AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  Wikia  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

You're lost little girl [Ambrosine & Jenny]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Âge : 21
Emploi : Ecrivain
Informations : ★Présentation : She should have been a son

★Liens : Darling, I don't need no princes, I'm no damsel in distress

★ 6/5 rps (Overbookée)
Here I am, rock you like a hurricane

★ About a girl :
➣Noblesse anglaise
➣20 ans et toujours pas d'enfant
➣Écrivaine à ses heures perdues
➣Tient des salons littéraires chaque semaine
➣Plus sociable on meurt
➣Ouverte à tous les plaisirs de ce monde
Avatar : Isolda Dychauk
Quartier Résidentiel : City of London
Messages : 153
Date d'inscription : 21/12/2017

MessageSujet: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Mar 17 Avr - 11:25



"You're lost little girl"


Jenny & Ambrosine



Le matin s’était déjà levé depuis quelques heures lorsque, lassée des quatre murs de ma chambre, je m’étais dirigée vers le portail. Dans les quartiers résidentiels, le silence était de mise si bien que sans partenaire pour me faire la discussion pendant le trajet qui me séparait du cœur de la ville, je m’ennuyais bien vite : j’avais toujours ressenti une attraction particulière pour le centre de Londres, qui de jour comme de nuit était aussi animé que la ville de Paris ; et je devais avouer en avoir fait ma destination de prédilection.

Armée de mon parasol et coiffée d’un chapeau à plumes à la pointe de la mode, j’étais certaine de ne pas passer inaperçue dans les rues marchandes le long desquelles j’errais à l’affût du moindre mouvement à travers l’effervescence qui semblait régner autour de moi. Je m’arrêtai parfois devant les vitrines des magasins qui se trouvaient là afin d’observer les dernières tendances et les antiquités qui y étaient entreposées, à la recherche d’un potentiel acheteur. Si certaines me faisaient sans aucun doute de l’œil, je n’étais pas assez sotte pour céder à la tentation alors que je savais pertinemment que je ne pourrais les porter jusqu’au manoir sans l’aide d’une calèche. Aussi dus-je me rendre à l’évidence : je ne ferais pas d’emplettes aujourd’hui ! A la place, je me promenais à travers les allées de la ville, saluant par-ci par-là les connaissances que j’avais la surprise de croiser ; mais sans jamais m’attarder plus que quelques minutes en leur compagnie : je n’étais certainement pas venue pour faire la causette, sans quoi j’aurais choisi de prendre le thé auprès de Mère. Dieu sait qu’un sacré nombre de mots pouvaient sortir de sa bouche d’ordinaire discrète lorsque je venais à mentionner – délibérément comme accidentellement – le sujet du mariage !

Aujourd’hui cependant, je ne voulais pas plus être la jeune femme à marier que la lady Bellamy que l’on invitait en soirée. J’avais dans l’idée de m’inspirer de mon environnement, d’observer attentivement ce qui se déroulait autour de moi pour pouvoir immortaliser cela sur papier. J’avais eu la bonne idée d’emporter avec moi feuilles et plume – quand bien même on m’en aurait sans doute offerts au salon de thé pourvu que je le demande – ce qui ne rendait la journée que plus propice encore à l’écriture, songeai-je en progressant à travers la foule des passants. Parmi ceux-ci, un groupe paraissait s’être formé devant moi, empêchant des travailleurs agacés et impatients de traverser les rues pavées. Intriguée, je retirai mon chapeau bien trop imposant afin de pouvoir observer la raison de cet amas humain inopportun : j’étais petite, mais j’avais le bonheur de porter des talons assez haut ce jour-là pour relever la tête par dessus celles des modestes bourgeoises, qui tentaient d’en faire de même.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’aperçus au loin un enfant pas plus grand que le journal déplié qu’il tenait en main clamer à qui le voulait bien les dernières nouvelles du pays ! A ses côtés, on pouvait distinguer des hommes qui pièces en mains, déposaient chacun leur tour le prix demandé dans la casquette du jeune garçon afin de repartir à leur tour avec leur exemplaire. A cette vue, j’exultai : quoi de mieux pour inspirer mes romans que les faits divers de notre précieuse ville de Londres ? Je pourrais mentionner les procès en cours, la politique débattue et pourquoi pas même des nouvelles que nous recevions des autres continents ! C’était l’opportunité rêvée d’enrichir mon travail d’artiste pour le rendre un peu plus réaliste encore, à la manière de mon idole – et peut-être un jour réussirais-je à devenir la Flaubert anglaise ! Enthousiaste à cette idée, j’allai presque instinctivement me diriger vers le bout de chou avant de reprendre mes esprits et me raviser. J’avais beau agir sous l’impulsion de l’écrivaine, j’étais bel et bien dans un lieu public. Aussi profond que puisse être mon désir de l’oublier pour quelques temps, je restais Ambrosine Loretta Bellamy ; et malheureusement, un nom de plume n’aurait pas suffit à masquer mon identité cette fois-ci, alors que la foule se faisait nombreuse autour du vendeur de journaux. Je devais trouver une solution à ce problème, une alternative qui ne nécessiterait pas que je me présente parmi une file de bourgeois et de nobles gentilshommes ainsi attourée.

