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Felix J. Adler
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Âge : 33
Emploi : Horloger Royal.
Informations : Souffre d'un autisme d'Asperger • Dyslexique • Est obsédé par son métier • Rêve de travailler sur l'horloge de Big Ben. • Insomniaque. • Parle peu • Se sent mal à l'aise dans une foule • A quelques bases d'Allemand et de Français • A le corps glacé et est d'une pâleur à faire peur • Origines Juives • Possède une Pamphobeteus Platyomma mâle pour animal de compagnie • Est le mari d'Amy S. Adler.
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MessageSujet: No One Told Me About Her. [PV Amy S. Adler] [Fini] No One Told Me About Her. [PV Amy S. Adler] [Fini] Icon_minitimeJeu 29 Sep - 15:17



No One Told Me About Her.

« HOW SHOULD I KNOW? »

The Strand, 1878.

Une journée comme les autres commençait depuis la mort de Mr Forel. Felix avait mal dormi, son sommeil était fragile, le parquet étant fin et les voisins du dessus qui n’avaient pas arrêté de faire des allers-retours toute la nuit. Il ignorait à quel genre d’activité ils pouvaient s’adonner pour faire autant de bruit à une telle heure mais cela ne devait pas être très légal. Un peu fatigué mais sans plus, il grignota rapidement avant de descendre les escaliers de l’appartement pour arriver directement devant la porte de l’arrière-boutique de son horlogerie. Il avait fait refaire le panneau au-dessus de l’entrée, qui affichait désormais fièrement son nom. « F. Adler, horloger. » Cela restait simple, mais relativement à l’image de l’homme éponyme qui y travaillait. Plusieurs horloges étaient accrochées au mur, classées de la plus grande à la plus petite depuis la porte d’entrée. Dans une vitrine sur la gauche, étaient présentées diverses montres de raffinements différents, les plus chères ayant requis un véritable travail d’orfèvre, certaines dévoilant aussi des options étrangement sophistiquées pour l’époque comme l’affiche de la date, les phases de la Lune, etc. Mais la chose qui frappait le plus en rentrant dans l’atelier était ce silence pesant. Marqué. Toutes. Les. Secondes. Par. Les. Trotteuses. De. Toutes. Les. Horloges. En. Même. Temps. Un son qui rendrait sûrement fou n’importe qui y resterait une journée. Mais qui n’avait guère l’air de déranger notre petit horloger qui s’installa.

Il se rendit à la porte, mit le petit panneau « Fermé » de l’autre côté de façon à afficher « Ouvert » et commença à se mettre à la tâche. Il ouvrit la vitrine des montres, les remonta et se mit derrière son comptoir, attendant les clients. Ou pas. Il était bien, seul, à bidouiller ses montres tranquillement. En ce moment, il travaillait sur un prototype d’une montre relativement simple pouvant faire office de chronomètre. Il était donc appuyé sur son comptoir, petits ustensiles en main pour placer les engrenages d’après des croquis de sa propre confection. Personne ne s’y serait jamais retrouvé, même les plus grands horlogers de l’époque, sauf lui. Il avait une manière de travailler à part, donnant parfois l’impression d’être légèrement désordonné, mais dans sa tête, tout était extrêmement bien rangé, il savait quoi faire à tel moment, peu importe l’ordre. Néanmoins, il avait beau être dans un quartier populaire avec énormément de passage, personne ne vint durant la matinée. On était en milieu de semaine aussi, c’était peut-être pour cela. Alors que les heures passaient, il continua de travailler sur son engin.

La difficulté se fit plus grande quand les mécanismes devinrent trop petits malgré sa vue précise. Il sortit alors sa paire de lunettes excentriques mais bien pratique dans sa profession. C’était lui qui l’avait encore une fois confectionné. Il y avait un système de loupes télescopique qui lui permettait de changer d’échelle de grandeur à chaque fois. Tout ceci avait été réalisé avec des calculs mathématiques complexes et d’une précision déconcertante. En revanche, il n’avait absolument pas travaillé l’esthétisme de la chose mais c’était une valeur qui lui était légèrement étrangère. Il préférait être à l’aise dans son travail et avoir l’air ridicule qu’être incompétent mais avec un air digne. De toute façon, ce n’était pas pour le nombre de clients qui venaient que cela allait déranger quelqu’un. Et pourtant, on entra. Le carillon de la petite cloche secouée par la porte qui venait de s’ouvrir vint faire tache au milieu des battements de seconde synchronisés de toutes les horloges dans l’atelier. Mais Felix ne releva même pas la tête, aux prises avec une opération périlleuse, demandant une précision redoutable.

- Bonjour.

C’était tout ce qu’il avait lâché, sans regarder son client. Il était agenouillé derrière son comptoir afin d’être au niveau de sa montre pour tenter de trembler le moins possible, ce qu’il ne faisait pourtant pas. Il retint son souffle et relâcha l’étreinte de ses doigts sur la petite pince qui tenait l’engrenage minuscule, qui vint se placer parfaitement à l’emplacement prévu. Il soupira un coup de soulagement, retira son étrange casque et écarta sa montre sur le côté. Il sourit doucement à la femme en face de lui. Elle était jolie. Et il était rare qu’il se fasse ce genre de commentaires sur quelqu’un.

- Que puis-je faire pour vous ?

C’était plus un discours répété inlassablement comme on lui avait appris à le faire. En réalité, il était très bien, seul avec ses horloges. Les clients, l’argent étaient malheureusement obligatoires pour pouvoir se nourrir.
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Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: No One Told Me About Her. [PV Amy S. Adler] [Fini] No One Told Me About Her. [PV Amy S. Adler] [Fini] Icon_minitimeVen 30 Sep - 14:10



No One Told Me About Him.

