EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11



 

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EVENT N°3 - HOWLING NIGHT

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Lucy E. Wood
Lucy E. Wood

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11 Icon_minitimeMar 28 Aoû - 8:04



Event n°3 – Howling Night

« Avril 1892 »

Cimetière de Highgate

Lucy avait suivi Jonathan docilement, sans comprendre, sans même réaliser qu’il la traînait presque jusqu’à la petite clairière où gisait son ami. Ces visions d’horreur l’avaient rendue statique. Chaque seconde étant précieuse, le pasteur n’avait pas attendu  le consentement du pantin chancelant qu’était devenue la prostituée pour s’emparer de son poignet et l’emmener à l’abri. Pourtant, la gravité dans la voix du Révérend, la chaleur de ses larges paumes contre les joues froides de la fille de joie, semblèrent la ramener brusquement à la réalité. Elle écoutait son discours insoutenable, lucide et terre à terre pourtant, sans parvenir à se résoudre à la fatale décision qui était la seule à lui donner une infime chance de survie. Jonathan avait de l’éloquence pastorale qui seyait si bien à sa profession. Il était convaincant. Et, bien que Lucy s’en repentit à la seconde, l’idée de lui obéir docilement lui effleura l’esprit. Mais cela paraissait impossible, inconcevable. Comment vivre désormais, avec sur la conscience le fardeau écrasant d’avoir abandonné entre les griffes de la mort la seule personne, en dehors du Révérend Williams, qui avait un jour porté secours à la fille de rien qu’elle était ? L’émotion de Jonathan parlait en premier. Il ne faisait aucun doute qu’un sang-froid terrible, pragmatique, dictait ses paroles. Il n’y avait aucune once de mal dans son discours. Le pire, bien que le cœur de la jeune rousse le reniait avec véhémence, était qu’il avait raison. Mais la raison n’avait plus rien à voir là-dedans désormais. Comment se regarder dans un miroir après avoir laissé mourir son intrépide amie dans des conditions aussi épouvantables ? A quoi ressemblerait donc son existence, déjà si misérable, en étant condamnée à la vision tragique de la frêle jeune femme à l’agonie, la gorge blanche à la merci du bourreau des enfers qui lui infligeait sa poigne acérée ?

Non. Lucy ne laisserait pas mourir Indianna, même pour Jonathan. Et cette décision, soudain, devint une évidence. Il s’agissait plus d’un fardeau que d’une véritable décision. La prostituée eut tellement aimé avoir une autre solution, pour elle, pour le pasteur, ainsi que pour la victime innocente, prête à être sacrifiée à la colère de la bête. Mais elle n’avait pas le choix. Ce n’était même pas du courage. Simplement la lucidité de savoir qu’elle n’affronterait pas la vie ainsi, avec ce poids insoutenable sur ses épaules. Elle se risquait donc à mourir, prête à envisager cette éventualité plutôt que celle de la survie, tout en ayant regardé sa cadette se faire massacrer. Résignée, elle croisa le regard du pasteur. Et ne pas fléchir devant ce regard suppliant fut la plus dure des étapes. Lucy faillit perdre courage. D’autant que Jonathan restait là, bien décidé, lui, à secourir son ami au péril de sa vie. Avait-il conscience du prix de l’obéissance de la fille de joie ? Ce n’était pas assez de lui demander de piétiner sa conscience et sa loyauté, il fallait encore qu’elle ne soit pas certaine de le retrouver, lui ? A quoi bon poursuivre cette existence déjà minable, si à présent elle était hantée du cauchemar du trépas d’Indianna, et si, surtout, lui n’était plus là ?

Et Lucy leva un regard si triste vers Jonathan que, sans nul doute, il avait compris qu'elle n'obéirait pas. Car dans cette complainte muette, cet océan d’azur délavé qu'était le regard de la prostituée, plein d'une mélancolie soudaine, on lisait une résignation, inébranlable désormais, sourde aux supplications et à l'aura céleste des yeux du Révérend Williams. Elle le laissa fourrer un objet dans sa main, sans avoir réellement conscience de ce qu'il faisait. Et même l'étreinte qu'il lui offrit comme un adieu ne la fit pas renoncer. Tenter de sortir Indianna de son sort atroce ou périr avec elle. Aucune troisième option ne paraissait envisageable à Lucy. Alors, goûtant la caresse du creux des bras du pasteur, elle s'y réfugia avec l'ivresse de quelqu'un qui a longtemps et ardemment désiré ce moment, et avec les délices tragiques d'une personne à laquelle il ne reste peut-être que quelques instants à vivre. Lorsqu'il la dégagea de son étreinte, la fille de joie était plus décidée que jamais. Les bras de Jonathan lui avaient insufflé la force d'aller contre sa volonté en allant de nouveau mettre sa piteuse vie en péril, pour en sauver une autre, bien plus pure et innocente. Serrant instinctivement l'objet que le Révérend lui avait glissé dans la main, Lucy entrouvrit les lèvres, chuchotant presque :

- Je suis désolée, je ne peux pas...

Ne voulant plus croiser le regard déçu de Jonathan, ne voulant pas perdre la hardiesse folle qui la tenaillait, Lucy se détourna. Elle crut entendre, comme dans un rêve effroyable, une phrase étrange, sortie des lèvres du mourant, presque un murmure. Lucy n'était pas certaine d'avoir bien compris ces mots, pas plus qu'elle était sûre de les avoir entendus. L'agonisant évoquait un baiser. La fille de joie eut un frisson troublé. Son inconscient affolé, à l'orée du trépas, lui jouait sans doute des tours. Si elle survivait, il serait bien temps de repenser à ces paroles à tête reposée.

