarquer Dick dans son l’intrépidité de son idée proche de la folie, et Callisto s’étant engouffrée au cœur du danger sans demander l’avis de personne, seules les deux rousses allaient rester stupidement plantées là, à l’orée du cimetière et de quelque abomination invisible. Aussi le Révérend Williams expliquait à Lucy qu’il faisait partie de ses vœux pastoraux de porter secours aux âmes en péril, tout en lui conseillant de rentrer chez elle.

Cette manière un peu abrupte de se débarrasser de la prostituée la blessa plus que de raison. Ses nerfs à vifs exacerbaient la moindre contrariété ou vexation, et la fille de joie s’offusqua de sentir écartée avec l’agacement indifférent qu’on utilisait pour se débarrasser d’une mouche voletant près de son visage. D’ailleurs, Jonathan ne semblait guère attendre de réponse ou de potentiel refus. Le dos du Révérend s’était déjà fondu dans les ténèbres, le halo blond de ses cheveux s’éloignait à chaque seconde, que Lucy n’avait pas même encore ouvert la bouche pour répliquer. A la vérité son effroi, son angoisse et sa contrariété avaient trouvé un refuge aussi soudain qu’inattendu ; tout bas à son oreille, dans un murmure, sa jeune amie s’excusait avec douceur ; sa main frêle s’était nichée dans la sienne avec une tendresse compatissante d’âme empathique qui perçoit l’intensité de la douleur à travers la brièveté d’un regard. Peut-être Indianna comprenait-elle mieux que Lucy elle-même ce qui lui arrivait ; aussi, reconnaissante, surprise, attendrie, la fille de joie eut honte de cette stupidité instinctive qui l’avait rendue jalouse de sa jeune amie. Lucy serra la petite main plus fort, en lui lançant un regard gêné, accompagné d’un petit sourire. Sans prononcer une parole, elle la remerciait ; elle ne lui en voulait pas, ne lui en avait jamais voulu même. Ce regard plein d’une colère sourde était destiné à Jonathan, qui n’avait commis pour faute que de recueillir entre ses larges bras une jeune rousse inconsciente.

Mais Jonathan était parti. Il n’avait pas daigné attendre que Dick accepte de le suivre ; il n’avait pas daigné non plus attendre une réponse de Lucy, qui restait ici, son angoisse contenue dans la main de sa cadette, accompagnées toutes deux par le gardien du cimetière et son fidèle compagnon. Ils auraient pu rester plantés stupidement là, hébétés par un effroi indicible, si le tempérament fougueux d’Indianna n’avait très vite reprit le dessus. Tirant le bras de Lucy, elle s’exclama soudain qu’ils s’en allaient à la recherche du Révérend qui avait fui plus vite que son ombre. La fille de joie n’eut que le temps de faire un signe au fossoyeur de sa main libre en lui criant :

- Dick, viens avec nous !!

Mais à peine avait-elle fait quelques pas rapides au bras de sa rousse amie que sa cavalcade effrénée se stoppa net à la rencontre d’un homme très bien mis, qui semblait bourgeois. Il invectiva pourtant Dick sans aucun des ambages qui semblaient caractériser le genre de classe sociale à laquelle il semblait appartenir. Sans autre forme de procès, il lui expliqua qu’il y’avait, un peu plus loin, un corps à ensevelir. Le cri terrible, l’odeur putride, l’évanouissement d’Indianna ; toute cette horreur venait donc d’un cadavre ? Qu’avait-il donc bien pu se tramer là-bas de si innommable pour que planent sur le cimetière une atmosphère si pesante et une odeur si nauséabonde ? Jonathan était là-bas. Le sang de Lucy se glaça dans ses veines lorsqu’elle s’imagina la candeur de ce grand pasteur aux épaules larges contempler, la Bible à la main, muet d’horreur, son innocence agonisant devant un spectacle si abominable qu’il n’aurait même jamais pu l’imaginer.

Aussi, lorsque l’homme adressa, à elle et sa cadette, un léger signe de tête, teinté d’indifférence polie, en guise de salut, Lucy plia-t-elle brièvement les genoux, se mordant la lèvre pour ne pas l’invectiver et l’assaillir de questions. Déjà parce que ses manières un peu abruptes de créature solitaire et traquée, qui ignore les délicatesses révérencieuses de la bonne société à auxquelles ce genre d’hommes sont habituées lui avait déjà attiré les foudres du Docteur du St Bartholomew’s Hospital. Sous ses airs brusques, l’homme avait pourtant soigné gratuitement elle et Indianna, et ne l’avait dénoncé à personne. Il fallait dire, à la décharge de Lucy, que la peur de Jack L’Eventreur la rendait à cette époque d’une effroyable paranoïa, qui lui faisait craindre la moindre question, le moindre geste et la moindre ombre masculine. Cet effroi avait d’ailleurs été un sérieux handicap dans l’exercice de son métier. De plus, personne n’était dupe ; bien que Lucy ne fardait pas son visage, et malgré son air demeuré étrangement ingénu, l’échancrure de son corsage, ses longs cheveux dénoués, flottant sur son dos, pas mêmes tressés ou ramenés en chignon, sa tête sans chapeau, ses avant-bras nus ; un clin d’œil suffisait à la caractériser prostituée. Alors qu’en serait-il de la réputation du Révérend Williams, lorsque l’homme raconterait qu’une fille de joie échevelée le réclamait à corps et à cris ?

