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Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.]

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Amy S. Adler
Amy S. Adler

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Âge : 32
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Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.] Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.] - Page 2 Icon_minitimeMar 18 Sep - 14:01



birds hide to die

I hear their silence preaching my blame.

Chez les Adler, Plus tard, dans la nuit du 16 avril 1892.

Nettoyer le sol de tout le sang qu’ils avaient à deux perdus épuisa toutes les dernières forces d’Amy. Celle-ci s’était ressourcé dans le bain, et finissait à présent par boire le reste du chocolat chaud pour rester éveillée. Ses yeux se perdirent sur le visage de son mari, qu’elle voyait imperceptiblement bouger. Le moindre de ses propres mouvements lui semblaient coûter cher, son ventre grouillant toujours désagréablement. Si elle devait se remettre à saigner, ce qui ne manquerait pas d’arriver, elle était de toute façon bien protégée. Hors de question de salir son beau peignoir ou la table basse. Même si la douleur restait la même, morne et aiguë au creux de son intimité. D’un rapide coup d’oeil, elle vérifia que David soit toujours en train de dormir. Au moins se reposait-il du sommeil du juste. Elle reporta son attention sur la chaleur réconfortante du chocolat entre ses mains. Le liquide coulait en abondance dans sa gorge, lui arrachant un petit soupir de contentement. Il ne restait plus qu’à attendre. Une attente qui semblait durer une éternité.

Soudainement, Felix bougea la tête dans sa direction. Ses yeux entrouverts la regardant joyeusement d’un doux et timide sourire. Le coeur d’Amy ne fit qu’un bond puissant, posant sa tasse sur le côté afin de pouvoir se saisir de cette main que son mari lui tendait péniblement. Retrouver le contact de sa main, même glacé, fut plus revigorant pour la jeune femme que celle de la tasse chaude. Elle caressa les phalanges de cette main lasse, embrassa doucement le bout frêle de ses doigts. Son regard entrebâillé, Amy l’épousa sans penser à autre chose. Quand il demanda si elle allait bien, la couturière hocha la tête. Évidemment qu’elle allait bien ; à présent qu’il la regardait, qu’il était réveillé, que ses blessures étaient pansé et que son sommeil était doux. Ses souffrances ne seraient que mauvais souvenirs suite à son bon entretien. Amy lui offrit son plus beau sourire, l’embrassa sur le front après avoir écarté quelques mèches de son front blanchâtre. Mais ce fut quand il lui parla du sang qu’il avait vu quand elle était absente, que son sourire disparut soudainement. Comment pouvait-elle lui expliquer ce qu’il s’était passé ? Devait-elle lui avouer sa grossesse faiblement avorté par le manque de sa volonté ? Qu’elle s’était laissée dépasser par les événements et que son corps avait failli misérablement ? David n’était pas là pour l’aider à trouver les mots, et leurs voix étaient bien trop faibles pour le réveiller.

Elle se rapprocha doucement, remettant à genoux là où le tapis était encore trempé d’eau. Nettoyer un tapis était loin d’être facile. Elle serra davantage encore la main de Felix et soupira :

- C’est… c’est une longue histoire… enfin… non mais ne t’en fais pas, tout va bien maintenant, ce n’est rien. Regarde, je suis là et tout va bien…

Difficile de mentir avec une boule dans la gorge. Amy se mordit la lèvre, essayant de sourire avec le plus de conviction possible. Mais ce n’était pas évident. Il fallait plus de talent pour pouvoir jouer la comédie, même lorsque l’on mentait par omission. Elle aurait tellement voulu qu’il n’ait pas vu tout cela. Mais maintenant, à moins qu’il ne l’oublie durant sa convalescence, l’horloger reviendrait obligatoirement à la charge. Il n’oubliait rien. Aurait-elle alors le temps de construire une invraisemblable histoire pour expliquer le sang tout autour ? La première idée qui lui vint aurait été de dire qu’elle était en train de faire la cuisine, à saigner un lapin ou un poulet pour le repas. Mais il était tard. Cette idée stupide disparut rapidement de son esprit. Elle pourrait également exploiter l’idée de règles soudaines, mais avec une telle proportion, l’idée restait risible. Autant de sang ne pouvait pas venir d’elle, d’une cause aussi « banale ». Elle entoura la faible main de Felix de deux des siennes, et les serra fort pour qu’il ne soit pas tenter de la retirer :

- ..bon… d’accord… mais tu te fâcheras pas, d’accord ? Tu ne t’évanouiras pas ou autre ? Je suis… tellement désolée… tellement désolée… je… j’ai fait… une… une… une fausse c..couche.

