Susan V. McCorley



 

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Susan V. McCorley

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Susan V. McCorley

Âge : 25
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MessageSujet: Susan V. McCorley Susan V. McCorley Icon_minitimeLun 3 Sep - 0:29



Susan Virginia McCorley

« The world breaks everyone, and afterward, some are strong at the broken places.»


FT. JESSICA DE GOUW
CARTE D'IDENTITÉ


Nom : McCorley
Prénom(s) : Susan Virginia
Âge : 24 ans
Groupe : La noblesse

Nationalité : Anglaise
Lieu de naissance : Londres
Date de naissance : 30 juillet 1868
Situation Civile : Célibataire
Religion : Anglicane
Orientation Sexuelle : Hétérosexuelle
Profession : Rentière / tente de gérer les affaires de son défunt père
Quartier Résidentiel : Westminster
Activités Illicites : Fait appel aux services d'un gang.

Jolie petite histoire...

MAI 1886

Le printemps était arrivé sur la capitale anglaise et avec lui débutait la saison mondaine, avec son défilé de réceptions, de diners et de garden parties, qui étaient autant d’occasions pour les jeunes filles et les gentlemen célibataires de trouver un bon parti.

Pour Susan, le début de cette saison marquait aussi son entrée officielle dans le monde et dans la course au mariage qui l’accompagnait. Confortablement installée dans l’attelage qui roulait à vive allure dans les rues de Belgravia, elle contemplait pensivement les façades élégantes qui défilaient sous ses yeux. Pour la jeune fille, l’enjeu de cette soirée était bien plus important que le simple fait de se trouver un mari convenable. L’aristocratie londonienne était un cercle très fermé et elle savait qu’il lui serait difficile de s’y faire une place, malgré le récent anoblissement de la famille McCorley. Au moins pouvait-elle compter sur son joli minois, la fortune de sa famille et son éducation irréprochable.
Les chevaux s’arrêtèrent devant une élégante demeure de style géorgien devant laquelle stationnaient déjà quelques berlines. Le cocher vint ouvrir la portière et Sir Arthur McCorley en descendit  avant d’aider sa femme et sa fille à faire de même. Alors qu’elle levait les yeux vers les fenêtres illuminées de la maison, le cœur de Susan se mit à battre d’excitation et d’appréhension. Elle avait si souvent rêvé de cette soirée… Elle s’avança pour gravir les quelques marches qui la séparaient de la porte quand elle sentit sa mère la retenir doucement par le bras. Théodosia McCorley la fit pivoter légèrement vers elle et examina sa fille comme pour s’assurer une dernière fois qu’aucune faute de goût ne s’était glissée dans la tenue de sa progéniture. Le bleu lumineux de la robe faisait ressortir celui des yeux de Susan et mettait en valeur son teint frais. Le corsage de satin moiré épousait à la perfection les formes de la jeune fille, descendait sur une sous-jupe de dentelle blanche et se prolongeait dans le dos par une courte traine dont le savant drapé accentuait le renflement de la tournure. Avec un sourire appréciateur, Théodosia relâcha la pression de sa main.

- Faites-nous honneur, Susie, lui dit-elle simplement avant de la précéder dans le vestibule.

L’opulente salle de réception résonnait du bavardage des convives, qui se mêlaient dans un bourdonnement indistinct au milieu duquel quelques notes de musique parvenaient à percer de temps à autres. Leur hôtesse vint accueillir les McCorley avec courtoisie et se chargea de faire les présentations auprès de son cercle de connaissances dont l’accueil fut plus mitigé. Si certains se montrèrent aimables, d’autres se révélèrent d’une froideur frisant l’impolitesse. Susan n’imaginait que trop bien ce qu’ils devaient penser. La descendance d’un magnat de l’industrie du coton n’avait pas à se mêler à la respectable aristocratie anglaise. Qu’ Arthur McCorley ait été anoblit par Sa Majesté pour sa brillante gestion de l’affaire n’y changeait rien : lui et sa famille n’étaient rien de plus que des parvenus. Rendez-vous compte, un homme qui passe ses journées à travailler, qui parle affaire et argent avec sa femme et même sa fille, quelle vulgarité ! Pourtant, Susan ne parut pas se formaliser de cet accueil glacial. Son éducation l’avait rompue aux usages de la bonne société ; leur montrer qu’elle en maitrisait aussi bien les codes que n’importe quelle fille de marquis était la seule solution envisageable pour faire taire les mauvaises langues. L’attrait de sa fortune ferait le reste, comme aimait à le dire cyniquement son père.

