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Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins

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Âge : 28
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MessageSujet: Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins Mer 26 Sep - 13:26



La journée avait été chargée en émotions, et Madelyne ne s’était pas vraiment reposée depuis l’heure très matinale à laquelle elle avait du se lever pour se préparer... Si sa toilette prenait d’habitude assez longtemps pour s’apprêter de façon distinguée, cohérente avec sa position dans la noble société de Londres, elle lui avait pris cette fois-ci le double, par soucis de perfection. Et l’effet produit avait été à la hauteur de l’investissement : de toute la foule rassemblée ce jour de mariage, personne n’aurait pu nier qu’elle avait été la plus femme à arpenter les pierres froides de cette cathédrale, et pour cause - c’était son moment... Le sien, et celui de Bartholomew.
Le regard vert de la demoiselle chercha la silhouette de son mari parmi les convives de la soirée, et l’aperçut en train de faire quelques politesses avec des invités qui se retiraient de leur demeure pour prendre un fiacre, en lui prodiguant surement de nouvelles félicitations. La Collins sourit, un sentiment de chaleur inédit se propageant de son coeur vers le reste de son être, captivé un instant par cette vision. Bartholomew était un homme bon, elle le savait maintenant, avec une conviction inébranlable, qui la rendait honorée plus que jamais de se tenir officiellement à ses côtés.

Quand il fut seul, elle parcourt la distance qui le séparait de lui d’un pas élégant, sa robe rendant impossible toute discrétion pour le surprendre. Ses yeux croisèrent les siens, et elle ne les détourna pas comme elle avait pu le faire parfois, parce qu’elle craignait qu’il ne lise dans ses prunelles quelques secrets inavouables. Désormais, elle n’avait plus peur, et lui livrait son âme sans retenue : il ne l’avait jamais rejetée, et elle avait une confiance inébranlable qu’il ne le ferait pas.
Et elle lui rendrait la pareille, évidemment. Elle s’y était engagée cette fois de plein gré devant témoins, dont certains d’une importance divine, au-dessus des lois humaines.
Arrivant à sa hauteur, elle lui tendit la main gracieusement, avide de ce contact qu’il n’avait pas eu une seconde pour renouveler, depuis que le repas avait commencé.

    - Les Watson se rhabillent dans le petit salon, leur chauffeur ne devrait pas tarder... Annonça-t-elle, pour lui faire comprendre que la maison serait bientôt à eux seuls, si l’on ne comptait pas le personnel toujours présent, qu’elle ne comptait pas, mais ne négligeait jamais non plus. Je leur ai déjà fait mes aurevoirs, je vais monter...


Elle hésita un instant, et sentit le rouge lui monter aux joues, la faisant légèrement papillonner des cils, comme une adolescente embarrassée. Et elle se trouvait bien mal à l’aise, parce que des pensées peu communes, et pourtant tout à fait logiques en cette nuit, venaient de lui traverser l’esprit.

    - Me rejoindras-tu dans ma chambre ? Formula-t-elle, dans un souffle, mélange d’appréhension et d’espoir, avec une pointe de supplique ou d’autorité. Quoi qu’il décide, ses actions seraient rapportées le lendemain par des bouches trop curieuses, et ils le savaient l’un comme l’autre. Ce genre de potins ravissaient les serviteurs, comme les amis hauts placés qui les payaient pour espionner. Ces choix pouvaient forger une réputation. Ou préfères-tu que je vienne dans la tienne ? Ajouta-t-elle avec une lueur de malice, pour lever le poids de cette requête.


Elle aurait pu justifier sa demande par le simple souci de ne pas devenir la risée de Londres le lendemain matin, en prenant le rôle de l’amante ignorée, ou celle de l’épouse d’un impuissant... Tout faux pas serait amplifié et déformé. En vérité, sa poitrine, serrée dans ce corset qui l’étouffait presque en cette instant, ne s’oppressait pas à cette perspective, mais à une autre, plus agréable, que ses lèvres, gourmandes, réclamaient avec un silence éloquent.
Et puisque Bartholomew avait connu des femmes avant elle, il ne pouvait pas se méprendre sur l’aura qui émanait de sa compagne de toujours : pensant rendre son désir moins évident, encore naive sur ce genre de stratagèmes, Madelyne se mordit doucement la lèvre, comme si elle considérait sa plaisanterie peut-etre déplacée, et passible de la voir se faire repousser.
Son souffle devint plus court encore à cette hypothèse : et si Bartholomew refusait tout bonnement d’assurer ses devoirs conjugaux ou même de donner le change pour sauver la valeur de leur popularité ?



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Emploi : Héritié du compte de York. Fabricant de jouets et autre objet en bois.
Informations : Fils du comptes de York ☞ Il à perdue sa mère alors qu'il avait 7 ans ☞ Sa sœur ainée est morte l'an passé, en mer ☞ A une jeune sœur qu'il n'arrive pas à aimé et tiens pour responsable de la mort de sa mère ☞ Fiancé de force à une bourgeoise Londonienne (Maddie), qu'il va épouser en octobre 1891 ☞ Froid, hautain, rustre d'apparence, c'est en réalité un homme au cœur d'enfant et à l'âme déchiré ☞ Il fabrique des jouets et divers autres objets, en bois principalement, pour le plaisir. Même s'il en vends parfois ☞ C'est un homme en réalité très simple et qui aime les choses les plus simple de la vie ☞ Le manoir familiale de York lui manque, ses grand champ l'entourant surtout ☞ Vit au jour le jour ☞ Il ignore même son orientation exacte. Si les hommes ou les femmes l'attire. Peut-être les deux en réalité ☞ C'est un noble, mais qui à le coeur sur la main. L'argent n'est qu'un moyen de pouvoir pour la plupart, pour lui c'est juste un moyen d'être généreux ☞ Il aime parfois aller dans les bas quartiers distribuer des jouets, gratuitement ou contre une petite pièce, par principe aux gamins des rues ☞
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MessageSujet: Re: Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins Ven 12 Oct - 14:32