Elle fut donc heureuse qu’Indianna, socialement bien plus intelligente, plus délicate et douce qu’elle, prit la parole pour questionner l’homme, qui semblait pourtant peu enclin à répondre aux questions d’une fille de joie et d’une fille si jeune qu’elle semblait à peine sortie de l’adolescence. Indianna avait lâché la main de la prostituée, et se tenait droite. Pourtant, son discours était étrange ; elle parlait de cadavres qui se relevaient, non sans une certaine audace dans la voix. En réalité, elle semblait avoir un passif avec cet homme. Lucy les regardait par intermittence, plongeant ses regards dans l’obscurité au fond de laquelle Jonathan s’était engagé, luttant contre l’irrépressible d’y courir, de s’y enfoncer également, pour se complaire de la vision rassurante du grand homme en noir, la Bible à la main, se portant bien et n’ayant subi aucun dommage.

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Ven 8 Juin - 23:55



Event n°3 – Howling Night

« La certitude de n'être pas seul qui console même dans un cimetière. » - Jules Renard

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Il ne savait que dire de cette agitation qui s’étrennait devant lui à discuter de l’avenir d’un homme. Ce dernier ne cessait d’être plus terrifiant encore à chaque secondes, et le vétérinaire était bien heureux d’avoir éloigné, même très légèrement, cet chose de son père. Un mauvais pressentiment tressaillait au plus profond de ses boyaux. Harry remarqua une jeune femme noire s’avancer dans leur cortège bruyant ; ce visage là, il l’avait déjà remarqué au cirque, alors qu’il venait soigner quelques fois les animaux. Sa présence, alors qu’elle se rapprochait un peu plus de l’individu suspicieux, ne le rassura pas davantage quand ce dernier devint agressif et se mit à se tordre de douleur au milieu de la foule qui se faisait plus grande à chaque secondes. Le pasteur de Whitechapel ne tarda pas à suivre la négresse pour y aller de son petit commentaire inquiet. Toujours en retrait, n’osant absolument rien faire mais s’apprêtant à tout moment à courir ou à secourir sa famille, Harry jeta des petits coups d’oeil au Lord Renfield. Depuis l’affaire de la Tour, ce dernier était comme son idole, car ce n’était que grâce à lui qu’il était encore en vie. Le noble l’avait protégé contre lui-même et son stupide emportement. Il se souviendrait toujours de la douleur intense, et des morsures, de sa chair arrachée, mais grâce à lui, cela ne sera pas la dernière chose qu’il garderait en mémoire.

Loban dont le visage était plus sombre encore que lorsqu’il les avait intercepté sur ce fameux toit, ce qu’Harry ne pensait pas possible. Lorsqu’il le vit s’avancer au devant de tous pour planter son katana dans le corps de Harper, le vétérinaire fut surpris -comme tout le monde. Mais au-delà de la panique et d’un choc certain, ce fut un sourire de soulagement qui passa sur ses lèvres. Un tel problème ne dégénérait donc pas en une atrocité sans nom. Il ne pouvait qu’être content de l’acte héroïque et courageux que venait de prendre le Home Secretary pour eux. Son regard, pour tout ceux qui pouvaient lui jeter un coup d’oeil à cette seconde, était si empli d’admiration qu’il espérait bien pouvoir croiser celui de Loban. Quand ce dernier passa à côté de lui, il tenta de lui glisser un petit merci, priant pour qu’il l’entende. Car Lord Renfield semblait si obscure que son acte sans pitié n’aidait pas à adoucir, le faisant véritablement passer pour un monstre. Mais il était hors de question qu’Harry le voit ainsi. Dans le pire des cas, il venait d’offrir la paix à un homme dans la souffrance. Quand le noble leur intima de dégager du terrain, pour être poli, Harry finit par prendre Felix par l’épaule et lui dire :

- Bon… bah tout est réglé maintenant, tu veux venir boire quelque chose chez moi ? Attends.

Ils n’avaient tous les deux plus rien à faire ici, et Harry songeait que Felix avait assez fait commémoration à la tombe inconnue de toute à l’heure. Après tout, il avait été le premier à vouloir rentrer à la maison. Regardant son père, il lui sourit avec une joie sincère, son coeur étant définitivement adouci du coup de stress soudain qu’ils venaient tous de recevoir. Certes, Harper trainassait à mourir, mais cela ne pouvait être qu’une question de temps avant qu’il ne finisse à rendre son dernier soupir. Harry aurait au moins espérer que Loban fut plus prévoyant. Une décapitation faisait toujours son effet. Après cela devait être toujours moins facile à placer dans la case « légitime défense » qu’un simple coup. Avec une petite mine, mais toujours un sourire pour son père, il lui glissa :

- Tu n’as pas VU ce qu’il s’est passé.. là-bas. C’était vraiment horrible, et… Lord Renfield nous a tous sauvé… je t’en ai un peu parlé… On ne savait pas ce que cet homme avait, mais il ne fallait prendre aucun risque. Ne l’accable pas, s’il te plait…  

Il posa une main sur le bras de son père, le pressant tendrement, espérant bien que ces mots puissent être pris en compte par tout ceux qui l’entouraient. Il y avait des actes que l’on ne pouvait accomplir avec faiblesse, et il fallait un grand courage pour prendre une pareille décision. Harry ne voulait pas faire le lèche-botte, ni même faire de favoritisme… il voulait juste être en vie.
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Never leave me at my worst?