C’est en jetant un coup d’œil alentour que je trouvais la dernière pièce du puzzle, en la personne d’une malheureuse tout juste plus vieille que le garçon qui vendait le journal, mais sans aucun doute plus miséreuse ! A peine plus en chair que mon parasol, j’avais du mal à croire qu’elle puisse encore tenir sur ses jambes crasseuse. La vision de cette enfant démunie m’attendrit aussitôt, à tel point que je pardonnais même la petite main que je la vis glisser dans la poche d’un bourgeois malchanceux. A l’inverse, je ris de bon cœur en constatant que sa tentative avait été plus que fructueuse, pour une voleuse à la tire. J’avais lu dans le journal de Père que nombreux étaient ceux qui se faisaient arrêter par les autorités pour un simple ruban en coton.

- Jeune fille, l’interpellai-je d’une voix que je tentais de rendre douce et chaleureuse, veillant à ne pas éveiller sa crainte. La dernière chose que je souhaitais était de la rendre méfiante à mon égard – et j’ignorais si elle m’avait repérée comme je l’avais moi-même discernée entre deux clients. Lentement, je m’approchai d’elle, tout en maintenant une poigne ferme sur le parasol maintenant clos qui reposait sur mon poignet – on ne pouvait savoir comment cette pauvre enfant allait réagir, et j’avais beau être dotée d’un puissant instinct maternel, je n’ignorais pas que certains marmots étaient bien pires que des bêtes sauvages.

- Qu’est-ce que tu dirais de gagner honnêtement quelques pièces d’or ? Lui proposai-je avec un sourire.  

Code by Sleepy






She should have been a son

She should have died when she was born

She should have worn the crown of thorns

She should have stood out in the crowd

She should have made her mother proud


hela.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Emploi : Aucune d'officielle
Avatar : Maisie Williams
Messages : 332
Date d'inscription : 23/05/2017

MessageSujet: Re: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Mer 18 Avr - 9:22



You're lost little girl

« Un chat adroit qui veut voler commence par vous cajoler»


Pendant que le soleil se levais, la jeune Jenny en faisait de même pour renouveler une nouvelle journée de survis.
Mettant de côté la couverture acquise d’une façon peu probablement légal et agrippant le semblant de pull pour s’abriter de la fraîcheur du matin, l’adolescente se leva plus ou moins rapidement n’ayant pas à perdre du temps à se changer puisqu’elle gardait le peu de vêtements qu’elle possédait durant ses moments de sommeil. Il est toujours de mise de devoir se lever à n’importe quel heure de la nuit lorsque l’on vit à la rue, si une rafle de police passait dans le quartier de la Tribu ou encore si une envie pressante se présentais.

Comme a son habitude matinale, Jenny passait en revue parmi ses confrères et consœurs brigand la nourriture du petit déjeuner afin d’accompagner le jus de chaussette qui servait de café. Elle devrait par ailleurs penser à en apporter à Lydess afin de s’amuser à la voir faire la grimace face à la différence avec ses grains de caféine de bien meilleure qualité. Cette idée s’exécutera une prochaine fois, à la prochaine rencontre avec la rousse du cirque, il faut de tout pour savoir s’amuser.

