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Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini]

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Emploi : Horloger Royal.
Informations : Souffre d'un autisme d'Asperger • Dyslexique • Est obsédé par son métier • Rêve de travailler sur l'horloge de Big Ben. • Insomniaque. • Parle peu • Se sent mal à l'aise dans une foule • A quelques bases d'Allemand et de Français • A le corps glacé et est d'une pâleur à faire peur • Origines Juives • Possède une Pamphobeteus Platyomma mâle pour animal de compagnie • Est le mari d'Amy S. Adler.
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MessageSujet: Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini] Dim 23 Avr - 0:30



Don't Cry.

« MERCY. »

Maison des Adler, Lambeth, 1891.

Felix n’avait pas recroisé Bartholomew Collins quand il était repassé par Trafalgar Square. Il était donc allé à Buckingham sans lui, sans aide, sans personne pour le guider. Mais il avait mérité cet abandon après tout. Il lui avait mal parlé, lui avait manqué de respect. Peut-être était-ce justifié ? Mais à quoi bon, le résultat était là. Il n’allait sûrement pas l’attendre s’il était simplement parti chercher lui-même quelque chose de son côté. Mais cela ne changea pas son point de vue à l’égard du noble. De plus, il n’était plus du tout en avance et il ne pouvait pas se permettre d’autres secondes. Cependant, secrètement, il espérait que celui qui avait été son ami l’attendait déjà à Buckingham. Quand l’horloger arriva à destiner, il fut bien déçu de constater qu’il n’y avait personne. Personne pour l’épauler. Personne pour le soutenir de sa simple présence. Personne pour lui tenir la main. Felix soupira, désespéré par lui-même. Il n’était plus un enfant. Il s’arrêta un instant devant les gardes vêtus de leur uniforme rouge et de leur coiffe en poils d’ours. Il faisait bien misérable devant eux, avec ses beaux vêtements salis. Il déglutina doucement, son rythme cardiaque étant sûrement beaucoup trop élevé pour que ce soit sain.

Il entra alors sans problème. Il avait un rendez-vous après tout, pourquoi l’aurait-on empêché de passer ? Bref. Ce fut un élément stressant à éliminer définitivement. Felix se présenta alors devant les jurés et ce qu’il se passa… Il n’aurait pu le décrire précisément. Il avait tout oublié dès qu’il eut mis un pied hors de la salle, comme si il était rentré dans une sorte de trance d’angoisse et de stress qui l’avait rendu partiellement amnésique. Ou comme si ce qu’il s’était passé à l’intérieur était trop honteux pour que son cerveau s’en rappelle. Comme un moyen de protection face à une épreuve trop rude, insupportable, insoutenable. D’ailleurs, il avait l’impression d’avoir été lessivé. Il était entré dans une sorte de stade d’inconscience lointaine, là où plus rien ne comptait, plus rien n’avait d’importance. Il était dans un état second, clairement, se souvenant à peine de son nom. Il avançait tel un fantôme dans les rues de Londres, sa mallette à la main et à l’intérieur, les montres parfaitement réparées depuis quelques minutes, donnant l’impression de n’avoir jamais chuté. Mais pourtant il doutait. Que se disaient-ils maintenant qu’il avait quitté le palais, qu’il avait passé son audition ?

Il finit par arriver devant chez lui, sans vraiment s’en rendre compte. Tout n’était que geste mécanique et inconscient, comme si tout ce qu’il faisait était programmé par une entité supérieure qui lui avait volé son âme. Il était creux, il ne se sentait même plus vivre. Et pourtant, son visage n’était que douce impassibilité, malgré son regard vide. Il ouvrit la porte, doucement. Tout était contrôlé, dosé. Tout était parfaitement normal. Trop normal peut-être. Un calme olympien pour un contexte qui ne s’y prêtait pas. Comme le calme avant la tempête. Il referma la porte d’entrée dans la claquer. Sans dire un mot, il se dirigea vers un meuble du couloir et tira l’un des tiroirs dans lequel il fouilla quelques instants avant de sortir un paquet de cigarettes. Il en tira une, prit une allumette d’un paquet qui trainait par là et l’alluma. La fumée ne lui fit aucun effet. Non, après tout, il était calme. Alors pourquoi tirait-il de façon presque compulsive dessus ? Il se passa une main sur son front et se dirigea vers le salon où il vit son épouse. Il la regarda un instant, le regard toujours vide avant de dire sur un ton à l’image de la lueur morte dans ses yeux :

— Oh, tu es là.

Il eut seulement un vague sourire mais rien de plus. Il continuait de griller sans cigarette, n’ayant même pas remarqué qu’en à peine deux minutes, il avait déjà atteint le mégot. Instinctivement, le regard au loin, il en sortit une autre du paquet. Son visage indiquait que tout allait bien. Son regard absent témoignait du contraire. Ses vêtements salis et ses paumes légèrement écorchées indiquaient que les yeux de Felix reflétaient le plus ce qui était en train de se passer dans l’esprit de l’horloger.
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Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini] Dim 23 Avr - 13:43



Don't Cry.

« MERCY. »

Maison des Adler, Lambeth, 1891.

Amy se mordait les doigts, attendant que son mari rentre de cette journée si importante qui était la sienne. Pour l'occasion, elle n'était pas allée travailler, préférant alors s'occuper des enfants et surtout être là pour lorsqu'il rentrerait. Il n'en aurait de toute façon pas pour toute la journée. La jeune femme était persuadée qu'il lui suffirait de montrer rien qu'une seule de ses créations pour faire l'unanimité auprès de ces gens poussiéreux de Buckimgham. Il était de toute façon d'un si grand talent d'horlogerie pour son époque. Et puis, elle avait beau ne pas supporter les tic-tacs incessants du temps qui jamais ne s'arrêtait, elle ne pouvait fermer les yeux devant l'évidence du talent de son mari ainsi que de son rêve ultime qui était d'aller travailler dans l'îcone de l'Angleterre. Il n'y avait pas d'autres personnes qui pouvaient y travailler, c'était comme une évidence. Elle n'avait clairement pas besoin d'une diseuse de bonne aventure pour le savoir. Aussi avait-elle prévu du travail à faire à la maison, quelques dentelles à préparer pour des robes, après bien sûr avoir emmener les enfants à l'école. C'était bien le minimum à faire pour que son mari soit tranquille une fois rentrée. Elle avait nettoyé la maison de fond en comble, chose qu'elle ne faisait d'ordinaire, n'appréciant que très peu la notion de ménage quand bien même elle était censée devenir une épouse exemplaire. Un repas merveilleusement odorant embaumer l'air depuis quelques minutes tandis qu'elle s'était installée dans le salon, ses affaires de couture posées sur la table basse.