Après avoir échangé quelques aimables banalités, Susan s’excusa et se mit en quête de son amie Sélina. Depuis le mariage de cette dernière l’an passé, elles n’avaient pratiquement pas pu se voir et leur amitié n’avait résisté que grâce à une correspondance assidue. Il ne faisait aucun doute que la désormais vicomtesse serait à cette soirée et elle finit effectivement par l’apercevoir aux côtés de son mari qui bavardait avec une femme entre deux âges. Alors qu’elle s’avançait vers le petit groupe, sourire aux lèvres, Susan fut frappée par la profonde mélancolie qu’elle lut dans les yeux de son amie quand celle-ci posa le regard sur elle par-dessus l’épaule de son interlocutrice. Très pâle, la jeune femme affichait un sourire mécanique de pure forme et la joie de vivre qui l’habitait du temps où elle et Susan passaient des heures à rêver sur leur avenir semblait s’être évanouie. A peine Sélina avait-elle esquissé un geste pour venir à la rencontre de Susan que son mari la tira sèchement par le bras. Le cœur serré, la jeune fille vit Sélina lui adresser un regard d’excuse sous l’œil sévère de son époux avant de le suivre docilement et le couple disparut bientôt, englouti dans la foule. Cette scène laissa Susan médusée et blessée. Pourtant, elle savait que Sélina ne faisait que son devoir en obéissant à son mari mais l’idée qu’un étranger, tout mari qu’il soit, brise leur amitié n’en était pas moins révoltante.

Un jeune lord vint alors la solliciter pour une danse, qu’elle accepta machinalement. Tandis qu’ils rejoignaient les autres danseurs, elle croisa le regard triomphant de sa mère et se sentit soudain horriblement mal à l’aise. Bien sûr, elle n’avait jamais cru au mariage d’amour. On l’avait toujours éduquée dans l’idée qu’un mariage était un arrangement pragmatique au même titre qu’un contrat commercial et sa mère n’attendait d’elle qu’une chose, qu’elle fasse un beau mariage, de préférence avec un homme titré.  Ses parents eux-mêmes ne s’étaient pas marié par amour, mais un respect mutuel et une certaine harmonie s’était installée entre les deux époux et Susan avait naïvement cru qu’il en allait de même pour chaque couple marié. Cependant, ce qu’elle venait de voir n’avait rien à voir avec un quelconque respect mutuel et encore moins avec de l’harmonie. Était-ce cela qui l’attendait après le mariage ? Devoir obéir aveuglément à un homme qui pourrait tout contrôler la moindre facette de sa vie, jusqu’à ses fréquentations ? Susan avait été éduquée comme une femme du monde mais elle avait également connu le mode de vie bourgeois, moins guindé que le protocole aristocratique. Peu de jeunes filles ici pouvaient se vanter d’avoir des notions en gestion des affaires et en finance. Son père l’avait toujours considérée comme un être capable et, toute fille qu’elle soit, l’avait intéressée depuis son plus jeune âge à la vie de l’entreprise familiale. En tant que jeune fille de bonne famille, Susan n’avait jamais été totalement libre de ses mouvements et en personne raisonnable qu’elle était, l’idée de remettre l’ordre des choses en question ne lui avait jamais effleuré l’esprit. Pourtant, l’idée d’abandonner le peu d’indépendance qu’elle avait au bon vouloir d’un mari était soudainement devenu une idée particulièrement repoussante.

La valse s’acheva et son cavalier insista pour lui apporter un rafraîchissement. Susan accepta poliment et le reste de la soirée se déroula sans accroc, entre danses et conversations mondaines. Malgré quelques réticences de la part de certaines familles, son entrée dans le monde était une réussite. Sur le chemin du retour sa mère exultait, prévoyant pour sa fille des fiançailles avant la fin de sa première saison. Quant à cette dernière, elle tentait de faire face à des idées et des sentiments nouveaux qui remettaient en question l’idée qu’elle s’était toujours fait de son avenir.

