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It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini]

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Âge : 25
Emploi : Home Secretary.
Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini] Mer 5 Avr - 23:14



It's Hard To Lose A Chosen One.

« But you won't see me fall apart. »

Cirque O'Farrell, Southwark, 1890.

Loban était donc assis, à la petite table de fortune que lui proposaient la roulotte et son hôte. Il buvait tranquillement son café, même si cela était plus une combine pour se cacher derrière la tasse. Il ne savait pas où se mettre ni quoi faire. Il n’avait plus rien sous contrôle et Lydess le stressait. Elle le rendait nerveux et l’atmosphère semblait tendue. À moins que ce ne soit lui uniquement qui le soit. Mais l’aisance de sa sœur, son sourire, son impudeur rendaient le tout d’une extrême désinvolture, d’une légèreté sans pareil, comme s’ils s’étaient connus depuis toujours. Mais après tout, c’était le cas. Même si elle semblait l’avoir oublié, pas une journée n’eut passée sans que Loban ne pensât à elle. Il soupira et baissa les yeux, mal à l’aise. Il but une nouvelle gorgée de café et se rendit qu’effectivement, il était vraiment délicieux. À tel point que cela devait être du café réputé. Donc bien au-delà des probablement maigres moyens de Lydess. Comment avait-elle pu se procurer des grains d’une aussi bonne qualité. Il regarda le breuvage en fronçant les sourcils, songeur et soucieux. Il espérait juste qu’elle ne jouait pas les petites criminelles délibérément.

Il soupira doucement, ne sachant plus trop quoi faire, se demandant pourquoi il s’était laissé embarquer là-dedans dès le moment où elle ne l’avait pas reconnu. Elle avait tourné la page et était passé à autre chose. Alors pourquoi s’acharnait-il à nourrir un espoir qui était mort au moment où tout était perdu, quand les Renfield sont venus le chercher à l’orphelinat de Whitechapel ? Lydess répondit alors à sa question, ce qui lui confirma qu’elle avait réussi, plus ou moins, à faire sa vie en sortant du pensionnat. Enfin. Jusqu’à ce qu’elle dise qu’elle avait dressé des hommes. Loban manqua de s’étouffer avec son café, interprétant sûrement très mal ce qu’elle voulait dire. Le rire franc de la jeune femme lui confirma effectivement que cela était un trait d’humour qui avait failli faire un arrêt cardiaque au noble. Jamais il n’aurait laissé Lydess vendre son cœur aux inconnus. Il l’aurait forcé à accepter son argent pour qu’elle se sorte de cette misère. Cependant, ce n’était pas le cas et Loban essaya de se calmer doucement, écoutant attentivement son interlocutrice qui lui avoua être une diseuse de bonne aventure, une liseuse de cartes. Il fut réellement impressionné par les connaissances et les compétences de sa sœur, même curieux d’en savoir plus d’ailleurs.

Cependant, il garda le silence, ne sachant pas tellement quoi lui répondre. Il avait peur que quoi qu’il dise, cela soit mal interprété et se retourne contre lui, malgré toutes les bonnes intentions qui l’animaient. Alors il gardait le silence, ne voulant pas passer pour un noble inculte et ainsi, donner une raison supplémentaire à Lydess de lui faire des remarques plus tard. L’échéance approchait, il en était conscient. Et se murer dans son silence et son café était une solution plus qu’éphémère dont les limites ne tarderaient pas à bientôt se faire ressentir. Il releva alors la tête quand il la vit bouger du coin de l’œil. Elle tendait sa tasse vers avec un sourire timide. Avec le même sourire, Loban trinqua volontiers, mais toujours en silence. Il aurait donné énormément pour chasser ce malaise et cette angoisse qui le prenaient aux tripes. Cependant, malgré sa richesse, il était bien conscient que cela était impossible. Que l’argent ne pouvait pas tout acheter. Elle abrégea alors la conversation à son sujet et Loban dut avouer qu’il était déçu. Il aurait en effet préféré en savoir un peu plus sur elle depuis ces années.

Elle reprit la parole une nouvelle fois, adoptant une posture très décontractée que Loban s’empressa de noter. Son étrange, forte et subite attirance pour elle se rajoutait évidemment à son inconfort, se sentant sale. Comme si tout ceci était une pensée impure. Alors certes, il la considérait comme sa grande sœur. Mais ils ne partageaient pas le même sang. Le jeune Renfield chassa rapidement ses idées saugrenues de sa tête, essayant de se reconcentrer sur Lydess. Cependant, celle-ci ne tarda pas à l’embarrasser de nouveau, demandant avec une franchise redoutable ce qu’il voulait exactement. Ce fut bien évidemment le mot « sexe » qui rendit les joues de Loban complètement cramoisies. Il baissa les yeux, ne sachant plus ou se mettre. Il l’entendit bâiller et lancer une nouvelle boutade. Le pauvre noble, complètement désemparé, inspira profondément tout en se grattant nerveusement l’arrière de la tête, perdu. Il ne savait pas quoi faire, quoi penser. L’idée qu’elle ait pu lui proposer… cela… était alléchante, tentante… Car c’était peut-être la dernière fois qu’il la voyait si elle se décidait à couper les ponts. Mais en même temps, il ne pouvait pas faire cela. Et en plus, elle se rendrait rapidement compte qu’il était encore vierge. Et ne manquerait pas de se moquer de lui encore une fois.

Il était désespéré. Perdu. Et il se devait de répondre quelque chose. Car pour l’instant, il n’avait toujours pas prononcé un mot et avait même caché ses mains sous la table, tel un enfant qu’on gronderait. Tel un petit frère qui se faisait réprimander par sa grande sœur. Il avait juste envie de partir. De fuir tel un lâche. Le fait est qu’il n’arrivait pas à rester digne face à elle. Il n’arrivait pas à assumer quoique ce soit, ne serait-ce même son identité. Il ne parvenait pas à soutenir son regard, son sourire insolent plus de deux secondes. Il avait juste envie de se lever, de lui présenter ses hommages, de lui dire de ne pas s’inquiéter pour O’Farrell et de fuir loin. De retourner retrouver Peterson qui lui ferait un bon chocolat chaud comme il en avait le secret. Mais plus il tardait à prendre une décision, plus le silence était pesant. Elle devait sûrement le prendre pour un type louche, un pervers, bien que ce ne soit absolument pas le cas. Il inspira profondément et, les joues toujours rouges, dit d’une voix chevrotante :

— Au… Aucun des trois, merci.

Cela ne pouvait pas être sa seule réponse. À bout, il finit par avoir une moue d’agacement, arrivant à saturation, n’arrivant plus à contenir sa nervosité. Il se leva, faisant racler sa chaise sur le parquet de fortune de la roulotte.

— Écoute Lydess, je n’en peux plus. J’aurai voulu que ça se passe autrement mais je dois l’avouer, je me suis dégonflé. Et je vais continuer à me comportement dignement en tant que tel, parce que je m’en vais. J’imagine déjà les reproches que tu vas me faire, car il y en a, je sais. Je… Je…

Ses épaules s’affaissèrent et il baissa la tête.

— Je ne veux pas nous blesser davantage…

Il soupira profondément et releva la tête.