Les mots sortirent, hachurés, trébuchant péniblement des lèvres d’Amy. Honteusement, elle baissa la tête, le front chaud plaqué contre ces phalanges froides. L’envie de pleurer revenait jusqu’à ses yeux. Comment allait-il réagir ? Elle aurait tant voulu lui annoncer une bonne nouvelle pour l’aider à s’en sortir. Au lieu de cela, sur son canapé en lit de repos, elle lui annonçait la mort de ce qui aurait du être leur futur petit. Elle s’en voulut aussitôt. N’aurait-elle pas pu se taire, et le lui dire quand il aurait été en état d’affronter la nouvelle ? Au lieu de l’enfoncer davantage dans l’ombre ? Amy redressa la tête, plongeant des yeux humides dans ceux de Felix.

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If our love is tragedy,
why are you my remedy?
High dive into frozen waves where the past comes back to life. ✻ Fight fear for the selfish pain, it was worth it every time. Hold still right before we crash cause we both know how this ends. Our clock ticks 'til it breaks your glass and I drown in you again.
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Felix J. Adler
Felix J. Adler

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Emploi : Horloger Royal.
Informations : Souffre d'un autisme d'Asperger • Dyslexique • Est obsédé par son métier • Rêve de travailler sur l'horloge de Big Ben. • Insomniaque. • Parle peu • Se sent mal à l'aise dans une foule • A quelques bases d'Allemand et de Français • A le corps glacé et est d'une pâleur à faire peur • Origines Juives • Possède une Pamphobeteus Platyomma mâle pour animal de compagnie • Est le mari d'Amy S. Adler.
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MessageSujet: Re: Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.] Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.] - Page 2 Icon_minitimeMar 18 Sep - 20:02



Birds Hide to Die

« AFTER THE STORM »

Maison Adler, nuit du 16 et 17 avril 1892.

Felix regarda son épouse s’approcher de lui avec un sourire soulagé. Il se laissa toucher, embrasser, caresser en profitant simplement de ce contact simple. Ils ne s’étaient quittés qu’au petit matin pour une journée qui s’était annoncé des plus banales. Elle avait pourtant pris un virage que personne n’aurait pu anticiper, donnant pour résultat son incapacité à bouger et des cicatrices qui seraient sûrement gravées à jamais dans sa chair. Encore un peu ailleurs, il ferma les yeux, tandis qu’il sentait les lèvres d’Amy sur son front, se demandant si les traces que lui laisseraient le loup-garou et la balle ne la gêneraient pas. Mais c’était une question idiote. Il se doutait qu’elle l’aimerait quand même et que cela ne changerait en rien leur relation. Du moins, il l’espérait. Car même après plus d’une décennie de mariage, il craignait toujours que sa chérie n’aille voir ailleurs pour une raison x ou y. C’était ridicule, surtout au vue de la complicité et l’amour entre les deux époux. Mais Felix était ainsi, ayant réchappé à la mort de peu et s’inquiétant de savoir si quelques cicatrices n’allaient pas détruire son couple. Il n’était pas défiguré ni estropié, non. Mais il s’inquiétait tout de même.

Cependant, la réaction d’Amy suite à sa question sur le sang parvint à lui faire froncer doucement les sourcils. Il n’était nullement courroucé, mais il se demandait avec une certaine crainte ce qu’elle allait lui annoncer. De plus, il n’avait véritablement aucune idée de ce que cela pouvait être. La main de l’horloger que sa femme avait capturé entre les siennes fut serrée étrangement, comme pour être retenue. Ce geste ne rassura guère Felix qui était toujours allongé sur le canapé mais qui sentait malgré tout ses entrailles se serrer à leur tour. L’appréhension était grande et désagréable. Et son incapacité à bouger le rendait fou. Les yeux d’Amy s’embuaient visiblement de larmes sans qu’il ne puisse y faire quoique ce soit pour y remédier. Il aurait voulu l’étreindre avec tout l’amour qu’il lui vouait afin de la consoler même s’il ne savait pas le mal, la peine, qui la rongeaient. Attentif, il resta donc silencieux, la regardant droit dans les yeux. Cette attente lui parut interminable, même si elle ne dura que quelques secondes. Quelques secondes qui furent brisées par une Amy qui le demanda de ne pas s’énerver ou de s’évanouir. Sa main emprisonnée se resserra nerveusement sur les doigts de sa douce.

