Percy ⊰ Let me love you little boy.



 

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Indianna Peters
Indianna Peters

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Âge : 20
Emploi : Servante, fille à tout faire.
Informations : Se pense orpheline ➸ Es servante pour Miss Bolton au bordel depuis toujours ➸ Est en réalité la fille illégitime de M. Harrington. Mais ignore tout, évidement ➸ Est sous la protection de Miss Bolton pour une obscure raison, mais la considère comme une mère. Même si cette amour n'est pas réellement réciproque ➸ Travail très dure chaque jour, mais ne s'en plein jamais ➸ Ne sais pas lire mais tente d'apprendre seule ➸ Parle assez peu, mais écoute beaucoup ➸ Peu avoir un tempérament de feu. Pourtant la plupart du temps elle sera douce, agréable et serviable ➸ Malgré son corps de femme c'est une enfant qui à grandi trop vite ➸ Son plus grand plaisir, courrir dans les champs sous la pluie. Ce sentir libre et sans attache ➸ Est "amoureuse" d'un homme qu'elle ne connais pas an réalité ➸ Dessine parfois le soir à la lumière d'une bougie, quand Morphée lui refuse ses bras.
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MessageSujet: Percy ⊰ Let me love you little boy. Percy ⊰ Let me love you little boy. Icon_minitimeLun 3 Sep - 18:47


Percy Mortimer & Indianna Peters
Une belle journée était en perspective en ce début septembre 1892. Le soleil avait longuement brillé sur Londres ces dernières semaines, les cœurs étaient emplis de joie et de bonne humeur avec toute cette chaleur emmagasinée. Indianna qui semblait de plus en plus distraite et ailleurs avec le temps passant. Voyant son âge avancer et son avenir de plus en plus incertain. Parfois, elle se disait qu'elle n'avait peut-être pas fait assez d’effort pour se sortir de là. De cette maison qui est certes la sienne, mais qui en même temps ne l'est pas. De plus en plus elle ressent, ne plus être à sa place ici. Croisant les visages parfois plus jeunes qu'elle faire ce métier douteux... Non décidément, elle ne le supporte plus. Est-ce ses nouvelles responsabilités qui la poussent également dans ce sens. Ce devoir qu'on lui a confié, que cet homme après cette soirée monstrueuse avait daigné lui confier. Il l'avait retrouvé, il l'avait contacté pour faire partie de son groupe. Il avait été intéressé par son sens de l'aventure et du courage, par cette bêtise, cette inconscience qui régnait dans son cœur. Préfère mourir plutôt que de laisser quelqu'un derrière elle. Ne prenant pas ses jambes à son cou face à tous ses horreurs qui s'imposaient à elle. Cet esprit vif et ouvert, comme il l'avait qualifié. Était-elle tout cela réellement ?
Elle l'ignorait, mais elle savait que toutes ses aventures lui avaient donné envie de voir d'autre horizon, de vivre plus libre. Et Bolton, bien qu'un peu réticente s'était résigné à la situation. Et aujourd'hui encore la roussette n'en faisait qu'à sa tête. Elle avait indiqué, et non plus demander, quelques jours auparavant sa mère de cœur une sortit pour le midi et l'après-midi. Bolton ne la retenait pas, car après tout son devoir était fait. Toujours. Si elle devait ne pas dormir de la nuit, elle le faisait, mais Indy prouvait ainsi à cette femme qu'elle pouvait toujours compter sur elle, malgré des libertés plus fréquemment voler. Il y a quelques journées de cela, lors d'une course pour la maisonnée Indianna avait rencontré SON Percy dans les rues menant au marché. Elle n'avait pas eu de ses nouvelles depuis longtemps, et pour tout dire le travail n'avait pas manqué. Alors elle n'avait pas cherché à le revoir. Son cœur s'était assombri de son absence. Mais ses dessins rappelaient ses traites pouponnes à la servante lorsqu'elle doutait parfois d'un détail. Ses taches de rousseur, avec le soleil étaient ressorties, ce qui n'avait pas manqué de l'amuser et de charrier un peu le garçon. Si elle n'était pas en reste non plus, les siennes étaient plus discrètes. Les deux amis, qui au fond étaient bien plus que cela, c'était donner rendez-vous en ce jour à l'entrée de Hyde Park. Du moins Indianna avait convié Percy à un rendez-vous, à un pique-nique plus précisément. Il n'avait rien à apporter, elle se chargeait de tout. Et il n'avait pas eu son mot à dire.

