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Family diner - Ambrosine & John

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John Wicker
John Wicker

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MessageSujet: Re: Family diner - Ambrosine & John Family diner - Ambrosine & John - Page 2 Icon_minitimeJeu 31 Oct - 7:45


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Les affections de la demoiselle se montraient de plus en plus avides et évidentes, et John, en homme déjà entrainé à ces plaisirs, avait du mal à résister à cet appel innocent, maintenant que toute retenue était tombée. L'urgence de la situation, la menace de la mort, tout cela ne faisait qu'augmenter son désir de se sentir vivant, de sentir la peau d'une femme contre la sienne, pour le lui rappeler... En d'autres circonstances, il n'aurait surement pas hésité à trouver les services d'une compagne consentante, pour libérer ces pulsions.
Mais maintenant, c'était le corps d'Ambrosine qu'il voulait découvrir, et en éprouver toute la douceur sous ses doigts... Elle l'embrassait sans savoir, sans doute, quelles pensées plus profondes animaient son futur époux, d'autres sortes d'halètements.

    - Vous ne réalisez pas ce que vous faites... Finit-il par soupirer, en s'écartant à regrets, pour ne pas pousser plus loin l'exploration de ses lèvres. Il en avait mal, presque, et pourtant, il souriait avec satisfaction, soulagé autant que frustré par la constatation qu'il aurait pu la prendre, là, sans plus de cérémonie, sans qu'elle ne s'en défende, et même avec un ardent désir... Il l'avait sentit, à son contact, bien que très succinct. Mais vous apprendrez vite.


Il n'en avait plus l'ombre d'une hésitation, à présent. Elle ne serait pas de ces épouses passives, qui accomplissaient leurs devoirs conjugaux en attendant patiemment la fin de leur supplice. Et il n'aurait pas supporté un tel manquement à ce qu'il pensait une union sacrée, parce qu'elle se faisait dans une entente implicite, un élan espéré.
La voiture était déjà arrivé avant qu'ils n'aient pu ajouter un mot de plus, parcourant les derniers mètres dans un silence pesant, plein de tension, leurs habits se frôlant de par leur proximité, rappelant à chaque caresse celles de leur étreinte. Il n'y avait rien au monde que John voulait plus en cet instant que les lui arracher... Mais son respect pour elle le prévenait d'une telle conduite.
Il l'aida à sortir avec autant d'autorité que la première fois qu'il l'avait fait descendre de cheval, ce simple geste électrisant encore une fois ses pensées, en le rappelant à ce souvenir.

    - John ! Hurla sa blonde soeur, à peine le Butler avait-il franchi la porte d'entrée, en traversant en courant la pièce, pour se jeter dans ses bras. Elle démontrait le même transport, chaque fois qu'il revenait d'une expédition dangereux, et John ne s'y habituait néanmoins jamais vraiment, ému par l'émotion qui se lisait sur le visage de sa cadette. Il avait désormais une autre femme pour qui toujours revenir, et il tendit la main à Ambrosine, pour ne pas l'écarter de cette marque d'amour familial. Vince vivra, mais il ne pourra plus marcher comme avant, je le crains.


Elle ne demanda pas comment s'était passé l'entrevue avec le gros Bill : la présence de son frère suffisait à répondre à sa question. Rosaline posa les doigts sur la légère plaie de son ainé, l'observant avec un oeil expert... Elle l'avait soigné plus de fois qu'elle ne l'avait fait pour ses compagnons, et s'y attelait toujours avec un grand sérieux, sans émettre le moindre reproche. Elle savait qu'il faisait cela pour elle, et c'était sa façon de le remercier que de ne point le blâmer, en pansant ses blessures.
La demoiselle se tourna alors vers Ambrosine, avec une expression malicieuse, et plus enjouée qu'elle ne l'avait été depuis son arrivée.

    - Dois-je faire préparer une chambre pour vous ? Demanda-t-elle, en feignant l'innocence, mais non sans glisser ses prunelles vives sur les mèches décoiffés qui trahissaient surement les échanges qu'elle avait eu avec John, dans cette voiture qu'ils avaient pris seuls. Désormais, dans tous les cas, si quelqu'un les avaient aperçu, la réputation de la Bellamy ne pourrait être sauvée que par un mariage rapide... Rosaline s'en félicitait, peu soucieuse des ragots et de leurs conséquences. Voulez-vous que j'envoie un message à vos parents, pour les prévenir que vous êtes souffrante, ou quelqu'un viendra-t-il s'enquérir de votre retour ?