Après quelques heures, la porte s'ouvrit comme elle fut prévue d'être ouverte. Amy eut alors un grand sourire et s'apprêtait à se lever pour accueuillir comme il se devait le héros de la journée. Malheureusement, ce fut les yeux surpris qu'elle vit un homme aux cheveux comme elle avait l'habitude de les voir, son beau costume sali sur les genoux, recouvert de poussière. Son visage reflétait toutes les émotions auquelles Felix pouvait passer et Dieu seul savait combien elles pouvaient être nombreuses, au contraire de tout ce qu'on pouvait penser. Amy le vit prendre une cigarette et la fumer plus vite qu'elle n'avait jamais pu le faire. Puis une autre.

- Oui chéri, je suis là...

Elle se leva et le prit par les épaules, jetant la cigarette après l'avoir éteinte. Ce n'était pas bon pour son mari, ni même pour elle-même. La jeune couturière était de toute façon préparé à le recevoir et à le pouponner depuis son départ, sans savoir cependant qu'elle aurait eu autant à faire. L'asseyant à sa place sur le canapé, elle débarassa la table basse et prit des coussins pour les mettre derrière le dos de Felix, il fallait que ce dernier soit le plus confortable possible. Amy se débarrassa alors de son propre châle et le mit autour des épaules de Felix – après avoir bien entendu retirer son veston et un peu déboutonné sa chemise. Pour une fois qu'il n'y avait aucun sous-entendu sexuel dans ce contexte, il fallait que Felix en profite. Tout en lui déposant un bisou sur la joue, Amy se rendit alors compte de l'intense chaleur de son mari, et que son front était tout en sueur. La couturière se redressa alors et partit chercher un bol d'eau ainsi que des serviettes. Revenant à ses côtés, elle commença à essuyer son front, le recouvrant d'une légère couche d'eau fraîche avant de tout essuyer pour qu'il soit parfaitement sec. Elle fit pareille tout le long de son visage, ainsi que dans son cou, essayant de rendre chacun de ses gestes tels une délicieuse et merveilleuse caresse.

- Comment ça s'est passé...? Pourquoi ton costume est tout sali ? Tu es tombé ?

Elle posa ces questions tout en continuant de nettoyer son visage, lui offrant son plus doux sourire comme si elle s'occupait d'un enfant. En vérité, l'on pouvait dire sans mentir que la seule personne avec qui elle réussissait facilement à se montrer maternelle, c'était son mari. Curieux, mais Amy ne s'en posait pas la question. Tout ce qu'elle voulait, c'était que son chéri aille mieux. Elle aurait du se douter que même s'il avait été parfait, il n'aurait pas été content de lui-même. Doucement, elle lui murmura:

- Je suis en train de faire cuire le repas, tu veux un chocolat chaud pour patienter ? Un petit gâteau ?

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MessageSujet: Re: Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini] Dim 23 Avr - 22:10



Don't Cry.

« MERCY. »

Maison des Adler, Lambeth, 1891.

La voix d’Amy lui parut très lointaine et étouffée, comme s’il se trouvait sous l’eau. Ou enseveli sous quelque chose de très épais. La pression peut-être. Ou la honte. Comment savoir…? La vague silhouette d’Amy apparut devant ses yeux qui n’y voyaient plus très clair. On lui arracha sa cigarette et il eut machinalement l’air d’un enfant très triste qui venait d’être puni sans raison. Il se laissa guider jusqu’au canapé où il avait de s’y enfoncer jusqu’au fond. Il ferma les yeux, doucement, ayant subitement une bouffée de chaleur inexpliquée. Pourtant, il ne pensait à rien. Il ne réagit même pas quand son épouse le délesta d’une couche de vêtements, ni quand elle l’embrassa, ni quand elle s’occupa de passer de l’eau fraiche sur son front brûlant. Felix était absent, vide, creux. Tout allait au ralenti. Les secondes lui parurent interminables. Son regard se dévia du vide axe fixe sur lequel il était rivé depuis son entrée dans sa demeure et se posa sur l’horloge qui lui faisait face. Son tic-tac semblait surpasser la voix d’Amy. Il soupira profondément, soufflant tout l’air de ses poumons comme si de l’oxygène de Buckingham s’y trouvait encore. Il tourna alors lentement la tête vers son épouse.

Sa vision devint alors légèrement plus nette et il put se concentrer sur le visage de sa femme. Elle était là pour lui. Elle avait toujours été là pour lui. Tel un aveugle qui venait de recouvrer la vue, il la dévisagea, la bouche légèrement entrouverte, incapable de prononcer le moindre mot. Il leva une main tremblante vers elle et la posa doucement sur sa joue, continuant de la regarder comme si cela avait été la première fois depuis un long moment d’obscurité. Les questions d’Amy lui firent raviver ses souvenirs que sa cervelle s’empêcher de conserver à l’abri. La chute, oui il était tombé. Cela avait tout ruiné. Ensuite Collins et sa prétendue aide. Puis l’entretien. Il baissa les yeux et déglutit difficilement. Il essayait vainement de faire un tri dans tout le foutoir qu’était en train de devenir sa tête. Une migraine affreuse vint lui assaillir les tempes, l’empêchant de faire quoi que ce soit avec ses pensées. Est-ce qu’il avait raté ce son entretien ? Sûrement, rien que dans son apparence négligé et ses montres cassées. Qui se présentait avec du matériel défectueux ? Il regardait toujours vers le bas, comme si ne pas croiser le regard de sa femme l’empêcher de céder.