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 11 Juin - 3:50



Event n°3 – Howling Night

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Andrew Downcry n’avait jamais cru au surnaturel. Tout s’expliquait, forcément, et si on ne pouvait pas expliquer un phénomène, s’était tout simplement parce que la science n’était pas assez avancée. Ils étaient dans une époque grandiose, mais il ne se faisait pas de fausses illusions. Ils étaient encore loin d’avoir découvert tous les secrets que cette vie pouvait leur révéler. Il y avait encore beaucoup de choses à apprendre et à étudier. Les fantômes, les vampires et les loups-garous n’étaient que des tentatives pour expliquer des choses qu’on ne comprenait pas encore.  En homme terre à terre, le directeur de Scotland Yard cherchait toujours des explications plausibles, mais cette histoire allait au-delà de son entendement.

Lui qui n’était venu au cimetière que pour rendre hommage à des victimes, il ne s’était pas attendu à ce qu’une nouvelle affaire lui tombe dessus dans ce lieu de repos éternel. Un homme s’était précipité sur lui, l’avait supplié de l’aider. Évidemment, sa bonté lui avait dicté la chose qui allait de soi. Il fallait l’envoyer à l’hôpital et il n’était pas le seul à le penser. Par contre, d’autres ne semblaient pas d’accord. Monsieur Stanton fit savoir son avis en mentionnant que « la dernière fois », ils avaient failli y passer. Il avait eu envie de lui répliquer qu’il se mettait lui-même dans le pétrin tout seul et qu’il n’avait pas besoin d’aide pour cela, mais quelque chose attira son attention. Le malade, repoussant les deux jeunes femmes, avait d’étranges poils qui grouillaient comme des vers. De toute sa vie, Downcry seignior n’avait jamais rien vu de tel et pensait rêver. Ce n’était pas… normal!

Il n’eut pas le temps de faire remarquer sa surprise que Loban Renfield repoussa Harper et utilisa son sabre pour le lui planter dans la poitrine. Les yeux du chef de la police s’écarquillèrent d’un coup devant cet homme qui leur parlait comme s’il n’avait rien fait de grave. Il osait, en plus, lui exiger de cacher ça ou de modifier les faits pour faire passer ce meurtre pour de la légitime défense. Grandement injurié, il se libéra de la poigne d’Harry qui lui parlait, mais qu’il n’entendait pas.

- Que quelqu’un s’occupe de cet homme et que personne ne l’enterre! Il respire encore! Vous seriez complices de meurtre!

Il alla à la poursuite de Renfeild qui venait d’approcher d’un groupe de gens plus loin dans le cimetière.

- RENFIELD! VOUS NE VOUS EN SORTIREZ PAS COMME ÇA!, il dit pendant que la même blondinette de tout à l’heure  traitait le home secretary de fou. Comme quoi, ils allaient bien s’entendre…

Il attrapa vivement le bras du jeune homme pendant que la jeune femme s’exprimait et il allait prendre la parole à la fin de son monologue jusqu’au moment où une rousse prit la parole. Attendez un peu… Elle parlait de cadavres se relevant?!

- Qu’est-ce qu’elle raconte? Des morts revenants à la vie? Vous croyez à ce torchon qui a annoncé qu’il y avait eu un vampire à la tour de Londres?! Par ailleurs, Renfield, je veux des explications et vous avez intérêt à me donner une BONNE raison pour avoir voulu tuer un innocent et nous savons très bien que cet homme n’avait pas tenté de tuer ces femmes, alors la légitime défense ne fera nullement partie du dossier.
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-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

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-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 11 Juin - 5:25



Event: Howling Night

 Dans les cieux… l'astre luit…

 
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Post commun Devlin/Callisto

Le geste de l'homme fut si brutal que la sorcière vaudou prit le coup de plein fouet, l'envoyant bouler.
Elle tomba au sol, l'épaule endolorie par le coup et le dos aussi. Elle réalisa qu'elle avait entendu, dans sa chute, un bruit de tissu qui se déchire… sa robe toute neuve! Ce crétin avait déchiré sa robe toute neuve!
La colère monta en elle lorsqu'elle se releva; feulant comme un chat qui, à l'instar du Dieu Suprême et intemporel Chuck Norris, était sur le point de faire passer un très mauvais quart d'heure en 8 minutes à un rival, portant la main à sa ceinture pour saisir une petite bourse, celle qui inflige des douleurs abominables, provoquant de terribles contractions musculaires dans tout le corps. En décrire la force serait compliquée… disons que toute victime de ce maléfice ressent des crampes affreuses dans tous les muscles simultanément… et encore, si ce n'était que des crampes, ça serait un paradis.

Devlin, en voyant la réaction de l'homme, dégaina immédiatement son revolver pour le braquer dans sa direction.
Sa première vérification fut qu'il n'insista pas à attaquer mais se tordait de douleur, puis il observa rapidement Alyson, semblait ne pas avoir été touchée et Callisto qui avait prit le coup, heureusement sans trop de gravité. Une fraction de seconde, il crut avoir une illusion d'optique en observant la négresse: ses cheveux avaient bougé… mais d'un mouvement anormal pour un être humain: semblable à un félin qui hérisse les poils de son dos pour "gonfler" sa taille. Un mouvement de racines qui se prologea en légères ondulations sur toute la longueur de ses dreadlocks.
Ce fut très bref, mais perturbant.