**********
JANVIER 1891

Les pâles rayons d’un soleil hivernal filtraient à travers les rideaux de la chambre, baignant la pièce d’une lumière froide et terne. Susan émergea d’un sommeil agité, tandis que les pénibles événements de la veille lui revenaient peu à peu en mémoire. Une vague de douleur et de panique la submergea et elle ne put retenir les larmes qui se mirent à rouler le long de ses joues. Sur la table de chevet gisait encore la lettre lui faisant part du décès de ses parents dans le naufrage du navire qui les emmenait pour leur voyage annuel aux Indes. A côté, les fleurs fraiches et pleines de vie, savamment arrangées dans leur vase de cristal, semblaient la narguer. Détournant son regard d’elles, Susan se redressa et resta quelques instants assise, à laisser son regard vagabonder dans la pièce. Un silence sinistre régnait dans la demeure, cruel écho à la solitude qui était désormais la sienne. Ses yeux se promenèrent sur les meubles familiers de sa chambre, sur le papier peint bleu fleuri, les fins rideaux de son lit, les lourdes tentures aux fenêtres, le délicat sofa tapissé de soie azur recouvert de coussins qu’elle avait brodé elle-même, les aquarelles qui ornaient les murs, pour s’arrêter sur la photographie de ses parents qui trônait sur le manteau de la cheminée, parmi d’autres petits bibelots. A cette vue, ses pleurs redoublèrent et elle étouffa un gémissement plaintif dans le satin de son oreiller.

Elle éprouvait l’étrange sensation que le décès de ses parents n’étaient pas réel et d’être piégée dans un mauvais rêve dont elle finirait par se réveiller, tout en sachant au fond d’elle que ce réveil salvateur n’arriverait jamais. Elle était désormais seule, fille unique, orpheline et célibataire à la tête d’une immense fortune et d’une entreprise florissante. Elle qui avait toujours clamé que les responsabilités ne lui faisaient pas peur, qui avait revendiqué son amour immodéré de la liberté au point de refuser toutes les demandes en mariage qui lui avaient été faites au grand désespoir de sa mère, elle, lady Susan Virginia McCorley se sentait à présent aussi vulnérable qu’une petite fille. Faire face à toutes les responsabilités qui lui incombaient désormais, sans le soutien de ses proches et terrassée par le chagrin lui paraissait une épreuve insurmontable.

La jeune femme fut tirée de ces douloureuses pensées par des coups discrets frappés à sa porte. Elle eut à peine le temps d’essuyer son visage humide de larmes et de reprendre une posture à peu près digne avant que Hattie, sa camériste, ne pénètre dans la pièce. Sans faire aucun commentaire sur les yeux rouges et bouffis de sa maitresse, la domestique posa sur un guéridon un plateau sur lequel fumait une tasse de thé accompagnée de quelques scones.

- Bonjour madame, fit-elle en marquant une légère hésitation sur cette formule de politesse qui semblait quelque peu déplacée en ces circonstances. J’ai pensé que vous préfèreriez manger dans votre chambre plutôt que de descendre.

Susan salua d’un sourire la prévenance de la femme de chambre. Habituellement, le petit-déjeuner se prenait en famille dans la salle à manger. S’y retrouver seule ce matin-là aurait été au-dessus de ses forces. Pour l’heure, la dernière chose dont elle avait envie était de manger, mais elle se devait de reprendre des forces afin d’affronter la journée qui s’annonçait difficile.

Une heure après, personne n’aurait pu soupçonner que Susan avait été en proie à une crise de larmes. Coiffée et habillée par Hattie d’une tenue sobre et élégante dans les teintes sombres, elle gardait les traits un peu tirés mais son visage avait retrouvé ses couleurs grâce à une touche de fard à joues. Elle était désormais l’incarnation parfaite de la dame de qualité en deuil, drapée dans sa dignité même dans les moments les plus douloureux.