La main de John se resserra un peu plus sur celle de sa fiancée, impatient de savoir sa réaction. Il n'avait pas imaginé que sa cadette mettrait si vite les pieds dans le plat, mais la perspective n'était pas pour lui déplaire.

    - Nous avons encore le temps d'y réfléchir, Rosaline, il serait malaisé de donner à mes futurs beaux parents une insomnie... Le repas n'est même pas encore servi ! Déclara John, en entrainant les deux femmes vers la salle à manger. Maintenant que tout était réglé, ils pourraient profiter sans plus de distractions d'un repas bien mérité. Je n'ai aucune intention de me débarrasser de vous Ambrosine, bien au contraire... L'idée que vous puissiez dormir seule cette nuit, après cette soirée, me désole profondément, murmura-t-il, en se baissant vers la rousse, pour qu'elle soit l'unique auditeur de ses propos.


Et cette inquiétude était sincère, transpirant dans ses mots, malgré son ton volontairement malicieux, pour masquer ce trouble. Il se voulait joueur pour ne pas paraitre trop affecté, mais il songeait au confort qu'il aurait à la savoir à côté, si jamais le moindre cauchemars la troublait après cette expérience, qu'il avait causé.



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Ambrosine L. Bellamy
Ambrosine L. Bellamy

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MessageSujet: Re: Family diner - Ambrosine & John Family diner - Ambrosine & John - Page 2 Icon_minitimeVen 29 Nov - 20:13



Family diner

John & Ambrosine



Les retrouvailles entre John et sa jeune sœur me firent chaud au cœur. Pour une demoiselle telle que moi, qui avait toujours vécu seule, la scène à laquelle j’assistais me semblait à la fois touchante et lointaine, à la manière d’un passage de roman. Je me voyais presque l’écrire à la plume : « la jeune femme se précipita dans les bras de son frère, et d’un geste ému, l’enserra dans une étreinte à travers laquelle elle ne tentait pas de dissimuler le soulagement qu’elle avait ressenti en le voyant passer la porte ». Oui, c’était une phrase que j’aurais pu écrire, mais un instant que je n’avais jamais réellement vécu ; car je n’avais jamais donné aucune raison à mes parents de s’inquiéter, au-delà de la question du mariage qui leur tenait tant à cœur. Bien évidemment, ils se seraient faits du soucis s’ils avaient été au courant des divertissements que j’affectionnais, mais j’avais su les en garder comme ils m’avaient eux même maintenue éloignée des jeux politiques au sein desquels ils étaient impliqués. La sincérité et la confiance dont j’étais témoin ce soir-là me stupéfiaient : si je n’avais pas eu quelque affection pour la sœur, et une inclination que je ne pouvais démentir pour le frère, sans doute en aurais-je été tout simplement jalouse ; mais je ne ressentais en cet instant qu’une volonté inébranlable de faire parti de ce tout qui les définissait, de cette famille que je n’avais jamais véritablement eue. Lorsque John m’invita à les rejoindre en me tendant la main, j’osai pourtant à peine troubler de ma présence cet instant de réunion qu’ils partageaient ensemble : avais-je vraiment ma place dans ces embrassades ? Le regard de mon fiancé me confirma que oui.

J’écoutai avec une attention particulière la dynamique qui s’articulait entre les membres de la famille Wicker, en me rappelant que je serais moi-même amenée à y participer. Rosaline présentait à son frère le diagnostic vital de son ami, qui me sembla alors bien plus heureux que je ne l’aurais cru. Je n’étais pas médecin et n’avais jamais prétendu l’être, mais tout ce sang qui s’était échappé de lui m’avait paru tellement impressionnant qu’il m’avait été donné de croire que le pauvre homme ne s’en sortirait jamais sans l’aide d’un véritable physicien.

Je devrais sans doute demander à ma nouvelle sœur de m’enseigner à soigner ainsi les hommes, songeais-je, en réalisant que pour ma part, je ne pourrais pas lui apprendre grand-chose de nécessaire ou d’utile dans sa vie de femme. Les personnes telles que moi s’entourent de plaisirs vains et de loisirs futiles qui n’ont en ce monde aucune autre utilité que justifier la paresse de mes semblables, et à ce moment précis, je me rendais compte que j’aurais aimé être capable de lui enseigner autre chose que le violon ou l’écriture ; un talent considérable et moins futile.