— Je… Je n’ai pas faim, merci…

Au contraire, il avait de plus en plus envie de vomir. Puis, il eut le malheur de relever les yeux vers son épouse. Croiser son regard si beau lui fit monter les larmes aux yeux. Il avait tout gâché. Tout ruiné. Tout était de sa faute. Comment pouvait-il encore soutenir son regard après cet échec total ? Comment pouvait-il prétendre être un mari parfait s’il n’était même pas capable de s’élever hiérarchiquement dans son travail ? Qui pouvait être fier d’un simple horloger perdu de Piccadilly Circus ? Il se mordit la lèvre, sa respiration s’emballant, ses yeux s’embuant définitivement de larmes, dont certaines vinrent rouler sur ses joues brûlantes, lui qui était pourtant connu pour avoir la peau relativement froide. La dernière fois qu’il avait pleuré ainsi remontait à quelques années. La dernière fois qu’il avait eu si chaud fut le jour où il pensait que ses larmes s’arrêteraient définitivement de couler. Certes, ce n’était pour les mêmes raisons. Ses pleurs étaient provoqués par une honte immense et insupportable. Il prit alors son épouse dans ses bras et la serra fort tout en cachant son visage brûlant et humide dans son cou.

Il resta immobile quelques instants, voulant juste profiter de ce corps réconfortant, de ce parfum familier dans cette maison qui était la sienne. Ici, avec elle, personne ne viendrait l’embêter. Personne ne viendrait lui présenter des excuses bancales qui ressemblaient plus à une sorte de nargue. Personne ne viendrait lui exiger une tenue impeccable et parfaite. Personne ici ne le jugerait une fois de plus. Oui, dans les bras de son épouse, le visage caché telle une autruche, il se sentait en sécurité. Après avoir repris son souffle, il dit d’une voix étouffée :

— J’ai… J’ai tout gâché... Je suis désolé, je…

Il serra les poings, furieux contre lui-même. Il avait toujours été extrêmement exigeant envers sa personne, ce n’était un secret pour personne. Mais à cet instant présent, il se détestait plus que jamais, ne supportant pas l’affront à l’honneur qu’il venait de faire à sa profession, à sa passion et à sa famille.
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MessageSujet: Re: Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini] Lun 24 Avr - 14:42



Don't Cry.

« MERCY. »

Maison des Adler, Lambeth, 1891.

Elle n'aimait pas voir son mari comme ça. C'était même le moins que l'on puisse dire. Qui aimait voir l'amour de sa vie perdre totalement face et être terriblement affligé par la pression ? Continuant de nettoyer son visage tout beau malgré la tristesse, elle cherchait à comprendre pourquoi il était tombé, au moins ça, histoire d'en savoir un peu plus. Mais au lieu de lui répondre, il tourna lentement la tête vers elle. Cette dernière fronçant les sourcils, l'air inquiète, ne dit rien de plus pour ne pas presser son mari. Amy voulait qu'il aille à son rythme et qu'il raconte comme il voulait. Il était mignon même lorsqu'il était la tristesse incarnée. Elle tressaillit doucement de contentement quand la main de Felix entra en contact avec sa joue, avec une douce tendresse délicate. Son froncement de sourcil laissa alors place à un sourire des plus volontaires et des plus adoucis. Tout aurait pu simplement être aussi amoureux... quand elle remarqua alors les yeux de son époux qui se couvrait de larmes. Le sourire disparut alors aussitôt pour laisser place à une surprise non feinte, légèrement troublée, tellement choquée qu'elle en fronçait à peine les sourcils d'incompréhension. C'était l'une des premières fois si sa mémoire était bonne, qu'elle le voyait ainsi faire preuve d'une telle faiblesse devant sa personne. Oh, bien sûr, elle n'appellerait pas forcément cela de la faiblesse. Elle n'en était plus là. Tout ce qu'elle voyait, c'était la tristesse de son époux, tout le stress de cette entretien qui relâchait la pression et les gonds d'une émotion trop longtemps réprimée.

Il lui disait ne pas avoir faim, et quelque part, Amy aurait du s'en douter. Mais ce n'était pas non plus la bonne solution, il fallait qu'il mange, son bout de chou. Surtout après une aussi terrible épreuve. Une chance d'ailleurs que son plat préféré soit en train de cuire à la seconde précise. Mais alors qu'elle rencontra le regard de son mari, ce fut à cette seconde que les digues cassèrent et que les véritables larmes qu'elle n'avait encore jamais vu coulèrent le long de ses joues. Avant qu'elle n'ait eu le temps de réagir, ses bras et tout son corps fut entourés des bras de son mari. Un câlin désespéré, alors que Felix pleurait encore comme si c'était la fin du monde. Se pourrait-il qu'il eut déjà eu les résultats directement après son examen ? Qu'il n'ait pas pu le passer ? Qu'il n'y ait pas été ? Amy commençait à paniquer dans son coin, tout en essayant de se rassurer. C'était le stress, juste les digues qui laissent enfin libre cours à ses émotions après un trop plein... Alors certes, peut-être qu'il n'avait pas fait de son mieux dans le temps imparti, mais il restait le meilleur. C'était obligé qu'il puisse être pris. Amy le câlina à son tour, tapotant sa tête dont elle caressait les cheveux comme ceux d'un enfant. Si elle connaissait des berceuses pas trop enfantines, elle les lui aurait chanté, mais ses connaissances maternelles n'allaient malheureusement pas jusque là.

Après qu'il eut dit avoir tout gaché, Amy le redressa doucement, remontant son menton en souriant pour qu'il arrête d'être aussi triste. Ayant garder la serviette dans sa main, elle le mit autour du nez et fit à son chéri: "Allez, mouche, mon coeur. Tout va bien." Ce n'était certes pas l'action la plus importante du moment, et elle avait encore une fois l'impression d'agir avec un enfant. Mais le moment n'était pas à ce genre de réflexion, qu'il fut un enfant ou un adulte, c'était un Felix triste qu'Amy avait en face d'elle, et il fallait le rassurer. Caressant ses cheveux après avoir nettoyer son nez, pas avec la serviette évidemment, elle lui bisouta le front.

- Faut pas dire ça...tu t'es présenté devant eux non ? Ils vont vus de quoi tu étais capable. Puis tu crois qu'ils ne se renseignent pas sur les participants avant ? Ils ont bien vu dans leurs enquêtes que tu étais celui dans la ville qui offrait la meilleure qualité. Tes horloges sont merveilleuses.

Tout en disant cela, Amy continua de caresser ses cheveux et de faire de petits bisous sur sa tempe. Riant doucement, elle laissa tomber la serviette par terre et prit l'une de mains de Felix dans la sienne.

- Tu sais, tu devrais te mettre en pyjama et te poser tout le reste de la journée avec moi.

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MessageSujet: Re: Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini] Lun 24 Avr - 22:41



Don't Cry.

« MERCY. »

Maison des Adler, Lambeth, 1891.

