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Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins

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Âge : 27
Emploi : Epouse
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Date d'inscription : 23/09/2018

MessageSujet: Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins Mer 26 Sep - 13:26



La journée avait été chargée en émotions, et Madelyne ne s’était pas vraiment reposée depuis l’heure très matinale à laquelle elle avait du se lever pour se préparer... Si sa toilette prenait d’habitude assez longtemps pour s’apprêter de façon distinguée, cohérente avec sa position dans la noble société de Londres, elle lui avait pris cette fois-ci le double, par soucis de perfection. Et l’effet produit avait été à la hauteur de l’investissement : de toute la foule rassemblée ce jour de mariage, personne n’aurait pu nier qu’elle avait été la plus femme à arpenter les pierres froides de cette cathédrale, et pour cause - c’était son moment... Le sien, et celui de Bartholomew.
Le regard vert de la demoiselle chercha la silhouette de son mari parmi les convives de la soirée, et l’aperçut en train de faire quelques politesses avec des invités qui se retiraient de leur demeure pour prendre un fiacre, en lui prodiguant surement de nouvelles félicitations. La Collins sourit, un sentiment de chaleur inédit se propageant de son coeur vers le reste de son être, captivé un instant par cette vision. Bartholomew était un homme bon, elle le savait maintenant, avec une conviction inébranlable, qui la rendait honorée plus que jamais de se tenir officiellement à ses côtés.

Quand il fut seul, elle parcourt la distance qui le séparait de lui d’un pas élégant, sa robe rendant impossible toute discrétion pour le surprendre. Ses yeux croisèrent les siens, et elle ne les détourna pas comme elle avait pu le faire parfois, parce qu’elle craignait qu’il ne lise dans ses prunelles quelques secrets inavouables. Désormais, elle n’avait plus peur, et lui livrait son âme sans retenue : il ne l’avait jamais rejetée, et elle avait une confiance inébranlable qu’il ne le ferait pas.
Et elle lui rendrait la pareille, évidemment. Elle s’y était engagée cette fois de plein gré devant témoins, dont certains d’une importance divine, au-dessus des lois humaines.
Arrivant à sa hauteur, elle lui tendit la main gracieusement, avide de ce contact qu’il n’avait pas eu une seconde pour renouveler, depuis que le repas avait commencé.

    - Les Watson se rhabillent dans le petit salon, leur chauffeur ne devrait pas tarder... Annonça-t-elle, pour lui faire comprendre que la maison serait bientôt à eux seuls, si l’on ne comptait pas le personnel toujours présent, qu’elle ne comptait pas, mais ne négligeait jamais non plus. Je leur ai déjà fait mes aurevoirs, je vais monter...


Elle hésita un instant, et sentit le rouge lui monter aux joues, la faisant légèrement papillonner des cils, comme une adolescente embarrassée. Et elle se trouvait bien mal à l’aise, parce que des pensées peu communes, et pourtant tout à fait logiques en cette nuit, venaient de lui traverser l’esprit.

    - Me rejoindras-tu dans ma chambre ? Formula-t-elle, dans un souffle, mélange d’appréhension et d’espoir, avec une pointe de supplique ou d’autorité. Quoi qu’il décide, ses actions seraient rapportées le lendemain par des bouches trop curieuses, et ils le savaient l’un comme l’autre. Ce genre de potins ravissaient les serviteurs, comme les amis hauts placés qui les payaient pour espionner. Ces choix pouvaient forger une réputation. Ou préfères-tu que je vienne dans la tienne ? Ajouta-t-elle avec une lueur de malice, pour lever le poids de cette requête.


Elle aurait pu justifier sa demande par le simple souci de ne pas devenir la risée de Londres le lendemain matin, en prenant le rôle de l’amante ignorée, ou celle de l’épouse d’un impuissant... Tout faux pas serait amplifié et déformé. En vérité, sa poitrine, serrée dans ce corset qui l’étouffait presque en cette instant, ne s’oppressait pas à cette perspective, mais à une autre, plus agréable, que ses lèvres, gourmandes, réclamaient avec un silence éloquent.
Et puisque Bartholomew avait connu des femmes avant elle, il ne pouvait pas se méprendre sur l’aura qui émanait de sa compagne de toujours : pensant rendre son désir moins évident, encore naive sur ce genre de stratagèmes, Madelyne se mordit doucement la lèvre, comme si elle considérait sa plaisanterie peut-etre déplacée, et passible de la voir se faire repousser.
Son souffle devint plus court encore à cette hypothèse : et si Bartholomew refusait tout bonnement d’assurer ses devoirs conjugaux ou même de donner le change pour sauver la valeur de leur popularité ?



