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Compagne de fortune [Ambro]

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Âge : 44
Avatar : Megan Follows
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Date d'inscription : 20/07/2018

MessageSujet: Compagne de fortune [Ambro] Mar 4 Sep - 14:55



Compagne de fortune

« La City, boutique de Jeanne »

Printemps 1892

Absorbée par l’ornement d’une large capeline d’un rose délicat, Jeanne, toute entière à son œuvre, suçotait distraitement les dragées d’un sac en papier disposé à portée de sa main. Le chapeau, aux bords larges et évasés, était destiné à une riche cliente, dont l’extravagance coquette laissait libre cours aux folies artistiques de la talentueuse française. La chapelière pouvait s’oublier là des heures, au fond de son arrière-boutique, laissant une vendeuse trôner au comptoir luisant de propreté et de dorure. La boutique de Jeanne était à son image ; voyante et sophistiquée. Et ce luxe tapageur n’était pas une dépense inutile pour la commerçante habile qu’elle était ; elle flattait là le cœur de sa clientèle, noblesse et haute bourgeoisie, qui retrouvait dans sa boutique le faste coutumier de leurs boudoirs et de leurs petits salons. Jeanne, prévoyante, anticipait la multitude de petits besoins de cette caste délicate. Souvent la plus jeune des apprenties trouvait, dans une armoire prévue à cet effet, de quoi préparer du thé, et quelques biscuits et autres gourmandises destinées à offrir une collation légère à ces dames ayant daigné consacrer du temps au travail de la chapelière.

Mais, bien que Jeanne soit très à l’aise dans son rôle de commerçante flatteuse et volubile, un besoin irrépressible, toujours, la ramenait à son atelier. Cet élan du cœur, cette passion authentique, finissait toujours par la pousser au fond de son antre, elle et son amour du travail, loin de l’hypocrisie opportuniste du commerce. Elle délaissait alors son comptoir au profit d’une vendeuse de confiance, superbe de gratitude et de fierté à la place stratégique de la spacieuse boutique. Elle n’offrait pas cet avantage à toutes ses filles, si bien qu’il était devenu prisé. Certaines pouvaient se plaindre de la sévérité de Jeanne, mais aucune n’avait à redire sur son implacable justice. Les préférées étaient les meilleures travailleuses, les acharnées de l’ouvrage, les tenaces et les patientes. Il y’avait du tragique dans cette justice implacable, qu’elle imposait à ses ouvrières avec un naturel remarquable, et le manque de raison total qu’elle infligeait à sa véritable enfant, illogisme dont, malgré tous ses efforts, elle ne parvenait pas à se défaire.

Madeleine était montée dans sa chambre, son roman sous le bras. L’oisiveté de la jeune fille, en plein cœur de la boutique que Jeanne voulait grouillante de vie, l’exaspérait. Aussi, devant cette apparition éthérée, aux épaules saillant sous la soie lilas tendre, à la gorge diaphane, la grosse française, irritée, lui avait recommandé de monter, si elle ne se décidait pas à bouger le petit doigt. Et Madeleine, qui ne dérangeait personne sur son tabouret, le livre sur ses genoux, s’était levée sans faire d’histoires, habituée aux excès d’humeur de sa mère à son égard. Jeanne était déconcentrée par cette ombre fantomatique, immobile, pâle et maigre, qui ne faisait jamais un bruit. Comment une femme aussi charnelle, aussi terrestre qu’elle, avait-elle pu mettre au monde un esprit aussi fantasque et romantique ? Leurs deux uniques points communs étaient la coquetterie et la foi. Mais ils ne suffisaient pas à emplir ce vide affectif qui se creusait toujours plus entre les deux femmes, d’autant que ces traits de caractère se différenciaient en fonction de leur personnalité ; Jeanne affichait une coquetterie sophistiquée et presque racoleuse de matrone qui cherche à plaire, et montrait une piété ostentatoire, quand Madeleine enfouissait sa paresse voluptueuse dans des soies caressantes, des velours chauds et des taffetas délicats, tout en priant avec une ferveur discrète tous les dimanches, en compagnie de sa mère.

Jeanne, sans cette présence qui l’irritait, se concentrait mieux. Et l’inspiration, insufflée par le vide de son atelier, revenait au grand galop, lui faisant plisser les yeux sur son ouvrage, malgré les lunettes que, malgré son extrême coquetterie, elle était désormais obligée de porter, au moins pour l’atelier. Les travaux de précision abîmaient les yeux très vite, et Jeanne, avec une rapidité affolante, voyait sa vue décliner. Cet outrage du temps était un coup dur pour cette solide normande à la santé robuste, car elle sentait l’énergie qu’il lui fallait désormais déployer et la fatigue qui découlait de quelques heures d’activité, qu’une nuit de sommeil suffisait à réparer à l’aube de ses vingt ans. Elle ne pouvait rien à cette vue déclinante, qui restait après tout une étape naturelle du vieillissement du corps, surtout lorsque les yeux étaient autant sollicités. Mais le tremblement de ses mains, conséquence désastreuse de son alcoolisme et de ses tentatives de sevrage ratées, était bien de son fait. Et la laideur de ce péché l’horrifiait, en voyant que, malgré la puissance de sa foi, elle finissait toujours par retomber dans ses affres, toujours avec plus de déchéance à chaque chute.