Alors cette nuit, elle avait peu dormi. Mais cela n'avait jamais été un très gros problème. Était une petite dormeuse, ayant besoin de peu de sommeil pour être en forme. Les fourneaux crasseux et vieillots de la maisonnée avaient fonctionné toute la nuit et une partie de la matinée. Entre les repas pour les filles et les gâteries gardaient jalousement pour Percy et elle. Elle n'avait pas arrêté une seconde. Un grand panier d'osier remplit aux ras bords, et un autre plus petit également bien rempli. Pour Sûre Percy n'allait manquer de rien. Elle avait pensé à tout, du moins elle l'espérait. Le plus grand panier contenait un pain de viande, un saucisson acheter avec ses économies quelques jours auparavant, soigneusement cacher dans une cache de sa chambre jusque-là. Et des petits sablés classiques qu'elle aimait faire. Le second panier contenait deux bouteilles de lait et des muffins aux fruits, chacun différents. Elle ignorait elle-même lesquels étaient à quoi. Mais un était avec de la confiture de fraises, l'autre de framboise, un autre encore avec un peu de confiture de figues et est le dernier d'abricot. Secouant une couverture qui n'avait pas servi depuis longtemps à la fenêtre de sa chambre, elle la posa sur le grand panier. Un dernier regard au bout du miroir qui traînait au-dessus de sa petite commode bien vide. Indianna avait revêtu une robe correcte, pas sa plus belle, pas celle d'Adler, mais la dernière offerte par Bolton pour son anniversaire et son bon travail. C'était chose rare, mais les affaires avaient été bonnes et Bolton avait tenu à remercier la jeune femme d'un joli présent.La qualité n'était pas aussi bonne que celle d'Adler, mais bien mieux que la plupart de ses autres guenilles. Elle avait tiré ses cheveux de devant les nouant dans une queue-de-cheval sur le haut de crâne, laissant ainsi ses autres cheveux de derrières libres. Elle avait même demandé à l'une des filles pour emprunter un peu de son maquillage contre un muffin. L'échange avait été très vite conclu, ainsi avec l'aide de la prostituée, ayant prisprit pitié de la maladresse d'Indianna, l'avait légèrement maquillé. Un peu de fard sur les joues, et du rose sur les lèvres. Simple mais suffisant pour la "faire belle", comme avait indiqué la pauvre femme.

Le temps était à présent venu de partir. Remerciant la femme de sa patience et de son geste Indianna lui laissa un autre sablé avant de retourner rapidement dans sa chambre récupérer les deux paniers. Pour ensuite filer à l'Anglaise par la porte de la cuisine et de la petite cour sans attendre un mot de quiconque. Bolton avait été prévenu. Ses deux paniers au bras Indianna, un sourire béa sur le visage traversa une bonne partie de la ville sous quelques regards curieux. Sur la fin du chemin, les paniers commençaient à peser sur ses bras, certes frêle, mais costaud. S'arrêtant quelques instants sur un banc pour poser un peu les deux poids qui lui coupait la circulation, elle reprit avec hâte sa marche pour ne pas être en retard.

« Percy ! »

La voix de la jeune femme s'était fait entendre de loin alors qu'elle avait aperçu la chevelure particulière et trop familière au loin. Si ses bras fatigués et entravés ne pouvaient se lever, son sourire s'élargir à son maximum. Et son avant-bras le plus livre s'éleva quand même un peu pour un geste de salut. Mais il lui fallait encore traverser la route pour être au côté de son aimé. Si la hâte et l’adrénaline occupaient vivement son coeur. Elle devait bien faire attention à ne pas se faire renverser par des chevaux ou autres dangereuses personnes. Une fois la voix lyre, elle traversa à vive allure les quelques mètres qui la séparait de son rouquin adoré. Laissant avec une certaine vivacité, mais attention tout de même, déposa les paniers aux pieds de Percy. Ses bras enfin libres, elle ne se privèrent pas plus longtemps pour enlacer le jeune homme. Ses bras autour de son cou, son nez dans le sien, inspirant avec profondeur son parfum merveilleux. Se séparant de lui assez vite, de peur qu'on le leur fauche leur repas, elle se laisse à un baiser rapide contre sa joue en guise de bonjour. Un sourire malicieux à son égard avant de se pencher pour récupérer les paniers.

« Tu vas bien ? Tu es tout beau dis-moi, tu sens bon. On va se trouver un petit coin à l'ombre d'un arbre pour manger ? Je pense que j'ai prévu pour au moins 10 personnes... Mais tu en prendras pour chez-toi s'il en reste. »
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Percy Mortimer
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MessageSujet: Re: Percy ⊰ Let me love you little boy. Percy ⊰ Let me love you little boy. Icon_minitimeMar 16 Oct - 16:34


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« Hyde Park »

Septembre 1892
Il faisait bon vivre à Londres, sous ce clair mais encore chaud soleil de septembre. Les anglais s’y chauffaient avec délices, ravis de cet été indien qui s’attardait avec paresse, oubliant les prémices d’un automne brumeux qui, déjà, commençait à secouer les branches des arbres. En garçon des rues qui se respecte, Percy profitait de ces derniers instants de lumière que la nature offrait, sans gaspillage aucun. Il trompait son ennui en passant le plus clair de son temps dehors, oubliant même de rester discret, à ses risques et périls. Le désir de plein air surpassait l’instinct prudent et la méfiance qui était de mise dans sa situation. Il s’abandonnait aux rayons du soleil tenace, se délectant de sa lueur revigorante qui éclairait la pâleur de sa face.

