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You're lost little girl [Ambrosine & Jenny]

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MessageSujet: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Mar 17 Avr - 11:25



"You're lost little girl"


Jenny & Ambrosine



Le matin s’était déjà levé depuis quelques heures lorsque, lassée des quatre murs de ma chambre, je m’étais dirigée vers le portail. Dans les quartiers résidentiels, le silence était de mise si bien que sans partenaire pour me faire la discussion pendant le trajet qui me séparait du cœur de la ville, je m’ennuyais bien vite : j’avais toujours ressenti une attraction particulière pour le centre de Londres, qui de jour comme de nuit était aussi animé que la ville de Paris ; et je devais avouer en avoir fait ma destination de prédilection.

Armée de mon parasol et coiffée d’un chapeau à plumes à la pointe de la mode, j’étais certaine de ne pas passer inaperçue dans les rues marchandes le long desquelles j’errais à l’affût du moindre mouvement à travers l’effervescence qui semblait régner autour de moi. Je m’arrêtai parfois devant les vitrines des magasins qui se trouvaient là afin d’observer les dernières tendances et les antiquités qui y étaient entreposées, à la recherche d’un potentiel acheteur. Si certaines me faisaient sans aucun doute de l’œil, je n’étais pas assez sotte pour céder à la tentation alors que je savais pertinemment que je ne pourrais les porter jusqu’au manoir sans l’aide d’une calèche. Aussi dus-je me rendre à l’évidence : je ne ferais pas d’emplettes aujourd’hui ! A la place, je me promenais à travers les allées de la ville, saluant par-ci par-là les connaissances que j’avais la surprise de croiser ; mais sans jamais m’attarder plus que quelques minutes en leur compagnie : je n’étais certainement pas venue pour faire la causette, sans quoi j’aurais choisi de prendre le thé auprès de Mère. Dieu sait qu’un sacré nombre de mots pouvaient sortir de sa bouche d’ordinaire discrète lorsque je venais à mentionner – délibérément comme accidentellement – le sujet du mariage !

Aujourd’hui cependant, je ne voulais pas plus être la jeune femme à marier que la lady Bellamy que l’on invitait en soirée. J’avais dans l’idée de m’inspirer de mon environnement, d’observer attentivement ce qui se déroulait autour de moi pour pouvoir immortaliser cela sur papier. J’avais eu la bonne idée d’emporter avec moi feuilles et plume – quand bien même on m’en aurait sans doute offerts au salon de thé pourvu que je le demande – ce qui ne rendait la journée que plus propice encore à l’écriture, songeai-je en progressant à travers la foule des passants. Parmi ceux-ci, un groupe paraissait s’être formé devant moi, empêchant des travailleurs agacés et impatients de traverser les rues pavées. Intriguée, je retirai mon chapeau bien trop imposant afin de pouvoir observer la raison de cet amas humain inopportun : j’étais petite, mais j’avais le bonheur de porter des talons assez haut ce jour-là pour relever la tête par dessus celles des modestes bourgeoises, qui tentaient d’en faire de même.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’aperçus au loin un enfant pas plus grand que le journal déplié qu’il tenait en main clamer à qui le voulait bien les dernières nouvelles du pays ! A ses côtés, on pouvait distinguer des hommes qui pièces en mains, déposaient chacun leur tour le prix demandé dans la casquette du jeune garçon afin de repartir à leur tour avec leur exemplaire. A cette vue, j’exultai : quoi de mieux pour inspirer mes romans que les faits divers de notre précieuse ville de Londres ? Je pourrais mentionner les procès en cours, la politique débattue et pourquoi pas même des nouvelles que nous recevions des autres continents ! C’était l’opportunité rêvée d’enrichir mon travail d’artiste pour le rendre un peu plus réaliste encore, à la manière de mon idole – et peut-être un jour réussirais-je à devenir la Flaubert anglaise ! Enthousiaste à cette idée, j’allai presque instinctivement me diriger vers le bout de chou avant de reprendre mes esprits et me raviser. J’avais beau agir sous l’impulsion de l’écrivaine, j’étais bel et bien dans un lieu public. Aussi profond que puisse être mon désir de l’oublier pour quelques temps, je restais Ambrosine Loretta Bellamy ; et malheureusement, un nom de plume n’aurait pas suffit à masquer mon identité cette fois-ci, alors que la foule se faisait nombreuse autour du vendeur de journaux. Je devais trouver une solution à ce problème, une alternative qui ne nécessiterait pas que je me présente parmi une file de bourgeois et de nobles gentilshommes ainsi attourée.

