Waiting can be a pleasure [PV Stewart Kassel]



 

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Waiting can be a pleasure [PV Stewart Kassel]

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Terence I. Anathor
Terence I. Anathor

Emploi : Directeur d'un musée. Officiellement.
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MessageSujet: Waiting can be a pleasure [PV Stewart Kassel] Waiting can be a pleasure [PV Stewart Kassel] Icon_minitimeMer 5 Juin - 14:35


Surprise is the spice of my life

« -Why do you like waiting ?

-Because everything has more flavor then»

L'heure des retrouvailles

Odeur de cigarette qui emplit l’air, imprègne les tissus. Celle des cigares que l’on devine plus lourdes, plus entêtante. Un brin de cuir qui recouvre les fauteuils. Qui grince sous les corps affalés ou sous les assauts des fessiers qui tressautent d’impatience ou de colère alors que les hommes misent sur des paris qu’ils perdent, qu’ils lancent des cartes sur d’épais tapis vert tout en ne sachant pas si la chance serait avec eux. Alcool qu’ils avalent en grandes lampées alors que les visages deviennent rouge, perle amer qui parfois glisse sur un menton. Verres qui claquent. On en redemande à grand renfort de gorge chaude .
Et un sourire étire le visage poudré d’Anathor alors qu’il s’approche, remplit le verre avec un clin d’œil narquois et un conseil amical sur ses chances de gagner. Toujours positives bien évidemment.
Il était là, à tourner tel un vautour sans en avoir l’air, remplissant les verres d’une main experte, souriant à qui croisait son regard, ondulant des hanches pour celui qui arrêtait ses prunelles sur ses longues jambes habillées de bas satiné. Douce rayures noires et blanches qui sembles infinis, courir sur son épiderme.
Il était là sans être là, tournoyant, riant, soupirant à tel ou tel client. Piquait une cigarette de la bouche d’un homme à la moustache prononcé pour piquer une bouffé cancérigène et la lui redonner avec un sourire mielleux. Massant les épaules à travers une chemise trempée de sueur en susurrant des propositions de cocktails et promettant au joueur des heures de victoires. Tout pour appâter, le faire rester le plus longtemps possible et surtout le faire revenir.
Il était le feu follet qui plongeait dans l’ombre pour en ressortir avec une bonne parole ou une bouteille à la main. Isaac s’amuse, joue le frivole. Rejette une boucle blonde d’un mouvement de tête, croise les jambes gainées avec assurance. Une main se pose sur sa cuisse, un clin d’œil. Des doigts qui s’aventurent un peu trop loin, une tape sur la convoitise sèche et autoritaire. Le client risquait de se faire virer de la soirée, Anathor ramener bien trop d’argent dans les caisses pour le perdre. Il animait la soirée, il était une mascotte quelque part à faire consommer toujours plus les clients. Mais il n’était pas une prostituée de bas étage, ne couchant qu’avec ceux qu’il désirait. Et s’ils étaient bien conscients que derrière ses faux-cils très long et ces lèvres maquillé de sombre, il était bel et bien un homme.
Autant éviter toute surprise et faire mauvaise pub ce cabaret.

Son de piano en fond sonore, bientôt supplanter par un petit groupe plus typique, ponctuant les éclats de voix et les verres qui s’entrechoquent. C’est bruyant, une cacophonie qui assaille les oreilles, mais qui réconfortait le jeune noble. Talons qui claquent, inaudible aux oreilles des hommes, alors que la porte s’ouvre, faisant entrer un rayon de lumière extérieur, lumière jaunâtre des lampadaires. Un homme entre, apportant les effluves de la rue avec lui.
Un sourire qui s’affiche sur le visage de la mascotte en le reconnaissant, alors qu’il débarrasse un gentleman de son verre vide. Frissonnant d’impatience, il se mord l’intérieur de la joue, tente de réfréner l’excitation qui lui faisait perdre ses manières. Il n’était certes plus le jeune noble aux manières impeccable, mais il n‘était pas pour autant vulgaire.
Alors il attend que l’homme prenne place, s’asseye sur une chaise de bois sombre, élégant dans son costume sombre qui se pare de chaude nuance sous la lumière tamisé du cabaret. Qu’il regarde autour de lui. Le cœur bat la chamade. Je suis ici. Plus à droite. Là, oui. Un fouet qui cingle ses reins alors qu’il croise les prunelles sombres, qu’il y voit une étincelle s’allumer en le reconnaissant peut-être à peine. De l’intérêt ? Les joues en rougirent à cette idée.