Pendant que Jenny vacillait par-ci par-la parmi ses compagnons d’infortune afin de se faire une idée de ce qu’elle pourrait faire en ce jour nouveau, l’un de ses compère fit naître dans son esprit une idée qui paraissait de prime abord saugrenue : vendre des articles pignon sur rue. Cette idée un peu trop honnête pour celle qui avait appris à voler avant même de savoir marcher ne la motivait que trop peu mais il est vrai que c’était une forme d’expérience à acquérir.
Les boniments étaient quelque chose de presque inné pour Jenny lorsqu’elle devait retomber sur ses pieds (c’est à dire une bonne partie du temps), elle avais ce point commun avec les vendeurs. Ensuite, rien ne s’opposait au fait que la jeune fille ne freine ses instinct de voleuse, c’est une manière comme une autre d’obtenir des articles à adjuger au plus offrant.
Oui, cette idée rebutante en premier lieu pouvait éventuellement se voir être d’un attrait nouveau, un passe-temps amusant aux profit financier à ne pas renier.

Jenny plaça résolument les chaussures à ses pieds pour se mettre en route au travail (ses pieds nue à même les pavées ne pouvait pas se rendre plus sale qu’il ne l’étaient et la mettait à l’aise de bon matin dès le réveil).
Quels idées d’objet à revendre pourrait-elle avoir ? L’inconvénient de la nourriture est de s’en procurer assez de bonne facture pour satisfaire les clients sans oublier le fait que c’est périssable. L’envie de croquer un bout se ferait forcément présente. Non, ce genre d’article restera dans le sac en toile de jute de Jenny qui lui servirait d’arrière-boutique, au profit de son ventre et non de son porte-monnaie.
Les bijoux et autre objet précieux ne se font pas vendre aussi facilement que ça, il y a obligation d’aller directement les apporter dans les boutique d’orfèvrerie pour espérer en tirer assez de pièces. Les vêtements étaient trop encombrant à transporter et serais rapidement délaissé s’il fallait s’enfuir loin des homme de la police.
Il restait bien peu de choix tout compte fait, ce n’était finalement pas chose simple que de s’improviser vendeur.
De fil en aiguille, jonglant d’idée en idée au détour des rues, Jenny eu la révélation de la journée : un garçon qui vendait des journaux. Relativement simple à transporter et surtout à voler, mettant en exercice les belles paroles à crier dont Jenny avait le secret. Trouver un filon de nouvelles sur papier ne serait pas des plus difficile d’ailleurs, les paper-boy se faisaient presque aussi fréquent le matin que les filles de joie la nuit sur les trottoirs.

La crocheteuse se mis au travail en se rapprochant petit à petit du jeune homme comme si de rien n’était, faisant mine d’être la plus innocente des filles s’offrant une ballade de santé, explorant au fil des pavées les poches de bourgeois passant à porté de main.
Pendant que les mètres défilaient, une voix féminine interpella Jenny qui, de nature excessivement prudente à force de vivre à la rue, se mise immédiatement aux aguets si jamais on l’accusait une nouvelle fois de quoi que ce soit.
Ce n’était qu’une femme bien trop jolie pour cette ville et bien trop jeune pour chercher les ennuies qui l’avait accostée. Il n’y avait décidément plus moyen de travailler sans se faire déranger, bien que pour le coup, c’était un dérangement que Jenny aimerais avoir plus souvent puisqu’elle résolument entendue le mot « or » dans la phrase de la femme.

-Honnêtement j’sais pas, mais gagner d’l’or, j’dit pas non répondit-elle à l’inconnue.

©️ plumyts 2016


Si vous êtes impliqués dans ma douleur, et que vous n'êtes pas effrayés, alors vous ne comprenez rien.
Pour votre bien, comprenez ceci : je suis Jenny. Je viens vous voler et jamais, jamais, je ne m'arrêterai.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

You're lost little girl [Ambrosine & Jenny]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Humeur smiley!
» London Stiller...she's a special girl
» Heartbreaker version girl [Finish]
» LOST LE RPG
» Règle #1 - Ne jamais trahir son partenaire [JENNY]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Anthill : A Victorian Tale :: Les Rues de Londres :: The Strand :: Les Rues-