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Take What You Can. [PV Ambrosine L. Bellamy & John Wicker]

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MessageSujet: Take What You Can. [PV Ambrosine L. Bellamy & John Wicker] Mer 3 Oct - 10:43



TAKE WHAT YOU CAN

« GIVE NOTHING BACK. »

Automne 1892, Théâtre Alhambra.

Erwan s’était bien préparé pour cette journée un peu spéciale. Encore une fois, il avait fait attention à son apparence, taillé sa moustache avait soigné ses vêtements. Tel était son petit rituel avant de faire une apparition en public. Ce jour-là, il ne vendrait pas de produits aussi inefficaces qu’inutiles mais dont il louait pourtant les vertus. Le Gallois savait se montrait persuasif quand il le voulait et pour l’instant, personne n’était venu se plaindre de ses lotions contre la perte de cheveux ou, pour ses messieurs, une vigueur plus importante dans la chambre maritale, en prenant en compte le fait que cela ne fonctionne pas sur tout le monde, même si les immunisés sont une minorité risible dont il ne faut pas tenir compte. Cependant, cette fois-ci, il n’était guère destiné à passer sa journée à côté d’un petit marché de Southwark. Il se rendait au théâtre de l’Alhambra, aménagé pour la journée pour y accueillir un salon du livre pour auteurs incontournables en devenir. Suite à ces récentes magouilles sur le dos d’une jeune noble, qui avait un talent certain mais une certaine naïveté pour accorder de la confiance à Erwan, l’escroc avait pu publier trois livres dont la réussite était particulièrement satisfaisante.

Bien évidemment, pour la jeune auteur véritable dont il s’était attribué lui-même le mérite, il lui avait donné un faux nom. Subterfuge qu’il avait de nouveau utilisé au moment de publier ses livres. Collectionner les identités falsifiées ne faisaient pas peur à Erwan, dont rares étaient les personnes à connaître le véritable patronyme. Il était toujours plus facile d’avoir un coup d’avance sur ses victimes et une fausse identité était un moyen impeccable pour embrouiller le cerveau de ces pauvres gens déjà doublés et plumés. De plus, cela permettait de s’évanouir plus facilement dans la nature. Londres était une grande ville avec plusieurs millions d’habitants, il n’était donc guère difficile de disparaître parmi cette population, cosmopolite qui plus est. Après tout, un meurtrier en série comme Jack l’Éventreur n’avait toujours pas été retrouvé, alors qu’il avait fait trembler la ville le temps d’un automne. Oh Erwan ne se comparait pas à ce barbare, mais il prouvait bien qu’il était facile de se mêler parmi la foule pour se faire oublier rapidement. Il finit donc de se préparer tranquillement et finit par sortir de chez lui, légèrement en avance pour ne pas avoir l’angoisse d’un possible retard, même si le stress et la nervosité étaient des humeurs que l’escroc ressentait assez rarement.

Il se rendit donc au théâtre, se présenta sous le nom de Donovan Goldberg, nom qu’il avait donc utilisé pour publier les manuscrits volés à Miss Bellamy. On lui indiqua alors sa place, petite table placée d’autres auteurs, où reposaient plusieurs exemplaires de ses écrits. Il s’y assit docilement, avec le sourire, salua ses confrères et attendit les premiers curieux venus demander des signatures. Erwan se prêta au jeu pendant toute la matinée, posant sa dédicace (falsifiée elle-aussi), sur la première page. Son grand sourire aura pu traduire de la fierté si la raison de sa présence n’avait pas été si honteuse. Mais en réalité, l’escroc s’amusait énormément à ce petit jeu. Il n’était d’ailleurs plus en contact avec Miss Bellamy qui avait dû se rendre compte qu’elle avait été dupée et qui devait courir après un certain James Sullivan. Cela avait été plus prudent pour lui que de forcer la supercherie et prendre des risques inutiles. Pour l’instant, les revenus de ces trois livres lui permettaient d’avoir des revenus constants, l’aidant de manière non-négligeable dans sa vie de tous les jours. Il fit une pause en milieu de journée pour manger un morceau avant de retourner s’asseoir à sa place, continuant à se prêter au jeu des signatures, regardant les plusieurs dizaines de Londoniens se déplaçant de stands en stands.
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MessageSujet: Re: Take What You Can. [PV Ambrosine L. Bellamy & John Wicker] Mar 23 Oct - 0:03



Take what you can

« You know that there's no denying

I won't show mercy on you now»

