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It Was A Perfect Illusion. [PV Amy S. Adler] [Fini]

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Emploi : Horloger Royal.
Informations : Souffre d'un autisme d'Asperger • Dyslexique • Est obsédé par son métier • Rêve de travailler sur l'horloge de Big Ben. • Insomniaque. • Parle peu • Se sent mal à l'aise dans une foule • A quelques bases d'Allemand et de Français • A le corps glacé et est d'une pâleur à faire peur • Origines Juives • Possède une Pamphobeteus Platyomma mâle pour animal de compagnie • Est le mari d'Amy S. Adler.
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MessageSujet: It Was A Perfect Illusion. [PV Amy S. Adler] [Fini] Jeu 20 Oct - 15:37



It Was A Perfect Illusion.

« SOMEWHERE IN ALL THE CONFUSION. »

Lambeth, 1885.

Felix était rentré plus tôt du travail ce jour-là. Il était passé chez le notaire sur le chemin, afin de récupérer un peu de documentation sur le divorce. C’était la mort dans l’âme qu’il avait commencé à réfléchir à prendre une telle décision. Il ne voulait pas le faire. Mais la situation était bien trop grave avec Amy pour qu’il puisse espérer une quelconque amélioration, lui le premier. Il était le premier fautif dans cette histoire, à ne pas savoir parler aux gens, quoi leur dire, leur demander. Et maintenant, son épouse lui avait échappé. Il savait qu’elle allait voir d’autres hommes. Et elle savait qu’il savait. Mais le couple s’était laissé enfermer dans une situation où chacun attendait qu’il se passe quelque chose, un jour, qui remettrait le bateau à flots au lieu de le laisser sombrer. Mais les années avaient passé et tout c’était dégradé. Alors il allait regarder pour le divorce. Il allait se faire passer pour l’infidèle du couple, pour éviter qu’Amy ne voie son nom sali et ne finisse par faire le trottoir pour expier sa faute. Il s’occuperait des enfants, puisqu’elle n’en avait jamais voulu et ne cessait de le rappeler. Tout irait mieux pour elle. Elle serait sûrement plus heureuse qu’actuellement.

C’est en soupirant tristement qu’il rentra chez lui. Emma et Benjamin étaient déjà là depuis une demi-heure environ, jouant tranquillement dans le salon. Felix vint les saluer d’une bise sur le front de chacun avant de retirer ses affaires et de poser nonchalamment les papiers du divorce sur la table basse. Il paya la nounou qui partit sans faire d’histoire et s’approcha de ses enfants. Il était 18h37, l’heure pour eux d’aller au bain. Il envoya Emma en premier qui était suffisamment grande pour le faire elle-même, malgré ses cinq ans. Alors il joua avec Benjamin en attendant que son aînée redescende dans le salon. Ce fut au tour du fils dont Felix s’occupa. Le regard triste, absent, il repensa à ses êtres que sa femme ne voulait pas, au point presque de les renier. Les pauvres n’étaient pas responsables de leur conception. Les parents étaient les seuls fautifs. Lui aussi aurait préféré attendre pour les voir naître mais ils étaient arrivés beaucoup plus prévu et cela n’empêchait pas l’horloger de les chérir. Après tout, ils représentaient le fruit de son mariage avec Amy. Une part égale de chaque époux dans deux êtres vivants.

Quand il eut fini avec Benjamin, il retourna dans le salon avec lui et le confia à Emma. Il partit dans la cuisine et commença à préparer le dîner. Ce n’était pas exceptionnel qu’il le prépare, mais ce n’était pas quotidien pour autant. Il devait avouer qu’avec Amy, ils s’étaient plutôt bien répartis cette tâche-là. Il soupira tristement néanmoins. Il n’en pouvait plus de cette situation où tout le monde se laissait pourrir d’ennui et de regrets. Pour les enfants ce n’était pas sain. Il était même sûr que cela avait déjà affecté Emma de façon irréversible. Et c’était bien l’une des dernières choses qu’il voulait. Il se mordit la lèvre et se reconcentra sur le dîner qu’il prépara rapidement. Il fit manger les enfants mais ne toucha pas à son assiette, préférant attendre Amy. Si elle devait rentrer un jour… Felix n’y faisait étrangement pas attention mais il avait l’impression qu’elle rentrait de plus en plus tard… Ou alors était-ce lui qui trouvait le temps de plus en plus long ? Ce fut alors l’heure de coucher les enfants, après avoir joué une heure avec eux, bien que le cœur n’y fût pas. Il fit le petit rituel traditionnel pour faire endormir sa progéniture et sortit de la chambre après avoir souhaité à ses enfants une bonne nuit.