Il eut du mal à encaisser la nouvelle ne réalisant pas vraiment ce qu’elle venait de lui dire. Tout le sang par terre était le sien qu’elle avait perdu en perdant le bébé. Mais quel bébé ? Il n’avait pas le souvenir qu’Amy était enceinte. Son regard se détournant, cherchant à comprendre ce qu’elle venait de lui dire. Il se demandait si sa soirée dans le cimetière ne lui avait pas fait oublier cette nouvelle qui n’était, de toute façon, plus d’actualité désormais. De plus, les enfants avaient toujours été un sujet très sensible dans le couple Adler, Felix désirant en avoir un ou deux de plus mais sachant pertinemment que cela coûtait énormément à Amy qui n’était pas si maternelle que cela. Peut-être était-ce simplement une plaisanterie cruelle ? Mais pourquoi aurait-elle dit cette atrocité, cela n’avait aucun sens… Son regard se perdit, se demandant si Amy lui avait menti ou alors, s’il avait perdu la mémoire mais les deux cas lui parurent impossibles et improbables : son épouse ne lui aurait jamais menti sur ce sujet. Il ne comprenait tout simplement pas. Il ne lâcha pas sa main resserrant un peu plus son emprise comme il put, ramenant son regard gris et fatigué vers son épouse.

— Mais… chérie… tu… tu n’étais pas enceinte… Tu…

Il avait beaucoup de mal à assimiler la nouvelle, comme si tout ceci n’était finalement pas réel et tenait du rêve. Ou plutôt du cauchemar. Mais il devait partir du principe que c’était vrai. Qu’ils auraient pu avoir un troisième enfant mais que sa mésaventure dans le cimetière avait sûrement causé la fausse couche, Amy n’ayant pas réussi à supporter le choc. Il ne connaissait que trop bien les émotions parfois trop fortes que pouvaient ressentir son épouse, surtout quand elle était enceinte. Il se doutait que cela ne devait pas être une épreuve facile pour elle que de voir son mari à moitié mort sur le canapé du salon. Il guida les mains d’Amy vers lui pour les embrasser à son tour, malgré une moue attristée sur le visage. Il était surtout inquiet pour elle au final. Et il espérait presque que son côté maternelle peu développée lui permette de passer l’éponge sur cet « accident » plus rapidement et sans séquelles. Fatigué et donc plus émotif lui aussi, ses yeux s’humidifièrent aussi même s’il n’en montrait rien, gardant les doigts contre ses lèvres. Finalement il dégagea doucement sa main de celles de sa douce pour en poser délicatement les doigts sur la joue de sa belle, tout en la regardant.

— Si tu vas bien c’est l’essentiel… Tu… Tu me promets que tu vas bien, n’est-ce pas…?

Il passa son pouce sur la peau d’Amy, tentant de lui sourire même si l’émotion était en train de le prendre à la gorge, encaissant de plus en plus la nouvelle.
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MessageSujet: Re: Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.] Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.] - Page 2 Icon_minitimeJeu 20 Sep - 22:09



birds hide to die

I hear their silence preaching my blame.

Chez les Adler, Plus tard, dans la nuit du 16 avril 1892.

Amy n'en pouvait plus de tenir les paumes de son mari entre ses mains. Ils avaient beau s'être vu le matin même, et tous les autres jours de la semaine... la peur qu'elle avait ressenti au plus profond de son corps, résonnait dans tous ses membres. Elle avait une soif de sa présence, de l'équilibre qu'il faisait naître en elle. Dans cette fraction de seconde où tout avait basculé dans l'horreur, Amy avait cru tout perdre. Son corps avait déjà perdu beaucoup. Tout ce qu'elle voulait à présent, c'était se reposer de cette affreuse nuit, retourner à son train-train quotidien dans le meilleur des mondes. Il faisait encore tiède dans le salon. Le printemps avait beau être de retour, les nuits anglaises étaient encore fraiches. Le feu de cheminé fulminait d'une cendre rougeoyante qui aurait mérité d'être souffler. Amy avait d'ailleurs un peu froid, protégé par la seule texture de son peignoir. Mais elle ne voulait pas s'éloigner de lui.

Ses paroles lui heurtèrent brutalement le coeur: Felix ne pouvait pas croire qu'elle était enceinte. Ses yeux embrumés prouvaient pourtant d'une douloureuse certitude. Amy se sentit aussitôt coupable d'une horrible chose. Elle avait distillé en lui à la fois la promesse d'un cadeau, et l'amertume de s'en voir aussitôt retirer. La couturière aurait du se taire. Après tout ce qu'il avait du subir au delà de leur cocon, voici qu'elle l'accablait une nouvelle fois d'une épée en plein coeur. Ne pouvait-elle donc pas juste mentir, incapable qu'elle était en tout point ? Il avait beau saisir sa joue en une caresse réconfortante, Amy ne pouvait s'empêcher de se sentir honteuse, meurtrie de sa propre incompétence. Elle lui avait fait tellement de mal, sans le vouloir, mais en agissant comme l'idiote hyper-sensible qu'elle était. Et son mari, dans sa grande mansuétude, son amour inébranlable, lui demandait si elle allait bien. Que c'était bien tout ce qui importait.