Aussi acceptait-elle ce handicap, qui dépréciait l’habileté de ses talentueuses mains, avec une soumission patiente de bonne chrétienne fautive qui accepte humblement le châtiment divin. Et si elle croyait le dissimuler habilement sous sa façade fière et tranquille de normande à santé de fer, Madeleine et ses filles la voyaient parfois s’essayer quatre ou cinq fois à enfiler un bout de fil dans le chas d’une aiguille, sans colère et résignée. Jeanne, intelligente, n’était pas sans savoir qu’un jour sonnerait le glas de la retraite, ou du moins de la fin des travaux manuels. Elle n’était pas inquiète pour ses vieux jours. Sa boutique avait connu une prospérité hors du commun, et la française, pratique et économe, en avait retiré des bénéfices si importants qu’elle aurait pu se reposer sur ses lauriers le reste de son existence. Mais une vie d’inactivité la glaçait d’horreur. Aussi préférait-elle ne pas y songer, ignorant superbement sa vue déclinante et ses mains tremblotantes, tâchant d’oublier le handicap omniprésent qu’elles lui imposaient, travaillant toujours autant mais s’échinant deux fois plus.

Elle oubliait tout face à ses créations, n’étant réellement heureuse que dans son art et dans la prière. Ces deux exutoires sauvaient cette femme brisée d’une mort certaine, et la tiraient d’une mélancolie qui n’était pas son naturel. Sa douleur prenait des formes plus physiques et plus violentes, comme l’alcoolisme, qui la noyait dans d’affreuses crises de colère et de chagrin dont seule Madeleine, courageuse et dévouée, s’occupait de l’en sortir. Le lendemain, Jeanne, ne se souvenant de rien, n’avait pas même la gratitude de se demander où sa fille si frêle avait trouvé la force de la transporter jusqu’à son lit. Il s’établissait des silences douloureux, des hontes inavouées, des amertumes refoulées, entre les deux femmes qu’un fossé séparait. Et les efforts de Jeanne, toujours dictés par son confesseur, ne duraient jamais très longtemps, pleine de mauvaise volonté envers cette fille que le moindre mouvement exaspérait.

La chapelière se déconcentrait. Une voix familière retentissait dans la boutique, une voix agréable, que son esprit, tout entier à sa tâche, ne reconnut pas dans l’immédiat. Levant le nez du chapeau rose tendre, ôtant ses affreuses lunettes d’un geste empressé, elle aperçut une chevelure de feu, que surmontait un magnifique chapeau couleur crème. Un sourire étira les lèvres de Jeanne. Il s’agissait de sa jeune cliente Ambrosine, la charmante noble francophile qui avait si bon goût. Coquette, avec un attrait tout particulier pour les chapeaux, fascinée par la France, elle avait tout pour séduire Jeanne, dont le port fier et altier était parfaitement adapté aux tenues compliquées qu’elle portait savamment. De plus, le statut privilégié de la jeune femme ne la rendait pas oisive, puisqu’elle s’investissait dans deux arts aussi ardus qu’exigeants qu’étaient l’écriture et la musique. Jeanne, ravie de la présence de la jeune femme, qui buvait ses paroles lorsqu’elle parlait longtemps et avec nostalgie de son pays natal, sortit de son atelier, bruyante et exubérante comme à son habitude :

- Ma chère amie, mais quel plaisir de vous voir ici !! Votre toilette est absolument magnifique !! Ne serait-ce pas de la dentelle de Chantilly ? Elle est merveilleuse !! Mais, à ce propos, je viens de recevoir plusieurs mètres de dentelle d’Alençon, une véritable merveille, désirez-vous que je vous la montre ?