C’est en jetant un coup d’œil alentour que je trouvais la dernière pièce du puzzle, en la personne d’une malheureuse tout juste plus vieille que le garçon qui vendait le journal, mais sans aucun doute plus miséreuse ! A peine plus en chair que mon parasol, j’avais du mal à croire qu’elle puisse encore tenir sur ses jambes crasseuse. La vision de cette enfant démunie m’attendrit aussitôt, à tel point que je pardonnais même la petite main que je la vis glisser dans la poche d’un bourgeois malchanceux. A l’inverse, je ris de bon cœur en constatant que sa tentative avait été plus que fructueuse, pour une voleuse à la tire. J’avais lu dans le journal de Père que nombreux étaient ceux qui se faisaient arrêter par les autorités pour un simple ruban en coton.

- Jeune fille, l’interpellai-je d’une voix que je tentais de rendre douce et chaleureuse, veillant à ne pas éveiller sa crainte. La dernière chose que je souhaitais était de la rendre méfiante à mon égard – et j’ignorais si elle m’avait repérée comme je l’avais moi-même discernée entre deux clients. Lentement, je m’approchai d’elle, tout en maintenant une poigne ferme sur le parasol maintenant clos qui reposait sur mon poignet – on ne pouvait savoir comment cette pauvre enfant allait réagir, et j’avais beau être dotée d’un puissant instinct maternel, je n’ignorais pas que certains marmots étaient bien pires que des bêtes sauvages.

- Qu’est-ce que tu dirais de gagner honnêtement quelques pièces d’or ? Lui proposai-je avec un sourire.  

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MessageSujet: Re: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Mer 18 Avr - 9:22



You're lost little girl

« Un chat adroit qui veut voler commence par vous cajoler»


Pendant que le soleil se levais, la jeune Jenny en faisait de même pour renouveler une nouvelle journée de survis.
Mettant de côté la couverture acquise d’une façon peu probablement légal et agrippant le semblant de pull pour s’abriter de la fraîcheur du matin, l’adolescente se leva plus ou moins rapidement n’ayant pas à perdre du temps à se changer puisqu’elle gardait le peu de vêtements qu’elle possédait durant ses moments de sommeil. Il est toujours de mise de devoir se lever à n’importe quel heure de la nuit lorsque l’on vit à la rue, si une rafle de police passait dans le quartier de la Tribu ou encore si une envie pressante se présentais.

Comme a son habitude matinale, Jenny passait en revue parmi ses confrères et consœurs brigand la nourriture du petit déjeuner afin d’accompagner le jus de chaussette qui servait de café. Elle devrait par ailleurs penser à en apporter à Lydess afin de s’amuser à la voir faire la grimace face à la différence avec ses grains de caféine de bien meilleure qualité. Cette idée s’exécutera une prochaine fois, à la prochaine rencontre avec la rousse du cirque, il faut de tout pour savoir s’amuser.

Pendant que Jenny vacillait par-ci par-la parmi ses compagnons d’infortune afin de se faire une idée de ce qu’elle pourrait faire en ce jour nouveau, l’un de ses compère fit naître dans son esprit une idée qui paraissait de prime abord saugrenue : vendre des articles pignon sur rue. Cette idée un peu trop honnête pour celle qui avait appris à voler avant même de savoir marcher ne la motivait que trop peu mais il est vrai que c’était une forme d’expérience à acquérir.
Les boniments étaient quelque chose de presque inné pour Jenny lorsqu’elle devait retomber sur ses pieds (c’est à dire une bonne partie du temps), elle avais ce point commun avec les vendeurs. Ensuite, rien ne s’opposait au fait que la jeune fille ne freine ses instinct de voleuse, c’est une manière comme une autre d’obtenir des articles à adjuger au plus offrant.
Oui, cette idée rebutante en premier lieu pouvait éventuellement se voir être d’un attrait nouveau, un passe-temps amusant aux profit financier à ne pas renier.