Madelyne Collins & W. Bartholomew Collins
La journée avait été rude, très rude en émotions et en boniments. Habituée à rester droit fière et hautaine en présence de ses semblables, était à présent fatigué de ce petit jeu. Habituée à rester droit fière et hautaine en présence de ses semblables, était à présent fatigué de ce petit jeu. Si quelques visages n'étaient pas de ce monde. Étrangement, ils avaient été les premiers à quitter la grande maisonnée Collins. Trop de fioritures et de luxure jetées à leurs pauvres yeux. Comme on crache au visage d'un mendiant, le méprisant. Barth aimait s'excuser de tout cela. Il ne l'avait pas voulu, ce n'était pas de sa faute, s'il était né ainsi, avec une cuillère en argent, en or même dans la bouche. Pourtant, il ne s'en excusait pas non plus réellement. Il savait sa vie facile ainsi, à sa manière. Il avait tout ce qu'il désirait, il avait même des gens pour satisfaire des besoins basiques de sa vie quotidienne. Mais au contraire de beaucoup de ce présent, ce soit le Lord tentait de rééquilibrer un peu, parfois, ce gouffre populaire. Il donnait des jouets à des gamins des rues. Il versait de l'argent à des associations et quand il s'arrêtait dans des boutiques ou restaurants ou commerces divers, il laissait de bons pourboires. Il savait faire preuve de générosité. Pourtant, au fond, il savait que cela ne serait jamais suffisant. Ceux qui vivaient pour le servir, ceux qui étaient nés pour cela... Il mépriserait toujours un noble, parce que lui est né autrement. C'était ainsi... Il ne leur en voulait pas. Au contraire, il les comprenait, ou essayait.

Tiens d'ailleurs, le voilà qui saluaient les Spinoza, un couple de nobles Italien, venu spécialement pour la cérémonie, profitant pour visiter Londres dans les jours à venir. Des connaissances de la famille Collins depuis déjà de nombreuses générations. Bartholomew les avait toujours beaucoup apprécié. Il était un peu comme lui, d'ailleurs, il s'était, enfant, confier à la mère de la femme sur ses ambitions et l'avait questionné sur sa place dans la société et se malaise qui avait toujours régné dans son cœur. La femme avait su mettre des mots sur certaines choses, certains points. Qui aujourd'hui qu'elle était partie résonnait encore dans son esprit parfois. Lord Collins avait tenu à raccompagner ses amis jusqu'à l'entrée de la maison devant laquelle la calèche attendait sagement. Il avait refermé la porte et s'était détourné pour croiser le regard de Maddie, sa femme à présent, qui s'approchait de lui. Elle était si sublime dans cette robe, faites des mains d'Amy. S'il n'avait jamais douté du talent d'Amy, il ne pouvait que se ravir davantage de voir sa femme portée une telle robe. Elle qui était déjà ravissante. Elle rayonnait comme un soleil. La chaleur de sa main dans la sienne. Barth eut un léger sourire son visage plus détendu. Il savait la maison à présent presque vide. Et les paroles de sa femme confirmaient cela. Il soupira d'un soulagement profond. Le monde, la foule, cela n'avait jamais été son fort. Il ne trouvait jamais sa place. Il préférait la solitude de son atelier. Mais ce soir, il serait ravi de profiter de la compagnie de sa femme.

Le visage de sa femme changea, ses joues rosies et son aire coquin. Il ne la connaissait pas ainsi. Et lui pauvre mâle au cœur d'enfant, se voyait totalement désarçonner par la proposition de sa propre femme. Dans son angoisse, l'homme serra la main de sa femme. Son regard écarquillé ne semblait pas répondre à sa place. Tous deux s'étaient donné le temps, le temps de se connaître de s'apprécier, peut-être de s'aimer. Une telle proposition semblait trop rapide pour le cœur de l'homme qui palpitait à toute allure alors. Et de nouveau, les mots de Madelyne furent comme une claque. Il ne s'y attendait pas. Elle qui semblait si réservée, presque douce. S'il s’appréciait, et peut-être un peu plus. Il n'avait jamais pensé cela si rapide. Trop de choses se bousculaient dans son esprit alors. Son teint déjà pâle devint livide.

« Je... Je... Maddie. Nous... »

Il en perdait ses mots. Mais la lèvre pincée de Maddie ravisa son cœur surpris. Après tout, c'était leur nuit de noces et effectivement les deux époux devaient partager cette nuit. D'une manière ou d'une autre. Si le ton de la femme et ses joues rougirent lui a fait croire un seul instant qu'elles pouvaient l'invité dans ses draps. Son esprit trop étriqué laissa cela de côté pour une hypothèse plus protocolaire. Décidément, il n'était pas l'homme le plus romantique de cette terre. Mais la peur l'angoisse faisait parler son esprit et son coeur. Avalant avec difficulté sa salive. Il tenta de se ressaisir alors.