« HOW SHOULD I KNOW? »

The Strand, 1878.

Londres avait ses moments. Des bons comme des mauvais. L'air n'y était pas plus spécifiquement détestable qu'ailleurs. Même si le peuple était bien plus compliqué qu'à la campagne, Amy avait fini par y trouver quelques marques. Tout y était tellement plus rapide. Dieu merci qu'elle habitait encore chez ses parents et que l'entreprise de sa mère fonctionnait à merveilles. Que son avenir semblait tracée d'une ligne droite indélébile. D'ici deux jours, la demoiselle retournerait rendre sa visite hebdomadaire à son futur mari. Ce dernier avait en prévision de lui offrir un petit animal et Amy avait demandé à être présente pour le choisir. Après tout c'est important un tel choix, presque aussi important que le choix de son futur époux, cela reste tout de même une entitée qui allait passer toute sa vie avec elle. Amy avait envie de savoir ce qu'elle faisait. Puis...elle songeait au fait que cet animal permettrait de réfréner les ardeurs de son fiancé qui désirait très fortement avoir des enfants. Pourtant ils étaient encore jeunes, ils avaient le temps d'y penser. Amy ne savait pas si c'était à cause d'une potentielle pression de son beau-père, mais le gendre des Carter avait une passion pour les enfants. C'était bien la seule source d'ennui du couple. Tandis qu'elle clotûrait la boutique de sa mère pour la pause de midi, la jeune femme prit son panier et marcha dans les rues de Londres. Londres la magnifique, Londres la moderne. Elle se dirigea sans hésitation jusqu'au parc -oh oui, son chemin était tout tracé. Glissant une main gracile dans sa poche, elle en retira sa montre. Fronçant les sourcils, Amy s'arrêta sous le coup de la contrariété. L'heure indiquait encore 9h12, alors qu'il était bien passé 11h55, elle l'avait lu sur l'horloge de la boutique.

Pas le choix. Amy Carter ne pouvait pas partir en pause déjeuner si elle ne savait pas à quel heure elle devait rentrer pour faire la réouverture. Sa mère couvait un petit rhume et c'était donc à sa fille de se débrouiller comme une grande. Regardant autour d'elle, la première horlogerie ferait l'affaire, surtout à une heure pareille. Il ne restait à peine cinq minutes avant la pause officielle, heureusement qu'elle avait pris de l'avance. La boutique était simple d'apparence, la pancarte efficace.

- Bonjour, monsieur je...

La clochette indiquait à l'homme penché sur son travail qu'elle venait tout juste d'entrer. Mais il ne fit absolument pas attention à elle et la coupa même d'un bonjour poli. Serrant les dents, Amy ne pouvait rien faire de plus qu'attendre. Attendre au milieu de cette danse parfaite de tonalité cliquante. Tous les clics se réglaient à la perfection, comme une marche militaire. Mais au bout de quelques secondes, Amy se crispa légèrement. Elle espérait presque qu'une des montres se cassent ou que l'une d'entre elle se mette à faire un solo endiablé au milieu de cette batterie sans âme. Passant une main sur son visage agacé par le stress en voyant l'heure passait à la première minute après midi, elle se rapprocha un peu plus du comptoir, espérant presser l'homme à entendre sa requête. Quand celui-ci enleva son casque ridicule pour lui demander ce qu'il pouvait faire pour elle...Amy écarquilla les yeux. La bouche légèrement entrouverte lui donna l'allure d'un poisson en manque d'air. Ses joues brûlèrent avec intensité. Sa seule réaction fut de baisser la tête avec un intense sourire qu'elle n'arrivait pas à baisser. N'importe qui aurait pu lire sur son visage. Mais ils étaient seuls.

- Je...je...enf..efat...enfat...en fait...je...j'ai cette...enfin vous voyez...

Son regarda alla de l'homme à la montre, de la montre à l'homme. Des yeux de cet homme à sa bouche, et ainsi de suite. Elle déglutit et fit son plus beau regard de quémandise.

- Je...je sais qu'il est l'heure de la...de la pause, moi aussi je suis en pause ac...actuellement, mais j'ai besoin de cette montre pour savoir...quand retourner au travail et...parce qu'en fait vous voyez je...je suis couturière, à quelques rues d'ici et...et j'allais manger au parc...vous voyez...donc...donc j'ai besoin de cette montre voilà. Oui, j'ai besoin de cette montre.

Elle suait presque rien qu'à voir la perfection en face d'elle. Qu'est-ce que la pauvre Amy Carter devait paraître stupide à cette seconde précise. Pourquoi lui racontait-elle sa vie ? Bonne question.

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High dive into frozen waves where the past comes back to life. ✻ Fight fear for the selfish pain, it was worth it every time. Hold still right before we crash cause we both know how this ends. Our clock ticks 'til it breaks your glass and I drown in you again.
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« HOW SHOULD I KNOW? »

The Strand, 1878.

Felix avait détourné le regard quelques instants, ayant toujours eu du mal à soutenir celui des étrangers. Car oui, il les considérait avant tout comme des étrangers avant reconsidérer comme des clients. Ses yeux gris étaient attirés par une horloge, décalée d’un millième de seconde. Il fallait qu’il règle cela après s’être occupé de la madame. La madame qui semblait être plus mal à l’aise que lui. Enfin. Pour l’instant, il était relativement détendu. Il était rarement nerveux dans son atelier. C’était sa grotte, son trou, son repaire, son havre de paix. Il s’y sentait à l’abri et chez lui. Enfin bref, cela lui faisait extrêmement bizarre de voir quelqu’un paniquer dans son antre. On aurait dit qu’elle avait vu un fantôme derrière lui. Il ne s’était pas retourné. Il savait parfaitement ce qu’il y avait dans cette pièce et il était pratiquement sûr qu’il n’y avait pas d’esprit. Mais il divaguait. Il essaya, avec difficulté cependant, de reporter son attention sur la jeune femme dont les joues avaient viré au rouge cramoisi. Elle lui répondit alors. En bégayant énormément. On aurait dit lui quand il cherchait ses mots pour paraître normal mais qu’il n’y arrivait pas et qu’il commençait à paniquer.