L'heure était à la précipitation. Il fallait faire vite. Les quelques instants que Lucy avait passé en sous-bois suffisaient amplement à une créature aussi atroce pour égorger une si douce jeune fille qu'Indianna. La rousse virevoltait, revenant sur ses pas avec fougue, ne sentant pas ses longs cheveux fouetter son visage au rythme de sa cavalcade effrénée. Revenue à l'effroyable scène de laquelle Jonathan l'avait éloignée, la prostituée se figea. Indianna gisait, seule, sur l'asphalte. Un instant, Lucy imagina le pire. Mais pas une trace de sang ne souillait la terre humide, et des mouvements agitaient les longs cheveux roux qui dissimulaient le visage de la gisante.

Mais la prostituée découvrit soudain pourquoi le monstre infâme avait délaissé une proie si tendre et sans défense. Ivre de colère, la bête avait tourné sa hargne vengeresse vers l'homme armé qui avait tiré une balle dans son immonde carcasse. Et, à quelques centimètres de son visage, il dévoilait une rangée de crocs acérés, terrifiants, atroces, dont une écume ensanglantée venait accentuer l'horreur. C'était l'occasion inespérée. L'homme était imposant, muni d'un revolver et savait visiblement s'en servir. Lucy ne lui serait d'aucune utilité. Saisissant cette chance, car pour une fois la bête hideuse s'en prenait à une personne ayant quelque chance de s'en sortir, la rousse fonça, ne perdant pas son temps à calculer un plan qu'elle n'avait pas. Elle se fraya un passage, le monstre ne s'occupant plus de sa jeune amie, plia les genoux avec vitesse devant le corps d'Indianna, saisissant sa taille de ses deux bras et déployant toute son énergie à tâcher de la soulever, tout en l'invectivant d'une voix pressante :

- Allons Indianna je t'en prie lèves toi, nous devons fuir, vite !!

Lucy, tout en parlant, parvenait à relever Indianna, qui tenait presque sur ses jambes. La fille de joie était dorénavant prête à obéir à Jonathan. Glissant un bras autour de la taille de son amie, à la stabilité encore toute relative, Lucy regarda en direction de la sortie, dans le but de fuir vers la direction que le pasteur devait sans doute avoir pris quelques instants auparavant son ami dans ses bras. Et, tandis que la fille de joie se concentrait sur l’équilibre de sa jeune compagne qui paraissait au bord du malaise, une énième détonation vint déchirer l’air. Cette bête finirait-elle donc par mourir ?

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Alyson Dale
Alyson Dale

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11 Icon_minitimeMar 28 Aoû - 14:57


Event : Howling Night

Cimetière de Highgate, Avril 1892

Alyson aurait simplement voulu se laisser tomber au sol, et dormir des jours entiers.
Malheureusement, l’ambiance n’y était pas. Elle fut soulagée qu’il ne soit pas grièvement blessé, aussitôt remis sur ses pattes, il lui prit l’arme des mains et introduisit un shilling à l’intérieur.

Quoi ?!
Entendant le « ce sera à vous de le faire », Alyson arrêta de bouger. Devlin était-il bien au courant que la première fois qu’elle avait tiré avec une arme à feu s’était produit… à peine quelques secondes plus tôt ? Pour elle, c’était déjà presque un miracle qu’elle ait réussi à le toucher du premier coup. Il sembla remarquer son arrêt de fonctionnement momentané, puisqu’il lui assura qu’ils le feraient tous les deux. Très bien. Surtout, ne pas paniquer.
Il fallait se concentrer, c’était une question de vie ou de mort. Et pour une fois, cette maxime était légitime.

Le détective et la comédienne étaient à présent à genoux. Aussi fou que cela puisse paraître, elle savoura ces quelques secondes de répis, avant l’agitation qui s’orchestrerait dans un futur plus qu’iminent. Elle inspira une dernière fois pleinement avant de tendre son bras en direction de la créature.
A partir de cet geste précis, elle fut comme transportée dans une autre réalité.

Une réalité où elle se trouvait, seule, face à une créature. Elle ne sentait plus le vent, ni le sol sous ses jambes. Le détective lui parlait, la rassurait semblait-il, elle n’aurait su dire avec certitude. Elle percevait les sons sans entendre. La voix de Devlin lui apparaissait lointaine, comme n’existant que dans son esprit. Malgré tout ça, elle sentait tout de même que sans sa présence comme appui, elle ne réussirait pas. Tout le reste autour devenait flou, les couleurs se dissipaient pour ne former qu’une masse informe et sombre. La jeune femme ne pouvait dévier le regard de l’immonde Bête, désormais toute proche d’Harry. Elle se rapprochait sans cesse, chacun de ses pas, mouvements, intimait à Alyson d’être un peu plus sur ses gardes. Elle n’avait pas le droit à l’erreur, pas cette fois. Elle se fit violence pour contenir toutes les émotions qui lui traversaient l’esprit. Elle, qui était si impulsive, explosive. Ce besoin toujours irrepressible de matérialiser ses émotions, cette catharsis dont elle ne pouvait pas bénéficier en cet instant.
Elle serrait l’arme de sa main moite. Son geste, suspendu en l’air, le temps ne comptait plus.
Jamais elle n’avait réussi à si bien faire abstraction de son environnement.

- Maintenant !

Elle tira. Ce mot, ces sonorités n’étaient pas le fruit de son imagination débordante. La voix de Devlin lui avait paru assourdissante, démesurée. Impossible de dire si ce fut une fantaisie de son esprit ou la réalité.
Comme d’un geste mécanique, son doigt s’était abattu sur la gâchette. Tout d’un coup, les détails reprirent vie, les couleurs ne se mélangèrent plus. Elle espéra que son action permettrait à Harry de s’en sortir, ou au moins, gagner un peu de temps.
Ne regardant même pas si son tir fut victorieux ou d’un échec cuisant, la comédienne se retourna aussitôt vers le détective, dévoilant le canon vide :

- Rechargez, vite !