Loban bouscula Devlin qui faillit appuyer sur la détente mais retira son index à temps et le jeune Home Secretary se livra à un geste d'une froide barbarie.
Geste qui estomaqua Callisto qui s'arrêta immédiatement, les yeux ronds comme des billes, la bouche ouverte, marquant un étonnement sans commune mesure.

-Mais… Qu…? Que?...Pourquoi?! Hocqueta-t-elle.

La jeune femme était soufflée, cette froideur! Une terreur sourde l'envahit, elle qui respectait la vie, ce comportement à peine digne d'un monstre sans âme la laissait sans voix.
Lui qui était pourtant si gentil! Comment pouvait-il faire cela?!
On tue pas comme ça! C'est pas bon!
Autour d'elle, les réactions se firent passionnées, aux sentiments mitigés par une si terrible décision, par sa nature et sa vitesse.
Le grand gars maigre… elle le connaissait! Le vétérinaire! Lui semblait être le seul à bien prendre l'acte de Renfield! Dans ses yeux, elle lut… la peur! Une peur monstrueuse, comme s'il avait vu une chose qui défiait les conceptions même de l'humanité.
La jolie blonde et le vieux étaient scandalisés. Callisto, elle, ne savait que faire, peu habituée à tant de désordre mental en un seul endroit.
Elle chercha le regard du détective et y lut, tout comme dans son attitude, un sang-froid de serpent!

Dans l'esprit de Devlin, tout se calculait vite.
Dans sa bulle, son monde, il observait l'homme, cherchant les indices d'un potentiel danger, hermétique à la colère d'Alyson et de Downcry,
Pourquoi Loban avait-il agit ainsi?
Il regarda le jeune homme s'éloigner avant de se faire alpaguer par une Alyson en mode furie et un commissaire dans le même état malgré la supplique de son fils.
Cette réaction pouvait se justifier, mais Devlin désapprouvait ce geste trop prompt, uniquement mut par un instinct né de précédents mais pas par un esprit d'analyse à proprement parlé.
Autant avec les Vampires, on savait qu'on ne pourrait rien tirer d'eux de positif, donc à tuer à vue. Mais cet homme n'était pas un Vampire (Là, le geste du Home Secretary aurait été complètement justifié.): c'était quelque chose que Devlin ne connaissait pas: il aurait au moins pris le temps, même si cela pouvait s'avérer dangereux, de vérifier ce dont il s'agissait et si cet homme représentait un réel danger.
Le geste de Loban lui semblait… arbitraire, dépourvu d'analyse d'éléments assez significatifs pour déterminer à coup sûr que c'était bien là la seule chose à faire.
Mais bon, l'adage "il vaut mieux prévoir que guérir" pouvait trouver une certaine justification, même si la prévision frôlait l'abjection.

Il posa un genou à terre à coté de l'agonisant mais ne rengaina pas son arme. D'un bref mouvement d'yeux il interrogea la sorcière. Devinant la question, elle secoua vivement la tête. Conversation silencieuse qui aurait pu s'apparenter à de la télépathie, même s'il ne s'agissait que d'échange d'attitudes:
"-Pouvez-vous faire quelque chose?
-Je peux mais c'est hors de question que je le fasse!"


Callisto aurait pu "avaler la blessure", s'infligeant à elle-même une part du mal pour rendre la blessure de Harper non mortelle, les poudres de cicatrisation et une convalescence faisant le reste, mais en absorbant le mal de cet homme, Mami Wata seule pouvait savoir ce qu'elle aurait absorbé d'autre! Pas question pour elle de prendre un tel risque!

Pour Devlin, les mouvements de poils étranges du… mourant?... l'odeur persistante… ça ne lui disait rien qui vaille.
Il avait appris, dans son combat en Roumanie, qu'il ne fallait jamais crier victoire trop tôt. Leçon qu'il connaissait, mais ces choses étranges avaient le don de vous la rappeler de manière très violente.

-Loban, Loban, Loban… pourquoi avez-vous blessé ce pauvre gars sans être certain que c'était bien lui la source du mal? Et pourquoi ne l'avez-vous pas achevé?

Il murmurait ces mots, pour lui-même avant de dire à voix haute pour Harry, sans même le regarder
-Réservez-moi une place pour la bière, je vous rejoindrai plus tard. Je dois m'assurer que notre zélé ami ne s'est pas trompé et que tout danger est réellement écarté. Miss Callisto…?
Il parlait d'un ton neutre, désabusé, marquant fortement le fait que le geste était inapproprié à ses yeux.
Il se releva mais ne rangea pas son arme.
-Moi rester! Fit la Négresse avec un tremblement, mélange de tristesse et de rage contenue.

Devlin resta à observer, vigilant… Callisto regarda l'agonisant, des larmes commençant à couler sur ses joues brunes: elle aurait dpu le sauver, mais elle risquait trop… beaucoup trop.
Elle comprenait: le détective estimait que perdu pour perdu, autant qu'il meure s'il peut être un danger, même malgré lui… son cerveau se battait autant que celui de Devlin sur l'hésitation à essayer d'aider Harper ou le laisser mourir, mais l'observateur extérieur ne voyait pas la même chose.
Et les 2 tenaient bon.
-Je crains que ce ne soit pas si simple, hein, Harper?
Au moindre geste estimé inadéquat, une balle en pleine tête résoudrait la question.