Il sentit alors les bras d’Amy l’enlacer doucement. Rien ne fut plus réconfortant sur le moment, rien ne fut plus apaisant. Alors qu’il avait l’impression que le monde s’effondrait autour de lui, son épouse lui permettait de rester ancrée à la réalité, à la vie qui continuait malgré tout. Il devait surtout relativiser dans un moment comme celui-ci. Après tout, ce n’était qu’un entretien. Rien n’allait changer pour lui s’il n’avait pas réussi. Justement, il n’avait rien à perdre. Son atelier resterait toujours au même endroit, avec les mêmes clients et la même routine. Ce n’était pas plus mal au final, il avait toujours eu du mal à se faire au changement. Mais quelque chose restait immuable après tout ce temps malgré avoir été malmené pendant quelques années. C’était leur amour. Cet amour qui perdurait. Il sentit Amy le sortir de son cou et il se laissa docilement faire. Il était tellement abattu qu’il se moucha docilement quand elle lui demanda de le faire. Il renifla rapidement et la regarda avec un sourire triste et désolé. Les caresses et les petites attentions de son épouse le calmèrent progressivement, ses larmes arrêtant de couler abondamment. Elle lui demanda alors des précisions sur ce qu’il s’était passé.

— Je… J’ai trébuché sur la jambe de Bartholomew… Je n’ai pas regardé où je mettais les pieds et je suis tombé. Certaines montres se sont cassées…

Se rappeler de ce triste incident lui donna l’impression de rouvrir une plaie dans l’estomac. Il soupira doucement et baissa les yeux, ne voulant plus tellement en parler. Cependant, Amy avait le droit de savoir. Ce ne serait pas correct de lui cacher quelque chose d’aussi important. Pas après l’avoir supporté pendant plusieurs jours voire semaines. Car oui, pendant la période précédant l’entretien, il était inutile de préciser que Felix avait été extrêmement nerveux et intenable. L’angoisse l’avait rongé jour et nuit, se fatigant lui-même et sûrement Amy aussi, et il avait néanmoins le sentiment que tout ceci avait été vain, inutile. Il baissa une nouvelle fois les yeux et soupira, se cachant presque. Non seulement de la honte qu’il lui avait fait en s’écrasant par terre et en ruinant le costume qu’elle lui avait spécialement fait pour l’occasion, mais aussi pour avoir ainsi craquer nerveusement devant elle. Il était l’homme de la maison, il était censé être celui qui était fort, qui devait tout prendre sur lui. Ne rien montrer qui pourrait faire croire à Amy qu’il n’était pas à la hauteur.

— Excuse-moi… Je… Je ne suis vraiment pas digne aujourd’hui…

Il eut un sourire gêné tout en s’essuyant rapidement les dernières larmes qui restaient sur ses joues. Il inspira profondément, comme pour reprendre le contrôle. Il marqua une pause, se tordant nerveusement les doigts, cherchant ses mots car il était certain qu’Amy ne se contenterait pas d’une réponse aussi brève. Il se gratta pensivement l’oreille d’une main et serra celle de son épouse dans l’autre. Il finit par reprendre son récit.

— Comme j’avais pris de l’avance, j’ai pu retourner à l’atelier où j’ai récupéré des outils. Je me suis dit que si je les réparais devant eux, ça aurait plus d’effet que de les montrer comme neuves… Enfin… Cela reste absolument conventionnel… Qui se présente à Buckingham Palace avec des genoux salis, des paumes écorchées, des cheveux décoiffés et des montres brisées…? Cela me fait passer pour un original, voilà tout… Ou alors un fou, qui ne se rend pas bien compte de ce qu’il se passe autour de lui. Mais c’est déjà le cas, non ?

Il marqua une pause en soupirant avant de secouer négativement la tête.

— Et s’ils se sont renseignés sur moi, ils ont bien vu que je n’étais que l’horloger bizarre de Piccadilly Circus. Tu sais, ces gens-là préfèrent l’apparence au talent. Je ne suis juste pas présentable pour les gens de la haute. Et ce n’est pas une histoire de vêtements. C’est… autre chose.

Il se passa une main sur le visage, la déprime obstruant complètement son jugement. À instant présent, il était le dernier des ratés.

— Et puis le talent… On ne connait pas tellement plus d’horlogers… On ne peut pas tellement comparer. Je sais que les clients disent que j’offre des montres bon marché, ce n’est pas très reluisant comme réputation… Ils pensent que je fais des modèles fragiles, qui se cassent facilement. Enfin bon…

Il se leva alors et se gratta l’arrière de la tête.

— Je pourrais rester là à divaguer pendant des heures mais je ne veux pas t’infliger cela.

Il sourit doucement tout en la regardant.

— Tu as raison pour le pyjama, tu m’accompagnes ?

Il lui tendit la main pour qu’elle vienne la prendre. Le moindre contact avec sa chérie lui réchauffait le cœur de manière presque magique.
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MessageSujet: Re: Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini] Lun 24 Avr - 23:55



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Maison des Adler, Lambeth, 1891.

Amy serrait la main de son chéri avec une forte tendresse, afin de l'aider à tenir bon, quoiqu'il puisse arriver. Car ils étaient tous les deux face à quoiqu'il puisse leur arriver. Rien n'était fini. Et tout venait peut-être même de commencer, car rien ne disait alors que son mari venait de recevoir le résultat. La couturière était déjà heureuse de commencer à le voir calmer ses larmes. Car même si son mari était toujours la perfection physique incarnée, ce serait mentir que de dire que les larmes arrangeaient son cas. Il était bien mieux heureux. Amy continua donc de lui bichonner les cheveux de son autre main. Quand Felix parla d'avoir trébucher sur Barth, elle fronça les sourcils. Pourquoi fallait-il donc toujours qu'il cause des problèmes celui-là. Mais son mai n'en parlant pas davantage, elle resta silencieuse et reprit un petit sourire attentif, l'écoutant parler de son ingénieuse idée de réparer directement les montres devant le jury. Amy n'y aurait jamais pensé tellement c'était intelligent. Elle ne manquerait pas de le lui dire, dès qu'il arrêterait de parler. Mais voilà qu'il se remettait doucement à vouloir sombrer dans la plus profonde des tristesses. La main de la couturière reprit des caresses presque massantes dans le cuir chevelu de son mari et l'encouragea à parler d'un nouveau bisou sur la tempe. Quand il lui fit la déclaration de ne pas être assez digne, elle avait envie de le faire taire d'un baiser, lui criant qu'il restait l'homme de sa vie et que ça devait le rendre suffisamment digne pour surmonter toutes les épreuves de l'univers.