En descendant l’escalier jusqu’au vestibule, elle nota que les autres domestiques n’avaient pas perdu de temps : tous les rideaux avaient été tirés et la porte d’entrée encadrée de crêpe noir en signe de deuil, ajoutant encore à l’atmosphère sépulcrale de la maison. Frissonnant sous l’effet du froid qui régnait dans l’entrée, elle s’avança d’un pas mécanique vers le bureau de son père, où l’attendait le notaire et les avocats de la famille. La journée passa ainsi à régler les détails de la succession, puis vint le tour des inévitables visites de personnes plus ou moins proches de la famille venues lui adresser leurs condoléances. Susan se fit excuser auprès de la plupart d’entre eux, recevant seulement les proches de la famille ainsi que les associés de son père, avec qui elle allait désormais devoir collaborer. Tous se montrèrent aimables et semblèrent très affectés par la disparition du couple McCorley.

Quand elle put enfin remonter dans sa chambre, Susan était exténuée. Elle se glissa avec soulagement sous ses draps, regardant sans le voir le feu qui ronflait dans la cheminée. Les journées à venir promettaient d’être tout aussi éprouvantes que celle-ci : il lui faudrait organiser les funérailles de ses parents, envoyer les faire-part à la famille éloignée, reprendre les rênes de l’entreprise… La rencontre avec les associés l’avait quelque peu rassurée sur ce dernier point. Charmants comme ils étaient, travailler avec eux se révèlerait sûrement chose aisée. C’est en se raccrochant à cette lueur d’espoir que la jeune femme sombra dans un sommeil lourd et profond.


**********
MARS 1892

La demi-douzaine de gentlemen discutaient avec animation, sans se soucier un seul instant de la jeune femme vêtue de satin violet qui les fixait depuis l’encadrement de la porte. Un observateur attentif aurait noté la légère crispation de ses lèvres et la teinte glaciale qu’avaient pris ses yeux bleus, mais pour l’heure, sa personne était le dernier des soucis de ces messieurs. Susan avait beau être désormais rodée à ce pénible exercice, elle n’en était pas moins blessée par les tentatives toujours plus inventives des autres associés de l’entreprise de la tenir à l’écart des prises de décisions. L’année qui avait suivi la mort de ses parents n’avait pas été facile pour elle. Au deuil avait succédé une réintégration difficile de la société pour qui elle était devenue le sujet favori des ragots en tous genres ainsi que la proie idéale pour tout ce que Londres comptait de gentlemen désargentés et qui s’étaient subitement trouvés touchés par la flèche de Cupidon. Mais ce qui l’avait bien plus affectée que les demandes en mariage intéressées était la désillusion sur le caractère des actionnaires de feu son père. Le temps où il l’avait assurée de leur soutien était définitivement révolu. Jusqu’ici, elle avait toujours enduré leurs coups bas sans broncher, mais cette fois-ci, ils avaient dépassé les bornes.

Excédée, elle s’éclaircit la gorge afin d’attirer leur attention, en vain. Saisissant l’un des battants de la lourde porte en chêne, elle le fit claquer sèchement contre son jumeau, ce qui eu pour effet d’attirer enfin l’attention sur elle. Les six hommes se levèrent à l’unisson et elle remarqua que quelques-uns d’entre eux évitaient son regard.

- Messieurs, je m’étonne de vous voir déjà ici et en plein travail… il me semble pourtant que nos réunions commencent à onze heures, habituellement ? fit froidement Susan, jetant un regard éloquent à l’horloge qui affichait onze heures moins le quart.

- Lady Susan, la salua Morris, le principal actionnaire après elle-même et l’homme le plus fourbe qu’elle connaisse. Ces messieurs et moi-même étions particulièrement en avance aujourd’hui, aussi nous avons décidé de nous mettre au travail immédiatement. Ainsi vous n’avez pas à supporter toutes ces discussions qui ne doivent pas manquer de vous ennuyer… poursuivit-il avec un sourire mielleux.

- Quelle délicatesse de votre part, Mr. Morris ironisa-t-elle en affichant son plus charmant sourire. M’avez-vous apporté les comptes de l’usine sur les six derniers mois, ainsi que mes avocats et moi-même l’avons exigé à maintes reprises ?

- Lady Susan, répondit ce dernier d’un ton patient qui eut été plus approprié pour s’adresser à un enfant de six ans, je vous l’ai déjà dit, ces documents mettent du temps à être réunis. Mais vous serez heureuse d’apprendre que je les ai enfin en ma possession. Les voici.