— Je suis navré, Lydess. Il vaut mieux que tu ne saches pas mon nom…

Il maintint enfin son regard, faisant preuve d’une grande bravoure. Il avait beau être bien plus grand qu’elle et relever légèrement le menton pour se donner du courage, il se sentait toujours incroyablement petit et minable face à elle. Minable, c’était le mot. Il était minable. Et sa façon de fuir l'était tout autant.
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MessageSujet: Re: It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini] Jeu 6 Avr - 0:01



It's Hard To Lose A Chosen One.

« But you won't see me fall apart. »

Cirque O'Farrell, Southwark, 1890.

Une sincère fatigue était véritablement en train de le prendre, à défaut du noble qui se trouvait en face d'elle. Loin était son idée de le mettre mal à l'aise, songeant qu'un grand gaillard comme ça, au cou de taureau et à la posture si décente, ne serait absolument pas mis à mal par quelques grivoiseries de campagne, après tout, elle ne devait pas être la première femme à lui parler franchement. A moins qu'il n'ait jamais eu à faire à une mère, ou une nourrice... ou tout simplement une prostituée dans la rue. Les joues du jeune homme étaient plus rouges encore que les murs bordeaux et chaleureux de sa roulotte, et cela faisait quelques minutes à présent qu'il ne touchait plus son café. Peut-être ne le trouvait-il pas si bon que ça après tout. Ou alors, il était plutôt thé. Mais il fallait avouer que Lydess ne lui avait jamais demander son avis. Il baissait les yeux et refusait de croiser son regard, chose que la diseuse de bonne aventure avait beaucoup de mal à accepter. Elle recommençait à s'agacer comme au tout début. Alors qu'elle s'ouvrait à lui et lui proposait de mettre honnêtement cartes sur table -douce ironie, cet homme continuait de faire l'aveugle guidé par une sourde. Tapotant la cuillère sur le bord de sa tasse pour la finir d'une grande lampée affamée, elle continua de regarder le noble avec insistance.

Quant vint alors la réponse. Aucun des trois ? Soit, mais alors qu'est-ce que cela pouvait bien être ? Il fallait avouer que cela la déconcertait véritablement. Peut-être était-il finalement vraiment là pour la tuer alors. Mais il était bien pitoyable, pour un assassin. Remarque, ne disait-on pas que les meurtriers étaient souvent des impuissants ? Tout semblait se tenir. Lydess était plutôt contente de son monologue intérieur tandis qu'elle attendait la suite des paroles ou des actions de l'inconnu. Son impatience finissait par être palpable. Peut-être à tel point qu'il se leva tout simplement de la chaise. A ce moment, une centaine de pensées vinrent dans l'esprit de la jeune femme. Pourtant, les premières qui lui parlaient n'étaient pas la colère ou l'agacement, mais bien une profonde tristesse. Était-elle donc si inintéressante que cela ? Pourtant, la familiarité se reprit aussitôt dans les paroles du noble, qui la firent se lever à son tour, fronçant les sourcils. Le noble commença alors à faire un monologue rempli d'un insupportable et flou désespoir. Dégonflé ? Lâche ? Reproches ? Tous ces mots ne voulaient rien dire, il n'y avait aucun contexte. Et si elle avait l'habitude de travailler dans le flou, à cette seconde précise, son esprit inventif était incapable de réfléchir.

Mais la tension qui s'était lentement incrustée dans leurs échanges depuis tout à l'heure était en train de se cristalliser en une atmosphère étouffante. Ne pas nous blesser ? Pourquoi cet homme faisait comme s'il la connaissait tellement ? Un songe, bien lointain, lui revint lentement à l'esprit. Quelque chose de si douloureux qu'elle avait si profondément enterrée, qu'elle ne pensait pas une seule seconde que cela pouvait être vrai. Même à cette instant précis, elle cherchait encore à éloigner l'idée, à la repousser, à se persuader que cela ne pouvait être et ne serait jamais. Elle avait trop longtemps attendu le fameux prince charmant. Comme un piètre pleutre, il baissa la tête pendant plusieurs temps, incapable de faire face à la créature qu'il avait réveillé. Si tant est qu'il fut un prince, il faisait un mauvais chevalier. Pourtant, alors qu'il redressait la tête et qu'il lança la dernière réplique de sa page, Lydess ne put le laisser partir. En trois pas, du fait de sa petite taille, elle traversa la roulotte et se plaça devant la porte d'entrée avant qu'il n'ait pu en toucher la poignet, écartant les bras pour qu'il n'ait l'idée de la dégager sans qu'elle ne puisse se défendre.

L'instant était critique. Jamais, dans cette sombre promiscuité qu'était la roulotte, ils n'avaient été aussi physiquement proche. Qualité d'étranger, cette tension se fit plus pernicieuse encore. Lydess plongea son regard dans les yeux de Loban, le forçant presque mentalement à la regarder dans les yeux. C'était impossible. Pourtant tout était flou dans sa tête. Où était la grande gueule, la vilaine rouquine, la bête campagnarde à deux ronds sortie des caniveaux ? Il n'y avait plus rien qu'un regard complexe, à mi-chemin entre la colère et la divine supplication. Une fine couche de larmes remplissait alors lentement ses globes oculaires. Elle n'avait jamais pensé une seule seconde à demander son prénom, parce qu'au final, il n'était qu'un noble comme les autres, non ?

- Dis-moi... bon sang, dis-moi qui tu es... je n'ai pas...je ne me...

Serrant les dents, elle baissa la tête, enrageant contre elle-même. N'arrivant pas à dire à haute voix ce qui au final, était peut-être la cause du désastre de ce soir. Elle soupira et prit une profonde respiration, refusant de laisser s'échapper le moindre soupçon de sanglot. Si elle se trompait, elle refusait d'avoir montrer des signes aussi flagrants de faiblesses. Redressant alors légèrement la tête, l'observant par en dessous, elle termina, la voix brisée qui tentait péniblement de faire face.

- Tous les visages... d'autrefois... je n'en ai aucun souvenir.... ils deviennent flous dans mon esprit, aucun souvenir, tout se mélange... Qui es-tu ? Dis-moi. Maintenant. ...s'il te plait...

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MessageSujet: Re: It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini] Jeu 6 Avr - 15:51



It's Hard To Lose A Chosen One.

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Après un dernier regard pour sa sœur, Loban se dirigea vers la porte et au moins de se saisir de la poignée, Lydess sembla surgir de nulle part. Surpris, le jeune noble arrêta son geste au dernier moment, le corps de la diseuse de bonne aventure faisant barrage. Il la regarda, ennuyé. Il aurait voulu partir instantanément, disparaître dans la nuit. Lydess, l’obligeant à rester, il allait devoir se justifier. Et ainsi dire son nom. Cependant, il avait bien vu que sa sœur commençait à comprendre qui il était et la raison de sa présence ici. Son regard avait complètement changé, était devenu subitement sombre, sans cet éclat coquin et joyeux qui brillait encore quelques secondes auparavant dans l’iris azur de ses yeux. Son visage ne portait plus l’ombre d’un sourire. Il aurait pu essayer de forcer le passage, de l’écarter de son chemin, mais ce n’était nullement dans ses intentions. Il n’était pas une brute et encore moins avec sa sœur. Si elle ne voulait pas qu’il parte, alors il ne partirait pas et resterait tout en essayant de ressembler le peu de dignité qu’il lui restait à ses yeux – et sûrement aux yeux de Lydess aussi au passage.