Il pencha légèrement la tête sur le côté, intrigué par le comportement de l’étrangère. Et bizarrement, il arrivait à soutenir son regard. Il ne se sentait pas agressé après tout, il était bien. Entre les bégayements de l’inconnue, il comprit qu’elle était en pause pour déjeuner, qu’elle se dirigeait vers le parc. Et qu’elle avait besoin de « cette » montre. Felix fronça doucement les sourcils. Quelle montre ? Ses yeux se posèrent sur les mains de la femme qui ne tenaient aucune montre. Elle ne l’avait pas sorti ? Elle voulait en acheter une ? Ses yeux se posèrent rapidement sur la vitrine avant de revenir vers elle. Il sortit le bout de sa langue sur le devant de ses lèvres avec un air gêné, ne sachant plus trop où se placer. Généralement, il n’avait pas à demander les montres des clients. Il regarda un peu partout, essayant de ne pas s’affoler, de rester calme. Il ferma les yeux deux secondes, en soupirant très brièvement, essayant de se concentrer sur les battements de seconde des horloges afin de chasser cette nervosité, malgré le court laps de temps. Et ce fut un succès, il rouvrit les yeux, regarda l’inconnue, se força à sourire et tendit la main, avant de chercher brièvement les mots pour ne pas paraître trop froid et agressif.

- Alors… est-ce que je peux avoir votre montre…?

Il la regarda avec un léger sourire avant de se rendre compte qu’il avait oublié quelque chose d’important qu’il s’empressa de rajouter :

- S’il vous plaît.

Il ferma les yeux et soupira. Voilà que sa voix avait eu la bonne idée de montrer qu’elle n’avait pas encore fini de trouver son timbre et fit un joli et ridicule saut dans les aigus. Il passa sa main qui n’était pas tendue sur sa gorge qu’il frotta doucement, rougissant doucement, avant de baisser tête et main, honteux. En voilà une autre qui allait le prendre pour un gars bizarre. Il posa ses deux mains sur le comptoir, les regardant, attendant donc qu’elle lui donne sa montre. Néanmoins, il lâcha un très timide :

- Excusez-moi…

C’est bon, il n’était plus à l’aise. Il était nerveux, stressé. Il fallait se concentrer sur le bruit des horloges. Il fallait se calmer. Et ne pas la faire fuir. Pourquoi d’ailleurs ? Si elle voulait tant sa montre, elle ne fuirait pas, peu importe le comportement de l’horloger. C’était un fait, c’est sûr. Felix ne sut l’expliquer à lui-même. Il trouvait juste plus désagréable l’idée de passer pour un clown devant elle que devant quelqu’un d’autre. Et c’était inexplicable.
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« HOW SHOULD I KNOW? »

The Strand, 1878.

La chaleur dans ses joues se faisait encore plus présente. Elle n'aurait jamais cru un jour ressentir une telle émotion. Ce n'était pas de l'affection, c'était bien plus puissant que cela. Il lui semblait que si elle partait sans lui avoir demander son nom, elle en mourrait. Amy Carter n'était pas une jeune pucelle en manque de romantisme. Le Prince Charmant n'était pas quelque chose qu'elle recherchait activement comme une assoiffée. Elle était censée avoir déjà l'homme de sa vie. Mais en face d'elle se trouvait la destitution de toutes ses convictions. Un être à la peau bien plus blanche que la sienne, d'un grain atteignant une perfection que même les femmes ne parvenaient pas à atteindre. Des yeux d'une profondeur, oh Dieu qu'elle aurait voulu y plonger. A cette seconde où elle bredouillait des idioties sans nom, ces yeux la happaient littérallement. La confinant dans une chaleur intérieur où tout ne meure,c'était la première fois de sa vie qu'elle voyait quelqu'un comme cela, d'aussi fascinant et peu conventionnel. Mais à juger parce que qui l'entourait, il devait faire son travail à la perfection. Alors qu'il lui demanda sa montre, son regard sombre la glaça de l'intérieur. Craignant d'avoir fait quelque mal, la demoiselle baissa la tête jusqu'à qu'une note aigue lui fit redresser celle-ci. Se mordant la lèvre, elle regarda Mr Adler, légèrement tremblotante et le cœur battant une chamade incomensurable. Chacun de ses mouvements la mettaient en émoi. Etait-ce ça l'Amour ? Elle pensait l'avoir déjà connu, l'avoir déjà mimé.

- Non...non, ne vous excusez pas...c'est moi qui...qui suis bête...c'est vrai...

De la poche de sa robe rouge qu'elle avait elle-même confectionnée, elle sortie une montre à gousset d'une facture honnête. Loin du genre que travailler Felix, une en un bien mauvais état. Couverte d'éraflures et de creux. L'un des chiens que gardait son fiancé l'avait mordillé un soir qu'elle avait le regard ailleurs. Peut-être était-cela qui avait fini par abimer l'engrenage à l'intérieur où quoi qui puisse être dans ces choses. Elle supportait de moins en moins les cliquetis environnements, jetant un coin d'oeil presque inquiet à toutes les horloges qui l'entouraient. Reportant alors son regard vers Felix, elle posa la montre devant lui.