Avec une mauvaise grâce évidente, il fit glisser vers elle du bout de ses doigts grassouillets une liasse de documents barbouillés de colonnes et de chiffres. Susan s’avança dans un bruissement de soie pour en prendre connaissance.

- Comme vous pouvez le constater, les affaires ne sont pas au beau fixe, poursuivit le perfide bonhomme ventripotent.

- Je vois cela, en effet répondit d’une voix neutre la jeune femme sans lever les yeux des papiers, qu’elle soupçonnait fortement d’être des faux.

Avides comment l’étaient les actionnaires, jamais ils n’auraient laissé l’usine produire à pertes aussi longtemps. Mais une erreur de sa part dans la gestion de l’entreprise, pas assez importante pour leur causer du tort mais suffisante pour que ses conséquences se fassent ressentir serait un bon moyen pour eux de démontrer l’incapacité de l’héritière à assumer ses responsabilités à la tête de l’usine.  

- Nous souhaiterions donc que vous reconsidériez notre proposition de nous séparer d’une partie des ouvriers, continua Morris sur un ton qui n’avait rien d’une demande. Vous comprenez que la situation nous y contraint désormais.

- Il me semblait pourtant avoir été très claire à ce sujet lors de notre dernière rencontre, répliqua Susan en plantant son regard dans les petits yeux rapprochés de Morris, autant écœurée par l’idée de condamner à la misère de pauvres gens honnêtes et travailleurs, simplement pour enrichir encore un peu plus un de ces nantis que par la machination imaginée par ces derniers pour arriver à leurs fins.  

- Ainsi va le monde des affaire, lady Susan. Savoir gérer un ménage est une chose, gérer une entreprise en est une autre, ajouta Morris d’un air suffisant.

A cette remarque, les doigts de Susan se crispèrent sur les feuillets mais elle parvint à ravaler sa rage et son humiliation. Faire une esclandre était indigne de son rang et ne ferait que les conforter dans l’opinion qu’ils avaient d’elle. Elle ne faisait pas le poids seule face à six hommes déterminés à se passer de son consentement et son impuissance l’angoissait terriblement. A présent il ne s’agissait plus seulement d’elle mais aussi d’employés le plus souvent fidèles et dévoués, travaillant parfois pour la compagnie de père en fils.

Elle peina à se concentrer le temps que dura le reste de la réunion, perturbée par l’idée que ces hommes étaient peut-être plus déterminés qu’elle ne le pensait à l’évincer purement et simplement de la gestion de sa propre affaire. Elle leva les yeux vers le portrait de son père qui surplombait la pièce dans son lourd cadre doré et son cœur se serra à la pensée qu’elle n’était définitivement pas à la hauteur de la tâche qu’il lui avait confiée.  Avait-il lui aussi connu pareilles difficultés avec ses associés ? Sans doute pas, car lui était… un homme. Pour la première fois de sa vie, Susan se prit à penser que tout aurait été plus simple si elle s’était résignée au mariage. Pourtant, l’idée que quelqu’un d’autre qu’elle, tout mari qu’il soit, mette la main sur l’entreprise lui était insupportable. Non, le mariage n’était pas une option. Des fiançailles en revanche… Des fiançailles pouvaient se rompre. Le bruit de ses fiançailles pouvaient même se répandre sans qu’il n’en soit rien en réalité. La perspective d’un mariage imminent avec un homme puissant suffirait sans doute à intimider ses odieux associés. C’était un plan fou, terriblement risqué pour sa réputation, mais elle y voyait sa dernière chance de reprendre le dessus dans ce monde d’hommes. Le tout était maintenant de trouver qui serait susceptible de lui rendre cet étrange service…  