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Emploi : Héritié du compte de York. Fabricant de jouets et autre objet en bois.
Informations : Fils du comptes de York ☞ Il à perdue sa mère alors qu'il avait 7 ans ☞ Sa sœur ainée est morte l'an passé, en mer ☞ A une jeune sœur qu'il n'arrive pas à aimé et tiens pour responsable de la mort de sa mère ☞ Fiancé de force à une bourgeoise Londonienne (Maddie), qu'il va épouser en octobre 1891 ☞ Froid, hautain, rustre d'apparence, c'est en réalité un homme au cœur d'enfant et à l'âme déchiré ☞ Il fabrique des jouets et divers autres objets, en bois principalement, pour le plaisir. Même s'il en vends parfois ☞ C'est un homme en réalité très simple et qui aime les choses les plus simple de la vie ☞ Le manoir familiale de York lui manque, ses grand champ l'entourant surtout ☞ Vit au jour le jour ☞ Il ignore même son orientation exacte. Si les hommes ou les femmes l'attire. Peut-être les deux en réalité ☞ C'est un noble, mais qui à le coeur sur la main. L'argent n'est qu'un moyen de pouvoir pour la plupart, pour lui c'est juste un moyen d'être généreux ☞ Il aime parfois aller dans les bas quartiers distribuer des jouets, gratuitement ou contre une petite pièce, par principe aux gamins des rues ☞
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MessageSujet: Re: Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins Ven 12 Oct - 14:32


Madelyne Collins & W. Bartholomew Collins
La journée avait été rude, très rude en émotions et en boniments. Habituée à rester droit fière et hautaine en présence de ses semblables, était à présent fatigué de ce petit jeu. Habituée à rester droit fière et hautaine en présence de ses semblables, était à présent fatigué de ce petit jeu. Si quelques visages n'étaient pas de ce monde. Étrangement, ils avaient été les premiers à quitter la grande maisonnée Collins. Trop de fioritures et de luxure jetées à leurs pauvres yeux. Comme on crache au visage d'un mendiant, le méprisant. Barth aimait s'excuser de tout cela. Il ne l'avait pas voulu, ce n'était pas de sa faute, s'il était né ainsi, avec une cuillère en argent, en or même dans la bouche. Pourtant, il ne s'en excusait pas non plus réellement. Il savait sa vie facile ainsi, à sa manière. Il avait tout ce qu'il désirait, il avait même des gens pour satisfaire des besoins basiques de sa vie quotidienne. Mais au contraire de beaucoup de ce présent, ce soit le Lord tentait de rééquilibrer un peu, parfois, ce gouffre populaire. Il donnait des jouets à des gamins des rues. Il versait de l'argent à des associations et quand il s'arrêtait dans des boutiques ou restaurants ou commerces divers, il laissait de bons pourboires. Il savait faire preuve de générosité. Pourtant, au fond, il savait que cela ne serait jamais suffisant. Ceux qui vivaient pour le servir, ceux qui étaient nés pour cela... Il mépriserait toujours un noble, parce que lui est né autrement. C'était ainsi... Il ne leur en voulait pas. Au contraire, il les comprenait, ou essayait.