Score tir : 68 (si j'avais fait 1 de plus, j'y aurais pas cru) + 59 (de Devlin)
Résultat : 127

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Indianna Peters
Indianna Peters

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11 Icon_minitimeMar 28 Aoû - 16:18


Howling night
Cette voix, Lucy, son timbres presque chantant. Que se passait-il ? Aucun souvenir des minutes qui venait de s'écouler. Sa tête lui faisait atrocement mal. Son corps semblait presque étranger d'une douleur i vive qu'elle ne la sentait plus. Encore cette voix. Intérieurement, Indianna prononçait le nom de son amie. Mais elle prenait doucement conscience que ses lèvres ne bougeaient pas. Sentant son corps endolori bouger, à demi-consciente elle mit le peu de force qu'elle semblait encore avoir à obéir à Lucy. Se lever ? Elle n'était donc pas debout ? Oh non, elle ne l'était pas. Un œil ouvert alors que l'autre rousse à bout de bras la releva. Sa tête chancelante de nouveau, martelant avec insistance son cerveau dans sa boite crânienne... Il y avait une chance pour qu'elle n'ait rien ? Elle en doutait. Mais son corps était assez fort pour instinctivement se rester debout, et même répondre à quelques basiques mouvements. Autrement dit, marché. Mais les diverses détonations, qui résonnaient trop fortement dans son esprit troublé la réveillaient chaque fois un peu plus. Jusqu'à enfin pouvoir parler.

« Il... Il est mort ? »

Sa tête brinquebalant au rythme effréné imposé par la prostituée. Indianna qui n'avait pas assez de force pour encore se reprendre en main. Puis comme un flash, elle entendue de nouveau la voix de Lucy qui lui indiquait devoir fuit. Pas question... Il fallait aider les autres ? Il ne pouvait pas laisser mourir qui que se soit, non ?

« On ne peut pas fuir... Il nous rattrapera de toute façon. Faut... Il faut se battre. »

De ses maigres forces, elle resta stoïque un instant. Arrêtant le duo. Toujours soutenue par Lucy, elle fut un peu plus ferme.

« Nous devons les aider ! »

Mais à trop mettre d'énergie dans ses convictions, elle manqua de tomber dans les pommes de nouveau. Elle n'avait finalement pas le choix de suivre Lucy où elle voudra. Elle n'était à présent plus en état de se battre. Il lui fallait récupérer un peu avant de retourner dans la gueule du loup.
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Jonathan R. A. Williams
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11 Icon_minitimeMar 28 Aoû - 20:43



Event n°3 – Howling Night

« Cette histoire va prendre fin au cimetière, comme toutes les histoires. »

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Le corps de Felix ne pesait pas lourd entre ses bras, force était de l’admettre. Il était en revanche bien glacé, ce qui inquiétait particulièrement le pasteur, malgré les explications de Felix. Un corps brûlant était un corps qui se battait encore pour la vie. Son inverse était une invitation à prendre ses bagages pour le dernier voyage de l’âme. Il serrait donc son ami avec toute la chaleur de son corps, espérant pouvoir l’aider, ne serait-ce qu’un peu. Felix était un mari, un père, quelqu’un d’accompli avec une vie qui n’avait pas le droit de s’arrêter maintenant. Jonathan serait fort, même si cela consistait à laisser Lucy partir devant pour sa liberté, en priant pour qu’elle s’en sorte sans attirer l’attention du loup-garou. Car, chose surprenante autant que cette soudaine ironie, Jonathan était naïf ; il croyait sincèrement que Lucy allait écouter sa complainte. Se moquerait-elle de lui au point de risquer sa vie ? N’avait-il pas été assez clair ?

Ce fut alors que, se corrélant à ses pensées innocentes, la phrase de Felix le fit brutalement revenir à la réalité. Ses joues s’empourprèrent d’une rapidité qui leur étaient bien commune. Avait-elle entendu cette sentence lâchée par un homme en perdition dans son propre esprit, se battant pour rester éveillé ? Elle ne pouvait avoir pris au sérieux son conseil. Mais Jonathan, lui, savait bien. Il avait quelque fois parler à Felix de cette jeune femme qu’il avait rencontré, et qui avait changé sa vie -en bien comme en mal. Le pasteur se mordit les lèvres et raffermit sa prise sur le corps abandonné de Felix, ce dernier se raccrochant à lui comme à son dernier espoir :

- C’est… plus compliqué qu’il n’y paraît…

Il poussa un soupir. Dans les romans de gare qu’il lisait, c’était effectivement le meilleur moment pour embrasser la dulcinée de ses pensées. Le héros prenait son courage à deux mains et accomplissait son devoir. Il se faisait tendre de son aimée, dans le cas où cela aurait été la dernière fois qu’ils se voyaient. Un baiser fait dans le désespoir d’un au-revoir incertain. Cela aurait été profiter de la situation, de compatir à sa peur pour en retirer quelques attentions. C’était la partie chevaleresque de Jonathan qui l’invitait à penser de cette manière ; la vérité, c’était qu’il était bien trop lâche pour une telle audace. Déjà ses mains se posant sur ses blanches joues étaient d’un courage bien plus grand que tout ce dont il avait pu faire preuve jusqu’ici.  Mais le pasteur ne se faisait pas trop d’inquiétude : il n’avait qu’à faire le tour des sous-bois afin d’attendre l’entrée du cimetière, et Lucy n’aurait qu’à faire de même. Ils n’étaient de toute façon pas compétents pour faire face à une telle créature ; d’autres individus bien plus pertinents s’en chargeaient à leur place. Jonathan commençait donc à faire un calme demi-tour pour entamer le trajet… quand une tornade rousse passa à côté de lui.

Elle disparut bien plus vite que ses yeux ne purent la suivre. Il fit pourtant volte-face, autant qu’il put en portant son lourd fardeau. Un battement manqua à son coeur quand il la vit revenir sous la lumière de la lune, d’une détermination indéfectible et glaciale, et de ce courage, cet incroyable courage qu’il n’aurait très certainement jamais. Il existe des hommes qui sont fait pour être des héros, et d’autres qui sont là pour les louer, c’est à cela que servent les bonimenteurs de religion. La prostituée accourut vers la jeune rousse lâchée à la Bête. Crier n’aurait fait qu’attirer l’attention de cette dernière sur la sauveteuse. Mais dans l’incapacité qu’il était à pouvoir la suivre, Jonathan en put s’en empêcher.