Automne 1892, Théâtre Alhambra

De toute ma vie je n’avais juré que par l’écriture. Bien que mes parents aient toujours désapprouvé mon inclination pour cet art, je n’avais cessé de le perfectionner dans l’espoir d’être un jour publiée comme les grands auteurs du continent. J’avais cru quelques temps que ma passion fanerait une fois mon rêve réalisé, tel un caprice auquel on aurait cédé ; mais l’euphorie qu’avait provoqué en moi la vision surréelle de mon œuvre dans la vitrine de célèbres boutiques ne m’avait qu’incitée à continuer et persévérer dans le but de gagner assez de notoriété pour devenir une écrivaine légitime aux yeux des maisons d’édition, pour qui la signature d’un homme en guise de garantie était encore de mise. Certaines demandaient à leur père, leur frère ou leur mari. Ne me faisant pas d’illusion quant à la réponse du premier et n’étant dotée d’aucun des deux autres, obtenir cette signature n’avait pas été de tout repos ; et sans doute n’aurais-je pas eu la chance de faire mes preuves dans le monde du livre si James Sullivan ne m’avait pas apporté son aide. En cela, je lui étais éternellement reconnaissante. Les hommes bons se faisaient rares dans notre société, et j’avais été ravie de découvrir qu’il en faisait partie lorsqu’il avait accepté de me prêter son nom le temps d’une publication. Cela n’avait été rien de plus qu’un service rendu par pure bonté, songeais-je alors, pour lequel j’avais voulu offrir une récompense sous la forme la plus aisée pour la jeune aristocrate que j’étais : une compensation monétaire sur les revenus qui découleraient de mes romans – si tant est qu’il y en ait. J’avais depuis longtemps le désir d’en verser la somme aux plus précaires, qui en avaient plus besoin sûrement que le gentilhomme que semblait être cet homme ; mais c’était bien là la moindre des choses pour un tel service et j’avais pour habitude de régler mes dettes.

Ce salon du livre, j’en avais entendu parler depuis des mois lors des soirées mondaines auxquelles je participais en compagnie des artistes dont j’appréciais la plume. Chacun en parlait avec les yeux brillants et la voix animée d’un enthousiasme que je partageais volontiers, malgré la certitude qu’il me serait impossible de m’y rendre sans prendre le risque d’être démasquée : si Monsieur Sullivan pouvait me céder son nom, il n’était malheureusement pas en mesure de me transformer en l’homme que le public s’attendrait à voir derrière le livre que j’avais écrit. Je me contentais d’aider mes amis à préparer leurs discours et débats littéraires en prenant plaisir aux festivités depuis ma prison dorée, en me satisfaisant du plaisir simple d’être appréciée pour mes mots uniquement plutôt que pour ma position ou mon statut de jeune lady – et loin de moi l’envie que l’on s’approprie mes œuvres au travers d’un mariage intéressé et dénué de sincérité. Si l’idée de ma future union avec John me rassurait sans aucun doute au sujet de cette peur bien trop fondée à mon goût, elle n’en restait pas moins une possibilité tant que le mariage et la consommation de celui-ci n’avait pas lieu – et quand bien même, les romances adultères risquaient de leur effleurer l’esprit. Les écrivaines n’avaient jamais eu une excellente réputation dans le monde d’hommes au sein duquel nous évoluions.

Ces préoccupations s’appropriaient une grande place dans mon esprit depuis que j’avais accepté la proposition de John Wicker, je devais l’admettre. Au fond de moi, la culpabilité me rongeait alors que je m’évertuais à ne rien révéler de mes occupations en dehors de nos rendez-vous. Bien entendu, je lui avais fait part de mon amour pour les romans et la lecture, mais jamais je n’avais laissé entendre que j’en étais parfois moi-même à l’origine, ignorant quelle pourrait être sa réaction en l’apprenant. Mettrait-il fin à notre relation ? Souhaiterait-il annuler notre mariage avant même que celui-ci ait lieu ? Et plus encore : cela ne serait-il pas mieux pour nous deux ? Je ne regrettais pas ma décision, loin de là, mais je ne pouvais m’empêcher de m’interroger sur la sagesse de cette décision : cela avait-il été bien raisonnable ? L’écriture était la raison qui m’avait toujours empêchée de me lancer dans quelque entreprise amoureuse depuis mes quatorze ans ; et je venais de l’effacer sous les compliments et les mots doux d’un homme que je ne connaissais que depuis quelques jours, mais qui était parvenu à m’intriguer au point de me faire oublier la crainte de devenir une épouse au joug de son mari – mais certainement pas celle de la découverte de mon secret. Sans doute avais-je eu tort de penser que je serais capable de le lui cacher encore longtemps.