Elle lui demanda de confirmer son identité. C’était logique après tout. Depuis le début, il ne se retenait pas de cacher qu’il la connaissait et bien. Mais entre les deux, il était sûrement celui qui avait le plus changé, il comprenait donc pourquoi pas Lydess ne l’avait peut-être pas reconnu tout de suite. Il releva les yeux, vraiment mal à l’aise, se demandant actuellement si sauter par la fenêtre n’était pas la meilleure chose à faire, vu que le corps de sa sœur condamnait l’entrée. Il eut une moue triste en voyant ses yeux s’embuer doucement mais sûrement de larmes, le suppliant d’enfin se présenter. Il baissa stupidement et lâchement le regard, une nouvelle fois. Comme si voir sa sœur avait quelque chose d’insupportable à présent. Il soupira profondément tandis qu’elle avouait qu’elle avait oublié tous les visages datant de l’orphelinat. Loban ne savait pas quoi faire. Devait-il donner son nom ? Où était-ce suffisamment évident pour le garder silencieux, tabou. Il avait l’impression que ce prénom qui ne voulait rien était l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres et il était relativement sûr qu’il ne se trompait pas tant que cela. Il soupira profondément avant de prendre sa respiration, comme si le courage était dans l’air.

— Tu… Tu sais très bien qui je suis… Certes j’ai grandi mais…

Il espérait juste qu’elle n’ait pas oublié son visage et que sa mémoire ne l’ait pas effacé tout court en fait. Qu’elle ne le prenne pas pour un vulgaire garçon de l’orphelinat sans attache ni affection pour elle. Lydess avait été tout pour lui. Sa mère, sa grande sœur, sa meilleure amie, son modèle, l’exemple à suivre. On lui avait coupé le cordon trop tôt quand on l’eut adopté et c’était peut-être pour cela qu’il avait toujours un comportement un peu puéril parfois. Comme des séquelles dues à une amputation trop brusque. Mais est-ce qu’elle le comprendrait ? Ou lui rejetterait-elle la faute dessus…? Loban n’avait vraiment pas envie d’avoir une réponse à cette question. Cependant, il sentait clairement que la situation était en train de prendre l’eau, de sombrer et qu’il fallait vite trouver quelque chose pour sauver les meubles. Mais à quoi bon ? Il ne savait pas s’il avait d’en finir une bonne fois pour toutes, de tourner définitivement la porte ou au contraire, essayait de reconstruire quelque chose avec elle, pas comme avant, mais presque. Il ne savait même pas ce que lui voulait.

Il ne dit rien de plus pour l’instant, se contentant de baisser la tête, hésitant à révéler ce prénom tabou dont il était affublé. Il n’avait pas envie de tout exploser, de tout gâcher mais il devait se rendre à l’évidence : l’échéance était arrivée. Et il ne pouvait plus se permettre de se défiler une nouvelle fois. Il soupira doucement, inspira profondément et finit par dire :

— C’est moi… Loban…

Ses yeux étaient restés baissés, comme s’il avait eu honte de son nom. Il ne parvenait pas à dire autre chose ni même à bouger. Il avait juste envie de fuir pour ne pas se liquéfier de honte, de gêne sur place. Il ne dit rien de plus, tête basse. S’il avait fait quelques centimètres de moins, on aurait pu croire qu’il lui présenter sa nuque, comme pour se faire décapiter. Après tout, il allait être jugé, châtié et il le savait. Alors, calmement, en silence, il attendit sa sentence.
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MessageSujet: Re: It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini] Jeu 6 Avr - 18:07



It's Hard To Lose A Chosen One.

« But you won't see me fall apart. »

Cirque O'Farrell, Southwark, 1890.

L'ambiance dans cette petite roulotte s'était chargée d'une profonde électricité en très peu de temps. Les bougies étaient sur le point de s'éteindre, mais elles vacillaient encore pour quelques minutes. Lydess était encore en train de tenir tête, mais elle peinait de plus en plus à ne pas craquer, dans cette cruelle indécision. Elle voulait juste qu'il dise ce nom, ce nom qu'elle avait attendu pendant tellement d'année. La diseuse de bonne aventure ne voulait plus y croire, et pourtant, il semblait que le moment était effectivement venu de faire tomber le voile. Il était là, en face de lui. Dans son costume bien serré et son balai dans le cul, avec ses yeux de chiens battus qui attendait. Quand la première parole vint, que pouvait-elle rajouter ? Il ne répondait pas à sa question. Le noble disait juste qu'il avait grandi. Les épaules de Lydess s'affaissèrent en même temps que ses bras qui retombèrent de chaque côté de ses cuisses. La puberté masculine pouvait changer un homme du tout au tout, autant dire que le petit garçon qu'il était autrefois n'avait plus rien à voir avec la carrure puissante et fascinante de l'homme viril qu'il lui offrait devant elle. En question d'apparence en tout cas. Car si de maturité physique, il en avait acquis, il ne semblait pas avoir pris deux grammes de maturité mentales dans son crâne. Lydess se mordit les lèvres.

Jusqu'au sang quand elle entendit le prénom. Enfin. Mais il ne le disait avec aucun sourire, aucune joie. Comme s'il s'en voulait finalement d'être là, devant son ancienne grande soeur. Lydess songea qu'il s'était rendu compte qu'elle n'était plus l'adolescente d'autrefois... mais bien une simple fille du cirque, qui volait de riches produits sur les ports et qui vendait du rêve à ses clients à travers de stupides cartes. Les yeux vides, un petit sourire aux lèvres, elle finit par essuyer ses paupières remplies de larmes et renifler le début de son sanglot. Elle posa alors une main sur l'avant-bras de Loban, se rendant compte que c'était la première fois qu'elle le touchait véritablement depuis le début de cette conversation -car le coup de hanche devant le lion ne comptait pas. Pourtant, ce ne fut pas un câlin qu'elle fit, mais une simple caresse tandis qu'elle se dirigea vers sa bouilloire. L'heure n'était clairement pas destiné à dormir, et le café l'aiderait à supporter ce que l'alcool faisait pour certains autres. Tandis que l'eau bouillait, elle changea les bougies. Soupçonnant qu'il allait peut-être reprendre son action de lâche, elle sortit un simple, sombre et précis, comme un ordre.

- Reste. Et redresse-moi cette tête, tu es un noble ou pas ?

Elle poussa un petit rire à la fin, loin du rire franc et honnête, mais plus proche d'un petit rire désincarné. Reprenant pourtant le contrôle d'elle-même et de son regard, elle scruta Loban de long en large, comme si c'était la première fois qu'elle le voyait. Pourtant, elle l'avait déjà fait: analyser la qualité de son manteau, la pose très aléatoire de sa merveilleuse stature... Elle finit par soupirer en entendant la bouilloire siffler.

- Tu as effectivement bien changé...enfin, tu es juste devenu un homme, c'est normal...comment aurais-je pu devenir ce que tu serais devenu après ta puberté ? ... ... (elle passa une main sur son visage) ... Pardon, j'ai toujours du mal à y croire... je t'ai tellement attendu. J'avais fini par abandonner... Mais bordel redresse la tête je t'ai dis ! Ne fais pas la victime ! ... (elle soupira à nouveau et eut un sourire en le montrant d'un geste de la main) ... Regarde-toi, tu es devenu magnifique...