Jenny plaça résolument les chaussures à ses pieds pour se mettre en route au travail (ses pieds nue à même les pavées ne pouvait pas se rendre plus sale qu’il ne l’étaient et la mettait à l’aise de bon matin dès le réveil).
Quels idées d’objet à revendre pourrait-elle avoir ? L’inconvénient de la nourriture est de s’en procurer assez de bonne facture pour satisfaire les clients sans oublier le fait que c’est périssable. L’envie de croquer un bout se ferait forcément présente. Non, ce genre d’article restera dans le sac en toile de jute de Jenny qui lui servirait d’arrière-boutique, au profit de son ventre et non de son porte-monnaie.
Les bijoux et autre objet précieux ne se font pas vendre aussi facilement que ça, il y a obligation d’aller directement les apporter dans les boutique d’orfèvrerie pour espérer en tirer assez de pièces. Les vêtements étaient trop encombrant à transporter et serais rapidement délaissé s’il fallait s’enfuir loin des homme de la police.
Il restait bien peu de choix tout compte fait, ce n’était finalement pas chose simple que de s’improviser vendeur.
De fil en aiguille, jonglant d’idée en idée au détour des rues, Jenny eu la révélation de la journée : un garçon qui vendait des journaux. Relativement simple à transporter et surtout à voler, mettant en exercice les belles paroles à crier dont Jenny avait le secret. Trouver un filon de nouvelles sur papier ne serait pas des plus difficile d’ailleurs, les paper-boy se faisaient presque aussi fréquent le matin que les filles de joie la nuit sur les trottoirs.

La crocheteuse se mis au travail en se rapprochant petit à petit du jeune homme comme si de rien n’était, faisant mine d’être la plus innocente des filles s’offrant une ballade de santé, explorant au fil des pavées les poches de bourgeois passant à porté de main.
Pendant que les mètres défilaient, une voix féminine interpella Jenny qui, de nature excessivement prudente à force de vivre à la rue, se mise immédiatement aux aguets si jamais on l’accusait une nouvelle fois de quoi que ce soit.
Ce n’était qu’une femme bien trop jolie pour cette ville et bien trop jeune pour chercher les ennuies qui l’avait accostée. Il n’y avait décidément plus moyen de travailler sans se faire déranger, bien que pour le coup, c’était un dérangement que Jenny aimerais avoir plus souvent puisqu’elle résolument entendue le mot « or » dans la phrase de la femme.

-Honnêtement j’sais pas, mais gagner d’l’or, j’dit pas non répondit-elle à l’inconnue.

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Si vous êtes impliqués dans ma douleur, et que vous n'êtes pas effrayés, alors vous ne comprenez rien.
Pour votre bien, comprenez ceci : je suis Jenny. Je viens vous voler et jamais, jamais, je ne m'arrêterai.
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MessageSujet: Re: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Lun 27 Aoû - 13:14



"You're lost little girl"


Jenny & Ambrosine



Si je ne vis pas la demoiselle se raidir à mes mots, il aurait été impossible de manquer l’écho de notre méfiance mutuelle à l’égard de l’autre. Je ne lui en tins pas rigueur : sans doute moi aussi aurais-je redouté l’intrusion d’une inconnue à travers ma routine matinale si j’avais été occupée comme l’était la jeune voleuse à amasser de quoi survivre pour un jour sans doute – peut-être plus, qu’en savais-je exactement ?
Cependant, j’espérais sincèrement qu’au delà de l’importuner, ma proposition attiserait son intérêt. Après tout, cette mission des plus simples nous serait-elle profitable à toutes deux si l’enfant voulait bien l’accepter. J’avais fourni tous les efforts dont j’étais capable afin de me montrer aimable, mais je ne lui en aurais pas voulu de refuser par prudence. Si je n’avais décemment pas l’accoutrement d’un officier des forces de l’ordre venu lui tendre un piège, je n’en restais pas moins une inconnue ; et je ne doutais pas un seul instant que ce fait ne devait pas jouer en ma faveur.  

Ce fut après une longue minute de silence que la jeune fille me répondit d’une phrase marqué par un fort accent de banlieue. A ces mots, j’esquissai un sourire amusé. Décidément, voilà qui était bien drôle ! La fillette ne devait pas recevoir souvent ce type d’opportunité. Tout en étouffant le gloussement qui menaçait de m’échapper, je me promis d’offrir plus régulièrement de tels emplois inoffensifs aux pauvres enfants démunis qui parcouraient les rues – Dieu seul sait que les travaux que les misérables ont d’ordinaire à effectuer sont bien plus cruels que les tâches imposées à nos animaux. Mon argent n’aura jamais été aussi bien placé qu’aujourd’hui, me félicitai-je.

- Je t’assure que la requête que je m’apprête à t’adresser ne viole aucune loi, lui assurai-je bien que sachant pertinemment que l’intérêt de la demoiselle ne résidait pas en ce critère somme toute superficiel à la suite d’un vol à la tire en pleine rue de Londres.

- Qui plus est, cela t’apportera bien plus d’argent que ce que tu as pu récupérer aujourd’hui.