Une bouteille à la main et un verre propre et il s’approche, esquivant les vestes et les mains baladeuses, se faufilent sans encombre dans son élément naturel. Alcool ambré qu’il verse en silence devant Mr Kassel, l’épiant de son regard border de faux cils.
Passer derrière ses épaules, les caresser du bout des doigts tel une présence féline qui lui colle à la peau ; pour se pencher à son oreille. Mèche de cheveux qui chatouille la nuque de l’homme.

-Bonsoir, Mr Kassel. Ou Mr Larkin ? Comment savoir puisque le monde… Tourne ?

Un léger rire alors qu’il joue. Encore et toujours. La manipuler sans méchanceté, le taquiner pour le faire réagir. Car il semblait plus vivant, plus démonstratif ainsi accoutré comme si les barrières étaient tombées pour ne laisser place qu’à un naturel désarmant. On pouvait voir les joues rosir de plaisir malgré la poudre de riz, le pétillement de son regard derrière le trait sombre qui l’orne.
Il s’assoit aux côtés de l’homme tant attendu, croise ses longues jambes qui appellent à la tentation terminé par des bottines à lacet et dentelle rappelant le laçage d’un corset. Un air faussement décontracté alors que cette veste en queue-de-pie trop grande dévoile un morceau de hanche ou un grain de beauté semblait faire affront à la blancheur de sa peau.

- Comme il est étonnant de se retrouver de cette façon, vous ne trouvez pas ? Le hasard fait bien les choses.

Un sourire en coin alors qu’il vient voler une gorgée d’alcool pour cacher son hilarité, effleurant la manche de l’éphèbe. Agiter le jouet sous le nez de son ami, le chercher toujours tant et plus car tout ceci n’était pas dû au hasard et ils le savaient tous les deux.

- Que voulez-vous faire ce soir ? Ce cabaret offre beaucoup de possibilités… Et de plaisir.

© plumyts 2016


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Stewart Kassel
Stewart Kassel

Âge : 43
Emploi : Diplomate
Informations : Vous trouverez ici mes mémoires, et là mon carnet de visite. Pour résumer, j'ai mes racines en Ecosse, le cœur à Londres, et ma curiosité, répartie sur l'intégralité de l'Empire britannique, pour ne pas dire de la Création.

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MessageSujet: Re: Waiting can be a pleasure [PV Stewart Kassel] Waiting can be a pleasure [PV Stewart Kassel] Icon_minitimeMer 5 Juin - 21:41


Let'em run

Waiting can be a pleasure [PV Stewart Kassel] Htr
~ So walk with me and you will see

That your enemy may be your remedy ;

Cause we all got blood on our hands

But we still got hope in our souls.

Ooh, Heads gonna roll ~

L'heure de prendre un verre


Monsieur Kassel avait été très occupé dernièrement.

Il y avait dans les cercles diplomatiques une étrange fébrilité, récemment, qui ne devait rien au climat orageux pesant sur Londres depuis quelques jours. La conjoncture mondiale, c'est-à-dire européenne, était tendue parmi les élites. Il y avait beaucoup de ronds-de-jambes à faire, beaucoup de pattes à graisser et beaucoup de sourires hypocrites à adresser, c'était un véritable exercice de souplesse de l'échine. Au point qu'en rentrant le soir à son domicile conjugal, Stewart Kassel se plaignait de courbatures et allait se coucher sans dîner.

Monsieur Larkin avait été très occupé lui aussi.