Mais le soleil n’était la source primaire de la joie de Percy, loin s’en faut. Aujourd’hui, il allait retrouver sa chère Indianna. Sous la clémence automnale, les deux jeunes gens uniraient la rousseur de leurs cheveux aux premières feuilles mortes, qui voleraient avec délicatesse autour de cette union de tendresse chaste qui faisait plaisir à regarder. Et l’idée de se régaler d’un petit festin à même l’herbe, préparé par les mains douces et blanches de son adorée, ravissait Percy, plus que si on lui avait promis  un somptueux dîner.

Hyde Park, magnifique jardin londonien situé en plein coeur de Westminster, était bien loin des faubourgs au fond desquels Percy vivait quasiment reclus. Voilà une heure qu'il déambulait avec ivresse, la tête pleine de cet air frais qui fouettait son jeune sang et de la vision d'Indianna qui, délicieusement, s'imposait à son esprit simple. Elle n'avait rien souhaité qu'il apporte, et ce d'un ton si ferme qu'il n'avait pas osé insisté. Toutefois Percy était mal à l'aise à l'idée de passer pour un mufle égoïste qui se contente d'apporter à un déjeuner improvisé sa présence naïve et ses mains vides. Aussi, lorsque la femme de Saul avait appris qu'il se rendait à pique nique, elle lui avait fourré dans un grand mouchoir de tissu quelques uns de ces délicieux massepain dorés au miel, deux belles tranches de gâteau aux pommes ainsi que quelques noix.

Bien que légèrement inquiet de la réaction d'Indianna devant cet acte de rébellion, le jeune homme se trouvait doublement heureux de contribuer au délicieux repas que sa tendre amie avait pris soin de préparer de ses propres mains avec ses modestes moyens ; mais, de plus, l'épouse de Saul était une cuisinière telle que déguster ses friandises étaient toujours une fête pour Percy ; alors, en faire profiter Indianna était le comble du plaisir et de l'orgueil pour cette âme d'enfant qui avait encore le don de goûter les joies simples comme un luxe.

Le jeune homme balançait distraitement le grand mouchoir contenant les délicieuses victuailles de sa famille d'adoption, s'enivrant des embruns délicats de miel doré et de pommes encore chaudes qui avaient caramélisé à la cuisson. Le grand air et l'exercice, mêlés à cette divine odeur de pâtisserie, commençaient à creuser l'estomac avide de Percy. Son petit déjeuner était désormais bien loin, et son appétit vorace exprimait désormais son désir de satiété par de sourds gargouillis qui creusaient son ventre maigre. Il s'efforçait toujours, avec plus ou moins de succès, de réfréner son appétit devant Indianna, même lui sachant bien qu'il n'était guère poli et séducteur de s'empiffrer devant la jeune fille dont on souhaitait l'affection.

Mais Indianna avait toujours envers Percy cette indulgence désarmante, cette clémence pleine de bonté, qui surgissait spontanément, comme la nature même de son essence exempte de vices. Aussi, lorsque le jeune homme, par une maladresse ou une indélicatesse quelconque, croyait s'être attiré les foudres de la jolie rousse, il ne recevait qu'un sourire rayonnant de la clairvoyance de celle qui avait compris qu'il ne songeait pas à mal. Peut-être était-ce pour cela que Percy aimait le plus Indianna : parce qu'elle avait compris mieux que n'importe qui d'autre la simplicité de l'âme du jeune homme, qui ne lui faisait jamais rien commettre par vice ou par préméditation. Aussi lui pardonnait-elle tout, parce qu'il faisait de son mieux, de tout son coeur pur et loyal comme celui d'un enfant. Et lui l'aimait bien plus de l'avoir si bien cerné, mieux qu'il ne l'aurait fait lui même, car elle était désormais l'une des très rares personnes avec qui il se sentait en confiance désormais, et peut être la seule de la gent féminine.

Une voix enjouée, familière et chérie extirpa le jeune homme des nuées sirupeuses qui embrumaient le cerveau de Percy chaque fois qu'il pensait à sa douce amie. Et, en face de lui, séparés par une rangée de carrioles et de coupés élégants, Indianna le regardait. Ses cheveux étaient savamment noués ;  ils flottaient au vent, mais étaient tirés en arrière, laissant le visage exquis se dégager de la crinière rousse. A chacun de ses bras frêles pendait un immense panier. Cela ne l'empêchait pas d'offrir au jeune homme un somptueux sourire, ravi et sincère de cette rencontre prévue qui les égayaient tant. Même une de ses mains s'éleva gaiement, malgré son fardeau, afin d'exprimer l'enthousiasme de la jeune fille devant la présence de Percy.