- Je... Je vais... bien... je te le promets... moi je vais bien... et toi... tu te sens mieux ?

Sa voix s'entrecoupait de sanglots contenus. Son époux ne méritait pas qu'elle fut aussi cruelle avec lui. Elle embrassa la main qui restait à serrer. Elle pressa sa tête contre celle qui caressait sa joue. Si seulement la jeune femme pouvait être aussi courageuse que lui.

- Je suis tellement désolée, je voulais te l'annoncer ce soir... David me l'avait diagnostiqué hier. Je ne pouvais pas te mentir... j'aurai pu essayé mais tu sais que je suis pas douée pour ça. Si j'étais plus forte... j'aurai pu... je suis juste désolée mon chéri... je voulais tellement te faire plaisir...

Elle poussa un profond soupir, baissant la tête. Son corps frissonnant, cinglant les douleurs aiguës de son ventre. Elles arrivaient encore, sporadiquement, cerné ses yeux de rides à travers ses grimaces. En baissant la tête, elle espérait que ses cheveux cachent l'expression de sa figure. D'une douce main, elle caressa à son tour la joue de Felix. Il avait encore quelques tâches terreuses sur les pommettes. Doucement, Amy embrassa son mari, presque timidement. Mais elle avait définitivement trop froid, aussi se leva-t-elle tout en murmurant tendrement:

- Ne t'inquiète pas, je vais juste allumer le feu... je refuse que tu attrapes froid.

Ses pieds étaient nus contre le tapis, nus contre le plancher. Cela jouait peut-être. Mais elle pensait surtout à son mari, torse sans chemise, et pantalon relevé sur ses genoux. Il méritait de la chaleur en soutien, lui dont la peau transpirait toujours la froideur éteinte. Ce fut donc aussi rapidement que lui permettait son corps en souffrance qu'elle vint jusqu'à la cheminée pour ranimer les cendres de deux petites bûchettes. Ce serait bien assez pour faire repartir le feu revigorant. Quand une flamme devint assez belle à ses yeux, elle revint vers son mari. Ne devrait-elle pas être également alitée ? Ce ne sera pas juste une serviette glissée sous ses sous-vêtements qui calmeront ses douleurs. C'était plus intense que des menstruations habituelles. Mais certainement beaucoup moins pénible que si l'enfant avait davantage grandi. Le plus tôt était le mieux, bien qu'elle aurait préféré ne pas le perdre tout court.

Elle embrassa le front de son mari, se ragenouillant à ses côtés. Avant de se retourner pour prendre la boisson chaude. Est-ce que David avait fait boire son mari durant son absence ? Certainement pas. Ils ne s'aimaient pas. Amy prit l'arrière de la nuque de Felix, le surélevant avec douceur.

- Bois mon chéri... c'est un chocolat chaud que m'a préparé David, il nous fera du bien à tous les deux.

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MessageSujet: Re: Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.] Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.] - Page 2 Icon_minitimeMer 26 Sep - 20:44



Birds Hide to Die

« AFTER THE STORM »

Maison Adler, nuit du 16 et 17 avril 1892.

Felix avait toujours du mal à ingérer la nouvelle de la fausse couche. Il essayait de se convaincre que c’était impossible, elle avait dû confondre avec des règles peut-être plus violentes que d’habitude, il savait parfaitement ce que ce cycle féminin pouvait faire à son épouse. Peut-être qu’elle avait fait une erreur, qu’elle avait confondu avec… un autre signe, qu’en savait-il…? Il ne voulait tout simplement y croire et essayer par-dessus tout de le nier. Ce n’était pourtant pas si grave, Amy était en bonne santé, cette mésaventure n’avait guère mis sa vie en danger et fort heureusement, sinon, il ne s’en serait jamais relevé. Il lui sourit plus chaleureusement, continuant de caresser fébrilement sa joue propre et chaude, se perdant dans son regard, essayant d’y croiser la moindre perdition, le moindre doute dans ce qu’elle venait de lui annoncer. Il savait pourtant au fond de lui que c’était pourtant la triste vérité. Et cela lui donnait envie de retourner dormir. Pourquoi cette nouvelle semblait être si insurmontable ? Était-ce sa fatigue qui le rendait si émotif ? Si à fleur de peau ? La fatigue était pour une amie fidèle et tenace qui se montrait par les cernes sous ses yeux. Ce n’était donc pas une excuse valable…

