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You're lost little girl [Ambrosine & Jenny]

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MessageSujet: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Mar 17 Avr - 11:25



"You're lost little girl"


Jenny & Ambrosine



Le matin s’était déjà levé depuis quelques heures lorsque, lassée des quatre murs de ma chambre, je m’étais dirigée vers le portail. Dans les quartiers résidentiels, le silence était de mise si bien que sans partenaire pour me faire la discussion pendant le trajet qui me séparait du cœur de la ville, je m’ennuyais bien vite : j’avais toujours ressenti une attraction particulière pour le centre de Londres, qui de jour comme de nuit était aussi animé que la ville de Paris ; et je devais avouer en avoir fait ma destination de prédilection.

Armée de mon parasol et coiffée d’un chapeau à plumes à la pointe de la mode, j’étais certaine de ne pas passer inaperçue dans les rues marchandes le long desquelles j’errais à l’affût du moindre mouvement à travers l’effervescence qui semblait régner autour de moi. Je m’arrêtai parfois devant les vitrines des magasins qui se trouvaient là afin d’observer les dernières tendances et les antiquités qui y étaient entreposées, à la recherche d’un potentiel acheteur. Si certaines me faisaient sans aucun doute de l’œil, je n’étais pas assez sotte pour céder à la tentation alors que je savais pertinemment que je ne pourrais les porter jusqu’au manoir sans l’aide d’une calèche. Aussi dus-je me rendre à l’évidence : je ne ferais pas d’emplettes aujourd’hui ! A la place, je me promenais à travers les allées de la ville, saluant par-ci par-là les connaissances que j’avais la surprise de croiser ; mais sans jamais m’attarder plus que quelques minutes en leur compagnie : je n’étais certainement pas venue pour faire la causette, sans quoi j’aurais choisi de prendre le thé auprès de Mère. Dieu sait qu’un sacré nombre de mots pouvaient sortir de sa bouche d’ordinaire discrète lorsque je venais à mentionner – délibérément comme accidentellement – le sujet du mariage !

Aujourd’hui cependant, je ne voulais pas plus être la jeune femme à marier que la lady Bellamy que l’on invitait en soirée. J’avais dans l’idée de m’inspirer de mon environnement, d’observer attentivement ce qui se déroulait autour de moi pour pouvoir immortaliser cela sur papier. J’avais eu la bonne idée d’emporter avec moi feuilles et plume – quand bien même on m’en aurait sans doute offerts au salon de thé pourvu que je le demande – ce qui ne rendait la journée que plus propice encore à l’écriture, songeai-je en progressant à travers la foule des passants. Parmi ceux-ci, un groupe paraissait s’être formé devant moi, empêchant des travailleurs agacés et impatients de traverser les rues pavées. Intriguée, je retirai mon chapeau bien trop imposant afin de pouvoir observer la raison de cet amas humain inopportun : j’étais petite, mais j’avais le bonheur de porter des talons assez haut ce jour-là pour relever la tête par dessus celles des modestes bourgeoises, qui tentaient d’en faire de même.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’aperçus au loin un enfant pas plus grand que le journal déplié qu’il tenait en main clamer à qui le voulait bien les dernières nouvelles du pays ! A ses côtés, on pouvait distinguer des hommes qui pièces en mains, déposaient chacun leur tour le prix demandé dans la casquette du jeune garçon afin de repartir à leur tour avec leur exemplaire. A cette vue, j’exultai : quoi de mieux pour inspirer mes romans que les faits divers de notre précieuse ville de Londres ? Je pourrais mentionner les procès en cours, la politique débattue et pourquoi pas même des nouvelles que nous recevions des autres continents ! C’était l’opportunité rêvée d’enrichir mon travail d’artiste pour le rendre un peu plus réaliste encore, à la manière de mon idole – et peut-être un jour réussirais-je à devenir la Flaubert anglaise ! Enthousiaste à cette idée, j’allai presque instinctivement me diriger vers le bout de chou avant de reprendre mes esprits et me raviser. J’avais beau agir sous l’impulsion de l’écrivaine, j’étais bel et bien dans un lieu public. Aussi profond que puisse être mon désir de l’oublier pour quelques temps, je restais Ambrosine Loretta Bellamy ; et malheureusement, un nom de plume n’aurait pas suffit à masquer mon identité cette fois-ci, alors que la foule se faisait nombreuse autour du vendeur de journaux. Je devais trouver une solution à ce problème, une alternative qui ne nécessiterait pas que je me présente parmi une file de bourgeois et de nobles gentilshommes ainsi attourée.