Un sourire béat élargissait également les lèvres du jeune homme, accompagné de la légère rougeur ordinaire qui colorant ses pommettes, lorsqu'il regarda sa douce amie traverser la rue prudemment afin de le rejoindre. Mais ses joues n'en avaient pas fini de s'embraser ;  lorsqu'Indianna, avec la spontanéité qui caractérisait cette nature franche et un peu sauvage, lâcha ses paniers aux pieds de Percy pour se jeter à son cou, il devint cramoisi ;  le piètre salut qu'il avait répété dans sa tête mourut dans sa gorge, et il laissa, soudain éperdu, sans forces et la tête bourdonnante la jeune femme nouer ses bras autour de son cou et y enfouir son visage.

L'étreinte fut brève, mais suffisante pour laisser Percy tremblotant d'émotion, d'autant que la jeune rousse la clôtura par un baiser sur la joue écarlate. Il écouta la tirade de la jeune fille, les oreilles sifflantes et le visage tardant à reprendre sa pâleur coutumière. Ne voulant pas se rendre plus stupide, dans un sursaut d'orgueil, ne désirant ni se montrer trop émotif ni trop fragile, Percy tâcha de se remettre les idées en place. Et il avait le sujet tout trouvé pour cela :
- Oh je vais bien merci et...Et toi ? Cette robe est jolie.. Elle...Elle est nouvelle ? C'est gentil tu as tellement fait...Tu as dû y passer la nuit...

Le jeune homme parlait vite et beaucoup, comme pour donner de l'élan à sa propre audace. Avait-il réellement osé parler de cette robe de toile bleue, serrée à la taille, s’évasant aux hanches, qui cintrait la silhouette menue de sa si jolie compagne ?  Percy, n'osant pas se rendre compte de la hardiesse de ses paroles, continua sur sa lancée :

- Oui, allons y... Je commence à avoir faim...Mais tu sais, j'ai amené une ou deux petites choses moi aussi...Je sais que tu voulais t'occuper de tout...Mais...Enfin...Je ne pouvais pas...venir..Les mains vides...

D'un geste maladroit, Percy écarta légèrement les pans du mouchoir contenant les friandises généreusement préparées par l'aimante femme juive qui, malgré sa nombreuse marmaille, avait le cœur assez grand pour aimer ce vilain petit canard rejeté par les siens. Et l'odeur délicate, sucrée, qui s'échappa de la toile à rayures bleues emplit soudain le jeune garçon de fierté ; il y avait dans ces embruns une vague et indescriptible sensation de bien être, et Percy se voyait soudain repu, au chaud et aimé, les flammes de la cheminée léchant son dos tandis que la pluie cinglait les vitres de la chaumières des Berensohn, riche de joies qui ne s'achetaient pas.

C'est ce genre de joie que Percy retrouvait avec Indianna, et qu'il goûtait avec délices. Et cette odeur soudain le rassurait, le rendait audacieux, au point de tendre lui même le bras à sa jeune amie, lui offrant un timide sourire tandis que ses yeux, malgré tout, restaient rivés sur les petits souliers de sa compagne rousse. Avec une voix presque ferme, qui ne bégayait même pas, le jeune homme proposa :

- Ce grand chêne juste là...Cela te va ? Il est très beau et nous fera un joli petit coin d'ombre.

Car à présent Percy avait grand faim, et nul doute qu'Indianna, dans sa grande mansuétude et son empathie hors du commun, aurait pitié de lui et hâterait le moment du repas. D'ailleurs le jeune homme la savait gourmande elle aussi, mais de ces gourmandises de femmes, qui se délectent du grignotage de petites confiseries sucrées et de pâtisseries au miel. Ce n'était pas la voracité de Percy, qui dévorait insatiablement tout ce qui défilait devant son corps maigre, mais plutôt d'exquis caprices épicuriens, des envies de croquer des pralines ou de plonger sa cuillère dans un pot de confiture, pour le plaisir divin de sentir ses lèvres se dorer de sucre. Et le jeune garçon, émerveillé, adorait surprendre Indianna devant ces plaisirs simples, la regarder, les yeux brillants de plaisir, croquer dans une pâtisserie dorée. Il la trouvait bien plus jolie encore lorsqu'elle savourait la vie, la simplicité de sa beauté rehaussée encore par les plaisirs purs qui animaient son visage de poupée.