« Je... Je viendrais dans tes appartements. Je... Nous nous pourrons partager cette soirée ensemble ainsi. Comme une femme et un mari doivent le faire. »

La voix de l'homme était saccadé, un peu plus forte sur la fin. Sachant des oreilles indiscrètes ici et là. Et en parlant d'oreilles indiscrètes voilà le moment choisit pour le couple Watson pour sortir de la maison. E d'autres termes se rapprocher des deux époux devant la porte principale et donc joyeuse d'entre les mots peu assuré de l'homme. Barth se redressa de nouveau plus sûre de lui. Ou du moins prétendant l'être. Il remercia le couple d'être venue, leur ouvrit la porte et les salua une fois monté dans leur calèche. Refermant la porte derrière eux. Il regarda Maddie qui montait déjà à l'étage. Un long soupiré s'échappa de ses lèvres. Ses yeux clos un instant. Il ne savait pas ce qui l'attendrait, mais il devait effectivement assurer ce soir. En tant qu'ami ou en tant qu'amant... Il devait être l'époux qu'il lui avait promis d'être.

Bartholomew ne monta pas de suite, il donna les dernières directives aux personnes à son service pour ranger et nettoyer. Puis après plusieurs minutes d'angoisse, il se décida à franchir cet escalier et ce couloir qui menait à la chambre de Madelyne. Sa main s'approchant de la porte. Il frappa trois coups.

« Puis-je entrer. »
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MessageSujet: Re: Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins Dim 14 Oct - 5:19


A force d'efforts et d'habitude, Bartholomew et Madelyne avaient réussi à trouver une façon d'être ensemble qui semblait confortable et complice, et les avaient conduit à reconsidéré cette idée de mariage, pour finalement s'y soumettre, sans appréhension. Maintenant que ce lien avait été officiellement prononcé, les conséquences de cet engagement prenait un tout autre sens, qui imposait à leur relation une direction à laquelle les jeunes gens pensaient seulement, alors qu'ils s'y retrouvaient indubitablement confrontés désormais, par les évènements.
Madelyne sentit son coeur louper un battement en entendant son époux hausser la voix pour annoncer sa visite conjugale nocturne dans sa chambre, afin d'en prévenir les oreilles indiscrète. Elle y répondit par une courte révérence d'approbation, hochant gracieusement la tête pour cacher son trouble, avant de rejoindre la pièce dans laquelle elle était supposée l'attendre.

Même sa chambre lui parut différente, alors qu'elle la découvrait comme un lieu qu'elle partagerait avec Bartholomew, en tant que couple. Son regard dévia sur le lit qu'ils se devaient d'occuper ensemble, puis sur la banquette qui occupait le coin de sa coiffeuse, près de la fenêtre. Peut-Être proposerait-il de s'y reposer, comme il lui était arrivé à elle-même de le faire, certaines après-midi où la fatigue l'avait pris durant une lecture, confortablement installée ?
L'idée de passer la nuit à ses côtés lui coupait le souffle à vrai dire, comme une éventualité dont l'urgence ne lui avait pas apparut jusque là, et qui la prenait soudain à la façon d'une caresse particulièrement intime, inattendue, qui provoquait dans son corps une réponse gênante, mais irrépressible.

Suivant sa routine d'une manière presque automatique, Madelyne s'assit devant son miroir, et commença à détacher les boucles brunes de ses longs cheveux, dont les mèches tombèrent ainsi une à une sur ses épaules, en cascades soyeuses. Normalement, c'était le moment où sa servante venait pour finir le travail : brosser la belle chevelure, la natter soigneusement pour la nuit, et l'aider à défaire son corsage pour enfiler un vêtement plus confortable... Ce soir, Madelune ne l'attendait pas. Elle avait décliné, sur les conseils de ses amies, une intervention qui aurait pu être indiscrète et embarrassante, dans cette veillée qu'elle se devait de réserver à son mari : elle avait obéis aux connaissances sans vraiment comprendre, tant son esprit avait été pris déjà par d'autres préparatifs.
Quelques coups sur la porte la firent sursauter, alors qu'elle observait son reflet comme s'il s'agissait d'une autre personne, plus belle et confiante qu'elle ne se sentait à cet instant.

    - Bien sur, je... Débuta-t-elle en bafouillant légèrement, se relevant pour faire face à la porte qui s'ouvrait pour découvrir son mari. Tu es venu, constata-t-elle, ayant encore du mal à croire qu'il était là, qu'ils étaient là ensemble, à jamais lié devant la religion et toute la ville de Londres, où leur rapprochement s'était opéré.


Elle fit quelques pas doux sur le tapis pour se rapprocher de lui, d'une allure aussi déterminé que l'expression de son visage était timide, interrogatrice. Avec tendresse, elle prit la main de l'homme, sans le quitter des yeux, et la garda ainsi dans la sienne, ce contact la rassurant, et lui donnant du courage.

    - J'ai besoin de ton aide pour me déshabiller... Murmura-t-elle, l'émotion lui broyant les poumons. Elle se détourna à regret, tremblant légèrement, pour lui présenter le laçage du dos de sa robe, se servant de ses doigts fins pour découvrir sa nuque, que ses boucles sombres dissimulaient. Anna l'a tellement serré que j'ai du mal à respirer, plaisanta la jeune femme, dans l'espoir de détendre l'atmosphère.


A vrai dire, c'était moins son corset que la présence de Bartholomew qui la rendait faible, et elle espérait juste ainsi trouver une raison plausible aux signes visibles de ses émotions, pour ne pas mettre son ami mal à l'aise à leur découverte.