La toilette était splendide, comme chaque fois qu’Ambrosine paraissait en public. Une robe de soie crème, assortie au chapeau, voyait la pâleur de sa teinte rehaussée d’une délicieuse dentelle de Chantilly noire, brodée sur le corsage, les manches et la taille de la jeune femme. La dentelle d’ébène, spécialité de la ville de Chantilly en France, valorisait la magnificence de la gorge et des poignets d’albâtre de la jeune noble. Cette cliente avait décidément un goût exquis. Mais, déjà, ravie et fière d’exhiber la dentelle issue de sa région d’origine, qui était désormais la dentelle réputée la plus fine et la plus chère, Jeanne disparut un instant au fond de son atelier, sans attendre l’approbation d’Ambrosine au préalable. Elle reparut à son comptoir, triomphale, orgueilleuse, portant avec délicatesse entre ses larges mains une pièce de dentelle d’une blancheur immaculée, à la finesse exquise, aux points brodés avec le génie acharné et patient des dentellières qui abimaient leur vue des heures durant pour chaque centimètre de cette merveille. La voix haute et affirmée, Jeanne s’exclama :

- Regardez-donc ma chère !! Avez-vous déjà vu une telle splendeur ? C’est une dentelle de ma région vous savez, Alençon est en Normandie. Elle est à présent réputée être la plus fine du monde. Mais touchez là, n’est-elle pas merveilleuse ?

Volubile, passionnée, Jeanne, au-delà même de l’envie de vendre, désirait vraiment convaincre sa jeune amie, l’impressionner, la voir s’extasier avec autant d’ardeur qu’elle-même sur la qualité d’un produit qui venait de sa chère région natale. Puis, la sachant aussi gourmande qu’elle, surtout de sucreries, la chapelière s’écria d’un coup, distraitement :

- Voulez-vous goûter ces dragées ma chère amie ? Ils sont délicieux, je les prends chez le confiseur du coin de la rue, qui fait aussi les meilleures pralines de Londres.

D’un geste, elle posa le sachet sur le comptoir, à portée de la jeune main blanche gantée de soie. Ce n’était pas avec sa fille, qui n’avalait rien, qu’elle pouvait partager ce genre de plaisir, et ce goût pour les friandises la rapprochait de cette jeune noble pour qui elle avait une tendresse particulière, en plus de l’obséquiosité qu’elle devait à son statut de cliente.

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MessageSujet: Re: Compagne de fortune [Ambro] Dim 25 Nov - 12:02



Compagne de fortune

Jeanne & Ambrosine





Lorsque l’on se promenait dans les rues de Londres, on ne pouvait confondre la boutique de Madame Moulin avec aucune autre tant elle se démarquait par ses extravagantes décorations qui avaient toujours eu le don de dessiner un sourire amusé sur mon visage lorsque j’en passais les portes. En cliente fidèle, il suffit de quelques secondes aux vendeuses pour me reconnaître et me rejoindre à l’entrée pour m’inviter cordialement à pénétrer à l’intérieur du magasin coloré. On n’eut besoin de me le répéter une fois de plus que déjà, je prenais mes aises en l’attente de la propriétaire que je savais pour sure enthousiaste à l’idée de m’accueillir elle-même. Il n’était pas rare que l’on échange ensemble des banalités, et moi-même appréciais-je énormément les histoires que la dame pouvait me raconter lorsqu’elle se montrait un peu trop bavarde au goût des clientes et de sa propre progéniture qui semblait préférer la compagnie de ses romans. Si je ne pouvais le lui reprocher je comprenais aisément la frustration de la mère qui ne trouvait pas en son enfant un public ouvert à ses historiettes. Mère et moi-même avions maintenu jusqu’ici des relations plutôt froides et distantes que l’idée d’un prochain mariage avaient assouplies,  et nous avions toutes deux amèrement regretté cette conséquence inévitable au comportement que je m’étais trouvé forcée d’adopter afin d’échapper aux liens accablants du mariage. Durant ces moments de doute, Jeanne s’était trouvée être une conseillère aux ressources insoupçonnées, et une confidente à l’écoute, ce que ma génitrice avait cessé d’être. Depuis, j’appréciais converser avec la quadragénaire sans doute autant qu’elle aimait être écoutée.

Ne l’apercevant point depuis l’atelier où je la savais pertinemment se trouver, j’attendais patiemment en refusant le thé et les biscuits que ses employées me proposèrent instinctivement – par réflexe ou injonction de leur patronne, je l’ignorais, ce qui ne m’empêchait pas de me montrer sensible à ces délicates attentions qui s’étaient transformées en un rituel quotidien. Si dans un autre contexte, j’aurais sans hésitation cédé à la tentation, j’avais pris l’habitude de partager des sucreries en compagnie de la propriétaire de l’établissement que je savais adorer les friandises autant que moi. Ma présence annoncée, mon amie ne tarda pas à me rejoindre, m’interpellant parmi les clientes qui déambulaient autour de ses créations  comme si nous n’étions que deux en ce lieu. J’ignorais si cela était commun en France, son pays natal, mais je m’étais habituée à son accueil démonstratif.

- Jeanne, vous me voyez ravie de vous revoir, lui répondis-je chaleureusement. Mais regardez-vous travailler avec autant d’acharnement. Ne vous reposez-vous donc jamais Madame ?