J’étais en train de disposer les derniers exemplaires de la nouvelle d’un bon ami à moi lorsque je l’avais aperçu au loin, son chapeau enfoncé sur la tête. A son expression enjouée, je devinais qu’il passait un bon moment parmi les auteurs que j’accompagnais en tant qu’invitée, à tel point que je n’osais le déranger pour lui adresser mes salutations – je me rassurais dans l’idée que nous nous croiserions de nouveau lorsque j’aurais l’occasion de faire moi même le tour du salon, ce qui me permettrait de discuter avec lui des soucis que j’avais pu rencontrer auprès de la maison d’édition.
Ce ne fut que lorsque je croisais l’écrivaine qui s’était chargée de la relecture de la plupart de mes œuvres que je remarquais que quelque chose se tramait ce jour-ci.

- J’ignorais que vous participiez au salon aujourd’hui Lady Bellamy. Je suis heureuse de voir que vous êtes parvenue à convaincre votre éditeur !

- Malheureusement, je ne suis ici que pour soutenir un auteur apprécié dans mes salons, lui avais-je indiqué.

Elle m’avait alors lancé un regard étonné, m’expliquant qu’elle avait du confondre les romans qu’elle avait vus sur une table en parcourant la salle de théâtre et qu’elle pensait être les miens. Je confirmais son hypothèse la boule au ventre, décidée dissiper l’inquiétude qu’elle avait su raviver au plus vite en rejoignant l’étal en question : s’il lui semblait suspect, autant que j’aille l’inspecter moi même afin d’en avoir le coeur net. J’avais tourné plusieurs fois avant d’enfin remarquer au loin la couverture en cuir reliée du fruit de mon travail, dont le titre était stratégiquement rappelé en gros sur une affiche en vantant les mérites, que je n’avais jamais approuvé et pire encore, que je n’avais jamais vue de ma vie.

D’un pas furieux, je me dirigeai le visage rouge et brûlant de rage vers la personne qui s’était appropriée mes œuvres, pour y découvrir nul autre que mon cher ami James qui signait mes romans le sourire au lèvres à qui le voulait bien. Patiente, et ne désirant pas faire d’esclandre en public, je me contentais de rejoindre la file de lecteurs et d’attendre mon tour.

- Monsieur, sachez que je suis une grande admiratrice.

Autour de moi, les auteurs ne se doutaient de rien, et le public ne nous accordait aucune attention, occupé comme il l’était à vagabonder à travers la bibliothèque en laquelle s’était transformé le salon. Ce calme relatif me rassurait : j’espérais que tout cela ne serait qu’un malentendu, et que l’affaire serait réglée discrètement afin que je puisse retourner à mon ancien poste auprès de mes camarades d’écriture.  

Dans mon esprit, plusieurs solutions que la colère avait oblitérées défilaient, alors que j’attendais une quelconque réaction de ma part. S’il était innocent comme je l’espérais, sans doute serait-il ravi de me revoir. Je guettais la peur et l’incompréhension, qui seraient pour moi telles un aveu de sa culpabilité.

Calme toi donc Ambrosine, le salon a du l’inviter, tentais-je de me convaincre. Il a du être contacté et ne pas vouloir m’inquiéter. Avoir pris l’initiative de s’y rendre pour faire la promotion de mes romans. C’était l’unique solution, conclus-je avant que mes yeux ne se posent sur le panneau qui tronait près de sa chaise.

Donovan Goldberg.

S’il n’était venu que pour me représenter, pourquoi donc le nom qui y était imprimé m’était parfaitement inconnu ?
©️ plumyts 2016






She should have been a son

She should have died when she was born

She should have worn the crown of thorns

She should have stood out in the crowd

She should have made her mother proud


hela.