CARACTÈRE ET TEMPÉRAMENT

Aux yeux du monde, Susan est un pur produit de la bonne société anglaise. C’est une jeune personne aimable, dotée de toutes les qualités que l’on peut attendre d’une demoiselle de sa condition, sachant jouer du piano, broder, dessiner, danser et ayant quelques notions de chant. La pondération est un mot d’ordre chez elle aussi est-il est rare de la voir perdre son calme ou prendre une décision sur un coup de tête. Elle sait parfaitement la place qui est la sienne dans la société et tient par-dessus tout à y faire honneur. Son contexte familial lui a inculqué la valeur du travail ainsi qu’un certain pragmatisme. Elle est consciente du fait que l’on a rien sans rien et la réussite de l’entreprise familiale est pour elle une grande fierté qu’elle a à cœur de faire perdurer, et ce à tout prix. Le décès de ses parents et la reprise de la gestion de la firme l’ont endurcie ; Susan a dû apprendre à s’affirmer dans un monde essentiellement masculin, à prendre des décisions importantes rapidement et surtout à tenir tête à ceux qui tentaient de la spolier de son héritage.
Pourtant, derrière cette carapace de femme forte et responsable se cache un aspect plus vulnérable de sa personnalité. Susan est dotée d’une sensibilité à fleur de peau, en particulier lorsque l’honneur de sa famille ou ses propres capacités sont remis en question, bien qu’elle tente de n’en rien montrer en société. Il n’y a rien qu’elle déteste plus qu’être mise à l’écart ou dénigrée simplement du fait qu’elle est une femme mais pour rien au monde elle n’épouserait les idéaux féministes, trop radicaux à son goût. Elle croit en ses capacités et compte bien s’imposer mais elle ne compte pas bouleverser l’ordre social pour autant. Son idée est plutôt de s’accommoder des règles pour mieux les changer de l’intérieur. Enfin, si les épreuves auxquelles Susan a été confrontée ces dernières années l’ont fait murir, elle garde au fond d’elle une petite part de naïveté héritée de son enfance protégée qui l’empêche parfois de voir le mal ou la misère là où ils sont.
CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES

Sa silhouette élancée et sa taille légèrement supérieure à la moyenne confèrent à Susan une élégance naturelle, renforcée par ses manières irréprochables. Toujours vêtue à la dernière mode, elle porte une attention toute particulière à son apparence, moins par vanité que par le devoir qu’elle s’impose de tenir son rang. Il n’est ainsi pas rare de la voir vêtue de bleu en rappel à ses yeux pétillants, dont l’éclat s’est quelque peu terni après les épreuves qui ont suivi la mort de ses parents. Le reste de son visage aux traits fins se compose d’un petit nez droit et d’une bouche pulpeuse, qui s’étire volontiers en un sourire tantôt poli, tantôt sincère. Le tout est encadré d’épaisses boucles brunes qui se tintent de cuivre au moindre rayon de soleil et mettent en valeur son teint laiteux.

Dans la vraie vie, je suis...

Quel est ton pseudo ? Coco Un mec ou une fille ? Une fille Quel est ton âge ? 22 printemps. Comment as-tu connu le forum ? En tapant quelque chose du style "forum rpg victorien" Un avis dessus : J'adooore le contexte ! coeur  As-tu un DC ? Nope Pv/scénario/Inventé ? Scénario Code de validation : [Validé]

Code:
<t>Jessica de Gouw</t> → <y>Susan V. McCorley</y>
©️ plumyts 2016
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Devlin Stanton
Devlin Stanton

Âge : 35
Emploi : Détective / Gentleman-Cambrioleur / Chasseur de créatures surnaturelles.
Informations : -1m75 (5’’74), 73 kg (167 lbs)
-Yeux ambre
-Détective depuis 11 ans. plus par passion et goût du défi que pour en vivre.
-Est devenu gentleman-cambrioleur, laissant sur les lieux de ses forfaits une carte: un valet de cœur, ce qui lui vaut le surnom, par les journaux, de "Jack of Heart" ("Valet de Cœur" en anglais.)
-A créé, avec Lydess Hentswig et Katherina Romanov, la Fondation Luna, un groupe de gens qui affrontent les dangers surnaturels.
La Fondation recrute de nouveaux protecteurs ayant assez de courage pour affronter l'inconnu.

-Jamais marié, aucune descendance... du moins, connue.
-Possède un Doberman nommé Athos dont il ne se sépare jamais.
-Asocial et légèrement misogyne en apparence. En réalité, égalitaire.
-Pratique la lecture labiale
-Est devenu le tuteur de Joséphine par la force des choses.
-Fume la pipe uniquement en soirée, la porte à la bouche non allumée pour réfléchir.
-Excellent tireur et virtuose du combat à mains nues, alliant boxe, savate et techniques de lutte. manie aussi la canne de combat et la rapière.
-Musculature fine mais très dense et efficace, doté d'une force insoupçonnable pour son gabarit et d'une grande résistance aux coups.
-Très discret, marche toujours sans faire de bruit et sait observer sans être repéré.
-Siffleur musical de talent et bon chanteur. A une ouïe bien entrainée.