 
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 11 Juin - 20:45



Event n°3 – Howling Night

« DEAD MEN TELL NO TALES. »

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Felix se sentait un peu perdu avec tout ce qu’il se passait autour de lui. N’ayant jamais été confronté à des évènements surnaturels et n’en ayant que vaguement entendu parler, il n’avait pas la même crainte que semblait avoir Harry, Devlin et le Lord Renfield. Cependant, son instinct le mettait suffisamment en garde pour que l’envie de se cacher chez soi soit relativement présente. Il se retenait de ne pas tirer la manche de son frère avec insistance, voyant bien que les pensées de ce dernier étaient portées vers autre chose. Jonathan arriva à leur hauteur et le salua brièvement. L’horloger constata aussitôt l’air lugubre du pasteur et préféra ne pas lui poser de questions afin de ne pas détériorer davantage l’humeur de son ami. Il resta donc dans l’ombre d’Harry, comme caché de tous les regards portés vers l’âme en peine toujours au sol. Puis, le Home Secretary sembla se réveiller et bouscula sans nulle manière Devlin. Il dégaina un sabre de sous son long et lourd manteau noir pour abattre la point de la lame dans le torse du dénommé Harper sous les regards globalement horrifiés de tous. Seul un semblait être parfaitement calme devant cette scène et c’était Harry.

Le Comte de Warwick fit alors un petit discours, comme quoi le spectacle était terminé et qu’ils pouvaient tous disposés. Felix ne se serait pas fait prier si Harry n’était pas resté pour féliciter le politicien qui venait de tuer quelqu’un de sang-froid. Ou plutôt, le blesser grièvement, puisque l’inconnu continuait de se tortiller sur le sol. L’horloger, dont le visage demeurait relativement impassible, épia la jeune femme blonde puis Mr Downcry s’élancer successivement à la poursuite du jeune politicien aux airs sombres. Naïvement, Felix se dit qu’il n’avait rien de sympathique et se demandait bien comment Amy pouvait être son amie. Et Lydess sa fiancée. Mais l’heure n’était pas à se triturer les méninges sur des futilités pareilles. Il préféra se concentrer sur les choses un peu plus importantes à cet instant : cet homme que personne ne connaissait mais autour duquel tout le monde s’affairait pour lui faire gagner quelques minutes de vie en plus. Felix regarda Harry sans trop savoir quoi faire hormis le suivre comme son ombre. Pourtant, une question demeurait. Et il ne se ferait pas prier pour aller la poser directement à son jumeau. Il se dirigea d’un pas vif vers lui, le vétérinaire ayant creusé la distance avec lui en allant vers Renfield.

— Dis… Dis Harry… Pourquoi tu es le seul à approuver le geste du Lord Renfield…?

Il était rare que Felix se montre si cavalier pour des choses qui ne le regardaient nullement mais la situation était-elle qu’il ne pouvait se contenter de rester dans son coin et à épier passivement ce qu’il se tramait autour de lui. Cependant, il n’aimait guère l’attitude d’Harry qui l’inquiétait grandement. Il pouvait clairement lire de la peur dans ses yeux dorés et jusqu’ici, il avait toujours trouvé le vétérinaire toujours téméraire, voire parfois trop. Il avait dû se passer quelque chose dont il n’était pas au courant, quelque chose de grave. Mais quelque chose qui ne le regardait certainement pas. Ou qui allait encore l’empêcher de dormir. Cette fois-ci, il lui tira sur la manche.

— Viens, Harry, allons boire ce fameux verre.

Il jeta un nouveau regard au groupe affairé autour de Harper, ne leur accordant guère d’attention, préférant se concentrer sur son frère qui avait beaucoup plus d’important à ses yeux. Peut-être s’était-on adressé à lui qu’il n’avait même pas fait attention. Il n’avait juste pas envie qu’Harry s’éloigne, pour leur sécurité mutuelle.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 11 Juin - 23:23



Event n°3 – Howling Night

« the rest of the dead will not be respected »

16 avril 1892.

A travers les feuillages des divers bois du cimetière, on pouvait apercevoir les lames subtiles de la pleine lune s’y découper. Sur les grands chemins qui séparaient les tombes en quartier, nous pouvions y voir comme en plein jour. Toutes les couleurs se détachaient à présent en des teintes grisâtres, dé-saturés de toute magie, seul la lumière tremblante de l’astre miroir dominait. Tous les rongeurs qui avaient couru pour leur vie, détalant en direction de la sortie, cherchant à grimper les hauts murs de leurs petites griffes, avaient désormais atteint leur objectif. Il régnait à présent un âpre silence quasi impossible, comme si toute vie s’était échappé de l’endroit. Pas un murmure, un sifflement du vent. Même les feuilles ne semblaient plus danser ; tout était figé. La seule chose que vous pouvez entendre en écho se trouvait être les cris plaintifs de l’individu allongé sur le sol, éclairé de plein fouet par la lune.