- Elle est un peu abîmée, c'est à cause du chien de...d'un de mes amis qui a...eu le malheur de l'attraper...j'ai du lui courir après toute la soirée pour le récupérer...ce n'était pas très digne d'une lady...

Amy ponctua cette dernière phrase d'un petit rire qui se voulait mignon mais qui était bien plus nerveux que prévu. Son propre sang n'avait fait qu'un tour après qu'elle ait appelé son fiancé « un ami ». Essayant de se mettre à l'aise en trépignant doucement, il fallait se rendre à l'évidence. Elle n'était pas une Lady. Elle n'était qu'une pauvre petite couturière, et quand bien même ses vêtements étaient d'apparence riche et sa toilette des plus délicatement bourgeoise, cela ne restait que des artifices sur le corps d'une femme dont la requête principale est de repriser des chaussettes entre minuit et une heure du matin car on a oublié de le faire avant la fermeture de la boutique et qu'un homme vient les chercher le lendemain matin aux premières lueurs du jour. Elle soupira doucement et le regarda, admirative.

- Je suis vraiment désolée de vous donner du travail durant la pause...je vous donnerai un petit quelque chose en plus du payemant et...

Fouillant en même temps d'un air absent, toujours concentré sur cet homme en face d'elle qui semblait l'avoir tristement oublié pour sa montre...elle se rendit compte du drame. Elle n'avait pas la moindre pièce sur elle, n'ayant pas prévu ce cas de figure. Soudainement atterrée sa propre stupidité, sa main vint précipitamment se poser sur celle de l'horloger :

- Non ! Ne poursuivez pas ! Je viens de me rendre compte...que je n'avais rien pour vous payer...j'ai oublié mon argent...ne gaspillez pas votre temps pour moi...

La jeune femme déglutit de ce contact. Cette main. Si douce. Il lui semblait avoir toucher une feuille de papier pareille, sans poussière. Il en avait la même couleur. Retirant brusquement sa main, un large sourire gêné prit le dessus sur son embêtement et elle baissa la tête pour éviter de le montrer. Dieu merci qu'ils étaient seuls.

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« HOW SHOULD I KNOW? »

The Strand, 1878.

L’étrangère finit par lui donner la fameuse montre et Felix ne tarda pas à l’inspecter dans tous les sens. Il passa son pouce sur l’une des éraflures avec un air pensif. La montre était certes de qualité modeste mais la vitre avait néanmoins résisté aux assauts du chien. Seule la coque de protection avait été amochée, ainsi que le fond de la carrure. L’inconnue lui raconta alors la mésaventure de la montre et l’horloger se contint de pas afficher une moue agacée en entendant un tel aveu sur la négligence de la montre. Elle rit alors et Felix releva les yeux vers elle avant de lui sourire poliment. Il ne savait pas trop ce qu’il y avait de drôle dans ce qu’elle avait dit mais il avait appris à sourire quand ses interlocuteurs riaient pour essayer de passer inaperçu. Quoiqu’il en soit, elle s’était attribuée le terme de Lady et cela ne parut incohérent aux oreilles de Felix. Vu ses vêtements en tout cas. De toute façon, il ne s’y connaissait pas assez pour déterminer les petites différences entre les classes sociales similaires. Il savait juste faire la différence entre un riche, un moyen et un pauvre, ce qui était déjà un bon début.

Mais là n’était pas le sujet. Il prit rapidement un petit tournevis et retira la loupe puis le cadran, dévoilant les entrailles de l’appareil, continuant d’écouter la Lady. Cela l’intriguait tout de même. Elle paraissait jeune, plus jeune que lui et elle était déjà mariée à un Lord ? Mais quel âge devait avoir ce dernier. Toutes ces histoires de mariages arrangés lui donnaient froid dans le dos et il préféra ne pas s’aventurer plus sur le sujet. Il lui lança un rapide coup d’œil inquiet cependant. Elle n’avait pas l’air malheureux. C’était l’essentiel. Elle cachait peut-être son jeu mais dans ce cas-là, c’est qu’elle n’avait pas besoin d’aide. Il reporta son regard sur sa montre, se rendant compte que la jeune fille l’avait complètement déconcentré. Il regarda les engrenages en essayant de se souvenir de ce qu’il était en train de faire, fronçant même les sourcils. Elle reprit alors la parole et Felix ne put que la regarder de nouveau, complètement désorienté, essayant vainement de se reconcentrer sur sa montre. Elle lui parla de pause, de paiement avant de s’exclamer brutalement tout en posant sa main sur la sienne. Felix sursauta brutalement et la regarda avec de grands yeux ronds de surprise.

L’horloger sentit tout son bras se crisper brutalement au point de lui faire mal, comme une décharge électrique. Il ne s’était absolument pas attendu à entrer en contact avec la main chaude de la Lady. Et même si maintenant, tout son corps était tendu comme un arc, qu’il ne bougeait plus, que même sa respiration s’était bloquée, il ne retira pas sa main. D’habitude, il l’enlevait avec précipitation comme s’il l’avait posé sur quelque chose de brûlant mais là, non. Il ne la retira pas, se contentant de fixer la main fine posée sur la sienne. Ce fut finalement elle qui retira sa main brutalement, manquant de le faire sursauter une deuxième fois. Il la regarda sans comprendre, la bouche légèrement entrouverte, ne sachant pas comment réagir du tout. Il venait de se passer quelque chose que Felix n’avait jamais envisagé pour l’instant : quelqu’un parvenait à le déconcentrer de ses montres et l’a touché sans qu’il n’ait le réflexe de retirer sa main. Qui était cette femme ? Pourquoi… Pourquoi souriait-elle tout le temps en rougissant toujours plus ? Elle lui demanda alors de ne pas gaspiller son temps pour elle et ce fut à ce moment-là que Felix perdit toute sérénité alors qu’il était dans son antre. Il tenta alors un sourire maladroit.