Tel était les soirées solitaires de Felix Adler quand Amy « travaillait » trop tard. Il soupira, se prit un verre de whisky et partit s’asseoir dans le canapé avant d’allumer une cigarette. Lui qui ne fumait ni buvait pas, quelques semaines auparavant… Il regarda alors la montre posée non loin des papiers du divorce et fut songeur. Il n’avait pas envie de travailler sur sa montre. C’était insensé pour lui de penser cela mais il n’avait pas envie. Alors il soupira, expirant en même temps un léger nuage de fumée grisâtre tout en laissant tomber sa tête sur le canapé en fermant les yeux. Boire et fumée n’arrangeraient rien. Mais cela le détendait, si cela était encore possible. Il était perdu dans la machine londonienne, avait échoué à établir un rythme familial efficace, complètement raté sa vie de couple. On l’avait jeté dans les responsabilités sans préparation. Il l’aurait fallu un jour ou l’autre mais il n’avait clairement pas eu les épaules suffisante et maintenant, il croulait, se débattait, se noyait, entraînant tout le foyer Adler dans sa chute. Il n’était parvenu à amarrer le bateau à bon port et maintenant, ils dérivaient tous. Pire. Ils sombraient. Il espérait juste que le divorce était le fond des abysses, et qu’ils pourraient, même séparément, tous le toucher pour rebondir et tenter de revenir à la surface, quitte à ce qu’Amy doive prendre un chemin différent pour qu’elle puisse respirer loin du poids qu’il était.
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Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: It Was A Perfect Illusion. [PV Amy S. Adler] [Fini] Jeu 20 Oct - 18:56



It Was A Perfect Illusion.

« SOMEWHERE IN ALL THE CONFUSION. »

Lambeth, 1885.

Aimer, ce n'est pas ce qu'il y a de plus difficile. Perdre son regard dans l'éclat des premiers jours, ce n'était pas difficile non plus. Beaucoup de contes de fée s'étaient rapidement écrit à l'encre fragile, se diluant avec le temps. Mais rien n'avait jamais été aussi rapide. Ce qui était appelé à être un magnifique rêve s'était transformé en terrible cauchemar dès l'instant où le temps leur avait échappé. Amy y repensait souvent, trop souvent. Ça lui prenait la tête et ne voulait jamais partir. Ses aiguilles qui la piquaient par inadvertance ne parvenait même pas à la sortir de ce monstrueux vertige. Quand la main de ses amants glissait amoureusement jusqu'à son ventre, elle avait envie de vomir. Un haut le cœur qu'elle dissimulait aisément. Bien trop aisément peut-être. Mais c'était la moindre des choses. La couturière gaspillait désormais le temps comme on fume une cigarette, enflammée de bout en bout, avec toujours cette horrible et âcre sensation sur le bout de la langue. La nostalgie la couvait comme une fièvre mortelle, et bien qu'elle n'ait jamais cherché à le retrouver, elle pensait parfois à son ancien fiancé. Une partie d'elle avait voulu le quitter pour exactement les mêmes choses à laquelle elle avait fini par être confronté, presque par la force des choses. Quel gâchis -

A l'heure où les boutiques se fermaient par les temps ordinaires, la jeune demoiselle disait au  revoir à son dernier client qui avait eu l'audace de glisser dans son corset une liasse de billet tandis qu'elle se rhabillait. Assise à son comptoir, elle regardait sans le voir l'homme qui changea le panneau ouvert en fermé, à sa demande. Elle ne prendrait plus personne ce soir là. La tête posée sur le bois, Amy écoutait son ventre qui gargouillait. Rentrer à la maison était chaque jour une torture supplémentaire. Les voir, leur sourire. A ces mioches qui s'étaient invité chez elle sans sa permission, lui avait arraché sa liberté comme égorgé le ventre. La souffrance de leurs naissances qui resterait à jamais gravé dans son esprit au fer blanc. Retourner dans cette demeure où elle avait perdu sa vie, lentement comme on arrache les pattes d'une araignée sans pouvoir entendre ses hurlements de douleur. Chaque jour était un recommencement sans goût ni saveur. Son mari qu'elle ne pouvait plus regarder dans  les yeux. Qui ne prenait rien en charge et se laissait aussi langoureusement qu'elle sombrer dans cet enfer. Un juif sans foi aussi bien qu'un homme sans courage ni honneur, notion qui la faisait bien rire à présent. Pourtant elle l'aimait cet horloger. Quand son regard par hasard croisait le sien, elle sentait une boule dans son cœur et avait des papillons dans le ventre. Il lui était souvent arrivé de l'observer à la dérobée, tandis qu'il vaquait à ses occupations. Elle retrouvait en ces moments les images dont elle était tombée amoureuse, avant de s'en retourner pleurer dans le lit sur cette vie qui n'avait plus de sens.

Ce soir là, elle rentrait tard, comme la moitié des soirs de la semaine à présent. Trop occupée à chercher de l'attention et des compliments de la part d'autres. Ouvrant la porte nonchalamment, elle déplia son châle dans le hall. Chaque geste était mécanique au possible. Son ventre gronda à nouveau quand ces narines sentirent la délicieuse odeur que son mari avait cuisiné. S'avançant dans la cuisine, elle eut un temps d'arrêt en voyant qu'il était encore là, assis en face d'une assiette encore remplie de nourriture. Non loin se trouvait la sienne, qu'il avait également rempli. Lentement, elle baissa la tête et les yeux avant de s'asseoir à sa place. La chaise était froide, et la demoiselle elle-même frissonnait tant l'ambiance était glacée.

- Tu n'étais pas obligé de m'attendre...