La patience n'était décidément pas le fort de Percy. Il avait désigné de la main la place qu'il suggérait à Indianna pour le repas, tout en lui adressant un bref et bienveillant regard et, depuis, il s'efforçait à une retenue angélique, en espérant que son amie ait aussi faim que lui.

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MessageSujet: Re: Percy ⊰ Let me love you little boy. Percy ⊰ Let me love you little boy. Icon_minitimeDim 4 Nov - 16:57


Percy Mortimer & Indianna Peters

La joie était perceptible en ce jour, le visage lumineux d'Indianna rayonnait tel un second soleil sur cette ville brumeuse. Bien que la journée semble claire et éclatante. Une très légère brise pouvait la rendre un peu frisquette au regard de quelques personnes. Mais au fond, ce très léger vent était agréable et laissait respirer un peu d'air un peu plus frais. L'été avait été très chaud alors oui, c'était agréable une belle journée telle que celle-ci. Indianna qui était arrivée aux abords du parc, là où avec Percy ils s'étaient donné rendez-vous. Le garçon était là avant elle et sa voix enjouée avait fait tourner des regards sur sa personne. Mais elle s'en fichait Indiana, elle était comme ça. Elle avait rapidement rejoint son rouquin préféré et lui avait sauté au cou. Un prétexte de salut pour de nouveaux goûters à son odeur enivrante et à la fragilité de sa douce peau. Ses lèvres rosées avaient trouvé le chemin de sa joue rapidement et son regard malicieux les pommettes cramoisies du jeune homme. Elle aimait parfois jouer avec son innocence, jamais de façon malsaine. Mais d'une manière simple presque sauvage et trop naturelle pour elle. Les compliments du roux la touchaient profondément. Un léger remerciement avait trouvé le chemin de sa bouche tandis que paniers de nouveau en main, elle fit un tour sur elle-même comme pour qu'il l’admire davantage. Peu avait la chance de la voir si apprêter... Pour ne pas dire personne. Elle sortait peu et généralement elle le faisait en pleine nuit pour des balades nocturnes dans le calme de ce Londres si oppressant. Elle aimait cette ambiance, cette petite chose qui faisait battre la chamade son cœur alors que ses pas claquaient sur les pavés seulement remplis de quelques âmes en peine. Parfois, elle emportait des restes de gâteaux pour les distribuer. Mais c'était chose bien rare... Les filles de Bolton étaient de vraie morfale et gourmande.

« Oh ! Tu n'aurais pas dû... Mais c'est une adorable attention et j'ai déjà hâte d'y goûter. Tu es un ange. Merci. »

Le ton dans un premier temps sévère d'Indianna, fonçant les sourcils avec exagération, devenue amusée, et même touchée par la suite. Le regard clair de la rousse sur les divins gâteaux que Percy lui présenta. L'odeur qui s'en dégageait tait assourdissante. Elle-même se disait bonne cuisinière et pâtissière en particulier... Mais elle avait encore beaucoup de choses à apprendre et plus de maîtres pour l'épaulé. Alors depuis des années, elle stagnait un peu dans son apprentissage. Et si ses friandises ravissaient ceux qui y goûtaient, elle savait celle-ci d'une saveur de moyenne qualité en réalité comparer à d'autres mets davantage goutteux. Et ceux de Percy semblaient en être la preuve parfaite. Perdue dans ses pensées, imaginant la belle cuisine qui avait accueilli la préparation de ses gâteaux et les mains délicates, peut-être celles de Percy ou d'un membre de sa famille. La voix ferme du garçon l'extirpa de ses rêveries. Avant toute chose, elle se fit une remarque à elle-même sur la fermeté et l'élocution parfaite de son ami. C'était chose assez rare pour le remarquer. Peut-être même était-ce la première fois qu'il lui parlait sans bégayer et de façon aussi ferme. Une lueur de fierté entoura le cœur d'Indianna pour briller au fond de ses rétines.

« Tu as raison, c'est un endroit parfait ! Allons-y. »

Indianna fit le premier pas vers le lieu choisi par le rouquin. Une place d'exception. Sa faim grandissante, sûrement pas aussi vorace que celle de Percy. Qu'elle s'amusait à imaginer. Avec gaieté, leurs pas les guidaient vers l'ombre du grand arbre majestueux. Laissant de nouveau les paniers retrouver la terre ferme, Indianna leva le nez au ciel. Observant de ses yeux créatifs un beau dessin à reproduire de cette vision qui s'offrait à elle. De ses feuilles qui se balançaient avec une délicatesse presque invisible de cette épaisseur de branchage qui aurait presque pu parasitaire étouffante, mais qui par endroits laissait passer quelques rayons de soleil. Juste assez pour imaginer le ciel bleu orné de quelques nuages derrière. Se perdant un instant, le gargouillement d'un ventre affamé la ramena à ce repas qui n'attendait qu'eux. Se reprenant, elle détacha la couverture du plus grand panier pour d'un geste précis la levée et laissa se poser sur l'herbe verte. Remontant les deux paniers au centre de la couverture elle invita Percy à prendre place face à elle. Ses genoux creusant avec délicatesse la couverture de carreau vert et blanc dans le sol. Elle souleva le chiffon qui couvrait le plus petit panier d'osier. Prenant soin de ne pas dévoiler son contenu global à Percy, même s'il aurait pu deviner au tintement du verre les deux bouteilles de lait qui s'y trouvait. Elle les sorties et en déposa un verre son ami, gardant l'autre auprès d'elle. Puis éloignant le petit panier qui était plus fait pour le dessert elle rapprocha le plus grand, qui sans la couverture sous eux, dévoilait déjà ses secrets. Indianna avait pensé à prendre un couteau coupant, et même une planche de bois pour découper le saucisson et le pain de viande.