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MessageSujet: Re: Take What You Can. [PV Ambrosine L. Bellamy & John Wicker] Mar 23 Oct - 20:14


Si John avait appris à lire bien avant que son père ne soit défait de ses titres et de ses biens, le Wicker n'avait guère eu le temps d'en profiter. A l'âge où la bibliothèque de leur foyer avait été encore bien remplie, ses préoccupations se portaient sur d'autres apprentissages plus physiques, chose qu'il avait parfois regretté par la suite, quand sa condition ne lui avait plus autorisé l'accès aux livres. Par la force des évènements, et maintenant qu'il pouvait de nouveau se plaire à cette distraction, John s'intéressait donc à compléter les rayons de ses étagères avec des ouvrages qui satisferaient non seulement ses goûts mais ceux de Rosaline, bien différents, mais néanmoins créant des débats appréciables à leur table. L'ainé des Wicker n'était pas aussi obtus sur ce genre de sujets qu'il pouvait le paraitre pour d'autres.
C'était ainsi qu'il s'était retrouvé embarqué plus ou moins volontairement au salon du livre par une jeune blonde plus excitée que jamais, et menant son frère par le bout du nez, déterminée à lui faire dépensé un peu de sa fortune nouvellement acquise pour meubler ses longues soirées solitaires - c'était une façon peu subtile de lui faire du chantage, quand à son célibat. En vérité, il n'était pas sans cacher une autre raison à cette expédition : Ambrosine avait laissé entendre qu'elle aimait errer dans les pages poussiéreuses, et il espérait croiser sa future femme dans un contexte qui la rendrait surement heureuse.

Laissant sa cadette vagabonder à sa guise entre les stands, surveillée plus ou moins discrètement par l'un de ses hommes de main, John commença à explorer les présentoirs. Il salua avec malice quelques uns de ces clients, qui venaient rejoindre son terrain de nuit, pour parier sur les combattants, et avec plus de malice encore aux anciens amis de son père, qui lui avaient tourné le dos à sa chute, et se pavanaient maintenant avec moins de panache que lui.
En effet, le Wicker s'habillait pour sortir avec la prestance que pouvait lui conférer sa bourse, par provocation plus que par goût de l'opulence.
Sur lui, les atours de la noblesse paraissaient presque trop bien taillé pour souligner sa silhouette qui n'avait rien des membres grassouillets ou gringalets qui se complaisaient généralement dans ce rang. Sa carrure surprenait souvent les tailleurs, qui se vexaient plus encore de son refus à exposer sa peau nue pour les mesures.
Le Wicker n'en avait que faire : il était habitué à ne pas faire l'unanimité, et à obtenir néanmoins le beau rôle, celui de l'homme qui a ce qu'il veut, à la fin.

Alors qu'il cherchait malgré lui, probablement inconsciemment, la chevelure rousse qu'il espérait trouver dans la foule, il reconnut la Bellamy faisant la queue devant un écrivain moustachu, dont plusieurs couvertures ne lui étaient pas totalement inconnues.
Piqué par la curiosité, et nullement effrayé de se montrer intéressé, John s'avança vers la jeune femme, faisant savoir sa présence par une sèche révérence, tout juste assez virile et polie pour ne pas paraitre ostentatoire.

    - Mon amie... Commença-t-il, fronçant les sourcils en percevant dans l'expression de son visage quelque sentiment qu'il ne lui connaissait pas. Mes salutations monsieur Goldberg, formula-t-il en s'adressant à l'interlocuteur qui performait quelques signatures, avant de se retourner vers le visage plus agréable à regarder de sa future épouse. Serait-ce l'un de vos auteurs favoris ?


Bien décidé à apprendre l'origine de l'émotion qui la submergeait, le jeune homme attrapa l'un des volumes, dont il parcourut rapidement les pages. Il se remémorait maintenant la lecture de cette aventure, et reposa son regard sur celui qui avait rédigé ces lignes, légèrement perplexe.
En vérité, il ne s'était pas figuré quelqu'un de si grossièrement banal derrière les mots de cette intrigue. Il avait imaginé un personnage plus raffiné définissant les scènes dans lesquelles se plongeait le roman... A vrai dire, l'histoire avait été presque troublante, de par cette façon délicate à la narrer qui faisait toute sa spécificité.

    - Etiez-vous venue chercher un exemplaire dédicacé ? Demanda-t-il à la jeune femme, entourant sa taille d'un bras protecteur. Il se moquait pas mal de savoir si cela déplairait aux alentours, ou même si elle apprécierait... Ses intentions étaient bonnes, et instinctives : il la sentait troublée, et lui promulguait son soutien inconditionnel. Il me semble que Rosaline possède déjà ces tomes et les a dévoré en une nuit comme beaucoup d'autres, elle sera surement ravie de vous les prêter.


C'était sa façon de lui dire qu'elle ne devait pas souffrir l'impolitesse d'un littéraire qui ne satisfaisait pas bien la demande de ses lecteurs. Il l'interrogea du regard, cherchant encore une fois la requête d'une violence à laquelle il était trop habitué pour croire qu'une femme agacée ne la réclamait pas. D'un seul hochement de tête, il pourrait se permettre, et ce en évitant le scandale, de faire regretter à cet opposant son irrespect, sur le champ ou plus tard, si elle le jugeait nécessaire.