Dit-elle tout simplement, sans attendre un bonjour ou une question. Ses yeux vides regardèrent l'assiette. Il lui fallut une minute pour se saisir de la fourchette, tandis qu'elle posa son coude sur la table pour mieux prendre sa tête dans sa main. Elle était fatiguée, fatiguée de chaque seconde de son existence et si elle ne se retenait pas, elle en pleurerait encore et encore, sans interruption. La culpabilité la rongeait de l'intérieur. Mais il n'y avait pas que cela. Il y avait la haine d'une telle culpabilité qui la faisait détester ce mari qu'elle aimait tant. Cette rage de ne pas avoir une vie comme toutes les autres. D'être ce qu'elle était face à un homme qui faisait tout ce que ses misérables moyens mentaux lui permettaient. Les cicatrices, ça ne donnaient pas envie à un homme. C'est ce qui pouvait encore l'empêcher de se faire du mal. Silencieuse, elle n'avait rien à lui dire. Elle ne pouvait rien dire. Les aliments venaient à sa bouche, mais elle avait peine à les mâcher. Son regard contemplait le vide, songeant à la suite des événements. Elle allait se coucher, rêver pour la énième fois d'une vie plus douce, d'un mari plus fort, se réveiller face à la dure réalité, des gosses, et retour au boulot où elle aurait la sensation de revivre sa jeunesse dans les bras d'un gars qui se croira fou amoureux et qui la comblera l'espace d'une petite demi-heure. Pour en revenir à ce vide intérieur.

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MessageSujet: Re: It Was A Perfect Illusion. [PV Amy S. Adler] [Fini] Jeu 20 Oct - 19:44



It Was A Perfect Illusion.

« SOMEWHERE IN ALL THE CONFUSION. »

Lambeth, 1885.

La porte s’ouvrit dans un léger bruit. Felix n’aurait pas supporté une porte grinçante de toute façon. L’horloger aurait se redresser d’un coup, mais il ouvrit juste un œil paresseux pour voir son épouse rentrer et déposer ses affaires. Il la regarda faire quelques instants, finissant sa cigarette dont il écrasa le mégot dans le cendrier. Il prit son verre qu’il posa sur la table quand il vint s’asseoir en face de son assiette, de Amy assise sur du côté opposé. Sans bonjour ni rien, elle lui dit seulement qu’il n’aurait pas dû l’attendre. Il haussa simplement les épaules et finit son verre. Remarquant qu’il manquait certaines choses sur la table, il eut une moue avant de se lever à nouveau. Il disparut dans la cuisine et regarda les couteaux, comme si quelque chose l’attirait à eux. Il prit celui pour la viande et regarda son reflet déformé dans la lame. Il resta bien là deux minutes, pensif, avant de soupirer. Il le rangea et prit vin et whisky pour les amener à table. Il posa le verre d’Amy derrière son assiette. Il ouvrit le bouchon de la bouteille de vin et sans même demander si elle en voulait ou pas, la servit. Cela faisait presque six ans qu’ils étaient mariés. Il avait eu le temps de remarquer le niveau des bouteilles diminuer dans son dos. Et de noter les ivresses régulières de son épouse.

Il se servit à son tour un autre verre. Son dernier de la soirée. Il en but une gorgée et se rassit enfin. Il regarda son assiette ensuite. Fixement. Les mains liées sur ses cuisses. Il n’avait pas faim. Mais il devait tout de même s’alimenter, il ne l’avait pas fait au déjeuner. Mais la question du divorce trottait terriblement dans sa tête. Devait-il lui en parler maintenant ou pas ? Il lui jeta un bref coup d’œil et tenta de lui sourire timidement. Mais elle ne croisa pas son regard ou elle ne voulait pas le croiser, il ne savait pas. Alors il soupira tristement et finit par prendre une bouchée. Il avait tout le temps de réfléchir au divorce encore. Il n’était pas pressé. Amy peut-être, mais pas lui… Il mangea encore trois quatre bouchées, dans un calme total. Un silence de mort. Personne ne semblait vouloir faire le moindre bruit. Même le feu dans la cheminée qu’avait allumé Felix crépitait timidement, ses flammes semblant se contenir pour ne pas paraître joyeux. Il soupira, s’imaginant vieux, heureux, câlinant tranquillement sa femme, dans le silence aussi. Mais un silence complètement opposé à celui-ci. Un silence complice. Où ils profitaient juste l’un de l’autre sans se soucier du reste. Mais cela semblait beaucoup trop utopiste.

Il jeta un nouveau regard à Amy. Cette absence de bruit le rendait nerveux. L’angoisse d’un éventuel divorce aussi. Machinalement, il commença à manger la peau morte autour de ses ongles avant de se lever en faisant racler sa chaise sur le sol. Il finit son verre d’une traite et débarrassa son assiette. Il n’attendit même pas d’être sorti de la cuisine pour sortir une cigarette qu’il alluma aussitôt. Il se passa une main tremblante dans les cheveux, tournant le dos à Amy qui pouvait l’apercevoir de là où elle était. Il soupira profondément. La même question venant lui brûler les lèvres chaque soir où elle rentrait tard. L’avait-elle trompé aujourd’hui ? Et les autres questions qui en découlaient venaient généralement après. Avec qui ? Pourquoi ? Mais il n’y avait aucune réponse à avoir. Jamais elle ne les lui donnerait. Surtout s’il se mutait dans son silence. Il avait parfois envie de pleurer. Il ne le faisait jamais, gardant toujours un air parfaitement impassible, presque dans toutes les situations. Les choses qu’il montrait, c’était sa nervosité. Ses ongles rongés pouvaient en témoigner. Mais il était juste las de tout ceci. Finalement, il avait presque hâte de divorcer, histoire de passer à autre chose. Il finirait sûrement dans une solitude parfaite mais au moins, il n’aurait plus l’impression de subir le regard d’Amy qu’il trouvait lourd de reproches.
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Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: It Was A Perfect Illusion. [PV Amy S. Adler] [Fini] Ven 21 Oct - 13:02



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Lambeth, 1885.