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MessageSujet: Re: Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins Mer 31 Oct - 11:48


Madelyne Collins & W. Bartholomew Collins
Le cœur tremblotant, le poing peu assuré. Bartholomew Collins venait de frapper trois coups à la porte de la chambre de sa présente femme. Maddelyne. Sa belle Maddie, celle qui avait sut devenir son amie, celle qui avait sut être présente et brisée à petit coup de piolet sa carapace épaisse. Elle avait su voir ce qui se cachait en lui, il l'y avait autorisé après... Après l'enterrement de sa soeur. Doucement, mais sûrement. La journée avait été difficile, physiquement, mais surtout moralement. Si elle n'avait été remplie uniquement ou presque que de bonne choses. La voix de sa femme au travers de la porte de bois blanc lu donna le feu vert. Inspirant profondément avant de poser la main sur la poignée dorée, comme à son habitude il se fit droit et presque fière comme un paon en ouvrant la porte. Son premier pas dans cette chambre où il avait bien entendu déjà été plus d'une fois, pour demander quelque chose à la femme qui y était ou simplement voir si elle s'y trouvait lorsqu'il la cherchait parfois. Il connaissait la pièce, s'il n'y était jamais resté longtemps si elle n'était pas à lui, si c'était l'univers de sa femme, il la connaissait, ses yeux avaient imprimé chaque détail des rares fois où il y était entré. Il avait remarqué cette photo sur sa coiffeuse, une photo prise peu après leur arrivée ici à Londres à tous les trois avec Aurora. Une image qui représentait le renouveau d'une vie, une étape franchit et nécessaire à la reconstruction de leurs âmes. Un nouveau départ accordé est une chance à saisir. Si Bartholomew ne souriait pas, il souriait jamais sur les photos, son regard était légèrement tourné vers Maddie qui elle souriait. Comme s'il partageait sa joie de ce nouveau départ. Comme si déjà ce jour-là, il avait su que les choses iraient mieux pour eux, qu'un jour, il serait là, un pied hésitant dans sa chambre en tant que mari.

« Evidemment. »

Évidemment qu'il était venu, évidemment qu'il était là. Il n'aurait pas pu faire autrement. Par respect pour elle. Non pas pour ses yeux et ses oreilles indiscrètes cacher dans le noir de la maison ou la pénombre de la rue qui guettait le mélange de leur ombre au travers de la fenêtre. Évidemment qu'il était là. Il se le devait pour elle, pour eux. Mais avant tout, il avait envie d'être là. Pour cette soirée spéciale. Cette soirée qui leur était consacrée. Qui malgré toute la rébellion dont il faisait preuve face aux us et coutume de cette société, avait son importance. Plus pour elle, peut-être, que pour lui. Et c'était bien pour cela qu'il était là. Il lui avait promis, promis de toujours être là, à ses côtés. De veiller sur elle, sur eux. Alors oui, il était là. Ses pas le menaient doucement un peu dans la pièce, lent et fragile comme prêt à se briser à chaque faux pas. Il laissa la porte se fermer derrière lui. Son bras tendu pour clore cette porte, fermé cette bulle qui n'était qu'à eut à présent. Protéger de ses murs de sa présence. À présent, ils ne craignaient plus rien. Ils étaient l'un avec l'autre, là l'un pour l'autre.

Le regard perçant de l'homme observa chaque pas de sa femme vers lui. Tout aussi assuré que son regard était tremblant. Tout aussi intense que son cœur battait vite. La chaleur de sa main dans la sienne le rassura. Se perdant un instant dans son regard, un sourire gagna ses lèvres un instant. Voulant l'a rassuré, voulant ce rassuré. Sa voix palpitante, ses mots... L'homme s'imagina fondre alors. Son cœur chavira. Elle se détourna pour présenter son dos et son corsage lacé avec effort. Sa peau déjà presque trop nu. D'une main délicate, elle éloigna ses cheveux ébène dévoilant son cou à Bartholomew, lui au bord du malaise. Les yeux ronds de l'homme, il ignorait quoi faire quoi dire... Il... Il était totalement désemparé. Elle n'était pas la première... Non. Bartholomew avait connu d'autres femme avant, peu certes, mais quand bien même... Elle... Elle était différente. Elle était différente de toutes les autres. Elle était sa femme et tout comme celle qui avait un temps capturé son coeur. Elle. Maddie, avait tout son respect le plus profond et sincère.

Sa bouche s'ouvrit, mais aucun son compréhensible n'en sort sortir. Aucune phrase aucun mot audible correctement. Pourtant, il se devait d'aider la pauvre femme prisonnière de cette chose, de cette torture de tissus infligée à chaque femme avec un minimum de rangs. L’artisan savait ses mains rugueuses, pas digne de celle d'un noble, qui restait les mains dans les poches à attendre que la vie lui tombe dessus. Prenant son courage à deux mains, l'homme franchit le petit pas qui les séparait alors. Avec hésitation, il déposa une main sur la hanche gauche de sa femme, délicate et attentionnée. Quant à la seconde, elle vient s'apposer les lacets noués avec professionnalisme. Il tire sur l'un des deux, doucement, mais il est bien serré. Alors il tire plus fort, il vient. Il cherche à faire de même avec le second embout de la corde. Mais elle est plus difficile. La main qu'il garde sur sa hanche pour éviter trop d'accoups se serre davantage pour maintenait la femme tandis qu'il tire plus fort.

« Il est résistant celui-ci. Anna t'as bien saucissonné. »

Bartholomew est stressé, aucun doute là-dessus. Mais sa voix bien que peu assuré voire même carrément frileuse. Il tente d'y mettre une pointe d'humour et un ton plus léger. Une fois le deuxième lacet défait est le nœud défait, l'homme lâche de sa main la hanche de sa femme. Ayant besoin de ses deux mains pour écarter le corsage de Maddie, pourtant, il hésite.  