<> Fiche de personnage

<> Fiche de liens

<> Fiche de Rp

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MessageSujet: Re: Susan V. McCorley Susan V. McCorley Icon_minitimeLun 3 Sep - 1:15

Bienvenue chez les fous! dance

J'espère que tu t'amuseras bien parmi nous avec ce scénario. 8D


Night is my home!
Jack of Heart

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Felix J. Adler
Felix J. Adler

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Âge : 33
Emploi : Horloger Royal.
Informations : Souffre d'un autisme d'Asperger • Dyslexique • Est obsédé par son métier • Rêve de travailler sur l'horloge de Big Ben. • Insomniaque. • Parle peu • Se sent mal à l'aise dans une foule • A quelques bases d'Allemand et de Français • A le corps glacé et est d'une pâleur à faire peur • Origines Juives • Possède une Pamphobeteus Platyomma mâle pour animal de compagnie • Est le mari d'Amy S. Adler.
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MessageSujet: Re: Susan V. McCorley Susan V. McCorley Icon_minitimeLun 3 Sep - 9:21

Bienvenue officiellement parmi nous. love J'ai hâte de voir ce que tu vas faire de ce personnage. huhu Si tu as la moindre question, n'hésite pas à venir nous voir ! coeur Bon courage pour la suite de ta fiche ! dance



       
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W. Bartholomew Collins
W. Bartholomew Collins

Admin
Âge : 33
Emploi : Héritié du compte de York. Fabricant de jouets et autre objet en bois.
Informations : Fils du comptes de York ☞ Il à perdue sa mère alors qu'il avait 7 ans ☞ Sa sœur ainée est morte l'an passé, en mer ☞ A une jeune sœur qu'il n'arrive pas à aimé et tiens pour responsable de la mort de sa mère ☞ Fiancé de force à une bourgeoise Londonienne (Maddie), qu'il va épouser en octobre 1891 ☞ Froid, hautain, rustre d'apparence, c'est en réalité un homme au cœur d'enfant et à l'âme déchiré ☞ Il fabrique des jouets et divers autres objets, en bois principalement, pour le plaisir. Même s'il en vends parfois ☞ C'est un homme en réalité très simple et qui aime les choses les plus simple de la vie ☞ Le manoir familiale de York lui manque, ses grand champ l'entourant surtout ☞ Vit au jour le jour ☞ Il ignore même son orientation exacte. Si les hommes ou les femmes l'attire. Peut-être les deux en réalité ☞ C'est un noble, mais qui à le coeur sur la main. L'argent n'est qu'un moyen de pouvoir pour la plupart, pour lui c'est juste un moyen d'être généreux ☞ Il aime parfois aller dans les bas quartiers distribuer des jouets, gratuitement ou contre une petite pièce, par principe aux gamins des rues ☞
Avatar : Tom Hiddleston
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Messages : 351
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MessageSujet: Re: Susan V. McCorley Susan V. McCorley Icon_minitimeLun 3 Sep - 10:54

Bienvenue parmi nous 8D
Très bon choix de scénario, par contre Fergus est en absence/baisse d'activité, si je dis pas de bêtise (il me semble), alors hésite pas à le MP un coup love


Susan V. McCorley N6gn
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Tobias Wright
Tobias Wright

Âge : 19
Emploi : Policier
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MessageSujet: Re: Susan V. McCorley Susan V. McCorley Icon_minitimeLun 3 Sep - 12:42

Bienvenue :)


a child from a workhouse shouldn't be a cop
"You're young, Tobias. So why have you got this old man look in the eye ?".©️ by anaëlle.
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Fergus Lynch
Fergus Lynch