Amy regardait son mari en face d'elle, lui jetant des coups d'oeil remplis de tristesse à la dérobée. Elle parvenait avec peine à manger, mais ce qu'il lui avait fait été si bon. Sa bouche pâteuse avait du mal à mâcher les aliments et jamais elle n'avait mis autant de temps à manger. Mais quand chaque chose qui descendait le long de son œsophage lui donnait envie de vomir et de pleurer...l'idée qui la gentilesse extrême de son mari s'incruste en elle malgré toute la froideur qui désormais s'était installé en eux. Cela la metttait hors d'elle. Cette morbide culpabilité qui investissait tous les pores de sa peau, rendant ses yeux parfaitement vitreux tandis qu'elle jouait avec sa fourchette, passant à côté des pommes de terre comme un enfant aurait jouer au foot avec un balon de fortune. Le silence, c'était ce qu'il y avait de pire. Pourtant, la seule chose que l'on pouvait entendre dans cette pièce, c'était le cliquetis de l'horloge familiale dans le salon. Toujours à l'heure, toute parfaitement réglée. Cela faisait partie des choses qui lentement tenait place de l'obsession pour Amy. Ce temps volé était compté de chaque seconde. Elle pouvait parfaitement se rendre compte à tous les bruits que chacun d'entre eux était un temps de moins dans sa vie. Ses mains lui paraissaient  vieillir à vu d'oeil quand elle l'entendait.

L'horloge de sa boutique, elle l'avait détruite. A coup d'une massue que l'un de ses clients avait ramené du travail. Elle s'était arrêté de coudre, il y a quelques années de cela, avait tendu la main pour avoir l'objet contondant et avait frappé de toutes ses forces sur l'horloge qui fut éparpillé en ruines sur le sol. Sa boutique, c'était sa fissure dans ce temps perdu qui s'amenuisait entre ses mains. Quand devant elle son mari se leva pour fumer une cigarette et partir en direction du salon dont il venai à peine de revenir, Amy ferma les yeux très fortement. Combien ne donnerait-elle pas pour revenir en arrière. Cette insupportable sensation d'impuissance agissait comme un volcan bouchée dans son corps. La rage montait, doucement, doucement, s'arrêtait, reprenait. Il n'avait pas même touché à son assiette. Se frappant le front du poing qui tenait sa tête à peu près droite sur la table, elle laissa tomber sa fourchette dans un grand bruit sourd.

- C'est tout ?!

Pas un mot. Pas un bonjour. Ils en étaient là ? A ne même plus s'adresser la parole depuis des mois . Cette réalité lui devenait de plus en plus horrible à mesure que venait les jours. Elle aurait tant voulu qu'il se réveille. Qu'il cesse de se laisser faire comme une pauvre marionette. Comment pouvait-elle être sûr qu'il ne s'était jamais laissé faire face à une cliente, comme elle avait pu le faire ? En vérité c'était à cette seconde le cadet de ses soucis. Tout ce qu'elle voyait, c'était son mari devenu une ombre. Et c'était en grande partie de sa faute. Le feu de sa haine montait un peu plus, tandis qu'aider par les vapeurs de l'alcool, la couturière fit tomber l'assiette et les couverts sur le sol. Les larmes venaient à ses yeux tandis que, ne jetant toujours pas un regard à son mari, elle se dirigea vers le salon pour s'asseoir sur le canapé. Toujours cette existence d'une langueur insupportable. Elle se savait plus quoi dire de plus, les mots étaient bloqués dans sa gorge. C'est alors qu'essuyant ses yeux remplies de larmes, mettant une grande partie de son maquillage sur son visage, son regard tomba sur la table basse. Des papiers qu'elle n'avait encore jamais vu. Se penchant vers eux, un mot lui sauta à la figure. Ses mains tremblèrent en se saisissant des feuilles.

- Divorce...? C'est...c'est donc ça...? Tu...tu...tu veux divorcer...? Tout abandonner...c'est ta réponse...tu...nous...tu veux m'abandonner...? Je suis devenue si horrible que ça à tes yeux...?

Les larmes coulaient à présent librement sur ses joues tandis qu'elle se levait, son corps finit par être parcouru d'autant de subtil soubresaut que ses mains. Elle observait ses feuilles sans les lire, le seul mot marqué au fer blanc dans son esprit étant « divorce ». Son mari avait toujours été un lâche mais là...la peur se saisit de son ventre. Allait-il juste l'abandonner avec les enfants qu'elle n'avait jamais voulu ? Plus profondément en elle, son cœur brisé lui rappelait ses sentiments des premiers jours. Sa voix cassée partait dans d'incroyables aiguës dont elle ne se souvenait même pas être capable. De ses mains tremblotantes, elle déchira les feuilles en milliers de morceaux tout en s'écriant :

- Je...je ne te...donnerai pas...ce plaisir !  