- LUCY, NON !

Mais il était déjà trop tard. Elle était déjà si proche de la Créature, quand tout d’un coup, une nouvelle détonation ébranla le sol. Le sang du pasteur se glaça en une seconde ; sa peau pâlit aussitôt. Ses mains se crispèrent et tremblèrent sur les membres de Felix, oubliant l’espace d’un instant son état désastreux.

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"Lune. Avant, que le jour ne vienne. ✻ Entends, rugir le coeur de la bête humaine. C'est la complainte de Quasimodo qui pleure, sa détresse folle, sa voix, par monts et par vaux s'envole, pour arriver jusqu'à toi. Lune, veille sur ce monde étrange qui mêle sa voix au chœur des anges."
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Felix J. Adler
Felix J. Adler

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Informations : Souffre d'un autisme d'Asperger • Dyslexique • Est obsédé par son métier • Rêve de travailler sur l'horloge de Big Ben. • Insomniaque. • Parle peu • Se sent mal à l'aise dans une foule • A quelques bases d'Allemand et de Français • A le corps glacé et est d'une pâleur à faire peur • Origines Juives • Possède une Pamphobeteus Platyomma mâle pour animal de compagnie • Est le mari d'Amy S. Adler.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11 Icon_minitimeMer 29 Aoû - 10:39



Event n°3 – Howling Night

« DEAD MEN TELL NO TALES. »

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Felix était toujours accroché aux bras de Jonathan, ne pouvant pas faire grand-chose de plus. Il haïssait cette situation d’impuissance. Lui aussi voulait participer, défendre ses proches, mais il avait été trop téméraire et il était maintenant complètement immobilisé. Il se doutait que la source principale de son état était la balle logée dans son mollet et non pas les griffes que le monstre avait plantées dans son torse, mais il ne pouvait accabler Harry de cette faute puisque lui aussi avait raté son coup en lançant la pierre sur Mr Downcry. Cependant, il craignait surtout pour l’état de sa jambe, craignant du risque de séquelles. Peut-être que David allait devoir l’amputer ? Il se doutait que si l’occasion se présentait, il ne se ferait pas prier, quitte à oublier de l’enivrer pour faire atténuer la douleur. Cette pensée ne le rassura guère et c’était tout juste si cela ne lui retira pas l’envie de rentrer chez lui. La vision du chirurgien avec une scie, tenant fermement sa cuisse pour éviter qu’il ne se débatte… Quant aux griffes, Lydess lui avait parlé de la morsure qu’avait reçue Loban à la Tour de Londres et des conséquences que cela avait engendrées. Il espérait juste qu’il n’ait pas les mêmes séquelles…

Mais se remplir l’esprit d’aussi sombres idées n’était peut-être pas la meilleure chose à faire. Il n’était même pas sûr de pouvoir sortir vivant du cimetière, ce n’était pas pour anticiper une possible mutilation ou un trépas qui ne viendrait que plus tard. Il ferma les yeux. Peut-être que s’abandonner au sommeil était la plus sage solution. Il n’avait qu’à peine entendu la réponse de Jonathan suite à sa remarque. Felix songea que cela était bien dommage, ne comprenant pas vraiment pourquoi, se remémorant alors sa rencontre avec Amy où tout était allé si vite. Un souvenir en emmenant un autre, il avait l’impression de ressentir la brise sur ses joues, dans Hyde Park, assis tous les deux sous un saule pleureur dont les racines devaient donner directement dans le plan d’eau. Ils s’étaient embrassés sans ne connaître que leurs noms respectifs. Et cela faisait combien de temps maintenant que Jonathan lui parlait de cette fille ? Plusieurs mois ? Felix pouvait aisément comprendre qu’il souhaitait prendre son temps mais il fallait parfois savoir se lancer. Le pasteur avait eu une expérience désastreuse avec la sœur de l’horloger, ce dernier en était bien conscient mais il commençait sérieusement à se demander si Jonathan oserait un jour sauter le pas.

Ce fut le cri du pasteur qui le tira de sa somnolence dans laquelle il s’enlisait indéniablement. Il n’avait plus la force de soulever sa nuque pour voir ce qu’il se passait, ayant un aperçu de ce qui était devant lui, mais à l’envers. Autant dire qu’il ne comprenait pas trop ce qu’il était en train d’arriver à quelques mètres de lui. Il entendit des cris et un grand coup de feu. Inquiet, il ne parvenait cependant pas à garder les yeux ouverts, gémissant de son inutilité. Il avait réellement hâte de retourner chez lui, finalement. Quitte à affronter David qui profiterait sans nul doute de son état. Amy, sa tendre Amy, serait néanmoins avec lui pour involontairement bloquer les possibles représailles du chirurgien. Il resta donc immobile, ne pouvant guère faire plus. À cet instant, il essaya de s’imaginer ailleurs, loin de ce foutoir où peut-être personne n’en ressortirait vivant, sauf peut-être Harry et Stanton. Mais il voulait que Jonathan s’en sorte quoiqu’il arrive. Il voulait que le pasteur eût une chance de pouvoir refaire sa vie après ce qu’il avait vécu. Lui était peut-être condamné mais son ami devait s’offrir une nouvelle chance plutôt que d’épauler fidèlement tous ses fidèles.