« Je... Tu veux que... »

Sans attendre pourtant de réponse, elle lui a après tout demandé son aide et effectivement au vu de la pression mise dans l'habit. Elle devait avoir du mal à respirer et se mouvoir. Bartholimew était toujours admiratif de ses femmes qui portait ses corsets. Lui-même troquait volontiers ses vêtements cintrés et sur-mesure pour des chemises amples et des pantalons d'une taille trop grande pour se mettre à l'aise. Alors il ne pouvait qu'imaginer le calvaire de ses femmes au quotidien. Sans attendre donc de réponse à cette non-question, il posa ses mains chaudes sur le bas du corset, avec délicatesse mais une certaine force il sépara doucement les cordages pour libérer la femme de son emprise. Il répéta l'opération plusieurs fois jusqu'en haut. Écartant la prison assez pour que la femme soit libérée, mais pas trop pour ne pas la déshabiller de ses mains. Une fois sa tâche accomplie, la main gauche rugueuse de l'homme quitta le tissu pour se permettre une folie. Comme un besoin irrépressible, il caressa sa peau nue, avec tendresse, survolant presque sa peau dégager de ses cheveux ébène mêlant leur chaleur sans réellement la toucher pour autant, sentant sa peau frissonnée contre la paume de sa main. Son regard se perdant sur son dos et sa magnificence époustouflante, suffocante. Il se retira alors d'un pas, comme conscient de n'avoir pas été correcte, comme reprenant ses esprits. Sa main troublée venant ce caché dans son dos.

« Tu sais Maddie. Nous... Nous ne sommes pas obligées de... Tu sais. Je veux dire que... Enfin, nous... Nous pouvons simplement discuter. Faire un jeu où je ne sais pas quoi. Pour faire passer cette soirée. Je... Je veux être avec toi, je ne me vois pas passer cette soirée loin de toi. Mais nous nous sommes fait une promesse. Et nous sommes des amis. Je... Je ne veux pas que tu te sentes obliger de quoi que ce soit par rapport à des coutumes où je ne sais pas quoi... Tu sais que je me fiche de tout cela. Que... Enfin, tu sais... Je veux faire ce qui sera bien pour toi, pour nous, pour notre mariage. Mais surtout, je ne veux pas te perdre. Perdre l'amie précieuse que tu es à mes yeux. Alors... »

Barth avait baissé son visage, comme un enfant cherchant à s'expliquer d'une bêtise commise. D'une bêtise où on l'aurait pris sur le fait. Maddie mènerait la danse de cette soirée... Il se l'était promis.
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MessageSujet: Re: Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins Sam 3 Nov - 6:39



Ce mariage n'était-il vraiment qu'une parade ? Leur union avait été prévue comme telle, un moyen d'étouffer certaines rumeurs, et d'étoffer certaines caisses... Madelyne, en bonne fille de famille, avait accepté son sort, avec plus ou moins de bonne volonté, depuis le début. Elle avait tenté de rendre ses relations avec son fiancé Collins cordiales, par respect pour leur contrat indirect, par amitié pour sa soeur également, en partie. Que s'était-il passé, depuis ces premiers jours, où la communication avait semblé presque impossible entre les jeunes gens ? A présent, si le silence était encore lourd entre eux, il apparaissait d'une autre manière, et la tension ambiante n'était plus aussi désagréable, bien au contraire, même si elle rendait la respiration de la jeune femme difficile.
A force de patience, elle avait réussit à apprivoiser celui qui était désormais son époux au point qu'il veuille lui-même l'accompagner à Londres, puis la conduire à l'hotel. Et dans cette quête qui lui avait d'abord paru vaine, elle s'était maintenant laissée emportée elle aussi.

Elle baissa les yeux, presque timidement, lorsqu'il confirma l'assurance de sa présence. Bien sur, il avait dit qu'il viendrait, et il n'avait finalement jamais faillis à sa parole, depuis qu'elle le connaissait - c'était une des raisons pour lesquelles elle le respectait profondément.
A vrai dire, ni l'un ni l'autre n'avait sans doute envisagé la suite de cet engagement, et les obligations conjugales qui leur incomberaient. S'ils pouvaient prétendre partager une chambre, ils seraient bientôt assaillis par la pression sociale de mettre au monde un héritier, tâche qui ne pouvait être feinte. Toutes ces idées s'abattaient désormais sur la jeune femme dont la réputation avait déjà été mise à mal, et si fragile, et qui ne savait que trop bien combien l'apparence était importance dans leur communauté, spécialement à leur rang. La main de Bartholomew dans la sienne, néanmoins, la rassurait, lui apportait la force dont elle avait besoin pour faire face à ce futur à construire : elle n'était pas seule à l'affronter. Elle serra légèrement ses doigts autour des siens, avide un instant de ce contact, son corps entier réclamant plus que cette simple caresse... Elle dut user de toute sa volonté pour se détourner, en s'ancrant dans la réalité de la situation. Elle avait besoin de son nouveau mari pour une tâche des plus terre-à-terre finalement, que les standards de beauté imposaient aux femmes de l'époque.

    - Il le fallait pour que je puisse rentrer dans ma robe, expliqua-t-elle avec humour, en souriant, essayant de détacher son esprit des doigts qui effleuraient sa peau en défaisant les noeuds de son habit. Je n'ai pas la taille assez fine... Commença Madelyne, avant de sentir son coeur manquer un battement.