Amy le rassura alors sur son état avant de lui demander comment il allait. Il la regarda un instant sans trop savoir quoi répondre, une forme de nausée étant bloquée dans sa gorge mais les yeux toujours humides. Il se mordilla nerveusement la lèvre avant de sourire passivement à son épouse pour la mettre en confiance. Non, il ne se sentait pas mieux, au final. Il ne sentait plus son corps et son cœur s’était serré dans une sorte de douleur étrange. Cet enfant qu’elle n’avait que brièvement porté avait-il donné sa vie pour que son père survive à sa rencontre improbable avec un loup-garou ? Felix ne croyait pas vraiment à l’occulte, au destin, à la magie. Disons qu’il avait toujours été un peu sceptique sans pour autant dénigrer ceux qui croyaient… ou détenaient la vérité. Car après cette soirée, il commençait à se poser de réelles questions sur la cause, les conséquences, etc. Cependant, même scientifiquement, c’était de sa faute : son état avait créé un choc trop grand chez Amy qui n’avait pu supporter l’idée de voir son mari aux portes de la mort. Au final, oui, il était coupable et, malgré lui, il avait pris une vie qui n’avait pourtant même pas commencé.

Et pourtant, il n’avait même pas été au courant de l’existence de ce fœtus, de cette promesse de vie au moment où ce fait était encore d’actualité. Maintenant, tout était redevenu comme avant. Rien n’avait changé. Pourquoi avait-il l’impression que cette épreuve serait difficile à surmonter. Il ravala cette peine qui n’avait aucun sens, qui n’avait pas de raison d’être. Les morts ne pouvaient pas être ramenés à la vie, encore moins quand ils n’avaient jamais vécu. Ce n’était pas un enfant qu’ils avaient perdu ce soir-là mais rien de plus qu’un amas de chair inachevé, sans identité, disparu avant même que son géniteur ne soit conscient de son existence. Sa douleur n’avait pas lieu d’être, surtout par rapport à son mollet perforé. Son cœur n’avait pas à saigner autant que sa chair pour des raisons dérisoires. Ce n’était pas grave. Rien ne changerait dans leur quotidien au final. Il détourna le regard et ne réagit guère quand Amy l’embrassa après lui avoir caressé la joue. Elle se leva alors et Felix la suivit lassement du regard, sans réagir ni rien dire. Elle raviva le feu sans que l’horloger ne sente la moindre différence, comme si sa peau était devenue pierre insensible. À moins que ce ne fusse son cœur, pour mieux guérir.

Elle revint vers lui et prit la tasse qui était posée non loin de là. Amy passa une main derrière la nuque de Felix pour aider à le faire boire. Il n’avait pas vraiment soif mais il était que sa bouche était pâteuse. Docilement, il avait quelques gorgées sans grand enthousiasme. Il s’écarta légèrement quand il en eut assez, le chocolat n’ayant qu’une texture terreuse dans sa gorge. Il attendit que son épouse repose la tasse sur la table basse avant de poser sa main valide sur son avant-bras. Elle n’y était pour rien dans son histoire, même s’il savait qu’elle s’accablait de toutes les fautes possibles et imaginables. Elle n’était nullement coupable de son incapacité à protéger ceux qu’il aimait ou même lui-même, en prouvait son était désastreux ou son jet pitoyable qui aurait pu tuer Andrew Downcry au lieu de le sauver. Il avait été ensuite un fardeau pour les autres et surtout Jonathan qui avait risqué sa vie pour le maintenir conscient. Il déglutit difficilement devant le ridicule de la situation. Devant son inefficacité.

— Tu sais… tu n’y es pour rien dans tout ça. Je suis le fautif. Je ne réfléchis pas assez, regarde où ça m’a mené.

Il fit une moue déçue de lui-même avant de la lâcher.

— Aide-moi à me lever s’il te plaît. On sera plus à l’aise dans notre chambre.