Toujours proche de l’entrée, Lord Sawyer avait finit par se calfeutrer les oreilles en dessous de ses pattes avant. Il creusait avec ses pattes arrières, comme si son corps ne pouvait être contrôler. Le fossoyeur, pris de terreur, ne répondit pas aux multiples appels de la prostituée et saisit son chien d’un bras tremblant. L’immense homme qui s’approchait de lui pour le mettre au travail acheva de jouer sur ses nerfs. Sans demander son reste, il partit plus vite que son ombre se calfeutrer dans son bureau de fortune, claquant la porte derrière lui. Ce fut l’unique autre son que vous aviez pu entendre. C’était comme si vos propres pas s’étouffaient dans un océan de coton. Délaissés par le maître des lieux, vous êtes à présent dans l’incertitude de vos actes. Toutes les attentes se tournent vers le Home Secretary, qui ne semble pas être ouvert à la conversation… tandis que pris de frissons, vos regards impuissants se portent vers le monument, d’où proviennent des bruits nouveaux à entendre, comme des gargouillis.

Seuls au monument de Blackbough, un cercle s’est formé autour de Harper. Ce dernier est toujours en souffrance, bien qu’il vous semble que rien n’est changé depuis dix minutes maintenant. Le mourrant se retourne sur le ventre, d’où provient un immonde gargouillis à chacun de ses lourdes et déplaisantes respirations. Griffant le sol, ses doigts finissent par se planter à de la terre assez ferme, permettant à Jonas de se mettre à ramper en direction du premier groupe, en direction de l’entrée. De ses lèvres s’écoulent une salive où se mélange un peu de sang et de terre. Au bout de quelques mètres, vous pouvez suivre à la trace Harper, de par la discernable trace de sang laissé par son abdomen planté. Les tâches étaient éparses et petit à petit, vous vous rendez compte qu’il y en avait même de moins en moins. Au même moment, ceux observant le sommet du corps de l’individu pouvaient remarquer que ses omoplates bougeaient de manière étrange, presque inhumaine, comme s’ils se remettaient en place alors qu’ils n’avaient même pas été démis. Avant même qu’aucun d’entre vous n’aient le temps de faire le moindre mouvement, Harper avance sur ses genoux, son corps désarticulant produisant d’effroyables sons d’os brisés, ses membres tremblant de manières imprévisibles. Les gémissements de la victime se mélangent à des cris de plus en plus faibles. C’est un hurlement indéfinissable -guttural et aiguë à la fois- qui finalement bloque sa mâchoire qui, invisible du groupe près du monument, s’ouvre et se débloque, se détache et s’allonge.

C’est une seconde d’immobilisme, qui s’arrête soudainement. Harper, dont les membres se couvraient d’une fourrure qui n’étaient cela dit pas la première chose qui sautait au yeux, se précipite sur le Home Secretary qu’il frappe d’une force inconsidérée. Ce dernier, pourtant d’un poids conséquent, est violemment envoyé contre une tombe du chemin. Sa tête frappe le solide marbre. C’est immobile que son corps reste sur le sol, évanoui sous le choc. Terminant sa transformation au milieu des yeux écarquillés, c’est dans un hurlement de loup, que Jonas Harper ouvre sa gueule remplie de mort, en direction de la lune.

- Déroulement de l'Event -

Bienvenue dans ce cinquième tour de piste ! Voici les rappels:


Très important : Étant donné que le cimetière de Hightgate est un endroit très boisé et où il est facile de se perdre, nous vous donnons l'opportunité de nous indiquer votre position à travers une carte. En effet, nous conserverons pour le bien de cet Event uniquement la partie Ouest du cimetière. Envoyez-nous un mp avec cette carte pour nous indiquer votre position, si vous avez le moindre doute quant à la position de vos camarades, n'hésitez pas à demander dans le topic de discussion !

Pour le lancer de dés : le seul site que vous pouvez utiliser et celui proposé par ce lien. Pour en comprendre le score, tenez-vous en au barème suivant.

Entre 75 et 100: Réussite Critique.
Entre 50 et 74: Réussite.
Entre 25 et 49: Échec.
Entre 0 et 24: Échec Critique.

• Si les autres joueurs veulent tenter des jets de dés, sachez que les traumatisés de la Tour de Londres recevront un malus de -10 points dans leurs résultats.

• Il n'y a pas de minimum de mots pour participer, l'important étant que vous confirmiez votre action et que vous donniez du contenu pour les autres joueurs.

• Vous avez deux semaines pour répondre. En cas de non-réponses durant ce laps de temps, votre personnage sera un peu plus malmené que le autres.

• Un Topic de Discussion dédié aux membres de l'Event vous est reservé ICI.

• La prochaine intervention du MJ sera le 25 juin.

• Amusez-vous bien, c'est le principal ! coeur
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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Mar 12 Juin - 0:00



Event n°3 – Howling Night

« BIRDS ARE SILENT FOR THE NIGHT. »

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Loban n’avait eu guère de remords à abattre sa lame dans le torse de l’homme, convaincu que ce dernier n’était porteur que de mauvaises nouvelles et autres auras négatives. Le Home Secretary avait assez de problèmes dans sa vie actuellement pour s’embarrasser d’amnésiques agonisants. Quelque part, il l’avait aidé en abrégeant ses souffrances, même si toucher aucun point vital avait été une sorte de petit plaisir personnel, pervers et malsain. Il avait cependant rapidement tourné les talons, ne voulant s’attarder au milieu d’une foule d’inconnus alors que sa Lydess était souffrante dans son manoir. Il avait clairement mieux à faire. Cependant, tels des conseillers zélés, on vient lui emboîter le pas afin de se plaindre de son geste, sauf le premier, Harry Downcry, qui vint le remercier timidement, ce à quoi il avait répondu par un simple mouvement de tête. Ce fut néanmoins Miss Dale qui vint marcher sur ses talons, s’indignant d’un tel geste, l’accuser de tuer quelqu’un de sang-froid et contestant la politique qu’il menait. Loban regroupa dans les dernières ressources de patience qu’il lui restait pour prendre sur lui et de ne pas laisser éclater sa colère face à la jeune femme. Il se contenta donc de faire puérilement la sourde oreille où l’image qu’elle avait de lui pouvait être détériorée à jamais. Il n’en avait certes plus rien à faire de son image, mais quelque part, cela lui importait un minimum dans cette situation.