On avait raconté dans les bas-fonds une rumeur de profanations de tombes, or il se trouve que l'une de ses promenades de prédilection sur les toits longeait le mur du cimetière. Et il savait exactement à quoi l'affaire faisait allusion. C'était en réalité un lieu de rencontre pour, disons, des couples incongrus. Il avait assisté à la chose avec intérêt, deux ou trois fois, il ne songeait même pas à le nier. Et il savait que cette accusation tenait du projet de sorcière. Les tombes en question allaient très bien. Un peu de pluie et les... traces du forfait auraient disparu. Il se pouvait même qu'un soir, ayant été curieux de descendre à terre et de bavarder avec les joyeux participants, il y soit allé de sa petite contribution.

Monsieur Larkin était un vilain garçon, quand ça lui prenait.

Et puis, ce soir, il s'était dit : tiens, pourquoi pas ! Il était descendu en s'accrochant à la lucarne, il avait posé les pieds sur la barre de fer forgé qui soutenait l'enseigne, il avait bondi au sol, s'était reçu dans une flaque, avait ri de bon coeur, et avait franchi la porte. En avant ! Il ne connaissait pas d'autre direction, cet homme-là. Ce n'est pas à lui qu'on aurait pu demander de se montrer conciliant ou diplomate. Et quant au joli costume avec lequel il était sorti du domicile, il ne tarderait pas à en déchirer les manches, cela lui tenait trop chaud !

L'ambiance était parfaite. Il y avait juste assez de faune pour jouer le chasseur embusqué. Mais une seule proie l'intéressait. Celle qui le couvait soudain de ce délicieux regard prédateur. Un halo doré, dessiné par les lumières jaunes du lieu qui se diffusaient dans l'atmosphère enfumée, s'accrochait aux cheveux sublimes qui encadraient le visage de porcelaine, et Larkin ne pouvait pas en douter : il passerait la nuit ici. Dans ces bras. Le chaos qui entraînait sa vie sur des sentiers plus inattendus chaque nuit venait de faire un pas de côté, et de laisser le destin s'asseoir sur son trône.

"Mister...ess."

Le mauvais garçon exécuta un salut comique qui faillit se terminer aux pieds de la gracieuse apparition. Il se releva d'un bond de saltimbanque, défia les environs d'un coup d'oeil bravache, et éclata de rire. Ces lieux étaient désormais son domaine. Il tira un couteau de sa ceinture et le déplia, le souleva sur le bout de son index, en équilibre précaire, et chercha du regard une cible où le lancer. Quelque chose qui représenterait l'Etat, l'ordre et la discipline, de préférence. Ah ! Parfait ! Le bon vieux portrait de la Reine Victoria. Qu'est-ce qu'il faisait ici ?

"Je ne suis jamais surpris quand j'entre dans un bar, personnellement. Pour me surprendre, il faudrait un sacré spectacle. On se donne en spectacle ?"

Il préférait quand même demander, ça lui paraissait plus poli. Pas envie de gâcher les choses pour... tiens, au fait, il fallait qu'ils se mettent d'accord sur une façon de communiquer, même si ce ne serait pas gravé dans le marbre. Juste une solution d'appoint pour ce soir, une petite improvisation qui ferait partie du spectacle évoqué.

"Larkin, bien sûr. Et toi, je dois t'appeler comment ?"

Il était parfaitement désinvolte dans sa proposition, mais c'était du sérieux. Plus que quiconque, il savait quelle importance peut revêtir une telle étiquette, mille fois supérieure selon lui à l'étiquette de cour. Les noms donnaient un pouvoir.
Entre vos mains, je remets mon esprit.

Quelques secondes plus tard, comme s'il avait toujours été là, il s'était étalé sur un siège, avait une bonne boisson bien forte dans la main, réfléchissait à poser sa botte sur la table ou à inviter son ange du moment à s'asseoir sur ses genoux, et la reine Victoria avait un poignard planté au milieu du front.

© plumyt[/b]s 2016


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