Sans l’attendre, l’empêchant donc de contester sa décision, il se redressa, lentement pour ne pas rouvrir ses plaies. Il chercha l’appui d’Amy et, l’ayant ou pas, se dressa sur des jambes, serrant les dents et regardant le feu avant de fermer les yeux sous la douleur aiguë de son muscle perforé. Cela ne servait à rien d’insister, il ne pourrait pas bouger la jambe. Pourtant, il ne resterait pas une minute de plus dans ce canapé. Il essaya donc de répartir tout son poids sur sa jambe valide et boita jusqu’à la rampe de l’escalier, s’aidant au passage d’une canne de fortune, n’ayant pas réellement fait attention à la nature de l’objet qu’il tenait dans sa main. Cependant au pied de l’escalier, sa jambe le lançant dans tout le corps, il fit une pause et posa son front en sueur contre le bois de la rampe. L’exercice avait été court mais intense et affreusement éprouvant. Il sentait pourtant la présence d’Amy derrière lui. Peut-être le moment était-il venu de crever l’abcès ? Bien évidemment que non, ce n’était pas du tout le moment. Mais il avait besoin de parler, même si les propos auraient mérité d’être dits à froid.

— Tu sais… Ce n’est pas plus mal au final, cette fausse couche. Ne te prends pas la tête avec ceci, je t’en prie. Je me doute que tu voulais me faire plaisir car… car tu sais que j’aime être paternel, mais… après ce que j’ai vu ce soir, mieux vaut ne plus faire d’enfants. Ce monde est trop dangereux pour eux. Il est même trop dangereux pour nous.

Il marqua une pause et la regarda, son visage restant assez inexpressif.

— Tout ce qu’il s’est dit ces derniers mois… les vampires… c’est vrai. C’est – aussi incroyable que cela puisse paraître – c’est un loup-garou que j’ai vu ce soir. Tu demanderas à Harry, à Jonathan… Je… J’ai été inutile. Je n’ai été qu’un fardeau. Harry et Jonathan m’ont pourtant supplié de me rentrer quand les choses ont commencé à dégénérer mais…

Il baissa le regard et se mordit la lèvre, les images de la soirée lui revenant violemment en tête.

— Le Lord Renfield a été projeté en l’air sans comme s’il n’avait pesé que quelques kilos.

Il soupira profondément, le souffle tremblant.

— J’ai peur, Amelia. J’ai peur pour vous.

Il continua à regarder le sol pensivement, sans rien dire de plus, s’appuyant toujours sur la rampe de l’escalier.

— On a assez à faire avec deux enfants, crois-moi…

Il la regarda et lui sourit tristement. Cela lui coutait de dire cela mais c’était sûrement la décision la plus raisonnable, même si elle ne serait pas si simple à appliquer.
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MessageSujet: Re: Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.] Birds hide to die - [Felix & David & Amy] [FINI.] - Page 2 Icon_minitimeSam 6 Oct - 12:59



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I hear their silence preaching my blame.

Chez les Adler, Plus tard, dans la nuit du 16 avril 1892.

La nuit s’avançait un peu plus à chaque minutes qui passaient. Toutes ces secondes qui comptaient dans la convalescence de son mari, de la sienne propre, et du sommeil de David. La main d’Amy caressa doucement la nuque de son aimé, tandis qu’il buvait le chocolat chaud qu’on lui présentait. Cela ne pouvait lui faire que du bien. Si ça se trouve, il avait encore oublié de manger le midi à son atelier, tous les sandwichs qu’elle lui préparait amoureusement pour le lendemain -car elle ne se levait pas assez tôt pour. Il devait mourir de faim. Amy l’observait avec un tendre regard. Elle aurait voulu faire tellement plus pour lui. Peut-être qu’elle devrait lui apporter le repas qu’elle avait préparé pour leur soirée spéciale. Mais déjà Felix avait fini de boire, et la rassurait une nouvelle fois dans son innocence. Elle n’y était pour rien, c’était encore de sa faute, lui qui ne réfléchissait pas assez, le conduisant dans des situations abracadabrantes qui le laissaient aujourd’hui défait dans la souffrance. Reposant la tasse sur la table basse, elle se mit à caresser ses cheveux en bataille, au dessus de sa petite moue déçue. Amy aussi était déçue, mais de beaucoup de choses, et pas forcément de son gentil mari.