Il poursuivit donc sa route, sans même lui adresser le moindre regard, hormis seulement au moment où elle tourna les talons pour retrouver Stanton. Loban eut un regard méprisant, haineux, qu’elle ne perçut sûrement pas, étant de dos. Il serra la mâchoire avant de reprendre sa route et tomber sur le fameux groupe où il demanda donc ce qui avait été indiqué dans la réponse précédente. Néanmoins parmi le petit groupe, il reconnut Miss Peters, qui ne semblait pas l’avoir oublié non plus et qui le salua poliment. Elle s’enquit alors de savoir ce qui se passait d’étrange dans le cimetière et Loban eut un moment d’hésitation tandis qu’il regardait les derniers rats fuir le lieu. En vérité, il ne savait trop quoi dire pour contenter l’interrogation de la jeune rousse. Il avait le choix entre mentir ou pas. Ou alors faire une version un peu mélangée. C’était peut-être la prudente. Il n’allait pas livrer des informations qui pouvaient être cruciales devant des civils.

— Un individu agressif et perturbé. Mais ne vous en faites pas, le problème est réglé.

Il vit alors une silhouette familière s’avancer rapidement sur le chemin qu’il venait d’emprunter et qui menait au monument. Une silhouette qui semblait être sans nul doute celle d’Andrew Downcry. Le retour de la cavalerie. Loban soupira en regardant en l’air. Il fut néanmoins surpris de la vocifération de l’inspecteur qui hurlait littéralement après comme s’il n’avait été qu’un vulgaire criminel de Whitechapel. Le Comte de Warwick resta néanmoins immobile, fixant le Directeur de Scotland Yard droit dans les yeux comme pour lui annoncer clairement de garder ses distances. Cependant, le message ne sembla passer et Downcry s’empara du bras de Loban avec une grande familiarité qui déplut fortement à celui-ci. Le quinquagénaire commença alors à demander ce que Miss Peters racontait, que tout ceci n’était que des inepties et que la justification du « crime » qu’il avait commis quelques instants plus tôt se devait d’être bonne. C’en fut trop pour le Home Secretary qui, d’un coup sec, retira son avant-bras de l’étreinte des doigts de Downcry. Alyson avait déjà bien écorné ses résidus de patience mais là, l’homme en face de lui lui faisait réellement péter les plombs. Brusquement, il se saisit du col du Directeur de Scotland et le plaqua brutalement contre le tronc d’un arbre.

— C'EST LORD RENFIELD POUR VOUS, DOWNCRY, ET QUI ÊTES-VOUS POUR ME TOUCHER ET ME PARLER AINSI ? TOUCHEZ-MOI ENCORE UNE FOIS DE LA SORTE ET JE VOUS PROMETS QUE JE VOUS TRANCHE LES MAINS, COMPRIS ?

Fou de rage, il posa son front sur celui d’Andrew pour mieux planter son regard aussi noir que ses iris dans celui de son opposant, oubliant complètement les potentiels témoins devant eux.

— Comment osez-vous contester ce qu’il s’est passé dans la Tour, l’année dernière ? Tant mieux si la moitié de Londres n’y croit mais votre fils y a été blessé ! VOUS CROYEZ QU’IL S’EST FAIT BOUFFER PAR UNE MEUTE DE CHIENS ERRANTS ?

Il marqua une pause pour mieux le fixer avant de reprendre :

— La rouquine, là, était présente. Stanton était présent. J’y étais présent. Faites votre travail pour lequel JE vous paye, bordel !

Il le décolla du tronc pour le repousser brutalement.

— Cet homme pouvait être n’importe quoi et je ne prendrai aucun risque avec autant de civils autour ! Je ne regrette pas mon choix, qu’il crève pour la sécurité de tous.

Il cracha au sol tel un petit brigand de Whitechapel, tournant le dos au chemin qui menait au monument. Ce fut une grave erreur. Il n’entendit que trop tard les pas de la créature dans son dos. Quand il se retourna, sa colère sourde se transforma dans un effroi sans nom. Le monstre qui se trouvait devant lui, d’ailleurs bien plus grand et imposant, souleva alors ses bras difformes pour le soulever brutalement du sol, lui coupant le souffle sur le coup. Il retomba plusieurs mètres plus loin, s’écrasant sur une tombe, se heurtant brutalement la tête sur le marbre d’une tombe, tout devenant noir instantanément.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT Lun 18 Juin - 16:56



Event n°3 – Howling Night

« La certitude de n'être pas seul qui console même dans un cimetière. » - Jules Renard