Lydess baissa la tête vers sa bouilloire et se servit une nouvelle tasse de café. Elle ne savait pas quoi faire elle-même, un grand mélange de sentiment la prenait au corps. Un tourbillon de colère, de tristesse, de peur et pourtant également de joie. Que pouvait-elle faire ? Buvant alors une gorgée de son café, elle ne l'avait pas suffisamment refroidi et elle poussa un petit cri de douleur. Se prenant le front dans une main, coude sur la table, et regarda Loban, Lydess resta silencieuse, juste à l'admirer pendant quelques secondes. Avant de regarder son café à nouveau, remuant sa cuillère.

- Excuse-moi, je ne sais pas trop comment réagir en vérité... mais toi non plus, visiblement. J'ai rêvé à ce moment pendant des années et voilà que tout est absolument le contraire de ce à quoi j'avais pu pensé. J'ai du te paraître...tellement basse. Héhé...mais c'est ma vie.

Tristement, elle redressa la tête pour plonger son regard dans celui de Loban. Dans ses rêves, il n'avait plus vraiment de visage, sa mémoire s'enfuyant avec les années, mais il revenait. Il l'appelait dans le lointain et lui disait qu'il était là, qu'il était Loban et qu'il l'avait retrouvé. Il avait le sourire et était fort, heureux. Pas cette désespérante lopette qui semblait passer le pire moment de sa vie, loin de ses draps de soies.

- Pourquoi tu ne m'as pas tout de suite donner ton nom ? Pourquoi tu voulais partir ? Je t'ai déçu ? Tu ne t'attendais pas à me voir comme ça ?

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MessageSujet: Re: It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini] Jeu 6 Avr - 19:43



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Loban n’osait toujours pas la regarder. Oui il était ridicule, oui il n’était pas digne. Mais à quoi bon dans un moment pareil ? Il avait juste peur qu’elle ne le repousse et lui dise de disparaître de sa vie pour de bon. Et il ne le désirait pas, même s’il se plierait docilement à la volonté de sa sœur si tel était son choix. Il resta silencieux, la tête toujours basse. Il avait même l’impression que plus les secondes passaient, plus elle se rapprochait du sol, comme s’il allait finir par se mettre à genoux devant elle tellement il se sentait misérable, minable. Puis, il sentit sa main se poser sur son avant-bras et il releva légèrement la tête pour regarder cette douce caresse, ce contact trop longtemps attendu. Et surtout, inattendu. Il était doux, affectueux, chose à laquelle n’avait pas songé un seul instant Loban. Non pas qu’il considérait sa sœur comme quelqu’un de violent, mais elle aurait eu toutes les raisons de l’être au bout de presque dix-sept ans. Il ne quitta pas la main des yeux, profitant de cette vision qui lui avait tant manqué. Puis elle le lâcha. Au moment où il voulut se jeter dans ses bras, la voix de Lydess le stoppa net.

Agir comme un noble. Oui, c’était ce qu’il était désormais. Un bourgeois. Mais il n’avait jamais eu l’impression d’en être un. Il allait boire un coup à Whitechapel, il allait se battre avant des petits brigands de ce même quartier sans aucune raison… Si, pour s’amuser. Il avait gardé les habitudes du quartier le plus pauvre de Londres et ne s’adonnait pas au cricket ou autre sport de nobles. Il voyait rarement ses semblables d’ailleurs. Et quand c’était le cas, il restait en retrait, n’aimant pas tellement se mêler à ses riches qui jouaient à qui possède la plus grosse fortune de la région. Mais lui n’était pas comme ça. Cependant, il doutait fortement que Lydess aille le croire. Il la vit le regarder et eut un sourire timide. Néanmoins, il était nerveux car elle, elle souriait bizarrement, comme gênée, malgré les étranges compliments qu’elle lui faisait. Enfin étranges. Disons qu’il ne s’était pas attendu à ce qu’elle dise qu’il était magnifique. Il rougit doucement et, la tête toujours basse, il daigna enfin la regarder avec un sourire plus franc, véritablement touché. Elle avoua qu’elle ne savait pas comment réagir et il ne pouvait pas lui en vouloir. Car lui non plus, en effet.

Il voulut baisser la tête mais la redressa aussitôt, voulant lui faire plaisir, rester digne, « noble ». Elle se brûla avec son café mais il ne dit rien. Il était parfaitement immobile et silencieux, creux, sans âme. Comme tous les riches qu’il avait pu voir dans sa vie. Sans personnalité. Aucune. Une coquille vide qui misait tout sur l’apparence. Il s’en voulait d’être stupide à l’instant présent car il ne faudrait sûrement pas longtemps à Lydess pour le remarquer et peut-être s’énerver. Après tout, c’était peut-être pour ça qu’il était pris de court. Parce qu’elle avait réagi parfaitement à l’inverse de ce à quoi il s’était attendu… Il soupira doucement, pestant intérieurement contre lui-même et pourtant, ses pieds semblaient toujours être prisonniers dans du ciment et ses lèvres cousues entre elles. Il était toujours un gamin au fond. Et il le savait, c’était pour cela qu’il restait silencieux. Il n’avait pas envie de dire un mot de trop, de montrer un enthousiaste parfaitement puéril et ridicule. Il essayait de se contrôler mais il était évident que toutes ses tentatives échouaient lamentablement, le faisant passer pour quelqu’un sans intérêt. Ce qui aurait dû être des retrouvailles joyeuses étaient en fait de quelque chose de vraiment… triste et morne.

Elle lui demanda alors pourquoi il n’avait rien dit tout de suite, si elle l’avait déçu. Loban fronça les sourcils, montrant pour une fois autre chose que de la mélancolie. Il était outré. Outré qu’elle puisse penser qu’elle l’ait déçu en finissant ici. Ce fut sûrement ce qui le réveilla, lui donnant enfin une sorte d’impulsion électrique dont il avait besoin. Il regarda Lydess d’un air presque sévère après la bêtise monumentale qu’elle venait de sortir et s’approcha d’elle avant de poser un genou à terre, afin d’être un peu plus à sa hauteur, même si désormais, il était à un niveau inférieur. Mais qu’importe. L’air toujours grave et sérieux, il avait chassé toute tristesse et nervosité de son visage. Il se mouilla rapidement les lèvres avec sa langue tout en regroupant ses mots puis finit par dire :

— Tu ne m’as jamais déçu. Jamais. Peu importe ce que tu fais, ce que tu as fait. Je ne suis pas déçu.

Il l’avait d’un ton clair, net, précis, ferme, afin que le message passe bien et que cette mélancolie qui était désormais sur le visage de sa magnifique sœur disparaisse. Il baissa le regard, mais pas la tête, cherchant une nouvelle fois à construire sa réponse avant de la prononcer, afin de ne pas sortir d’inepties. Il prit plus son temps cette fois-ci, la réponse s’annonçant plus délicate.

— Si je ne t’ai pas donné mon nom tout de suite… Et que je voulais partir… C’est que… j’avais peur.