Tout cela en étant parfaitement sécuritaire pour la petite qui risquerait tout au plus de se faire bousculer dans la file qui s’était formée derrière le garçon. Rien qui ne pourrait être compensé par la monnaie que je transportais avec moi -à tel point que la foule deviendrait bien vite le cadet de ses soucis une fois la somme annoncée.

- Aperçois-tu le jeune vendeur de journaux ? Lui demandais-je pour la forme, connaissant déjà la réponse à ma question – n’était pas voleur qui le voulait, le sens de l’observation était de mise. Je profitai de son absence de réponse pour glisser la main dans mon sac et en tirer l’argent nécessaire.

- Avec cette pièce, continuai-je en lui désignant l’objet que je venais d’extraire, j’aimerais que tu ailles m’en apporter un exemplaire. Penses-tu cela possible ?

J’attendais son approbation tout en maintenant délibérément la-dite pièce à distance, redoutant que la fourbe ne me la dérobe pour finalement s’échapper en courant. Heureusement, la confiance s’achetait encore de nos jours.

- Bien entendu, j’ai conscience que tu pourrais également repartir avec cela sans accomplir la tâche que je t’ai adressée; et je ne t’en empêcherais pas si telle est ta volonté. Cependant, laisse moi t’informer que cela serait bien sot de ta part de te contenter de si peu alors que tu pourrais obtenir une récompense bien plus intéressante en me rapportant mon journal, marchandai-je avec un sourire malicieux.

- Plus d’argent que tu en aies jamais tenu en main, un repas bien chaud, commençais-je à énoncer avec enthousiasme.

- Et peut-être même pourrait-on le lire ensemble si l’envie t’en prend, proposai-je finalement, cette fois-ci animée de la générosité qui m’était propre plus que par nécessité : je savais que le montant promis aurait convaincu n’importe quel enfant à la rue, mais qu’avais-je à perdre en lui offrant de quoi se sustenter physiquement et mentalement pour au moins une matinée ? Sans doute quelques minutes de mon temps que j’employais encore à ne rien faire quelques heures auparavant ? J’avais beau ne pas encore être mère, je ne pouvais empêcher mon instinct maternel qui me hurlait de porter secours aux pauvres enfant dont je croisais le chemin, estimant à raison que l’argent de mes romans que je m’évertuais à redistribuer du mieux que je le pouvais aux plus précaires ne finissait malheureusement pas dans leurs poches. C’était le moment rêvé pour moi d’arranger ne serait-ce qu’un peu le cours des choses : comme le pasteur ne cessait de nous le répéter, une bonne action n’est jamais vaine. Si je ne m’étais pas toujours montrée digne de notre seigneur, j’espérais le rendre fier à travers cet acte de charité presque désintéressé – après tout n’y avait-il aucun mal à bénéficier d’une situation qui nous serait à toutes deux profitable. Parfois, il m’arrivait de songer que j’aurais pu me trouver à la place de ces jeunes filles sans le sous, et que j’aurais de ce fait bien apprécié la présence d’une âme bonne et généreuse. Je ne pouvais évidemment pas devenir l’ange gardien de chaque orphelin londonien, mais je n’allais pas pour autant refuser d’apporter mon aide à cette enfant si besoin est.

Lui laissant à loisir l’occasion d’étudier mon offre, je pris l’initiative d’alléger sa méfiance à mon égard à travers un élan soudain de sincérité.

- C’est que je l’aurais bien fait moi-même, mais ces drôles de bonshommes ne m’y auraient pas autorisée. Il faut dire que cela est très mal vu pour une demoiselle de bonne famille. Il est plus courant d’y trouver hommes et enfants.

Si cela n’avait tenu qu’à moi, je me serais sans hésiter jetée dans la foule afin de récupérer ce fichu morceau de papier – mais Père ne me l’aurait pas pardonné. Il y avait des limites à ne pas franchir, et ce, même pour Ambrosine Loretta Bellamy. Et si le vieil homme s’efforçait de se montrer compréhensif sur la question du mariage, il avait toujours été intransigeant sur mon image publique : il attendait de moi une conduite irréprochable et un respect total de l’étiquette. Laquelle devait sûrement dicter quelque part que la présence d’une femme au sein d’une bulle politique parfaitement masculine était prohibée. Me laisser lire son journal était une chose - contribuant à ses yeux à faire de moi une femme lettrée et cultivée – , me procurer mon propre exemplaire en était une autre, que cela ne soit que par un mélange étrange de curiosité et d’excès de zèle ou par volonté de désobéir. Pour ma défense, celle-ci n’apparaissait qu’au second plan de mon stratagème bien huilé. Mais qu’y avait-il de plus excitant que de briser quelques règles ? N’existaient-elles pas uniquement pour cela ?