Bartholomew venait d'écarter le bas de son corset, avec un geste autoritaire, qui provoquait en elle une toute autre réaction que lorsqu'Anna le faisait, avec pourtant autant de force, qui la bouleversait. Elle oublia toutes ses comparaisons, ses complexes, en sentant sa peau frémir sous l'effleurement qui s'en suivit, soulevant ses cheveux ébènes, soyeux. Que faisait-il ? Cette fois-ci, son palpitant s'emballa. Le spectacle qu'il découvrait lui plaisait-il ? Même si elle était très critique concernant son physique, comme toutes jeunes femmes l'étaient surement, Madelyne croyait sa servante lorsqu'elle lui affirmait n'avoir jamais vu peau plus laiteuse et douce que la sienne, soulignant ses courbes généreuses. Le Collins serait-il du même avis ? Pourquoi son opinion, d'ailleurs, prenait-elle soudain la moindre importance ?
Elle interpréta son discours comme une confirmation de ses doutes : elle n'était pas à son goût. Madelyne connaissait trop peu des envies des hommes pour comprendre qu'animés de différentes intentions, certains puissent retenir leurs impulsions, lorsque l'occasion se présentait de les assouvir. Elle hocha la tête, retenant des larmes qu'elle ne s'expliquait pas, à cette constatation : n'aurait-elle pas du être heureuse que l'homme qui partagerait sa couche ne tienne pas à la toucher ? Beaucoup de ses compagnes de discussion auraient probablement été jalouses, d'après la façon dont elles parlaient de devoir se conformer à cette corvée nocturne. Chacune cherchait les frissons en dehors des conventions, aux bras de substituts qui excitaient leur imagination. L'expérience de la Collins de ces choses n'avait pas particulièrement été bonne, ni mauvaise, elle avait plutôt satisfait par l'expérience une curiosité qu'avait éveillé ses livres romantiques.
Ce qu'elle éprouvait à cet instant n'avait rien à voir avec ce qu'elle avait ressenti alors, et aucun de ses grimoires ne définissaient vraiment ces sentiments d'une manière qui lui semble juste.

    - Bien sur, affirma-t-elle, la voix légèrement tremblante, en lui faisant de nouveau face, se désolant de le voir baisser les yeux d'un air gêné. Etait-elle si laide à regarder qu'il ne puisse s'y soumettre ? Je suis fatiguée, alors je pense me coucher et lire un peu si cela ne te dérange pas.


Elle n'aurait jamais le courage de poursuivre la soirée comme si de rien était à présent, mais une bonne nuit de sommeil l'aiderait surement à avoir les idées plus claires au matin. Elle lui sourit gentiment, laissant à peine paraitre sa déception. Doucement, elle se rapprocha, et se haussa sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur sa joue en guise de bonne nuit, s'attardant peut-être un peu trop, malgré elle, vers ses lèvres, mêlant quelques fractions de seconde son souffle au sien.
Leur baiser à l'église lui avait laissé un sentiment d'inachevé, une frustration inavouable.

    - Ne t'inquiète pas, tu ne me perdras pas, murmura-t-elle, trop près pour que cette confession soit tout à fait innocente. Tu t'es engagé devant tout Londres alors... Je suis à toi maintenant.


Si ces derniers mots étaient plein de sous entendus, Madelyne ne le fit pas volontairement. Avec un mouvement gracieux, elle s'empara des boutons de la chemise de son ami, pour lui rendre la faveur qu'il lui avait faite, comme une bonne épouse devait surement faire.



You were there all along
« Don't be afraid, you are not alone anymore »

 

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Emploi : Héritié du compte de York. Fabricant de jouets et autre objet en bois.
Informations : Fils du comptes de York ☞ Il à perdue sa mère alors qu'il avait 7 ans ☞ Sa sœur ainée est morte l'an passé, en mer ☞ A une jeune sœur qu'il n'arrive pas à aimé et tiens pour responsable de la mort de sa mère ☞ Fiancé de force à une bourgeoise Londonienne (Maddie), qu'il va épouser en octobre 1891 ☞ Froid, hautain, rustre d'apparence, c'est en réalité un homme au cœur d'enfant et à l'âme déchiré ☞ Il fabrique des jouets et divers autres objets, en bois principalement, pour le plaisir. Même s'il en vends parfois ☞ C'est un homme en réalité très simple et qui aime les choses les plus simple de la vie ☞ Le manoir familiale de York lui manque, ses grand champ l'entourant surtout ☞ Vit au jour le jour ☞ Il ignore même son orientation exacte. Si les hommes ou les femmes l'attire. Peut-être les deux en réalité ☞ C'est un noble, mais qui à le coeur sur la main. L'argent n'est qu'un moyen de pouvoir pour la plupart, pour lui c'est juste un moyen d'être généreux ☞ Il aime parfois aller dans les bas quartiers distribuer des jouets, gratuitement ou contre une petite pièce, par principe aux gamins des rues ☞
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MessageSujet: Re: Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins Lun 12 Nov - 22:17