« J'espère que cela va te plaire. Cela fait un moment que je n'ai pas fait de pain de viande. Et je nous ai achetés ceci ! »

Toute fière Indiana leva le saucisson à la vue de son ami. Il n'était pas bien grand, mais tout de même assez gros. Soudain, Indiana s'inquiéta d'une chose.

« Oh j'espère que tu manges et que tu aimes la viande et le saucisson... J'avoue, je n'ai pas pensé à te demander avant. »

Au pire il y avait des sablés et des muffins, de quoi rassasier un peu les estomacs. Mais que du sucré que des desserts, ce n'était pas très sain. Indianna n'avait pas pris d'assiettes, la maisonnée les comptait sur les doigts des mains, alors... Mais elle avait pris des serviettes de tissus qui serviraient en remplacement, et même deux autres pour s'en servir à leur sage plus habituel.
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MessageSujet: Re: Percy ⊰ Let me love you little boy. Percy ⊰ Let me love you little boy. Icon_minitimeJeu 15 Nov - 15:50


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« Hyde Park »

Septembre 1892

Fergus avait raison. Les filles aimaient les compliments. Car Percy, en flattant Indianna sur sa tenue, prenait des libertés qu’il n’aurait pas même osé rêver avec une autre. Et voilà que, croyant se faire envoyer sur les roses, son amie non seulement le remerciait, mais virevoltait sur elle-même, dans un geste de coquetterie spontanée et de grâce naturelle qui s’éveillait en chaque femme ravie de plaire à son élu. Elle n’ignorait sans doute pas l’effet que ferait à Percy ce tournoiement impromptu, ces cheveux au léger parfum d’agrumes flottant au vent, les pans de sa jupe de toile s’évasant un peu plus autour de ses jambes. Les joues du jeune homme étant déjà à l’apogée de leur rougeur, peut-être son trouble passa-t-il inaperçu. Toujours est-il que le bref regard qu’il avait lancé à sa dulcinée se planta de nouveau sur l’asphalte avec intensité, comme s’il cherchait à percer des yeux les entrailles de la terre. Il leva à peine le nez, tout penaud du ton faussement sévère que prenait Indianna en parlant des quelques victuailles qu’il avait pris la liberté d’apporter, malgré la formelle interdiction de cette dernière.

Toutefois l’enthousiasme céda vite la place à ce simulacre d’indignation qui n’était qu’une, chez la facétieuse Indianna, qu’une raison de taquiner gentiment Percy. L’odeur et la vue des pâtisseries avaient sans doute aiguisé les sens déjà en alerte de la jeune fille, qui avait passé la nuit à cuisiner et qui devait elle aussi commencer à mourir de faim. A la vérité il n’y avait guère besoin d’être affamé pour succomber de désir devant les divines préparations de Madame Berenhson. Les prédispositions de cette femme en matière culinaire relevaient d’un véritable don. Et l’odeur exquise qui s’échappait des deux tranches épaisses de gâteau, luisantes de beurre et de caramel encore tiède, aurait enivré même les narines les plus difficiles à satisfaire. Même à présent la jeune fille le remerciait chaleureusement, sans doute enthousiaste à l’idée de mordre à belle dents cette belle tranche moelleuse aux reflets mordorées qui avait été disposée dans ce baluchon spécialement pour elle.