- Me voilà rassurée, lui confiai-je en laissant échapper un soupir de soulagement, à l’idée que malgré ses souffrances, ce pauvre homme pourrait vivre ; et ce, grâce à elle.

Aussi c’est sans aucune honte ou hésitation que je formulais ma requête :

- Accepteriez-vous de m’apprendre à soigner ? Je n’en ai jamais eu l’occasion auparavant, mais je serais heureuse de vous prêter main forte. Nous ne serons pas trop de deux, et je vous en serez éternellement reconnaissante.

Je ne pensais pas un jour désirer revenir sur ma demande, car en la voyant observer la légère entaille sur le front de mon futur mari, je comprenais que cela serait une première étape vers mon rôle d’épouse que d’apprendre à connaître ces gestes qui facilitaient la vie de John. Il fallait que je garde à l’esprit que je ne serais pas une femme ordinaire, mais celle d’un homme pour qui le danger était devenu une habitude ; ce qui n’était pas pour me déplaire, commentai-je en me remémorant les évènements qui s’étaient déroulés ce soir, sans omettre le moindre baiser.

Lorsque Rosaline me proposa de rester en leur compagnie ce soir, pour ne rentrer que demain matin, la proposition me parut plus que tentante : peu m’importait que cela se sache puisque j’avais juré devant Dieu et mon fiancé que je l’épouserai ; sans compter que ma réputation n’était pas des plus modestes parmi les demoiselles de mon rang. J’avais beau ne m’être jamais comportée de façon plus audacieuse qu’une autre, mon manque certain de manières à cet égard et mon langage fleuri m’avaient toujours valu une notoriété discutable. Notre Seigneur me savait pourtant aussi chaste que ses servantes ; et j’espérais que mon fiancé y croyait aussi, malgré les étreintes brûlantes que nous avions partagées ce soir. En dépit des nombreux éléments en ma défaveur, je n’étais ni assez malhonnête, ni assez humble pour laisser la pensée publique décider de mes faits et gestes.

- Cela est bien vrai, plaisantais-je en reflétant avec plaisir sa propre malice. Ne me trouvez-vous pas le teint un peu pale ? Il serait dangereux de me laisser repartir ainsi, n’est-ce pas ?

A la suite des évènements grave qui avaient eu lieu ici-même quelques heures auparavant, je fus ravie de pouvoir plaisanter de façon légère avec la famille Wicker, et de ne pas avoir l’opportunité de me laisser affecter par la réalité que je venais de découvrir, et que je m’apprêtais à embrasser.

- Qu’en pensez-vous, John ? Badinai-je tandis que sa main se resserrait un peu plus autour de la mienne. Ne serait-il pas malvenu de laisser sa fiancée repartir ce soir dans cet état ?

J’avais beau m’amuser comme une petite folle, il était évident que je ne me serais jamais opposée à un refus de sa part, s’il décidait que cela serait plus convenable pour tous les deux. Je croyais en Dieu plus qu’il ne le faisait lui, mais j’avais compris sans mal qu’il s’évertuait à conclure ce mariage de la façon la plus agréable qu’il soit pour nous deux ; et si cette soirée que Rosaline nous avait aimablement proposée allait à l’encontre de ses projets, eh bien j’étais prête – malgré moi – à accepter de rentrer à la demeure familiale, car je savais que quoi qu’il dise, John désirait tout autant que moi partager cette nuit ensemble, sous son toit. Si j’en doutais encore, ses paroles me le confirmaient.

Tout en me dirigeant vers la salle à manger qui semblait presque m’appeler tant l’idée d’un repas me paraissait délicieuse, je le rassurai d’une voix légère, qui n’était adressée qu’à lui :

« Vous déciderez de ce que vous jugerez le plus approprié sans nul doute. »

Puis après m’être installée à table en commentant à voix haute sur la qualité du repas, je lui glissais quelques mots à la dérobée.

« Mais sachez que je serais ravie de passer la nuit en votre compagnie ».