Tiens d'ailleurs, le voilà qui saluaient les Spinoza, un couple de nobles Italien, venu spécialement pour la cérémonie, profitant pour visiter Londres dans les jours à venir. Des connaissances de la famille Collins depuis déjà de nombreuses générations. Bartholomew les avait toujours beaucoup apprécié. Il était un peu comme lui, d'ailleurs, il s'était, enfant, confier à la mère de la femme sur ses ambitions et l'avait questionné sur sa place dans la société et se malaise qui avait toujours régné dans son cœur. La femme avait su mettre des mots sur certaines choses, certains points. Qui aujourd'hui qu'elle était partie résonnait encore dans son esprit parfois. Lord Collins avait tenu à raccompagner ses amis jusqu'à l'entrée de la maison devant laquelle la calèche attendait sagement. Il avait refermé la porte et s'était détourné pour croiser le regard de Maddie, sa femme à présent, qui s'approchait de lui. Elle était si sublime dans cette robe, faites des mains d'Amy. S'il n'avait jamais douté du talent d'Amy, il ne pouvait que se ravir davantage de voir sa femme portée une telle robe. Elle qui était déjà ravissante. Elle rayonnait comme un soleil. La chaleur de sa main dans la sienne. Barth eut un léger sourire son visage plus détendu. Il savait la maison à présent presque vide. Et les paroles de sa femme confirmaient cela. Il soupira d'un soulagement profond. Le monde, la foule, cela n'avait jamais été son fort. Il ne trouvait jamais sa place. Il préférait la solitude de son atelier. Mais ce soir, il serait ravi de profiter de la compagnie de sa femme.

Le visage de sa femme changea, ses joues rosies et son aire coquin. Il ne la connaissait pas ainsi. Et lui pauvre mâle au cœur d'enfant, se voyait totalement désarçonner par la proposition de sa propre femme. Dans son angoisse, l'homme serra la main de sa femme. Son regard écarquillé ne semblait pas répondre à sa place. Tous deux s'étaient donné le temps, le temps de se connaître de s'apprécier, peut-être de s'aimer. Une telle proposition semblait trop rapide pour le cœur de l'homme qui palpitait à toute allure alors. Et de nouveau, les mots de Madelyne furent comme une claque. Il ne s'y attendait pas. Elle qui semblait si réservée, presque douce. S'il s’appréciait, et peut-être un peu plus. Il n'avait jamais pensé cela si rapide. Trop de choses se bousculaient dans son esprit alors. Son teint déjà pâle devint livide.

« Je... Je... Maddie. Nous... »

Il en perdait ses mots. Mais la lèvre pincée de Maddie ravisa son cœur surpris. Après tout, c'était leur nuit de noces et effectivement les deux époux devaient partager cette nuit. D'une manière ou d'une autre. Si le ton de la femme et ses joues rougirent lui a fait croire un seul instant qu'elles pouvaient l'invité dans ses draps. Son esprit trop étriqué laissa cela de côté pour une hypothèse plus protocolaire. Décidément, il n'était pas l'homme le plus romantique de cette terre. Mais la peur l'angoisse faisait parler son esprit et son coeur. Avalant avec difficulté sa salive. Il tenta de se ressaisir alors.

« Je... Je viendrais dans tes appartements. Je... Nous nous pourrons partager cette soirée ensemble ainsi. Comme une femme et un mari doivent le faire. »

La voix de l'homme était saccadé, un peu plus forte sur la fin. Sachant des oreilles indiscrètes ici et là. Et en parlant d'oreilles indiscrètes voilà le moment choisit pour le couple Watson pour sortir de la maison. E d'autres termes se rapprocher des deux époux devant la porte principale et donc joyeuse d'entre les mots peu assuré de l'homme. Barth se redressa de nouveau plus sûre de lui. Ou du moins prétendant l'être. Il remercia le couple d'être venue, leur ouvrit la porte et les salua une fois monté dans leur calèche. Refermant la porte derrière eux. Il regarda Maddie qui montait déjà à l'étage. Un long soupiré s'échappa de ses lèvres. Ses yeux clos un instant. Il ne savait pas ce qui l'attendrait, mais il devait effectivement assurer ce soir. En tant qu'ami ou en tant qu'amant... Il devait être l'époux qu'il lui avait promis d'être.

Bartholomew ne monta pas de suite, il donna les dernières directives aux personnes à son service pour ranger et nettoyer. Puis après plusieurs minutes d'angoisse, il se décida à franchir cet escalier et ce couloir qui menait à la chambre de Madelyne. Sa main s'approchant de la porte. Il frappa trois coups.