— Jonathan… Laisse-moi ici… Va la retrouver et sortez de là… J’insiste. Profite un peu. Cesse de vivre pour… pour les autres et vis pour toi. Tu pourras dire à Amy qu’on aura bien profité, elle et moi…

Il eut un sourire un peu triste, essayant de regarder son ami dans les yeux. L’idée de voir Amy veuve lui brisait le cœur mais il sentait bien ses forces l’abandonner même s’il allait les puiser il ne savait où. Le corps de Felix n’avait jamais été un modèle de force comme semblait l’être celui du Home Secretary ou de Stanton. Il avait certes enduré plusieurs mauvais traitements durant son enfance par son oncle, parfois presque mortels, mais il savait qu’il n’avait jamais été aussi proche de la mort. Cependant, c’était peut-être le fait d’avoir reçu plusieurs coups sévères par Terence qui l’avait imperceptiblement endurci et qui allait peut-être lui permettre de survivre. Il tenta d’agripper de nouveau la soutane de Jonathan, mais avec une force plus faible que la précédente.

— Je n’abandonne pas pour autant… Je… Si je suis toujours là, je viendrai m’occuper personnellement de… de ta relation avec elle.

Il lui sourit et le lâcha, il ne savait pas si, dans le feu de l’action, il l’avait écouté. Il ne savait même pas ce qu’il s’était passé après le coup de feu. Il nourrissait juste un espoir naïf que tout le monde soit sain et sauf. Cependant, parler lui occuper l’esprit et lui permettait de faire l’effort nécessaire pour s’abandonner aux doux bras confortables et protecteurs du coma.
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Harry J. Downcry
Harry J. Downcry

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11 Icon_minitimeJeu 30 Aoû - 13:18



Event n°3 – Howling Night

« La certitude de n'être pas seul qui console même dans un cimetière. » - Jules Renard

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Quelles idées avaient traversé l’esprit du vétérinaire pour en arriver à un tel face à face ? Aucun vent n’était là pour rafraîchir son cou brûlant, ses yeux embrumés de rage. Son cœur battait à tout rompre et menaçait à tout instant de lui briser les genoux sur le sol. Cette sombre adrénaline courait dans ses veines. L’inaction se réprouvait à l’instant : vaincre et détruire. Tels étaient les actuels besoins d’Harry à l’instant précise. Il n’en pouvait plus de courir, de se cacher, de trembler de peur jusqu’à la pétrification de ses membres. Cette balle dans son orbite, frappée avec toute la force du désespoir ; la clé de son âme. Il s’était senti, pour la première fois, au contrôle de son propre destin. Quelque chose grondait en lui, alors qu’il criait sa colère contre la Bête. Il fallait en finir, une bonne fois pour toute. Trop de gens avaient été blessé ce soir, en à peine une heure. Felix avait besoin d’être emmené à l’hôpital, et il ne savait pas où se trouvait son père. Tout ce stress, cette peur accumulée fut bien le déclencheur de ce cri du désespoir. Comme s’il était véritablement de taille à affronter une bête qui le dépassait bien en taille -chose exceptionnel.

Sa poigne sur l’arme était franche, quand bien même il ignorait parfaitement combien de balles il lui restait. Avait-il seulement le temps de chercher une nouvelle pièce d’argent dans son porte-monnaie ; et ce le plus calmement du monde, face au loup-garou qui se retourna lentement vers lui. Trop lentement pour ne pas lui arracher un frisson de peur. Harry connaissait les animaux, et même si celui-ci était un humain transformé, ses caractéristiques, sa manière de communiquer, tout correspondait. La Créature le regardait de son œil putride et dégoulinant, creux et rougeâtre : il avait compris. Le vétérinaire eut un mouvement de recul, très léger, mais qui suffit à la bête pour se retourner entièrement vers lui. Il s’avança d’un pas lourd qui fit trembler le sol jusque dans les os d’Harry. Ce dernier leva le bras armé ; son regard était déterminé, froid et fixe. Son œil jaune se confrontait à  la chair purulente, à l’inhumanité faite monstre. Ce ne serait qu’un coup de semonce, il n’avait pas le temps de chercher une nouvelle pièce. Si cela pouvait juste le faire reculer ne serait-ce que d’un mètre… cela lui suffirait pour courir à nouveau, l’éloigner des autres, retourner dans la forêt pour trouver une nouvelle pièce, dut-il fouiller dans les orbites creux des cadavres dans leur caveau. Ce n’était pas le meilleur plan du monde, mais c’était le seul qu’il avait pour le moment.

Il déclencha la gâchette. Rien. Si l’arme était enrayé ou vide, Harry n’en avait pas la moindre idée. Il avait beau avoir fait une sorte de stage en tant que policier chez son père, cela remontait à présent à une dizaine d’année ; et il n’avait pas le temps d’ouvrir le barillet.

L’instant était critique. Désormais sans défense, Harry jeta l’arme d’un coup sec à côté de lui. Elle ne servait plus à rien et ne ferait que le ralentir. Mais pouvait-il vraiment prendre le temps de se retourner et d’entamer une course ? Devant lui, l’immonde gueule du loup qu’il pouvait entendre gargouiller. Un rictus moqueur entre ses larges dents. Harry tint bon, droit et grave ; autour de lui, il pouvait entendre ses camarades de galère qui s’agitaient. Derrière la Bête, une femme venait récupérer la précédente proie de celle-ci. Le vétérinaire aurait pousser un soupir de soulagement si tout ceci n’était pas en train de lui retomber dessus : au moins il avait pu sauver une innocente.

La Bête lui hurla dessus, d’un cri puissant qui avait des relents de vengeance. Harry put tout voir, les ténèbres profondes de sa gorge humide, les dents acérées d’une blancheur relative, la langue rouge transpirante d’une salive débordante. Le vétérinaire se remit à trembler. Il sentait les prémices de sa dernière heure arrivée. Quand tout à coup, un cri, un seul, le sortit des profondeurs de son indolence : ce qui s’en suivit -une détonation brutale à travers les échos de la nuit. Harry ressentit une vive mais courte brûlure à côté de son oreille gauche qui siffla pendant quelques secondes. Dans un demi-état catatonique, le vétérinaire vit la balle touchée la Bête.