Elle continua de l'écouter en souriant, jusqu'à temps qu'il ait finit. Ah, si seulement tout le monde pouvait voir son mari comme elle le voyait, un être parfait, aussi bien physiquement que dans son coeur ou dans sa passion pour son travail. ...en vérité, heureusement que tout le monde ne voyait pas son mari comme elle. Elle n'en dormirait plus la nuit. Mais toujours était-il que son mari était le meilleur, et quand bien même elle ne supportait pas les horloges et le temps qui passait, entendre son mari en parler, lui montrer ses créations ou même inventer des modèles rien que pour elle, ça lui avait appris à apprécier ce métier compliqué. Doucement, elle lui caressa la joue et fit:

- Tu sais... je pense que c'est une excellente idée que tu as eu de montrer comment tu réparais les horloges. C'est direct, intelligent, en plus tu ne devais pas avoir tous les plus parfaits outils à ta disposition et je sais que tu n'en as pas besoin pour réussir. Quant aux vêtements, même les nobles doivent savoir que les accidents arrivent. Et peut-être qu'à force de vantardises, ils ont besoin de quelqu'un avec un peu plus d'humilité ?

Elle sourit et hocha la tête pour se lever, lui prenant les mains pour l'accompagner jusque dans la chambre, faisant bien attention à l'escalier en relevant une part de sa robe. Le repas attendrait bien, il était en feu doux. Tout en remontant les marches, elle continua sa petite parlote:

- Et sans vouloir me vanter, si tu n'étais que poussiéreux, eux qui ont l'oeil fin en ce qui concerne les vêtements, je suis certaine qu'ils ont du remarqué que tu ne portais pas du bon marché, même pour un original... mon adorable original parfait.

Elle rit et l'embrassa sur la joue, faisant un câlin à son bras tout en montant la dernière marche. Il se mettrait en pyjama, elle redescendrait faire le repas et le remonterait pour qu'ils le prennent sur le lit, complètement à l'écart de l'univers. Ensuite, elle descendrait les assiettes sur le sol pour le consoler à sa façon, c'était en tout cas ce qu'elle s'imaginait jusqu'à ce qu'elle continue de parler:

- Puis, tes clients pensent cela à cause du prix. Il est vrai que tu as un rapport qualité/prix qui est censé exploser toute concurrence...le problème c'est que du coup, cela parait trop beau pour être vrai, et il y aura toujours des détracteurs. Je fais parfois quelques cadeaux aux démunis, mais je ne fais pas de bons marchés pour ceux qui ont clairement les moyens. Certes, c'est peut-être pour ça que je n'ai pas non plus beaucoup de clients mais bon.

Elle haussa les épaules. Ce n'était pas elle qui importait. Mais à travers ce parallèle, Amy voulait que son mari arrête de se flageller pour rien, que tout était relatif et que de toute façon, il avait donner son maximum. Cependant un point continuait de l'embêter. Alors ouvrant la porte de la chambre, elle demanda:

- Donc tu as rencontré Bartholomew sur le chemin et il t'a accompagné à ton examen ? C'est gentil.

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MessageSujet: Re: Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini] Mar 25 Avr - 14:04



Don't Cry.

« MERCY. »

Maison des Adler, Lambeth, 1891.

Felix regarda son épouse se lever tandis qu’elle essayait toujours de le rassurer. Et il devait avouer qu’elle y arrivait plutôt bien. Il doutait néanmoins de la sincérité de ses propos, elle qui détestait pourtant ses horloges, mais néanmoins, elle ne s’attarda pas sur la qualité de ses objets mais plutôt sur la compassion dont pouvaient faire preuve les nobles. Oui, les accidents arrivaient. C’était ce que lui avait dit Bartholomew aussi. Mais il n’était pas tellement sûr que cela soit tout à fait vrai. Après tout, il avait grandi dans la bourgeoisie de Liverpool. Ses parents l’avaient souvent évincé des réceptions qu’ils organisaient pour éviter qu’il ne leur apporte que de la honte par son caractère… différent. On le prétendait malade, c’est pour cela qu’il restait caché. Felix avait donc gardé cette image que les apparences importaient énormément dans le milieu mondain. Et peu importe ce que disait Amy ou Bartholomew, il ne serait pas convaincu. Si tel était le cas, pourquoi se vêtaient-ils toujours des plus beaux et des plus chers vêtements ? Pourquoi leurs maisons étaient toujours d’une architecture raffinée et distinguée ? Cela était certes un signe de pouvoir et de fortune, mais cela restait dans l’apparence.

Ils montèrent l’escalier, Felix posant une main sur celle de sa belle qui s’accrochait à son bras. Elle le rassura une nouvelle sur ses prix, sur ses compétences et l’horloger ne put que lui être reconnaissant. Il s’était souvent dit que sans elle, il serait resté sûrement seul dans son coin, à ne voir personne. Il n’aurait pas progressé. Il n’aurait jamais eu envie de s’élever. Elle était celle qui lui avait donné la force et l’envie d’aller dehors, de tenter de faire ses preuves auprès des nobles. C’était elle qui l’avait motivé à essayer de se faire un nom dans le domaine de l’horlogerie. Bon, tout ne s’était passé comme prévu. Mais peut-être qu’Amy avait raison dans ses arguments. Peut-être qu’il se sous-estimait beaucoup trop aussi, comme toujours. Après tout, il avait réussi à recevoir l’amour d’une femme parfaite à ses yeux. Un diamant qu’il avait trop longtemps négligé parce qu’il ne se sentait pas à la hauteur. Il s’était donné une nouvelle chance et cela avait payé. Ses baisers, ses sourires étaient son plus beau cadeau aux quotidiens. Il lui sourit et entra dans la chambre et commença à se changer. Puis, sans aucune raison, exténué par le stress, il se laissa tomber mollement sur le lit.

Il regarda son épouse toujours debout et lui sourit de nouveau. Cependant, son visage eut un air plus grave quand elle aborda Mr. Collins. Felix détourna le regard, se remémorant ce passage douloureux. La moindre ombre de leur amitié semblait définitivement s’être envolée après ce nouvel incident. Il inspira un bon coup et, l’air grave, il dit :

— Il ne m’a pas accompagné… C’était prévu mais… On s’est disputé.