Âge : 31
Emploi : Fondeur
Informations : Orphelin déposé au seuil d'une institution quelques semaines après sa naissance ✘ Ignore tout de ses origines, et n'y accorde aucune importance ✘ Fraie dans le monde de la petite délinquence depuis sa plus tendre enfance ✘ Ancien chef d'une bande gosses aventureux, à présent dissolue ✘ Suite à ça, a passé plusieurs mois en maison de correction ✘ La mort d'un de ses meilleurs amis, atteint de syphilis, a suffi à le convaincre de ne pas s'approcher des prostituées, règle qu'il suit toujours ✘ A fondé la Tribu, gang des rues sévissant à Whitechapel, dont il connait les moindres recoins ✘ Participe régulièrement à des combats illégaux organisés dans des bars, desquels il tire un joli pactole, ainsi que quelques petites cicatrices sur tout le corps ✘ Amateur d'armes blanches, il se sépare rarement de son couteau de boucher, tout comme de son vieux chapeau melon ✘ Se moque bien des forces de police, avec lesquelles il n'hésiterait pas à en découdre ✘ Ne voue que mépris à l'aristocratie et aux autres parvenus, mais grâce aux paiements reçus en échange de l'aide de son gang, il recrute de plus en plus d'adeptes, et accroît l'influence de la Tribu : son ambitieux objectif n'est autre que de faire tomber sous sa coupe Whitechapel et Southwark, pour mieux leur donner un second souffle, ainsi qu'une capacité de réponse envers les injustices infligées par les strates plus aisées de la société.
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Messages : 365
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MessageSujet: Re: Susan V. McCorley Susan V. McCorley Icon_minitimeLun 3 Sep - 13:10

Bienvenue une nouvelle fois miss, et merci encore d'avoir choisi ce scénario cookie


Fergus est fort ravi de retrouver sa fausse fiancée 8D J'espère que tu t'amuseras bien avec ce perso ; hâte de découvrir ta fiche, n'hésite vraiment pas à passer faire coucou OMG

Bon courage pour la rédaction !


(et merci Barty pour le back-up, c'est super gentil ♥️)


Susan V. McCorley 281364pinterest4 Susan V. McCorley 819721pinterest5
Wreaking havoc
We're going out tonight to kick out every light
Take anything that we want, drink everything in sight
We're going till the world stops turning
While we burn it to the ground tonight.
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http://ested.forumactif.org/
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Susan V. McCorley

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MessageSujet: Re: Susan V. McCorley Susan V. McCorley Icon_minitimeLun 3 Sep - 17:40

Merci à tous pour votre accueil, ça fait vraiment plaisir !  love

Et Fergus, je t'envoie un MP de suite pour qu'on discute un peu de la demoiselle dance
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Joséphine E. Morel
Joséphine E. Morel

Âge : 23
Emploi : Officiellement aucun, officieusement romancière.
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Mes RPs
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Eugène Morel est le pseudonyme utilisé pour signer ses romans.
❤️ Joséphine est féministe et fait de ses convictions le sujet principal de ses romans.
☂️ Habite la demeure du cousin de son père, M. Devlin Stanton, dans The Strand.
☠️ Afin de mousser son inspiration pour ses romans, Joséphine s'habille parfois en homme pour se promener incognito dans les rues de Londres.
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MessageSujet: Re: Susan V. McCorley Susan V. McCorley Icon_minitimeMar 4 Sep - 22:39

Je te déteste déjà!  fontaine

Bienvenue mademoiselle!  dance
Bonne rédaction de fiche et j'ai hâte d'élaborer un petit lien avec toi puisque, oui, tu es obligé d'avoir un lien avec moi megusta


In restless dreams I walked alone
   Because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping. And the vision that was planted in my brain still remains, within the sound of silence.
   
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MessageSujet: Re: Susan V. McCorley Susan V. McCorley Icon_minitimeMer 5 Sep - 15:21

Merci ! amour

Owiii,une coupine ! Avec plaisir pour parler de ce lien qui, apparemment, promet d'être plutôt fameux huhu
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Joséphine E. Morel
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MessageSujet: Re: Susan V. McCorley Susan V. McCorley Icon_minitimeJeu 6 Sep - 3:24

Joséphine est folle... folle amoureuse de Fergus pour qui elle a une véritable obsession... Elle est jalouse x1000 et impulsive... Lorsqu'elle apprendra que Fergus est ton "fiancé"... Tu comprends, que ce soit vrai ou pas, elle va devenir folle de rage... Malgré elle, sa réaction va être bonne pour votre couverture... hahaha! megusta


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