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MessageSujet: Re: Take What You Can. [PV Ambrosine L. Bellamy & John Wicker] Mar 6 Nov - 19:36



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Automne 1892, Théâtre Alhambra.

Erwan était resté assis pendant plusieurs heures, à signer des livres qu’il n’avait point écrits et dont il s’attribuait pourtant le mérite. Malheureusement, le passé de l’escroc ne lui permettait pas d’avoir des remords concernant cette magouille sans honneur. Après tout, il avait bien témoigné contre son frère afin que celui-ci se retrouve en prison et pas lui. Le Gallois était en effet du genre à ne réfléchir que pour lui et à ne guère s’embêter avec les sentiments des autres. On pouvait le qualifier de bien des mots : égoïste, avare, lâche… Mais il était malin. Même si cette fois-ci, il se présentait à visage découvert, il avait camouflé son identité sous un faux patronyme. Il ne comptait même plus les différentes identités dont il s’était affublé pour de ne pas être retrouvé dans la Grande-Bretagne. Mais visiblement, les forces de l’ordre étaient bien plus occupées à retrouver les criminels violents que de simples escrocs inoffensifs. Après tout, Erwan pouvait se vanter de ne jamais avoir blessé personne… depuis que son frère était en prison. En effet, leur dernier larcin s’était soldé par le décès accidentel de leur victime et depuis ce jour, le voleur faisait tout pour éviter toute forme de violence physique. C’était à cause de cela que, malgré son âge, il courrait assez vite pour ne pas se faire rattraper.

Mais, à l’heure actuelle, il n’avait guère besoin de courir, les fesses confortablement vissées sur sa chaise aux coussins en velours. Il continuait de signer, offrant son plus beau sourire à ces gens qui appréciaient son œuvre ou juste des curieux intrigués. Il se demandait s’il ferait une bonne recette avec ce salon. Il l’espérait en tout cas. Il devait avouer que l’écriture pouvait être un gagne-pain assez lucratif quand on avait un minimum de talent et une belle plume. Ce qui n’était pas son cas, en vérité. Bien évidemment qu’il se faisait de l’argent sur le dos de Miss Bellamy et demander un pourcentage pour l’emprunt de son nom (qui était un faux) était trop facile et n’était guère dans la mentalité ni dans les principes de l’escroc. Soit il avait tout, soit il n’avait rien. La malhonnêteté le qualifiait peut-être le mieux, au grand désespoir des gens qui croisaient sa route. Cette pauvre Miss Bellamy s’était faite avoir et irait sûrement colporter à tout son entourage de petite noblesse à quel point James Sullivan était un vil voleur sauf qu’elle calomniait sur un fantôme, un spectre, une entité qui n’existait pas.

Fort satisfait de sa situation, il tendit un livre signé à une femme d’un certain âge avec un sourire quand son regard se posa sur un visage familier dans la foule. La fameuse Miss Bellamy se tenait au milieu des autres, attendant certainement de s’expliquer avec lui. Le sourire d’Erwan ne s’effaça pas, ne voulant pas paraître suspect à la réelle auteure des livres qu’il était en train de signer. Ce qui l’inquiéta un peu plus était qu’elle venait accompagnée, visiblement. Et d’un homme d’un certain gabarit, qui plus est. Il n’avait pourtant pas le souvenir qu’elle fusse mariée car, dans ce cas, elle n’aurait guère eu besoin de ses services pour faire publier ses livres. Il resta pourtant calme et devait vite trouver une excuse pour le changement de nom et ainsi la mettre en confiance. Il n’avait pas tant peur d’elle mais plus de lui. Erwan était tout sauf violent et détestait se battre. De toute façon, dès qu’un combat à mains nues s’était engagé dans ses jeunes, il perdait constamment, sans qu’il comprenne ni le comment ni le pourquoi. Depuis, il fuyait. Mais hors de question de paraître nerveux. Ce serait être suspect. Alors, d’un geste détendu et d’un sourire poli, il fit un signe de la main à Miss Bellamy et son compagnon pour les saluer.
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Moi ? Je suis malhonnête ! Et on sait qu’un homme malhonnête le restera quoi qu’il arrive... Honnêtement, ce sont des hommes honnêtes dont il faut se méfier, parce qu’on peut jamais prévoir à quel moment il feront un truc incroyablement... stupide. by Sun
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