Ravi du succès de sa petite initiative, malgré que tout le mérite des victuailles revienne à l’épouse de Saul, Percy releva la tête, plus confiant soudain, et adressa un large sourire à sa compagne. La journée s’annonçait merveilleuse. La jolie rousse semblait heureuse de la simplicité de cet évènement. Les deux protagonistes visiblement étaient sur la même longueur d’ondes, le cœur plein d’allégresse à l’idée de se régaler de petites choses simples, se buvant du regard, assis sur l’herbe fraîche, sous un ciel d’automne encore bleu déjà parsemé du vol alangui des feuilles teintées de cuivre et d’or. Enthousiaste, Indianna avait acquiescé à la proposition de Percy. Le chêne immense, grave et solennel, semblait vouloir accueillir le jeune couple sous l’ombre protectrice des feuilles qu’il lui restait encore. Lorsque la rousse amorça le premier pas vers le lieu du déjeuner qui était désormais fixé, Percy ne se fit pas prier. Il la suivit en tâchant de réfréner une allure qui aurait pu trahir l’impatience fébrile de son incontrôlable faim. Arrivés aux pieds du géant immobile, la jolie rousse laissa tomber ses lourds paniers sur l’herbe fraîche, non sans un certain soulagement, devant le regard soudain penaud du jeune homme qui venait soudain de réaliser qu’un garçon comme il faut aurait dû proposer de les porter à sa place. Tant d’imbécilité le frustrait, bien qu’il sache parfaitement qu’Indianna était au-dessus de tout cela. Mais la simplicité de sa tendre amie n’était pas une excuse pour la négliger, elle qui avait tant d’égards pour l’idiot qu’il était.

Car en effet la jeune femme n’avait pas l’air le moins du monde blessé ou agacé. Ses yeux étaient levés vers le ciel. Naturellement, ceux de Percy rejoignirent les siens dans cette contemplation. C’était décidément un temps magnifique, l’agonie d’une saison, l’éclat chétif et renaissant d’une autre, dépeintes sur les cieux d’azur au soleil pâle, sur lesquels dansaient les premières feuilles mortes, au gré de la brise légère. Un bruit très terre à terre arracha les deux protagonistes de leur recueillement. Honteux et affreusement gêné, le jeune homme resta bêtement planté devant Indianna qui s’affairait vivement à déplier sur l’herbe une couverture à carreaux vert et blanc qui, l’instant d’avant, recouvrait ses deux paniers, qu’elle plaça au centre de la nappe de pique-nique improvisée. La jeune fille, qui connaissait les goûts de son ami et avait toujours de délicates attentions destinées à lui faire plaisir, extirpa deux bouteilles de lait d’un des paniers, boisson favorite de Percy. Lorsqu’elle sortit les verres, le jeune homme se hâta de tenter de se rendre utile. Il se saisit d’une des bouteilles, avec mille précautions toutefois, ne souhaitant guère que sa maladresse légendaire fasse des siennes aujourd’hui. Après avoir rempli leurs deux verres, l’invétéré gourmand fit un titanesque effort de politesse en le posant devant lui sans y toucher, tandis que la parfaite organisatrice de ce repas en plein air sortait les victuailles, ainsi que le matériel nécessaire.

Percy, admiratif, restait béat devant cette prévenance, lui qui aurait oublié la moitié des ustensiles. Cette admiration était teintée d’une pointe de gêne, qui s’accentua grandement lorsqu’Indianna émit des doutes sur sa cuisine, et, surtout, lorsqu’elle tendit, triomphale, un saucisson à l’odeur exquise, qu’elle indiquait avoir acheté elle-même. Il n’était pas suffisant que la jolie rousse se soit exténuée une bonne partie de la nuit à préparer un repas dont le jeune homme ne doutait pas un instant qu’il serait délicieux, mais il fallait également qu’elle ait puisé dans ses maigres économies pour organiser ce champêtre déjeuner. Il se sentit soudain bien bête avec ses menues friandises au creux du baluchon pendu à son bras, aussi succulentes promettaient-elles d’être. Il savait la jeune femme sans cesse harassée à des tâches ingrates, dans son courage de ne pas sombrer dans l’horreur de la prostitution qui lui tendait les bras. Depuis sa plus tendre enfance, elle avait baigné dans cet univers sordide, sans jamais songé à y céder, préférant les tâches physiques de bas-étage certes, mais qui gardaient son honneur sauf.

Alors pour ce courage, pour cette humilité et pour cette force, Percy l’admirait de tout son cœur, et pour cela même il ne voulait pas qu’elle dépense ses maigres revenus à tâcher de le satisfaire, surtout quand sa participation à lui était infime. Mais ce qui paraissait aussi simple que le fait d’exprimer une opinion chez une personne sage et mature relevait d’une embûche très compliquée pour le timide maladif qu’il était. Comment faire transparaître l’immense gratitude qu’il éprouvait devant la seule femme qui lui ai jamais témoigné de l’affection, tout en lui faisant comprendre qu’il aimerait lui aussi pouvoir lui prouver, par des égards et des attentions qu’il ne parvenait pas à anticiper, à quel point elle comptait pour lui. Toutes ces émotions étaient bien abstraites pour le cerveau sans cesse embrumé et un peu trop simple du jeune garçon, qui se rendit soudain compte, après plusieurs instants, qu’il pouvait lâcher son baluchon, qu’il posa distraitement à côté de lui.