Il se rabougrit un peu sur lui-même, s’attendant à ce que les critiques lui tombent dessus. Après tout, il savait qu’il n’était pas tout blanc dans l’affaire même si sa fierté l’empêchait d’être pleinement objectif.

— On cherchait une solution aussi. Et… Comme pour me convaincre – parce que tu sais que je n’aime pas être aidé sans que je le demandé, même si je ne l’ai pas dit méchamment pour une fois… – il a commencé à dire que ce n’était pas « flatter mon petit ego » mais que j’étais un bon horloger… Je… Je ne sais pas si j’aurai dû mais sur le moment, je l’ai mal pris. De plus, il a avoué qu’il avait fait une bêtise avec toi et qu’il s’en voulait mais...

Il marqua une pause et soupira doucement avant de reprendre :

— Sur le moment, j’avais encore l’impression qu’il me prenait de haut et qu’il me tapotait gentiment la tête en faisant « ne t’en fais pas, je suis un noble, j’aiderais le modeste homme que tu es »…

Il fit une moue, un peu mal à l’aise. Il s’attendait presque à ce qu’Amy le traite d’arrogant ou de prétentieux d’avoir ainsi craché sur l’aide qu’offrait le Lord à la base. Il s’assit en tailleur sur le lit, baissant la tête et regardant ses pieds. Il murmura alors :

— Je ne voulais pas que tu sois mêlée à tout ça… Je n’y pensais même plus quand je l’ai vu… Alors, je me suis agacé et j’ai répliqué… En contredisant ce qu’il disait sur les nobles, qu’ils ne faisaient pas attention aux apparences. Il… Je… J’ai dit que si... que si tu avais été moins belle, tu n’aurais probablement pas attiré son regard…

Il soupira et baissa la tête, s’attendant à ce qu’elle s’énerve ou qu’elle se vexe. Elle aurait été dans son droit d’ailleurs. Il marmonna alors pour lui :

— Mais il ne te connait pas. Il t’aime pour ce que tu dégages. Il ne t’aime pas pour ce que tu es comme moi je le fais.

Car oui, il aimait son épouse pour son caractère, ses goûts, ses peines. Il l’aimerait toujours dans ses sautes d’humeur, ses douleurs, ses souffrances. Il l’aimerait toujours, peu importe le conflit. Il l’avait toujours aimé même quand les heures étaient sombres et difficiles. Bon. Et il la trouvait aussi magnifique physiquement, ce serait mentir que de penser le contraire. Pour lui, elle était parfaite dans tous les domaines. Il le lui avait déjà dit d'ailleurs. Mais ce n'était pas quelque chose dont il se lassait de répéter :

— Moi, je t'aime. Je t'aime vraiment.
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MessageSujet: Re: Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini] Mar 25 Avr - 16:01



Don't Cry.

« MERCY. »

Maison des Adler, Lambeth, 1891.

Regarder son mari tomber mollement sur le lit était un spectacle qu'Amy ne se lassait pas d'observer. Après tout, il était si mignon, qui aurait pu l'en empêcher. C'était donc proche du lit, les bras croisés non dans un signe de protestation mais d'écoute posé, que la jeune couturière l'écouta donc répondre à sa question. Qui fit aussitôt baisser le tendre sourire qu'elle avait pu avoir. Comment cela, il y avait eu une nouvelle dispute entre eux ? Comment cela était-ce même simplement imaginable, après toutes les lettres et efforts qu'Amy avait mis pour changer l'opinion de Mr Collins, après tellement d'émotions sincères à avoir voulu les remettre en bons termes l'un avec l'autres ? Amy serra les dents, attendant donc que Felix termine le récit de ses aventures. Sur l'instant, alors que son mari lui expliquait avoir eu l'impression d'être pris de haut. Ce n'était certainement pas le cas, et la jeune couturière commençait à perdre patience. Si chacun y mettait sa propre fierté en avant, jamais une réconciliation ne serait possible. Tout n'était que peine perdu. Si Felix se croyait éternellement jugé par Barth, comment faire en sorte que cela ne soit plus le cas. Amy espéra alors véritablement qu'il ait eu sa "promotion" et qu'il puisse enfin se sentir digne de la haute société. Qu'il cesse d'être vu comme un ver de terre et qu'il reprenne confiance en la lignée véritable de son sang, quand bien même elle n'était pas forcément très recommendable. Mais vu que Felix disait à tout bout de champ être également un noble déchu, c'est bien qu'il devait en avoir quelques regrets et quelques fiertés cachés.

Mais le pire resta à venir quand Felix baissa la tête, et Amy sut alors qu'il y avait autre chose. Cette information fut vérifiée quand il dit alors qu'elle avait été impliqué. Replaçant une mèche sur ses cheveux, elle se remit les bras croisés. Jusqu'à comprendre le problème. Il avait recommencé, recommencé à parler d'elle, de leur ancienne relation et de combien il s'excusait. Mais qu'est-ce que ça venait foutre là, qu'est-ce qu'elle avait bien pu faire pour avoir ainsi fait confiance à l'idiot du village. Et dieu merci, ce n'était pas Felix, le véritable enfant du village, quand bien même les gens pouvaient se moquer de sa simplicité d'esprit. En comparaison avec ce foutu fifils de noble, il était même le plus intelligent de la ville. Amy se mordit alors la lèvre lorsque Felix indiqua qu'elle ne l'aurait jamais attiré si elle n'avait pas été belle... et détourna le regard ailleurs. Elle avait évidemment fait exprès, d'être jolie, d'être resplendissante. Avant tout pour son mari, mais également pour voir si elle était encore capable d'attirer les autres. Cela serait mentir. Mais le fait que son mari puisse croire qu'elle n'aurait pas eu autant de succès sans sa beauté, la peinait terriblement. Est-ce que cela voulait dire qu'à l'intérieur, elle était horrible ? Elle soupira doucement. La colère contre Bartholomew et sa propre tristesse se confondant lentement. Mais alors qu'il lui déclarait son amour tout simplement, Amy lui rendit un sourire, bien qu'attristée par la situation.

- Moi aussi, je t'aime...

S'avançant lentement vers sa commode, elle se regarda dans le miroir tout en s'asseyant, faisant une moue devant son reflet. C'est vrai qu'au fond, elle était juste belle.

- Quel enfant de salaud quand même... je lui avais bien dit...