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Les gémissements du mourant continuaient de résonner dans le vide nocturne du cimetière, mais cette fois-ci, ils sonnaient en cloches de joie. Harry ne pouvait décrire avec des mots ce qu’il ressentait actuellement, ce soulagement d’assister à la mort d’un homme dont il avait eu peur. Cette culpabilité qui peinait à se faire entendre sous les décombres de son effroi. Il se rappelait la douleur, il se rappelait le visage de la mort qu’il avait vu de bien trop près. Aussi avait-il été le premier à prendre le bras de son père, le rassurant sur cet acte d’apparence barbare. Les choses s’étaient faites ainsi car c’était forcément la meilleure chose à faire. Mieux valait prendre des précautions en ces temps sombres, nul ne pouvait savoir ce qui les attendrait. Il peinait à y croire lui-même. Mais le directeur de Scotland Yard ne l’écouta même pas. Il se retira même de sa main sans le regarder, comme s’il n’existait pas. N’écoutant ni sa peine, ni son soulagement. Il savait pourtant, ce qu’il lui était arrivé. Son père avait bien été au chevet de son fils lors de son rétablissement, non ? Mais à la seconde où Harry avait eu besoin de lui, le voilà parti crier sur son supérieur. Il pouvait l’entendre de là où il se trouvait tant sa voix portait. Sa main dans le vide tomba lentement aux côtés de ses hanches. Le vétérinaire poussa un profond soupir, reculant un peu pour revenir près de Felix. La voix de son père, s’écriant à l’invraisemblable vérité, le blessa profondément -tout autant que son ignorance.

Devlin n’eut pas le temps de retenir le directeur, à moins qu’il n’en eut pas l’envie. Tout au plus lui répondit-il de manière désinvolte quant au verre qu’il avait proposé à son frère. Un peu désabusé, Harry haussa tristement les épaules. Ce n’était plus vraiment important. Il fut ramené à la triste réalité par un mouvement sur sa manche. Felix lui demanda pourquoi il était le seul à approuver le geste du Lord Renfield. Harry déglutit légèrement, la bouche d’une sécheresse intense.

- J’imagine… que c’est parce que… je sais que..... que l’on ne peut prendre aucun risque.

Risque que le Lord semblait avoir pris. Car cela faisait à présent plusieurs minutes que l’individu agonisait sans mourir. Le détective se penchait vers lui, mais ne semblait pas plus inquiet que ça. Harry aurait bien voulu préciser que seul lui et Loban semblaient prendre au sérieux ce qu’ils s’étaient passé à la Tour. La vérité était qu’il était juste terrifié. Mais il ne voulait pas l’admettre, il n’y avait aucune raison. Souriant à son frère qui voulait rentrer boire ce fameux verre, il hocha la tête. Il était effectivement temps de partir d’ici, il n’y avait plus rien à voir. Mais ce fut à ce moment là qu’Harper se mit sur ventre et commença à ramper pour passer devant eux, allant également en direction de la sortie du cimetière. Harry ne pouvait s’empêcher de penser qu’il aurait déjà du être mort. Des frissons lui parcoururent l’échine tandis que la lourde voix de Loban tempêtait comme un orage sur Mr Downcry père. Il l’entendit prendre sa défense, arguant la véracité des événements de la Tour, et que ses blessures n’avaient pas été occasionné par une simple meute de chiens. Toutes ces paroles lui firent chaud au coeur. Il se sentait presque compris. Tout son discours entier était si empreint de vérité qu’Harry aurait voulu l’applaudir, si son regard n’avait pas été happé par le mourant que l’on pouvait suivre à la trace de sang.

Alors qu’il devait aller en avant avec Felix, un mauvais pressentiment le prit dans les tripes, de là où il n’était jamais véritablement parti. La façon dont cet homme se mouvait n’était pas naturel...et les faits qui suivirent lui donnèrent raison. Ce fut un déferlement de violence qui renvoya Loban comater sous un arbre, tandis que l’apparence monstrueuse d’un loup-garou hurlait à la mort, devant eux. A côté même de son père. Le sang d’Harry ne fit qu’un tour. Il voulait se précipiter sur le noble, savoir dans quel état il était, le sauver. Mais son père était également dans un plus grand danger encore, à la merci de la créature. Il y avait également Felix, son frère qu’il mit rapidement derrière lui d’un mouvement du bras.  Sa gorge serrée ne voulait plus émettre le moindre son. Pourtant, il ressentait le réflexe d’hurler à son père qu’il devait fuir, ou les rejoindre. Mais Harry n’était pas idiot : il savait que ce faisant, il pourrait attirer l’attention du loup sur eux. Il ne commettrait pas cet erreur. Mais il ne voulait pas choisir qui de sa famille il essaierait de sauver. Les cicatrices des morsures de la Tour restaient encore fraiches sur ses bras, et certaines ne s’effaceraient plus jamais. Petits pas par petits pas, il reculait avec Felix dans son dos, priant pour qu’ils puissent trouver une voie de sortie de l’autre côté du cimetière. Etait-ce véritablement la bonne solution ? Harry savait que ce n’était pas à eux d’abattre la créature. Il avait appris de son erreur. Mal lui en avait pris d’ailleurs, car il n’avait apporté aucune arme. Démuni, avec pour seul aide que toute sa famille qu’il risquait de perdre en un soir.
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EVENT N°3 - HOWLING NIGHT

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