Il la regarda de nouveau dans les yeux, franc, droit. Il ne faillirait pas, ne se défilerait pas.

— Je n’ai pas honte de le dire, sache-le. J’avais peur que tu me rejettes, que tu ne veuilles plus entendre parler de moi après tout ce temps, ce que j’aurai compris parfaitement. Mais je voulais… en profiter un peu, mais je me suis comporté comme un idiot pathétique. J’en suis navré…

Il marqua une pause, cherchant ses mots une nouvelle fois.

— Le fait est que je ne m’attendais absolument pas à te voir là. Surtout face à des lions. J'étais venu pour autre chose, à la base... Alors oui, je me suis précipité puis j’ai déchanté quand tu ne m’as pas reconnu.

Il eut un sourire et un petit rire amusés.

— Qu’est-ce que je peux être naïf, c’est bien normal après tout…

Il la regarda et lui fit un sourire doux avant de reprendre un air plus sérieux.

— Mais je n’ai pas tellement d’excuses. J’ai juste très mal géré la situation et… voilà. Pardon.

Il la regarda dans les yeux, le genou toujours à terre, ayant hésité à l’appeler grande sœur. Mais il ne voulait pas paraître effronté alors il se le garda pour lui. Mais ses yeux pétillaient de joie tandis qu’ils constataient à tel point la femme devant eux était charmante. Avec un sourire de gêne, les joues redevenant rouges et baissant la tête de nouveau, il dit dans un murmure timide :

— Toi aussi tu es magnifique.

« Resté magnifique » aurait plus correct, plus honnête pour Loban. Mais c’était déjà pas mal pour un début.
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MessageSujet: Re: It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini] Jeu 6 Avr - 21:00



It's Hard To Lose A Chosen One.

« But you won't see me fall apart. »

Cirque O'Farrell, Southwark, 1890.

Si la diseuse de bonne aventure avait peur ? Bien entendu. Sous sa carrure de forte demoiselle à grosses chairs et à lourde poitrine, elle n'en restait pas une lady, comme elle ne saisait de le répéter au noble qui s'était avéré être son petit protégé d'orphelinat. Elle se souvenait encore du jour où elle se plaignait à Fergus de ne pas avoir eu de nouvelles de lui, après autant d'années. Mais maintenant, il était là, en face d'elle. C'était un miracle qu'il ne se soit pas enfui lorsqu'elle s'était dégagée du chemin. Elle s'y attendait, mais était heureuse qu'il ne l'ait pas fait. Pourtant, rien n'était encore réglé, car il fallait encore savoir pourquoi il avait soudainement décidé de fuir comme s'il avait eu honte d'être à ses côtés. Ce à quoi la réponse ne tarda pas à arriver. En effet, alors qu'elle prenait une nouvelle gorgée de café afin de recevoir davantage de courage et d'énergie face à l'atmosphère étouffante de cette petite roulotte, Loban s'agenouilla devant elle. Mais pas n'importe comment, un seul genou à terre. Une bouffée de chaleur pris Lydess qui en lâcha sa cuillère dans la tasse. Son coeur se mit à battre à toute allure, ne comprenant pas ce qui était en train de se passer. Ses yeux scrutèrent étrangement le mouvement de la langue de Loban qui passèrent sur ses lèvres. Quand ses premières paroles commencèrent, Lydess laissa s'échapper un petit rire nerveux mais sortant d'un honnête sourire.

Elle ne s'en départit pas, même lorsqu'il lui avoua avoir eu peur d'avouer son nom. Elle qui l'attendait depuis tant d'années... La jeune femme l'écouta débattre sur sa peur, ainsi que sur sa joie de la revoir, de l'avoir retrouvé. Même s'il ne s'était pas attendu à la voir devant des lions. Les mots allaient trop vite et la situation trop soudaine pour qu'elle note la phrase qui pouvait tout détruire. Lors qu'il raconta avoir été triste qu'elle ne le reconnaisse pas, elle voulait lui couper la parole, lui dire que c'était ridicule d'être triste pour ça. Qu'il avait fait sa puberté et qu'un petit garçon changeait énormément en devenant adulte, et qu'elle avait vécu beaucoup de choses depuis ce moment, et pas que de belles expériences, et qu'il était difficile pour sa mémoire de se souvenir de tout. Mais il rit et l'empêcha d'en placer une, tellement elle était contente d'entendre ce rire pour la première fois depuis qu'elle l'avait vu. Cette excuse remplie d'honnêteté et de sincérité, qu'il ne disait pas tête baissé mais bien fort telle qu'elle avait toujours rêvé qu'il deviendrait. Un rire heureux et non plus nerveux s'échappa de ses lèvres quand il la complimenta sur son apparence. Elle rougit et eut un air faussement outrée tout en murmurant:

- Quand je pense que tu as pu me voir dans cette si affriolante tenue...et que je me suis montrée si indécente...

Lydess n'en avait pas non plus honte. Après tout, il était devenu un homme à présent. Et il n'était pas non plus vraiment son petit frère. De ses blanches et petites mains, elle entoura le visage de Loban, savourant alors le contact d'une véritable peau de bébé. Mais le contraire aurait été étonnant, vu qu'il avait certainement le droit et le temps de prendre tous les bains de l'univers. Il était également surprenemment bien rasé, comme si jamais un poil ne s'était échappé de cette sublime peau d'ange. Tout en souriant et en tenant ses joues, elle le fit se relevé, à présent sûre qu'il ne comptait finalement pas la demander en mariage après si peu de temps de retrouvailles. Déception ou pas, non, car tous ses compliments et ses excuses étaient l'or du monde pour les oreilles de Lydess à cette seconde précise. Une fois levés, les bras de la voyante devinrent trop petits pour toucher confortablement ses joues, alors elle les baissa pour enlacer le torse puissant de son petit frère.

Prise d'un culot dont elle se moquait d'imaginer les répercussions, elle posa sa tête à l'endroit du coeur de Loban, l'écoutant battre en souriant. Ainsi, ses paroles revinrent dans sa tête, en boucle, pour être mieux analyser. Le fait est que je ne m’attendais absolument pas à te voir là. Ses yeux, jusqu'alors fermés pour mieux écouter les émotions du jeune homme, se rouvrirent. Malgré son sourire, une vague de tristesse s'empara alors d'elle. Ce n'était donc pas tel qu'elle l'avait imaginé, du début jusqu'à la fin. Que ce soit l'aveu de son nom, leurs merveilles retrouvailles, jusqu'à ce simple fait, cette simple phrase innocemment dite.

- ...j'aurai voulu que tu m'aies cherché...je pensais que...enfin bon...

Elle s'écarta doucement, gardant un bras autour de la taille de Loban, mais son autre bras allant chercher sa tasse de café pas encore fini. Elle n'allait pas laisser refroidir un café d'aussi bonne qualité, et son envie de bailler tenter de refaire surface, il fallait qu'elle se réveille un peu. Si elle s'évanouissait, peut-être que tout ceci s'avérerait être un rêve et qu'il n'était jamais revenu. Elle voulait rester éveillée.

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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini] Jeu 6 Avr - 22:12



It's Hard To Lose A Chosen One.

« But you won't see me fall apart. »

Cirque O'Farrell, Southwark, 1890.