( pour savoir s'il lui restait encore des balles dans le chargeur: 8 - 10 = 0 )
©️ plumyts 2016


Will you love me till it hurts?
Never leave me at my worst?

Break this cycle - Break this curse
We all get what we deserve
Tell me do I have your word?
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Allan Quaid
Allan Quaid

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11 Icon_minitimeJeu 30 Aoû - 17:25



Event: Howling Night

« Demons dreaming, breathe in, breathe in… »

Cimetière de Highgate, 1892

La sorcière vaudou appuya ses mains au sol, tremblante, vidée.
Elle avait donné tout ce qu'elle pouvait pour pouvoir percer la forteresse mentale dont était entourée la bête, mais rien n'y fit.
Quelques gouttes de sang tombèrent sur le sol.
Sa tête la lançait, son corps avait du mal à répondre. Toute à sa douleur, la brésilienne essayait de recouvrer ses esprits, recoller à la réalité.

Elle se releva péniblement et vit que la situation n'était guère reluisante: le vieil homme était aux côtés de Loban, en triste état, idem pour Lucy et la jeune fille sacrée ténacité. Même là encore, on sentait que son esprit voulait encore en découdre, mais que son corps n'était plus en état.
Félix était avec le pasteur. Elle avait entendu l'échange entre l'homme et son amie. La peur était légitime face à une telle créature, mais la rue avait ses lois et l'une d'elle disait qu'on était plus fort en groupe que seul.
La règle n'était pas toujours vraie: certains trouvaient leur force dans la solitude, dans le fait de n'avoir que leur propre peau à sauver donc posséder un maximum de coudées franches, mais ici, cela n'avait pas de mise.
Lucy était une belle âme: elle savait, dans sa propre solitude, ne pas oublier les autres. Elle aimait cela.

Son regard se porta sur Félix. Lui et son épouse, Amy, l'avaient avertie sur la nature du contrat que O'Farrell lui proposait. Mauvais, plein de petits caractères. Ils l'avaient aidée et elle n'oublierait jamais.
Elle en avait accepté la majeure partie mais avait posé quelques conditions exclusives, au grand dam du chef du cirque.
Il avait l'air mal en point mais tentait de jouer les héros dans le classique "Laisse-moi! Prends soin de maman!"

La démarche encore mal assurée, elle se dirigea vers eux et s'accroupit pour examiner Félix:

-Toi arrêter dire conneries! Toi pas mourir: moi pas autoriser!

Elle sortit un couteau et déchira le pantalon pour voir la plaie.

-Ca faire un peu mal, pardon!

Il y avait un bandage mais les marques de sang suffisaient à faire l'autopsie in vivo de la nature de la blessure: sang que d'un côté alors que la tache était typique d'une blessure par couteau ou balle
Elle grimaça: si c'était une balle, elle n'était pas ressortie. Si elle soignait la blessure, l'extraire serait terriblement compliqué.
Elle mis une sorte de pâte qui ne stopperait pas l'hémorragie mais éviterait qu'une infection s'installe et la fourra de force dans la bouche de l'horloger.
-Avale!

Elle allait proposer à Jonathan de l'aider à transporter Félix quand une nouvelle détonation retentit. Elle tourna la tête brusquement vers l'origine du tir.


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Des légendes font des hommes, qui font à leur tour des légendes.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11 Icon_minitimeJeu 30 Aoû - 21:42



Event n°3 – Howling Night

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.
Cela faisait beaucoup pour l’homme pour une seule journée. Voir un loup-garou s’en prendre à son fils, devoir penser ce dernier le mieux possible après qu’il ait reçu une balle dans la cheville, se faire attaquer par un énorme loup… Il avait cru mourir. Instinctivement, son corps lui avait fait perdre connaissance pour lui éviter de souffrir si la bête finissait par le dévorer vivant. Tout laissait penser que c’en était fini de lui. La bête, affamée, s’était dépêchée à tirer sa proie dans un endroit bien caché des regards indiscrets. Il pourrait être tranquille pour finir son repas. Heureusement pour l’homme, un autre prit son courage à deux mains et décidé de les poursuivre. Il arriva à temps pour s’attaquer au loup et le tuer d’un coup de son arme. Andrew toujours inconscient, il dut le transporter plus loin et le poser sur une tombe. Il revenait doucement à lui, mais il était encore incapable d’ouvrir les yeux. Il pouvait tout simplement entendre ce qui se passait. Il entendit la voix de Loban s’adresser à lui avec tant de gentillesse que cela l’étonna de sa part. Andrew n’avait jamais eu droit d’être traité tel… un égal. Enfin, c’était ce qu’il ressentait lorsque le jeune homme s’adressait à lui en ordre général. Ce qui l’étonnait encore plus, c’est la question de ce dernier. Il demandait son avis? Vraiment? Il n’en croyait pas un mot! Passant outre sa colère habituelle contre ce dernier, il se contenta de grimacer de douleur un moment avant de le regarder et de lui répondre les yeux dans les yeux.

- Monsieur… Renfield, beaucoup de gens risquent de mourir ce soir. Je ne sais pas du tout ce qui se passe, vous semblez comprendre bien plus ce qui se passe que quiconque. Alors, allez leur venir en aide avant que nous perdions une première personne. Je suis un vieil homme, s’il me retrouve ce ne sera pas un mal. J’ai assez vécu, mais pas eux.