C’est en jetant un coup d’œil alentour que je trouvais la dernière pièce du puzzle, en la personne d’une malheureuse tout juste plus vieille que le garçon qui vendait le journal, mais sans aucun doute plus miséreuse ! A peine plus en chair que mon parasol, j’avais du mal à croire qu’elle puisse encore tenir sur ses jambes crasseuse. La vision de cette enfant démunie m’attendrit aussitôt, à tel point que je pardonnais même la petite main que je la vis glisser dans la poche d’un bourgeois malchanceux. A l’inverse, je ris de bon cœur en constatant que sa tentative avait été plus que fructueuse, pour une voleuse à la tire. J’avais lu dans le journal de Père que nombreux étaient ceux qui se faisaient arrêter par les autorités pour un simple ruban en coton.

- Jeune fille, l’interpellai-je d’une voix que je tentais de rendre douce et chaleureuse, veillant à ne pas éveiller sa crainte. La dernière chose que je souhaitais était de la rendre méfiante à mon égard – et j’ignorais si elle m’avait repérée comme je l’avais moi-même discernée entre deux clients. Lentement, je m’approchai d’elle, tout en maintenant une poigne ferme sur le parasol maintenant clos qui reposait sur mon poignet – on ne pouvait savoir comment cette pauvre enfant allait réagir, et j’avais beau être dotée d’un puissant instinct maternel, je n’ignorais pas que certains marmots étaient bien pires que des bêtes sauvages.

- Qu’est-ce que tu dirais de gagner honnêtement quelques pièces d’or ? Lui proposai-je avec un sourire.  

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MessageSujet: Re: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Mer 18 Avr - 9:22



You're lost little girl

« Un chat adroit qui veut voler commence par vous cajoler»


Pendant que le soleil se levais, la jeune Jenny en faisait de même pour renouveler une nouvelle journée de survis.
Mettant de côté la couverture acquise d’une façon peu probablement légal et agrippant le semblant de pull pour s’abriter de la fraîcheur du matin, l’adolescente se leva plus ou moins rapidement n’ayant pas à perdre du temps à se changer puisqu’elle gardait le peu de vêtements qu’elle possédait durant ses moments de sommeil. Il est toujours de mise de devoir se lever à n’importe quel heure de la nuit lorsque l’on vit à la rue, si une rafle de police passait dans le quartier de la Tribu ou encore si une envie pressante se présentais.

Comme a son habitude matinale, Jenny passait en revue parmi ses confrères et consœurs brigand la nourriture du petit déjeuner afin d’accompagner le jus de chaussette qui servait de café. Elle devrait par ailleurs penser à en apporter à Lydess afin de s’amuser à la voir faire la grimace face à la différence avec ses grains de caféine de bien meilleure qualité. Cette idée s’exécutera une prochaine fois, à la prochaine rencontre avec la rousse du cirque, il faut de tout pour savoir s’amuser.

Pendant que Jenny vacillait par-ci par-la parmi ses compagnons d’infortune afin de se faire une idée de ce qu’elle pourrait faire en ce jour nouveau, l’un de ses compère fit naître dans son esprit une idée qui paraissait de prime abord saugrenue : vendre des articles pignon sur rue. Cette idée un peu trop honnête pour celle qui avait appris à voler avant même de savoir marcher ne la motivait que trop peu mais il est vrai que c’était une forme d’expérience à acquérir.
Les boniments étaient quelque chose de presque inné pour Jenny lorsqu’elle devait retomber sur ses pieds (c’est à dire une bonne partie du temps), elle avais ce point commun avec les vendeurs. Ensuite, rien ne s’opposait au fait que la jeune fille ne freine ses instinct de voleuse, c’est une manière comme une autre d’obtenir des articles à adjuger au plus offrant.
Oui, cette idée rebutante en premier lieu pouvait éventuellement se voir être d’un attrait nouveau, un passe-temps amusant aux profit financier à ne pas renier.