Cette jolie situation aurait pu durer encore longtemps. Amy agenouillée face à son mari allongé, elle aurait pu dormir rien qu’en posant sa tête près de la sienne, chatouillant sa clavicule d’une main aimante et douce. Ainsi, elle n’abandonnerait pas non plus David qui semblait dormir d’un sommeil si profond. Amy ne lui aurait jamais deviné un pareil tempérament de marmotte. Mais déjà Felix commençait à se lever, voulant rejoindre leur chambre. Sur l’instant, la couturière songea que c’était une très mauvaise idée. Son mari avait besoin de repos, de rester calmement et sans bougre à un endroit précis. Après, le canapé n’était pas forcément le meilleur endroit pour se reposer. Il était confortable mais pas assez grand pour que Felix puisse correctement s’y asseoir, ses pieds dépassaient sur les accoudoirs. Amy l’aida donc à se relever, essayant de déployer toute sa maigre force à cette effet. Elle jeta un petit regard inquiet à David. Que penserait-il médicalement de cette idée ? Devait-elle le réveiller pour qu’il puisse les aider à remonter l’escalier ? Amy songea tristement que fuir David était peut-être une des raisons pour que Felix veuille ainsi s’expatrier dans la chambre conjugale. Elle soupira, l’aider à gravir lentement les escaliers, grimaçant à chaque mauvais pas. Arrivé au pied de l’escalier, déjà Felix se sentit mal, et se posa contre la rambarde. Une suite de mots incompréhensibles sortit de sa bouche. Comme quoi le monde était trop dangereux pour faire des enfants après ce qu’il avait vu. Amy fronça les sourcils et ouvrit piteusement la bouche sans pouvoir dire la moindre chose, car Felix continua.

Les vampires, les stupides rumeurs de ce qu’on lisait dans les journaux, c’était vrai. Que ses blessures avaient été faite par un loup-garou. Qu’elle pourrait se renseigner auprès d’Harry et Jonathan. Que son ami Loban avait été jeté comme une feuille. Qu’il avait peur. Que deux enfants c’était bien assez déjà. Une suite de phrases qu’elle ne pouvait croire. C’était tout bonnement n’importe quoi, c’était obligatoirement les blessures et la douleur qui le faisait parler comme ça. Amy hocha faiblement la tête, ne voulant pas le contredire. Certainement est-ce que se lever et marcher lui avait fait descendre le sang de la tête, pulsant ses nerfs de choses impossibles. Elle lui caressa doucement les cheveux, avant de reprendre la marche sans oser dire quoique ce soit. Petit à petit, marche par marche, avec une extrême lenteur pour que Felix puisse reprendre sa respiration entre chaque pas, ils finirent par atteindre l’étage. Amy craignait que plus de fatigue ne continue d’alimenter les délires de son mari. Cela ne pouvait pas être possible, cela devait être juste un gros loup, un très gros loup. Peut-être même un loup de la taille d’un homme, peut-être, mais pas un loup-garou. C’était deux choses très différentes. Il existait des types de chiens dont la tête arrivait à l’épaule de la couturière, cela ne pouvait être que quelque chose comme ça.

Amy conduisit son mari, toujours avec cette lenteur d’escargot, jusqu’à la porte de leur chambre. Elle l’allongea non sans difficulté dans le lit familiale, ne sachant si elle devait le recouvrir des draps. Certainement, pour qu’il n’ait pas froid. Elle l’embrassa sur le front, avec tendresse.

- Je reviens, je vais mettre un petit mot à David pour qu’il ne s’inquiète pas et je reviens avec un petit repas pour nous, d’accord ?

Elle l’embrassa une nouvelle fois, sur ses douces lèvres toujours glacés. Au moins cela n’avait pas changé. Puis elle descendit, écrivit un petit mot qu’elle posa sous la tasse vide de chocolat chaud, en face de David. La couturière espérait ne pas se faire méchamment reprendre. Puis elle apporta une petite soupe pour son mari, ce n’était pas ce qu’elle avait initialement préparé mais tout le reste était froid. La soupe était tout ce qu’elle avait pu rapidement réchauffé, se saisissant d’une cuillère pour remonter à l’étage.

Amy s’installa à côté de son mari, refrénant les grimaces de douleur que lui avait arraché la trop rapide remontée. Elle donna la cuillère à Felix, amoureusement, tout doucement, comme pouvait rêver un enfant de sa mère. Son époux était bien la seule personne avec qui elle pouvait se montrer maternelle, cela n’avait aucun sens. Mais elle avait eu si peur de le perdre, qu’elle voulait tout faire pour le soigner. Amy savait qu’il pouvait parfaitement bouger les bras, et ne se formaliserait pas s’il voulait lui retirer la cuillère des mains. Elle voulait qu’il accepte de manger, lui qui était si faible et blanc.

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High dive into frozen waves where the past comes back to life. ✻ Fight fear for the selfish pain, it was worth it every time. Hold still right before we crash cause we both know how this ends. Our clock ticks 'til it breaks your glass and I drown in you again.
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Felix J. Adler
Felix J. Adler

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Informations : Souffre d'un autisme d'Asperger • Dyslexique • Est obsédé par son métier • Rêve de travailler sur l'horloge de Big Ben. • Insomniaque. • Parle peu • Se sent mal à l'aise dans une foule • A quelques bases d'Allemand et de Français • A le corps glacé et est d'une pâleur à faire peur • Origines Juives • Possède une Pamphobeteus Platyomma mâle pour animal de compagnie • Est le mari d'Amy S. Adler.
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« AFTER THE STORM »

Maison Adler, nuit du 16 et 17 avril 1892.