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MessageSujet: Re: It Was A Perfect Illusion. [PV Amy S. Adler] [Fini] Ven 21 Oct - 15:02



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Lambeth, 1885.

Le bruit désagréable de la fourchette sur la table lui fit tourner légèrement la tête vers la provenance de la perturbation sonore. Cependant, il replaça rapidement son regard en direction de la cuisine en se recevant en grimaçant la remarque colérique d’Amy. Oui c’était tout. Il ne sut si c’était le contenu de son assiette qui la dérangeait ou bien leur relation qui n’avaient été que des promesses brisées jusque-là. Mais oui, c’était tout. C’était tout ce qu’il avait à proposer. Il lui aurait offert son cœur, il se le serrait arraché pour elle. Mais la rancœur, la déception qui s’étaient installées entre eux avaient fini par le changer en glace. Froid. Glacial. Indifférent. Absent. Figé. Ayant besoin de chaleur pour redevenir battant et vivant. Il tira sur sa cigarette avant de relâcher un nuage de fumée, ignorant royalement son épouse. Il n’avait rien à répondre. Sinon il aurait paru pour insolence. Donc son silence méprisant était en réalité à interpréter comme une marque de respect, quelque part. Amy allait sûrement s’agacer une nouvelle fois de son silence mais où elle en était déjà… Où ils en étaient déjà. Rien que ses pas claquant sur le parquet tandis qu’elle se rendait dans le salon lui martelaient agressivement les tympans.

Felix soupira, et n’ayant vraisemblablement rien de mieux à faire, la suivit à l’entrée du salon avant de constater qu’elle avait trouvé les papiers du divorce. Qu’est-ce qu’il était stupide parfois. Il soupira doucement mais ne dit rien, la laissant parler. À quoi bon se battre une nouvelle fois…? Cela faisait des années que c’était une sorte de guerre entre eux. Elle pouvait lui faire toutes les reproches qu’elle voulait, elle n’était exempte de toute faute. Sa précédente phrase lui revint en mémoire et une désagréable envie de lui dire que ce n’était pas tout vint lui chatouiller la gorge. Non ce n’était pas tout, il essayait de faire avancer les choses. Il expira un nouveau nuage de fumée tout en la regardant parfaitement impassible. Et évidemment, elle se positionna en position de victime, comme si le divorce allait être une torture pour elle. Comme s’il était assez sadique pour lui laisser les enfants. Il la regarda juste pleurer, paniquer. Il observa ses mains trembler en voyant les feuilles et il ne sut trop décrire ce qu’il ressentait à ce moment-là. Des regrets ? De la colère ? De… De la joie…? Il eut un demi-sourire ironique.

- Cesse de t’inquiéter. Je ne te laisserai pas les enfants. Ce serait trop dangereux pour eux.

Elle déchira alors les papiers sous ses yeux et il la regarda simplement faire, impuissant mais ennuyé. Il poussa un profond soupir. Ce plaisir ? Quel plaisir ? Il ne prenait aucun plaisir à divorcer. Ni à continuer à vivre comme ça. Il sentit la rage, la colère, un sentiment d’injustice aussi, gronder dans son cœur. Que voulait-elle au juste ? Croupir ici ? Tout ceci allait finir par la mort de l’un d’entre eux. Ils n’étaient déjà plus que des fantômes pour l’un et l’autre. Et il se savait parfaitement capable de demeurer muet pendant des jours, il l’avait déjà fait et cela s’était soldé par une énième dispute. Il regarda le cadavre des feuilles tomber par terre avant de se tourner vers Amy, exaspéré et agacé. Lui aussi aurait voulu que tout soit plus simple. Sa chère épouse était sûrement en train de penser qu’elle était la seule à souffrir, qu’elle était sûrement la plus victime d’entre tous. Oui les enfants, elle n’en avait pas voulu. Lui non plus. Mais il y en avait un des deux qui s’en occupait pendant que l’autre entretenait son alcoolisme. Alors il dit sur un ton glacial, froid, qui ne lui ressemblait pas :

- Que. Veux-tu. Alors. Au. Final !?

Il avait presque hurlé le dernier mot. Il se mit devant le canapé, de l’autre côté de la table basse, en face de son épouse. Il vint écraser son mégot à côté du cadavre du précédent, dans le cendrier. Il planta alors ses yeux gris, presque blancs dans ceux rougis d’Amy.

- Que veux-tu, réponds-moi ! Je te propose de te libérer ! Regarde ! Tu peux sortir dehors et te faire sauter par qui tu veux, Amelia ! C’est toujours mieux que cet attardé mental de mari, non ?

Il se redressa, désignant la porte, le regard presque dément par la rage.

- Tu ne veux pas me faire ce plaisir ? Mais parce que tu penses que cela m’amuse ? Et même si c’était le cas, tu préfères me casser les couilles et refuser le divorce et rester ici ?! Vraiment ? À continuer de te plaindre que ton mari est un demeuré et sûrement un impuissant ?!