- V… Votre montre n’a pas grand-chose… Elle sera sûrement prête quand vous aurez déjeuné… Je… Je ne prends jamais de pause… habituellement…

Il soupira un bon coup, essayant de retrouver son souffle avant de reprendre :

- Je… Je peux vous en prêter une pour que vous… gardiez un œil sur l’heure… Il ne faut pas faire confiance aux horloges municipales.

Il regarda autour de lui avec un air presque paniqué et finit par fouiller dans les poches de son tablier pour ressortir sa montre.

- Tenez. Prenez celle-ci en attendant.

Il lui tendit la montre d’une simplicité déconcertante. Elle était encore plus usée que celle de la cliente d’ailleurs, la loupe ayant été rayée. Malgré cela les aiguilles couraient toujours joyeusement sur le cadran. Felix s’était rendu compte de la valeur émotionnelle de la montre qu’il venait de proposer à l’étrangère mais il était trop tard pour faire machine arrière. Alors il la regarda dans les yeux. Franchement. Peut-être pour la première fois. Et il se rendit compte à quel point leur couleur était magnifique. Le temps est précieux, immuable, puissant. Felix le savait mieux que tout le monde. Néanmoins, à cet instant précis, à cette minute précise, à cette seconde précise, il savait que…

- Jamais je ne gaspillerai mon temps avec vous.

Il l’avait dit sans s’en rendre compte, les sourcils froncés, faisant un contraste parfaitement déroutant. La nervosité qui faisait s’accélérer son cœur influença aussi sur la cadence de son souffle. Il avait envie de fuir. Mais son regard restait prisonnier de celui de la Lady. C’était peut-être le plus beau regard qu’il ait pu voir de sa vie. Il n’y avait rien qu’il puisse faire, son corps, comme d’habitude, ne lui répondant pas. Oui, il était comme envoûté, paralysé par la simple présence de cette femme.
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«  HOW SHOULD I KNOW?  »

The Strand, 1878.

Ce silence uniquement poncté de tic et de tac, une insupportable cacophonie qui faisait tapoter le pied d'Amy sur le sol. S'il n'y avait la présence de cet homme qui capturait son regard, il aurait fait un long moment qu'elle se serait enfuie, prétextant elle ne savait quelle stupidité. Les bruits lui entraient dans la tête et ne voulaient plus partir, comme un marteau qui lentement faisait entrer une aiguille dans sa cervelle. La couturière tentait vainement de se concentrer sur le visage si blanc de l'horloger s'intéressant à sa montre. C'était comme un instant privilégiié, ou en tout cas elle le vivait comme tel. Alors qu'elle n'était qu'une cliente, une simple cliente. Mais le fait qu'il s'occupe d'elle durant son temps de pause la faisait devenir toute heureuse, comme si c'était anormal. Jamais elle n'aurait fait cela, même pour son fiancé. Après tout, l'heure du déjeuner était l'une des choses les plus sacrées au monde; il fallait en contester à ses formes rondelettes mais répartie à la perfection sur tout son corps.

Il ne prenait pas de pause...habituellement ? Est-ce qu'il voulait dire que cet instant n'était pas magique ? Qu'il travaillait entre midi et une heure avec elle comme avec n'importe quel autre client ? Son petit coeur sembla se tordre. Amy ignorait le pourquoi de cette douleur. Etait-ce donc véritablement l'amour ? Elle laissa une ombre passer sur son visage, mais qui partit bien vite après que l'horloger lui ait encore adresser la parole. Puis lui tendit une nouvelle montre. Etait-ce un cadeau de sa part ? Une sorte de prêt ? Prêtait-il aussi des montres à n'importe lequel de ses clients ? L'idée d'être à nouveau sur le devant, d'être importante, emplie son corps d'une nouvelle énergie. Il lui paraissait que si cette énergie disparaissait, elle pourrait mourir de faim. Le regard si clair et profond de cet homme dont elle ne connaissait que le nom de famille. Adler. Un nom peu commun qu'elle n'avait jamais encore entendu. Elle y plongea son propre regard tout en tendant la main pour récupérer l'offre. Leurs mains se retouchèrent tandis que le poid de l'objet se fit nouvelle dans la paume de la couturière.

- Jamais je ne perdrais mon temps avec vous non plus...

Pourquoi avait-elle ressenti le besoin de répéter sa phrase ? Elle le voulait juste. Cette phrase déclencha une tornade dans son coeur, quelque chose qu'elle n'avait encore jamais ressenti. Une sorte de flamme puissante au creux de sson ventre, quelque chose qui n'avait pas de nom. Au diable le fiancé. Au diable le chat. Au diable les montres cassés et le cliquetis incessamment douloureux dans ses tempes. Elle pouvait sentir dans le moindre de ses membres le ressentiment de pouvoir tout quitter et se jeter dans l'océan d'ambre gris que former les iris de l'horloger. Le fait qu'il fronçait les sourcils ne la dérangeait même pas. Elle ne voyait pas cela comme de l'ennui, mais plus comme de la concentration. De la concentration sur elle. Un grand sourire prit place sur son visage, ses yeux devenant tendres. Puis elle montra son panier, baissant la tête par gêne, les joues rouges.

- Je...je suis flattée de votre prêt...si vous voulez...nous pourrions prendre notre...pause ensemble...? J'ai peut-être fait beaucoup trop à manger pour moi toute seule...je...je comptais aller au parc, dans un coin que j'aime beaucoup...

Son pied tapait encore la mesure des aiguilles, tentant comme de se donner un contrôle sur cette douleur naissante au creux de sa tempe. Il lui fallait sortir, mais ne voulait pas être seule. S'inclinant comme une véritable Lady, elle le regarda dans les yeux.

