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I Don't Need A Reason To Hate You The Way I Do. [PV. Devlin Stanton]

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Admin
Âge : 25
Emploi : Home Secretary.
Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
Avatar : Sam Riley
Quartier Résidentiel : Westminster.
Messages : 196
Date d'inscription : 10/10/2016

MessageSujet: I Don't Need A Reason To Hate You The Way I Do. [PV. Devlin Stanton] Dim 16 Sep - 19:09



I Don't Need A Reason To Hate You The Way I Do.

« J'EN AI MARRE DE RÊVER DE MEURTRES. »

Manoir Renfield, Westminster, Hiver 1893.

La nuit ne portait pas conseil. Loban l’avait appris à ses dépens au fur et à mesure de ses insomnies de plus en plus fréquentes, de plus en plus longues. Il avait cessé de compter les nuits où il ne parvenait à trouver le sommeil, où il se tournait sans cesse dans ses draps, en nage, les paupières refusant de se maintenir closes. À ses côtés, Lydess, elle, dormait toujours d’un repos paisible qu’il lui enviait. Il passait parfois plusieurs minutes à la regarder s’être perdue dans ses songes qui étaient sûrement plus heureux que sur cette Terre. Cette nuit-là, Loban ne dormait toujours pas et fixait plutôt le plafond. Les causes de ses insomnies ? Oh il ne les connaissait que trop bien, pour les vivre quotidiennement. C’était comme un long cauchemar éveillé dont il était prisonnier et ne parvenait à s’en sortir. Et pourtant, il en avait les capacités, de s’en sortir. Mais il avait toujours cette redevance à son feu père adoptif. Puis, Johanna Adler commençait à lui apprendre comment s’affirmer, surtout quand on en avait le pouvoir. Du progrès allait sûrement se faire, il en avait déjà les projets et les idées. Il avait après tout l’aval du Premier Ministre.

Depuis qu’il était plongé dans la pénombre nocturne, il n’avait cessé à ses problèmes professionnels, à chercher des solutions. Il avait cessé de compter les heures. Seuls les rayons de la Lune perçaient à travers les rideaux devant les fenêtres de la chambre maritale. Tout était affreusement calme, comme chaque nuit qu’il passait à regarder le plafond. Bien évidemment, les domestiques avaient cessé de travailler, certains étant rentré chez eux, d’autres ayant simplement rejoint leurs quartiers. Ce silence lui était insupportable, si bien qu’il finit par se lever, ayant beaucoup trop chaud. Les nuits d’hiver étant pourtant relativement fraiches, il partit cependant marcher dans les couloirs de sa demeure en étant pieds et torse nus. Il ne prit pas la peine d’emporter avec lui une lampe à huile, connaissant bien trop son manoir et n’ayant décidé de s’aventurer que dans les endroits comportant des fenêtres. Il descendit en cuisine afin de se prendre un verre d’eau. Durant son errance, il en profita pour uriner, comme si cela avait été la cause de son insomnie ou que cela l’aiderait. Tout ceci dans le silence, il choisit finalement de prendre la direction de son bureau, assez éloigné de sa chambre au final.

Il n’alluma pas la lumière, appréciant peut-être un peu trop l’obscurité, ayant cette impression qu’il y était en sécurité, que personne ne pourrait le voir. Une sensation qui le rassurait au fond de lui. Ici, personne ne viendrait lui demander des dossiers inachevés ou tout simplement des comptes. Aucun politicien véreux ne lui donnerait envie de lui briser le crâne contre son bureau tout proprement verni. Et pourtant, il rêvait parfois de voir le sang de certains d’entre eux se répandre sur les tapis du Parlement. Il soupira profondément et installa son fauteuil près de la fenêtre qu’il entrouvrit. Il ouvrit un des tiroirs de son bureau et plongea sa main au fond avant d’en sortir un paquet de cigarettes habilement caché à la vue de Lydess. Loban savait pertinemment qu’elle n’aurait pas du tout accepté ce genre de dérive de la part de son mari mais il était malheureusement arrivé à un stade où il se moquait de ce genre d’avis. Il avait vingt-cinq ans, était Home Secretary, il n’avait plus vraiment besoin qu’on lui dise ce qu’il devait faire. Il gratta une allumette pour allumer sa cigarette. Il secoua alors le petit morceau de bois incandescent pour l’éteindre avant de le jeter par la fenêtre entrebâillée.

Il regarda la Lune qui planait au-dessus de Londres dont l’image était légèrement distordue par la légère fumée de sa cigarette qui s’échappait par la fenêtre. Il s’était positionné là non seulement pour profiter de l’air frais pour ne pas dire glacial de l’hiver mais surtout pour que la fumée ne s’accroche aux meubles et n’embaume la pièce. Il n’y avait aucune raison pour que Lydess pénètre dans son bureau dans les prochains jours mais il préférait prendre ses précautions. Il posa ses pieds nus sur le bois de la table avant de se lever à peine quelques secondes plus tard, posant la cigarette sur le cadre de la fenêtre, ne prenant même pas le temps de se poser. Il partit chercher la carabine de son père adoptif, fièrement entreposée dans une des bibliothèques en face de lui et en prit aussi le matériel pour l’entretenir. Il partit se rasseoir dans son fauteuil, posant de nouveau ses pieds sur son bureau et reprenant sa cigarette entre ses lèvres. Il entreprit alors de nettoyer le canon avec précaution, maniant l’arme avec une grande attention pour ne pas l’abîmer, étant un des héritages de Viktor Renfield.