Il la regardait toujours droit dans les yeux, légèrement essoufflé. Il s’alluma rapidement une nouvelle cigarette. Oui cela faisait deux jours que son paquet ne le quittait plus, entraînant ainsi une consommation de tabac probablement trop importante.

- Tu sais quoi ? Si tu veux rester, reste. Mais ferme ta gueule et laisse-moi tranquille.

Son regard ne la lâchait toujours pas. S’il y avait bien une chose qui n’avait pas changé durant toutes ces années, ce qu’il ne pouvait pas détourner le regard quand il la regardait dans les yeux.
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Lambeth, 1885.

Plongé dans un effroyable désespoir, les jambes d'Amy peinaient à la porter tandis que les feuilles tombaient autour d'elle comme d'innombrabres petits oiseaux volants. L'envie de s'endormir pour toujours la prenait doucement tandis que les cliquetis infâmes de l'horloge lui redonner envie de l'écraser à coup de massue. C'était quelque chose auquel elle avait pris beaucoup de plaisir, dans sa boutique, se détachait du temps. De cet insupportable assassin qui marchait au même pas qu'eux. Qu'importe que l'on coure à la vitesse que l'on souhaite, il viendra toujours nous rappeler à sa détestable existence. Et l'homme qui se trouvait près d'elle...en était toute l'horrible représentation. Celle du temps qui passait, l'horloger aux talentueuses mains. Qui n'avait que faire de la société et en montrait toutes les preuves dans son attitude plate et sans relief. Les larmes coulaient face à l'image qu'ils se renvoyaient à présent. Une immonde image rempli de mensonge, de non-dit et de barrière. Son cœur était resté aussi bouillant qu'à la première seconde, mais barricadé dans l'horreur d'une statuette en forme de gargouille.

Cela ne la rassura même pas lorsqu'il s'exclama très calmement qu'il prendrait les enfants avec lui. Car cela pourrait être trop dangereux pour eux de rester avec elle. On en était donc là. En plus d'être une horrible personne envers son mari, elle était un danger pour ses enfants. Le choc de la phrase la fit retomber sur le canapé, ses jambes ayant fini de la supporter. Qu'est-ce qu'elle pouvait dire de plus dans toute cette vérité ? Elle peinait à calmer la chute de ses larmes sur son visage tandis que ses cheveux partaient dans tous les sens autour de celui-ci. Ce qu'elle voulait vraiment ? C'était presque trop facile de lui gueuler après, elle qui était fautive de tout. Elle qui l'avait tant aimé et s'était confronté à un abominable mur fêlé. Un idiot asocial qui ne la réconfortait en rien face au monde de l'extérieur, un homme tellement bon tellement con qu'il n'était qu'une marionette, cet horloger à l'indéniable talent qui n'était finalement bon qu'à cela. Elle s'était attachée à cette personne comme à un rocher pour mieux se noyer. Cette personne, elle voulait le choyer, l'aimer, être choyée, être aimée. Mais tout ce qu'elle avait découvert...rien de tout cela n'était ce qu'elle voulait. Elle était passé de Charybe à Scylla, sans l'ombre d'une transition. Bien punie par Dieu de son adultère premier, celui qui l'avait fait sombré dans les bras de l'horloger, la voix de ce dernier lui massacrait la tête.

- Ne...ne m'appelle pas...Amélia...

Il montrait la porte, le visage plus terrifiant que jamais. Dans ses souvenirs, elle ne se souvenait pas l'avoir déjà vu comme ça. Ayant une réaction..normale. Oui...c'était la plus normale des réactions quand on apprenait que sa femme le tromper -bien qu'il le sache depuis trop longtemps. On demandait les papiers de divorce et on passait une engueulade bien poussée sur la fautive. Curieusement, la normalité de cette situation, brutale au milieu d'années perdues, lui fit perdre tous ses repères. Comme si en une seconde, elle devait répondre de tous ses actes, faire face à des conséquences qu'elle croyait n'avoir plus de sens. La couturière baissa la tête avant de se remettre à trembler.

- Te laisser tranquille...ce n'est pas déjà ce que je fais ?! On ne se voit plus, sauf le soir et encore ! Fermer ma gueule mais pour qui tu te prends ?! Un homme ?! Ha ! La bonne blague, ça fait au moins cinq ans que tu me demandes de faire ce que je fais déjà bien trop...

Essayant alors de se relever pour marcher vers son mari -bien que tituber serait le mot exact- elle vint lui dire en face.

- C'est pour ça que j'ai brisé l'horloge de ma boutique, que je l'ai cassé, en milliers de morceaux ! Parce qu'elle me rappelait chaque PUTAIN de secondes que je perdais avec toi !!

La question la plus suspicieuse que l'on était en droit de se poser était : pourquoi en parlait-elle au passé ? Était-ce le divorce qu'elle prenait déjà en compte. Ou alors la simple révélation encore peu présente dans son cœur ?

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MessageSujet: Re: It Was A Perfect Illusion. [PV Amy S. Adler] [Fini] Ven 21 Oct - 17:59



It Was A Perfect Illusion.

« SOMEWHERE IN ALL THE CONFUSION. »

Lambeth, 1885.