Toujours tenu à la rambarde de l’escalier, Felix regardait ses pieds, repensant à cette soirée hors du commun qui avait peut-être transformé sa vie à jamais. Il revenait à peine de ce qu’il venait de dire : de refuser d’avoir d’autres enfants, de pouvoir être père à nouveau et d’être réellement enthousiaste pendant toute l’attente de cette nouvelle vie. Mais il savait qu’au fond de lui, c’était la meilleure décision à prendre et qu’Amy sera la dernière à contester cette décision, elle pour qui créer et donner la vie était si difficile. Il songea alors à Harry qui rentrerait sûrement tout seul, sans la compagnie de David, puisque ce dernier se trouvait dans leur salon, puis à Jonathan, qui était parti sans plus de manière, ce qui ne lui ressemblait pas. Il se demanda alors comment tous étaient sortis de cette soirée. Ses pensées allèrent alors vers Lydess, qui retrouverait son fiancé dans un état bien pitoyable. Cela dit, cela aurait pu être plus grave. Il avait sûrement été l’un des plus touchés et il avait survécu. Il espérait juste que tout le monde ait eu sa chance et n’ait pas eu des séquelles ou des complications avec les hommes qui fussent arrivés à la fin de l’épisode.

Amy ne répondit rien à son histoire. Ce n’était guère étonnant, après tout. Qui aurait pu croire un récit aussi saugrenu dans la bouche d’un trentenaire ? Néanmoins, il fut tout de même déçu que son épouse ne réagisse pas, comme s’il avait tout simplement halluciné à cause de la fatigue. Mais pouvait-il la blâmer pour cela ? Il garda donc le silence, continuant de regarder ses pieds, n’ayant rien d’autre pour venir appuyer son histoire que les témoignages de Harry et Jonathan. Il la suivit alors jusque dans la chambre et s’aida d’Amy pour s’allonger dans le lit conjugal, non sans mal, mais avec une grande prudence pour ses blessures. Les rouvrir serait sûrement la pire des catastrophes. Il soupira doucement en faisant remonter les couvertures sur son corps à moitié nu et se laissa bichonner par son épouse. Il lui accorda un sourire quand elle l’embrassa sur les lèvres et chercha à capter son regard. Il la laissa pourtant s’éloigner de lui, bien qu’il n’eût pas vraiment faim. Il ne voulait pas la contredire cependant. Alors il attendit docilement qu’elle revienne, essayant de ne pas penser aux monstres qui rôdaient probablement dans les rues dehors.

Il repensa au fait divers de la Tour, que Harry lui avait brièvement racontée. Des vampires, des loups-garou… Le monde n’avait pas besoin de cela pour être dangereux, rien que le douloureux souvenir de l’agression d’Amy était là pour le lui rappeler. Par ailleurs, maintenant que celle-ci avait quitté son champ de vision, il avait une sorte de boule au ventre, la même qu’il avait quand ses enfants n’étaient pas sous le même toit que lui… même s’il avait prouvé cette nuit qu’il était d’une parfaite inutilité quand il s’agissait de protéger ses proches. Il soupira une nouvelle fois avant qu’Amy ne rentre avec un bol de soupe fumante. Elle commença à le faire manger et il se laissa faire docilement, trop déprimé et trop ailleurs pour s’entêter à le faire lui-même. Finalement il finit par lui dire gentiment qu’il n’en voulait plus, lui laissant la fin du bol pour elle-même. Il se glissa un peu plus au fond de ses couvertures et attendit qu’elle vienne le rejoindre. Il passa son bras valide autour d’elle et posa sa joue sur ses cheveux, regardant ce plafond qu’il avait tant fixé. Ils se dirent bonne nuit tandis qu’il lui caressait doucement le bras de son pouce. Ils étaient tous les deux trop fatigués pour débattre et tergiverser sur des sujets du quotidien sans importance. Le silence, le repos, n’étaient pas plus mal après les épreuves qu’ils avaient dû affronter tous deux ce soir-là. Continuant de regarder le plafond, Felix finit par se demander s’il arriverait à s’endormir malgré le traumatisme de la soirée. Qui de la fatigue ou de l’insomnie allait l’emporter. Il fit pourtant l’effort de fermer les yeux et il n’eut même pas le temps d’essayer de faire le vide dans son esprit qu’il s’endormit immédiatement, Amy qui dormait déjà contre lui.
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