« Puis-je entrer. »
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MessageSujet: Re: Nuit de Noces - Barth & Maddie Collins Hier à 5:19


A force d'efforts et d'habitude, Bartholomew et Madelyne avaient réussi à trouver une façon d'être ensemble qui semblait confortable et complice, et les avaient conduit à reconsidéré cette idée de mariage, pour finalement s'y soumettre, sans appréhension. Maintenant que ce lien avait été officiellement prononcé, les conséquences de cet engagement prenait un tout autre sens, qui imposait à leur relation une direction à laquelle les jeunes gens pensaient seulement, alors qu'ils s'y retrouvaient indubitablement confrontés désormais, par les évènements.
Madelyne sentit son coeur louper un battement en entendant son époux hausser la voix pour annoncer sa visite conjugale nocturne dans sa chambre, afin d'en prévenir les oreilles indiscrète. Elle y répondit par une courte révérence d'approbation, hochant gracieusement la tête pour cacher son trouble, avant de rejoindre la pièce dans laquelle elle était supposée l'attendre.

Même sa chambre lui parut différente, alors qu'elle la découvrait comme un lieu qu'elle partagerait avec Bartholomew, en tant que couple. Son regard dévia sur le lit qu'ils se devaient d'occuper ensemble, puis sur la banquette qui occupait le coin de sa coiffeuse, près de la fenêtre. Peut-Être proposerait-il de s'y reposer, comme il lui était arrivé à elle-même de le faire, certaines après-midi où la fatigue l'avait pris durant une lecture, confortablement installée ?
L'idée de passer la nuit à ses côtés lui coupait le souffle à vrai dire, comme une éventualité dont l'urgence ne lui avait pas apparut jusque là, et qui la prenait soudain à la façon d'une caresse particulièrement intime, inattendue, qui provoquait dans son corps une réponse gênante, mais irrépressible.

Suivant sa routine d'une manière presque automatique, Madelyne s'assit devant son miroir, et commença à détacher les boucles brunes de ses longs cheveux, dont les mèches tombèrent ainsi une à une sur ses épaules, en cascades soyeuses. Normalement, c'était le moment où sa servante venait pour finir le travail : brosser la belle chevelure, la natter soigneusement pour la nuit, et l'aider à défaire son corsage pour enfiler un vêtement plus confortable... Ce soir, Madelune ne l'attendait pas. Elle avait décliné, sur les conseils de ses amies, une intervention qui aurait pu être indiscrète et embarrassante, dans cette veillée qu'elle se devait de réserver à son mari : elle avait obéis aux connaissances sans vraiment comprendre, tant son esprit avait été pris déjà par d'autres préparatifs.
Quelques coups sur la porte la firent sursauter, alors qu'elle observait son reflet comme s'il s'agissait d'une autre personne, plus belle et confiante qu'elle ne se sentait à cet instant.

    - Bien sur, je... Débuta-t-elle en bafouillant légèrement, se relevant pour faire face à la porte qui s'ouvrait pour découvrir son mari. Tu es venu, constata-t-elle, ayant encore du mal à croire qu'il était là, qu'ils étaient là ensemble, à jamais lié devant la religion et toute la ville de Londres, où leur rapprochement s'était opéré.


Elle fit quelques pas doux sur le tapis pour se rapprocher de lui, d'une allure aussi déterminé que l'expression de son visage était timide, interrogatrice. Avec tendresse, elle prit la main de l'homme, sans le quitter des yeux, et la garda ainsi dans la sienne, ce contact la rassurant, et lui donnant du courage.

    - J'ai besoin de ton aide pour me déshabiller... Murmura-t-elle, l'émotion lui broyant les poumons. Elle se détourna à regret, tremblant légèrement, pour lui présenter le laçage du dos de sa robe, se servant de ses doigts fins pour découvrir sa nuque, que ses boucles sombres dissimulaient. Anna l'a tellement serré que j'ai du mal à respirer, plaisanta la jeune femme, dans l'espoir de détendre l'atmosphère.


A vrai dire, c'était moins son corset que la présence de Bartholomew qui la rendait faible, et elle espérait juste ainsi trouver une raison plausible aux signes visibles de ses émotions, pour ne pas mettre son ami mal à l'aise à leur découverte.



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