Amy répliqua alors, lui lançant alors une pique sur sa virilité. C’était une notion qu’il n’arrivait pas à comprendre. Ni le fait qu’on puisse exiger de quelqu’un d’être une personne qu’il n’était pas. C’était insensé. On ne demandait pas à un chaton d’être un loup. Puis Felix préférait la tendresse au sein d’un foyer et l’égalité des tâches et du reste entre les époux. Chose qui n’était pas respectée ici, mais pas de la façon dont on pourrait le croire. Heureusement qu’il y avait une personne à la maison qui s’occupait des dîners, des enfants, de l’argent, de fournir un toit. Alors il n’était pas le plus parfait des hommes. Il n’était pas le plus parfait des maris. Mais il aurait fait des efforts si Amy y avait mis des siens plutôt que de sombrer dans cette sorte de dépression post-accouchement. Il y en avait un ici qui s’était occupé du mariage, de la lune de miel, de trouver une maison dans un temps record alors qu’il n’était pas encore prêt plonger tête baissée dans la société. Mais il était sûr d’une chose. S’il était revenu trouver Amy dans sa boutique, un bouquet à la main, il ne l’aurait fait pour personne.

Mais quelque chose lui hérissa le poil plus qu’autre chose. Quelque chose qui lui fit monter les larmes aux yeux tout en lui dessinant un sourire sur les lèvres. Son visage, impassible d’ordinaire, n’était plus que le reflet d’un condensé de sentiments aussi extrêmes que contradictoires. La phrase d’Amy l’avait agressé en plein cœur, avait fissuré la glace qui recouvrait celui-ci sans pour autant le sortir de son hibernation. Les larmes commencèrent à rouler sur ses joues, rendant ses yeux encore plus clairs mais avec une désagréable lueur sombre au fond d’eux. Le sourire était du désespoir, un appel à l’aide peut-être mais aussi une folie pure et simple. Ce qu’il semblait d’avoir eu de pur chez Felix semblait être parti provisoirement. Tout son corps était devenu raide comme du bois. Il eut du mal à gérer ses mains aussi crispées que le reste et planta les ongles d’une des deux dans le dos de l’autre, s’arrachant presque la peau. Puis, dans un souffle, il s’empara de son épouse par le col avant de la plaquer brutalement contre le mur, faisant trembler les parois de la maison. Il posa son front brûlant pour une fois sur celui d’Amy, ses yeux cherchant à poignarder les siens du regard.

- TU AURAIS VOULU QUE JE SOIS COMME TOUS LES AUTRES ? QUE JE TE FRAPPE, EN GARDANT LES PIEDS SUR LA TABLE ? J’AURAI ÉTÉ UN HOMME POUR TOI ?

Il avait hurlé, sa voix grave ayant raisonné dans les murs. Son visage collé à celui d’Amy, il était donc impossible qu’elle ait pu rater quoique ce soit de ce qu’il venait de dire. Au contraire. Il la tenait toujours contre la paroi avec une force inouïe, semblable à celle d’Harry. Mais il ne s’arrêta pas là, il n’avait pas fini de dire ce qu’il avait à dire. Alors tel un volcan, il explosa :

- T’es qu’une égoïste ! Une sale égoïste de merde qui ne voit que ce qu’elle n’a pas ! T’as jamais connu la solitude, la vraie ! Ni la misère ! Papa et Maman t’ont toujours beaucoup trop gâtée et t’es même pas foutu d’essayer de redonner l’amour que tu as eu à tes gamins ! Alors oui, notre histoire n’est pas parfaite ! Oui, on a merdé. Mais putain Amy, si tu étais moins… moins… exigeante ! T’as toujours voulu vivre un rêve et bien réveille-toi ! MAINTENANT.

De rage, il frappa le mur à quelques centimètres d’Amy, toujours proche d’elle, la fixant rageusement. Il reprit son souffle et finit par la relâcher en détournant le regard. Il s’éloigna d’elle légèrement avant de se prendre les cheveux dans les mains qu’il tira afin d’évacuer son surplus de colère tout en poussant un cri rageur et étouffé.
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Amy est très douée dans son domaine, la couture. ⊹ Ressentais une profonde frustration envers son mari durant les cinq précédentes années, ce qui l'incitait à accepter plus facilement les avances d'autrui. ⊹ A des tendances névrosées et borderline. ⊹ Ne supporte pas/ou difficilement les enfants en bas âge. ⊹ Apprécie la compagnie de l'alcool et du tabac bon marché. ⊹ Est d'une grande immaturité. ⊹ Très facilement morte de jalousie en compagnie d'autres femmes. ⊹ Manque de confiance en elle-même et a souvent besoin qu'on la rassure sur son apparence. ⊹ Passe beaucoup trop de temps devant le miroir à peigner ses très longs cheveux noirs. ⊹ Femme de Felix J. Adler. ⊹ A ouvert récemment un bordel de luxe dans un vieil hôtel rénové de Whitechapel.
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MessageSujet: Re: It Was A Perfect Illusion. [PV Amy S. Adler] [Fini] Sam 22 Oct - 9:28



It Was A Perfect Illusion.

« SOMEWHERE IN ALL THE CONFUSION. »

Lambeth, 1885.