Madelyne Collins & W. Bartholomew Collins
Bartholomew ne savait pas comment agir et encore pire réagir. Il était tiraillé entre son coeur hurlant de prendre la femme contre lui, simplement la serrer dans ses bras puissants et chauds. Et sa raison, qui semblait hurler plus fort encore qu'il ne fallait pas. Non. Qu'ils s'étaient tous deux mit en accord pour se marier, certes, mais surtout pour se considérer comme des amis. Rien de plus pour le moment. Et une telle proximité serait totalement déplacée. Sa raison avait eueut raison de son cœur. Il se retira légèrement un pas seulement. Laissant la femme, sa femme, se détourner pour lui faire face. Mais il remarqua sans mal son désarroi, comme une déception dans son regard. Avait-il mal agi ? Lui avait-il fait mal ? Avait-il déjà été trop loin avec sa caresse. Qu'il était d'une maladresse sans nom... Il s'en voulait tellement. Encore plus idiot, il n'osa pas bouger ou dire quoique se soit. Les mots de la femme pussent sec, brisa son cœur. Laissant la femme s'élever pour lui déposer un baiser sur la joue, proche de ses lèvres. Si bien qu'il fermât les yeux, le cœur gonflé d'un désir insurmontable. Puis il y eut ses mots susurrés à son oreille ou presque. Il pensa alors fondre. Il savait avoir mal agi, agit en noble comme depuis son enfance, réfléchir, trop avant d'agir... Ce qui menait à cette déception, à la décevoir elle. Celle qui aujourd'hui comptait plus que quiconque.

Il ferma les yeux un instant. Sentant la chaleur de la femme contre lui. Ses mains contre son torse. Ouvrant ses grands yeux, la vision de la chevelure de Maddie s'attardant à sa tâche. Ne pouvant voir son regard alors. Bartholomew ferma une main contre les siennes. L'arrêtant dans son geste. Il voulut lui dire qu'elle n'était pas obligée, mais il n'en fit rien. Laissant un instant le temps en suspens. Hésitant encore un instant, juste un instant. Et voilà que son coeur hurla plus fort que sa raison. Voilà que son petit cœur meurtri avait pris le pouvoir de son être. Avec une douceur dont il faisait rarement preuve, sa main libre était venue chercher le menton de la brune. Le soulevant avec lenteur, afin que s'il y a résistance il ne lutte pas. Mais elle se laissa faire. Encrant son regard cristal dans ses pupilles grises vertes. Il n'avait jamais su réellement la couleur de ses yeux, c'était étrange d'ailleurs. Ils étaient clairs et merveilleux. Mais changeant. Chassant cette pensée de son esprit, il se concentra de nouveau dans son regard captivant et... Attristé. Sans crainte ou presque alors il se laissa aller vers elle. Joignant ses lèvres un peu sèches de stress aux siennes. Si au départ se baiser est aussi simple que celui-ci donner lors de la cérémonie, par pudeur. Bartholomew écoute enfin son cœur et se laisse aller à un baiser plus intime, s'il reste encore timide. Il veut lui faire comprendre ses doutes.

« Maddie, je... Tu es sublime. »

Lui aussi murmura quelques mots alors qu'il écourta se tendre baiser. Gardant jalousement sa main sous son menton. Son regard plus sur dans le sien. Il tente de la rassurer et de se rassurer aussi. L'instant est précieux et il ne veut pas tout gâcher.

« Je ne suis pas le plus doué des hommes et je te pris de m'excuser si je t'ai blessé. Mais... »

Il n'y avait en vrai aucun, mais... On l'avait éduqué durement, fermement, oui. On lui avait appris les bonnes manières, les subtilités d'une classe sociale qui le dépassait la plupart du temps. Et pourtant... Pourtant avec une autre femme, avec celle qui avait été la première de sa vie. Il n'avait pas eu aucune inhibition. Il n'avait pas été si soigneux. Si évidemment, il avait été prudent et un peu timide la première fois. Jamais il n'avait fait tant de fioritures avec une femme... Une et unique autre femme. Non Madelyne n'était pas repoussante, non, elle n'était pas trop vile. Non Maddie était juste précieuse, comme un joyau brillant que Bartholomew se refusait à salir. À toucher de ses mains rugueuses de peur de l’abîmer. Il savait certaines choses sur elle, elle lui avait confié certains secrets. Et s'il savait qu'il ne serait pas le premier. Il voulait être le bon. Celui qui au travers de ses gestes de son attitude et de ses soins la fasse se sentir tel l'ange qu'elle était. Il ignorait même s'il était capable de cela. D'où son attitude un peu distante.

« Je... Je ferais comme tu veux Maddie. Tu n'es pas à moi. Mais c'est moi qui suis à toi. »

Lui confia alors son mari, empli d'une fois en cette conviction sans limite. Embrassant alors son front avec une tendresse amicale et tout le respect dont il savait faire preuve. Il mit de nouveau une légère distance entre eux.

« Ne va pas croire que je te repousse. Bien au contraire ma tendre Maddie. Mais nous nous sommes promis des choses. Et si je suis conscient du devoir, qui nous incombe. Je ne veux pas être auprès de toi pour cela. Je veux mériter ma place dans tes bras. Je veux être cet homme que tu mérites. Je veux être déjà cet ami, et puis je serais peut-être un jour ce mari. »

Il avala sa salive avec un peu de difficulté, émus de ses quelques mots. De ce ressentiment de bienveillance qu'il lui voulait. Qu'il se devait d'avoir. Car oui, il tenait à elle plus que n'importe qui.
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MessageSujet: Re: Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins Lun 26 Nov - 6:01



Des premières excuses de son époux, Madelyne ne retint presque rien, surprise par ce baiser qu'il lui avait offert avec tant de tendresse. Elle était perdue, tous ses sens lui envoyant des signaux différents... La Collins, qui pensait jusque là avoir géré parfaitement ses épousailles et son mariage, pour se sortir d'une situation difficile, sans se jeter dans les bras d'un homme qui la rendrait malheureuse, se demandait maintenant ce qui avait bien pu se passer, pour qu'elle se sente aussi démunie face aux gestes d'affection que lui témoignait Bartholomew.
Il ne voulait pas partager son lit, mais se disait son meilleur ami, il l'embrassait, et elle n'avait pas l'impression de goûter une simple amitié dans la pression de ses lèvres... Elle ne savait plus ce qu'elle rêvait, inventait, interprétait ou devait espérer.