Je laissais à présent ce choix entre ses mains, à la fois curieuse de découvrir à quel point son désir outrepasserait sa morale, et déterminée à lui prouver que, comme je le lui avais promis, je ne tenterai pas de m’opposer à ses décisions - si tant est qu’elles ne contredisent pas mes propres convictions. Pendant ce temps-là, je comptais bien profiter de ce repas qu’il avait fait préparer en notre honneur. J’entamais le premier plat que l’on avait servi dans mon assiette avec un appétit accru par les aventures de ce soir.

 

Code by Sleepy






She should have been a son

She should have died when she was born

She should have worn the crown of thorns

She should have stood out in the crowd

She should have made her mother proud


hela.

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John Wicker
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MessageSujet: Re: Family diner - Ambrosine & John Family diner - Ambrosine & John - Page 2 Icon_minitimeSam 30 Nov - 15:53

Family diner - Ambrosine & John - Page 2 Luke-evans-dracula-gif-11

Quand John avait invité Ambrosine à diner, il n'avait jamais songé à ce que la soirée se déroule ainsi, et il n'avait pas envisagé une seule seconde à ce que la rousse resterait dormir, avec tout le respect qu'il devait à ses parents. Malgré la promesse qu'il comptait bien tenir, concernant leur futur union, et ses propres désirs d'homme, le Wicker avait juste tenu à lui faire visiter sa prochaine demeure, si les lieux lui plaisaient, et à la satisfaire d'un repas comme elle en aurait beaucoup d'autres à l'avenir, après avoir accepté officiellement de lui appartenir.
Et il avait compris que sur ce dernier point, la demoiselle avait quelques réserves, et une déférence toute particulière pour la conservation de sa liberté, à laquelle elle tenait farouchement, pour des raisons qu'elle ne lui avait surement révélées qu'en partie.

    - Faudra-t-il donc que je vous veille également ? Murmura John d'un ton trop doux pour ne pas être teinté de malice, en répondant à l'insinuation de la Bellamy sur son état souffreteux. N'avez-vous donc pas réalisé ce soir que je suis trop dangereux pour me laisser entrer dans votre chambre ?


A ses mots, il fixa sa fiancée avec intensité, pour voir si cette perspective la mettait mal à l'aise, ou l'effrayait réellement. Rosaline, ignorant leurs échanges, volontairement, ou parce qu'elle était absorbée par ses propres délibérations, venait d'approuver la demande de sa belle-soeur, imaginant déjà quelles seraient ses premières leçons avec la jeune femme, et tout ce qu'elles pourraient désormais partager comme secrets - cette évidence la réjouissait trop, brisant sa solitude intense, pour qu'elle se soucie de se savoir réellement écoutée pour l'instant.
Ainsi, la blonde avait décidé que sa nouvelle amie restait pour la nuit, contre ou avec l'avis de son ainé, et elle préparait déjà à voix haute le lit qu'elle allait lui donner, dans le couloir qu'elle occupait également avec son frère, rendant son accès plus facile. Bien sur, il n'était pas envisageable, réellement, qu'ils passent la nuit dans la même pièce, du moins pas à sa connaissance. Rosaline n'était pas sotte des choses de cette nature, mais elle ne voulait rien apprendre de plus que ce qui la regardait directement, concernant les liaisons qu'entretenait celui qui faisait office pour elle d'unique famille jusqu'à ce soir.

Le repas était en effet délicieux, et la conversation, grâce aux bavardages de la plus jeune, fut plus joyeuse que l'accueil chaotique des Wicker ne l'avait laissé prévoir. John observait sa fiancée alors qu'elle semblait s'amuser de l'enthousiasme de sa soeur, et répondre poliment à ses interrogations et remarques. Enfin, le dessert fut servi, à une heure plus tardive qu'ils ne l'eurent espéré, emporté par les discussions. La littérature avait occupé une bonne partie de leur temps ensemble, les goûts des uns ou des autres nourrissant un débat intéressant, qui n'avait pas de conclusion claire, ou du moins, pas de celle qu'ils n'eurent pu démentir une autre fois, pour recommencer le cycle. L'unique homme de la tablée avait fait un effort particulier de tenue, pour mettre sa fiancée à l'aise, et se montrer courtois, même lorsqu'il haussait parfois le ton, pour s'imposer comme le maitre de maison, d'une manière presque moqueuse, car il comprenait maintenant qu'il n'aurait plus l'avantage du nombre sous ce toit.
La nourriture avait plus encore ouvert d'autres appétits chez lui, que la vision hypothétique de sa compagne, couchant non loin de lui, avait obsédé une bonne partie de l'heure, sans qu'il n'en ait révélé le moindre signe, se contrôlant parfaitement en société.