L'alcool avait rendu Amy tout aussi titubante que courageuse sans le sou. La chaleur montait à ses joues tandis que les larmes en descendaient. Elle détestait sa vie, mais plus encore, elle détestait ce qu'elle aurait pu être à la place de toute cette horreur. Les enfants n'avaient rien demandé, et parfois, en cinq années, il lui avait pris l'envie d'être maternelle avec eux. Surtout avec le petit dernier, qu'elle acceptait davantage. Mais au bout d'un moment, tout ce qu'elle voyait d'eux, c'était sa propre jeunesse perdue. Les voir loin d'elle, ce n'était pas ce qui la dérangerait. Ils étaient comme le temps, fugace, intrépide et la suivant toujours. Non, ce qui lui brisait le cœur, c'était en face d'elle. L'homme auquel elle avait décidé de vouer sa vie sans le connaître. Celui-là même dont elle vit les larmes couler pour la première fois de sa vie. Ah ça, dès que l'on évoque le temps et ses précieuses horloges, il n'y avait que cela pour le faire réagir. Faire l'analogie entre sa femme et sa putain d'insupportable passion. Mais au delà, Amy sentit son cœur s'effriter. Elle voulait faire machine arrière, repartir à zéro, se mettre à genoux pour demander pardon. Etait-ce une fierté ou au contraire, la plus pernicieuse des lachetés qui l'en empêchait ? La deuxième option était certainement la plus exacte. Peu importe combien de temps elle passerait devant le miroir, elle resterait l'horrible incarnation de la lacheté. Fuir devant ses responsabilités, les obligations, à se venger du vide dans la plus parfaite des inutilités.

Néanmoins, quand les mains puissantes de son mari la saisirent au col pour faire battre son dos contre le mur le plus proche, la respiration lui manqua. Un grondement terrifiant dans son estomac la fit grimacer tandis que les yeux de son mari, prunelles magnifiques, avait perdu tout leur contraste pour devenir plus terrifiant que la mort elle-même. Son front contre le sien lui fit perdre toute notion de l'espace. Elle voulait fuir, encore une fois. Se reculer jusqu'à disparaître dans le mur. Ne plus être là, ne plus souffrir. Des barrières s'installaient dans son cœur, dans son esprit, cherchant à se protéger du point de rupture. Ses pieds ne touchaient plus le sol. La sensation de perdre le contrôle fut plus forte que tout, et un gémissement de douleur s'échappa de sa bouche. C'était sans compter sur le monologue hurlant de son mari qui reprenait inlassablement, lui jetant au cœur toute l'opprobe dont elle s'était faite l'étiquette. La peur s'inflitrait en elle plus surement que tout. Aucun de ses membres ne lui répondait correctement, chacun d'entre eux essayait en vain de repousser l'homme en face. Quand il la lâcha finalement, ses larmes redoublèrent de puissance, la faisant gémir de plus en plus fort. Il n'y avait plus aucune dignité qui comptait, elle n'en avait plus la force. L'homme dont elle était tombée follement amoureuse, elle l'avait détuite elle-même et maintenant, elle en avait peur. Toute l'adrénaline retomba dans ses veines et la seule chose qu'elle eut le temps de faire fut de récupérer le seau à cendre pour vomir dedans. Non pas des nausées de femme enceinte comme elle avait pu en avoir, mais c'était la goutte qui faisait déborder le vase, dans tous les sens du terme. Chaque caresse étrangère lui revenait en mémoire, chacune de ses malencontreuses paroles. Elle voudrait mourir si elle en avait le courage.

- ...c'est ma faute...c'est ma faute...je suis égoïste...c'est ma... faute...je suis une horrible épouse...je t'ai détruit...je nous ai détruit...je suis horrible...je suis lâche...si on pouvait tout recommencer...peut-être qu'il aurait mieux valu que l'on ne se rencontre pas...je suis un poison...ils me l'ont tous déjà dit...tu étais si innocent...si parfait...

Chacune de ses respirations étaient parcouru d'insupportables sanglots qui peinaient presque à sortir de sa gorge tant ils cherchaient tous à s'enfuir d'elle en même temps. Cherchant à se redresser, se tenant à la cheminée pour remonter. Elle empêcha hypothétiquement Felix de s'approcher d'une main dressée en face d'elle.

- ...non...laisse moi...je ne le mérite pas...je ne te mérite pas...

Titubante, mais plus dans un aspect mort-vivant qu'ivrogne, Amy se dirigea vers la porte. Reprenant son châle avec laquelle elle s'essuya grossièrement le visage, bien que pleurant toujours, elle soupira. Il avait tellement raison. Elle était tellement monstrueuse.

- ...je pars...tu seras toujours plus heureux sans moi...j'ai fait trop de mal...pourquoi tu n'as pas réagi comme ça plus tôt ? Pourquoi tu as toujours tout fait pour me rendre heureuse alors que je te détruisais lentement...? Adieu Felix...je...je t'aime...

Sans l'ombre d'une seconde d'attente, ne cherchant pas même à entendre la réponse de son mari, elle fuit dans la nuit. Prenant les plus petites ruelles possibles pour qu'on ne la retrouve pas, les gens se poussaient à son passage. On se poussait pour ne pas se laisser toucher par l'étrange Miss Adler, dont le talent de couture n'avait d'égale que sa perversion narcissique qui menait son entourage à sa propre perte.

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It Was A Perfect Illusion. [PV Amy S. Adler] [Fini]

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