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Loban V. Renfield
Loban V. Renfield

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Informations : Comte de Warwick. • A été adopté à l'âge de sept ans. • A hérité d'une fortune incommensurable à la mort de son père adoptif, mais aussi des titres honorifiques. • Possède une grande force physique, ayant subi un entraînement militaire intensif pendant plusieurs années. • A passé plusieurs années en Inde, Chine et Japon. • Connait quelques arts martiaux. • Est connu pour ses fêtes mondaines où il n'apparaît jamais, se tenant à l'écart. • A un comportement et un caractère assez puéril. • Fait parfois preuve d'une grande naïveté. • Se met rarement en colère. • Passe certains de ses soirs dans Whitechapel, au sein de la Tribu de Fergus Lynch. • Est considéré comme un excentrique de par ses idées. • Son prénom vient d'un prénom juif mal orthographié. • A une petite cicatrice sous l'œil gauche et ailleurs sur le corps. • Origine sino-écossaises.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11 Icon_minitimeJeu 30 Aoû - 23:36



Event n°3 – Howling Night

« BIRDS ARE SILENT FOR THE NIGHT. »

Cimetière de Highgate, 16 avril 1892.

Le pauvre amnésique était toujours agenouillé près du corps du cinquantenaire inconscient. Perdu, il avait juste envie de s’asseoir dans la terre, quitte à salir ces vêtements qu’il devait probablement avoir volé, et attendre l’aube en espérant que le monstre ne vienne pas les trouver. Les personnes présentes à l’entrée du lieu devaient être mortes à l’heure qu’il était. Ou en train d’agoniser. Le jeune homme regarda ses pieds, culpabilisant mais se demandant bien ce qu’il aurait pu faire pour les aider. Il était certes armé d’un étrange sabre qui n’avait rien de britannique mais c’était tout juste s’il savait s’en servir. Pourtant, son corps semblait avoir des automatismes dont il ne se souvenait pas. Comme s’il avait appris des choses, des gestes qu’il aurait répétés au fur et à mesure des années sans qu’il n’en eût le moindre souvenir. C’était une sensation qu’il ne souhaitait à personne. Être capable de faire des choses dont l’entraînement ne revenait pas en mémoire lui donnait l’impression que son corps avait été habité par quelqu’un d’autre et qu’il n’en eût aucun souvenir. Que tout était redevenu normal du jour au lendemain, le faisant se réveiller dans un cimetière obscur, accompagné d’une sérieuse migraine et d’un monstre sorti des Enfers.

Puis la voix de l’homme assoupi se fit entendre. L’amnésique releva la tête pour regarder son interlocuteur qui lui disait des choses peu encourageantes. Que beaucoup des personnes là-bas allaient mourir, notamment. Le prétendu Wolfgang ne pouvait pas nier ce fait, malheureusement. C’en tiendrait du miracle si tout le monde s’en sortait vivant et pas trop amoché. Il repensait à l’homme apporté par le cinquantenaire qui était en train de se vider de son sang quand ce dernier l’avait déposé au sol. L’homme aux cheveux argentés lui annonça alors qu’il semblait en savoir bien plus que tout le monde ici, ce qui rendit le concerné presque outré. Non, impossible. Il ne savait même pas pourquoi tout le monde s’entêtait à l’appeler Renfield. Bon, il ne se souvenait certes plus de son nom de famille mais il le mettait sur le compte de l’adrénaline et de son choc à la tête. Mais il était en revanche convaincu qu’il ne s’appelait pas Renfield. Mais là n’était pas la priorité, si bien qu’il ne l’interrompit pas. On lui glissa alors de retourner se jeter dans la gueule du loup pour aller aider les personnes restantes, tout en lui disant ensuite des paroles assez sombres.

— Écoutez-moi, dit-il sur un ton ferme. Vous devez probablement avoir des enfants et ceux-ci doivent vous attendre à la maison. De plus, pourquoi donneriez-vous votre vie pour celle de l’homme que vous avez sauvé tout à l’heure ? S’il se bat pour sa survie, vous devriez en faire autant ! Alors ôtez-moi ces pensées sombres de votre esprit. Nous y retournons, hors de question que je vous laisse ici tout seul. Avec un peu de chance, il n’y aura que des blessés ! Allez, accrochez-vous, Monsieur. Ce cimetière ne sera pas le lieu où vous mourrez.

Il lui avait souri durant tout son petit monologue, l’encourageant avec un ton léger et une main sur l’épaule. À la fin de sa tirade, il prit le cinquantenaire dans ses bras et le souleva de la stèle sur laquelle il l’avait posé. Il manipula le corps avec une grande précaution et une grande douceur, ne voulant pas aggraver les blessures de cet homme. Un coup de feu retenti alors et le dénommé Wolfgang marcha d’un pas assez vif pour essayer de se rendre au à l’entrée du cimetière, redoublant d’attention à ses pas, évitant de trébucher dans les ronces ou autres arbustes qu’on ne voyait déjà plus dans la nuit.

Tenant toujours sans mal l’homme dans ses bras, il s’approcha alors lentement de la scène où tout semblait être redevenu calme. Cependant l’obscurité et la brume étaient trop présentes pour y voir quelque chose concernant la Bête. Il passa près d’un couple, composé d’une jeune femme blonde et d’un trentenaire. Leurs visages lui étaient familiers sans qu’il sache d’où il les connaissait. Dans le doute, il leur sourit à tous les deux. C’était un sourire doux et poli, bien que demandant silencieusement si tout allait bien. Il posa délicatement l’homme qu’il avait dans les bras sur le sol, continuant de guetter les ténèbres avec un air sérieux, demeurant sur ses gardes si le monstre devait sortir de l’obscurité. Il vérifia la température du cinquantenaire et regarda le couple avec un air embêté. Il savait que ce n’était peut-être pas le moment de demander quelque chose, surtout que le bras de la demoiselle semblait avoir souffert depuis sa confrontation avec le chien. Il ne dit rien pendant quelques secondes avant de finalement murmurer suffisamment bas pour rester discret :

— Cet homme aurait besoin de boire… A… Avez-vous de l’eau s’il vous plaît ?