    - Rosaline, je pense qu'il est temps pour tous de se retirer, maintenant, coupa-t-il la demoiselle, alors qu'elle ne semblait pas s'essouffler sur les éloges d'un dernier ouvrage romantique qu'elle avait lu par hasard, et conseillait fortement à Ambrosine. Mais je suis sûr que mon épouse sera ravi d'avoir ce tome comme livre de chevet cette nuit.Je vais vous le chercher à la bibliothèque pendant Rosaline vous installe, et je vous l'apporterai, conclut-il, cette déclaration faisant office de loi, avec une fermeté qui appuyait sa décision de la garder ici, sans qu'elle n'ait pourtant été formulée plus clairement auparavant.


Sur ces mots autoritaires, mais néanmoins prévenants, l'homme se leva, sans un regard pour la domestique qui débarrassait, tandis que ses protégées s'apprêtaient à découvrir ensemble d'autres aspects de leur complicité, en se préparant pour le lit. Rosaline, trop excitée de pouvoir peigner sa camarade, et l'aider à trouver ses marques, et de quoi se vêtir dans ses propres robes, laissa complètement à John le soin de prévenir les Bellamy, sans même relever l'insinuation que comportait sa proposition, directement adressée à son amante à venir.
Elle s'empara du poignet de la rousse pour l'entrainer avec son enthousiasme habituel, non dissimulé, dans les couloirs sombres, dans la direction inverse à celle qu'elle avait précédemment emprunté pour soigner le blessé : il était hors de question que le souffrant puisse les déranger pendant leur sommeil par de quelconques plaintes, sa proximité n'était pas souhaitable, et John prenait soin de ne pas mélanger les différentes parties de sa vie.

Une petite heure plus tard, alors que Rosaline venait d'abandonner sa compagne pour rejoindre ses appartement, John frappa à la porte de ceux d'Ambrosine, poussant la porte avant même d'être certain d'avoir entendu une réponse : l'impatience avait raison de ses moeurs trop civilisées, dont l'apprentissage n'était au fond qu'un lointain souvenir, et qui l'étouffaient parfois. Il entra dans la pièce et referma derrière lui, posant par soucis d'honnêteté le tome qu'il avait amené, à titre d'excuse, sur la première table qu'il croisa, en s'avançant vers l'objet de son désir, la dévorant déjà des yeux. Il ne s'était pas encore habillé pour le couché, s'étant juste débarrassé des couches de vêtements superflues qu'il ne portait que pour les convenances. Sa chemise blanche, légère, était donc la seule couche de tissu qui recouvrait désormais son torse sculpté par ses expériences.
Le Wicker n'était pas certain encore de ses intentions complètes, mais il exigeait déjà de goûter de nouveau à cette peau pure qu'elle ne lui avait que trop rapidement offerte dans la voiture... Il était resté frustré de cette étreinte, et même s'il ne comptait en rien attenter aux serments qu'elle avait fait, si elle tenait à les conserver, John ne supportait pas de l'imaginer passer un instant de plus sans ses mains douces pour le réchauffer.

    - J'espère que tout cela ne vous a pas trop fatiguée... Commença-t-il, avant de l'attirer contre lui pour l'embrasser, parce que son corps lui semblait tout entier exiger un tel élan. Et cette fois-ci, il n'y avait plus personne, ni aucun autre obstacle, pour l'empêcher de l'embrasser avec toute la fougue qu'il éprouvait à son égard, ses doigts explorant déjà plus avidement sa nuque, et sa taille fine, en l'enlaçant ainsi. Me faites-vous toujours confiance ? Répéta-t-il, dans un chuchotement difficile, car il lui avait déjà demandé dans d'autres circonstances.


Cette fois-ci, le calme absolu les entourait. Ils étaient seuls, et elle était à sa merci, de son propre gré, puisqu'elle lui avait donné la liberté de choisir... Elle ne pouvait plus reculer, ni avoir peur de son destin, qui la lierait bientôt de la façon la plus intime à cet homme qu'elle venait de découvrir vraiment.
Reprenant sa respiration, le coeur battant, l'homme s'écarta très légèrement, pour lui redresser le menton, et plonger son regard sombre dans le sien plus rien, à la recherche d'encouragements ou de réponses, quelles qu'elles soient.



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