Jenny plaça résolument les chaussures à ses pieds pour se mettre en route au travail (ses pieds nue à même les pavées ne pouvait pas se rendre plus sale qu’il ne l’étaient et la mettait à l’aise de bon matin dès le réveil).
Quels idées d’objet à revendre pourrait-elle avoir ? L’inconvénient de la nourriture est de s’en procurer assez de bonne facture pour satisfaire les clients sans oublier le fait que c’est périssable. L’envie de croquer un bout se ferait forcément présente. Non, ce genre d’article restera dans le sac en toile de jute de Jenny qui lui servirait d’arrière-boutique, au profit de son ventre et non de son porte-monnaie.
Les bijoux et autre objet précieux ne se font pas vendre aussi facilement que ça, il y a obligation d’aller directement les apporter dans les boutique d’orfèvrerie pour espérer en tirer assez de pièces. Les vêtements étaient trop encombrant à transporter et serais rapidement délaissé s’il fallait s’enfuir loin des homme de la police.
Il restait bien peu de choix tout compte fait, ce n’était finalement pas chose simple que de s’improviser vendeur.
De fil en aiguille, jonglant d’idée en idée au détour des rues, Jenny eu la révélation de la journée : un garçon qui vendait des journaux. Relativement simple à transporter et surtout à voler, mettant en exercice les belles paroles à crier dont Jenny avait le secret. Trouver un filon de nouvelles sur papier ne serait pas des plus difficile d’ailleurs, les paper-boy se faisaient presque aussi fréquent le matin que les filles de joie la nuit sur les trottoirs.

La crocheteuse se mis au travail en se rapprochant petit à petit du jeune homme comme si de rien n’était, faisant mine d’être la plus innocente des filles s’offrant une ballade de santé, explorant au fil des pavées les poches de bourgeois passant à porté de main.
Pendant que les mètres défilaient, une voix féminine interpella Jenny qui, de nature excessivement prudente à force de vivre à la rue, se mise immédiatement aux aguets si jamais on l’accusait une nouvelle fois de quoi que ce soit.
Ce n’était qu’une femme bien trop jolie pour cette ville et bien trop jeune pour chercher les ennuies qui l’avait accostée. Il n’y avait décidément plus moyen de travailler sans se faire déranger, bien que pour le coup, c’était un dérangement que Jenny aimerais avoir plus souvent puisqu’elle résolument entendue le mot « or » dans la phrase de la femme.

-Honnêtement j’sais pas, mais gagner d’l’or, j’dit pas non répondit-elle à l’inconnue.

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Si vous êtes impliqués dans ma douleur, et que vous n'êtes pas effrayés, alors vous ne comprenez rien.
Pour votre bien, comprenez ceci : je suis Jenny. Je viens vous voler et jamais, jamais, je ne m'arrêterai.
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MessageSujet: Re: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Lun 27 Aoû - 13:14



"You're lost little girl"


Jenny & Ambrosine



Si je ne vis pas la demoiselle se raidir à mes mots, il aurait été impossible de manquer l’écho de notre méfiance mutuelle à l’égard de l’autre. Je ne lui en tins pas rigueur : sans doute moi aussi aurais-je redouté l’intrusion d’une inconnue à travers ma routine matinale si j’avais été occupée comme l’était la jeune voleuse à amasser de quoi survivre pour un jour sans doute – peut-être plus, qu’en savais-je exactement ?
Cependant, j’espérais sincèrement qu’au delà de l’importuner, ma proposition attiserait son intérêt. Après tout, cette mission des plus simples nous serait-elle profitable à toutes deux si l’enfant voulait bien l’accepter. J’avais fourni tous les efforts dont j’étais capable afin de me montrer aimable, mais je ne lui en aurais pas voulu de refuser par prudence. Si je n’avais décemment pas l’accoutrement d’un officier des forces de l’ordre venu lui tendre un piège, je n’en restais pas moins une inconnue ; et je ne doutais pas un seul instant que ce fait ne devait pas jouer en ma faveur.  