Elle prit une brosse à cheveux et défit son chignon pour frotter ses cheveux vigoureusement, comme pour se défaire d'un noeud agaçant ou tout simplement de sa colère.

- Je lui avais clairement dit de ne plus t'en parler, que c'était fini, que c'était du passé ! Et lui il disait (imita une voix grave et clownesque) "Oh, évidemment, c'est du passé j'en suis parfaitement conscient et nous devons regarder devant nous" mon cul oui ! C'est un bouffon ! Il t'a même pas accompagné en plus, alors qu'il te connait, il sait que tu stresses, il aurait pu être là, présent pour toi et tout ce serait bien passé ! Il aurait pu utiliser son influence pour dire "et oui, c'est un de mes amis vous pouvez avoir confiance en lui" mais non. Pff, c'est incroyable... Il a beau être noble, ce n'est qu'une étiquette, car il n'a clairement pas un noble comportement. Si ça se trouve, il est simplement jaloux de toi, parce que je suis sûre que sa pute de fiancé ne m'arrive pas à la cheville ! Oh ça m'énerve !

Elle frappa la commode de son peigne, comme boudeuse.

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MessageSujet: Re: Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini] Mar 25 Avr - 21:57



Don't Cry.

« MERCY. »

Maison des Adler, Lambeth, 1891.

Felix regarda son épouse se diriger vers la coiffeuse présente dans la chambre. Il eut un air déçu, s’attendant à ce qu’elle vienne le rejoindre sur le lit. Mais il se dit qu’il avait mérité son indifférence après le commentaire qu’il avait pu dire. Il baissa la tête peu après sa réponse à sa marque d’affection. Elle n’avait pas l’air très convaincue. Comme si ce n’était qu’une simple politesse. Il soupira doucement et attendit quelque chose, un signe de la part de son épouse pour faire avancer la situation. Mais ce ne fut qu’une injure qui brisa le silence. Une injure plutôt fleurie destinée au Lord. Apparemment, ils avaient déjà parlé de ce sujet. C’était du moins ce qu’elle laissait croire. Inquiet, Felix fronça doucement les sourcils et la regarda se brosser les cheveux énergiquement. Que pouvait-il bien dire après tout ? Allait-il lui dire de se calmer ? Que Bartholomew ne méritait pas un tel traitement ? À quoi bon. Amy était visiblement agacée et lui tenir tête était le meilleur moyen de retourner sa colère contre lui. Et l’irritation de sa tendre épouse était bien la dernière chose dont il avait besoin. Il préféra donc rester discret pour l’instant.

Cependant, Amy s’emporta, ses propos devenant virulents, continuant d’insinuer qu’ils avaient gardé contact et avaient même échangé discrètement. Felix ne put s’empêcher de ressentir une certaine jalousie à cette découverte. Il n’aimait pas tellement qu’Amy continue à correspondre avec ses anciens amants mais il se dit que tous n’étaient pas aussi proches que Bartholomew et que c’était normal, dans un sens. Il soupira doucement tandis qu’elle reprochait à leur ancien ami de ne pas avoir accompagné l’horloger. Felix ne dit rien, se recroquevillant un peu entre ses épaules, n’osant pas lui dire que c’était lui qui avait refusé son aide et que ça l’avait même agacé. En revanche, il s’y attarda plus en détails, se remémorant ce que Mr. Collins lui avait dit. Ce n’était pas tant son aide qu’il refusait. C’était sa façon de le proposer qui l’avait horripilé et qui l’avait forcé à rejeter catégoriquement l’appui et le soutien que le Lord lui avait proposé. Et puis, sa fierté lui empêchait de quémander l’influence d’un membre de la noblesse auprès des autres pour réussir. Il ne voulait pas dépendre des autres. Il s’était fait tout seul et voulait continuer ainsi. On l’avait traité d’assisté toute son enfance et il avait à prouver qu’il n’en était rien.

Quand son épouse frappa la coiffeuse avec son peigne, Felix se leva et vint lui prendre doucement son poignet pour poser sa main sur sa cuisse. Il prit alors le peigne et la regarda via dans le miroir. Il eut un sourire triste et commença à caresser ses longs cheveux aussi sombres que les siens. Puis, il y passa le peigne. Il avait toujours aimé faire ceci, la chevelure d’Amy ayant toujours été extrêmement douce sur sa peau. Il voulait pouvoir la calmer comme elle avait si bien réussi avec lui. Cependant, une telle agressivité dans sa voix lui avait rappelé de douloureux souvenirs, à l’époque où cette colère lui était destinée. Une ombre triste passa sur son visage mais il ne dit rien pour l’instant, continuant de la coiffer, songeur. Le fait est qu’il ne savait pas tellement quoi faire. Il ne savait pas s’il devait parler de Bartholomew, d’essayer d’arrondir les angles ou pas. Mais en même temps, il était relativement d’accord avec elle sur certains points. Comme l’étiquette de noble qu’il aimait se donner sans en être digne. Felix, malgré ses origines, ne s’était jamais senti noble et n’avait jamais eu l’impression de se comporter comme tel.

— Calme-toi, mon cœur… T’énerver n’arrangera rien…

Il pouvait parler, lui qui pouvait se montrer relativement sanguin quand il le voulait. Il baissa les yeux, regardant le sommet du crâne de son épouse avant d’y déposer un baiser. Qu’est-ce que ses cheveux sentaient bon aussi… C’était un commentaire qu’il était obligé de se faire à chaque fois qu’il profitait du parfum de cette chevelure. Il regarda à nouveau à travers le miroir et lui sourit.

— Aucune femme ne t’arrive à la cheville, noble ou pas.

Il sourit avant de reprendre un air un peu plus sérieux, voire triste.

— Je… Je pensais que notre amitié avec Barth aurait pu se refaire avec le temps… Enfin, je n’ai jamais pas beaucoup d’amis mais les perdre ainsi… Cependant, je ne pensais qu’il avait un tel… mépris… Mais peut-être qu’il voulait bien faire ? Même si… sa façon de le dire n’était pas tellement appropriée. Mais je suppose que je n’ai pas de commentaires à faire dessus.

Il sourit doucement avant de garder le silence. Puis, il se rapprocha de son oreille pour lui susurrer doucement :

— Tu avais dit que je devais me poser toute la journée avec toi, tu ne veux pas venir…?