Il se demanda par ailleurs s’il ne lui restait pas des balles, quelque part dans le meuble sur lequel il posait ses pieds. Ce n’était surement pas une bonne idée de charger une carabine quand on avait sa femme qui dormait non loin de là mais cela le titillait de savoir. Il le fouilla, sans rien trouver pour autant, la luminosité étant beaucoup trop faible pour être efficace. Il regarda alors plus en détail dans le petit coffret à entretien et trouva finalement deux balles. Avec un sourire satisfait, il chargea la carabine mais ne l’arma pas. Il la prit en main, toujours avachi sur son fauteuil et fit semblant de viser un vase un peu plus loin dans la pièce. La sensation du doigt sur la gâchette lui donna une impression bizarre dans les tripes, comme un sentiment de puissance et d’invincibilité, mêlée à une adrénaline puissante. La crosse posée sur son épaule nue et un œil fermé pour mieux viser, il se fit la réflexion qu’une arme à feu aurait tellement facilité certaines situations. Certaines situations desquelles il était sorti plus ou moins indemne à chaque fois. Il se demanda ce qu’il se passerait s’il devait arriver au Parlement avec cette carabine chargée.

Tuer n’était pas si difficile au final, l’être humain étant un gibier de choix, bien que coriace. Cependant, il se doutait bien que son massacre serait impossible à faire au Parlement : trop de gardes le protégeaient, ainsi que les vieux singes qui jouaient à gouverner à l’intérieur. En revanche, le feu semblait être une alternative beaucoup plus convenable et discrète. Il l’avait déjà expérimentée. Les images de ce village cambodgien qui l’avait torturé, les cris des hommes, des femmes, des enfants qui agonisaient lentement, paniqués, dans les flammes, resteraient à jamais graver dans sa mémoire. Sur le moment, il n’avait été animé que par un instinct de survie primaire et primitif. En ayant du recul, il se rendit compte que c’était une expérience relativement jouissive. Il s’était senti fort en ôtant la vie de plusieurs dizaines de personnes, ces mêmes personnes qui lui avaient laissé des cicatrices aussi bien mentales que physiques, comme en témoignait son torse dont les balafres se reflétaient sous les rayons de la Lune. Au final, il ne regrettait nullement son geste pyromane. Ces gens l’avaient cherché et l’avaient mérité. Il n’avait même pas pleuré pour les innocents qu’il avait calcinés avec les véritables coupables de sa captivité. Il était l’unique victime.

L’envie de récidiver au Parlement lui prit alors aux tripes tandis qu’il visait toujours ce pauvre vase en porcelaine de sa carabine. Néanmoins, il dut avouer que mettre le feu à cette merveille architecturale serait un énorme gâchis qu’il ne pouvait se permettre et que les victimes seraient peu nombreuses, le bâtiment étant quasiment vide à cette heure tardive de la nuit. Et en plein jour, il se serait sûrement vu, sa carrure ne passant pas inaperçue. Il pensa alors au voleur qui était entré chez lui pour dérober son portrait sans que personne ne note quoique ce soit. Loban avait très mal vécu le viol de son domicile et le vol de ce tableau qui le représentait, lui. Il l’avait vu comme une provocation immonde, basse et lâche. Son emprise sur la carabine se raffermit, sa mâchoire se contracta, rêvant de voir la balle perforer le crâne de ce voleur, de ce traître. Malheureusement, ce dernier avait été habile et personne n’avait d’idées sur son identité. Il était donc impossible d’avoir une piste et de pouvoir lui permettre d’assouvir sa soif de vengeance. Déçu, il abaissa son arme qu’il posa sur ses cuisses, la regardant d’un air pensif, se disant que Lydess lui aurait fait sa fête si elle avait pu lire dans ses pensées durant ces quelques minutes.

Il soupira doucement et finit par regarder la fenêtre jusqu’à ce qu’une latte du parquet dans le couloir se mette à grincer. Il pensa tout d’abord à Lydess qui l’aurait suivi mais cela ne collait pas. Généralement, on entendait les pas des résidents sur le bois. Sauf si l’on voulait être discret. Et il avait beau chercher à comprendre pourquoi Lydess se ferait discrète pour se déplacer à son bureau, il ne trouvait aucune raison. Méfiant cependant, il guetta la porte de la pièce qui se trouvait en face du bureau. Sa silhouette se détachait certes à cause de la lumière de la Lune mais il était trop tard pour bouger. De plus, le petit bout rougeoyant de sa cigarette pincée entre ses lèvres révélait sa présence. Il hésita à charger sa carabine mais il estima que le bruit du chien ferait trop de bruit et révèlerait sa présence. Et puis, mieux ne valait pas prendre de risque s’il s’agissait d’Alan, Carrie ou tout simplement Lydess. Il garda cependant son arme bien en main, prêt à pointer le canon sur l’intrus si celui-ci faisait l’affront de pénétrer dans son bureau.
©️ plumyts 2016



The Hate Inside.
My mouth was a crib and it was growing lies. I didn't know what love was on that day. My heart's a tiny bloodclot, I picked at it. It never heals it never goes away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay. I would have told her then she was the only thing that I could love in this dying world. But the simple word love itself already died and went away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay.
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