Ce fut après une longue minute de silence que la jeune fille me répondit d’une phrase marqué par un fort accent de banlieue. A ces mots, j’esquissai un sourire amusé. Décidément, voilà qui était bien drôle ! La fillette ne devait pas recevoir souvent ce type d’opportunité. Tout en étouffant le gloussement qui menaçait de m’échapper, je me promis d’offrir plus régulièrement de tels emplois inoffensifs aux pauvres enfants démunis qui parcouraient les rues – Dieu seul sait que les travaux que les misérables ont d’ordinaire à effectuer sont bien plus cruels que les tâches imposées à nos animaux. Mon argent n’aura jamais été aussi bien placé qu’aujourd’hui, me félicitai-je.

- Je t’assure que la requête que je m’apprête à t’adresser ne viole aucune loi, lui assurai-je bien que sachant pertinemment que l’intérêt de la demoiselle ne résidait pas en ce critère somme toute superficiel à la suite d’un vol à la tire en pleine rue de Londres.

- Qui plus est, cela t’apportera bien plus d’argent que ce que tu as pu récupérer aujourd’hui.

Tout cela en étant parfaitement sécuritaire pour la petite qui risquerait tout au plus de se faire bousculer dans la file qui s’était formée derrière le garçon. Rien qui ne pourrait être compensé par la monnaie que je transportais avec moi -à tel point que la foule deviendrait bien vite le cadet de ses soucis une fois la somme annoncée.

- Aperçois-tu le jeune vendeur de journaux ? Lui demandais-je pour la forme, connaissant déjà la réponse à ma question – n’était pas voleur qui le voulait, le sens de l’observation était de mise. Je profitai de son absence de réponse pour glisser la main dans mon sac et en tirer l’argent nécessaire.

- Avec cette pièce, continuai-je en lui désignant l’objet que je venais d’extraire, j’aimerais que tu ailles m’en apporter un exemplaire. Penses-tu cela possible ?

J’attendais son approbation tout en maintenant délibérément la-dite pièce à distance, redoutant que la fourbe ne me la dérobe pour finalement s’échapper en courant. Heureusement, la confiance s’achetait encore de nos jours.

- Bien entendu, j’ai conscience que tu pourrais également repartir avec cela sans accomplir la tâche que je t’ai adressée; et je ne t’en empêcherais pas si telle est ta volonté. Cependant, laisse moi t’informer que cela serait bien sot de ta part de te contenter de si peu alors que tu pourrais obtenir une récompense bien plus intéressante en me rapportant mon journal, marchandai-je avec un sourire malicieux.

- Plus d’argent que tu en aies jamais tenu en main, un repas bien chaud, commençais-je à énoncer avec enthousiasme.

- Et peut-être même pourrait-on le lire ensemble si l’envie t’en prend, proposai-je finalement, cette fois-ci animée de la générosité qui m’était propre plus que par nécessité : je savais que le montant promis aurait convaincu n’importe quel enfant à la rue, mais qu’avais-je à perdre en lui offrant de quoi se sustenter physiquement et mentalement pour au moins une matinée ? Sans doute quelques minutes de mon temps que j’employais encore à ne rien faire quelques heures auparavant ? J’avais beau ne pas encore être mère, je ne pouvais empêcher mon instinct maternel qui me hurlait de porter secours aux pauvres enfant dont je croisais le chemin, estimant à raison que l’argent de mes romans que je m’évertuais à redistribuer du mieux que je le pouvais aux plus précaires ne finissait malheureusement pas dans leurs poches. C’était le moment rêvé pour moi d’arranger ne serait-ce qu’un peu le cours des choses : comme le pasteur ne cessait de nous le répéter, une bonne action n’est jamais vaine. Si je ne m’étais pas toujours montrée digne de notre seigneur, j’espérais le rendre fier à travers cet acte de charité presque désintéressé – après tout n’y avait-il aucun mal à bénéficier d’une situation qui nous serait à toutes deux profitable. Parfois, il m’arrivait de songer que j’aurais pu me trouver à la place de ces jeunes filles sans le sous, et que j’aurais de ce fait bien apprécié la présence d’une âme bonne et généreuse. Je ne pouvais évidemment pas devenir l’ange gardien de chaque orphelin londonien, mais je n’allais pas pour autant refuser d’apporter mon aide à cette enfant si besoin est.