A présent assis sur la nappe à carreaux, ses longues jambes repliées sous lui, Percy jeta un regard rapide et distrait sur ce qui l’entourait. Il faisait face à la jolie rousse qui lui faisait l’insigne honneur de sa présence et de son affection. Et ces deux êtres si jeunes, ces cheveux roux flottant au vent léger, ces feuilles rougeoyantes qui tapissaient l’herbe fraîche, cette nappe à carreaux tapissant l’ombre du vieux chêne, jusqu’aux paniers en osier d’Indianna, formaient le parfait modèle de candeur pour un peintre naïf en manque d’inspiration. Le tableau était tout trouvé, dans cette charmante rencontre bucolique, paradoxalement en plein cœur de Londres. S’extirpant de sa rêverie, Percy se décida enfin à répondre à sa compagne, ce silence frisant de plus en plus l’impolitesse, d’autant plus que la pauvre arborait toujours son fier sourire, son saucisson à la main :

- Il…il sera délicieux ce pain…de viande. J’en suis sûr…Tu n’as encore jamais rien…rien fait de…mauvais. Oh…Et…Je…Il a l’air très bon…ce saucisson…Mais tu n’aurais pas dû…Je pourrais peut-être t’aider…Ou payer…La prochaine fois…

Percy ne savait guère comment se dépêtrer de cette conversation qui lui pesait mais qu’il considérait comme indispensable. Pour quelqu’un comme lui, le sujet de l’argent était épineux, inintéressant et futile. Mais c’était justement ce désintérêt qui l’obligeait à aborder la situation, ne voulant surtout pas qu’Indianna le perçoive comme un de ces garçons malhonnêtes qui profitent de la bonté des autres. De surcroît, il connaissait son manque de délicatesse et ne désirait surtout pas l’insulter en insinuant que ses moyens étaient modestes, ce qui était de toutes façons le cas de de Percy, qui faisait partie des défavorisés et qui n’avait même pas une résidence fixe. Il décida donc de ne plus insister sur le sujet, à présent qu’il l’avait survolé du mieux qu’il avait pu. Mais il ne semblait pas le seul à s’inquiéter. Soudain, une légère ombre passa sur le doux visage d’Indianna, qui parut préoccupée par quelque chose. Elle se demandait si le jeune homme consommait de la viande. Percy, inquiet lui aussi de ce tracas soudain, eut un léger rire, spontané, naturel, tellement rare chez lui car il lui fallait se sentir en totale confiance pour cela. Il ne se moquait nullement de sa jolie amie. Il était même plutôt heureux de voir qu’il n’était pas le seul à subir sur ses épaules le fardeau écrasant de la pression. Se hâtant de rassurer son amie, car connaissant trop ces inquiétudes qui n’avaient pas lieu d’être, le jeune homme, rasséréné, lui répondit gaiement, un sourire amusé toujours pendu à ses lèvres ;

- Oui, oui…J’adore ça…Je ne suis pas très…Compliqué…D’autant que le saucisson…Je ne peux pas en manger chez…chez…Enfin chez la personne chez qui je vis…Et qui a préparé ces gâteaux…Elle est juive et…Enfin...Ils ne mangent pas de porc…Enfin…C’est leur religion…Peut-être le savais-tu…

Loin de Percy l’idée de sous-estimer la culture d’Indianna. Mais il est vrai que la plupart des chrétiens tâchaient de rester éloignés, voire de fuir la population juive, entrainant, de ce fait, une méconnaissance totale de leur culture et de leur foi. En tant que non croyant complètement désintéressé de ces religions monothéistes, de leurs rites et de leurs combats pour se prouver laquelle était la meilleure de toutes, le jeune homme se fichait royalement de la judaïté de la famille Berensohn, qui, par ailleurs, l’accueillait chez eux comme un fils. Percy ne jugeait que par les cœurs, et, de son point de vue, une leçon d’humanité de la part de cette famille aurait été bien bénéfique à nombre de prétendus chrétiens.

Mais il craignait surtout d’en avoir trop dit, et avait été à deux doigts de dire une bêtise. C’est là que la confiance avait ses limites pour Percy. Il y’avait des choses qu’il n’avait pas le droit de révéler, car il n’était pas le seul impacté. Un mot de trop, à une personne mal intentionnée, et toute la Tribu pourrait pâtir du manque de jugeote ou de la maladresse du jeune homme. La prudence était donc de mise, même avec Indianna. Décidant de changer de sujet, et mourant décidément de faim, Percy tâcha d’amener le sujet poliment :

- Tu veux que…que je t’aide ? Je pourrais le…le découper ?

Le sujet était amené, pour une fois, de manière plutôt délicate. Le prochain défi, pour le maladroit Percy, était de ne pas se trancher un doigt avec le couteau.

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