Loban sourit à la petite remarque de Lydess. Bien sûr, il ne tenait pas rigueur de son indécence, même si cela ne l’étonnerait pas qu’elle ait déjà proposé cela à d’autres hommes avant lui. Mais il n’allait pas lui en vouloir, il n’était pas bien placé pour cela. Après tout, lui-même avait déjà tenté de séduire plusieurs femmes et il avait eu pas mal de succès. Cependant, il n’avait jamais conclu. Il n’était jamais parvenu parce qu’il n’en avait jamais vraiment eu envie. Il se réservait pour la personne spéciale, sûrement. Oh il ne croyait pas à ces idées de sexe avec le mariage mais d’au moins le faire avec une personne qui lui tenait à cœur. Et il se pouvait que cette personne se trouve devant lui. Cependant, cette idée l’effrayait un peu, le dégoûtait même, qu’il puisse désirer physiquement sa sœur. Il était toujours profondément attaché à cette notion de fraternité entre eux et il était convaincu qu’il y avait un lien bien plus fort qu’ils ne le pensaient. Mais sa grande sœur était une femme à présent. Elle avait sûrement connu des hommes de son rang, entre lesquels il n’y avait pas un fossé social. Loban n’en tenait pas rigueur, mais il espérait juste que ça ne lui porte pas préjudice.

Alors qu’il était perdu dans ses pensées, il sentit deux mains fraiches se poser sur ses joues parfaitement rasées. Enfin. Il prétendait toujours qu’elles étaient rasées, la réalité était beaucoup moins virile. Quoiqu’il en soit, il la regarda dans les yeux et lui sourit franchement, tout heureux et ému d’un tel contact. Et quel contact. Au début, il était juste heureux, oui. Mais involontairement, ses yeux descendirent doucement vers les lèvres de Lydess, sans qu’il sache trop pourquoi. Enfin si, il savait. Mais il se mentait, il devait arrêter d’y penser. Jamais, ô grand jamais, il n’avait ressenti un tel besoin de contact physique et cela le rendait presque nerveux. Cependant, sa sœur le sortit une nouvelle fois de ses pensées – pour la bonne cause cette fois-ci – et le remit sur ses deux pieds. Il se laissa docilement faire, son regard étant revenu soutenir les yeux bleus de la diseuse de bonne aventure. Elle l’enlaça alors, à la grande surprise de Loban. Quand elle posa sa tête sur son torse, son cœur manqua un battement et s’accéléra sûrement sous l’émotion. Ému, les yeux légèrement humides sous le bonheur d’avoir retrouvé Lydess après tout ce temps, il la prit entre ses bras et l’étreignit aussi doucement qu’il put, mais avec tout son amour.

Elle reprit alors la parole et lâcha quelque chose qui eut l’air d’avoir un poids incommensurable dans les entrailles de Loban. Elle revenait sur sa dernière phrase et elle avait parfaitement raison. Il n’avait pas été clair. Ou du moins, pas suffisamment. Si seulement elle savait toute l’énergie qu’il avait dépensée pour la retrouver. Ne serait-ce que pour avoir un indice… Le fait qu’elle s’éloigne légèrement de lui pour boire son café lui brisa le cœur et il baissa le regard, cherchant de quoi se justifier, même s’il se doutait que ce n’était peut-être pas la chose à faire et qu’il allait peut-être mettre de l’huile sur le feu. Mais il ne pouvait pas rester là, la laisser dans sa flagrante déception. Il prit alors son courage à deux mains, assumant sa propre bêtise et prit le menton de Lydess entre ses doigts pour ramener son attention sur lui et ses yeux, ces derniers cherchant absolument à capter son regard. Son autre bras, il le plaça juste au-dessus de ses fesses, dans le creux de son dos, pour l’attirer un peu plus contre lui. Il voulait la garder près de lui, qu’elle ne s’échappe plus. D’un ton sec (comme ses muscles) mais pas agressif, il dit :

— Je t’ai cherchée. Vraiment. Cela fait des mois que j’arpente Whitechapel pour essayer de trouver ne serait-ce le moindre indice sur toi… Mais l’orphelinat n’a rien pu me dire, tu penses bien…

Il soupira doucement et baissa les yeux d’un air embêté.

— J’ai essayé d’engager des inspecteurs de police mais ils étaient bien trop occupés avec Jack l’Éventreur, ce que je peux parfaitement comprendre. Puis bon, ils ne trouvaient pas important le fait de retrouver une orpheline qui avait quitté le pensionnat une fois sa majorité atteinte. Alors j’ai cherché moi-même, tous les soirs de la semaine.

Il marqua une pause et lui fit un demi-sourire ennuyé avant de poursuivre, plus tristement :

— Et depuis peu, je pensais finalement que tu étais partie de Londres ou…

Il s’arrêta de parler un instant, sa voix s’étant brisé. Il releva alors doucement la tête pour se donner du courage et paraître plus noble avant de reprendre :

— J’ai même fait un cimetière mais c’était insupportable alors j’ai vite arrêté…

Il eut une moue triste avant de la regarder dans les yeux. Il eut alors un grand sourire heureux et la serra un peu plus fort contre lui.

— J’étais venu pour le travail à la base… Et tu étais là… Pas loin… Depuis le début…

Il essayait de retenir son émotion, sa joie, son soulagement aussi. Il commençait enfin à réaliser que Lydess, sa Lydess était bien là, contre lui. Plus jamais il ne la laisserait partir désormais. Plus personne ne pourrait les séparer.
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MessageSujet: Re: It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini] Jeu 6 Avr - 23:09



It's Hard To Lose A Chosen One.

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Cirque O'Farrell, Southwark, 1890.

La douce chaleur tiède de la tasse de café avait fait son effet escompté, et elle s'était un peu mieux éveillée. Devant elle et contre son corps se tenait encore cet homme qu'elle n'espérait plus. Une immense sensation de bien être s'étouffa dans tout son corps. Que pouvait-elle demander de plus ? C'était comme si tout ce dont elle avait toujours rêvé se retrouver soudainement entre ses mains. Peut-être même que le café l'auréolait d'une telle chaleur intérieur, que combiné à la chaleur extérieur de Loban, elle commençait à lentement s'endormir dans ses bras. De grande soeur, elle avait l'impression d'être revenu à l'adolescence, et d'avoir devant elle un grand frère. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de terminer sa tasse que son menton fut pris entre des doigts qui ne lui laissèrent d'autre choix que de replonger son regard dans les yeux de Loban. Ces magnifiques yeux envoûtants. De son autre puissant bras, il la colla davantage contre son propre corps, la rendant si fébrile que la tasse lui échappa des mains pour partir s'effondrer sur le sol en larges morceaux. En temps normal, elle se serait violemment écarté pour ramasser le massacre en se plaignant qu'en racheter une allait être compliqué. Les tasses avaient beau être plus petites, elles n'étaient pas plus facile à voler qu'un sac de grain à café. Pourtant, c'était le cadet de ses soucis, et son corps entier tremblait d'une chaleur immense.