Lui laissant à loisir l’occasion d’étudier mon offre, je pris l’initiative d’alléger sa méfiance à mon égard à travers un élan soudain de sincérité.

- C’est que je l’aurais bien fait moi-même, mais ces drôles de bonshommes ne m’y auraient pas autorisée. Il faut dire que cela est très mal vu pour une demoiselle de bonne famille. Il est plus courant d’y trouver hommes et enfants.

Si cela n’avait tenu qu’à moi, je me serais sans hésiter jetée dans la foule afin de récupérer ce fichu morceau de papier – mais Père ne me l’aurait pas pardonné. Il y avait des limites à ne pas franchir, et ce, même pour Ambrosine Loretta Bellamy. Et si le vieil homme s’efforçait de se montrer compréhensif sur la question du mariage, il avait toujours été intransigeant sur mon image publique : il attendait de moi une conduite irréprochable et un respect total de l’étiquette. Laquelle devait sûrement dicter quelque part que la présence d’une femme au sein d’une bulle politique parfaitement masculine était prohibée. Me laisser lire son journal était une chose - contribuant à ses yeux à faire de moi une femme lettrée et cultivée – , me procurer mon propre exemplaire en était une autre, que cela ne soit que par un mélange étrange de curiosité et d’excès de zèle ou par volonté de désobéir. Pour ma défense, celle-ci n’apparaissait qu’au second plan de mon stratagème bien huilé. Mais qu’y avait-il de plus excitant que de briser quelques règles ? N’existaient-elles pas uniquement pour cela ?

- Alors ? L’interrogeai-je animée d’une excitation grandissante à l’idée de braver l’interdit. Qu’en dis-tu ?    

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MessageSujet: Re: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Lun 27 Aoû - 17:44



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La requête de la jeune femme était tel que la cambrioleuse fût facilement vexée. Se faire payer pour une tâche aussi simple et aussi bête que d’aller chercher un simple journal lui donnait l’impression de se faire passer pour une coureuse de trottoir. Pittoresque service que de demander précisément à Jenny d’effectuer cette tâche pour qu’elle sente son égo en prendre un coup, malgré le retour financier sur investissement.
Déjà que la fillette éprouvait des difficultés à lire de manière convenable, il lui fallait maintenant servir de lien entre le morceau de ragots sur papier et une inconnue. Si elle lui demandais en plus de faire preuve de politesse envers cet autre illustre inconnu vendeur de gazette lors de la demande de recevoir un simple bout de chiffon, Jenny n’aurait que trop peu hésité partir sans demander son reste.
Si seulement il n’y avais pas d’argent à la clé afin de la faire réfléchir à deux fois. Les temps à la rue ne sont pas des plus facile en toutes période de l’année, il fallait savoir mordre sur sa chique afin de rendre le sommeil sous les ponts moins humide et plus confortable. Peut-être même que ces mêmes bouts de papier acheté pour rendre ce prétendu service lui servirait afin de bloquer la froideur du sol ou encore en guise d’alimentation à un feu pour revigorer le corps durant la nuit. Il faut savoir faire feu de tout bois comme disent les personnes aisé dont faisaient assurément partie cette femme au vu de son accoutrement soigné.