Il lui sourit mais ne retira pas sa tête. Une idée lui vint alors en tête. Quelque chose qu’il avait presque honte de penser mais il se rendit compte en réalité que la colère d’Amy tournée vers Bartholomew lui avait procuré un étrange plaisir, lié à de la satisfaction. Comme si sa jalousie était flattée. Il reprit alors :

— Mais ce que tu as dit sur lui… tu le pensais vraiment ?

Il n’avait pas un ton inquiet, non. Sa voix était certes restée suave mais avait repris un minimum d’intonations moins enjôleuses. Il se redressa doucement, la regardant toujours par le miroir, un sourire doux qu’on lui connaissait aux lèvres, malgré une autre lueur dans ses yeux gris.
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MessageSujet: Re: Don't Cry. [PV A. Adler] [Fini] Mer 26 Avr - 19:08



Don't Cry.

« MERCY. »

Maison des Adler, Lambeth, 1891.

Amy soupirait doucement. Cet idiot de Bartholomew Collins n'avait que ce qu'il méritait. Comment pouvait-on se prétendre ami et pourtant faire l'exact contraire de ce qu'un ami ferait véritablement. Secrètement, elle espérait plus que tout -mais encore plus qu'avant- que son mari ait réussi son examen et qu'il devienne un véritable horloger royal. Cela lui bouclerait son clapet, à cet idiot avec ses jouets en bois. Cette irresponsabilité amicale l'agaçait plus que tout. Avoir remis sur le tapis leur relation dans un moment si complexe et si difficile. Ce n'était pas comme si Felix avait dit "non, je ne veux pas l'aide d'un traitre, de l'amant de ma femme, ah, vade retro satanas", non. Il avait lui-même tirer dans son propre pied qui marchait également sur lequel de son mari. Ridiculement stupide. Tellement énervée qu'elle aurait voulu déjà prendre une lettre et un plume pour pouvoir cracher toutes les vulgarités qu'elle avait en tête pour décrire le comportement du soi-disant noble. Mais il n'y avait rien à faire. Il fallait qu'elle attende un peu, ou cela pourrait se révéler désastreux. Car ce que l'influence de Collins aurait pu former, il pouvait également le défaire. Et s'il n'avait utiliser sa bonne foi pour mettre Felix dans la poche des jurys, qui ne disait que sur un coup de tête, énervé à son tour par le comportement sans gêne d'une simple roturière qu'il avait pu troncher dans une arrière boutique, il puisse fermer totalement les portes de Big Ben à Felix ? Le risque était minime, car Amy ne croyait pas Barth aussi mesquin. Malheureusement, tout était possible avec ce genre de personne, surtout avec le comportement qu'il avait eu ce matin. Hors de question qu'elle lui en parle pour le moment, elle voulait être sûre que cela ne ferait pas de préjudice à son chéri.

Mais alors qu'elle s'apprêterait à faire quelque chose d'autre, son mari se mit derrière elle et commença à lui brosser les cheveux. C'était quelque chose qu'elle aimait plus que tout au monde, presque même plus que les relations intimes avec son parfait mari. La sensation de se faire bichonner par lui, ses longs cheveux noirs passant dans les longs doigts blancs et précis de son horloger. Cela la détendait aussitôt. Elle roucoula doucement, se sentant comme masser par la délicatesse de son mari. Jusqu'à ce qu'en plus, il la complimente sur le fait qu'aucune femme ne serait supérieure à elle. Aux yeux de Felix, elle espérait bien. Mais n'était-ce pas déjà ce qu'elle disait par rapport à la greluche de Barth ? Oh, ce n'est pas grave, c'est même le cadet de ses soucis tandis qu'elle savourait le contact de son mari.

- Oh, certainement. Il n'est pas doué quand il parle, et pourtant il est censé avoir eu une grande éducation j'me trompe ? Peut-être qu'à force d'être dans les jeux de pouvoir de la noblesse, il a fini par acquérir les doubles trompe l'oeil de langage et j'en passe... cela n'en reste pas moins un idiot. Au moins, toi, tu es direct, tu dis tout de suite ce que tu penses sans faux semblant !

Doucement, Felix se pencha alors vers elle, susurrant à ses oreilles qu'elle devait laisser tomber tout ça pour à son tour passer avec lui l'après-midi. Amy eut un grand sourire et le regarda dans le reflet du miroir. Quand il lui posa la question fatidique, Amy eut un petit gloussement. Elle se doutait que cela faisait incroyablement plaisir qu'elle critique ainsi l'homme avec qui elle avait eu une aventure. Et quelque part, elle le comprenait terriblement. Aussi se leva-t-elle et se retourna vers lui en souriant, passant ses bras autour de son cou. La petite couturière sussura, beaucoup plus enjôleuse que son mari:

- Evidemment que je le pense ! Et je suis certaine que tu es d'accord avec moi. D'ailleurs...tu as raison, je devrais me mettre à l'aise également.

D'un petit coup de tête, elle embrassa le bout du nez parfaitement droit de Felix et commença lentement à retirer les plus épaisses parties de ses robes afin que ne restent plus que le jupon blanc, le corset sombre et le chemisier sans manche par dessous. Prenant alors la chemise de l'horloger, elle l'assit sur le lit et l'embrassa tendrement. Cependant, n'y voyez pas de prémisces langoureux car aussitôt elle se redressa et fit:

- Le repas doit être prêt, je ne veux pas qu'il soit trop cuit, alors installe toi correctement, je vais te ramener le déjeuner sur un plateau et on mangera tous les deux sur le lit !

Roucoulante, elle repartit du lit pour passer par la porte de la chambre. En vérité, c'était un calvaire de ne pas rester pour honorer aussitôt son mari. Mais l'appel du ventre était si fort. Et celui de l'estomac, pas du bas-ventre. Elle mit le repas comme dit sur le plateau, et reprit l'escalier, se demandant comment elle trouverait son adorable chéri. C'est donc ainsi qu'elle entra dans la chambre. Toujours en pyjama, elle le vit. De toute façon, cela n'aurait pas été commode de manger nu, surtout avec un corps aussi parfait qui aurait donner envie à Amy de balancer le plateau sur le sol pour faire des cochonneries avec lui. Le plateau fumant à la main, elle le posa sur le lit, faisant un petit geste à Felix pour lui demander de s'écarter. Prenant bien soin de ne rien renverser, elle s'assit à son tour et regarda son chéri avec tendresse et joie.

- On est pas bien ici ?

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