    - Tu ne m'as pas blessé, Barth... Murmura-t-elle, sa bouche encore troublée d'avoir connu la sienne, et de respirer son prénom à présent. C'est moi qui... Je ne sais pas.


Sa main sur son menton, autoritaire presque, lui empêchait de baisser la tête, et elle était forcée de croiser ainsi son regard désarmant, papillonnant des cils pour ne pas pleurer. Il avait l'air triste, croyant l'avoir déçu sans doute, d'après ses propos.
Madelyne sentait ses genoux devenir faible, et elle se dégagea brusquement de son emprise, pour reprendre son souffle et essayer de récupérer ses esprits. Il était tellement peu clair... Elle s'approcha de son lit, pour s'y asseoir, comme si la discussion lui avait fait tourner la tête - et ce n'était pas faux, mais il n'y avait pas eu que ses mots qui avait mis son corps en émoi : sa proximité et son contact n'était pas en rien dans le trouble qui lui donnait le vertige.

    - Bien sur, oui, peut-être, un jour... Répéta-t-elle, sans vraiment réaliser, en essayant d'intégrer ses mots dont elle avait pourtant conscience depuis toujours. Elle avait l'impression d'avoir nagé à contre courant trop longtemps, et de finalement abandonner, pour se laisser porter. Tu es le meilleur ami que je pouvais espérer.


Et c'était vrai. Même s'ils ne se comprenaient pas toujours, même si elle avait l'impression, en cet instant, que ses sentiments pour lui ne pouvaient plus être contenu dans cette boite pourtant si jolie de l'amitié platonique, elle allait la garder précieusement fermée, comme la boite de Pandore, pour ne jamais l'abimer.

    - Seras-tu le père de mes enfants, Bartholomew ? L'interrogea-t-elle soudain, la gorge nouée par la perspective de ne jamais être mère. Ils n'en avaient jamais parlé, puisqu'ils n'avaient envisagé leur union que par étapes, sans finalement discuter du fond, vraiment, du problème. Je veux des enfants... De toi, si possible.


Sinon, elle songerait à l'adoption, persuadée qu'il ne serait pas contre. L'image de petits bambins courant autour de leur père, si généreux avec les autres, l'enchantait, et la fit sourire, lui arracha même un hoquet de rire, un peu triste. Elle se releva, secouant la tête, chassant les pensées qui l'avaient affectées plutôt. Peut-Être était-ce mieux ainsi, peut-être que finalement, le mariage était fait pour que deux amis élèvent ensemble une progéniture saine, sans que les passions les déchirent. Le quotidien aurait été doux à certaines de ses amies, si leur mari n'avait exigé d'elle que ce que Bartholomew estimait qu'elle méritait, apparemment.
Elle s'approcha de son époux, et posa de nouveau les mains sur lui, pour finir sa tâche, qu'il avait interrompu. S'il ne voulait pas l'honorer dans le lit conjugal, il ne pouvait pas lui interdire d'accomplir son rôle dans l'intimité, de prendre soin de l'homme à qui elle avait donné sa main.

    - Je ne suis qu'une femme, tu me surestimes... Déclara-t-elle doucement, en faisant glisser son gilet sur ses épaules, caressant ses bras sous le tissu de sa chemise. Je ne veux pas que partager ma couche t'apparaisse comme un devoir. Elle posa sa paume sur sa joue, tentant de le rassurer. Je me suis tellement trompée, en me précipitant, alors que tu aurais du être mon premier... Je te laisserai le temps qu'il te faut pour comprendre que maintenant, je me suis engagée, et je ne regrette pas : je veux que tu sois mon dernier.


Sur ses mots, elle se redressa légèrement sur la pointe des pieds, et posa de nouveau ses lèvres sur les celles de son époux, avec plus d'avidité, de passion. Elle se serra contre lui, s'agrippant à son cou, l'embrassant encore, réclamant sa peau, affamée de ses mains sur elle, lui transmettant ainsi un peu de sa colère contre elle-même, contre lui, pour lui faire éprouver cette frustration presque douloureuse, qu'il contrôlait si bien apparemment, probablement parce qu'il ne l'éprouvait pas.
C'était tout ce qu'elle obtiendrait de lui ce soir, et elle voulait en profiter, autant que possible.
Quand elle s'écarta enfin, l'air lui parut plein d'épines.

    - Il vaut mieux que tu dormes sur le canapé, mon ami, annonça-t-elle en lui montrant la banquette, par ailleurs confortable, souriant uniquement après lui avoir tourné le dos pour rejoindre son lit. Finalement, ils n'avaient peut-être pas fini de jouer... Et si elle avait mis des mois à gagner son amitié, elle parviendrait aussi à toucher plus profondément son coeur, à force de bonne volonté, et de douce vengeance, pour avoir abimer son égo. Tu me préviendras quand tu te trouveras digne de mes bras... Mes draps.


Elle le provoquait clairement, même si elle prenait un visage d'innocence, et ne comptait pas s'arrêter là. Avant de grimper sous ses couvertures, elle fit glisser sur son corps le dernier tissu qui la couvrait encore, parfaitement consciente que les prunelles d'un homme, aussi amicales soient-elles, ne pourraient résister à ce spectacle.



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