De la main qui était desormais libérée de la tasse, Lydess porta ses doigts au torse de son petit frère, effectuant une petite pression pour savourer cette solide chair à travers les vêtements. C'est alors qu'il lui avoua l'avoir chercher dans tout Whitechapel, et elle eut un petit sourire. Elle n'y était pas restée si longtemps que ça en comparaison du temps qu'elle avait fini par passer alors qu'elle était au cirque. Puis, elle n'était répertoriée nulle part, n'ayant été ni prostituée ni ouvrière. Une simple vagabonde. Elle avait même plusieurs fois tenter de quitter la ville et avait visiter les entourages, cela avait certainement suffi à échapper aux recherches de Loban. Elle ne s'imaginait pas à ce moment qu'elle pouvait s'en sortir autrement. De toute façon, précaire ou pas, la jeune femme avait bien été obligé de revenir à Londres. Elle ne pouvait tout bonnement pas s'en éloigner. Trop d'espoir la relier à cette capitale, et elle avait eu raison. Quand il eut évoqué le cimetière, et la souffrance que cela lui avait causé de l'imaginer morte, Lydess fit glisser sa main du torse de Loban jusqu'à son cou, allant doucement jusqu'à l'arrière de sa tête pour lui gratouiller ses cheveux, comme elle avait pu le faire quand il était petit -bien qu'elle ait désormais bien plus de mal à atteindre son cuir chevelu. Oui, depuis le début, elle était si près et lui aussi.

- L'important... c'est que nous nous soyons retrouvé. Tu sais où me trouver maintenant. Je suis là...

Elle eut un rire de bon coeur en le serrant d'un bras, l'autre toujours en train de caresser maternellement les cheveux de son petit frère. Elle ne voulait pas qu'il parte. Pourtant la lune montait de plus en plus haut dans le ciel et les morceaux de tasse n'allaient pas s'enlever tout seul de ce sol, après tout, ils pourraient blesser quelqu'un. Cette proximité avec lui la rendait toute chose, ses joues rougissaient à vu d'oeil, et pourtant, ce n'était pas la première fois qu'elle avait pareil contact avec un homme. Mais celui-ci était si spécial qu'elle ne savait plus comment réagir. Que faire maintenant ? L'inviter à dormir, lui demander si elle pouvait le suivre, lui dire qu'elle avait sommeil et qu'ils se reverraient demain... l'inviter à dormir où d'ailleurs, car même si le lit faisait deux places, il était devenu inconvenant à leur âge de dormir dans le même lit. Doucement, elle s'écarta de lui et pointa le sol du doigt:

- Excuse-moi, je dois ramasser ce foutoir, vois comment nos retrouvailles me bouleversent, j'en ai laissé tomber mon merveilleux café !

Elle se mit alors à genoux pour nettoyer son bazar, prenant au passage un torchon afin de mieux nettoyer toutes les tâches du café. Réunissant les plus gros morceaux, elle les mit dans l'évier en souriant à Loban. Il lui restait encore beaucoup de tasses avant d'être obligé d'en revoler. Comme à son habitude, elle y allait par cartons entier sur le port. Ce n'était donc pas n'importe quelles types de tasses, et peut-être Loban l'avait peut-être remarqué. Quant elle eut fini, elle jeta le torchon par dessus son épaule en souriant, espérant qu'il atteigne également un côté indésirable de la cuisine. Souriant à Loban, elle faisait soudainement tellement timide et mignonne qu'on pouvait difficilement croire qu'elle était la lionne qui avait mené toute la conversation depuis le début. Le regardant avec une petite moue toute agréable, elle haussa nerveusement les épaules, ne se rendant pas compte que cela augmentait l'échancrure de son décolleté plongeant:

- Tu...tu veux que j'aille chercher à manger...? Qu'on parle de ces années passés...? Ou... peut-être que tu veux dormir...? J'ai un lit là-bas, il est plutôt grand mais peut-être pas très confortable pour quelqu'un comme toi...?

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MessageSujet: Re: It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini] Ven 7 Avr - 0:00



It's Hard To Lose A Chosen One.

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Les paroles de Lydess avait quelque chose d’extrêmement réconfortant et de chaleureux. Elle commença à lui gratouiller l’arrière de la nuque et cela lui fit fermer les yeux, ayant oublié ce contact depuis trop longtemps. Pour la première fois depuis des années, il avait le sentiment d’être là où il fallait. Il était à sa place. Il était là où il le fallait et ne bougerait pour rien au monde. Oui, elle était là. Elle était enfin là. Il ferma ses poings et soupira doucement, continuant de la tenir contre elle et se laissant faire. Il avait complètement ignoré la tasse de café par terre. Il était tellement absorbé par sa sœur qu’il ne faisait plus attention à ce qu’il se passait autour de lui. Il rouvrit les yeux pour la regarder et lui sourire franchement. Sa tête ne pensait à rien, elle était vidée, comme si les gratouilles de Lydess lui vidaient complètement le crâne. C’était un doux rêve dont il ne voulait pas se réveiller. Le sourire de sa sœur le réconfortait plus que tout, l’endormait presque même. Mais c’était sûrement les doigts de Lydess sur sa nuque qui lui donnaient cette impression de sommeil imminent. Il retint alors un bâillement.

Puis, il fut subitement réveillé, telle une décharge électrique quand il sentit le corps de sa sœur s’éloigner du sien et ses doigts se retirer de sa nuque. Elle lui indiqua qu’elle devait ranger et Loban eut un sourire doux. Au moment où il allait l’aider, elle se baissa plus rapidement que lui et commença à nettoyer avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit d’utile. Avant qu’il ne puisse réagir, Lydess s’était déjà relevée, mettant les morceaux de la tasse dans l’évier. Loban, qui s’y connaissait un peu, avait bien remarqué que c’était de la porcelaine de Chine et que Lydess ne semblait pas vraiment connaître la valeur de l’objet brisé. Sûrement parce qu’elle n’avait jamais eu à le savoir, tout comme celui du sac de café non loin. Loban croisa les bras dans le dos, comme il avait l’habitude de faire, et eut un sourire amusé, se retenant de lui faire une petite remarque sur la légalité de ces produits. Il se demanda alors combien d’autres objets ici présents avaient été volés. Néanmoins, il n’avait jamais vu son nom dans les dossiers de Scotland Yard. Elle devait être une voleuse habile et plus discrète qu’on n’oserait le croire.

Elle lui proposa alors de manger ou de dormir. Il devait avouer qu’ayant mangé avant de venir au cirque et avec tout ce qu’il venait de se passer, il n’avait pas vraiment faim. Quant à dormir… Il regarda le lit qu’elle montrait et écouta ses ridicules excuses. Loban eut un doux soupir exaspéré et regarda sa grande sœur.

— Quelqu’un comme moi…? S'il te plaît... Je suis comme toi, Lydess…

Il eut un sourire presque charmeur et un regard joueur, regard qui était passé très rapidement sur la proéminente poitrine mise en valeur par ce petit haussement d’épaule et qui inspira le culot dont avait fait preuve Loban en disant :

— Ce sont mes habits qui te dérangent ? Il faut que je me mette en sous-vêtement pour te montrer que je suis un être humain et que ton lit est sûrement plus confortable que le mien ?