Il sourit de nouveau, l’heure n’étant plus à faire le fanfaron dédaigneux qu’il avait pu faire devant la jeune femme blonde. Il jeta un bref regard autour de lui, n’apercevant que des silhouettes mais ne parvenant pas à se reconstituer une scène qui tenait la route.
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The Hate Inside.
My mouth was a crib and it was growing lies. I didn't know what love was on that day. My heart's a tiny bloodclot, I picked at it. It never heals it never goes away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay. I would have told her then she was the only thing that I could love in this dying world. But the simple word love itself already died and went away. This was never my world, you took the angel away, I'd kill myself to make everybody pay.
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - HOWLING NIGHT EVENT N°3 - HOWLING NIGHT - Page 11 Icon_minitimeVen 31 Aoû - 0:48



Event n°3 - Howling Night

« the rest of the dead will not be respected »

16 avril 1892.

La balle fusa, furieuse, déroutante. Dans le silence absolu du cimetière plongé dans les ténèbres relatives, cette flèche eut l’effet d’une explosion. Elle fit écho à tous les arbres, toutes les tombes, toutes les souches. Détonation unique, tranchant l’air pour attendre d’une sûreté de fer, sa cible en plein cœur. Dernier espoir de vos corps las, de l’éreintement de vos bras tremblant sous l’effort, vous avez insinué toutes vos forces dans ce chant du cygne. Un seul tir, pour sauver la vie d’innocents. Se plongeant dans le poitrail d’Harper, il s’enfonça jusqu’à son muscle vital, qu’il fit fondre comme neige au soleil. Une comparaison peu inspirée, qui était pourtant exacte. La Bête s’arrêta nette, la gueule grande ouverte s’apprêtant à avaler la tête de sa proie insolente. Son unique œil torve se releva vers la Lune, embué… avant de s’effondrer sur le sol, la tête en arrière. Le choc fit trembler le sol, une dernière fois. Un bruit indescriptible, de fourmillements dans la chair visqueuse, se fait alors entendre : le corps de la Créature, immobile, se changeait une nouvelle fois. Ses bras craquèrent leurs articulations roides, une main se forma. Les jambes suivirent le mouvement, tandis que la joue d’Harper retomba mollement sur le sol, débarrassé de sa longue gueule. Est-ce à présent le cadavre d’une victime qui se montre à vos yeux ? Toute la férocité de vos attaques n’ont pas disparus avec le repos : l’oeil crevé est toujours béant, le trou au coeur saigne abondamment.

A l’instant de sa mort, ce fut comme si les sens vous revenaient d’un coup. Vous ressentez à nouveau le vent sur votre visage, bien que très léger. Les bruits de la cité redeviennent audible… à moins qu’ils ne l’aient toujours été ? Le silence tout relatif d’un combat à mort dans un cimetière urbain. La question se pose alors : que devez-vous faire de ce corps, abandonné aux corbeaux et regards curieux des lendemains ? Alors que certains d’entre vous commencent peut-être déjà à rejoindre leurs chaumières, penser leurs ecchymoses et laver le sang coagulé, c’est à ce moment précis qu’un groupe d’hommes apparut à l’entrée du cimetière. Vous pouvez vous amuser à distinguer leurs visages, leurs habits, leur allure. Ils sont élégamment disposé, d’un visage sobre et sans expression, d’un style si générique que vous ne pourriez les discerner d’une foule londonienne. Ils bloquent la sortie du cimetière. L’un d’eux porte un brancard vide. Celui qui attire toute votre attention, c’est cet homme singulier, à la tête de vipère. Il s’avance vers vous, le mépris dans son regard sombre. Dans ses gants noirs, l’inconnu applaudit lentement :

« Bravo ! Bravo ! C’était un spectacle bien amusant, mais le rideau doit tomber et vous n’avez plus rien à faire ici ! Ramassez vos blessés et disparaissez vite. (Il eut un instant de silence, s’apprêtant à se retourner, mais revint vers vous avec ce petit sourire vicieux : ) Oh, et n’hésitez pas à en parler autour de vous, insinuez le doute, répandez  le chaos. Qui vous croira de toute façon ?


Un geste de sa part, et les hommes en ligne à l’entrée du cimetière se mettent à encercler Harper. Rapidement, ils déposèrent son cadavre sur le brancard avant de disparaître dans le fog londonien. Une efficacité à toute épreuve, que leurs imposantes carcasses tenaient en respect. Seul, l’homme ne perd pas une seule seconde de son flegme britannique ; et dans un ultime accès d’arrogance, fait un mouvement de main amical en direction de Loban. Son œil brillait d’un aspect vitreux.

« Oh… salut cousin. Si vous vous demandez qui je suis, demandez à cet homme… mais je souhaiterai me présenter moi-même. Je suis Raynard Renfield !


L’entrée du cimetière était à présent libre. L’homme qui se tient devant vous n’est pas armé, et vous invite même à partir, fermer les yeux, sans vous retourner.

- Déroulement de l'Event -

Bienvenue dans ce onzième tour de piste ! Voici les rappels:


Pour le lancer de dés : le seul site que vous pouvez utiliser et celui proposé par ce lien. Pour en comprendre le score, tenez-vous en au barème suivant.

Entre 75 et 100: Réussite Critique.
Entre 50 et 74: Réussite.
Entre 25 et 49: Échec.
Entre 0 et 24: Échec Critique.

• Si les autres joueurs veulent tenter des jets de dés, sachez que les traumatisés de la Tour de Londres recevront un malus de -10 points dans leurs résultats.

• Il n'y a pas de minimum de mots pour participer, l'important étant que vous confirmiez votre action et que vous donniez du contenu pour les autres joueurs.

• Vous avez deux semaines pour répondre. En cas de non-réponses durant ce laps de temps, votre personnage sera un peu plus malmené que le autres.

• Un Topic de Discussion dédié aux membres de l'Event vous est reservé ICI.

• La prochaine intervention du MJ sera le 13 septembre.

• Nous rentrons dans l'épilogue ! Désormais, pas de stress si vous ratez un tour ! Amusez-vous bien, c'est le principal !  coeur
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EVENT N°3 - HOWLING NIGHT

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