L’excuse de cette même femme paraissait dérisoire au yeux de Jenny, prétextant ne pouvant faire un achat aussi simple que cela à cause de ses facilité sociale. C’était d’un paradoxe des plus idiot qu’avait pu entendre Jenny, lui offrant une fois de plus l’occasion de casser du bois sur les gens bien trop aisée de Londres.
Se voulant plus libre que les simples habitants travaillant de leur main dans la crasse, les voila menotté par obligation sociale afin de maintenir le positions financière.  Ces moments accessoires soulageait Jenny d’être une membre de la Tribu afin de rester libre de ses actions ainsi que la présentation de ses pensées sans aucune hypocrisie destiné à recevoir des sourires tout aussi hypocrite en retour pour continuer à lire sur un matelas rembourré de papier vert.
Il est à noter cependant que pour Jenny, n’importe qui ayant un toit sur la tête ainsi qu’un emploi stable et rapportant assez pour obtenir des facilité tel qu’une livraison instantanée de journal fais immédiatement de la personne une personne fortement imbu de sa propre personne. Quoi qu’il en coûte, la jeune adolescente se contentais avec grand plaisir de sa situation et son grand champs d’action.

Après un rapide moment de réflexion, Jenny sauta tout de même sur l’occasion uniquement pour la raison financière d’un acte aussi simpliste que cela.

-J’vais vous l’chourrer vot’journal, mais n’comptez pas sur moi pour l’faire tout les jours comme un cabot répondit-elle sans véritablement sourire de rendre service à une si jolie robe.

Sachant que ce genre d’objectif remplissait une journée d’activité et d’émotion à un certain niveau sociale, Jenny ira s’enrichir de son salaire après coup, sachant pertinemment que la demoiselle attendrait sagement son retour et ne lui ferais pas faux-bond.
Assez rapidement pour ce que lui coûtais l’affaire, la cambrioleuse se retrouva facilement face au marchant de journaux afin de lui demander son dû. C’était quelque chose que de réussir à obtenir d’elle une action honnête pour une fois, c’était un jour à marquer d’une pierre blanche et à raconter aux enfants et petits-enfants chaque soir de Noël pendant des années.

Ou bout de quelques minutes à peine, Jenny se ramena une main dans la poche et l’autre tenant un journal dont elle ne saurais à peine lire la date du jour. Il lui aurais valu presque autant de temps que de revenir envers la jeune femme que d’obtenir ce bien à peine précieux.

-J’peux avoir mon salaire maint’nant siouplait ?

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MessageSujet: Re: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Mar 23 Oct - 0:21



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Jenny & Ambrosine



J’avais été ravie d’entendre une réponse positive de la part de la jeune voleuse quant à ma proposition, que j’estimais plus que raisonnable pour une mission d’une telle simplicité. Parfois, je me demandais quelle sensation l’on ressentait lorsque l’on était libre de ses mouvements, de ses faits et gestes – ma vie avait toujours été régie par les exigences de Mère, qui s’était évertuée à faire de moi une jeune femme respectable. S’il elle n’y était pas parvenue -elle n’en doutait plus désormais-, elle avait néanmoins réussi à m’inculquer assez de bon sens pour que je le garde secret, dissimulant mes fréquentations et visites aux diverses vendeurs de boissons sous le couvert de la nuit qui m’offrait une protection éphémère contre les racontars qui ne manquaient pas de circuler chaque jour dans les rues de Londres, plus vite encore que les calèches qui la traversaient. Déroger aux règles en plein jour était une toute autre histoire, voire si j’osais m’exprimer ainsi, un suicide social auprès de la haute société à laquelle j’appartenais depuis ma naissance, sans que n’y puisse rien faire. Lorsqu’il m’arrivait de croiser une jeune fille telle que la petite criminelle, je me disais que ma situation n’était pas si mal, et que j’avais tort de m’en plaindre si souvent. Et puis je me souvenais que j’étais incapable d’acheter un journal, et les lamentations internes reprenaient leur cours.

Depuis mon poste d’observation, je voyais à peine la demoiselle traverser la foule, apercevant tout juste sa forme minuscule à côté des gentilshommes qui souhaitaient tout comme moi se procurer le fameux journal dont le garçon faisait l’éloge de façon animée. Et par là, j’entendais crier.
Assise sur la terrasse d’un restaurant face à une vitrine marchande, je faisais mine d’observer l’affreuse robe en coton qui y était accrochée en m’interrogeant sur la malheureuse élue forcée de la porter, en attendant le retour de la jeune fille avec mon achat. En y réfléchissant de façon plus profonde, je me rendis compte que je me montrais bien sévère avec cette tenue que la pauvre enfant aurait sans doute été heureuse de pouvoir porter. Peut-être devrais-je songer à faire don de mes anciennes parures à l’Église, songeais-je tandis que la voleuse pointait de nouveau le bout de son nez, le morceau de papier en main.