Car oui, d’apparence, le lit de Lydess avait l’air confortable. Le matelas était sûrement mou, trop mou, ce qui n’était pas terrible pour le dos, tout comme un matelas trop dur. De plus, les couvertures ne devaient pas être aussi douces que ses draps. Mais il y avait quelque chose d’extrêmement accueillant et de chaleureux dans son lit qui semblait les appeler pour dormir. Loban n’était pas contre l’idée de dormir avec sa sœur. Ils l’avaient déjà fait donc maintenant ou pas, cela n’avait aucune importance. Mais il n’osait le lui dire. Il ne voulait pas la brusquer ou passer pour quelque chose qu’il n’était pas. Il sourit alors, plus timidement, mais continua de la regarder dans les yeux, les joues légèrement rosies. Il inspira profondément et se lança finalement :

— Moi ça ne me dérange pas.

Il se rendit compte qu’il avait complètement oublié de prévenir Peterson qu’il ne dormirait pas à la maison ce soir-là. Mais qu’importe, c’était un grand garçon lui aussi. Il comprendrait, sans paniquer, que son employeur avait envie de passer la soirée ailleurs. Bah, il le lui expliquerait demain si jamais il se mettait à poser des questions. Les mains toujours derrière le dos, il regarda sa sœur avec un grand sourire joyeux, attendant qu’elle prenne sa décision. Il fronça alors les sourcils et s’empressa alors de rajouter :

— Oh et ne pense même pas à te sacrifier pour dormir sur la banquette. Soit on dort dans ton lit, soit je vais sur la banquette mais il est hors de question que je te chasse de ton plumard.

Il n’avait pas fait exprès d’utiliser ce mot qui n’était nullement dans le vocabulaire bourgeois. Non pas qu’il parlait comme un noble au quotidien, c’était d’ailleurs bien tout le contraire, disant les choses franchement, avec des mots parfois inadaptés à son statut social.
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My mouth was a crib and it was growing lies. I didn't know what love was on that day. My heart's a tiny bloodclot, I picked at it. It never heals it never goes away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay. I would have told her then she was the only thing that I could love in this dying world. But the simple word love itself already died and went away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay.
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MessageSujet: Re: It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini] Ven 7 Avr - 16:29



It's Hard To Lose A Chosen One.

« But you won't see me fall apart. »

Cirque O'Farrell, Southwark, 1890.

Fébrilement, la diseuse de bonne aventure attendait une réaction, une réponse de la part de son interlocuteur, portant désormais un nom et une histoire propre. Elle y croyait à peine, et vivait pour le moment un rêve à demi-endormi. Etait-ce vraiment Loban en face d'elle ? Il n'y avait que Loban pour la reconnaître et pour connaître ce nom si peu commun qu'ils avaient tout deux. Il n'y avait que lui pour avoir ce soupir exaspéré et lui rappeler qu'il était comme elle. En tout cas c'était le cas il y a plusieurs années, mais comment faire le parallèle à présent entre eux ? Ils n'avaient plus rien en commun, et ce malgré la bonne volonté de Loban.

Encore sous le choc cependant, elle se refusait d'éteindre ce moment par des élucubrations qui germaient dans le côté obscur de son esprit. Il était là, et pourtant elle-même n'arrivait pas à être bien présente, comme si tout ceci n'était pas vrai, pas possible. Comment croire que le bonheur ait pu réellement arrivé après l'avoir attendu dans le noir pendant si longtemps ? Elle n'eut pourtant le temps d'y penser davantage car alors un sourire joueur et charmeur s'empara de son visage; et ce fut si surprenant qu'elle en eut les joues toutes rouges, un sourire admiratif au visage. Il lui semblait retrouver en effet quelqu'un juste comme elle au devant de ses yeux. Elle gloussa comme une idée quand il proposa de se mettre en sous-vêtement pour lui proposer de tester son lit comme un véritable être humain. Ayant alors un regard de défi dans les yeux, elle remit ses mains sur ses hanches en lui souriant.

- Qui a dit que je me sacrifierai sur la banquette ? Allons, je mettais l'accent sur le côté inconfortable du lit pour t'inviter à aller sur la banquette, gros benêt !

Elle eut alors un rire bien franc, retrouvant étrangement toute sa franchise et sa vivacité d'esprit de tout à l'heure, avant l'aveu. Comme si toutes ces années n'avaient finalement pas eu raison d'être, et qu'elles n'existaient déjà plus dans leurs relations. Lentement, elle passa à côté de lui en ne le lâchant pas une seule seconde du regard, reculant par la suite jusqu'à son lit et à son rideau. Ce dernier, elle l'étendit d'un geste rapide et puissant, avec un petit ricanement. Mais soudainement, elle ne savais plus ce qu'elle devait porter. Reprendre la tenue de la dresseuse de lion ? Cela ne serait pas correct de la lui rendre sale. Ses joues devinrent encore plus rouges et une bouffée de chaleur se saisit d'elle. Comment elle y allait à tout de suite penser à ça, incroyable ! Regardant dans le peu de ses vêtements, elle n'avait pas vraiment de nuisette digne de ce nom, dormant la plupart du temps totalement nue. Les très nombreuses couvertures lui permettaient ce petit écart de conduite malgré la très faible protection contre le froid qu'offrait la roulotte. N'ayant encore jamais eu à dormir avec quelqu'un platoniquement, l'idée d'avoir une tenue pour dormir lui paraissait stupide. Elle se retrouvait maintenant bien bête, la bise étant venue.

N'en pouvant plus de n'avoir finalement aucun autre choix devant elle, Lydess reprit uniquement la tenue très affriolante de la dresseuse de lion, se promettant de faire de son mieux pour ne pas l'abimer. Quitte à ce qu'elle passe des heures au lavoir. Montant à genoux sur le lit, dans une pose terriblement aguichante, elle repoussa le rideau. Souriant à Loban, elle tapota à côté d'elle:

- Excuse-moi d'avoir eu à remettre cette tenue, mais en vérité, je n'ai jamais rien prévu à porter pour dormir à côté de quelqu'un...

Quand elle remarqua alors qu'il n'avait qu'enlever ses chaussures et sa veste, la petite diseuse de bonne aventure rit tout en croisant les bras.

- Alooooors mon petit, on se dégooonfle ? Quand tu parlais de te mettre en sous-vêtement, je te prenais au mot, si moi je n'en ai pas mis, c'est parce que je n'en ai pas.

Parfaitement, elle avait beau passer du temps à voler sur les ports pour avoir de la belle argenterie et du café bien cher, mais voler des vêtements ou des sous-vêtements... il faut savoir revisiter ses priorités dans la vie. La nourriture l'intéressait davantage que son apparence en ce moment. Elle riait à sa dernière phrase de bon coeur, même si elle ne savait pas pourquoi elle avait dit ça. Elle l'aurait dit à n'importe qui, une manière humoristique de détendre l'atmosphère mais qui étrangement rendait le tout plus électrique que jamais. Pourtant un haut le coeur dans son ventre la prenait au coeur. Est-ce qu'elle le voulait vraiment ? Est-ce que toute cette excitation n'était pas que le bonheur des retrouvailles ? Etait-il encore son petit frère dans son coeur ? D'un geste quelque peu gêné de la main, elle remonta son décolleté pour le faire moins plongeant.

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Fog starts to lift, is my mind playing tricks?
Cause you look like home
Then I know this real, I trust what I feel
That neither of us has to be alone
You don’t have to be alone.
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It's Hard To Lose A Chosen One. [PV Lydess H.] [-18] [Fini]

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