- Alors ? L’interrogeai-je animée d’une excitation grandissante à l’idée de braver l’interdit. Qu’en dis-tu ?    

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MessageSujet: Re: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Lun 27 Aoû - 17:44



You're lost little girl

« Un chat adroit qui veut voler commence par vous cajoler»


La requête de la jeune femme était tel que la cambrioleuse fût facilement vexée. Se faire payer pour une tâche aussi simple et aussi bête que d’aller chercher un simple journal lui donnait l’impression de se faire passer pour une coureuse de trottoir. Pittoresque service que de demander précisément à Jenny d’effectuer cette tâche pour qu’elle sente son égo en prendre un coup, malgré le retour financier sur investissement.
Déjà que la fillette éprouvait des difficultés à lire de manière convenable, il lui fallait maintenant servir de lien entre le morceau de ragots sur papier et une inconnue. Si elle lui demandais en plus de faire preuve de politesse envers cet autre illustre inconnu vendeur de gazette lors de la demande de recevoir un simple bout de chiffon, Jenny n’aurait que trop peu hésité partir sans demander son reste.
Si seulement il n’y avais pas d’argent à la clé afin de la faire réfléchir à deux fois. Les temps à la rue ne sont pas des plus facile en toutes période de l’année, il fallait savoir mordre sur sa chique afin de rendre le sommeil sous les ponts moins humide et plus confortable. Peut-être même que ces mêmes bouts de papier acheté pour rendre ce prétendu service lui servirait afin de bloquer la froideur du sol ou encore en guise d’alimentation à un feu pour revigorer le corps durant la nuit. Il faut savoir faire feu de tout bois comme disent les personnes aisé dont faisaient assurément partie cette femme au vu de son accoutrement soigné.

L’excuse de cette même femme paraissait dérisoire au yeux de Jenny, prétextant ne pouvant faire un achat aussi simple que cela à cause de ses facilité sociale. C’était d’un paradoxe des plus idiot qu’avait pu entendre Jenny, lui offrant une fois de plus l’occasion de casser du bois sur les gens bien trop aisée de Londres.
Se voulant plus libre que les simples habitants travaillant de leur main dans la crasse, les voila menotté par obligation sociale afin de maintenir le positions financière.  Ces moments accessoires soulageait Jenny d’être une membre de la Tribu afin de rester libre de ses actions ainsi que la présentation de ses pensées sans aucune hypocrisie destiné à recevoir des sourires tout aussi hypocrite en retour pour continuer à lire sur un matelas rembourré de papier vert.
Il est à noter cependant que pour Jenny, n’importe qui ayant un toit sur la tête ainsi qu’un emploi stable et rapportant assez pour obtenir des facilité tel qu’une livraison instantanée de journal fais immédiatement de la personne une personne fortement imbu de sa propre personne. Quoi qu’il en coûte, la jeune adolescente se contentais avec grand plaisir de sa situation et son grand champs d’action.

Après un rapide moment de réflexion, Jenny sauta tout de même sur l’occasion uniquement pour la raison financière d’un acte aussi simpliste que cela.

-J’vais vous l’chourrer vot’journal, mais n’comptez pas sur moi pour l’faire tout les jours comme un cabot répondit-elle sans véritablement sourire de rendre service à une si jolie robe.

Sachant que ce genre d’objectif remplissait une journée d’activité et d’émotion à un certain niveau sociale, Jenny ira s’enrichir de son salaire après coup, sachant pertinemment que la demoiselle attendrait sagement son retour et ne lui ferais pas faux-bond.
Assez rapidement pour ce que lui coûtais l’affaire, la cambrioleuse se retrouva facilement face au marchant de journaux afin de lui demander son dû. C’était quelque chose que de réussir à obtenir d’elle une action honnête pour une fois, c’était un jour à marquer d’une pierre blanche et à raconter aux enfants et petits-enfants chaque soir de Noël pendant des années.

Ou bout de quelques minutes à peine, Jenny se ramena une main dans la poche et l’autre tenant un journal dont elle ne saurais à peine lire la date du jour. Il lui aurais valu presque autant de temps que de revenir envers la jeune femme que d’obtenir ce bien à peine précieux.

-J’peux avoir mon salaire maint’nant siouplait ?

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