Avant même de le saisir, je m’empressais de la remercier pour ce service rendu, quant bien même elle ait uniquement été motivée par l’argent que je lui avais promis. J’aimais me dire que c’était un premier pas vers un travail décent et convenable pour une jeune fille, que je l’avais initiée aux possibilités qui s’offraient à elle, moins dangereuses qu’un travail de couture à l’usine. Pour avoir été témoin des conséquences affreuses que cela pouvait engendrer sur un enfant auprès du prêtre, je ne le souhaitais à personne.

- C’est très gentil de ta part. Je ne compte évidemment pas t’exploiter, c’est un événement ponctuel, je te l’assure, la rassurais-je.

J’avais cru comprendre que l’idée de me rendre ce service lui avait coûté en amour propre ; et si je ne pouvais me l’expliquer, je ne lui en tenais absolument pas rigueur. Son travail n’en était que plus louable à mes yeux.

- Je ne te considère pas comme un vulgaire animal de compagnie, mais comme une brave jeune fille. J’ai beaucoup de respect pour toi et tes semblables.

En guise de bonne volonté, je lui donnais son argent sans tarder quand elle me tendit mon journal : quelques pièces pour le travail, plus encore pour se payer les trois repas minimum à sa journée, et je me permis d’en ajouter deux ou trois supplémentaires pour sa garde robe, compte tenu de ma révélation du jour. Après une observation plus poussée, je constatais que ses vêtements étaient en bien piteux état – cela ne lui ferait pas de mal. Elle en avait bien plus besoin que moi.

- Et voilà qui devrait faire l’affaire. A présent, je te propose de m’accompagner pour mon déjeuner, si tu le souhaites, bien entendu. Évidemment, la somme ne sera pas déduite de ton salaire, je te l’offre volontiers.

Je ne doutais pas que la consommation de la jeune femme serait bien plus importante que la mienne. J’avais la chance de pouvoir manger chaque jour à ma faim, ce qui ne devait pas être son cas, pouvais-je aisément deviner à son corps mince ; bien trop pour une fille de son âge. Sans lui laisser le temps de tergiverser ou de considérer cela comme un geste condescendant malvenu, je pénétrais dans l’enceinte de l’établissement pour en ressortir avec plusieurs plats chauds que je déposais pour elle sur les tables en extérieur. C’était bien peu et de piètre qualité à côté de ce que je dégustais habituellement car nous nous trouvions encore dans les modestes ruelles de Londres mais je savais que la demoiselle saurait l’apprécier bien plus que moi. J’étais bien décidée à ne rien toucher de ma propre assiette pour la lui laisser pourvu qu’elle ait envie de manger un peu plus que ce qui lui avait été offert. Sauter un repas ne me ferait pas de mal, à moi.

Du temps qu’elle s’affairait à ses propres occupations, je dépliais mon journal que je parcourais rapidement du regard à la recherche d’informations intéressantes pour mes romans. Par là, je lui offrais l’occasion de partir si ma compagnie l’ennuyait ou si la nourriture ne lui plaisait point. Je ne voulais pas lui imposer ma présence contre sa volonté – cela ne faisait pas parti de notre accord.

- Tu peux très bien les emporter si tu le souhaites, je ne t’en voudrais pas. Mais il est bien plus agréable de déjeuner assise sur une chaise, et nous avons un journal à lire. Es-tu curieuse de connaître les derniers ragots de Londres ?