- Mon nom est Amélia Carter. Mais tout le monde m'appelle Amy. Pour les clients, je suis Miss Carter...

Cette indication du Miss n'était pas anodine. Elle voulait lui indiquer qu'elle n'était pas encore une Mrs. Donc encore célibataire. Un rien pouvait donner le maximum d'informations à qui saver les décripter. Et Amy songeait qu'un être aussi doué en horloge ne pouvait qu'être très intelligent.

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Felix J. Adler
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Informations : Souffre d'un autisme d'Asperger • Dyslexique • Est obsédé par son métier • Rêve de travailler sur l'horloge de Big Ben. • Insomniaque. • Parle peu • Se sent mal à l'aise dans une foule • A quelques bases d'Allemand et de Français • A le corps glacé et est d'une pâleur à faire peur • Origines Juives • Possède une Pamphobeteus Platyomma mâle pour animal de compagnie • Est le mari d'Amy S. Adler.
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MessageSujet: Re: No One Told Me About Her. [PV Amy S. Adler] [Fini] No One Told Me About Her. [PV Amy S. Adler] [Fini] Icon_minitimeDim 2 Oct - 0:19



No One Told Me About Her.

« HOW SHOULD I KNOW? »

The Strand, 1878.

L’inconnue répéta presque la même phrase que lui. Qu’est-ce que cela voulait donc dire ? Pourquoi se répondaient-ils ainsi tous les deux comme si cela avait été un jeu de séduction ? En était-ce d’ailleurs ? Il avait toujours eu du mal sur ce point, Harry lui en avait fait le reproche. Mais pourtant, il n’arrivait vraiment pas à détacher son regard des yeux. Même ses horloges, il ne les entendait presque plus. Il ressentait comme un étrange signe de magnétisme entre eux. Voilà, du magnétisme. Il se sentait attiré par cette femme qu’il ne connaissait même pas. Et encore. Même avec les gens qu’il connaissait, il n’avait encore jamais ressenti ça. Il essayait de lutter pourtant, il n’aimait pas cette sensation de perte de contrôle. Il l’expérimentait souvent mais il la haïssait. Il la dévisageait sans aucune gêne mais il lui semblait qu’elle faisait exactement la même chose. D’un point de vue étrange la scène pourrait avoir une apparence relativement comique et gênante, ce qu’elle était sûrement… Et elle l’était tout autant quand on la vivait. Mais il y avait autre chose que Felix n’aurait pu décrire. Quelque chose de plus fort. Surtout quand elle sourit. Il ne sut pourquoi, il sourit à son tour, comme un idiot.

Elle lui proposa alors d’aller au parc avec elle, partager son déjeuner, pendant sa pause. Il ne comprit pas tout de suite ce qu’elle voulait. Il ne pourrait pas réparer sa montre en allant se promener avec elle. Surtout qu’il y mettait rarement les pieds, ce n’était que pour Harry, généralement. Mais il avait une étrange envie de l’accompagner, de la découvrir, de la faire sourire. C’était vraiment perturbant pour lui comme sensation. Il découvrait cette sensation pour la première fois. Oui il n’avait jamais ressenti le besoin de faire sourire Harry comme ceci, même si bien sûr, il aimait son visage quand celui-ci était rieur. Mais là, c’était vraiment tout autre chose. C’était une nécessité. Il devait la faire la sourire. Il avait comme l’impression que cette tâche devait lui revenir à lui et à lui seul. Ce désir que lui, Felix Adler, humble horloger aussi bizarre soit-il, lui fasse garder un tel visage lumineux. Il eut l’impression que c’était sa mission d’être à côté d’elle et de veiller à son bonheur. Il fronça une nouvelle fois les sourcils. C’était stupide, il ne connaissait même pas son nom. Et puis comment Felix pouvait-il souhaiter autre chose que la solitude ?

Elle s’inclina alors et donna son nom. Miss Amélia Carter. N’avait-elle pas dit plutôt qu’elle était une Lady ? Tout commença à se bousculer dans sa tête et sa première théorie sur le mariage arrangé dans son esprit. Pourquoi avait-elle le terme de célibat, de jeune femme en charge d’un mari ? Néanmoins, cela voulait dire qu’elle ne voulait pas lui montrer qu’elle était mariée. Dans quel but ? Échapper à son mari ou charmer l’horloger ? Ou peut-être les deux ? Peut-être avait-elle vraiment un mari et qu’elle cherchait un amant de son âge pour découvrir un amour un peu plus sain ? Puis le prénom de Miss Carter lui revint en tête. Amélia. Elle l’avait dit avec un accent Français qui avait fait sourire Felix. Il en déduit donc qu’elle avait des origines qui n’étaient pas britanniques et l’horloger dut avouer qu’il avait une petite préférence pour ceci. Un accent sonnait de façon aussi mélodieuse que les cliquetis des trotteuses synchronisées. Puis il se rendit compte qu’il lui fallait peut-être une réponse. Il sortit de ses pensées, ignorant combien de temps il y avait été plongé et commença à bafouiller :

- Mais… Je… Euhm… Je ne pourrais pas réparer votre montre si je viens avec vous… Mais…

Il soupira, préférant changer de sujet.

- Je m’appelle Felix Jacob Adler…

Il la regarda un instant et ne put s’empêcher de dire avec un sourire timide :

- Et contrairement à vous, je n’ai pas d’origines françaises, milady…? Pardonnez-moi, je n’ai compris si vous étiez mariée et cherchiez à faire oublier votre mari ou si vous avez juste dit miss ou lady pour… plaisanter.