Sur ces mots je m’avançais à sa rencontre afin de la saluer dans les formes. Ajustant légèrement l’un de ses chapeaux de façon à le remettre à la place qui lui était dédiée, j’inclinais la tête en signe de respect bien plus que par convention, mon rang supérieur à celui de la vieille femme. Elle restait cependant mon aînée, et une femme que j’admirais pour sa créativité et son travail acharné, auprès de laquelle j’entendais bien respecter toutes les convenances qui se seraient appliquées face à une dame au titre similaire. Quant à son invitation alléchante, je l’acceptai sans y réfléchir à deux fois : il n’était pas rare qu’elle me propose de contempler à ses côtés fils et tissus, et si j’avais accepté en premier lieu uniquement dans le but de ne pas la froisser, j’avais appris à ses côtés à apprécier la délicatesse et la beauté des matériaux avec lesquels elle travaillait chaque jour.

- Que vous êtes fine observatrice ! N’est-elle pas superbe ? Je n’ai pas pu résister à l’envie d’en commander une robe. Je suis vraiment enchantée qu’elle vous plaise, commentais-je flattée sous son regard approbateur. Jeanne était une femme de goût dont les suggestions vestimentaires étaient bien souvent exactes et pertinentes.

- Mais trêve de bavardage, ajoutais-je, me connaissant assez bien pour savoir qu’il ne m’en fallait que peu pour m’inciter à déblatérer sur mes parures. Guidez moi donc vers la fameuse dentelle dont vous m’avez si souvent parlé !

Mais Jeanne m’avait déjà abandonnée, se faufilant à travers les ouvrières affairées à leurs taches respectives jusqu’à sa propre table de travail afin de m’apporter le tissu en question. Celui-ci se trouva être comme annoncé, d’une splendeur inégalée, à tel point que je trouvais ma propre dentelle bien terne à côté de celle qui m’était présentée.

- Je ne peux que vous donner raison chère amie, je n’en ai jamais vu de telle ! Je déplore sincèrement d’être née anglaise alors même que la France nous offre de si belles étoffes, me plaignais-je en suivant son conseil, laissant mes doigts glisser lentement sur le tissu réputé pour être excessivement précieux et de ce fait, particulièrement onéreux, même pour une famille telle que la mienne. Le simple fait qu’elle m’offre l’opportunité de le toucher ainsi était un privilège qu’elle me réservait pour la raison évidente que je savais l’apprécier à sa juste valeur.

- Je serais curieuse de savoir ce que vous souhaitez en faire. Vos chapeaux sont de pures merveilles ! La complimentais-je, convaincue que la chapelière méritait amplement les louanges dont j’étais bien peu avare en sa présence. La raison de ma venue aujourd’hui était d’ailleurs en partie liée à ses dernières créations qui m’avaient tapé dans l’œil lorsqu’elle les avaient placées en vitrine ; autant que pour l’affection que j’avais pour sa personne. C’était pourtant l’invitation à partager un repas avec la famille de mon fiancé qui m’avait incitée à acheter un nouveau chapeau pour accompagner la robe que Mère avait fait faire à mes mesures pour l’occasion : je savais pertinemment que Jeanne aurait l’accessoire parfait pour ajouter la touche finale à la parure que j’avais prévu de porter ce jour-là.

- Je suis justement à la recherche d’un chapeau aux teintes douces pour agrémenter un nouvel habit, pensez-vous qu’il serait possible de me confectionner l’une de vos magnifiques couvre-chefs ? Lui demandais-je en acceptant sa proposition gourmande, piochant quelques dragées dans le sachet qui avait été disposé face à moi, afin les déguster avec mon amie.

Si j’aurais pu me rendre dans n’importe quelle échoppe, Jeanne était consciente que je ne jurais que par ses œuvres, et ce, depuis la première que je lui avais commandée. Il est de ces créateurs dont l’on ne peut se passer, et je comptais bien investir à ma manière dans le commerce de mon amie autant qu’il m’était possible de le faire, convaincue de la qualité et de l’originalité de son travail.

- Je dois rencontrer sous peu la famille de mon futur époux et je voudrais être élégante pour l’occasion, vous comprenez. Je suis certaine que vous serez la plus à même de répondre à ma demande, me trompe-je ? Lui demandais-je en agrémentant ma question du sourire complice de celle qui connaît déjà la réponse à sa propre question.

Je doutais qu’elle ose nier mes propos. Ma confiance à son égard n’avait aucune borne, à la manière de l’enthousiasme dont elle faisait preuve à chacune de mes requêtes.

 

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She should have been a son

She should have died when she was born

She should have worn the crown of thorns

She should have stood out in the crowd

She should have made her mother proud


hela.

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