 

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MessageSujet: Re: You're lost little girl [Ambrosine & Jenny] Mer 7 Nov - 11:34



You're lost little girl

« Un chat adroit qui veut voler commence par vous cajoler»


A peine les quelques pièces de monnaie bien rangées au fond de sa poche et mordillant les lèvres à l’entente d’être potentiellement comparée à un « animal de compagnie », Jenny eue à peine le temps de faire danser ladite ferraille entre sa main qu’elle se faisait embarquer à nouveau dans une autre direction.
Il était cependant tentant de se faire offrir un repas, le bruits des piécettes ouvrant facilement l’appétit. Bien plus que de devoir travailler pour quelqu’un d’autre que soi en allant, par exemple, chercher un bout de papier avec bien trop de mots à l’intérieur et bien trop peu d’image. Si seulement cette femme lui avait proposée d’alléger son sac d’argent dans un bien alimentaire en guise de tâche de travail, Jenny se serait investie avec davantage de plaisir.
Bien heureusement, la proposition d’aller manger arriva seulement après l’obtention du journal. Jenny devait bien reconnaître que cette adulte n’avais en rien tentée de l’appâter sournoisement pour acquérir ce qu’elle souhaitais.

L’adolescente se résolue donc à suivre la femme, l’attendant patiemment qu’elle aille chercher la nourriture. Il en était presque étonnant qu’une personne aisée ai assez de force dans ses bras pour porter autre chose que des bijoux. Il était par ailleurs déjà surprenant qu’elle utilise ses mains pour prendre un journal plutôt que des crèmes de nuits, du maquillage ou encore du vernis à ongle.
Pas que Jenny puisse se vanter d’avoir autant de force qu’un homme dans la force de l’âge qui travaille à la sueur de son front, mais elle ne rechignerait pas à mettre la main à la pâte, elle.

Prenant déjà place à une table, restant prudente s’attendant à ce qu’un employé la chasse à cause de sa tenue peu enviable, Jenny se détendu légèrement en voyant la nourriture enfin arriver. A peine les assiettes posées qu’elle ne se gêna pas pour se servir, faisant fit de la politesse coincé dont les bourgeois sont si friand. Peu importe comment la femme voyait cela, elle n’étais pas sa mère.
Malgré l’accord de pouvoir partir à sa guise en emportant le repas, Jenny resta pour pouvoir profiter du moment, profitant qu’il ne fasse pas un froid glacial pour apprécier l’instant.
Il serait idiot de fuir encore et encore tandis qu’on lui offre un moment de repos dans cette vie tumultueuse de sans-abris. Cependant, Jenny garderais des restes, son estomac étant bien trop peu habitué à avaler autant de chose aussi rapidement et cela pouvant profiter à quelques personnes de la Tribu. Car même dans ce groupe dont on s’imagine chaotique, les relations social sont à entretenir comme dans n’importe quel milieu. Le partage est l’un des maîtres mot entre rat des rues, toujours préférable que de faire bande à part.

-Bouff’tez donc moi les caravanes d’la ville, j’suis partante. C’toujours bien d’savoir où on s’baigne répondit Jenny à la question qui lui étais posée.

Même les informations sont des dentées précieuse, la crocheteuse en avait parfaitement conscience. Que ce soit des nouvelles à vendre ou à utiliser à son escient pour avoir l’avantage, c’était tout aussi important que la survie physique.
Fergus lui avait dit un jour, être proche de ses amis mais encore plus proches de ses ennemis. Un précieux conseil qu’elle gardais bien à elle, une des rares renseignement qu’elle se gardait bien de partager, davantage par paranoia pour ne pas être à son désavantage que par prudence.

La jeune fille lança quelques coups d’oeil en direction de la femme qui ne touchait pas à son assiette, bien trop intéressée par son bout de chiffon. Peut-être cherchait-elle justement de quoi lire oralement pour intéresser Jenny, qui s’accorda un ralentissement alimentaire en s’affalant dans son siège, grignotant un bout de pain saucé en attende d’écouter les ragots.

©️ plumyts 2016


Si vous êtes impliqués dans ma douleur, et que vous n'êtes pas effrayés, alors vous ne comprenez rien.
Pour votre bien, comprenez ceci : je suis Jenny. Je viens vous voler et jamais, jamais, je ne m'arrêterai.
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