Felix la regarda avec le plus sérieux du monde avant de se rendre compte qu’il avait peut-être trop parlé et sur des sujets sensibles. Il soupira doucement et baissa la tête.

- Excusez-moi…
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Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: No One Told Me About Her. [PV Amy S. Adler] [Fini] No One Told Me About Her. [PV Amy S. Adler] [Fini] Icon_minitimeDim 2 Oct - 16:59



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« HOW SHOULD I KNOW?  » »

The Strand, 1878.

Le silence qui suivit sa déclaration fut insupportable. Si Amy n'était pas aussi obnubilé par la profondeur de son regard et par le battement de son propre coeur, elle se serait demandé comment faisait-il pour tenir le coup dans ce lieu de démence sonore. L'ordre n'était correcte, la nature n'a jamais été que chaos. On le lui avait appris dans sa petite enfance, et elle en voyait bien trop la preuve. La couturière se demanda même si, une fois sortie de l'horlogerie, elle n'entendrait pas encore les aiguilles en boucle dans sa tête. Doucement, sa tête commençait à son tour à battre le rythme des cadrans, tandis que son sang montait dans ses joues à toute allure. Il n'avait toujours pas répondu, et soudainement la peur d'avoir été ridicule se perça à jour dans les yeux bleus de la douce demoiselle. En cette seconde,tout lui revint en tête, son travail dans à peine une demi-heure, mais aussi son fiancé qui l'attendrait très prochainement, leur mariage convenu dans peut-être un ou deux ans...ce chat dont elle ne voulait soudainement plus, les aiguilles qui frappèrent sa cervelle, tout revint comme une triste évidence et ses yeux se baissèrent à nouveau. Sa réponse ne lui donna pas davantage de baume au coeur, prétextant la montre pour ne pas venir avec elle. Mais il avait tristement raison. Elle avait besoin de l'heure. Mais plus que cela, elle avait besoin de...mmh ? Il s'appellait Felix. Son deuxième prénom était John mais qu'importe, il s'appellait Felix. Un prénom qui ne fit aucun écho dans sa petite tête mais qui devint très vite synonyme de perfection.

- Felix...

Murmura-t-elle pour elle-même, certaine qu'il n'avait absolument rien entendu. Il n'en montra d'ailleurs aucune preuve. Mais par la suite, les paroles qu'il lança furent si...franches et directes que le rouge monta davantage jusqu'à son front et son cou. Cependant, si elle n'avait su se rendre suffisament clair, ce n'était que de par sa faute. La petite couturière se mordit la lèvre délicatement, ses mains se gênant l'une contre l'autre sur le tissus de sa robe.

- Oh...non...ne vous excusez surtout pas, je me suis mal exprimée...je n'ai aucun mari...oui, c'était juste...juste une plaisanterie...de mauvais goût, je vous l'accorde. (un petit temps de silence suivie cette parole) Mais je suis flattée que vous ayez reconnu mon accent...je le pensais pourtant indétectable, même si ma mère m'a appris à parler aussi bien français qu'anglais...

Elle eut un petit rire tout en le regardant. Pourquoi se confiait-elle ainsi avec autant de liberté ? Enfin, non pas qu'elle était quelqu'un de très secrète. Mais elle n'étalait pas non plus sa vie à qui voulait l'entendre et se contentait d'agacer les oreilles des clients par sa voix aigue de jeune idiote sans esprit. N'ayant aucune idée de comment régler cette situation, elle regarda à droite, à gauche, un peu partout autour d'elle, observant même la rue au dehors où les gens passaient sans même regarder la devanture de la boutique. Toute minaudante dans une timidité qu'elle se découvrait nouvelle, son sourire s'élargit un peu plus.

- Vous savez...si vous venez avec moi..manger au parc...c'est vrai que vous ne pourrez pas me rendre la montre d'ici treize heures...cependant...je vous emprunte celle-ci et cela m'obligera à venir vous revoir...qu'en pensez-vous..?

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MessageSujet: Re: No One Told Me About Her. [PV Amy S. Adler] [Fini] No One Told Me About Her. [PV Amy S. Adler] [Fini] Icon_minitimeDim 2 Oct - 21:16



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« HOW SHOULD I KNOW? »

The Strand, 1878.

La nervosité de sa cliente commença à l’affecter grandement et il se retenait de ne pas ronger ses ongles qui étaient déjà bien trop courts. Le petit « non » français qu’elle prononça cependant lui arracha un demi-sourire de plaisir. Il adorait cette langue. Il ne savait pourquoi, mais il adorait l’accent, la sonorité, le son. On pourrait l’insulter en Français qu’il aimerait quand même. Quoiqu’il en soit, elle pensait que son accent était indétectable, mais Felix passait la plupart du temps dans une horlogerie où ses oreilles étaient à l’affut du moindre son parasite. Bon, un accent français était tout sauf un bruit parasite mais le résultat était là : il avait l’oreille affutée pour les choses qu’il aimait et cela en faisait partie. Mais il resta silencieux, la regardant juste. Il la vit regarder autour d’elle et même dehors. Elle avait l’air nerveuse. Pourquoi l’était-elle ici ? Il n’avait pourtant pas l’impression de s’être comporté trop bizarrement pour une fois. Il regarda la montre que lui avait donnée Miss Carter et s’apprêta à l’ouvrir pour y travailler quand elle prit la parole, insistant de nouveau pour le faire venir manger avec elle, au parc. Mais ce ne fut pas cela qui le perturba le plus.

Elle lui proposa de garder sa montre. Sa montre personnelle. Sa préférée. Loin d’être la plus jolie mais celle dont il ne se séparait pourtant jamais. Se doutait-elle seulement de la valeur affective qu’il portait à cette montre ? De ce qu’elle représentait pour lui ? C’était sa première montre, celle qu’il avait trouvé et qu’il avait réparé sans rien. Elle avait tout connu cette montre, cela faisait presque huit ans qu’il ne s’en séparait pas. Qu’il la posait sur son chevet avant de s’endormir. Ses battements de seconde avaient le même effet que de compter les moutons pour lui. Comment allait-il faire sans elle ? Dans les mains d’une autre personne qui plus est ? Et une personne qu’il ne connaissait absolument pas. Tout ce qu’il savait, c’est qu’elle avait des origines françaises, qu’elle s’appelait Amy Carter et qu’elle était couturière. Vous allez lui dire qu’avec ces informations, il allait être sûrement facile de la retrouver mais… Il ne parvenait pas à se faire à l’idée à se séparer de sa montre plus d’une heure. Il la regardait d’ailleurs fixement, elle qui se trouvait dans la main de l’inconnue. Non, il ne pouvait pas la laisser partir plus longtemps. Il avait besoin d’elle. Alors, instinctivement, les yeux toujours rivés sur sa montre, il lâcha impulsivement :

- Je vous suis.

Il regardait sa montre comme s’il était hypnotisé, impossible pour lui de décoller son regard de son précieux. Il suivrait Miss Carter où il réparerait sa montre en un temps record pour qu’il ne soit pas séparé de sa montre. Au pire, il irait dans sa boutique lui rapporter, peu importe l’heure, en échange de cette montre qu’elle voulait prendre en otage. Le pauvre Felix était complètement paniqué, n’ayant même pas fait attention qu’il venait de s’engager pour aller au parc avec cette demi-française.
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« HOW SHOULD I KNOW?  »

The Strand, 1878.

Amy attendait vainement une réponse à ses divagations, souriant avec gêne, comme s'excusant d'être présente devant lui. Elle ne voulait pas causer de problèmes, juste...lui parler. Juste le découvrir un peu plus, comprendre ce ressentiment qui perlait son coeur d'un collier à pointes vers l'intérieur. Image bien étrange s'il en était de plus cocasse. Sa langue devint rêche et elle n'aurait pas dit non à un simple verre d'eau. Par chance, elle possédait  une gourde dans son panier d'osier. L'usiter devant l'horloger ne serait absolument pas correcte. La couturière se força à attendre, passant sa langue sur la surface rugueuse et maquillée de ses lèvres. Calmement, elle rassura sa prise sur la montre et continua d'observer sans vergogne la beauté accablante de l'individu. Une aura étrange l'entourait comme un voile de mystère. La curiosité maladive de Miss Carter la perdra, elle en était sûre. N'avait-elle pas été la seule à faire un pas vers l'ombre osseuse qu'était son fiancé lors de ce bal du nouvel an ? Néanmoins, l'attrait du masculin regard n'était plus à la portée de la jeune demoiselle. Il n'en avait plus que pour la montre qu'elle tenait dans la main. Ce face-à-face d'une tension incroyable s'effaçait  soudainement pour laisser place à un malaise certain. Agacée, Amy scruta à son tour la montre. Elle semblait vieille, c'était probablement un objet de grande valeur...mais ce n'était pas une raison pour la négliger comme cela ! Songeant alors à comment ranger cette montre, il lui aurait été facile de la perdre dans sa poche. N'ayant -visiblement- pas d'autre choix, elle rangea la montre dans son décolleté. Au moins, c'était certain qu'elle ne l'oublierait pas ici, et qu'elle ne la perdrait pas. Il faudrait qu'elle explique à son fiancé que ce n'était qu'une vieille montre qu'elle avait trouvé par terre et qu'elle n'avait plus de place dans ses poches.

Lorsque l'hologer, soudain mué par une bien vive énergie, la suivit jusqu'à la porte, Amy fut toute sourire. Enfin elle avait retrouvé un semblant d'intérêt à ses yeux. Tout tranquillement -mais à un pas tout de même soutenu car le temps pressait-, ils se retrouvèrent au parc. S'il était reconnu pour être d'une magnificence à tout égard, le soleil perçant à travers les feuilles rendait l'atmosphère encore plus onirique. Marchant plus calmement jusqu'au fameux lieu de ses déjeuners, Amy posa une main sur le saule, ravie de retrouver un grand ami. En effet, lors de son arrivé à Londres, elle avait aussitôt découvert cet endroit rempli de splendeur. L'ombre de l'arbre les couvrait tel une protection amicale alors qu'ils pouvaient dans le même temps observer les reflets de lumière dans l'eau que la Tamise avalait au grand jour.

- J'aime beaucoup cet endroit...je le trouve très calme, c'est agréable...cela doit vous changer des bruits de votre horlogerie.

Avec la plus grande des tendresses, elle sourit à l'homme cadavérique. Il ne devait pas voir souvent le soleil. Etalant une couverture rouge à carreaux blanc dans le plus grand standard des pique-niques et ouvrit son panier d'osier. Il ne leur restait plus beaucoup de temps pour manger mais...à la limite pouvaient-ils s'offrir un petit extra dans le temps de pause. Sa mère ne lui en voudrait -peut-être- pas. Se prenant alors un sandwich dans le panier, elle poussa celui-ci vers Felix et récupéra sa gourde d'eau, dont elle put enfin se désaltérer. Une petite goutte d'eau perla de sa bouche jusqu'au bas de son cou, terminant sa fragile course jusqu'à l'échancrure de sa poitrine, y reflétant la splendide lumière du soleil. Ce n'était qu'un lent détail, et tout  en redressant la tête, Amy regarda son partenaire de repas.

- N'hésitez pas à vous servir, on dirait que vous n'avez pas manger depuis un moment...vous travaillez peut-être trop...

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